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  BLANCHE Quatre-mâts barque

 

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Auteur Sujet :

BLANCHE Quatre-mâts barque

n°6486
olivier 12
Posté le 28-06-2008 à 13:31:57  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
BLANCHE
 
Lancé aux chantiers du Havre, à Graville, (Forges et Chantiers de la Méditerranée) le 29 Novembre 1898 pour l’armement Brown et Corblet, spécialisé dans l’importation de nickel de Nouvelle Calédonie. Baptisé EMILIE SIEGFRIED.
Quatre-mâts barque identique à l’EMILE RENOUF et à l’ERNEST SIEGFRIED, c’était un navire à très longue dunette.
 
Caractéristiques  3700 tpl   3104 tx JB  2754 tx JN
 
Longueur 95,20 m  Largeur 13,80 m  Creux  7,50m
3500 m2 de voilure
 
Voici l’EMILIE SIEGFRIED dans le port du Havre, où se situait le siège de la maison Corblet.
 
http://img95.imageshack.us/img95/3548/emiliesiegfriedauhavrefdp7.jpg
 
Le premier voyage du quatre-mâts, confié au capitaine Jasseau, fut extrêmement difficile en raison d’une mutinerie de l’équipage entrainé par le lieutenant. Seul le second capitaine et quelques marins demeurèrent fidèles au commandant. Des actes de sabotage furent commis à bord et quatorze matelots ainsi que le lieutenant furent arrêtés à l’arrivée en Nouvelle Calédonie. De tels agissements demeuraient toutefois rarissimes sur les grands voiliers.
 
Ce voilier était un excellent marcheur, atteignant facilement les quatorze nœuds. Il réussit une traversée Glasgow-Thio (Calédonie) en 74 jours avec retour sur Le Havre par le Horn en 95 jours.
 
En 1907, il fut vendu à la Compagnie Navale de l’Océanie qui le rebaptisa SAINTE MARGUERITE. En 1912, il était repris par l’armement Bordes qui lui donnait le nom de BLANCHE (3e du nom). Blanche était le prénom de la fille de l’armateur A.D. Bordes, devenue par la suite Madame Prom.
 
La perte du BLANCHE
 
Depuis 1916, le capitaine du BLANCHE était Louis BAILLIEUX, né le 09/04/1877 à Saint Léonard de Noblat et inscrit à Bordeaux.
Le second était Jean OLLIVIER, né le 4 Octobre 1888 à Tréguier et inscrit à Tréguier.
 
Le navire quitta La Pallice pour l’Australie le 12 Septembre 1917.  
 
Voici le récit du second capitaine Ollivier.
 
« Quitté la rade à la remorque de l’ENTREPRISE qui nous laissa à l’entrée du pertuis d’Antioche, escorté par une canonnière, deux torpilleurs et un patrouilleur. Nous faisions partie d’un convoi de trois voiliers, le second étant le 4-mâts HELENE, capitaine Le Layec, et le troisième l’ASIE, capitaine Berthoud, qui faisaient route vers le Chili.
 
Le 19, à 300 milles des côtes, sommes attaqués par un sous-marin. Après un combat qui dura deux heures trente, au cours duquel nous tirâmes cent quatre vingt coups de canon, le sous-marin cessa le feu et nous contourna par bâbord. Nous nous rendîmes compte qu’il se plaçait sur notre avant, à grande distance, pour éviter le feu de nos pièces. Nous approchions du plus près tribord amures, et l’une après l’autre, nos pièces, masquées, ne pouvaient plus atteindre l’ennemi.
Le capitaine décida alors de cesser le feu.
Il fit appeler tout l’équipage sur la dunette où il était resté pendant tout le combat et prit l’avis de tous. A l’unanimité il fut décidé d’amener le pavillon pour éviter des pertes de vies inutiles et certaines si nous continuions à combattre un ennemi que nous ne pouvions atteindre. Nos pièces ne protégeaient pas l’avant du navire.
Amené le pavillon à mi-drisse et mis à l’eau deux baleinières en les laissant le long du bord amarrées avec une longue bosse, armée chacune par quatre hommes, prêtes à recevoir l’équipage lorsque l’ordre d’évacuation serait donné. Envoyé un message TSF pour prévenir le sous-marin, mais celui-ci plonge et disparaît.  
L’équipage se trouvait au complet sur la dunette avec le capitaine. Sur ordre du capitaine, j’ai quitté mon poste un instant pour aller détruire le journal de bord et me trouvais dans la machine lorsque j’entendis des cris : « une torpille, une torpille !»
A peine avais-je mis les pieds hors du compartiment machine qu’une explosion formidable se produisit. La torpille avait coupé le navire en deux entre le grand mât et le mât d’artimon. Je me précipitai sur le gaillard et me jetai à l’eau, atteignant la baleinière au moment où le navire disparaissait dans les flots. La baleinière de bâbord avait disparu sous les débris du gréement avec tous les hommes qui tentaient d’y prendre place. Je m’occupai à recueillir ceux qui surnageaient et se débattaient parmi les débris flottants. Je pus ainsi en sauver dix, ce qui faisait 15 rescapés en me comptant moi-même et les quatre hommes qui armaient l’embarcation.
Malgré toutes mes recherches, je ne vis aucun cadavre de nos malheureux compagnons, déchiquetés et engloutis au moment de l’explosion. Il était environ 15h00. Nous avions trois blessés. Le sous-marin fit surface, mais ne s’attarda pas car le trois-mâts nantais MARTHE MARGUERITE était en vue. Il fit route sur lui pour le couler. (Nota : il s’agissait d’un petit-trois-mâts des Antilles, de 588 tx,  appartenant à l’armement Fleuriot).
Nous fîmes route vers les côtes de France. Le 20 apparut un thonier, mais qui s’écarta aussitôt, craignant un piège. Le 23, sans vivres, épuisés par quatre jours de nage, nous rencontrâmes la canonnière AUDACIEUSE qui nous recueillit et nous donna tous les soins que nécessitait notre état. Le 24, elle nous débarquait à La Pallice, où je présentai le jour-même tous les hommes aux autorités maritimes.
Je dois déclarer la belle conduite de notre capitaine, Monsieur Baillieux, qui dès le début du combat se porta sur la chambre de veille, à l’endroit le plus exposé, mais aussi le mieux placé pour diriger la manœuvre et régler le tir. Il a donné ses ordres méthodiquement et avec sang-froid jusqu’au dernier moment, où il fut jugé nécessaire de faire cesser le feu. »
 
Voici la liste des marins du BLANCHE disparus dans le naufrage
 
BAILLIEUX  Louis   Capitaine  09/04/1877  Saint Léonard   Bordeaux
LE NOCH Armand  Lieutenant 04/10/1876 Paimpol            Paimpol
RIBOULET Emile   Maître        18/05/1878  Saint Briac       Saint Malo
CHARRIER Augustin Matelot   31/12/1878  Ile d’Yeu          Ile d’YEU
THINEVEZ  Michel    Matelot    17/11/1898  Dunkerque      Brest
KERVILES   Jean      Matelot    04/01/1880  Kervillac          Brest
FRANCOIS Jules       Matelot    02/02/1879   Pléneuf           Saint Brieuc
GUEGUAN  Joseph   Matelot    16/10/1872   Belle Ile         Belle Ile
CASTEL      Jean      Matelot     06/12/1871   Pabu              Saint Brieuc
OLLIVIER  Guillaume Matelot   28/06/1877   Penvénan      Tréguier
GALLAIS     Désiré    Mlot léger 11/03/1899   Cardroc         Nantes
ROUBICHON Jean    Novice     11/03/1900   Abbeville       Saint Nazaire
FICHOU    Marcel    Mousse    08/08/1901  Plouha           Paimpol
LE PORT     Pierre     QM Canon16/10/1886 Arcachon       Vannes
BARREAU   Pierre     Canonnier 18/05/1885 Odanges       Arcachon
MOREAU     Albert     Canonnier 31/08/1895 Ste Radegonde 4e dépôt
ALEES     Ferdinand  Canonnier                                           Lorient
GIRERD      Armand   Télégraph. 01/04/1894 Rochefort      4e dépôt
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’U 151 du Kapitänleutnant Waldemar KOPHAMEL.
La position donnée est 47°00 N  10°30 W
 
Pourquoi le capitaine de corvette Kophamel a-t-il lancé une torpille en plongée, alors qu’apparemment le BLANCHE avait annoncé qu’il se rendait. La réponse à cette question fut apportée quelques semaines plus tard par le capitaine Joseph Ollivier, dont le quatre-mâts TIJUCA venait d’être coulé par le même sous-marin.
Le commandant Kophamel lui déclara que le BLANCHE avait été torpillé car, après avoir dit qu’il se rendait, l’équipage était revenu près des canons.  
Il faut noter que pour le TIJUCA, malgré un violent combat, le commandant Kophamel garda les marins prisonniers sur son sous-marin, puis sur un cargo capturé, avant de les laisser repartir vers Madère, dans les baleinières
En fait, les Allemands ne faisaient plus confiance à aucun navire marchand, qu’il appartienne ou non à un pays neutre. Autant ils se montraient courtois si tout se passait comme ils le voulaient, autant ils employaient les grands moyens dès qu’ils avaient le plus petit soupçon sur « l’honnêteté » de leurs adversaires. Le BLANCHE en fit l’amère expérience.
 
En ce qui concerne le MARTHE MARGUERITE, ce n’est d’ailleurs pas l’U 151 qui le coula ce 19 Septembre, mais l’U 54 du KL Kurt HEESELER. N’ayant ni la position, ni (du moins pas encore) le rôle de désarmement, je ne peux confirmer qu’il se trouvait à proximité du BLANCHE ce jour-là.
 
Conclusion
 
Sur la plupart des grands voiliers, les capitaines se plaignirent des mauvaises conditions dans lesquelles étaient installés les canons. Tout d’abord, ils n’étaient jamais consultés par l’autorité militaire et bien souvent, le champ de tir se trouvait bêtement diminué par la présence des haubans, des dunettes ou d’autres obstacles. De plus, maladie typiquement française même sur les navires de guerre, la portée était systématiquement moindre que celle de l’adversaire. 9000 mètres en général, alors que le moindre canon allemand portait à 11000 mètres.
Enfin, cette artillerie, récupérée de bric et de broc était souvent peu sûre. Le matériel s’enrayait facilement et personne ne savait le dépanner. L’entrainement des équipages était des plus succincts.
Mais les commissions d’enquête n’en avait cure.
 
En ce qui concerne le BLANCHE, un obscur contre-amiral de la direction générale de la guerre sous-marine, bien installé derrière son bureau, rédigea la note suivante sur le capitaine Louis Baillieux :
 
« Il ne peut être accordé de récompense au capitaine du voilier BLANCHE. L’enquête fait ressortir que le navire a été trop vite abandonné. C’est au cours de l’abandon que le sous-marin s’est approché en plongée et a envoyé une torpille qui a causé la mort des 18 marins, dont le capitaine. La famille de Monsieur Baillieux recevra le diplôme d’honneur des morts pour la France. Il lui sera remis par l’intermédiaire du maire de sa résidence lorsque les décès des disparus auront été reconnus constants ».
 
Autrement dit, le capitaine aurait dû attendre que le sang coule avant d’amener son pavillon. Peu importe qu’il soit dans l’impossibilité d’atteindre le sous-marin et que le voilier ne soit pas manoeuvrant ; plusieurs heures de combat, 180 coups de canon tirés, tout cela était balayé d’un revers de main. Pas de cérémonial.  Les 18 hommes morts au combat n’avaient même pas droit à son respect. Navire trop vite abandonné…  
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 12-10-2012 à 08:09:47

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olivier
n°6487
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 28-06-2008 à 15:11:02  profilanswer
 

Bonjour Olivier, bonjour à tous,
Très intéressant ce post. Il va falloir que je me procure le KTB. Kophamel selon ce que je sais de lui n'était pas une brute, à preuve son comportement envers les rescapés du Blanche. Par ailleurs, il était le premier commandant de l'U 35 dont c'est von Arnauld qui prit la suite avec le succès que l'on connait.
 

Citation :

Dans les bureaux, on avait la fibre patriotique !


Par contre concernant les prises de position de la DGSM, c'est exactement le sentiment que j'ai eu à plusieurs reprises en lisant les conclusions de ce service à l'encontre de certains Capitaines. Le bureau et le terrain (ou la mer en la cironstance) n'ont pas toujours quelque chose en commun.
 
On reviendra sur le sujet, il mérite que l'on s'y intéresse tout particulièrement d'autant que c'est nous qui désormais pouvons rétablir les vérités puisque nous avons accès à toutes les sources et le recul qui convient pour poser tous les termes de l'équation.
Amts
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°6496
Ar Brav
Posté le 28-06-2008 à 22:31:39  profilanswer
 

Bonsoir Olivier,
 
Merci pour ce nouveau témoignage....et bonnes vacances !  :hello:  
Au retour de te lire avec toujours autant de plaisir
Ah ! Les bureaux et les navigants, vaste programme...
 
Amts,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°6498
Terraillon​ Marc
Posté le 28-06-2008 à 23:33:33  profilanswer
 

Bonnes vacances Olivier !!


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°7383
olivier 12
Posté le 28-07-2008 à 11:25:05  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un autre cliché intéressant du BLANCHE, alors à l'armement Bordes.
Les deux sous-marins au premier plan sont du type BRUMAIRE.
 
(Source : Sous-marin en France de Gérard Carrier  Ed. Marines)
 
http://img519.imageshack.us/img519/7056/blanchekj0.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°7392
GENEAMAR
Posté le 28-07-2008 à 16:11:17  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3261/O Chevalier SAINT-POL.jpg... Bonjour Olivier, Yves, Franck, Marc, bonjour à tous...
 
  Je me permets d'intervenir à la suite du commentaire d'Olivier concernant "l'obscur contre-amiral de la direction générale de la guerre sous-marine, bien installé derrière son bureau..."
 
  Je tiens à souligner que d'une manière générale, les personnages qui ont été nommés à l'État-Major générale de la Marine étaient loin d'être obscurs, tout comme les Chefs d'État-Major, les Chefs de sections (Bref, beaucoup avaient "donné" à la mer)... Certes il y eut des ratés, pour avoir "navigué" dans les archives entra 1824 et 1917, la période post napoléonienne ne fut guère propice aux esprits, nommant des quelques fidèles de la royauté ayant le mal de mer et écartant de bon marins rompus à la tâche...  
  Certes il y eut des questions d'hommes, de prises de position touchant à la construction de la flotte, de la stratégie, de conception... Mais les états-majors comme les Ministres tournaient, jamais plus de 2 à 3 ans... En 1917, le Ministre était l'amiral LACAZE, qui venait d' "éliminer" l'amiral BOUÉ DE LAPEYRÈRE (problème d'hommes, de conception...) qui du coup mit fin à sa carrière... Les entourloupes ne manquaient pas tout comme de nos jours... Mais écrire obscur contre-amiral, euh non... (enfin c'est mon avis...).
 
 Reportons nous à cette année 1917 (je passe sur les données internationales, la conférence de Londres... la nécessité de la guerre sous-marine..) Le 18 juin 1917, la France créé une Direction générale de la guerre sous-marine laquelle est confiée à l' "obscur" Marie Benjamin Gaston Jean MERVEILLEUX du VIGNAUX dont la carrière suffit je pense à convaincre, Officier jugé plus tard par l'amiral BON comme l'un des "Officiers les plus instruits de la flotte, l'un des plus beaux caractères, esprit plein de mesure et de libéralité"... Or le 2 août, encore des problèmes d'hommes, géné dans son action, excédé par des critiques partisanes, des critiques incessantes de l'extrême gauche, l'amiral LACAZE démissionne. Du coup son successeur Charles CHAUMET met fin au commandement de MERVEILLEUX du VIGNAUX... et fait appel à l' "obscur" Henri SALAÜN dont la carrière suffit à tout commentaire... Il réussira au moment les plus difficiles de la guerre à coordonner l'action des marine alliées contre le péril sous-marin et développe l'organisation et la sécurité des convois qui fera que les pertes seront en diminution significative...  
   
  Enfin il m'étonnerait que l'obscur Contre-Amiral ait perdu du temps à noter lui-même le Capitaine BAILLIEUX, comme les milliers d'autres Officiers, qui plus est n'appartenant pas à la Marine Nationale...  
 
  Bref, cordialement MALOU et  [:los:1]


Message édité par GENEAMAR le 28-07-2008 à 18:04:44

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Cordialement. Malou
n°7399
olivier 12
Posté le 28-07-2008 à 17:14:51  profilanswer
 

Bonjour Malou,
 
Il est vrai que j'ignorais quel était l'amiral alors en poste à la DGSM, et je retire donc bien volontiers le mot "obscur".
La note concernant le capitaine Baillieux existe pourtant bien et a probablement été rédigée par un subordonné avant d'être signée par son chef.
 
Je ne peux m'empêcher de penser, au vu du combat qui avait été mené, des pertes en vies humaines, qu'elle était tout de même bien sévère pour ces malheureux.
 
Il y a parfois eu un peu de "tirage" entre ceux de la Royale et ceux de la Mar Mar, mais dans l'ensemble, les relations étaient quand même bonnes...
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°7401
GENEAMAR
Posté le 28-07-2008 à 17:34:37  profilanswer
 

Bonjour Olivier,
 
  Je crois que tous avons tous connu des injustices, dans quelque métier ou autre c'est la nature humaine... Ce n'était pas forcément le grand grand chef qui en était à l'origine mais plus souvent votre collègue et ami...  
  Il en va ainsi même en temps de paix... dans la Marine ou dans le privé...  
  Mektoub comme on dit de l'autre côté de la Méditarranée.  
 
  Un jour peut-être j' "attaquerai" ce Ministère en 1917 à mi-parcours, vous seriez surpris de trouver nombre de valeureux marins, de passage à PARIS pour 6 mois, 1 an, ...
 
  Chapeau pour vos notes en tous les cas. Bien Cordialement MALOU :hello:  
 


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Cordialement. Malou
n°12945
Rutilius
Posté le 04-02-2009 à 11:28:25  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Marins de l’Etat affectés à la défense du quatre-mâts Blanche et disparus avec ce bâtiment, le 19 septembre 1917 (complément) :  
 
 
     - ALEOS Ferdinand Vincent Marie, né le 14 octobre 1885 à Plouhinec (Morbihan) et domicilié à Kervignac (Morbihan), mort le 19 septembre 1917 « en mer, disparu dans la perte du quatre-mâts Blanche », Matelot, A.M.B.C. de La Rochelle, Matricule n° 4.292-Lorient (Jug. Trib. La Rochelle, 11 juill. 1918, transcrit à La Rochelle, le 5 sept. 1918).
 
     - BARRAU Pierre, dit Henri, né le 20 mai 1885 à La Teste-de-Buch (Gironde) et domicilié à Audenge (Gironde), mort le 19 septembre 1917 « présumé disparu dans le naufrage du quatre-mâts Blanche coulé … », Matelot de 3e classe sans spécialité, Matricule n° 6.918-Arcachon ( - d ° - ).
 
     - GIRERD Armand Eugène, né le 1er avril 1894 à Rochefort (Charente-Inférieure) et domicilié à Landrais (Charente-Inférieure), mort le 19 septembre 1917 « en mer, disparu dans le naufrage du 4 mâts Blanche », Matelot de 2e classe électricien, A.M.B.C. de La Rochelle, Matricule n° 14.431-4 (Jug. Trib. La Rochelle, 11 juill. 1918, transcrit à La Rochelle, le 5 sept. 1918, et à Landrais, le 30 oct. 1918).
 
     - LE PORT Pierre Marie, né le 16 octobre 1886 à Arradon (Morbihan) et domicilié à Séné (Morbihan), mort le 19 septembre 1917 « lors du torpillage du 4 mâts Blanche où il était embarqué au service de l’artillerie», Quartier-maître canonnier, A.M.B.C. de La Rochelle, Matricule n° 1.204-Vannes (Jug. Trib. La Rochelle, 11 juill. 1918, transcrit à La Rochelle, le 5 sept. 1918).
 
     - MOREAU Albert Auguste Jean, né le 31 août 1895 à Mardais-Sainte-Radégonde (Vendée) et domicilié à Benet (Vendée), mort le 19 septembre 1917 « en mer, disparu lors du naufrage du 4 mâts Blanche », Matelot de 2e classe canonnier, Direction du Port de Brest, Matricule n° 15.547-4 ( - d ° - ).
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 28-09-2010 à 17:16:25
n°12946
Ar Brav
Posté le 04-02-2009 à 13:00:56  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La position estimée du quatre-mâts Blanche lors de sa perte le 19 septembre 1917 :
 
http://images1.hiboox.com/images/0609/9f5caaede06e1e914b6ebbe4fb199899.jpg
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22162
olivier 12
Posté le 23-11-2009 à 18:28:39  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
http://img137.imageshack.us/img137/1271/blanched.jpg
 
Cdlt


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olivier
n°23804
loic23
Posté le 27-01-2010 à 13:02:57  profilanswer
 

bonjour
je suis l arriere petit fils d un des marins d etat disparu sur le 4-mats Blanche: Pierre-Marie Le Port quartier maitre cannonier et je remercie tous les participants de ce forum car j ai enfin pu enfin connaitre le bateau ou mon arriere grd pere a disparu.
ps: j ai sa seule et unique photo que nous possédons de lui en uniforme de matelot , je vais essayer de la faire figurer sur ce forum .
cdlt
loic23


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loic23
n°27652
Rutilius
Posté le 28-09-2010 à 17:26:06  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Le mousse Marcel Gabriel Joseph Marie FICHOU, né le 8 août 1901 à Plouha (Côtes-d’Armor) et inscrit au quartier de Paimpol, était le fils légitime de Joseph FICHOU, alors âgé de vingt sept ans, qui exerçait la profession de marin, et de Catherine LE PICARD, alors âgée de vingt-huit ans, « ménagère ».
 
   Il était cousin germain par son père du novice Yves Marie FICHOU – également né à Plouha, le 10 octobre 1899, et inscrit au quartier de Paimpol, sous le n° 8.849  –, qui disparaîtra le 3 octobre suivant, lors de la perte du trois-mâts goélette terre-neuvier Saint-Antoine, coulé au canon le même jour par le sous-marin allemand U-60 (Kapitänleutnant Karl Georg SCHUSTER).
 
   Tragique destin pour cette famille.
 
   (Communication de Géraud).
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 28-09-2010 à 17:28:14
n°32580
kerviniou
Posté le 01-11-2011 à 13:55:40  profilanswer
 

Bonjour
 
Dans la liste des marins du BLANCHE disparus dans le naufrage
il faut corriger OLLIVON en OLLIVIER
 
OLLIVIER   Guillaume Matelot   28/06/1877   Penvénan      Tréguier (22)
 
Acte de décès N° 53 Commune de Penvenan 21-10-1918
 
Gildas Savidan
Gildas Savidan

n°34747
hector33
Posté le 12-07-2012 à 14:16:50  profilanswer
 

bonjour a tous trouver le matelot DELEAU EDOUARD  NE LE 11 09 1898 A pauillac celibataire habite quais de la verrerie a pauillac est rescape du 4 mats BLANCHE maison borde bx 18 disparut
amite a tous HECTOR

n°35238
bernardmar​ie
Posté le 10-10-2012 à 18:41:21  profilanswer
 

bonjour à Olivier et à tous ceux qui s'intéressent au BLANCHE
 
le grand-père de ma femme était à bord, c"était le lieutenant Armand LE NOCH né le 25/10/1876 à Kérity (maintenant Paimpol) et non pas LE MOCH . Le Rapport de Mer établi par le Second Capitaine Jean OLLIVIER à son retour à La Pallice mentionne le comportement courageux du Cdt BAILLIEUX et rien d'autre...Alors qu'est-ce qui a pu provoquer les remarques désagréables de l'Amirauté à l'egard du Commandant tandis qu'Armand LE NOCH a reçu à titre posthume la Légion d'Honneur. Tout renseignement sur le comportement d'Armand LE NOCH intéresserait ma famille. Merci d'avance
 
 
 
Cordialement


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bernard56
n°36667
Rutilius
Posté le 19-03-2013 à 23:30:57  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Inscription à titre posthume de membres de l’équipage au tableau spécial pour la croix de chevalier de la Légion d’honneur.
 
 
   Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 9 décembre 1921 (J.O., 12 déc. 1921, p. 13.575), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial pour la croix de chevalier de la Légion d’honneur :
 
 
                                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/BLANCHE - L.O. - J.O. 12-XII-1921..jpg  
 
 
   ■ Inscription à titre posthume de membres de l'équipage au tableau spécial de la Médaille militaire.  
 
           
   Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 9 décembre 1921 (J.O., 12 déc. 1921, p. 13.575), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire :
 
                                             
                                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/BLANCHE - M.M. - J.O. 12-XII-1921..jpg


Message édité par Rutilius le 20-03-2013 à 20:47:11

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°36674
Memgam
Posté le 20-03-2013 à 13:47:46  profilanswer
 

Bonjour,
 
"Le 19 à 8 h 15 du matin, le 1er lieutenant (Armand Le Noch), étant de quart, aperçoit une fumée par tribord avant. Quelques minutes après,il distingue une petite masse noire et un obus passe par dessus bord à raser le grand roof. Blanche envoie le signal de détresse, indique sa position : 47°10'nord - 10°35'ouest. Le branle-bas de combat est fait et tout le monde mis à son poste de combat muni de sa ceinture de sauvetage"
 
Source : Claude et Jacqueline Briot, Cap-Horniers du Nitrate, BOD, 2012.
Claude et Jacqueline Briot, Grands voiliers havrais du nickel, chase-marée n° 112, décembre 1997, photo Auguste Noël, page 25.
 
Cordialement.
 
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