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  Une petite boule d'anti-mythe belge.

 

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Auteur Sujet :

Une petite boule d'anti-mythe belge.

n°911
Mercadal P
Posté le 19-01-2009 à 17:41:00  profilanswer
 

Bonsoir.
Elle est là:
http://pourquoipas.lalibreblogs.be [...] mande.html
Au revoir.
P.Mercadal.


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°912
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 19-01-2009 à 19:11:52  profilanswer
 

Bonjour
Et l'histoire ne dit pas quoi penser de ceux qui parlaient flamand, ni de ceux qui n'auraient compris que le Wallon  :cry: J'ai déjà entendu ça dans les bataillons de Canadiens Français, quoique là, au niveau de la conscription ..... et puis ailleurs aussi il me semble  :lol:. A croire qu'il faut partout ses petites urban legends ! Rétablir la vérité va être difficile  !
Cordialement
Alain


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http://civils19141918.canalblog.com et  http://theywerethere.canalblog.com  "Si on vous demande pourquoi nous sommes morts, répondez : parce que nos pères ont menti." R. Kipling
n°913
Sybille
Posté le 19-01-2009 à 20:34:22  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Ah ! Le voilà, ce sacré mythe ! Celui qui induit en erreur depuis si longtemps...
 
Une précision que l'auteure omet de donner : le roi Albert 1er avait exigé, dès 1914, que les officiers, généralement francophones, donnent leurs ordres dans les deux langues.
 
Quatre millions de Flamands et trois millions de Wallons : voilà pourquoi le roi voulait imposer le bilinguisme.
Ces chiffres sont néanmoins vrais pour ce qui est du point de vue territorial (géographique), plus difficile à prouver du côté de la langue réellement utilisée...
 
Le roi avait déjà montré que le problème linguistique était bien présent et avait, en 1909 lors de son couronnement, prononcé le serment constitutionnel dans les deux langues (et ce pour la première fois en Belgique). Alors qu'avant lui, ce serment était prononcé en français uniquement.
 
Il est déplorable et un peu rageant de constater, qu'encore aujourd'hui, le mythe est ancré dans les mentalités.
 
De là à ce qu'un jour on retrouve ces ragots dans les livres d'Histoire  :ouch:  
 


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Recherche : 8e Régiment de Hussards et 2e RIT
n°926
Mercadal P
Posté le 21-01-2009 à 16:36:34  profilanswer
 

Bonjour;
Il me semble que ce genre de polémique, c'est à dire fondée sur l'emploi d'une langue unique par les armées vue comme la cause de la mort de ceux qui ne la pratiquent pas parfaitement, ne concerne que la langue française.
Je m'intéresse aussi à l'Espagne où la langue parlée par les militaires est le castillan alors qu'il en existe d'autres ( le basque, le catalan pour ne citer que les plus connues ) et je n'ai jamais lu le reproche consistant en ce qu'on prétende que des soldats d'origine basque ou catalane aient été tués faute de comprendre les ordres lors des différents désastres qu'a connu l'armée espagnole à Cuba, aux  Philippines, ou plus récemment au Maroc.
Au revoir.
P.Mercadal.


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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°967
BORO
Semper Fi
Posté le 02-02-2009 à 00:02:26  profilanswer
 

bonsoir
le caporal wallon s'appelait Aimé Fievez et est enterré non loin de ses camarades flamands,mais discrètement....
n'oublions pas que c'est sur cette base,peu fondée - pour preuve - qu'a démarré le mouvement flamand!!
il suffit de voir le style des croix (AVV-VVK) dans les  cimetières de Flandre!
et in fine n'oublions pas que la tour de l'Yser reste le symbole des libertés flamingantes!
on n'est pas sorti de l'auberge......


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Boro
 
horum omnium fortissimi sunt Belgae - César J -Footing en Gaule
n°2206
jypy
la gloire est le soleil
Posté le 06-06-2010 à 00:20:14  profilanswer
 

Les "piottes" chantaient aux avant-postes de Liège
"Halte-là, sur nos bataillons,
le même étendard flotte et brille.
Soyons unis ! Flamands, Wallons,
Ce ne sont la que des prénoms :
Belge est notre nom  de famille."
 
 
Jean-Pol
(vers de Antoine Clesse)


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jypy
n°2220
jypy
la gloire est le soleil
Posté le 19-06-2010 à 22:55:08  profilanswer
 

Bonsoir à tous, et aux Belges qui semblent bien discrets...
 
Je découvre le poème  "A ma Flandre " de ADRIEN DIERICKS  
 écrit pendant la guerre  
et me permets d'en extraire quelques vers  rassurants :
 
".....Tous, ceux d'Ypres et de Bruges et de Deynze et de Gand
               Pour relever le gant
      Que la morgue teutonne
      Cloua aux portes des cités wallonnes,
      Se levèrent d'un bond, avec un bruit d'airain....
 
    Alors, de l'autre côté du Rhin,
   Le monstre ressentit une peur insensée
                 A la pensée
    De voir, en un moment,
    Se réveiller soudain le vieux lion flamand,
    Et les fils de tes fils dressés pour te défendre,
          O ma Flandre  ! ......"
 
Bonne nuit, et au plaisir de vous lire
 
Jean-Pol
 


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jypy
n°2333
Mercadal P
Posté le 03-10-2010 à 16:17:24  profilanswer
 

Bonjour.  
Le feu d'artifice continue dans la Voix du Nord de ce jour.
Page 2 " Une grande enquête chez nos voisins "
- A propos du monument de Dixmude: " un symbole pour certains des cohortes de soldats flamands envoyés au casse-pipe par leurs officiers wallons "
-un peu plus bas: " lers soldats flamands envoyés au feu en 14 sans comprendre leurs officiers francophones "
Au revoir.
P.Mercadal


Message édité par Mercadal P le 03-10-2010 à 16:18:03

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" No hay camino. Se hace camino al andar "  
A.Machado
n°2392
cawete
vivre et laisser vivre
Posté le 06-11-2010 à 22:42:39  profilanswer
 

Bonsoir
 
Il est indubitable que la majorité des officiers était francophone, mais pas nécessairement wallonne ou bruxelloise.
En effet, la langue de la bourgeoisie de Flandre était le français.
 
Cependant, du moins pour les unités d'active, Flamands et Wallons étaient mélangés avant la guerre (cfr par exemple au fort de Loncin, commandé par un Flamnd, le Cdt Naessen) et il me semble que les ordres, même dans une seule langue, étaient compris par tous.
 
J'ai effectué mon service militaire dans une unité bilingue français-allemand (la seule en Belgique, le 3ème Chasseurs Ardennais) et les ordres n'étaient pas traduits masi le drill avait produit ses effets.
 
Quand j'explique cela à des copains ou collègues flamands, et que je rajoute que, à l'instar des Bretons, Basques, ... les Wallons ne comprenaient pas nécessairement bien le français, je me heurte à chaque fois à un mur d'incrédulité !
 
Formatage réussi  (ce qui ne veut pas dire que les Wallons ne sont pas aussi formatés dans leur approche face aux Flamands, mais cela est un autre débat)
 
PS : Pour Boro - AVV-VVK se traduit aussi alles voor Vlanderen - Vlanderen voor Kredietbank
 
Bonne soirée
 
José

n°2399
jypy
la gloire est le soleil
Posté le 13-11-2010 à 17:29:43  profilanswer
 

BONJOUR
 
......... après la commémoration de l'Armistice...
 
Il est toujours intéressant d'analyser ce qui divise, afin de se positionner
 
Je découvre quelques pages intéressantes dans les ouvrages "14-18  De eerste wereldoorlog " (5 volumes pour un total de 1924 pages)   Editions Amsterdam Boek bv - 1975 .
Dans ces volumes réalisés à l'étranger (et donc peut-être moins "orientés" ), je relève :
 
1/ ... dès octobre 1914, le mouvement "Jong Vlaanderen" a pris contact avec les Allemands qui venaient d'entrer
dans la ville de Gand (Gent). Il prônait une séparation administrative (Flamands/ Wallons) , la fin de l'Etat Belge, la disparution du nom "Belgique", la création d'un Royaume de Flandres, un rapprochement avec l' Allemagne..
Le terrain était déjà prêt pour susciter des actions séparatistes
 
 
2/ en février 1915 circulait un pamphlet qui tendait à mettre de l'huile sur le feu : "la vérité sur la capitulation d'Anvers" .Il y était soutenu que le bourgmestre de la ville Jan Devos aurait "vendu" la ville aux Allemands"
Ce texte figurait dans la "Gazet van Brussel" .....qui collaborait avec l'occupant.
 
 
3/  Février 1915 :Apparition du quotidien "De Vlaamsche Post" qui évoquait une scission administrative...et dont la diffusion reçut l'aide de l'occupant...
 
4/ entre le 2 décembre 1914 et juin 1915, la teneur de discours ou d'articles francophones fut mise en évidence, voire déformée, pour scandaliser les Flamands et les dresser contre la Wallonie
 
5/ Même dans les camps d'internement aux Pays-bas, des Flamingants développaient des idées clairement séparatistes, lançant le journal "De Vlaamsche Stem" (La voix Flamande) et allant même jusqu'à interpeller le souverain par un télégramme (!?)
 
6/ le 2 décembre 1915, les Allemands ont décidé de réouvrir l'Université de Gand (où bien des cours se donnaient sans doute en français) sur base de la langue maternelle néerlandaise. La mesure fut appliquée dès octobre
1916.
 
On peut en déduire que l'occupant a favorisé les tensions entre Flamands et Wallons.
Diviser insidieusement, dresser les communautés linguistiques les unes contre les autres pour mieux régner sur le pays .
 
Les idées séparatistes ont toujours des racines "historiques", mais certains n'hésitent pas à faire dire ce qu'ils souhaitent à l'Histoire .
 Le passé n'est pas une arme récupérée sur d'autres champs de bataille,
 mais une réalité globale et complexe qu'il faut admettre, dans son contexte
 
Jypy
 
 
 

n°2777
devaivre
Posté le 30-09-2011 à 12:12:57  profilanswer
 

Pour celles et ceux qui douteraient de la réalité de l'arrogance et de l'ignorance du néerlandais par la plupart des officiers de 14-18, je recommande la lecture de l'ouvrage « L'an 14 et la campagne des illusions », dont l'auteur est un redoutable antimilitariste, le Professeur Henri Bernard, officier supérieur, résistant (de 40-45), puis professeur d'Histoire militaire à l'école royale militaire. Ce livre est basé sur les carnets personnels de son père, le général Léopold Bernard, commandant de bataillon, puis de régiment, enfin de brigade d'infanterie, au feu, d'août 14 à mai 15.  
A l'opposé de toute prise de position partisane ou systématique, on peut comprendre qu'il y avait de bons officiers wallons, instruits et compétents, et donc au moins frottés de néerlandais, et beaucoup d'autres, dont les « verts » (les officiers d'états-majors), paresseux et imbus d'esprit de caste.  
Les flamands instruits ne choisissaient pas la carrière des armes, par patriotisme flamand bien compris, tandis que les fransquillions, les francophones de Flandre, nobliaux en tête, connaissaient la langue flamande, mais refusaient de l'utiliser. Un livre à lire par les wallons et les francolâtres, où l'on trouve aussi d'intéressants souvenirs des conditions de vie des soldats d'avant 14.


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michel devaivre-ixelles (bruxelles)

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