Bonjour
après la prise de Bruxelles, le gouvernement bege s'était réfugié d'abord à Dunkerque et avait obtenu ensuite des autorités françaises la possibilité de pouvoir s'installer à Saint-Adresse où se trouvaient des hôtels et des villas libres avec Le Havre qui constituait un port utilisable. (un peu comme le gouvernement de l'Etat français avait choisi Vichy en raison des hôtels disponibles)
Le gouvernement se trouvait à l'Hôtellerie, un grand hôtel au bord de mer, détruit en 44. Les différents services se trouvaient accueillis dans l'immeuble Dufayel, tout neuf à l'époque, converti aujourd'hui en immeuble avec appartements privés.
Ce gouvernement et leurs services avaient leur propre poste, avec timbres belges. Le chef du gouyvernement était le baron de Bloqueville, il était aussi ministère de la guerre, mais celui qui conduisait les opérations étaient Albert 1er, installé en Belgique non occupée à La Panne, loin des grenouillages de ce gouvernement en exil, touché par le "syndrôme de Coblantz"
D'autre part, très vite les autorités belges ont créé des hôpitaux pour accueillir dans des structures purement belges leurs nombreux blessés, la pratique d'envoyer les soldats belges dans les hôpitaux français étant à l'usage pleine d'inconvénients, on verra aussi des hôpitaux anglo-belges.
Ainsi en Seine-Inférieure on trouve des hôpitaux belges dans la région du Havre, mais aussi dans la région de Rouen, à Bonsecours et à Saint-Aubin-les-Elbeuf. On trouve un gros hôpital annexe n° 1 Albert 1er à Orival, près de Bellancombre.
Ces hôpitaux s'accompagnent aussi de tombes belges dans des cimetières communaux comme à Saint-Aubin, ou bien des transferts à Saint-Anne d'Auray dans les années 1980.
Cordialement
Jean baboux préparant une conférence sur la présence belge en Normandie (90e anniversaire de l'armistice)