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  AURÉLIEN-SCHOLL — Cargo — Armement Charles Scholl, Bordeaux.

 

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Auteur Sujet :

AURÉLIEN-SCHOLL — Cargo — Armement Charles Scholl, Bordeaux.

n°18147
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 26-06-2009 à 19:08:00  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
   Aurélien-Scholl ― Cargo ― Armement Charles Scholl, Bordeaux.
 
 
   • Cour d’appel de Rennes, 1re ch., 3 mai 1917, L’État c/ C. Scholl (MM. Plédy, président ; Guillot, substitut) : D. 1919, 1, p. 105, 4e esp. (*)
 
 
   « Considérant qu’il y a lieu d’apprécier les indemnités dues à Charles Scholl, armateur à Bordeaux, à la suite de réquisitions pratiquées par le Gouverneur général de l’Afrique occidentale à Dakar : 1° – le 26 juill. 1915 pour transporter 540 tonnes 300 de rails de 12 mètres, d’éclisses et de boulons sur le navire Aurélien-Scholl, de Dakar à Bordeaux ; 2°  – le 31 août 1915, pour transporter sur le navire Gouverneur-Ballay, de Dakar à Bordeaux, 495 tonnes de rails de 12 mètres, 92 tonnes 55 d’éclisses, 600 tonnes de boulons, 44 tonnes d’obus vides, 3 tonnes 450 de fusées chargées pour projectiles de 80 ; que le matériel transporté par  l’Aurélien-Scholl a été complètement déchargé à Bordeaux le 30 août 1915 ; que le matériel transporté par le Gouverneur-Ballay a été complètement déchargé à Bordeaux le 23 sept. 1915 ; que pour l’ensemble des transports effectués, l’armateur réclame un fret de 60 fr. par tonne, double selon l’usage général pour les 3 tonnes 450 de fusées chargées, soit un total de 70 689 fr. 40 cent. ; que l’Administration de l’intendance offre une somme de 23 480 fr., soit : pour l’Aurélien-Scholl, 10 800 fr. ; pour le Gouverneur-Ballay, 12 680 fr., réglant ainsi à 20 fr. la tonne le fret des marchandises transportées par le premier navire, et à 15 fr. et à 30 fr. le fret des marchandises transportées par le second navire ; que, en matière de réquisition de navire, comme dans toutes les autres, le prestataire doit recevoir une juste indemnité ; que cette indemnité doit avoir pour fonction de remplacer dans son patrimoine ce que la réquisition en a fait sortir ; que la valeur de la chose réquisitionnée doit être au jour de la réquisition ; que, pour fixer cette indemnité, le juge a le droit et le devoir de recueillir tous renseignements utiles ; qu’il résulte des connaissements que le fret de Dakar à Bordeaux était, au mois d’août 1915, en y ajoutant les frais d’embarquement et de débarquement, de 57 fr., 74 fr. et de 80 fr. ; que le vapeur Gouverneur-Ballay, qui a effectué le transport des rails, portait en même temps des sacs de gomme pour lesquels le fret était de 65 fr. payé d’avance et acquis à tout évènement ; qu’il résulte, en outre, des documents produits que si, avant la guerre, en 1913 et 1914, le fret de Dakar à Bordeaux était de 35 à 45 fr. en y comprenant les frais d’embarquement et de débarquement, le prix de ce fret a été nécessairement augmenté par suite de l’augmentation des dépenses imposées aux armateurs, et notamment du prix du charbon et des assurances ; que l’armateur justifie qu’il a dû payer des frais supplémentaires de chargement, de déchargement et de surestaries ; que, dans ces conditions, la sommes de 70 689 fr. 40 cent. réclamée par l’armateur et allouée par le tribunal constitue une juste indemnité ; qu’il y a lieu par conséquent de confirmer, de ce chef, le jugement ;
    ―  Mais en ce qui concerne les intérêts : ― Considérant que la somme due comme indemnité ne peut produire intérêt à 4 pour cent qu’à compter du 16 mai 1916, date de l’assignation ; ― Par ces motifs, confirmant le jugement rendu le 4 juill. 1916 par le tribunal civil de Nantes (D.P. 1917. 2. 17), condamne le ministre de la Marine à payer à Scholl : 1° – la somme de 70 689 fr. 40 cent. Sous déduction de celle de 23 480 fr. reçue comme acompte ; 2° – les intérêts à 4 pour cent à compter de l’assignation. »

 
 
 
   • Cour de cassation, Ch. des req., 28 janv. 1919, Ministre de la Marine c/ Scholl (MM. Mérillon, pr. ; Rambaud, rap. ; Trouard-Riolle, av. gén. ; Labbé, av.) : ibid.  
 
 
                                                                                                           « ARRÊT
 
   LA COUR. ― Sur le moyen unique de cassation pris de la violation de l’art. 2 de la loi du 3 juill. 1977 et de l’art. 7 de la loi du 20 avr. 1810, pour manque de base légale :  
 
   ― Attendu que le pourvoi reproche à l’arrêt attaqué d’avoir calculé le montant de l’indemnité due à Scholl, pour la réquisition partielle de deux de ses navires, en prenant pour base le cours commercial du fret comprenant un bénéfice, alors que tout gain est exclu par les règles de liquidation de la loi du 3 juill. 1877, et, d’autre part, d’avoir omis de répondre aux conclusions par lesquelles le ministre de la Marine avait fait observer que le prix demandé par l’armateur et alloué par les premiers juges était un fret commercial et non un fret normal ;  
    ― Mais attendu que l’arrêt attaqué déclare que
« l’armateur doit recevoir une juste indemnité ; que la valeur de la chose réquisitionnée doit être appréciée au jour de la réquisition ; que pour fixer cette indemnité le juge a le droit et le devoir de recueillir tous renseignements utiles » ;
   ― Attendu que, appliquant ces principes aux faits de la cause, l’arrêt, pour décider que la somme de 70 689 fr. 40 cent. réclamée par l’armateur constitue une juste indemnité, fait état non seulement du prix courant du fret au moment des réquisitions, mais aussi des documents produits, d’où résulte la preuve que les frets pratiqués avant la guerre se sont accrus par suite des dépenses imposées aux armateurs, notamment de l’augmentation du prix des charbons et des assurances, et de ce que l’armateur justifie du paiement de frais supplémentaires de chargement, de déchargement et de surestaries ;
   ― Attendu, en conséquence, que loin de prendre le cours commercial du fret comme la base exclusive et nécessaire de l’indemnité, la cour de Rennes l’a retenu comme simple élément d’appréciation de la valeur normale ; que, dans ces conditions, rien n’autorise à penser que l’indemnité allouée comprenne un gain quelconque ; que le motif incident, et d’ailleurs surabondant, critiqué par le pourvoi, trouve son explication dans les autres motifs et ne vise que la juste indemnité recherchée par l’arrêt comme devant représenter la perte subie ;
   ― Attendu, par suite, que la cour de Rennes a répondu aux conclusions des parties et que sa décision n’a violé aucun des textes visés au moyen ;
 
   ― Par ces motifs, rejette. »
         
 
   ______________________________________________________________________________________________________________________________________________
   
  (*) « D. 1919, 1, p. 105, 4e esp. » signifie : « Recueil Dalloz 1919, Première partie, Cour de cassation, page 105, 4e espèce. », selon le système conventionnel d'indication des sources utilisé en Droit.


Message édité par Rutilius le 07-04-2017 à 09:42:31

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°29437
markab
Posté le 09-01-2011 à 12:12:21  profilanswer
 

Bonjour
 
 
La fiche Miramar du navire
 
Single Ship Report for "5602366"IDNo: 5602366 Year: 1905  
Name: AURELIEN SCHOLL Keel:  
Type: Cargo ship Launch Date:  
Flag: FRA Date of completion: 6.05  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Tons: 1603 Link: 1725  
DWT:  Yard No:  
Length overall:  Ship Design:  
LPP: 75.4 Country of build: FRA  
Beam: 10.7 Builder: De la Brosse & Fouche  
Material of build:  Location of yard: Prairie-au-Duc  
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn): 1T-12  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Naval or paramilitary marking :  
A: *  
End: 1935  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Subsequent History:
23 CAID
 
Disposal Data:
BU Savona 2q.35 [Balla & Vervloet]

 
A bientot  :hello:


Message édité par markab le 09-01-2011 à 12:12:43

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Cordialement / Best regards
Marc.
n°29438
Memgam
Posté le 09-01-2011 à 13:52:11  profilanswer
 

A l'orée de la Grande Guerre, l'armement Charles Scholl de Bordeaux, possédait trois navires : Aurélien Scholl, Gouverneur Bal Ay, Gyptis.
 
Source : Jean Randier, histoire de la marine marchande française, EMOM, 1980

n°29441
markab
Posté le 09-01-2011 à 15:46:25  profilanswer
 

Bonjour  
 
Ca colle avec les données en ligne
 
http://www.navires-14-18.com/armateurs/scholl.php
 
hormis l'orthographe du gouverneur ?
 
A bientot  :bounce:


Message édité par markab le 09-01-2011 à 15:48:11

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Cordialement / Best regards
Marc.
n°39536
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 03-04-2014 à 20:51:38  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Le maître d’équipage du cargo Aurélien-Scholl en 1919.
 
 
   — ROPERS François Marie, né le 19 décembre 1870 à Trébeurden (Côtes-du-Nord – aujourd’hui  Côtes-d’Armor –) et y domicilié, mort accidentellement dans la nuit du 24 au 25 mars 1919 étant tombé dans le bassin Bérigny du port de Fécamp ; alors maître d’équipage du cargo Aurélien-Scholl, inscrit à Lannion, n° 1.866. Corps retiré du bassin le 23 avril 1919 et déposé le même jour au « Pavillon de secours ».
 
   Fils de François ROPERS et de Jeanne Yvonne LE CAM. Marié le 26 juillet 1905 à Trébeurden avec Célestine Marie LE COLIN.
 
   (Acte de décès établi le 24 avril 1919 à Fécamp, Registre des actes de décès de la ville, Année 1919, f° 46, n° 154).  


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46413
olivier 12
Posté le 07-04-2017 à 08:15:36  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
AURELIEN SCHOLL
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/ZSIRe6.jpg
Source Yvon Perchoc. Les navires français avant 1970
 
Vapeur lancé en Mai 1905 au chantier De La Brosse et Fouche à Nantes (Chantier de La Prairie au Duc) pour l’armateur Charles Scholl de Bordeaux
1603 t  Longueur  75,4 m  Largeur 10,7 m  1 hélice
 
1923  CAÏD  Société Marseillaise d’Armement puis Société Chartier et Cie de Granville
1927  CAÏD  Société Maritime Nationale  Marseille
1933  Démoli à Savone
 
Rencontre avec un sous-marin le 7 Mars 1918
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/84HvsO.jpg
 
Rapport du capitaine
 
Quitté Bordeaux le 22 Février 1918 à 04h00 avec 24 caisses destinées à Marine DAKAR. Descendu la rivière suivant les indications du pilote et mouillé au Verdon à 10h00. Appareillé le 24 à 14h00 avec le convoi de l’Ouest. Suivi ce convoi jusqu’au 27 à 18h00 puis fait route sur Estaca et suivi la côte selon les instructions reçues au Verdon.
 
Le 1er à 16h00, l’écrou de la pompe à air se desserre. Relâché dans la baie de Cascais à 20h00. Démonté la pompe à air, resserré l’écrou et mis en place un prisonnier pour empêcher que l’écrou ne se desserre à nouveau. Appareillé le 3 à 06h15.  
 
Le 6 après midi reçu avis que le GERGOVIA qui se trouvait plus Sud que nous avait été attaqué à 3 milles de terre et avait pris le large.  
 
Le 7 Mars à 18h00, par 22°34 N et 17°07 W, faisant route au SW, attaqué par un sous-marin par le travers bâbord. Mis au poste de combat et pris la fuite aussitôt. Les trois officiers mécaniciens descendent à la machine et toute la vitesse est donnée. Riposté avec hausse à 6000 m. Le second capitaine dirige le tir. Au 3e coup tiré à 7500 m, le sous-marin cesse le feu. Il est 06h45. Ayant le sous-marin sous le vent, lancé 5 fumigènes Berger dont 4 fonctionnent. Gouverné de façon à maintenir la couche de fumée entre nous et le sous-marin jusqu’à la nuit noire. Fait diverses routes pour dépister le sous-marin pendant la nuit. Remis au poste de combat le matin à 05h00 de façon à prévenir une attaque au petit jour. Continué par jolie brise de NE et mer houleuse. Arraisonné à Dakar le 10 Mars à 17h00 et amarré au môle 1 à 21h00.
 
Rapport du Président de la commission d’enquête, le Capitaine de Frégate TALON
 
Etant donné son peu d’importance, l’attaque d’AURELIEN SCHOLL n’a pas été l’objet d’une enquête complète. AURELIEN SCHOLL, attaqué à grande distance le 3 Mars 1918 à 18h00, c’est-à-dire au moment où la nuit commençait à tomber, n’a eu qu’à fuir en jetant à la mer quelques engins Berger pour se mettre à l’abri des coups de l’ennemi.
Aucun coup n’a porté et le sous-marin était à peine visible. Le pointage pour les trois coups tirés par le bord a été effectué sur la lueur des coups de l’adversaire.
 
Le sous-marin attaquant
 
Comme pour le GERGOVIA, probablement l’U 152 du Kptlt Constantin KOLBE
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 07-04-2017 à 08:22:54

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olivier
n°46414
Memgam
Posté le 07-04-2017 à 09:03:13  profilanswer
 

Bonjour,
 
Aurélien Scholl, construit en 1905 par De La Brosse et Fouché à Nantes.
1603 tjb, 1000 tjn, 75,40 x 10,75 x 6,67 m, une machine à triple expansion 1300 cv, deux chaudières timbrées à 7 kg.
 
En 1912, indicatif HKRV, immatriculé à Bordeaux, armateur Charles Scholl, capitaine Treillard. (autres navires : Gouverneur Ballay, 1235 tjb ; Gyptis, 1194 tjb.)
 
1922, devient Caïd, Société navale Nord-Africaine.
De 1923 à 1924, armateur Vimont & Cie à Marseille.
1924, Chartier de Graville pour un service à Saint-Pierre et Miquelon.
1927, Société Maritime nationale.
 
En 1930, Caïd, ex Aurélien Scholl, indicatif ODXA, immatriculé à Marseille, Société maritime nationale, Paris, capitaine Vezia.
 
1935, démoli à Savone.
 
Source : Registre n° 84, Bureau Veritas 1912.
Registre n° 274, Bureau Veritas 1930.
Paul Bois, Compagnies de navigation et navires à vapeur (1831-1988), CCIMP, 1988.
 
Cordialement.

n°46415
olivier 12
Posté le 07-04-2017 à 10:06:23  profilanswer
 

Bonjour,
 
Voici un dessin de l'U 151, sister-ship de l'U 152.  
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/nbt81T.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 07-04-2017 à 10:07:55

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olivier

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