Bonsoir à tous,
● L’Afrique du Nord illustrée, n° 24, 15 octobre 1921, p. 8 :
« LE PAQUEBOT "ANGKOR " DES MESSAGERIES MARITIMES
Nous apprenons que la Compagnie des Messageries Maritimes, qui se dispose à remettre en service, sous le nom d’Angkor, son paquebot Atlantique, torpillé au large de Bizerte, le 9 mai 1918, réparé et complètement transformé par la Société Provençale de Constructions Navales depuis cette époque, a choisi le port d’Alger comme point de destination du prochain voyage d’essais de ce navire.
L’Angkor quittera Marseille le 15 octobre et arrivera dans nos eaux le 16 au matin.
C’est un puissant échantillon de courrier de Chine que ce paquebot, déplaçant 11.000 tonnes, chauffant au mazout et mû par une machine de la force de 7.200 chevaux. Au cours des modifications qu’elle lui a fait subir, la Compagnie des Messageries Maritimes n’a rien épargné pour donner satisfaction à la plus exigeante clientèle.
Aménagé pour recevoir 134 passagers de 1re classe, 76 de 2e classe, 87 de 3e classe dans des cabines dont leur disposition permet de garder constamment les hublots ouverts, ― avantage inappréciable pour la traversée des mers chaudes, ― l’Angkor comporte, en outre, un magnifique salon de réception, de vastes et belles salles à manger, des bars-fumoirs, salon de musique, etc... en un mot des installations communes comprises de telle sorte que le séjour à bord en sera rendu particulièrement agréable.
Nos concitoyens ne manqueront pas de faire fête à cette importante unité, témoignage des grands efforts déployés par notre Marine marchande pour réparer les pertes causées par la guerre.
L’Angkor séjournera dans notre port le 16 et le 17 octobre.
Ajoutons que son premier départ officiel sur la ligne de la Chine, à laquelle il est destiné, s’effectuera de Marseille le 28 octobre. »
● L’Afrique du Nord illustrée, n° 25, 22 octobre 1921, p. .. :
« MARINE MARCHANDE
Le paquebot "Angkor " de la Compagnie des Messageries Maritimes
Nous apprenons que la Compagnie des Messageries Maritimes va prochainement mettre en service sur la ligne de Chine le paquebot Angkor.
C’est un nouveau nom sur la liste de ses unités, mais ce n’est cependant pas un nouveau navire. L’Angkor, en effet, n’est autre que le paquebot Atlantique, qu’une torpille frappait le 9 mai 1918 au large de Bizerte, par tribord avant, pratiquant dans la coque du navire une brèche de 175 mètres carrés. Grâce à la robustesse de ses cloisons étanches, l’Atlantique pu néanmoins gagner Bizerte par ses propres moyens, puis, sommairement réparé, Marseille et La Ciotat, où il fut définitivement remis en état par les soins de la Société Provençale de Constructions navales.
Est-il besoin de dire qu’au cours de la longue période de réparations, le navire a été complètement transformé, et que le changement intervenu dans son état civil est largement justifié par l’importance considérable des travaux effectués à bord : réparation, modifications et transformations.
Tel qu’il se présente aujourd’hui, l’Angkor est un beau paquebot pouvant chauffer au mazout ou au charbon, déplaçant 11.000 tonnes et mû par une force de 7.200 chevaux. Aménagé pour recevoir 134 passagers de 1re classe, 75 de 2e classe, 87 de 3e classe, dans des cabines dont leur disposition permet de garder constamment les hublots ouverts, avantage inappréciable pour la traversée des mers chaudes ; il comporte, en outre, un fort joli salon de réunion, de vastes et belles salles à manger, des fumoirs, dont celui des premières classes est agrémenté d’un bar et d’une terrasse, en un mot, des installations communes comprises de telle sorte qu’elles ne pourront manquer de donner satisfaction aux passagers.
L’Angkor a quitté Marseille le 15 octobre pour effectuer un voyage d’essai sur Alger et les Baléares ; son premier départ régulier sur la ligne de la Chine, à laquelle il est destiné, est fixé au 28 octobre. ».
_____________________________
Bien amicalement à vous,
Daniel.
Message édité par Rutilius le 22-04-2010 à 00:31:09