Pour celles et ceux qui douteraient de la réalité de l'arrogance et de l'ignorance du néerlandais par la plupart des officiers de 14-18, je recommande la lecture de l'ouvrage « L'an 14 et la campagne des illusions », dont l'auteur est un redoutable antimilitariste, le Professeur Henri Bernard, officier supérieur, résistant (de 40-45), puis professeur d'Histoire militaire à l'école royale militaire. Ce livre est basé sur les carnets personnels de son père, le général Léopold Bernard, commandant de bataillon, puis de régiment, enfin de brigade d'infanterie, au feu, d'août 14 à mai 15.
A l'opposé de toute prise de position partisane ou systématique, on peut comprendre qu'il y avait de bons officiers wallons, instruits et compétents, et donc au moins frottés de néerlandais, et beaucoup d'autres, dont les « verts » (les officiers d'états-majors), paresseux et imbus d'esprit de caste.
Les flamands instruits ne choisissaient pas la carrière des armes, par patriotisme flamand bien compris, tandis que les fransquillions, les francophones de Flandre, nobliaux en tête, connaissaient la langue flamande, mais refusaient de l'utiliser. Un livre à lire par les wallons et les francolâtres, où l'on trouve aussi d'intéressants souvenirs des conditions de vie des soldats d'avant 14.
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michel devaivre-ixelles (bruxelles)