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  Administration du territoire de MEMEL et navires français

 

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Auteur Sujet :

Administration du territoire de MEMEL et navires français

n°25982
Terraillon​ Marc
Posté le 12-06-2010 à 08:03:54  profilanswer
 

Bonjour
 
Le 15 Février 1920 , c'est le Général français Odry qui prend en main l'administration du territoire de Memel , secondé par un haut-commissaire civil M. Petisne , aidé par une petite force armée (dont le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied). Il y a également des navires français qui participeront à cette administration post guerre avant l'invasion par la Lithuanie en 1923
 
Je recherche les navires français ayant servi à Memel durant ces 3 années
 
A bientot  :hello:  
 


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°25996
Memgam
Posté le 12-06-2010 à 21:26:33  profilanswer
 

Le 19 février 1923, les troupes françaises ont quitté Memel à bord du cuirassé Voltaire et des deux avisos Ailette et Oise.
 
Source : L'Illustration n° 4174 du 3 mars 1923, page 196.http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc00063c9c.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc0005b442.jpg1..jpg


Message édité par Memgam le 12-06-2010 à 21:28:29
n°25998
Terraillon​ Marc
Posté le 12-06-2010 à 21:37:39  profilanswer
 

Bonsoir Memgam
 
Merci pour ces premiers éléments d'information
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°26413
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 28-06-2010 à 21:53:56  profilanswer
 


   Bonsoir Marc,
   Bonsoir à tous,
 
   La petite escadre dépêchée en Janvier 1923 à Memel était composée des bâtiments suivants : pour le Royaume-Uni, le croiseur Caledon ; pour la France, les torpilleurs Algérien et Sénégalais, les avisos Oise et Ailette et le cuirassé Voltaire. Les unités françaises étaient placées sous le commandement du contre-amiral André Paul Marie Lequerré.
 
 
                                                                                                    SOURCES
 
 
   J. BLOCISZEWSKI, Professeur à l’École libre des sciences politiques et à l’Institut des hautes études internationales : « La question de Memel », Revue politique et parlementaire, T. 114, 1923, p. 263 à 281.
 
 
   « [...] Le 13 janvier [1923] au soir, la Conférence des ambassadeurs communiqua aux journaux la note suivante :
 
   " Une démarche nouvelle a été faite à Kowno pour obtenir que le gouvernement lithuanien agisse sur les auteurs du mouvement pro-lithuanien, qui constitue une tentative de pression sur les puissances alliées et une atteinte à la souveraineté qu’elles possèdent actuellement sur le territoire, d’après la traité de Versailles.  
   La conférence a décidé l’envoi d’un colonel français pour prendre le commandement des forces alliées à terre, après l'arrivée des navires de guerre français et anglais actuellement  
en route.
   Les faits qui motivent cette intervention des forces alliées sont d’autant plus regrettables que la conférence vient précisément d’inviter le Comité d’études à déposer un rapport sur la question de Memel dans le plus bref délai. "  
 
   L’officier supérieur désigné dans cette note était le colonel Trousson, de la mission militaire à Varsovie ; un contre-torpilleur polonais le conduisit de Dantzig sa nouvelle destination. Quelques jours plus tard, une véritable escadre interalliée mouillait dans les eaux de Memel. Elle comprenait le croiseur britannique Caledon et pour la France les torpilleurs Algérien et Sénégalais, les avisos Oise et le cuirassé Voltaire. Les forces navales françaises étaient placées sous le commandement de l’amiral Lequerré. [...] » (p. 275 et 276)  
 
 
   J. BLOCISZEWSKI, Professeur à l’École libre des sciences politiques et à l’Institut des hautes études internationales : « L’affaire de Memel. La décision de la Conférence des ambassadeurs du 16 février 1923 », Revue générale de droit international public, T. 30, 1923, p. 143 à 162.
 
 
   « [...] Le 13 janvier [1923] au soir, la Conférence des ambassadeurs communiqua aux journaux la note suivante :
 
   " Une démarche nouvelle a été faite à Kowno pour obtenir que le gouvernement lithuanien agisse sur les auteurs du mouvement pro-lithuanien, qui constitue une tentative de pression sur les puissances alliées et une atteinte à la souveraineté qu’elles possèdent actuellement sur le territoire, d’après la traité de Versailles.  
   La conférence a décidé l’envoi d’un colonel français pour prendre le commandement des forces alliées à terre, après l'arrivée des navires de guerre français et anglais actuellement  
en route.
   Les faits qui motivent cette intervention des forces alliées sont d’autant plus regrettables que la conférence vient précisément d’inviter le Comité d’études à déposer un rapport sur la question de Memel dans le plus bref délai. "  
 
   L’officier supérieur auquel faisait allusion le communiqué de la Conférence était le colonel Trousson, attaché à ce moment à la Mission militaire française à Varsovie. Le gouvernement polonais, prié d’assurer le transport rapide de cet officier à destination, renonça à utiliser la voie aérienne, de beaucoup la plus courte, afin de ne pas survoler le territoire lithuanien ; il mit à la disposition du colonel Trousson un contre-torpilleur, qui le conduisit du port de Dantzig à celui de Memel.  
   Le 17 janvier, la Conférence des ambassadeurs décida l’envoi immédiat sur les lieux du litige d’une
" Commission extraordinaire ". Composée d’un président, M. Clinchant, ministre plénipotentiaire, sous-directeur au ministère des Affaires étrangères, et de deux membres (les représentants de l’Italie et de la Grande-Bretagne à Dantzig), cette Commission devait instituer un gouvernement provisoire qui, sous l’autorité des Puissances alliées, aurait, avant toutes choses, à rétablir l’ordre sur le territoire de Memel. La Commission adresserait ensuite un rapport à la Conférence des ambassadeurs qui, l’ordre rétabli, statuerait enfin sur le sort ultérieur du territoire.  
   Après avoir arrêté cette procédure, la Conférence télégraphia, le même jour encore, à M. Petisné pour le féliciter de l’attitude qu’il avait prise et remercier la petite garnison de Memel de la vaillance avec laquelle elle avait rempli tout son devoir. Une nouvelle démarche fut enfin décidée auprès du gouvernement lithuanien pour attirer son attention sur les graves responsabilités qu’il encourait en n’arrêtant pas les agissements du gouvernement révolutionnaire de Memel.  
   Le Président du Conseil, M. Galwanauskas, répondit le 19 janvier en déclinant toute responsabilité. Il n’avait aucun moyen, disait-il, d’agir sur les insurgés, le territoire de Memel ne rentrant pas sous son autorité. Cependant il consentait à intervenir moralement auprès desdits insurgés
" en leur promettant qu’ils recevraient satisfaction " (!). Il annonçait enfin qu’il allait rappeler le représentant de la Lithuanie à Memel, ce fonctionnaire " ayant manqué d’autorité dans la circonstance ".  
   Le 19 janvier également, le " Président " du gouvernement révolutionnaire mémélois, M. Szimonaïtis, adressait une Note au gouvernement britannique où il reprochait au Directoire régulier d’avoir voulu faire de Memel un État indépendant, ce qui était ― affirmait-il ― contraire aux intérêts de la population, en majorité lithuanienne, et avait déclenché le mouvement insurrectionnel. M. Szimonaïtis ajoutait qu’il regrettait le conflit avec la garnison française que " le commandant des troupes d’invasion "  s’était efforcé d’éviter et il concluait en demandant le retrait de cette garnison et la nomination d’un nouveau Haut-Commissaire.
  L’autorité de M. Szimonaïtis était, pourtant, des plus fragiles. Le 20 janvier, le Directoire régulier qui s’était réfugié à Heydekrug refusait à l’unanimité de reconnaitre le gouvernement révolutionnaire. De son côté, la Chambre de commerce de Memel faisait savoir qu’elle n’enverrait pas de délégués au nouveau Conseil d’État. Enfin, un peu partout, les bandes du colonel Budrys
 alias Polowinskis ― étaient l’objet de manifestations hostiles de la part de la population.    
  La Commission extraordinaire arriva à Memel le 26 janvier. L’aviso français Ailette, qui l’avait prise à son bord à Dantzig, acheva de compléter l’escadre interalliée déjà mouillée dans les eaux méméloises (1). La Commission qui avait le droit de parler énergiquement en avait aussi le moyen grâce à la présence de nos navires. Elle préféra user de douceur, espérant ainsi liquider plus rapidement cette épineuse question. Son premier acte fut la publication d’un manifeste. Il expliquait aux habitants de Memel les motifs de l’arrivée de la Commission et protestait contre la violation des clauses du traité de Versailles par les insurgés. Ces derniers étaient sommés de déposer leurs armes entre les mains des Commissaires
. [...]
   ___________________________________________________________________________
 
   (1) Cette escadre comprit alors les navires suivants : pour la Grande-Bretagne, le croiseur Caledon ; pour la France, les torpilleurs Algérien et Sénégalais, les avisos Oise et Ailette et le cuirassé Voltaire. Nos unités étaient placées sous le commandement de l’amiral Lequerré. » (p. 151 à 153)
 
 
                                                                               AUTRE RÉFÉRENCE SUR CETTE AFFAIRE
 
 
   Michel RÖMER’IS, Professeur et Recteur de l’Université de Kaunas : « Le système juridique des garanties de la souveraineté de la Lithuanie sur le territoire de Memel », Revue générale de droit international public, T. 43, 1936, p. 254 à 269.
 
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 21-08-2010 à 15:50:00
n°27218
Memgam
Posté le 21-08-2010 à 14:37:06  profilanswer
 

"Les traités de Versailles et de Saint Germain en Laye (1919), s'ils avaient bien recréé la Pologne et reconnu l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui s'étaient proclamé s Etats indépendants le 18 novembre 1918, n'avaient pas réglé, et de loin, tous les problèmes frontaliers. Il faudra attendre les traités de Riga (1920 et 18/0/1921) pour voir fixer leurs frontières avec la Russie (celles de la Lituanie avec la Lettonie furent définies par la "sentence" de Riga du 31 mars 1921). Il demeurait toutefois un conflit de frontières entre Pologne et Lituanie, les deux Etats ayant d'ailleurs ceci en commun de n'avoir qu'un étroit accès à la mer, couloir de Dantzig pour l'un (à l'ouest du territoire de Dantzig créé lui aussi par le Traité de Versailles et qui soulévera toujurs d'épineux problèmes), couloir de Mémel pourr l'autre.
Aussi, en 1920 et les années suivantes, les Puissances victorieuses signataires du Traité de Versailles se devaient d'encourager les débûts difficiles de ces jeunes Etats et de veiller à ce que les sources de conflit ne se mettent point à bouillonner. Cest la raison pour laquelle la France entretenait une petite division en Baltique de 1920 à 1923.
Cette division comprenait trois avisos, la Marne, l'Oise et l'Ancre, (remplacée en 1922 par l'Aisne), soutenue par le pétrolier Durance. La division était basée sur Copenhague, le capitaine de vaisseau chef de division ne commandant pas le bâtiment qui portait son guidon, et pour cause, puisque que, par tranche de neuf mois, chaque aviso passait 6 mois en Baltique et 3 mois à Cherbourg.
Pendant l'hiver 1921-1922, les bâtiments durent hiverner à Cpenhague, la Baltique occidentale ayant, pour la première fois depuis 1878, été bloquée par les glaces, la navigation étant totalement interrompue.
En juin et juillet 1922, la Division de la Baltique, rangée sous les ordres du contre-amiral commandant la "division volante de l'Atlantique" (marque sur le croiseur Jules Michelet) montrait le pavillon à Stockholm, Revel, Helsinfors, Riga, Memel, Dantzig, Copenhague, Göteborg, et Chritiana (Oslo). En janvier 1923, c'est avec le cuirassé Voltaire, accompagné de deux torpilleurs, que la division s'était rendue à Memel."
 
Source : Raymond Fremy, Georges Basili, "Des noms sur la mer, Acoram 1990, sujet "Marne".


Message édité par Memgam le 21-08-2010 à 17:58:28
n°29019
Terraillon​ Marc
Posté le 21-12-2010 à 16:08:01  profilanswer
 

Bonjour et merci pour ces informations !!!
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON

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