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Auteur Sujet :

BERTHE

n°1783
JPC
Posté le 06-12-2007 à 09:35:29  profilanswer
 

Je voudrais en savoir plus sur la disparition de ce cargo
Berthe, c’est un navire de commerce qui aurait été torpillé le 6 mars 1916 du côté de Gibraltar. François Le Gall né à  Plougastel en 1884, matelot de 2e classe, fusilier-marin breveté, embarqué comme passager sur ce navire y a perdu la vie.
Répertoire des navires de commerce français disparus pendant la WW1 : Vapeur cargo Berthe 2 468tx, mars 1916 (sans plus)    Merci JPC


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Jean Pierre Clochon
n°1848
Terraillon​ Marc
Posté le 09-12-2007 à 11:45:45  profilanswer
 

Bonjour
 
Un lien mais guere d'information supplémentaire
 
http://naviresdeguerre.free.fr/pertefranceb.html
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°1849
Ar Brav
Posté le 09-12-2007 à 13:00:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Jean Pierre,
 
Je n'ai trouvé trace du Berthe dans la liste des navires coulés par U Boot, ni dans le "Dictionary of disasters at sea", ni dans le répertoire des navires de la flotte, ni dans la "Ship list".
Par contre, chez Miramar :
 
BERTHE (1913 – 1916)
 
Chantier :
 
Chantiers de la Loire, Nantes (ou Saint Nazaire ?).
Construction : 1913
En service : 03.1913
Retiré : 05.03.1916
Caractéristiques : 2 468 t ; 87 x 13 m ; 1 machine.
 
Observations :
 
Cargo de la Compagnie Auxiliaire de Navigation Capel, Nantes.
05.03.1916 : à destination de Bizerte, disparu après avoir passé Gibraltar.
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1850
Terraillon​ Marc
Posté le 09-12-2007 à 13:48:04  profilanswer
 

Bonjour
 
Voici un autre lien concernant la compagnie auxiliaire de navigation
 
http://www.archivesnationales.cult [...] 159aq.html
 
http://www.servicehistorique.sga.d [...] /9s-br.pdf
 
pour le dernier document (archives Brest) la réference des archives sur la compagnie est 9S71
 
A bientot


Message édité par Terraillon Marc le 09-12-2007 à 13:52:20

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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°1852
Terraillon​ Marc
Posté le 09-12-2007 à 14:05:23  profilanswer
 

Bonjour
 
Et voici un article sur les débuts difficiles de la série de navire type Marie Louise (dont est issue la BERTHE)
 
http://uim.marine.free.fr/archives [...] louise.htm
 
Et voici une photo du navire (il faut changer le nom sur la coque ...)
 
http://perso.orange.fr/MT06/marie-louise_kiel.jpg
 
A bientot  :sol:


Message édité par Terraillon Marc le 09-12-2007 à 14:09:35

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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°1856
JPC
Posté le 09-12-2007 à 15:29:36  profilanswer
 

Bjr et merci pour cette avancée dans le dossier. Donc le Berthe était chez Auxinavi.  A bientôt.. JP C


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Jean Pierre Clochon
n°1864
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 09-12-2007 à 23:54:18  profilanswer
 

Bonsoir JPC et tous
BERTHE          FR  1T  
 2,468 Cie. Auxiliaire de Navigation (A. Capel & Cie.), Nantes     287.10 x 42.9
     C Atel. & Chant. de la Loire, Nantes (3)      
Missing since passing Gibraltar, 5 Mar 1916, voy. Brest (29 Feb 1916) – Philippeville & Bizerte, general cargo.
(Lloyds War Losses 1st WW)
 
Bien que porté manquant dans le registre des pertes de guerre par le Lloyds, cela ne permet pas d'affirmer qu'il ait été victime d'un fait de guerre. Au plan météo, la journée du 6 présente une dépression 1000 Hpa centrée sur les Baléares qui vu la situation générale n'est pas de nature à provoquer une forte tempête.
On peut poursuivre l'enquête en recherchant quels étaient les éventuels U-Boot sur la route Gibraltar-Philippeville le 5 et le 6 mais à priori je n'en vois pas.
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°1866
JPC
Posté le 10-12-2007 à 08:41:31  profilanswer
 

Bonjour, merci et bien noté cette éventualité de fortune de mer.
                                       JPC


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Jean Pierre Clochon
n°2485
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 18-01-2008 à 09:06:05  profilanswer
 

Bonjour à tous
Je reviens sur cette affaire après avoir vérifié les positions des U-Boot à la mer vers le 6 mars.
Le 5 et les jours suivants, il n’y avait aucun sous-marin dans le secteur. Seuls  l’U 33 et l’UC 14 étaient à la mer, le premier en route de Cattaro vers Constantinople, le second au large de Corfou. Par ailleurs il n’y a pas eu non plus de mines mouillées sur la route de la Berthe. Force est donc de conclure à une fortune de mer.
Au plan météo, la journée du 6 présente une petite dépression de 1000 Hpa centrée sur les Baléares qui vu la situation générale, n'est pas de nature à provoquer une forte tempête.  
 
http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/wetter19160306.jpg
Le mystère de sa dispariton reste entier et risque fort de le rester.
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 18-01-2008 à 09:07:32

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°2495
olivier 12
Posté le 18-01-2008 à 15:38:59  profilanswer
 

Bonjour Marc, bonjour à tous,
 
Une petite anecdote concernant le cliché du Marie-Louise.
Il a été pris dans le canal de Kiel, sous le pont de chemin de fer qui le traverse en son milieu.
Il existe une tradition à laquelle les pilotes tiennent beaucoup lorsqu'on passe sous ce pont : si au même instant un train franchit le canal, le commandant doit offrir le champagne au pilote. Je le sais, car cela m'est arrivé ! (Si c'est sur un paquebot, heureusement qu'il ne faut pas l'offrir à tous les passagers... :lol:)
 
Cdlt
Olivier


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olivier
n°2497
JPC
Posté le 18-01-2008 à 15:55:58  profilanswer
 

Bjr Olivier, sympathique coutume que celle du pont de Kiel. Je vois que comme Herman Melville (Moby Dick), "tu as navigué par les océans et les bibliothèques"..   Pour Yves, un jour peut-être un indice viendra qui permettra de dévoiler le mystère du Berthe. En attendant, merci à tous pour vos recherches méticuleuses....  JPC


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Jean Pierre Clochon
n°2498
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 18-01-2008 à 16:52:15  profilanswer
 

Je ne vois pas bien ce qu'on pourrait trouver désormais. Si un indice était venu peu après confirmer une hypothèse, on le saurait aujourd'hui. La Berthe est donc à ajouter au nombre de ceux qui se sont évanouis dans la mer sans laisser de traces. De nos jours c'est rarissime mais cela arrive encore par contre il y a un siècle et plus, c'était hélas assez fréquent.
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°2500
olivier 12
Posté le 18-01-2008 à 19:06:19  profilanswer
 

Bien que rares, les disparitions mystérieuses surviennent encore parfois. Ainsi, le cargo BILMA (Cie Mme des Chargeurs Réunis) sur lequel j'étais en1966 fut vendu aux Grecs en 1968 et rebaptisé SEAGULL. Il disparut sans laisser de traces le 17 Février 1974. Sa dernière position connue le mettait dans le canal de Sicile, au nord de l'île Pantelleria.
Pourtant, la guerre était terminée depuis 29 ans (et je suppose que tous les commandants de sous-marins étaient au courant).
Bref, il y a une analogie avec le Berthe!
Olivier


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olivier
n°2516
JPC
Posté le 19-01-2008 à 21:29:07  profilanswer
 

Oui un jour peut-être, un poisson-sonar-caméra de la 15e génération tombera-t-il sur nos épaves oubliées... rêvons nos rêves.... JPC


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Jean Pierre Clochon
n°2518
kgvm
Posté le 19-01-2008 à 22:30:05  profilanswer
 

A small clarification: the picture doesn't show the railway bridge at Rendsburg in the middle of the canal, but the Levensauer Hochbrücke (high bridge of Levensau), which is situated at the Kiel-end of the canal. The Levensauer Hochbrücke was built as a combinated railway/road-bridge.
Another picture of the Levensauer Hochbrücke:
http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] 900%29.jpg
and of the railway bridge at Rendsburg:
http://www.bernd-nebel.de/bruecken [...] ger_b2.JPG
Regards
Klaus Günther

n°2523
olivier 12
Posté le 20-01-2008 à 09:17:35  profilanswer
 

Good morning Klaus,
 
And thanks for the clarification.
I effectively made confusion between the railway bridge of Rendsburg and the combinated road-railway bridge of Levensauer Hochbrücke which is at the end of the canal near Holtenau.
The anecdote about pilot and champagne is concerning Rendsburg bridge.
Here is a picture of my ship passing the Italian cruise vessel Costa Allegra in Kiel canal. I think the bridge is a third one, not far from Elbe river near Brunsbuttel hafen (but not sure).
Best regards
Olivier
 
http://img442.imageshack.us/img442/6099/costaallegrakielpd4.jpg


Message édité par olivier 12 le 20-01-2008 à 11:00:49

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olivier
n°2525
kgvm
Posté le 20-01-2008 à 11:38:46  profilanswer
 

Yes, that's the third railway bridge, the bridge of Hochdonn near the western (Brunsbüttel) end of the canal. Another picture with a train on the bridge:
http://www.nordsee25.de/bilder/tazman/Hochdonn01.JPG


Message édité par kgvm le 20-01-2008 à 11:39:24
n°2717
olivier 12
Posté le 02-02-2008 à 11:56:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Un petit complément à l'article sur le difficile début des cargos type Marie-Louise/Berthe...etc mis sur le site par Marc.
A l'époque, cette affaire déclencha passion et polémiques. A la suite des naufrages rapprochés de trois de ces navires une commission d'enquête fut constituée et les navires temporairement interdits de navigation.  
Sans entrer dans les détails techniques, disons que le 1er Juin 1922 la commission rendit ses conclusions :
"Ces navires sont bien construits et stables, mais parfois difficiles à manoeuvrer. Pour armer ces charbonniers, il faut envisager le recrutement d'équipages d'élite" Sic.
 Bref, tout rentrait dans l'ordre et les naufrages n'étaient dûs qu'à l'incompétence des marins.
Mais le 30 Août 1923, le "Député Emile Driant" coule par gros temps, après avoir pris une gite catastrophique dans les parages du banc du Vergoyer (Pas de Calais) Il y a 19 victimes.
Nouvelle tempête médiatique et le secrétaire d'état à la marine marchande embarque alors trois jours sur l'un de ces charbonniers, de Cardiff à Dunkerque. Ses impressions de voyage sont claires. Ces navires sont bons et en prenant des précautions ils ne couleront plus.
Une nouvelle commission d'enquête est constituée. Elle va charger au maximum les équipages, leur reprochant en particulier d'avoir l'habitude d'appareiller sans fermer correctement les cales et sans installer les prélarts de protection !  
Il faut reconnaitre que cette accusation ne tient pas la route, les naufrages précédents ayant nettement incité les équipages à fermer les cales plutôt deux fois qu'une.
 
Aujourd'hui, les passions se sont éteintes; la raison d'état aussi (ces navires étaient construits par les arsenaux de Lorient, Cherbourg et Rochefort à des prix d'ailleurs prohibitifs) Le Berthe,construit par les chantiers de la Loire semble-t-il, était sur les mêmes plans.
C'étaient manifestement des navires ratés, roulant beaucoup et avec trop de poids dans les hauts en raison d'un système de ballasts mal étudié. Cela entraina probablement aussi des erreurs de la part des équipages. Mais des modifications ayant été apportées aux navires, on ne déplorera plus d'accidents et certains navigueront même pendant cinquante ans.
 
Mais peut-être faut-il chercher de ce côté la raison de la mystérieuse disparition du Berthe.
 
Voici un plan de ces navires sur lequel on remarque, placés au dessus des cales -hachurées- ces fameux ballasts.( Bonjour les carènes liquides!)
 
http://img138.imageshack.us/img138/3056/typemarielouisegk0.jpg
 
Cordialement
Olivier


Message édité par olivier 12 le 02-02-2008 à 12:10:34

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olivier
n°2718
Terraillon​ Marc
Posté le 02-02-2008 à 12:13:41  profilanswer
 

Bonjour Olivier, bonjour à tous,
 
Merci pour ces informations complémentaires !
 
Il serait interessant d'avoir le détail des modifications apportées aux navires suivants (notamment sur les ballasts) et le nom du secretaire d'Etat à la Marine Marchande expert en construction navale ....
 
A bientot


Message édité par Terraillon Marc le 02-02-2008 à 12:14:20

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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°2719
olivier 12
Posté le 02-02-2008 à 12:29:33  profilanswer
 

Le secrétaire d'état à la Marine Marchande qui en trois jours devint spécialiste de la construction navale et des calculs de stabilité était Monsieur Rio.
 
Je ne connais pas le détail des modifications apportées aux ballasts. Mais la commission d'enquête donna quand même la consigne de ne pas se servir de ces ballasts autrement qu'au port...
 
Les conditions des naufrages étaient toujours identiques : violent roulis, ripage de la cargaison, le navire donne de la bande et chavire très rapidement. Surtout, en plus des navires naufragés (64 victimes en tout  ce qui est énorme), trois autres se retrouvèrent à la même époque dans une situation dramatique, avec très forte gite et manquant de peu de couler.
 
De toute évidence il y avait un problème de stabilité et certainement de carène liquide dans les ballasts hauts.


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olivier
n°2720
Terraillon​ Marc
Posté le 02-02-2008 à 12:36:38  profilanswer
 

Bonjour Olivier,
 
Le diagnostic semble évident.  
 
Merci pour ces informations qui vont permettre de compléter la fiche du navire et son histoire   :jap:  
 
A bientot


Message édité par Terraillon Marc le 02-02-2008 à 12:37:15

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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°2721
olivier 12
Posté le 02-02-2008 à 12:47:37  profilanswer
 

Je dois quand même être juste en ce qui concerne le Secrétaire d'état Rio. S'il n'était pas expert en construction navale, il devait quand même l'être en calcul de stabilité car il était capitaine au long cours. Louis Lacroix parle de lui lorsqu'en 1901 il commandait le voilier nantais cap-hornier "Amiral Le Cornulier". Originaire de Carnac, élu député du Morbihan, il devint secrétaire d'état en 1922. Plus tard il fut sénateur.  
Il avait déjà eu à traiter, comme rapporteur, l'affaire du naufrage de l'"Afrique" et dans ce cas avait plutôt défendu l'équipage et l'armateur (les Chargeurs Réunis).
Dans toute cette malheureuse affaire des Marie Louise, il était peut-être le seul connaisseur parmi tous les politiques, mais je crois que c'est surtout la raison d'état et l'honneur des arsenaux qui sont entrés en jeu.


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olivier
n°2722
Terraillon​ Marc
Posté le 02-02-2008 à 12:51:31  profilanswer
 

Bonjour
 
C'est noté !
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°2724
JPC
Posté le 02-02-2008 à 13:38:48  profilanswer
 

Bjr ts. j'aime bien votre persévérance et votre tenacité, un dossier n'est jamais clos tant qu'il ne se termine pas par une conclusion claire et irrréfutable. Le cas du cargo Berthe en est un exemple typique. Je sens que dans les semaines, je sais que dans les mois à venir vous allez nous faire découvrir de nouveaux détails passionnants, de nouvelles pistes à explorer. Merci de nous faire profiter de votre travail "de bénédictins". Amitiés JPC.


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Jean Pierre Clochon
n°20491
dbu55
Posté le 12-09-2009 à 14:37:00  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre marin de la BERTHE :
 
JAMME Léon né le 11/04/1896 à Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales), Matelot de 1ère Classe Electricien T.S.F. - Décédé le 06/03/1916 (19 Ans) - Disparu en mer à bord de la BERTHE
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°22559
olivier 12
Posté le 05-12-2009 à 16:01:43  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici les documents que l’on trouve aux archives de Vincennes concernant le BERTHE
 
Mars 1916  
Intendance militaire au Président de la Compagnie Auxiliaire de Navigation
 
« J’ai le regret de vous faire savoir que le vapeur BERTHE, affrété par mon département, parti de Brest le 29 Février pour Philippeville, n’est pas arrivé à destination. Les recherches effectuées pour trouver quelques indications sur ce steamer sont demeurées infructueuses. »
 
Avril 1916
De l’Etat-Major Général
 
« La 2e section de l’Etat-Major Général n’a pas reçu de renseignement sur BERTHE, en dehors de celui obtenu de Gibraltar où ce charbonnier est passé le 5 Mars 1916. Ce navire doit être considéré comme perdu corps et biens ».
 
Fin Avril 1916
2e section à l’Intendance Militaire
 
« Aux environs de la date à laquelle le vapeur BERTHE a franchi le détroit de Gibraltar, c’est à dire le 5 Mars dernier, aucun fait de torpillage n’a été signalé dans les parages que devait traverser le bâtiment.
Il n’a pas davantage été découvert de mines et aucune perte de bâtiment ne s’y est produite. »
 
Début 1919
Compagnie Auxiliaire de Navigation aux services des Equipages de la Flotte
 
« Nous avons l’honneur de vous demander pour le tableau d’Honneur de notre compagnie l’autorisation de relever les témoignages de satisfaction, Croix de Guerre …etc attribués à des navires et équipages de notre compagnie.
Plusieurs citations ne nous ont pas été communiquées et ne sont arrivées à notre connaissance que par l’intermédiaire des bénéficiaires.
Nous nous permettons en outre d’attirer votre bienveillante attention sur l’équipage du vapeur BERTHE. Ce navire affrété par la Marine comme ravitailleur d’escadre depuis Avril 1914, s’est perdu corps et biens, par beau temps, le 6 Mars 1916, sans aucun doute par suite d’un fait de guerre. Il a du reste été porté sur la liste des torpillages ennemis.  
Nous n’hésitons pas à venir solliciter pour les familles des disparus un témoignage de votre part qui leur prouvera que la France n’est pas oublieuse de ceux qui faisaient tout leur devoir et sont morts pour elle obscurément et sans gloire. »
 
2 Juin 1919
Compagnie Auxiliaire de Navigation à Etat-Major Général et au Ministre
 
« Nous vous remercions des indications que vous nous donnez au sujet des récompenses obtenues au cours de la guerre par les bâtiments de notre flotte et leurs équipages.
Nous vous serions très obligés de vouloir nous dire quelles sont les récompenses attribuées au vapeur BERTHE perdu corps et biens par fait de guerre le 6 Mars 1916. »
 
Septembre 1919
Compagnie Auxiliaire de Navigation à Etat-Major Général
 
« Nous prenons note qu’aucune récompense particulière n’a été attribuée aux membres de l’équipage du vapeur BERTHE et que les familles des disparus recevront un diplôme conformément aux dispositions de la circulaire du 17 Octobre 1917. Voici la liste d’équipage du BERTHE avec les adresses des familles ».
 
http://img29.imageshack.us/img29/4062/bertheequipage.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 05-12-2009 à 16:02:47

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olivier
n°22561
Memgam
Posté le 05-12-2009 à 17:23:06  profilanswer
 

Un complément sur Alphonse RIO, né à Carnac le 28 août 1873 et décédé le 13 septembre 1949 à Paris. Il était issu d'une famille de marins, son père était CLC. Il a été mousse à 15 ans, puis novice, matelot et enfin officier. Il a été second du capitaine Lemerle dit le merle noir, avec lequel il s'est battu,  au premier voyage du Belem en 1896. Il a été capitaine au long cours en 1897 et a eu son premier commandement à 24 ans. Après 10 ans de commandement de grands voiliers, parfois en embarquant sa femme, il devient en 1909 inspecteur de la navigation à Saint-Nazaire. En 1914, il commande le Courageux en Méditerranée, en 1916 il organise le port de Salonique, puis il devient chef du pilotage de Saint-Nazaire. En 1917 il fait partie de la mission Tardieu aux Etats-Unis. Sa carrière politique, après avoir été conseiller municipal puis maire de Quiberon, commence en 1919 comme député jusqu'en 1924 où il devient sénateur jusqu'en 1941. Il est sous-secrétaire d'Etat  à la Marine marchande de 1921 à 1924 puis en 1930 et ministre de la Marine marchande en 1939-1940. Lors de l'affaire de la perte du paquebot Afrique, il intervient vigoureusement et précisement  en faveur de l'équipage et du constructeur. Le 19 mars 1920, il obtient un vote de 500 voix contre 0. Il sera à l'origine de la mise en oeuvre, en 1923, avec Henri Cangardel de la première organisation de remorqueurs en station d'assistance avec une subvention (faible) de l'Etat : Le Puissant, remplacé par l'Iroise à Brest, l'Orage à Saint-Nazaire, Le Vent à Royan,(dès 1921) remplacé par le Cyclone, et l'Obstiné à Marseille.
Sources :  
Commandant Roger Lafon, A l'appel des SOS, Journal de la Marine Marchande, 1927.
Louis Lacroix, Les derniers voiliers antillais et les voyages de forçats à la Guyane, S. Pacteau, 1945.
Charles Offrey, Henri Cangardel, armateur, les éditions de l'Atlantique, 1973.
Louis Olivier Gosse, Belem, Editions Terre et mer, 1984.
Roland Mornet, La tragédie du paquebot Afrique, Geste éditions 2006.
site du Sénat.
 
 
 
 
 

n°22564
olivier 12
Posté le 05-12-2009 à 18:25:32  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Memgam,
 
et merci pour ces renseignements supplémentaires sur Alphonse Rio. Quelques anecdotes sur lui figurent à la fiche AMIRAL DE CORNULIER.
 
Il me semble (mais je n'en suis pas sûr à 100%) que l'affaire de la bagarre avec son capitaine eut lieu sur le CLAIRE MENIER, trois-mâts qui transportait 200 mules jusqu'à Belem. Le récit du commandant Henri Briend n'est pas très clair à ce sujet. Gosse placerait l'incident sur le BELEM...
 
Le capitaine Lemerle, surnommé "le merle noir" ou "l'oiseau noir" était bien connu dans le milieu maritime de Nantes à la fin du 19e siècle pour les mauvais traitements qu'il infligeait à ses équipages.
A chacun de ses voyages, il changeait tout son personnel, du haut en bas de la hiérarchie, encore heureux quand il pouvait ramasser les trimardeurs qui hantaient les quais de Montevideo, Belem ou Saint Pierre, "toujours assez bons pour ramener le bateau en France", disait-il.
 
Au cours de ce fameux voyage sur Belem, il avait embarqué son fils de 18 ans comme pilotin. Un jour où le gamin chantait en accomplissant sa besogne, il l'apostropha violemment :
-"Vas-tu bientôt fermer ta sale gueule?"
-"C'est vous qui l'avez faite identique à la votre" répondit le fils.
Descendant quatre à quatre l'échelle de la cale, le capitaine décocha à son fils un furieux coup de pied qui le blessa à la tête. Ce dernier s'empara alors d'une pince et, le visage en sang, courut sur son père qui remonta en hâte sur le pont.
A Belem, le garçon quitta le navire et se réfugia sur un autre bâtiment.
 
Bref, c'était un navire sur lequel l'ambiance n'était pas terrible. :)  
 
Ajoutons que l'altercation avec le second Rio eut pour cause le refus de ce dernier de rédiger un faux journal de bord.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 05-12-2009 à 18:38:48

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olivier
n°22565
Memgam
Posté le 05-12-2009 à 22:51:08  profilanswer
 

A l'attention d'olivier 12
Alphonse Rio a été second capitaine sur le Claire Menier avant de l'être sous les ordres du capitaine Lemerle à bord du Belem. C'est bien à bord du Belem pour son premier voyage, et le dernier du capitaine Lemerle,  que le capitaine Henri Briend place l'affaire de l'altercation entre Lemerle et son fils, lors du transport des 200 mules qui finiront d'ailleurs carbonisées. C'est bien aussi le refus de modifier le journal de bord, sur l'incendie, qui entraîne le combat entre Lemerle et Rio. Cette relation de Briend est dans la troisième partie du livre de Yves Le Scal (pseudonyme) La grande épopée des cap-horniers, éditions André Bonne, 1964, ouvrage qui a été traduit en anglais et publié en 1966 en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. C'est aussi cette version que l'on retrouve dans Daniel Hillion, Le Belem, cent ans d'aventures, les éditions de l'épargne, 1996, citant Briend.Pour rester dans la famille des CLC cap-horniers,notons que Joseph Chauvelon, capitaine de Claire Menier en 1900, notera très favorablement son lieutenant : "D'une conduite exemplaire, très courageux, très dévoué. Bon marin, il pourrait faire un bon second. Je le recommande avec confiance." Ce lieutenant, c'est Louis-Marie Malbert qui sera de 1924 à 1931, capitaine du remorqueur d'assistance Iroise, basé à Brest. Quant à Chauvelon, il sera 14 ans capitaine du Belem, jusqu'à sa vente en Angleterre. Sous le nom de Fantome II, il fera escale à Brest en 1933.
cordialement.

n°22570
Memgam
Posté le 06-12-2009 à 07:50:00  profilanswer
 

Un autre article, précis et circonstancié : Jean Ménager, La tragédie des "Marie-Louise" Marines, n° 7 mai-juin 1990, pages 7 à 10. Avec des photos, des plans, la liste des navires et leur longévité.

n°22576
olivier 12
Posté le 06-12-2009 à 09:50:56  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
et merci à Memgam pour tous ces renseignements précis, bien notés.
 
Cdlt


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olivier
n°26554
Rutilius
Posté le 04-07-2010 à 23:03:45  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Autres marins de l’État disparus avec le cargo Berthe, le 6 mars 1916 :
 
   ― LE GALL François Louis, né le 31 octobre 1884 à Plougastel-Daoulas (Finistère) et y domicilié, mort le 6 mars 1916, « disparu sur le vapeur Berthe, sur lequel il était embarqué comme passager », Matelot de 2e classe fusilier breveté, Direction des mouvements du Port de Brest, Matricule n° 10.686 – Brest (Jug. Trib. Le Havre, 7 déc. 1917, transcrit au Havre, le 18 janv. 1918).
 
   ― ROUDAUT Joseph, né le 2 novembre 1890 à Crozon (Finistère) et domicilié à Brest (Finistère), au 27, rue du Chemin de fer, mort le 6 mars 1916, « disparu en mer avec le vapeur Berthe, considéré comme perdu corps et biens », Matelot de 2e classe chauffeur, Matricule n° 95.056–2 (– d° –).
 
   ― SELLIN Yvon Joseph, né le 26 décembre 1878 à Lanriec – commune rattachée à Concarneau en 1959 – (Finistère) et y domicilié, mort le 6 mars 1916, « disparu sur le vapeur Berthe, considéré comme perdu corps et biens », Matelot de ... classe fusilier, Matricule n° 3.716 – Concarneau (– d° –).
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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