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  BORDEAUX - Compagnie Générale Transatlantique

 

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Auteur Sujet :

BORDEAUX - Compagnie Générale Transatlantique

n°1841
Ar Brav
Posté le 09-12-2007 à 05:13:02  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
BORDEAUX  Non répertorié M.N. (1914 – 1915)
 
Chantier :
 
Stephens and Co, Hebburn on Tyne, Grande-Bretagne
Construction : 1890
Mis à flot : 1891
En service : 1899 (MM)
Retiré : 07.09.1915
Caractéristiques : 4 350 tjb ; 5 327 tpl ; 116,48 x 14,23 m ; 3 000 cv ; machine à triple expansion à 3 cylindres ; coque en acier ; 1 hélice ; 13 nds.
 
Observations :
 
Cargo de la Compagnie Générale Transatlantique.
1890 : construit pour l’armement Thomas Wilson & Co sous le nom de FRANSISCO
1899 : acheté par la CGT pour établir sa ligne de cargos Le Havre-New York, avec le PAUILLAC ex-SEDGEMORE
21.09.1899 : premier départ
07.09.1915 : torpillé à l’embouchure de la Gironde par le sous-marin U 20 (KL Walther Schwieger).
 
Cordialement et bon dimanche à tous,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1847
Terraillon​ Marc
Posté le 09-12-2007 à 11:30:47  profilanswer
 

Bonjour  
 
Voici un lien vers le cargo BORDEAUX
 
http://www.frenchlines.com/ship_fr_56.php
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°8675
olivier 12
Posté le 10-09-2008 à 11:58:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Quelques renseignements complémentaires sur le naufrage du BORDEAUX.
 
Extrait du rôle
 
Vapeur BORDEAUX  immatriculé au Havre n° 1126  (non réquisitionné)
Armé au long cours le 14 Avril 1915 par la Cie Générale Transatlantique
 
4825 tx JB    2881 tx JN   Machine à vapeur à triple expansion de 1626 cv  (Le rôle porte une puissance de machine inférieure à celle donnée par Miramar S. I.)
 
Etat-major au 7 Septembre 1915
 
Capitaine  ROUSSELOT Louis  CLC  né le 19/02/1877 à Saint Enogat  Inscrit à Saint Malo
     Domicilié 22 rue Lesueur  LE HAVRE
 
2e Capit. PAVENET Louis  CLC  né le 10/09/1871 à Pleurtuit  inscrit à Saint Malo
     Domicilié 12 bis rue de Coligny  LE HAVRE
 
Lieutenant  JÔGEL William CLC né le 07/06/1886 à Dinan  inscrit à Dinan
     Domicilié 6 rue Michel  DINAN
 
Lieutenant  SICOT  Jean-Marie  CLC né le 19/10/1883 à Dinan  inscrit à Paimpol
     Domicilié 22 rue Dauphine  LE HAVRE
 
Chef Mécan. LANNE Louis  OM1  né le 09/03/1873 à Mulhouse  inscrit à Rouen
     Domicilié 16 rue J.B. Eyriès  LE HAVRE
 
2nd mécan.  AVENEL Eugène  OM1 né le 12/05/1887 au Havre  Inscrit au Havre
     Domicilié 76 bis rue de Phalsbourg  LE HAVRE
 
3e mécan. MARIE  Georges OM1  né le 01/07/1884 à Marigny  Inscrit au Havre
     Domicilié 16 quai de l’Ile  LE HAVRE
 
4e mécan. BONNET Pierre OM2  né le 02/04/1875 à Bordeaux  Inscrit à Bordeaux
     Domicilié  3 rue Ventrasson  BORDEAUX
 
«  Le vapeur BORDEAUX a été torpillé et coulé par un sous-marin allemand le 7 Septembre 1915 à 05h30 à 12 milles de La Coubre (Gironde) .
Le capitaine n’a pu sauver le rôle bord. Le cahier de punitions a été perdu avec le navire. »
 
Nota : le sous-marin attaquant était l’U 20  du KL Walther SCHWIEGER. Il ne semble pas qu’il y ait eu de victimes lors du naufrage.
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 27-11-2009 à 11:09:32

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olivier
n°8692
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 10-09-2008 à 23:15:50  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Commandé par Walter Schwieger (l'homme du Lusitania), U 20 avait appareillé d'Emden dans l'estuaire de l'Ems le 29 août. Contournant la Grande Bretagne par le nord des Shetlands, il avait ensuite mis le cap vers le Golfe de Gascogne après avoir longé les côtes d'Irlande, torpillant au passage le vapeur anglais Roumanie, puis le lendemain le danois Frode. Le 4, il rencontrait un voilier à la dérive, abandonné de son équipage, il s'agissait de l'anglais William T. Lewis qui avait eu maille à partir avec U 39 deux jours plus tôt. Schwieger pensait règler son sort avec 20 obus dans la flottaison mais finalement, il ne coulait pas et finissait par être sauvé par un autre navire anglais. A la tombée de la nuit ce même jour, un grand navire paraissant être un croiseur auxilliaire était torpillé en plongée. Il s'agissait du paquebot anglais Hesperian qui finissait par sombrer lors de la tentative de remorquage.
Le 5, à la torpille ou au canon, U 20 envoyait encore 3 navires par le fond (deux anglais et un russe). Le 6, dans le Golfe de Gascogne, il interceptait le français Guatemala et le coulait. Le lendemain, c'était le tour du Bordeaux et de l'anglais Caroni, coulés l'un et l'autre d'une torpille lancée "en coup de grâce". Le Caroni avait tenté en vain de s'échapper, ne s'arrêtant qu'après avoir été touché deux fois.
A court de torpilles et n'ayant plus que 40 obus, U 20 prenait alors la route du retour, coulant encore l'anglais Mora le 8 avant d'atteindre Emden le 15 au terme d'une patrouille "fructueuse" conformément aux ordres réglementant les prises.
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 25-03-2011 à 18:15:59

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°22274
olivier 12
Posté le 27-11-2009 à 11:36:04  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un complément sur le naufrage du BORDEAUX
 
Le navire avait quitté Safi le 2 Septembre pour Bordeaux avec un chargement de 4200 tonnes d’orge pour l’Intendance Militaire.
 
Passe le cap Finisterre à 3 milles au large le 5 Septembre et est arraisonné par un chalutier armé qui le laisse poursuivre sa route.
 
Aperçoit le feu de La Coubre le 7 Septembre à 03h00.
 
A 05h00, le 2e capitaine prévient qu’un torpilleur vient de tirer un coup de canon. Dans les lueurs de l’aube, le supposé torpilleur est aperçu à environ 1 mille sur l'avant, arborant un signal qui n’est pas compris. (Sans doute « Abandonnez immédiatement »)
 
Pensant à une nouvelle méthode d’arraisonnement, le BORDEAUX stoppe et hisse son signal distinctif. On lui répond par un coup de canon dont le boulet (sic) vient frapper la coque. Le capitaine est alors fixé sur la nature et les intentions du prétendu torpilleur. Il reconnaît un grand sous-marin avec deux périscopes et deux canons, un sur l’avant et un sur l’arrière. Mais il n’y a personne sur le pont, ce qui lui fait penser que le tir est dirigé de l’intérieur.
 
Le BORDEAUX met alors en avant toute pour tenter de l’éperonner. Le sous-marin réplique avec une grêle d’obus qui portent tous, arrachant les batayoles, faisant sauter un treuil, traversant le magasin tribord, les locaux équipage, la timonerie arrière. De plus, il augmente sa vitesse à au moins 20 nds.
 
Le capitaine décide alors de stopper et fait déborder les trois grands canots, délaissant les deux petits.
Les passagers, deux adultes et un petit garçon de 5 ans y prennent place en premier, puis l’équipage. Le capitaine quitte le bord en dernier avec les papiers.
 
Pendant ce temps, le sous-marin, qui a cessé le feu, se tient immobile à 800 m et huit hommes sont apparus sur le pont. Les canots s’éloignent vers le nord. Le sous-marin vient sur l’arrière pour lire le nom, mais le capitaine l’avait fait effacer. Puis il se place à 900 m sur tribord et lance sa torpille en plein dans le compartiment machine. Une gerbe d’eau et une épaisse fumée noire montent à plus de 50m. Le navire s’incline sur bâbord, puis s’enfonce tout droit par l’avant. Il finit par se coucher sur bâbord et l’on voit très bien la déchirure provoquée par la torpille.
 
Le torpillage a eu lieu à 05h45 et l’agonie a duré 30 minutes.
 
Vu la méthode de torpillage et la route suivie par le sous-marin, le capitaine pense que c’est lui qui a coulé le GUATEMALA la veille, au large de Belle Ile.
 
A 09h00, les naufragés aperçoivent un grand paquebot. C’est l’ASIE, des Chargeurs Réunis, qui fait route de Brest sur Bordeaux. Il stoppe près des baleinières qui l’avisent aussitôt de la présence d’un sous-marin dans les parages. L’ASIE se déroute alors sur La Pallice, tandis que les embarcations continuent leur route vers La Coubre.
Elles restent encalminées près de la bouée de La Mauvaise et doivent faire des signaux au navire QUINETTE DE ROCHEMONT qui les prend en remorque. Elles croisent encore le vapeur STRATTON AUDLEY qui arrive du Verdon et l’avise de la présence du sous-marin.  
 
Les naufragés entrent vers 14h00 à Royan et sont ensuite dirigés sur Bordeaux.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 27-11-2009 à 11:36:26

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olivier
n°30524
Rutilius
Posté le 25-03-2011 à 12:01:16  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
  L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 5.898, Jeudi 9 septembe 1915, p. 2.
 
 
                                                                               « LE "BORDEAUX" ET LE "GUATEMALA"
 
   PARIS, 8 septembre (Contrôlé). ― Au siège de la Compagnie Transatlantique, on était ce matin sans aucun renseignement au sujet des deux cargo-boats Bordeaux et Guatemala, appartenant à cette Compagnie. Torpillés le premier à 12 milles de la Coubre, à l’embouchure de la Gironde, et l’autre au large de Belle-Isle. On savait seulement qu’il s’agissait de bateaux chargés de céréales venant du Maroc, et que les équipages sont sauvés. Il n’y avait pas, croit-on, de passagers à bord des deux bateaux. Nous recevons, d’autre part, les renseignements suivants sur l’un de ces actes de piraterie. Le Bordeaux, de la Compagnie Transatlantique, revenait du Maroc avec un fort chargement de blé ; il avait 45 hommes d’équipage et cinq passagers. Arrivé à l’embouchure de la Gironde, aux environs de la Grande-Côte et de la pointe de la Coubre, à 6 heures 20 du matin, au point où, ordinairement, les bâtiments entrant dans la Gironde prennent un pilote, il a été attaqué par un sous-marin allemand qui lui a tiré un premier coup de canon, suivi d’un second, et qui a hissé en même temps un signal enjoignant au bateau français d’évacuer son équipage et ses passagers.  
   Le commandant du Bordeaux n’ayant pas immédiatement donné suite à cet ordre qu’il n’avait pas pu sûrement déchiffrer en raison du défaut de lumière, le bateau allemand a tiré huit ou dix autres coups de canon, dont quelques-uns ont avarié le Bordeaux ; là-dessus, le commandant du Bordeaux a mis des embarcations à la mer et tout l’équipage y a pris place avec les passagers. Environ dix minutes après, le sous-marin allemand a lancé une torpille qui a atteint le bateau français près de la chaudière et a provoqué une formidable explosion, à la suite de laquelle le Bordeaux coula, tandis que le navire allemand s’éloignait vers le Nord.  
   Les embarcations du bord ont amené le personnel et les passagers à Royan, où ils ont été tous recueillis. Parmi eux, se trouvaient la femme et l’enfant d’un négociant français établi au Maroc. L’enfant, tiré de son lit au dernier moment, n’était vêtu que de sa chemise de nuit.
»
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 25-03-2011 à 12:01:33
n°30526
Memgam
Posté le 25-03-2011 à 14:47:00  profilanswer
 

Lorsque l'U 20 prit la route du retour, il ne lui restait que 40 obus (cf Yves D), sa dotation était de 250 obus. Il avait attaqué une dizaine de navires et avait notamment tiré 20 projectiles sur un voilier anglais abandonné, le Williams T. Lewis qui sera ultérieurement sauvé. L'U 20 coulera le vapeur anglais Mora, le 8, soit une onzième victime.
 
Source : Arno Spindler, La guerre sous-marine II, de février à septembre 1915, Payot, 1934, pages 336-337.

n°30527
Memgam
Posté le 25-03-2011 à 15:23:39  profilanswer
 

Le navire Quinette de Rochemont (I) qui a remorqué les canots des naufragés du Bordeaux est le baliseur des Phares et Balises basé à Royan. Il a été construit en 1911 aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes, 307 tpl, 208 tjb, 38 x 6,8 x 3,05 m, 2 machines, 2 hélices, 500 cv, vitesse : 11,1 noeuds. Il était encore en flotte en 1950.
 
Source : Registre Bureau Veritas 1930. Robert Gruss, Flotte marchande française 1950-1951, SEGMC, 1950.


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