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  BAYONNAISE - Plisson et Cie

 

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Auteur Sujet :

BAYONNAISE - Plisson et Cie

n°23315
Terraillon​ Marc
Posté le 30-12-2009 à 22:31:59  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Ce navire est pour le moment dans aucune tablette mais il apparait dans la composition de convois :
 
26 avril 1917 : appareillage à destination de Bizerte - convoi composé de Ville de Marseille, Gemini, Bayonnaise - escorte : Moqueuse, Gracieuse, Suze Marie et Saturne. Vitesse 7 noeuds.
 
02 septembre 1917 : appareillage de Salonique à destination de Bizerte en convoi (Mont Cervin, Bayonnaise) - escorte : Boudeuse, Moqueuse
 
25 septembre 1917 : appareillage de Bizerte vers Messine (escale) et Corfou en convoi (Arcturus, Sacaven et Bayonnaise) - escorte : Moqueuse et Malicieuse.

 
Référence : SHDMV MV SS Y 360 (Moqueuse)
 
A bientot


Message édité par Terraillon Marc le 04-12-2011 à 15:38:06

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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°23331
Gastolli
Posté le 31-12-2009 à 13:09:04  profilanswer
 

Bonjour,
 
this vessel should be the BAYONNAISE (2425 g.r.t.) which was sunk by UC 53 on 07.06.1918, again on an voyage Bizerte - Messine - Corfou.
 
At that time she and tanker CANADIAN were under escort of FRIPONNE and chalutier MARGUERITE II
 
Cdlt.
Oliver
 
PS: the relevant page in FRIPONNE's logbook (SS Y 240) is missing !!!


Message édité par Gastolli le 31-12-2009 à 13:10:05
n°23334
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 31-12-2009 à 15:44:53  profilanswer
 

Bonjour à tous
Voici La Bayonnaise dans le S & S de 1911 :
360.  LA BAYONNAISE        FR  1T
 2,425 Cie. des Chargeurs Français (Plisson & Cie.), Bayonne     287.9 x 42.7
    C Atel. & Chant. de France, Dunkerque  (4) #76
Torp. and sunk by UC 53, 7 June 1918, 21 miles SE of Capo Spartivento, Calabria, voy. Bizerta - .....
 
UC53 Commandant Oblt z.S. Adolf Ehrensberger, l'un des plus jeunes Commandants, il avait un peu plus de 26 ans quand il prit son premier commandement avec ce sous-marin
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 31-12-2009 à 18:21:29

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°23335
Memgam
Posté le 31-12-2009 à 15:56:00  profilanswer
 

Dans le dictionnaire de Roche, la Bayonnaise est un cargo charbonnier auxiliaire (1918-1918), 2425 t, 2525 tjb, 88 x13 m, mis à flot en 1911, réquisitionné.

n°23336
Memgam
Posté le 31-12-2009 à 16:28:29  profilanswer
 

La Bayonnaise est le dernier des six navires perdus par la Cie des Chargeurs Français (pavillon rouge avec Cie des CF en lettres blanches) connue aussi sous le nom de Plisson et Cie, du nom d'Ernest Plisson, le fondateur. Les navires perdus sont Olio (24/09/16), Capbreton (01/10/16), Baïgorry (25/04/17), Europe (24/09/17), Ciboure (13/12/17) et Bayonnaise. Baïgorry et Bayonnaise ne figurent pas dans la liste d'Ar Brav du Forum sur les pertes de navires marchands.

n°23359
Terraillon​ Marc
Posté le 02-01-2010 à 21:23:59  profilanswer
 

Merci Oliver, Yves et Memgam !!!


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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°32636
olivier 12
Posté le 07-11-2011 à 10:31:04  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un petit complément sur BAYONNAISE
 
Vapeur de 2425 tx JB et 1510 tx JN
Armateur : Compagnie des Chargeurs Français. Plisson et Cie. Bayonne
Affrété par la Marine Nationale
 
Liste d’équipage
 
http://img444.imageshack.us/img444/205/bayonnaiseequipage.jpg
 
La perte de BAYONNAISE. Rapport du capitaine
 
Quitté Bizerte le 3 Juin 1918 à destination de Corfou avec un chargement de 3000 tonnes de charbon. Le convoi est formé des vapeurs anglais VISIGOTH, CANADIAN, du vapeur italien AFFINITA et de BAYONNAISE, escorté par les chalutiers armés MARGUERITE II, ANEMONE, GLOIRE DE MARIE et par le torpilleur 355.
 
Le 5 Juin, arrivés à l’entrée nord du détroit de Messine, reçu l’ordre d’aller relâcher à Milazzo (côte nord de Sicile). Entré dans le port de Milazzo à 12h00.
 
Appareillé le 6 Juin de Milazzo pour Messine. Franchi le détroit sans incident et amarré à Messine à 08h45.
Appareillé à minuit avec CANADIAN (sur notre bâbord), les chalutiers HIVER et MARGUERITE II (sur l’arrière) et le torpilleur 355 sur l’avant. (Nota pour Oliver : il ne semble pas que FRIPONNE ait été le 2e escorteur si l'on en croit ce rapport)
 
http://img854.imageshack.us/img854/5394/bayonnaise.jpg
 
Le 7 Juin à 03h35, le second capitaine, de quart, et le matelot veilleur Laroque aperçoivent le sillage d’une torpille sur tribord à 400 ou 500 m. Le 2e capitaine donne l’ordre au timonier Lévèque de mettre la barre à droite toute. Quelques secondes plus tard, la torpille explose à 3 m sous la flottaison, aux deux tiers de la longueur du navire, à hauteur de la cale 3. Le navire est alors par 37°51 N et 16°31 E et fait route au N64E à 7 nds. Une colonne d’eau et de débris s’élève à 40m. Il y a une déchirure de 5 à 6 m de long au niveau de la cale 3  à tribord. Rapidement, le navire s’incline sur tribord et le pont arrière est sous l’eau. Donné plusieurs coups de sifflet bref pour déclencher l’alerte.
 
Le chef mécanicien et le chauffeur Arbiza ferment la porte étanche du tunnel. Mais l’eau fait irruption dans la machine car la cloison entre machine et cale 3 a cédé. Le chef mécanicien stoppe la machine en fermant la soupape d’arrêt.
L’appareil TSF est endommagé et tout est sans dessus dessous dans le poste radio. Il n’y a pas de blessés. Seul le 2e mécanicien Poizat a été légèrement contusionné.
 
Le navire s’enfonçant, je donne l’ordre d’évacuer avec les deux baleinières et le youyou. Je demande si tout le monde est embarqué et à 03h50, sur la réponse affirmative,  j’embarque le dernier dans la baleinière tribord et donne l’ordre de laisser aller l’embarcation. C’est alors que j’aperçois l’aide canonnier Prigent qui était resté sur le gaillard.  J’envoie le youyou  le long du bord et il parvient à rejoindre l’embarcation.
 
Le navire disparaît à 04h40. Nous sommes recueillis par le chalutier MARGUERITE II qui nous dépose à Corfou.
 
Très bonne tenue de l’équipage. L’évacuation s’est faite dans l’ordre et avec le plus grand sang froid.
 
Rapport de l’officier enquêteur
 
Reprend quasiment dans les mêmes termes le rapport du capitaine. Il signale que le sous-marin n’a jamais été aperçu.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était donc l’ UC 53 de l’OL Adolf EHRENSBERGER. En Septembre 1918 ce sous-marin coulera aussi le vapeur français CARAÏBES à l’entrée du détroit de Messine. Enfin, c’est une mine larguée par lui qui provoquera le naufrage du CHAOUIA en Janvier 1919, toujours à l’entrée du détroit de Messine.

Le capitaine Alphonse KERVEGAN

 
Ce Capitaine au Long Cours, originaire du Morbihan mais domicilié à Trentemoult, était un ancien capitaine de grand voilier cap-hornier.
 
En Novembre 1906, il commandait le trois-mâts barque MONTEBELLO, 2284 t, de l’armement nantais Guillon et Fleury. Allant de Melbourne à Adélaïde, il était arrivé de nuit au large du golfe Spencer et avait décidé d’attendre le jour pour s’approcher, en raison du mauvais temps.
Mais un violent coup de vent d’ouest avait fait dériver le voilier qui était venu talonner sur les récifs de la côte sud de Kangaroo Island, à peu près entre le cap Du Couëdic et le cap Bouguer. En très mauvaise position sur ces récifs battus par la houle et les déferlantes, l’équipage risquait de périr. Le bosco tenta de gagner la côte avec une ligne, mais n’y parvint pas. C’est finalement un jeune matelot qui parvint à tirer une touline jusqu’au rivage. Un va et vient fut installé et tous les hommes purent atteindre une plage avant que le navire ne soit totalement détruit.
 
L’endroit était désert et le capitaine Kervegan partit chercher du secours avec un autre homme à travers cette contrée peu hospitalière. Il découvrirent une cabane de chasseur, et plus tard rencontrèrent un cavalier qui put prévenir les autorités à Kingscote, dans le NW de l’île. Un navire récupéra finalement les naufragés dans les environs de la baie Vivonne.
 
BAYONNAISE était donc son second naufrage, heureusement terminé puisque tout l’équipage fut encore une fois sauvé.
 
Le capitaine Kervégan, qui fut président de la Société des roquios (navires traversant la Loire) est décédé à Nantes après la seconde guerre mondiale, en 1963.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 04-12-2011 à 15:56:16

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olivier
n°32674
Gastolli
Posté le 09-11-2011 à 22:40:25  profilanswer
 

Bonsoir Olivier,
 
thank you for correction (FRIPONNE not with that escort), it's always interesting that even original files (here the british ones) have some faults  :sarcastic:  
 
Oliver

n°32691
Rutilius
Posté le 10-11-2011 à 21:57:49  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   Torpilleur 355, Journal de bord – 17 avr. / 10 juill. 1918 –, Rapports et procès-verbaux divers : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 581, p. num. 157.      
 
 
                                                              « Rapport concernant le torpillage du vapeur " Bayonnaise "
 
 
   Le convoi formé par les vapeurs de charge Bayonnaise (français) et Canadian (anglais) parti de Messine pour Corfou, le 6 juin, à 18 h 30, a été attaqué par un sous-marin ennemi le 7 juin vers 3 h 30 (Tm. Gr.) par environ L. 37° 56’ N. ~ G. 16° 31. E.
   Les ordres reçus au départ de Messine sont les suivants :
   — Du Délégué des routes : jour et heure de mise en marche ; formation et vitesse du concoi ; numéros tactiques de chaque bâtiment ; routes à suivre jusqu’à Corfou ; renseignements sur les allos signalés ;
   — Par
[le] Chef d’escorte : Le 355 devait se tenir en éclaireur en avant du convoi, de jour, à 4 ou 5 milles, de nuit, à distance de visibilité. En cas d’alerte, la signaler : 1° - En ouvrant le feu ; 2° - En lançant deux fusées rouges, si l’alerte avait lieu par mon bâbord ; 3°- En lançant deux fusées blanches, si l’alerte avait lieu par mon tribord ; 4° - Une fusée rouge et une blanche, si l’alerte avait lieu droit devant, et prévenir ensuite, aussitôt que possible, l’Hiver par T.S.F. en employant les signaux du C.B. 585. Les routes à signaler magnétiques et l’heure à employer, celle de Greenwich.  
   Au moment de l’attaque, le convoi était formé en ligne de front ; la Bayonnaise à droite, Canadian à gauche ; l’Hiver à droite de la Bayonnaise, Marguetite-II à gauche
[du] Canadian ; la distance entre les bâtiments était de 500 mètres environ. Le 355 était placé en avant du convoi, en éclaireur, à une distance de 4 milles environ au moment de l’attaque.  
   Aucun signal n’a été aperçu du 355.
   Le 355 faisait bonne veille lorsque, vers 3 h 30, le chef de quart,
[le] second-maître de timonerie Guillo, et les hommes de veille Picol et Lavic, aperçurent simultanément la Bayonnaise entourée d’une fumée noirâtre. Le chef de quart s’étant immédiatement rendu compte que la Bayonnaise avait été torpillée, fit mettre le cap sur le bâtiment attaqué et pousser rondement la vitesse jusqu’à 200 tours (15 nds, 5) tout en rappelant aux postes de combat. Prévenu immédiatement par le timonier Picol, je pris poste sur la passerelle. En moins de deux minutes, tout le personnel était aux postes de combat, la torpille prête à lancer, le 75 prêt à faire feu, les 6 grenades réglées à 35 mètres prêtes à être mouillées. Le 355 s’approcha rapidement et évolua autour de la Bayonnaise en zigzagant, faisant ainsi varier la distance à elle de 500 à 1.000 mètres. Aucune trace de l’ennemi n’ayant été aperçue, et voyant le Canadian sans escorte à son bâbord, cessé les recherches de l’ennemi pour protéger la bâbord du Canadian, toujours en zigzaguant en grandes embardées et en marche rapide (15 nds).
   4 h 15 – Diminué de vitesse ; passé à portée de voix de l’Hiver, qui me charge de transmettre l’allo. Repris poste à bâbord du Canadian. Transmis le signal de l’allo ainsi rédigé
: « Allo 3756 – 1631 – e. – 037 – sgn. ».  
   4 h 30 – La Bayonnaise disparaît. Le 355 ne s’est pas occupé du sauvetage, la Marguerite-II ayant été chargée à l’avance par le chef d’escorte de cette besogne.
   Aucun indice de sous-marin n’a été aperçu du 355, ni avant, ni après le torpillage. L’état du temps rendait d’ailleurs difficile la vue d’un périscope : mer peu houleuse du S.-W. mais clapoteuse ; petite brise de N.-E ; horizon bouché ; petite pluie fine de peu de durée.
   Au moment de l’attaque, la Bayonnaise nous a paru avoir lancé à droite et le Canadian à gauche, faisant un tour complet pour passer au Sud de la Bayonnaise ; c’est à ce dernier moment que le 355 a quitté la recherche de l’ennemi pour protéger le Canadian.
   Vers 7 h 30, la Marguerite-II rallie le convoi. L’Hiver signale au 355 que tout le monde est sauvé.  
   8 h 20 – L’Hiver signale par pavillon O. de reprendre la formation du convoi. Augmenté de vitesse pour reprendre poste en avant du convoi.
   8 h 30 – Aperçu un convoi venant à contre-bord, escorté par
[le] contre-torpilleur italien N.V. Signalé à ce dernier la position du sous-marin ennemi.
   Continué la route en zigzaguant.
   Le 8 juin, à 6 h 30, rencontré le torpilleur arraisonneur au N.-W. de Paxo. Pris la ligne derrière le convoi.
   7 h 50 – Lâché le convoi. Pris les ordres de l’enseigne de vaisseau commandant le 363. Évolué en rade de Corfou. Rentré au mouillage de Corfou vers 12 h 30.
   J’ajoute que le 355 a pris 9 tonnes de charbon à bord de la Bayonnaise, par ordre du chef d’escorte, le 5 juin dans le port de Milazzo, lors de la relâche du convoi dans ce port, pendant la traversée de Bizerte à Messine.
 
   Bord, Corfou, le 10 juin 1918.
 
   Le premier-maître, commandant le 355,

 
   Signé : Baillet . »  
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 10-11-2011 à 22:15:08
n°32693
Rutilius
Posté le 10-11-2011 à 23:32:59  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Nantes –, n° 14.920, Mercredi 15 septembre 1937, p. 5, en rubrique « Nantes ».
 
 
                                                                                     « UNE CROIX BIEN PLACÉE
 
                    La Légion d'honneur à un capitaine au long-cours qui commanda pendant de nombreuses années des voiliers nantais
 
   Dimanche prochain, Pont-Rousseau et Trentemoult seront en fête à l’occasion de la remise solennelle de la croix de la Légion d’honneur à M. Kervégan, directeur du service municipal des vedettes de Rezé à Nantes.  
   Ce n’est pas à ce titre que M. Kervégan recevra une distinction méritée, mais en récompense de ses longs et loyaux services dans notre marine marchande et de sa glorieuse conduite pendant la grande guerre.  
   Comme tout vieux loup de mer qui se respecte, M. Kervégan est un homme discret et l’interviewer n’est pas chose facile. Hier, nous avons cependant eu la bonne fortune de le rencontrer à Trentemoult et comme c’est un fidèle lecteur de l'
Ouest-Éclair, il a consenti à nous faire quelques déclarations.
   Nantais d’adoption et de cœur, c’est un Lorientais d’origine.
« Je suis un enfant de la mer », nous a-t-il déclaré. Cette mer, qui fut, peut-on dire, toute sa vie, il l’a bien servie. Né en août 1878, il fut comme les siens marin dès son jeune âge. A 20 ans. il passait l’examen d’officier de la Marine Marchande.  
   En 1904, il subissait avec succès, à l’école d'hydrographie de Nantes, l’examen de capitaine au long cours. A cette époque, la marine à voiles n’était pas à ses derniers jours, mais au contraire, en pleine prospérité. Son premier voyage comme officier de quart, M. Kervégan le fit sur le splendide trois-mâts Amiral-de-Cornulier, un voilier nantais que commandait le capitaine au long cours Rio, devenu depuis député et ministre de la Marine Marchande.  
   En 1905, M. Kervégan se mariait à Rezé avec une demoiselle Agaisse, fille d’un vieux capitaine au long cours retiré à Trentemoult. Il eut un fils qui, suivant la tradition, devint un marin de l'État, et qui occupe aujourd'hui à Lorient un haut poste dans l’administration maritime.
   En 1907, notre nouveau légionnaire prenait le commandement du Monte-Bello, un voilier appartenant à MM. Guillon et Fleury, des armateurs nantais.  
   Ce n’est qu’en 1911 qu'il commanda son premier bateau à vapeur pour le compte de la
Compagnie des Chargeurs Français.  
   Le 2 août 1914. M. Kervégan se trouvait en Angleterre, capitaine du cargo la Bayonnaise. Il fut mobilisé sur place et son navire réquisitionné.  
   Pendant toute la guerre, il fut chargé avec son navire de ravitailler notre armée navale. En juin 1918, la Bayonnaise fut torpillée entre Messine et Cordoue. Ce fut le premier incident de guerre de M. Kervégan, qui sauva son équipage en entier et reçut un témoignage de satisfaction tout en étant maintenu lieutenant de vaisseau. Peu de temps avant l’armistice, M. Kervégan connut un second torpillage. Après les hostilités, il navigua pendant dix années, puis, en 1928. il prit sa retraite et se retira à Trentemoult où il habite dans une charmante maison, sur le quai, face au port de Nantes.  
   En décembre 1930, les
Messageries de l’Ouest cessèrent le service des " roquios " de Trentemoult. C’est alors que le député Tiéfaine, alors premier adjoint au maire de Rezé, lui demanda d’organiser et de diriger un service municipal de vedettes qu’il se chargea de rendre prospère.
   Tels sont les états de service de ce vieux marin qui, dimanche, recevra une récompense bien méritée et en l'honneur duquel le comité des fêtes de Trentemoult organisera en Loire des régates, à voiles bien entendu, au cours de l’après-midi. —  P. B.
»
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°33081
Bpierre
Posté le 04-12-2011 à 14:37:22  profilanswer
 

Bonjour,
Je suis l'arrière petit fils du capitaine Kervegan et suis très intéresse par ses naufrages.
Pouvez vous me dire quel était le nom du troisième navire avec lequel il a fait naufrage, svp ?
Je vous remercie

n°33086
markab
Posté le 04-12-2011 à 15:39:46  profilanswer
 

Bonjour BPierre,
 
Pour le moment, je n'ai que des informations sur les 2 premiers naufrages
 
A bientot


---------------
Cordialement / Best regards
Marc.
 
A la recherche des navires et des marins disparus durant la Grande Guerre.
n°33087
markab
Posté le 04-12-2011 à 15:48:14  profilanswer
 

Bonjour
 
Vous devriez lire ce blog :
 
http://tresors-cap-horniers.blogspot.com/
 
Vous trouverez peut être un contact pour vos recherches :
 
"Embarquez" :
 
Le vendredi 16 septembre 2011 à 20h00 à la maison des îles de Trentemoult pour un "voyage" d'un an sur les traces des capitaines cap-horniers trentemousin... A l'occasion de cette soirée de lancement, une présentation de l'évènement précèdera une conférence animée par Serge Plat et Frédéric Grellier sur les navigations du capitaine cap-horniers trentemousin Alphonse Kervegan...

 
Et si vous allez sur ce site, vous trouverez une photographie  
 
http://www.ouest-france.fr/actu/ac [...] Locale.Htm
 
A bientot  :hello:


Message édité par markab le 04-12-2011 à 15:50:31

---------------
Cordialement / Best regards
Marc.
 
A la recherche des navires et des marins disparus durant la Grande Guerre.
n°33090
Memgam
Posté le 04-12-2011 à 16:29:34  profilanswer
 

Le capitaine Alphonse Kervégan a fait naufrage sur deux voiliers qu'il commandait :
Trois mâts Montebello, sur l'île Kangaroo en Australie en 1906.
Trois mâts Croisset, en mer d'Irlande en 1908.
 
Dans les deux cas, on trouve des informations dans les sources habituelles sur les grands voiliers :
 
Louis Lacroix, Les derniers grands voiliers, Peyronnet 1937, pages 445-446, (naufrage du Montebello) ; dernière réédition par Ouest France en 1997.  
Louis Lacroix, Les derniers cap horniers, S. Pacteau, 1940 page 267-272, (naufrage du Croisset) ; dernière réédition par Ouest France en 1997.
Henri Picard, La fin des cap horniers, Edita Vilo, 1976, naufrage du Montebello et du Croisset, bio d'Alphonse Kervégan.
Un récit plus détaillé de la perte de Montebello dans :
Georges Aubin, Nous les cap horniers, Flammarion, 1957, pages 95 à 120. Georges Aubin a été un CLC ami de Kervégan.
Une photo des naufragés de Montebello dans :  
Patrick Ahern, Full sail beyond the three capes, Ahern, 2008, page 68.  
et d'autres (8) sur le site  voiliers nantais.free.fr
Voir aussi Frederic Grellier.


Message édité par Memgam le 04-12-2011 à 16:34:50
n°33108
platuche
Posté le 04-12-2011 à 18:40:38  profilanswer
 

Bonjour olivier 12  
Bravo pour ce rapport , j'écris avec la famille Kervégan la biographie marine du capitaine pour une association historique, aussi pouvez vous me donner vos sources car sur les manuscrits du capitaine il dit être le chef du convoi, et être de ce fait en conflit avec les bateaux anglais qui n'auraient pas réagit selon les ordres.
Avez vous des infos sur un autre navire commandé par a. Kervégan le SS. Anglet de la Cie Plisson.
 
Merci

n°33115
markab
Posté le 04-12-2011 à 21:06:23  profilanswer
 

platuche a écrit :

Bonjour olivier 12  
Bravo pour ce rapport , j'écris avec la famille Kervégan la biographie marine du capitaine pour une association historique, aussi pouvez vous me donner vos sources car sur les manuscrits du capitaine il dit être le chef du convoi, et être de ce fait en conflit avec les bateaux anglais qui n'auraient pas réagit selon les ordres.
Avez vous des infos sur un autre navire commandé par a. Kervégan le SS. Anglet de la Cie Plisson.
 
Merci


 
Bonjour
 
Vous trouverez les premiers éléments d'information sur le navire ANGLET à cette adresse
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 3461_1.htm
 
Nous attendons avec interet votre biographie  
 
A bientot  :hello:


Message édité par markab le 04-12-2011 à 21:07:39

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Cordialement / Best regards
Marc.
 
A la recherche des navires et des marins disparus durant la Grande Guerre.
n°33347
olivier 12
Posté le 19-12-2011 à 15:38:58  profilanswer
 

Bonjour Platuche,
 
Le rapport du capitaine Kervégan sur le torpillage de BAYONNAISE est extrait des archives de la Marine à Vincennes (SSG 81  Microfilm 1Mi581  Dossier 9072).
BAYONNAISE était effectivement en tête de convoi, mais le chef du convoi devait être l'un des navire de guerre, sans doute le torpilleur 355.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 19-12-2011 à 15:39:39

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olivier

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