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  GOELAND I, ou possible GOELAND II, n° 2 - Dragueur auxiliaire.

 

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Auteur Sujet :

GOELAND I, ou possible GOELAND II, n° 2 - Dragueur auxiliaire.

n°8990
Rutilius
V. infra.
Posté le 20-09-2008 à 00:15:36  profilanswer
 

  Bonsoir à tous,  
   
   Un marin du Goéland I disparu avec ce bâtiment, de la Division des patrouilles de Bretagne :  
 
    - JACQ Yves, Marie, né le 26 avril 1890 à Hanvec (Finistère) et y domicilié, " disparu, en mer lors de la perte du Goéland II ", le 4 janvier 1918, Matelot de 1re classe fusilier auxiliaire, matricule n° 93.736-2, Division des patrouilles de Bretagne (Jug. Trib. Brest, 12 juin 1918, transcrit à Hanvec, le 17 juill. 1918).
 
   Bien à vous,  
   Daniel.    
 
   Corrections apportées à l'intitulé du sujet le 2 octobre 2008.


Message édité par Rutilius le 02-10-2008 à 23:13:01
n°8996
Ar Brav
Posté le 20-09-2008 à 07:38:04  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
 
La fiche du Goéland II est en ligne ici :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 1335_1.htm
 
Suite au message dans le fil consacré à la Jubarte :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _2.htm#bas
 
Si vous voulez bien changer le titre de ce sujet en "GOELAND I - Dragueur auxiliaire", j'y posterai la fiche à la suite de votre message, merci. (Jacq était sur le Goéland I)
 
Bien cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 20-09-2008 à 07:40:31

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8998
Rutilius
V. infra.
Posté le 20-09-2008 à 11:45:17  profilanswer
 


   Bonjour Franck
 
  Si vous voulez bien changer le titre de ce sujet en " GOELAND I - Dragueur auxiliaire ", j'y posterai la fiche à la suite de votre message, merci (Jacq était sur le Goéland I).
 
   Je m'y emploie... incontinent, bien que ce ne soit pas encore de mon age ! Quoi que : l'adénome prostatique peut affecter précocement la gent masculine !
 
   Bien à vous,
   Daniel.

n°9002
Ar Brav
Posté le 20-09-2008 à 14:28:35  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
GOELAND I ou possible GOELAND II N° 2 Dragueur auxiliaire (1915-1918)
 
Chantier :
 
Cochrane Cooper, Selby, Grande-Bretagne.  
Commencé : 1899 ?
Mis à flot : 01.02.1900.
Terminé : 03.1900
En service : 18.02.1915 (MN)
Retiré : 05.01.1918 (MN)  
Caractéristiques : 239-235 t. A vapeur.
Armement : variable selon la taille : I ou II de 75 mm, ou de 90 ou 100 mm ; I de 47 mm sur les unités plus petites ; parfois équipé pour la lutte ASM.
 
Observations :  
 
Chalutier anglais lancé sous le nom de King Haakon. Chantier numéro 269.
Renommé par la suite Goéland, propriétaire inconnu, toutefois deux possibles parmi les armements français : armement Joseph Ferrantin, ou la Société Immobilière Du Moulleau et des Pêcheries.
18.02.1915 : réquisitionné à Arcachon, renommé Goéland I ou Goéland II et affecté à Brest
04-05.01.1918 : combat énergiquement le sous-marin allemand U-93 (KL Helmut Gerlach)  alors qu’il remorquait un trois-mâts français, l’Aralia. Le sous-marin réussit à le couler à 20h30 au canon à 7 milles au sud de l’ile Vierge vers Penmarc’h au large de Plouguerneau, mais est lui-même avarié par les tirs du Goéland I. L’U-93 sera d’ailleurs porté disparu en janvier 1918, sans précision de date, et dans l'état, rien ne permet d'affirmer que ce fut au cours de ce combat. Le combat a permis au voilier Aralia de s’échapper à la faveur des avaries causées au sous-marin. Le premier-maitre Jean Corre, commandant du Goéland I, disparut glorieusement avec son navire ; en hommage, le nom de Jean Corre sera donné à un sous-marin français en 1919.
 
Tout renseignements, en particulier sur les caractéristiques du chalutier et sur le sort final du U-93 seront les bienvenus, merci par avance.
Il existe déjà un Goéland II français réquisitionné depuis 1914.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 27-09-2008 à 19:31:20

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9004
Rutilius
V. infra.
Posté le 20-09-2008 à 16:07:04  profilanswer
 

  Bonjour à tous,  
   De nouveau bonjour, Franck,
 
   Le premier-maitre Jean Corre, commandant du Goéland I, disparut glorieusement avec son navire ; en hommage, le nom de Jean Corre sera donné à un sous-marin français en 1919.
 
   La fiche M.D.H. concernant Jean CORRE se réfère également au Goéland II :
 
     - CORRE Jean, Claude, né le 7 novembre 1883 à Plougastel-Daoulas (Finistère), domicilié à Dunkerque (Nord), " disparu en mer lors de la perte de son bâtiment Goéland II ", le 4 janvier 1918, 1er Maître de timonerie, matricule 10910-Brest (Jug. Trib. Brest, 12 janv. 1918, transcrit à Brest et Dunkerque).
 
   Alors, je me perds en conjectures, d'autant qu'il était domicilié à Dunkerque...
   
   Bien à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 20-09-2008 à 16:08:09
n°9005
Ar Brav
Posté le 20-09-2008 à 18:26:54  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
 
Je me suis mal expliqué concernant les recherches de caractéristiques au sujet du Goéland I :  
 
Il y a un Goéland II anglais, qui pourrait être devenu le Goéland I français
Le Goéland II français a quant à lui traversé tout le conflit sans dommage. Il n'a pas sombré, si j'en crois mes sources bien entendu, que j'ai croisées.
 
J'avoue que ceci a de quoi troubler, je vous suis sur ce point. Je pense que Klaus avec son registre de 1914 pourra, je l'espère, nous éclairer davantage, je m'en voudrais de vous avoir induit en erreur de manière trop...péremptoire  ;)  
 
Mais les 2 jugements cités ont été rendus à Brest, près du lieu du naufrage. Le Goéland II a été réquisitionné à Boulogne et fait toute la guerre apparemment dans la ZAN, alors que le Goéland I a été réquisitionné à Arcachon et affecté en Atlantique, à Brest.
 
Ah, mon cher Daniel, à quand les journaux de bord en ligne, à l'instar des JMO promis ?
 
Bien cordialement,
Franck
 
PS. Vous ai-je dit, au fait, qu'il y a deux autres Goéland ? Les IV et X  :pt1cable: Et ceux devant ma fenêtre, mais ceux-là ne me donnent pas de migraines.


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9006
kgvm
Posté le 20-09-2008 à 19:08:47  profilanswer
 

If the tonnage is correct, it's the trawler "Goeland" of 1900, built by Cochrane, Selby, as British "King Haakon".
Lloyd's register of 1913 has two other French trawlers named "Goeland":
one of 268 GRT built in 1906 and the other of 264 GRT built in 1910.
And a three-masted sailing vessel of 303 GRT, built 1903!

n°9009
Ar Brav
Posté le 20-09-2008 à 19:19:47  profilanswer
 

kgvm a écrit :

If the tonnage is correct, it's the trawler "Goeland" of 1900, built by Cochrane, Selby, as British "King Haakon".
Lloyd's register of 1913 has two other French trawlers named "Goeland":
one of 268 GRT built in 1906 and the other of 264 GRT built in 1910.
And a three-masted sailing vessel of 303 GRT, built 1903!


 
Bonjour Klaus,
 
If the tonnage is correct, it's the trawler "Goeland" of 1900, built by Cochrane, Selby, as British "King Haakon".
 
Merci pour l'info, je ne le trouvais pas chez Miramar.
 
Lloyd's register of 1913 has two other French trawlers named "Goeland":
one of 268 GRT built in 1906 and the other of 264 GRT built in 1910.

 
Pour ces deux-là, c'est OK, ils sont en ligne (Goéland II et Goéland III)
 
And a three-masted sailing vessel of 303 GRT, built 1903
 
Oui, celui-là je l'ai repéré. C'est le Goéland I qui me posait problème
 
Bonne soirée,
Bien cordialement,
Franck
 


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9012
Rutilius
V. infra.
Posté le 20-09-2008 à 19:38:50  profilanswer
 

 Bonsoir Franck,
   Bonsoir Klaus,
   Bonsoir à tous,
 
   Il y a de quoi y perdre son latin, en effet ! Au moins, si leurs armateurs respectifs avaient eu la bonne idée de dénommer ces navires : Larus argentatus - Goéland argenté -, Larus canus - Goéland cendré -, Larus delawarensis - Goéland à bec cerclé -, Larus audouini - Goéland d'Audouin -, Larus hyperboreus - Goéland bourgmestre -, Larus glaucoides - Goéland à aile blanche -, Larus fuscus - Goéland brun -, Larus marinus - Goéland marin -, au moins s'y retrouverait-on aujourd'hui ! Ils n'avaient que l'embarras du choix parmi cette famille des laridés.
 
   Ah ! J'allais en oublier un : Larus genei - Goéland railleur -. Ma réincarnation, sans doute !
 
   Bien à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 20-09-2008 à 19:40:59
n°9016
Ar Brav
Posté le 20-09-2008 à 20:14:22  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
 
 :lol:  :lol:  :lol:  
 
Bien cordialement,
Franck, qui ne connait que Jonathan le Goélan


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9018
Yves D
Posté le 20-09-2008 à 22:13:56  profilanswer
 

Johnathan Livingstone Seagull my dear, un merveilleux film et un très beau conte musical de Neil Diamond  ;)


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°9188
Rutilius
V. infra.
Posté le 26-09-2008 à 19:13:11  profilanswer
 

   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,
 
   Pardonnez-moi de revenir à la charge à ce propos, mais il me semble de plus en plus évident qu'exitaient bien deux bâtiments dénommés Goéland II : le dragueur auxiliaire affecté à la Division des flottilles de la mer du Nord, d'une part, et le " chalutier de l'océan " intégré à la la 3e Escadrille de patrouille de la Division des patrouilleurs de Bretagne, d'autre part.
 
   En premier lieu, lorsqu'il relate l'engagement du second avec un sous-marin, le Commandant VEDEL le dénomme bien Goéland II (" Quatre années de guerre sous-marine ", Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1919, p. 279 à 281). Voici son récit :
 
   " Le 4 janvier, le patrouilleur Goéland II (premier maître CORRE) recevait la mission de remorquer, de Brest à Lezardrieux, le trois-mâts goélette français Aralia. A 8 heures du soir, le groupe se trouvait à 7 ou 8 milles de l'île Vierge, faisant route au nord-est, à la vitesse de 7 ou 8 noeuds, Goéland II portant un feu de poupe au pétrole dont l'éclat était atténué par plusieurs épaisseurs d'étamine blanche.
   A ce moment, un sous-marin apparaît brusquement, et ouvre feu sur le Goéland II, à la distance de 200 ou 300 mètres par bâbord. Il tire avec les deux pièces qui deviennent visibles dans les lueurs des coups de canon, et fait une route parallèle à celle du patrouilleur. Le second maître chef de quart ordonne de mettre la barre toute à gauche, pour tenter d'aborder le sous-marin, mais la drosse a été coupée par un obus, et le bâtiment n'obéit plus.
   Deux hommes sont tués, la pièce arrière est démontée par un obus, la coque percée à la flottaison par un projectile qui vient crever la chaudière. La vapeur fuse avec un bruit assourdissant. A la pièce avant, deux autres servants sont tués ; resté seul, son chef ouvre le feu, et tire une douzaine de coups dont l'un paraît tomber sur la pièce arrière du sous-marin. De fait, celui-ci ne tire plus que deux ou trois coups de sa pièce avant, et disparaît.
   Une douzaine de projectiles avaient frappé le Goéland II, l'un d'eux qui allume dans le poste d'équipage un incendie aussitôt combattu. Mais l'eau a envahi la chaufferie et la machine, et le bâtiment s'enfonce par l'arrière, et le commandant ordonne l'évacuation. La baleinière est amenée. Les survivants de l'équipage y embarquent, sauf le commandant, disparu avec son navire. Les rescapés se dirigent à la voile et à l'aviron vers le feu de l'île Vierge, qui est en vue, et atterrissent le 5, à 2 heures du matin.
   Dès le début de l'action, l'Aralia avait coupé sa remorque et établi sa voilure. Après avoir couru vent arrière vers l'ouest, pendant une heure, se croyant débarrassée de son ennemi, elle remet la route au nord-est. Mais, vers les 3 heures, elle est attaquée par bâbord, à grande distance. Le sous-marin lui envoie une trentaine d'obus. L'Aralia laisse porter, et riposte par une quinzaine de coups, tout en fuyant vers l'ouet-sud-ouest. Le combat cesse au bout d'une demie-heure, et, avec le jour, le voilier se dirige vers Portsall, où il rentre, piloté par un pêcheur du pays."

 
   En deuxième lieu, toutes les fiches M.D.H. des marins disparus avec le chalutier le dénomment également Goéland II :
 
      - CORRE Jean, Claude, né le 7 novembre 1883 à Plougastel-Daoulas (Finistère), domicilié à Dunkerque (Nord), " disparu en mer lors de la perte de son bâtiment Goéland II ", le 4 janvier 1918, 1er Maître de timonerie, " Chalutiers de l'Océan ", matricule 10910-Brest (Jug. Trib. Brest, 12 janv. 1918, transcrit à Brest et Dunkerque).
 
      - GRIVAUD Etienne, Paul, né le 21 octobre 1898 à Saint-Vallier (Saône-et-Loire) et y domicilié, " mort ... le 4 janvier 1918 à bord du Goéland II, ... disparu en mer avec son bâtiment ", 1er Matelot de 2e classe fusilier, " 3e Escadrille de patrouille ", matricule 62.483-5 (Jug. Trib. Brest, 12 janv. 1918, transcrit à Brest, le 17 juill. 1918).
 
      - HENRY Yves, Marie, né le 15 novembre 1894 à Lanmodez (Côtes-du-Nord) et y domicilié, " mort ... le 4 janvier 1918 en mer, ... disparu avec son navire ", Matelot de 2e classe chauffeur, Matricule n° 7401- Tréguier, Goéland II  (Jug. Trib. Brest, 12 juin 1918, transcrit à Brest, le 17 juill. 1918).
 
      - JACQ Yves, Marie, né le 26 avril 1890 à Hanvec (Finistère) et y domicilié, " disparu en mer lors de la perte du Goéland II ", le 4 janvier 1918, Matelot de 1re classe fusilier auxiliaire, matricule n° 93.736-2, " Division des patrouilles de Bretagne " (Jug. Trib. Brest, 12 juin 1918, transcrit à Hanvec, le 17 juill. 1918).  
 
      - LE GUILLOU Victor, né le 23 juillet 1899 à Plouisy (Côtes-du-Nord), pupille de l'Assistance publique des Côtes-du-Nord, domicilié à Guingamp (Côtes-du-Nord), " disparu en mer lors de la perte du Goéland II (D.M. du 11 janvier 1918)" Matelot de 3e classe cuisinier, Matricule n° 111.058-2 ("Ne figure pas dans le jugement...", le reste illisible ; corps retrouvé).
 
      - MATEILLE Pierre, né le 18 février 1880 à La Teste (Gironde) et y domicilié, " mort ... le 4 janvier 1918 en mer, ... disparu lors de la perte du Goéland II ", Matelot de 2e classe torpilleur breveté, Matricule n° 1146-Arcachon (Jug. Trib. Brest, 12 juin 1918, transcrit à La Teste, le 22 juin 1918).
 
   La liste des disparus du Goéland II a été publiée dans Ouest-Eclair - éd. de Caen - n° 5653 du 15 janvier 1918, page 4. Y figure le nom d'un autre marin, RAGUENES Eugène, matricule n° 1246-Camaret. Mais il n'existe aucune fiche à ce nom dans la base de données M.D.H. Au total, la disparition du Goéland II aurait fait sept victimes.  
 
   Sans doute conviendrait-il de réintituler le présent sujet : GOELAND II - Patrouilleur - Brest. et l'autre : GOELAND II - .... - Dunkerque. (ou Boulogne ?).
 
   Bien à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 26-09-2008 à 19:13:40
n°9207
Ar Brav
Posté le 27-09-2008 à 05:42:11  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
 
Je reprend ma suggestion du 20 septembre :
 
Je me suis mal expliqué concernant les recherches de caractéristiques au sujet du Goéland I :  
 
Il y a un Goéland II anglais, qui pourrait être devenu le Goéland I français
Le Goéland II français a quant à lui traversé tout le conflit sans dommage. Il n'a pas sombré, si j'en crois mes sources bien entendu, que j'ai croisées
.  
 
Une idée, comme çà, qui vaut peut-être le peine de s'y pencher : et si les auteurs et rédacteurs avaient conservé au bateau son nom d'origine (celui au lancement) du chalutier anglais Goéland II sans tenir compte de son nom de "guerre" si je puis dire, nom qu'il garde juste le temps des circonstances ?
Les numéros attribués aux bâtiments auxiliaires sont d'ordre administratif, mais dans la réalité sont peu usités, seuls les noms "réels" des bateaux sont d'usage plus fréquents. Un marin ne va pas dire "je suis embarqué sur le Tartempion IX", mais sur le Tartempion.
 
C'est un peu tiré par les cheveux, je vous le concède. Et auquel cas, les caractéristiques en ligne du navire ne sont plus les mêmes (il est possible de vérifier).  
 
Mais je vois mal deux bateaux auxiliaires portant le même numéro "administratif", qui est justement créé pour les différencier, même si l'un est à Brest et l'autre à Boulogne. Le Ministère en charge, lui, reste à Paris, et je doute que pour l'attribution des noms ou numéros de réquisition il rajoute de la confusion à celle déjà régnante.
 
Bien cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9221
kgvm
Posté le 27-09-2008 à 15:15:13  profilanswer
 

Yes, there was a British "Goeland II", a trawler built at Aberdeen in 1915. But British sources say the ship was hired by the Royal Navy from 1915 to 1919 (and got a 6 pounder as armement).

n°9226
Ar Brav
Posté le 27-09-2008 à 19:28:00  profilanswer
 

kgvm a écrit :

Yes, there was a British "Goeland II", a trawler built at Aberdeen in 1915. But British sources say the ship was hired by the Royal Navy from 1915 to 1919 (and got a 6 pounder as armement).


 
 
Bonjour Klaus,
Bonjour Daniel,
 
Voici le Goeland II anglais :
 
GOELAND II Navire auxiliaire anglais (1915-1919)  
   
Chantier :  
 
A. Hall, Aberdeen, Ecosse.  
Commencé : 1914 ?  
Mis à flot : début 1915  
Terminé : 03.1915  
En service : 1915 (RN)  
Retiré : 1919 (RN)  
Caractéristiques : 245 t. A vapeur.  
Armement : variable selon la taille : I de  6 pounder (au départ)
 
Observations :  
 
Chalutier anglais lancé sous le nom de Goéland II. Chantier numéro 509.  
1915-1919 : affrété par la Royal Navy.
 
J'ai pensé qu'il aurait très bien pu être prêté par les Anglais comme on l'a vu bien souvent. Seulement les dates ne "collent" pas avec la perte du Goéland en 1918, et celui-ci réquisitionné encore en 1919.
 
Je modifie donc le titre en "possible Goéland II n°2"  :pt1cable:  
 
Alors, je n'en sais pas plus, à croire que toutes mes sources sont erronées, ce qui fait beaucoup. Quel casse-tête ces voiliers et chalutiers !    
On comprend pourquoi le sujet n'a jamais été abordé en profondeur.
La solution au SHM, sans doute (et encore..)
 
Cordialement,
Franck
 


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9269
Rutilius
V. infra.
Posté le 29-09-2008 à 18:34:52  profilanswer
 

   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,
 
   Une idée, comme çà, qui vaut peut-être le peine de s'y pencher : et si les auteurs et rédacteurs avaient conservé au bateau son nom d'origine (celui au lancement) du chalutier anglais Goéland II sans tenir compte de son nom de "guerre" si je puis dire, nom qu'il garde juste le temps des circonstances ? [...] C'est un peu tiré par les cheveux, je vous le concède.
 
   D'abord, pardonnez-moi cette réponse tardive : j'ai dû me rendre sur les confins nord-orientaux du massif armoricain, quelque part du côté du Signal d'Ecouves - 417 mètres, la même altitude que celle du Mont des Avaloirs, de sorte qu'existent deux points culminants dans la France de l'Ouest.  
 
   Ensuite, l'hypothèse que vous formulez n'est aucunement "capillotractée". Il est en effet fort possible que l'usage ait conservé la dénomination initiale de ce bâtiment, sans tenir compte de sa dénomination administrative temporaire. Et ceci est peut-être dû à la circonstance que ce premier nom demeurait peint sur sa coque... Hypothèse complémentaire, qui n'est susceptible d'être vérifiée qu'avec un document photographique d'époque.
 
   Bien à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 29-09-2008 à 18:35:14
n°9288
gildelan
Posté le 29-09-2008 à 23:56:17  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Sans vouloir ajouter plus de confusion dans la série "Goeland", je précise qu'il y avait aussi un chalutier "GOELAND III". Ce chalutier, de la division navale de Syrie, commandé par le Lieutenant de Vaisseau BAULE, a pris part (avec le CYDNUS) à la défense de l'île de Rouad bombardée de la côte turque le 4 novembre 1917.
Ce bâtiment a été cité à l'ordre de l'Armée (J.O. du 6 janvier 1918).
+ de détails si ça intéresse.
Cordialement
Gilbert


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Excès de peur enhardit.
n°9292
Ar Brav
Posté le 30-09-2008 à 04:19:56  profilanswer
 

gildelan a écrit :

Bonsoir à tous,
Sans vouloir ajouter plus de confusion dans la série "Goeland", je précise qu'il y avait aussi un chalutier "GOELAND III". Ce chalutier, de la division navale de Syrie, commandé par le Lieutenant de Vaisseau BAULE, a pris part (avec le CYDNUS) à la défense de l'île de Rouad bombardée de la côte turque le 4 novembre 1917.
Ce bâtiment a été cité à l'ordre de l'Armée (J.O. du 6 janvier 1918).
+ de détails si ça intéresse.
Cordialement
Gilbert


 
Bonjour Gilbert,
 
Merci beaucoup pour vos contributions dans la rubrique. En effet, il y a bien un Goéland III, il est là :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 1336_1.htm
 
Je suis preneur de détails supplémentaires, avec plaisir.
 
Nota : si vous cherchez un sujet ou un bateau précis, vous pouvez utiliser le moteur de recherche rapide de la rubrique :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/802/Rechercherapide.jpg
 
Vous avez également la solution de la recherche étendue lorsque vous postez un message ou un nouveau sujet :
 
http://images4.hiboox.com/images/3808/1737fce4616d34107bf3ea5bf30cd189.jpg
 
 
Daniel : nous arrivons peu ou prou à la même conclusion. Confirmation par les archives et/ou documents photographiques éventuels (à manipuler toutefois avec précaution  ;) ).
 
Bien cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 30-09-2008 à 05:06:48

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9361
Rutilius
V. infra.
Posté le 02-10-2008 à 14:27:49  profilanswer
 


   Bonjour Franck,
 
  Et ceci est peut-être dû à la circonstance que ce premier nom demeurait peint sur sa coque... Hypothèse complémentaire, qui n'est susceptible d'être vérifiée qu'avec un document photographique d'époque.  
 
   Daniel : nous arrivons peu ou prou à la même conclusion. Confirmation par les archives et/ou documents photographiques éventuels (à manipuler toutefois avec précaution).

 
   Mon hypothèse se trouve vérifiée par la photographie sous-marine de l'épave du Paris-II que vous avez mise en ligne : sur la coque de ce bâtiment, est simplement peint le nom Paris, vraisemblablement suivi d'une étoile.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°9371
Rutilius
V. infra.
Posté le 03-10-2008 à 00:08:07  profilanswer
 

   
    Bonjour à tous,
 
   Lu dans Ouest-Eclair - éd. de Caen - n° 5676 du 7 février 1918, p. 4 :
 
   " LA GUERRE SOUS-MARINE. - Citations à l'ordre de l'armée. -
 
   Sont cités à l'ordre de l'armée : Jean CORRE, 1er m. timon., Brest, englouti glorieusement avec son bâtiment détruit à la suite d'un combat énergiquement soutenu ; Yves JACQ, matelot fusil., Eugène KRAGUENES, matelot sans spéc., Camaret ; Etienne GRIVAUD, matelot fusi., Yves HENRY, matelot chauff., Tréguier, tués glorieusement au cours d'un combat de nuit avec un sous-marin."
 
   Bien amicaleùent à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 03-10-2008 à 00:08:34
n°9404
Terraillon​ Marc
Posté le 04-10-2008 à 18:14:52  profilanswer
 

Bonjour
 
C'est le genre de navire que j'adore ....
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/GOELAND_2.jpg
 
 
A bientot


Message édité par Terraillon Marc le 04-10-2008 à 18:15:48

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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°9411
alain13
Posté le 04-10-2008 à 21:28:56  profilanswer
 


Bonsoir,
 
çà, c'est un larus leucophthalmus (tête noire)...
... à moins que ce soit un larus ridibondus, mais là c'est une mouette, et pas tellement rieuse !!!

n°9985
Rutilius
V. infra.
Posté le 27-10-2008 à 22:48:36  profilanswer
 


   Bonsoir Frank,
 
   Je reviens vers vous à propos de l'observation que j'avais ainsi formulée au début du mois :    
 
   Mon hypothèse se trouve vérifiée par la photographie sous-marine de l'épave du Paris-II que vous avez mise en ligne : sur la coque de ce bâtiment, est simplement peint le nom Paris, vraisemblablement suivi d'une étoile.
 
   D'où une interrogation complémentaire : lorsqu'un bâtiment de la Marine marchande se trouvait réquisitionné, le chiffre romain II. - ou, le cas échéant, un chiffre suivant - était-il alors systématiquement peint sur la coque dudit bâtiment à la suite de son nom ?  
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°9995
Ar Brav
Posté le 28-10-2008 à 18:59:15  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
Bonsoir à tous,
 
D'où une interrogation complémentaire : lorsqu'un bâtiment de la Marine marchande se trouvait réquisitionné, le chiffre romain II. - ou, le cas échéant, un chiffre suivant - était-il alors systématiquement peint sur la coque dudit bâtiment à la suite de son nom ?
 
Je ne peux vous répondre de manière catégorique, en revanche, je vous livre le fond de ma pensée : plus nous avançons dans nos recherches, plus je deviens convaincu que cette dénomination de temps de guerre est surtout administrative. Les noms des navires sont constitués souvent de lettres pré-découpées, soudées ou rivetées sur la coque, en ce qui concerne les bateaux en fer.
J'imagine qu'en cette période bousculée, ils avaient mieux à faire qu'à jouer aux peintres, d'autant que les réquisitions se sont effectuées dans l'urgence, en particulier devant le péril sous-marin grandissant auquel personne n'était préparé côté allié.
Rien pour l'instant à vous proposer pour confirmer mon propos, hormis l'aspect pratique, qui lui, n'est pas dans les textes.
 
Bonne soirée,
Amicalement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9996
dbu55
Posté le 28-10-2008 à 19:42:06  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
en cherchant sur internet j'ai trouvé les informations suivantes à propos d'un chalutier GOELAN II :
 
Nom complet      Type Long         Jauge       Date        Cause        Zone        Prof     Latitude        Longitude  
GOELAND II   Patrouilleur chalutier  293    04/01/1918 Sous-marin ABER VRACH  60   N 48°42.000' W 004°32.999'
 
J'ai trouvé ces informations sur un site qui recense les épaves (http://narcose29.free.fr/epaves/liste_ep.htm)
 
La date du nauffrage correspond à la date des fiches des marins retrouvés sur MDH et cités par Daniel
 
Le Goeland est un oiseau farceur  :pt1cable:  
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 28-10-2008 à 19:46:26

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sang ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°9998
Rutilius
V. infra.
Posté le 28-10-2008 à 20:11:47  profilanswer
 


   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,
 
   ... je deviens convaincu que cette dénomination de temps de guerre est surtout administrative. [...] J'imagine qu'en cette période bousculée, ils avaient mieux à faire qu'à jouer aux peintres, d'autant que les réquisitions se sont effectuées dans l'urgence, en particulier devant le péril sous-marin grandissant auquel personne n'était préparé côté allié.
 
   Je partage entièrement votre opinion. Et la photographie sous-marine de l'épave du Paris II la conforte !
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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  GOELAND I, ou possible GOELAND II, n° 2 - Dragueur auxiliaire.