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  BOUCLIER - Contre-torpilleur

 

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Auteur Sujet :

BOUCLIER - Contre-torpilleur

n°2098
Ar Brav
Posté le 31-12-2007 à 17:29:14  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
BOUCLIER Contre-torpilleur type Casque (1911 – 1933)
 
Chantier :
 
Chantiers Augustin Normand, Le Havre
Commencé : 1909
Mis à flot : 29.06.1911
En service : 09.1911
Retiré : 15.02.1933
Caractéristiques : 800 t ; 13 500 cv ; 76,3 x 7,6 x 2,9 m ; 34 nds ; 3 hélices ; 82 h.
Armement : II de 100 + IV de 65 + 4 T.
 
Observations :
 
14.03.1913 : torpilleur d’escadre
08.1914 : 1ère Armée Navale en Méditerranée
1917 : Dunkerque, Bancs des Flandres
20.05.1917 : touché (pas de précisions)
1925 - 1926 : opérations contre les Riffains au Maroc  
1932 : rebaptisé Bouclier II, à cause de la mise en chantier de l’escorteur Bouclier
15.02.1933 : rayé puis vendu pour démolition à Toulon.
 
Sources :  
 
Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, Tome II, 1870-2006, LV Jean-Michel Roche, Imp. Rezotel-Maury Millau, 2005  
http://www.netmarine.net/dico/index.htm
Les Flottes de Combat en 1917, Commandant de Balincourt, Augustin Challamel, 1917    
Les marques particulières des navires de guerre français 1900-1950, Jean Guiglini, SHM, 2002  
Répertoire des navires de guerre français, Jacques Vichot, Pierre Boucheix, refondu par Hubert Michéa, AAMM, 2003  
French Warships of World War I, Jean Labayle-Couhat, Ian Allan Ltd, 1974  
Jane’s Fighting Ships 1914, Fred T. Jane, David & Charles Reprints, 1968  
Jane’s Fighting Ships 1919, Fred T. Jane, David & Charles Reprints, 1969
 
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 12-03-2009 à 08:03:53

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°2100
dan285
la bonne question ???...
Posté le 31-12-2007 à 17:45:12  profilanswer
 

Bonjour,
Mais surtout MERCI...!!! génial ce site!! (contenu et contenant)
Mon grand oncle a bien servi sur ce navire...il a voyagé beaucoup...j'ai des cartes postales d'escales et d'affectations le concernant et comme j'aime les précisions....Merci encore!
 
Bien cordialement  

n°2104
Terraillon​ Marc
Posté le 31-12-2007 à 19:36:55  profilanswer
 

Bonsoir
 
Voici une vue du contre torpilleur Bouclier
 
http://perso.orange.fr/MT06/Bouclier_MN_1.gif
 
C'est une image prise la nuit de Noël mais je n'ai pas l'année  :ange:  
 
Les recherches continuent !
 
A bientot


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°2107
charraud j​erome
Posté le 31-12-2007 à 20:06:04  profilanswer
 

olivier 12 a écrit :


 
 
Bravo Marc. Quant à moi, malgré les conseils éclairés de Franck, je n'arrive toujours pas à mettre une image sur le site. :fou:  :fou:  :fou: J'ai encore du rater un clic quelque part!
 
Bonne soirée à tous


 
C'est l'adresse url qui n'est pas bonne
Il n'y a rien derrière cette adresse sinon la syntaxe [img]adresse url[/img] est correcte
 
Cordialement
Jérôme Charraud


---------------
Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°2108
Terraillon​ Marc
Posté le 31-12-2007 à 20:07:34  profilanswer
 

Bonsoir
 
Je vois que la nuit du réveillon a commencé ... on ne trouve plus les touches du clavier  :lol:  
 
En vous souhaitant une bonne et heureuse année 2008  :hello:  


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°2110
olivier 12
Posté le 31-12-2007 à 22:03:08  profilanswer
 

ça y est, j'ai trouvé la bonne touche.... champagne! et excellente année à tous.
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 04-03-2008 à 09:56:02

---------------
olivier
n°2113
Ar Brav
Posté le 31-12-2007 à 22:42:57  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Olivier,
 
Cà y est, çà marche !!   [:ar brav]  
 
Bonne soirée,
Amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°2115
JPB
Posté le 01-01-2008 à 09:41:20  profilanswer
 

bonne année 2008
 
devant toulon !
http://pix.nofrag.com/1/7/a/3b9664370d0281990d5b8ebd8fc68.jpg
et puis...
http://pix.nofrag.com/a/5/6/ac3edc84f2a5009ecf7b171c949e8.jpg
et encore..
http://pix.nofrag.com/2/a/c/18e3475dccf2c89f5837c2f5d59a8.jpg
 
bonne journée
 
JPB

n°7079
Rutilius
Posté le 21-07-2008 à 00:05:02  profilanswer
 

Citation :

20.05.1917 : touché (pas de précisions)  


 
   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,
 
   Selon le chroniqueur de la Revue politique et parlementaire (1917, Tome 91, p. 424), l'engagement qui s'est produit dans la nuit du 20 mai 1917 a opposé le Bouclier à des destroyers allemands qui, selon toute vraisemblance, tentaient d'aller bombarder Calais ou Dunkerque, ports qui, respectivement, l'avaient été les 21 et 25 avril. Il relatait ce qui suit :
 
   " Selon leur habitude, les destroyers allemands descendaient la côte des Flandres dans l'intention que nous savons, losqu'ils furent révélés par les fusées éclairantes que l'on ne cesse de tirer sur le littoral belge et sur le front de l'Yser ; attaqués immédiatement par nos torpilleurs d'escadre, ils durent rebrousser chemin. L'un de nos bâtiments, le Bouclier, commandant Bijot, qui fonçait courageusement sur l'ennemi fut atteint par ces projectiles (sic) qui éclata sur la rambarde où le commandant était accoudé. Celui-ci fut tué ainsi que l'officier de manoeuvre et neuf hommes. L'officier en second, quoique grièvement blessé, prit la direction du navire, qu'il ramena dans la ligne. Un autre obus avait éclaté dans la chaufferie mais n'y avait atteint personne.
 
   L'anéantissement simultané de tout le personnel de quart sur la passerelle causa un désarroi qui favorisa la retraite des Allemands. Le Bouclier resté sans maître tourna sur lui-même et on ne le distingua pas pendant un instant de l'ennemi qui faisait des signaux trompeurs. Il fallut par prudence cesser le feu durant quelques secondes. Celles-ci furent mises à profit par nos adversaires pour regagner leur point d'appui."

 
   Récit à prendre, comme d'ordinaire, avec les réserves d'usage.
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 23-02-2009 à 00:11:31
n°7707
alain13
Posté le 02-08-2008 à 23:30:21  profilanswer
 


Bonsoir à tous,
 
Dans son livre, " Sur les bancs des Flandres" édition du 31 aout 1927, Paul Chack décrit également ce combat.
Dans la nuit du 19 au 20 mai 1917 l'escadrille constituée par le Capitaine-Mehl, l'Enseigne Roux,le Magon et le Bouclier qui avait pris la garde dans le West-Diep (au droit de La Panne), attaquait et mettait en fuite des destroyers allemands venus bombarder Dunkerque.
Lancé à 25 noeuds à la poursuite des navires allemands le Bouclier est touché au niveau de la passerelle où se trouvaient entre autres le LV Bijot commandant du torpilleur et son second l'EV Peyronnet.
 
" Eclatant contre le montant de la passerelle, un obus allemand a tout fauché; Plus une âme...
Et plus une lueur, tous circuits électriques coupés , la passerelle, où sept hommes vivaient il y a une seconde, n'est plus qu'un carré de ténébres jonché de débris et de corps. Bijot a été tué net, de même que Russaouen, Binet, Nicolas et Férec. Les autres gisent et râlent.
Frappé à la tête le Bouclier est devenu fou.
Sa barre bloquée toute à gauche, il tourne en rond ...  
Apercevant du pont où est son poste de combat, cette giration incompréhensible, l'enseigne Curzon s'élance dans l'échelle de la passerelle . Un obus l'abat ... mort....
Le Bouclier tourne toujours".
 
Et c'est  le matelot clairon Lamarche qui bien que blessé à la tête prend la barre et remet le Bouclier dans la ligne.
Revenu à lui mais à moitié aveugle, l'enseigne Peyronnet aidé par l'enseigne Meunier-Joannet arrivera malgré tout, avec une chaudière en moins atteinte par un obus à ramener le bateau à Dunkerque.
 
Récit à prendre, évidemment avec les .....
 
Cordialement,
Alain
 

n°7713
GENEAMAR
Posté le 03-08-2008 à 07:12:28  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
- ORIGÈNE Denis, né le 22 mars 1892 à SAINT-MAIGRIN (Charente-Maritime), Matelot de 1ère classe Mécanicien disparu en mer le 4 août 1914.--- Jugement déclaratif de décès rendu le 31 juillet 1923 à CHERBOURG.
 
 
Officiers mariniers et Matelots tués sur la passerelle ou à bord du bâtiment le 20 mai 1917)...
 
- BINET, ?... (non identifié), Second Maître Fourrier.
 
- FEREC Etienne Marie, né le 2 mars 1891 à PLOUEZOC'H (Finistère), Quartier-Maître Fusilier.
 
- MASSON Émile Jean Baptiste, né le 5 juillet 1893 à SAINT-MARCOUF (Manche), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
 
- NICOLAS Ange Guillaume Marie Joseph, né le 25 mai 1893 à PLESLIN (Côtes d'Armor), Quartier-Maître de manoeuvre.
 
- RUSSAOUEN Eugène Adolphe, né le 17 avril 1883 à BREST (Finistère), Maître de timonerie.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3261/O%20RUSSAOUEN%20Eugene.jpg


Message édité par GENEAMAR le 15-01-2009 à 16:34:13

---------------
Cordialement. Malou
n°7741
alain13
Posté le 03-08-2008 à 12:25:15  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
 
Pour Malou...
 
Binet Joseph, né le 13 mars 1880 à Lanvéoc ( Finistère), Second Maître Fourrier.
 
Cordialement,
Alain

n°7749
GENEAMAR
Posté le 03-08-2008 à 16:08:52  profilanswer
 

alain13 a écrit :


Bonjour à tous,
 
 
Pour Malou...
 
Binet Joseph, né le 13 mars 1880 à Lanvéoc ( Finistère), Second Maître Fourrier.
 
Cordialement,
Alain


 
 
Bonjour Alain,
  Et  [:nico56] pour eux...


---------------
Cordialement. Malou
n°8689
Rutilius
Posté le 10-09-2008 à 22:25:49  profilanswer
 

   Bonsoir à tous,
 
   Petite adjonction aux observations relatives à ce bâtiment :  
   
   Observations :  
 
      - 20 mai 1917 : Sa passerelle est détruite par un obus lors d'un engagement avec des destroyers allemands.
 
      - 21 mars 1918 : Avec les contre-torpilleurs Capitaine-Mehl et Magon, ainsi que trois bâtiments anglais, dont le Botha, participe à un combat au cours duquel le premier torpillera et coulera le torpilleur allemand A-7.
 
   Pour ce fait d'armes, le lieutenant de vaisseau Alfred RICHARD, qui commandait alors le Bouclier, sera cité à l'ordre de l'armée (Ouest-Eclair, n° 5762, 4 mai 1918, p. 2).
 
   Le Bouclier fut donc promptement réparé après l'engagement du 20 mai 1917, qui causa la mort du commandant, de l'officier de manoeuvre et d'une partie de l'équipage.
 
   Bonne soirée,  
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 23-02-2009 à 08:33:29
n°9678
Rutilius
Posté le 16-10-2008 à 20:27:00  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,  
 
   Inscrit au tableau de la Légion d'honneur, pour le grade de chevalier : M. COURDURIER, mécanicien principal de 2e classe, du Bouclier (Ouest-Eclair - éd. de Caen -, n° 6439, 23 juin 1917, p. 4).  
 
   Aucune indication sur ce qui lui a valu cette récompense.  
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°9684
dbu55
Posté le 17-10-2008 à 01:15:34  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
D'autres marins du BOUCLIER :  
 
CORITON Vincent Mathurin né le 28/01/1892 à Locmariaquer (Morbihan), Quartier Maître Fourrier, décédé le 8/12/1917 (25 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord Accident Tué par l'explosion accidentelle d'une grenade    
 
KERVRAN Louis Paul né le 18/06/1896 à Lanvéoc (Finistère), Enseigne de vaisseau de 2ème classe , décédé le 8/12/1917 (21 Ans) - Boulogne-sur-Mer Pas-de-Calais Tué à l'ennemi    
 
LENGRONNE Georges Ludovic né le 28/10/1894 à Saint-Jean-le-Thomas (Manche), Matelot de 2ème Classe Maître d'Hôtel, décédé le 8/12/1917 (23 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord tué par l'explosion d'une grenade    
 
MONTAGNÉ Edouard Marcel né le 26/01/1898 à Lézignan (Aude), Enseigne de Vaisseau de 2ème Classe , décédé le 8/12/1917 (19 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord Tué à l'ennemi Tué à la passerelle par un obus    
 
RIOU Pierre Marie né le 31/12/1885 à Plœmeur (Morbihan), Second Maître Canonnier, décédé le 5/12/1917 (31 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord Accident Tué par l'explosion accidentelle d'une grenade    
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 17-10-2008 à 01:18:10

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°9685
dbu55
Posté le 17-10-2008 à 01:20:27  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
D'autres marins du BOUCLIER :  
 
CORITON Vincent Mathurin né le 28/01/1892 à Locmariaquer (Morbihan), Quartier Maître Fourrier, décédé le 8/12/1917 (25 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord Accident Tué par l'explosion accidentelle d'une grenade    
 
KERVRAN Louis Paul né le 18/06/1896 à Lanvéoc (Finistère), Enseigne de vaisseau de 2ème classe , décédé le 8/12/1917 (21 Ans) - Boulogne-sur-Mer Pas-de-Calais Tué à l'ennemi    
 
LENGRONNE Georges Ludovic né le 28/10/1894 à Saint-Jean-le-Thomas (Manche), Matelot de 2ème Classe Maître d'Hôtel, décédé le 8/12/1917 (23 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord tué par l'explosion d'une grenade    
 
MONTAGNÉ Edouard Marcel né le 26/01/1898 à Lézignan (Aude), Enseigne de Vaisseau de 2ème Classe , décédé le 8/12/1917 (19 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord Tué à l'ennemi Tué à la passerelle par un obus    
 
RIOU Pierre Marie né le 31/12/1885 à Plœmeur (Morbihan), Second Maître Canonnier, décédé le 5/12/1917 (31 Ans) - A bord du BOUCLIER Entre Nieuport et Zuydcoote -  Mer du Nord Accident Tué par l'explosion d'une grenade    
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 17-10-2008 à 01:20:58

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°11246
Rutilius
Posté le 18-12-2008 à 15:03:54  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   Observations : [...]
 
     Janv. ou Févr. 1919 : Lui est conférée la fourragère aux couleurs de la la croix de guerre (Ouest-Eclair - éd. de Caen -, n° 7139, 19 févr. 1919, p. 2).
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°13682
Rutilius
Posté le 22-02-2009 à 23:43:09  profilanswer
 

   Bonsoir à tous,
 
                        Liste des marins victimes de l'engagement survenu sur les bancs des Flandres,
                                   le 20 mai 1917, entre le Bouclier et des destroyers allemands.

 
 
   - BIJOT Albert Arthur, né le 20 juin 1872 à Fère-Champagne (Marne) et y domicilié, mort le 20 mai 1917 « à bord, tué à l'ennemi », Lieutenant de vaisseau (Acte établi à Dunkerque, le 21 mai 1917) (V. ci-dessous sa notice biographique ).
 
   - BINET Joseph, Second maître fourrier (V. ci-dessus).
 
   - FEREC Étienne Marie, Quartier-maître fusilier (V. ci-dessus).
 
   - HOUELLEMONT Henri Louis , né le 2 mars 1888 à Nantes (Loire-Inférieure) et y domicilié, chemin des Lauriers, mort le 20 mai 1917 « en mer, tué au cours d'un engagement avec des destroyers allemands », Quartier-maître mécanicien, Matricule n° 22.188-3 (Acte transcrit à Nantes, le 12 août 1917).
 
   - LE GOLVAN Joseph Marcel Marie, né le 6 février 1899 à Plumergat (Finistère) et y domicilié, mort le 20 mai 1917 « tué à bord du Bouclier au cours d'un engagement avec des destroyers allemands », Matelot de 2e classe gabier, Matricule n° 104.746-2 (Acte transcrit à Plumeret, le 29 mai 1917).
 
   - MASSON Émile Jean Baptiste, Matelot de 3e classe sans spécialité (V. ci-dessus).
 
   - NICOLAS Ange Guillaume Marie Joseph, Quartier-maître de manœuvre (V. ci-dessus).
 
   - PARENT de CURZON Emmanuel Marie Joseph Charles, né le 9 mars 1896 à Cherbourg (Manche) et domicilié à Mézière-sur-Issoire (Haute-Vienne), mort le 20 mai 1917 « dans la mer du Nord, tué au combat contre l'ennemi », Lieutenant de vaisseau de 2e classe (Acte établi à l'Hôpital militaire de Dunkerque, le 20 mai 1917, transcrit à Mézière-sur-Issoire, le 20 sept. 1917).
 
   - RUSSAOUEN Eugène Adolphe, Maître de timonerie (V. ci-dessus).
 
                                                               ******
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 23-02-2009 à 08:37:12
n°13683
GENEAMAR
Posté le 23-02-2009 à 07:23:12  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
RONARC'H Pierre Alexis Marie Antoine
 
Né le 22 février 1865 à Quimper (Finistère) - décédéle 1er avril 1940 à Paris (Seine).
Entre dans la Marine en 1880, Aspirant de 1ère classe le 2 octobre 1883, il est sur la "VÉNUS", Division navale du Levant. Enseigne de vaisseau le 2 octobre 1885; port LORIENT. Au 1er janvier 1886, sur l'aviso "LABOURDONNAIS", Division navale de l'océan Indien (Cdt Marie Joseph DE BAUSSET-ROQUEFORT-DUCHAINE D'ARBAUD). Il se distingue le 7 janvier 1886, au combat de ZILIMAJOU (GRANDE COMORE). En janvier 1887, toujours sur l'aviso transféré en Atlantique Sud, il participe aux opérations au DAHOMEY, et occupe GRAND-POPO, avec la compagnie de débarquement. En décembre 1887, il est sur l' "ISÈRE". Lieutenant de vaisseau le 5 octobre 1890, il est sur le "CASTOR"; à terre en 1891 à la Majorité générale du 4ème arrondissement à ROCHEFORT. De 1892 à 1894, Officier canonnier sur le cuirassé garde-côtes "CAÏMAN", en Méditerranée. De retour à ROCHEFORT, il est sur la batterie flottante "EMBUSCADE", puis commande la canonnière "SCORPION", en essais; le Torpilleur 159, de l'École de pilotage. Breveté de l'École Supérieure de Marine, promotion 1898. En mai 1899, sur le "D'ENTRECASTEAUX", Aide de camp du Contre-Amiral Charles COURREJOLLES, Commandant la Division navale de l'Extrême-Orient. Il participe à l'occupation de KWANG-TCHÉOU-WAN, aux opérations de CHINE et au siège de TIEN-TSIN. En mai 1901, en Méditerranée sur le "LATOUCHE-TRÉVILLE". Capitaine de frégate le 23 mars 1902. De 1902 à 1904, Second à bord du croiseur "DUGUAY-TROUIN", vaisseau de l'École d'application des Aspirants, à BREST (Louis BERRYER, Capitaine de vaisseau Commandant l'École).En août 1904, à ROCHEFORT, Président de la Commission d'essai des torpilles. En 1906, Commandant le "MOUSQUETON, en Méditerranée. Capitaine de vaisseau en octobre 1908; Major de la Marine à ROCHEFORT. En 1910, Commandant supérieur des torpilleurs et sous-marins de la défense fixe de BREST; et Commandant le cuirassé garde-côtes "FURIEUX". En avril 1912 (jusqu'en mai 1914), Commandant la division des flottilles de l'Armée navale en Méditerranée sur le "BOUCLIER". Contre-Amiral le 19 juin 1914. Il reçoit en août le commandement de la Brigade des Fusiliers Marins. Envoyé le 6 septembre en BELGIQUE, entre Nieuport et Dixmude, il y établit son poste de commandement, la Brigade ayant pour mission de tenir coûte que coûte le secteur entre Nieuport et Ypres sur l'Yser. Combattant dans des conditions effroyables sous les bombardements et les attaques d'infanterie; la Brigade tiendra et ne cédera pas. Mais plus de la moitié de ses effectifs seront perdus dans les combats qui durèrent jusqu'à l'automne 1915. Vice-Amiral le 5 novembre 1915, Membre du Conseil Supérieur de la Marine. En mai 1916, il est nommé Commandant des forces navales dans la zone des armées du Nord où il collabore avec la Marine britannique; assurant ainsi une grande maîtrise de la mer dans le zonde du Pas-de-Calais. Son action permit la traversée sans perte de plus de 6 000 000 d'hommes. Au cours de 25 000 voyages, 12 navires seulement furent perdus.En 1919, Chef d'État-Major général de la Marine, il quitte le service actif en février 1920.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3261/O%20RONARC%27H%20Pierre.jpg


Message édité par GENEAMAR le 23-02-2009 à 07:27:32

---------------
Cordialement. Malou
n°13684
GENEAMAR
Posté le 23-02-2009 à 07:38:01  profilanswer
 

LEJAY Gustave
 
Né le 23 mars 1862 à CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes) - Décédé en juin 1944.
Commandeur de la Légion d'Honneur le 5 mai 1919, Grand Officier de la Légion d'Honneur le 10 juillet 1921.
Entre dans la Marine en 1879, Aspirant le 5 octobre 1882, Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1884; port TOULON. Au 1er janvier 1885, sur l'aviso-transport "DRAC", Division navale du TONKIN (Cdt Gustave FERRAT). Au 1er janvier 1886, sur le croiseur "HIRONDELLE", Escadre d'évolutions (Cdt Alfred JAYET DE GERCOURT). Lieutenant de vaisseau le 24 avril 1889. Au 1er janvier 1897, sur le croiseur "CHANZY", Escadre de réserve de la Méditerranée (Cdt Charles ANTOINE). Au 1er janvier 1899 (nomination du 22 septembre 1897), Commandant le torpilleur de haute-mer "SARRAZIN", Escadre de Méditerranée, École des apprentis patrons pilotes de la Méditerranée. Élève de l'École supérieure de la Marine promotion 1900. Aux 1er janvier 1901, 1902, Membre du Conseil Supérieur de la Marine, Aide de camp du Vice-Amiral François FOURNIER. Capitaine de frégate le 28 février 1903. En 1903, Second à bord du croiseur "TAGE", Division navale de l'Atlantique (voir Edouard AMELOT, Commandant). Capitaine de vaisseau le 29 novembre 1909. Au 1er janvier 1911, en résidence à PARIS, Secrétaire du Conseil Supérieur de la Marine. De février à juin 1914, Commandant le cuirassé "DIDEROT". De juin 1914 à mars 1916, Commandant le "BOUCLIER" et les flottilles de torpilleurs de la 1ère Armée navale en Méditerranée. Croix de guerre avec citation à l'ordre de l'Armée navale en août 1915 : " Chef de division, commandant les flottilles de torpilleurs de la première armée navale. A organisé de nombreuses opérations offensives et y a coopéré personnellement avec son bâtiment, en se distinguant toujours par son activité et son énergie remarquables.". Au 1er janvier 1917, port LORIENT. Contre-Amiral le 13 juillet 1917. Commandant la 2ème Division de la 2ème Escadre de ligne, pavillon sur le "JUSTICE" en 1919. En 1920, Chef de la Division des flottilles en Adriatique. Versé dans le cadre de réserve en mars 1922.


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Cordialement. Malou
n°13687
GENEAMAR
Posté le 23-02-2009 à 07:56:16  profilanswer
 

VICEL René Auguste Louis
 
Né le 18 février 1876 - Décédé.
Entre dans la Marine en 1894 (port LORIENT), Aspirant le 5 octobre 1897. Au 1er janvier 1899, en résidence à LORIENT. Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1899. Au 1er janvier 1901, sur la canonnière "COMÈTE", Station locale du TONKIN (Cdt Marie LOUËL). Au 1er janvier 1902, port LORIENT. Au 1er janvier 1903, Officier-Élève à l'École des Officiers torpilleurs. Officier breveté Torpilleur. Lieutenant de vaisseau le 5 novembre 1907. Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "MIRABEAU", en achèvement à LORIENT (Cdt Ernest PAPAIX). Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1914, sur le cuirassé "CONDORCET", 1ère Escadre, 1ère Armée navale (Cdt Alexandre LAUGIER). De mars 1916 à mars 1917, Commandant le "BOUCLIER". Capitaine de frégate le 7 mars 1917. En 1918, port LORIENT.


Message édité par GENEAMAR le 05-06-2009 à 07:35:14

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Cordialement. Malou
n°13688
GENEAMAR
Posté le 23-02-2009 à 08:06:34  profilanswer
 

BIJOT Albert Arthur      
 
Né à FÈRE-CHAMPENOISE (Marne) - Décédé en mer le 20 mai 1917 en mer du Nord.
Entre dans la Marine en 1892 (port TOULON), Aspirant le 1er octobre 1894, Enseigne de vaisseau le 1er octobre 1896. Au 1er janvier 1897, port TOULON. Au 1er janvier 1899, sur le cuirassé "BOUVET", Escadre de Méditerranée (Louis NOËL, Cdt). Au 1er janvier 1901, sur la canonnière "SCORPION", Division navale de l'Océan Indien (Prosper GERMAIN, Cdt). Aux 1er janvier 1902, 1903, port TOULON. Lieutenant de vaisseau le 3 avril 1903. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1910. Au 1er janvier 1911, sur le croiseur cuirassé "AMIRAL-AUBE", 2ème Escadre (Charles OLLIVIER, Cdt). En mars 1917, Commandant le torpilleur "BOUCLIER". Le 20 mai 1917, il est tué sur la passerelle par un obus lors d'un engagement avec des destroyers allemands, au large de DUNKERQUE ou entre NIEUPORT et ZUYDCOOTE (cf Mémorial-GenWeb). Cité à l'ordre de l'Armée navale : " Commandant le BOUCLIER. Tué glorieusement sur sa passerelle au cours d'un engagement avec des destroyers allemands.".--- Acte de décès transcrit le 21 mai 1917 à DUNKERQUE.
 
À titre anecdotique : La nécropole nationale de FÈRE-CHAMPENOISE (où sont inhumés les corps de 5 986 soldats tués en 1914-18) a été implantée sur un terrain offert à l'État par Mr et Mme Albert BIJOT, ce dernier étant adjoint au Maire de FÈRE-CHAMPENOISE, en souvenir de leur fils Charles et de leur neveu Arthur BIJOT(ci-dessus).


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Cordialement. Malou
n°13690
GENEAMAR
Posté le 23-02-2009 à 08:23:37  profilanswer
 

RICHARD Alfred Louis Marie
 
Né le 25 janvier 1881 à BREST (Finistère) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1898, Aspirant le 5 octobre 1901; port BREST. Au 1er janvier 1902, sur le cuirassé "FORMIDABLE", Escadre du Nord (Cdt Louis LORMIER). Au 1er janvier 1903, sur le cuirassé "MASSÉNA", Escadre du Nord (Cdt Louis LORMIER,). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1903. Au 1er janvier 1904, port BREST. Au 1er janvier 1906, sur le croiseur "D'ASSAS", Escadre d' Extrême-Orient (Cdt Théophile ALLAIRE). Au 1er janvier 1908, Officier en instruction à l'École des Officiers canonniers de TOULON. Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1911, Second d'une escouade d'apprentis canonniers sur le "TOURVILLE", École de canonnage (Cdt Eugène BARTHES). Au 1er janvier 1909, sur le croiseur cuirassé "AMIRAL-AUBE", Escadre du Nord (Cdt Elie SERRES). Lieutenant de vaisseau le 15 juin 1911. Au 1er janvier 1912, port BREST. Au 1er janvier 1914 (nomination du 1er octobre 1913), Commandant le sous-marin "THERMIDOR", 1ère Escadrille de la 2ème Escadre légère basée à CHERBOURG. Chevalier de la Légion d'Honneur. De juillet 1917 à Mai 1919, Commandant le torpilleur "BOUCLIER". Il est cité à l'ordre de l'Armée navale en mai 1918 : " Commandant le BOUCLIER. Dans une action de nuit, le 21 mars 1918 a, malgré une avarie de barre, réussi à maintenir son bâtiment au fort de l'engagement.". Capitaine de corvette le 22 novembre 1918. Croix de Guerre. Capitaine de frégate le 25 septembre 1920. Officier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1921, port BREST.
 [:geneamar:8]


Message édité par GENEAMAR le 20-09-2010 à 14:52:20

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Cordialement. Malou
n°13700
Rutilius
Posté le 23-02-2009 à 11:02:47  profilanswer
 

   Bonjour à tous,
 
                                          Liste des marins victimes de l'explosion accidentelle,
                               le 8 décembre 1917. d'une grenade anti-sous-marins à bord du Bouclier.

 
                                                                  OFFICIERS  
 
   - KERVRAN Louis Paul, Enseigne de vaisseau de 2e classe (V. ci-dessus).
     
   - MONTAGNÉ Edouard Marcel, Enseigne de vaisseau de 2e classe (V. ci-dessus).
 
                                                            OFFICIER MARINIER
 
   - RIOU Pierre Marie, Second maître canonnier, Matricule n° 7542-Lorient (V. ci-dessus).
 
                                                             QUARTIER-MAÎTRES  
 
   - CORITON Vincent Mathurin, Quartier maître fourrier, Matricule n° 6555-Auray (V. ci-dessus).
 
   - LE ROY Noël Fidèle Joseph, né le 14 avril 1895 à Hersin-Coupigny (Pas-de-Calais) et y domicilié, mort le 8 décembre 1917 « à bord du Bouclier, tué par l'explosion d'une grenade », Quartier-maître fusilier, Matricule n° 36.733-1 (Acte transcrit à Hersin-Coupigny, le 5 févr. 1920).
 
                                                                  MATELOTS
 
   - LENGRONNE Georges Ludovic, Matelot de 2e classe maître d'hôtel, Matricule n° 38.625-1 (V. ci-dessus).
 
   - ROINÉ Prosper Louis, né le 25 août 1892 à Sablé (Sarthe) et y domicilié, mort le 8 décembre 1917 « à bord du Bouclier, tué au cours d'un accident dû à l'explosion d'une grenade », Matelot de 2e classe clairon, Matricule n° 38.625-1 (Acte transcrit à Avranche, le 29 déc. 1917).
 
                                                                    ******
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

Message cité 1 fois
Message édité par Rutilius le 24-02-2009 à 23:01:50
n°16363
alain13
Posté le 11-05-2009 à 13:50:23  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
Le BOUCLIER en 1914 tout beau et encore intact avant la bagarre, et ce n'est pas peu dire !
 
- 16 aout 1914, engage le torpilleur autrichien Ulan qui parvient à s'échapper,
- 27 janvier 1916, avec le croiseur italien Puglia, repousse le croiseur autrichien Novara intervenu lors de l'évacuation des serbes d'Albanie,
- 20 mai 1917, engage avec le Capitaine Mehl , l'Enseigne Roux et le Magon et met en fuite des torpilleurs allemands venus bombarder Dunkerque , avec les conséquences que l'on connait,  
- 17 octobre 1917, participe au bombardement d'Ostende,
- 8 décembre 1917, attaque un sous-marin, lorsque sa poupe est détruite par l'explosion d'une de ses grenades,
- 21 mars 1918, réparé, il coule avec le Capitaine Mehl et le Magon, le torpilleur allemand A7,
- 23 avril 1918, avec les anglais, raid sur Zeebrugge,
- 10 mai 1918, raid sur Ostende.
 
Comme son nom ne l'indique pas, sa vocation n'était pas uniquement défensive...
 
http://img9.imageshack.us/img9/9418/bouclierm.jpg
 
photo Marius Bar.
 
Cordialement,
Alain

n°16472
GENEAMAR
Posté le 15-05-2009 à 17:32:24  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
TANDONNET Jean Marie Armand Hippolyte Robert
 
Né le 5 octobre 1871 à BORDEAUX (Gironde) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1889, Aspirant le 5 octobre 1892; port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1894, sur l'aviso-transport "DURANCE", Station locale des Iles de La SOCIÉTÉ (Cdt Joseph PHILIBERT). Enseigne de vaisseau le 26 février 1895. Au 1er janvier 1896; port ROCHEFORT, en résidence libre. Au 1er janvier 1897, Officier-Élève à l'École des Fusiliers Marins. Officier breveté Fusilier. Au 1er janvier 1899, sur le cuirassé "AMIRAL-BAUDIN", Escadre du Nord (Cdt Etienne MAGNON-PUJO). Au 1er janvier 1901, port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1902, sur le cuirassé garde-côtes "TEMPÊTE", Division navale de TUNISIE (Cdt Maurice MORIER). Lieutenant de vaisseau le 9 avril 1902. Au 1er janvier 1903, sur le cuirassé "HOCHE", en réserve normale à TOULON (Cdt Marie BAUDRY-LACANTINERIE). Au 1er janvier 1904, Officier-Élève à l'École des Officiers Torpilleurs. Officier breveté Torpilleur. Au 1er janvier 1906, Commandant un torpilleur de la 1ère flottille de torpilleurs des Mers de CHINE. Chevalier de la Légion d'Honneur. Le 1er octobre 1908, Commandant un groupe de torpilleurs, 3ème flottille de torpilleurs de l'Océan à ROCHEFORT. Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "HENRI-IV", Division navale de TUNISIE (Cdt Jean ROCHAS). Au 1er janvier 1912, port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1914, Adjudant Major auprès du Capitaine de vaisseau Pierre RONARC'H, Commandant les flottillles de la 1ère Armée navale et le torpilleur "BOUCLIER". De février 1916 à Février 1917, Commandant le torpilleur "DEHORTER", flottille des torpilleurs de TOULON. Capitaine de corvette le 1er juillet 1917. Au 1er janvier 1918, port ROCHEFORT.


Message édité par GENEAMAR le 04-07-2009 à 16:54:19

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Cordialement. Malou
n°16474
GENEAMAR
Posté le 15-05-2009 à 18:01:14  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
Le SUEUR Charles Pierre Marie
 
Né le 24 février 1873 - Décédé.
Entre dans la Marine en 1891, Aspirant le 5 octobre 1894; port ROCHEFORT.  Au 1er janvier 1896, sur le croiseur "LATOUCHE-TRÉVILLE", École de Guerre (Cdt Jules INGOUF). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1896. Au 1er janvier 1897, Officier en résidence libre à ROCHEFORT. Au 1er janvier 1899, port ROCHEFORT. Officier breveté de Gymnastique. Au 1er janvier 1901, sur le croiseur "NIELLY", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Edouard AMELOT). Au 1er janvier 1902, sur le cuirassé garde-côtes "JEMMAPES", Escadre du Nord (Cdt Ernest LAMSON). Au 1er janvier 1903, Second sur le contre-torpilleur "HALLEBARDE", Escadre de Méditerranée (Cdt Marcel GRANDCLÉMENT). Le 3 novembre 1903, Second sur le torpilleur "AGILE", Défense fixe de TUNISIE (Cdt Jean CLUZEAU). Lieutenant de vaisseau le 18 janvier 1905; port BREST. Au 1er janvier 1906, Second sur le contre-torpilleur "LAHIRE", Division de réserve de l'Escadre de Méditerranée (Cdt Alphonse BOYER). Au 1er janvier 1909, sur le "REDOUTABLE", désarmé à SAÎGON, bâtiment de servitude. Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1911, (nomination du 11 avril 1910), Second sur le contre-torpilleur "LANCE", Station des sous-marins de CALAIS-DUNKERQUE (Cdt Joseph ROUSSE). Au 1er janvier 1914, Second sur le torpilleur "BOUCLIER", 1ère Armée navale (Cdt Pierre RONARC'H). Le 28 août 1914, Commandant l'Artillerie du Front de mer de la Basse-Loire. Capitaine de corvette le 1er juillet 1917. Au 1er janvier 1918, port BREST.
 :jap:


Message édité par GENEAMAR le 10-07-2010 à 15:11:53

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Cordialement. Malou
n°16493
GENEAMAR
Posté le 16-05-2009 à 06:55:50  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
BAHEZRE de LANLAY Jean François Marie
 
Né le 15 juillet 1884 à BREST (Finistère) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1902, Aspirant le 5 octobre 1905, Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1907; port CHERBOURG. Au 1er janvier 1911 (nomination du 7 octobre 1910), Second du sous-marin "BERTHELOT", Station des sous-marins de BREST (Cdt Louis FLOCH). Au 1er janvier 1914, sur le torpilleur "BOUCLIER", 1ère Armée navale (Cdt Pierre RONARC'H). Lieutenant de vaisseau le 11 avril 1916. Cité à l'ordre de l'Armée navale en novembre 1916 : " A été grièvement blessé en procédant, sous le feu de l'ennemi, au mouillage d'une ligne de mines.". Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre. Au 1er janvier 1918, Aide de camp auprès du Vice-Amiral Pierre RONARC'H, Commandant supérieur de la Marine dans la zone des Armées du Nord.


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Cordialement. Malou
n°16496
GENEAMAR
Posté le 16-05-2009 à 07:18:50  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
PELLE-DESFORGES Henri Léon André
 
Né le 6 avril 1885 à ANGERS (Maine-et-Loire) - Décédé le 2 mars 1944 à BUCHENWALD, ALLEMAGNE.
Entre dans la Marine en 1903, Aspirant le 5 octobre 1906, Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 5 octobre 1908; port TOULON. Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "JUSTICE", Aide de camp auprès du Contre-Amiral Jean GASCHARD, Commandant une Division de la 1ère Escadre. Officier breveté Torpilleur. Au 1er janvier 1914, sur le torpilleur "BOUCLIER", 1ère Armée navale (Cdt Pierre RONARC'H). En octobre 1914, Officier d'ordonnance auprès du Contre-Amiral RONARC'H Commandant en chef la Brigade des Fusiliers Marins. Lieutenant de vaisseau le 19 décembre 1914, il est cité à l'ordre de la Brigade : Officier d'ordonnance du contre-amiral commandant la brigade des fusiliers-marins. Cité à l'ordre de la brigade pour sa conduite au combat du 24 octobre, a continué à remplir toujours avec succès de nombreuses missions périlleuses.. Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre. Au 1er janvier 1918, affecté à la Station des torpilleurs de BIZERTE.--- Ultérieurement Capitaine de frégate.


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Cordialement. Malou
n°16500
GENEAMAR
Posté le 16-05-2009 à 07:38:24  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
MASSONNET Casimir Alfred
 
Né le 5 décembre 1870 - Décédé.
Entre dans la Marine en 1890, Mécanicien principal de 2ème classe le 15 mai 1903, Mécanicien principal de 1ère classe le 21 novembre 1908; port TOULON. Officier breveté Torpilleur. Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "LIBERTÉ", 1ère Escadre (Cdt Marie JAURÈS). Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'académie. Au 1er janvier 1914, Mécanicien de division sur le torpilleur "BOUCLIER", 1ère Armée navale (Cdt Pierre RONARC'H).  Mécanicien en chef le 17 mars 1917. Au 1er janvier 1918, à l'État-Major du Commandant supérieur de la Marine de la zone des Armées du Nord, le Vice-Amiral Pierre RONARC'H.  


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Cordialement. Malou
n°26642
GENEAMAR
Posté le 10-07-2010 à 15:14:22  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
VÉRON Robert François Auguste
 
Né le 12 juin 1893 à PARIS (Seine) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1910, Aspirant le 5 octobre 1913; port TOULON. Au 1er janvier 1914, sur le croiseur cuirassé "DUPLEIX", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Marie DAVELUY).  Au 1er janvier 1915, port TOULON. Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1915. En 1917, Second sur le torpilleur "BOUCLIER", il est cité à l'ordre de l'Armée navale : "Officier de la plus grande valeur professionnelle et morale. A toujours fait preuve des plus brillantes qualités d'ardeur réfléchie, d'initiative intelligente et de générosité militaire. Grièvement blessé au cours d'un combat contre un sous-marin, a été un modèle de courage et d'énergie, continuant à assurer son service d'officier en second jusqu'au moment où il a perdu connaissance.". Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de guerre. Au 1er janvier 1918, port TOULON. --- Lieutenant de vaisseau le 14 avril 1919. Au 1er janvier 1921, affecté à la Flottille du Rhin (Cdt Jean FERNET).
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°26887
gildelan
Posté le 25-07-2010 à 17:33:26  profilanswer
 

Bonjour,
Ci-dessous, les citations du torpilleur d'escadre Bouclier et les rapports officiels sur le combat du 20 mai 1917 et l'affaire du 8 décembre 1917 :
 
2 citations à l’Ordre de l’Armée et Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre (J.O. du 19 février 1919).
 
Après avoir appartenu à la Division de l’Adriatique et participé aux nombreuses opérations exécutées par cette force navale, notamment au sauvetage de l’armée serbe en 1916, le BOUCLIER fut attaché à la Division des Flottilles de la mer du Nord dont la base était Dunkerque.
 
C’est pendant son séjour à Dunkerque que le BOUCLIER sous le commandement successif des Lieutenants de Vaisseau BIJOT et RICHARD, a pris part aux actions qui lui ont valu sa première citation.
 
Texte des citations à l’Ordre de l’Armée du BOUCLIER
 
1) S’est toujours distingué par sa manœuvre hardie et sa brillante tenue au feu, d’abord sous les ordres du Lieutenant de Vaisseau BIJOT, tué à son banc de quart, le 20 mai 1917 puis, sous les ordres du Lieutenant de Vaisseau RICHARD, en particulier le 8 décembre 1917 où, ayant subi des pertes et des avaries au cours de l’attaque d’un sous-marin, de nuit, a continué la lutte contre l’ennemi, donnant ainsi un bel exemple d’énergie offensive (Journal Officiel du 5 février 1918).
 
2) Compris dans la citation collective suivante : La Division des Flottilles de l’Adriatique (composée du … et du BOUCLIER), pendant plus de trois ans, dans le voisinage de l’ennemi, toujours en alerte, toujours prête, a conservé jusqu’au dernier jour son ardeur et son esprit d’offensive, malgré des pertes s’élevant au quart de son effectif de torpilleurs et à la moitié de son effectif de sous-marins. S’est particulièrement distinguée dans les opérations qui ont abouti au sauvetage de l’armée serbe en 1916 (Journal Officiel du 4 janvier 1919).
 
I.- Combat du 20 mai 1917 dans le West Deep.
 
 Pendant le combat du 20 mai 1917, le BOUCLIER était commandé par le Lieutenant de Vaisseau BIJOT qui fut tué au cours de l’action.
 
Extraits des rapports officiels
 
Le 20 mai à 0h55, le groupe de torpilleurs CAPITAINE MEHL, ENSEIGNE ROUX, MAGON, BOUCLIER, formé en ligne de file sous le commandement du Capitaine de Frégate GUY, se trouvait à environ 500 mètres de la bouée 1 de Zuydcoote sur laquelle il s’était dirigé en venant de la bouée de Nieuport.
 
Rien de suspect n’est aperçu dans le Nord ni dans l’Ouest, la route est alors mise au N.75E en venant sur la gauche, vitesse 12 nœuds.
 
A l’heure (été), le CAPITAINE MEHL est à environ 1 mille de la bouée 1, le BOUCLIER achève son évolution pour prendre la ligne. Soudain, une lueur rougeâtre accompagnée de projection d’eau est visible par le travers tribord du  BOUCLIER à une distance qui paraît très faible.
 
A une heure 02, un navire ennemi invisible  qui se trouve franchement sur l’arrière du travers tribord du BOUCLIER – peut-être à 800 mètres – allume un projecteur braqué sur le pont milieu et ouvre un feu nourri. Les coups portent entre les tubes tribord et le kiosque arrière ; l’un d’eux frappe la coque au niveau du pont à un mètre sur l’arrière de la cloison milieu des machines. Puis, dans cette région, le tir devient plus long, endommageant l’antenne de T.S.F. et passe par bâbord sans faire de dommages. Le tir est bien fourni, les lueurs de départ des coups sont blanches, à peine visibles, le projecteur aveuglant. Le commandant BIJOT qui voit l’ennemi par tribord se lance sur lui à toute vitesse pour l’aborder.
 
A une heure 03, l’ennemi passé de tribord à bâbord, n’ayant pas cessé le feu, braque son projecteur sur la passerelle du BOUCLIER, l’éteint aussitôt, tire trois slaves successives très rapides qui endommagent la passerelle et tuent le Commandant BIJOT, l’Enseigne de Vaisseau PARENT de CURZON, le maître-pilote RUSSAOUEN, l’homme de barre, le fourrier du Chadburn, tuent ou blessent 3 hommes du canon de 100 avant. Le BOUCLIER avait ouvert le feu à une heure 02 environ, hausse bloquée à 500 mètres. Les pointeurs se sont efforcés de suivre les projecteurs au moment où ils étaient allumés, les navires ennemis étant totalement invisibles et les lueurs de leurs coups à peine perceptibles. L’Enseigne de Vaisseau PEYRONNET grièvement blessé prend, malgré cela, le commandement, après la mort du Commandant BIJOT, rallie la ligne et, malgré six blessures dont une intéressant le cerveau, tient bon sur une passerelle si encombrée de cadavres qu’à peine y peut-on placer les pieds, et malgré Chadburn et porte-voix en miettes ramène son bâtiment dans la ligne et, après le combat, jusque dans le port de Dunkerque.
 
Vers une heure 15, la canonnade devient plus espacée et le feu cesse. Des deux de nationalité s’allument et sont d’un nombre supérieur à quatre, dispersés dans diverses directions.
 
Le BOUCLIER reprend son poste derrière le MAGON.
 
Mais déjà l’ennemi s’est rendu compte que nos bâtiments ont reformé leur ligne et entendent bien pousser l’affaire : il s’enfuit vers le N.E. Le Commandant GUY signale au front de mer de Nieuport : « Barrez droite ». Mais, le CAPITAINE MEHL qu’il commande, avec une chaudière percée par un obus et une hélice rebroussée qui donne de violentes trépidations, ne peut dépasser 18 nœuds. Il cherche par des routes diverses à retrouver l’ennemi, mais il est bientôt obligé d’y renoncer. Il reste maître du West Deep et l’ennemi n’a pu atteindre son but, quel qu’il fût.  
 
Il faut signaler, dans cette affaire, l’allant, l’habileté de manœuvre, le courage et le soin remarquables dans la tenue du poste dont on fait preuve les commandants des bâtiments ainsi que la belle tenue des officiers et équipages de l’escadrille.
 
Au cours de l’engagement, le BOUCLIER a eu 9 tués et de nombreux blessés.
 
Ont été tués : le Lieutenant de Vaisseau BIJOT, commandant, l’Enseigne de Vaisseau de 2ème classe PARENT de CURZON, le maître-pilote RUSSAOUEN, le second-maître fourrier BINET, le quartier-maître de manœuvre NICOLAS, le quartier-maître mécanicien HOUELLEMONT, le matelot sans spécialité MASSON, le matelot gabier LE GOLVAN et le quartier-maître fusilier FEREC.
 
 
II – Affaire du 8 décembre 1917
 
Le BOUCLIER était alors commandé par le Lieutenant de Vaisseau RICHARD.
 
Le BOUCLIER avait appareillé de Dieppe le 8 décembre 1917 à la marée du soir, avec l’intention de rallier Dunkerque directement.
 
Extraits du Rapport du Lieutenant de Vaisseau RICHARD, commandant le BOUCLIER
 
A 18h50, nous étions à 7 milles dans le S.87 W. du feu d’Alprech. Je me tenais à bâbord de la passerelle supérieure, veillant de ce bord qui me paraissait le plus propice à la rencontre des sous-marins, tribord étant plus près des filets de la flottille que les sous marins doivent craindre et éviter. Le second-maître de timonerie LE MEUT (Henry, 6835 Auray) qui veillait à tribord me cria : « Un sous-marin à ¼ par tribord ! ». Je me précipitai à tribord en criant : « Où ? ». Il me montra un kiosque assez visible, faisant un sillage très apparent et tout proche – 40 mètres peut-être – route à contre-bord. Je commandai aussitôt : « A droite 25 ! Paré aux grenades ! ». Les klaxons, la sonnerie d’attention des grenades sont actionnés. Le kiosque du sous-marin acheva de disparaître à peu près par le travers de ma passerelle et j’estime que mon étrave n’a pas dû passer à plus de 60 mètres derrière ce kiosque ! Le sous-marin plongeait rapidement : j’entendis nettement, malgré le ronflement de mes ventilateurs, le sifflement caractéristique que fait l’air en sortant des ballasts lors d’une plongée rapide.
 
Le kiosque ne fut visible que quelques secondes ; pas le temps matériel de tirer un coup de canon pointé ou de lancer une torpille. Le sillage lui-même fut brouillé immédiatement par ma lame d’étrave.
 
Je n’avais d’autre arme à ma disposition que les grenades…
 
Voici comment l’on procédait pour lancer les grenades. J’ai, sur la passerelle de combat, un commutateur de chaque bord qui actionne une grosse sonnerie située à l’AR, près des grenades. Un coup long veut dire « Attention », chaque coup bref ensuite ordonne de lancer une grenade. Ces coups brefs sont doublés pour plus de sûreté de coups de sifflet à bouche et, au besoin, de coups de sifflet à vapeur.
 
Dès que je m’estimai en position de lancement, j’actionnai cloche et sifflet, mais je ne vis aucune gerbe, je n’entendis aucune explosion. Je criai dans mon mégaphone : « Lancez les grenades », puis je recommençai à siffler et à sonner : rien.
 
J’envoyai l’Enseigne de Vaisseau de 2ème classe MONTAGNE, qui était à mes côtés sur la passerelle, voir ce qui se passait derrière, avec ordre de faire immédiatement lancer toutes les grenades, une par une, à 5 secondes d’intervalle.
 
Pendant ce temps, je tournais autour du point où je présumais qu’était le sous-marin. Enfin, je vis une gerbe et j’entendis une explosion. Si le sous-marin a continué sa route au S.40 W., cette grenade n’a pas dû éclater loin de lui.
 
Puis, plus rien encore. Cinq secondes s’écoulent, puis cinq secondes…rien ! Vingt secondes environ après la première explosion (celle de la grenade qui a bien fonctionné), il y eut à l’arrière une violente explosion avec projection de flammes. Je pensai d’abord que nous avions reçu une torpille, mais la vitesse se maintenant et la barre fonctionnant bien, je compris presque immédiatement que c’était une grenade qui avait dû éclater en tombant à l’eau.
 
Puis, plus rien encore.
 
Quelques secondes plus tard, un homme accourt sur la passerelle qui me dit : « L’officier en second est blessé, tous ceux de l’arrière sont tués ou blessés ! ». Je lui dis : « Prends les hommes des 65 avant et va lancer tout de suite les grenades qui nous restent. Après, tu feras venir l’infirmier ». Il me répondit : « Il y a eu une explosion derrière ; il n’y a plus de pont à l’arrière, on ne peut plus jeter de grenades. Je crois d’ailleurs qu’il n’y en a plus ! ».
 
Je laisse un instant la manœuvre à l’Enseigne de Vaisseau de 2ème classe LE BRET, après lui avoir recommandé de foncer sur le sous-marin s’il le revoit, de l’attaquer d’abord à la torpille si possible, ensuite au canon. Et je me rends à l’arrière pour constater les avaries et voir si nous sommes en état de continuer la chasse.
 
Je trouvai à l’AR le mécanicien principal COURDURIER qui venait de s’assurer que la drosse était claire, que nous n’avions pas de voie d’eau sérieuse et que d’ailleurs l’éjecteur fonctionnait bien. Il me dit que les Enseignes de Vaisseau de 2ème classe KERVRAN et MONTAGNE avaient été tués, que l’Officier en second – Enseigne de Vaisseau de 1ère classe VERON – grièvement blessé – était tombé sans connaissance au milieu du pont, comme il se rendait sur la passerelle pour me rendre compte de l’accident.
 
Je le priai de s’occuper des blessés avec les infirmiers. J’avais heureusement deux infirmiers, dont un en subsistance.
 
Puis, je revins sur la passerelle. Je donnai ordre à M. LE BRET d’envoyer les signaux S.M. et A.L.L.O. Une fusée rouge avait été déjà lancée. Et bien que vos ordres fussent de rallier Dunkerque directement, je jugeai nécessaire sous réserve de vous rendre compte par T.S.F., de rester croiser sur les lieux jusqu’au jour : quelques minimes fussent les chances que cette unique grenade ayant bien fonctionné ait atteint le sous-marin, j’estimai ne pas devoir perdre ces chances, et je m’établis en croisière entre Alprech et le Vergoyer.
 
Dès que M. LE BRET m’eût rendu compte que les signaux S.M. et A.L.L.O. avaient été expédiés, je le priai de chiffrer le radio suivant : « Par suite explosion prématurée grenade, plusieurs tués, blessés. Je reste croiser entre Alprech et le Vergoyer ».
 
Boulogne demanda la répétition de ce télégramme. En sorte que ce n’est qu’à 21h20 que je repassai à Boulogne ce même radio.
 
A 21h45, je recevais de Calais le radio suivant : « Vice-amiral Z.A.N. demande que vous signaliez votre position ». Je faisais chiffrer la réponse « 22 heures un mille Ouest bouée Ouest Vergoyer route Alprech », lorsque je reçus de Boulogne à 22h05 : « Allez immédiatement mouiller Boulogne ». Je demandai alors l’entrée à Boulogne pour 23 heures, et trois voitures d’ambulances.
 
En rentrant dans les jetées de Boulogne, la barre qui jusque là avait bien fonctionné, se bloque 15 à gauche, un instant. Je marchais très doucement, me méfiant de cela. Je pus me redresser en manœuvrant les machines. Mais, n’étant plus sûr de ma barre, ne pouvant manœuvrer que très difficilement les amarres de l’arrière, la manœuvre d’accostage fut lente et ce n’est qu’à 23h40 que je fus amarré le long de l’IBIS.
 
J’y trouvai le Commandant de la Marine, Chef de Division des Flottilles de la Manche orientale et deux médecins qui firent toute diligence pour faire conduire à l’hôpital Saint-Louis les blessés et les morts.
 
Aussitôt amarré à Boulogne, je fis procéder à un appel de l’équipage qui confirma un appel provisoire que j’avais fait faire aux postes de combat, aussitôt après l’accident.
 Tués : 6
 Disparu : 1
Blessés : 6  
 
Une commission d’enquête, nommée par le Chef de Division des Flottilles de la Manche orientale, a été chargée de rechercher les causes de l’accident.
 
De mon côté, j’ai recueilli les témoignages des survivants. D’après ces témoignages, voici ce qui a dû se passer.
 
Dès que l’ordre fut donné de lancer les grenades, M. KERVRAN, dont c’était le poste, et M. VERON, qui était accouru, firent lancer coup sur coup les deux grenades C.M. (réglées pour 15 mètres) qui étaient sur leurs bancs. Aucune d’elles n’éclata. M. KERVRAN enlevait lui-même la sangle de la grenade Artillerie de 75 kilos et ne pouvait y parvenir. Pourquoi ? Je ne sais ; quelques heures plus tôt, à Dieppe, le fonctionnement avait été vérifié.
 
Pendant ce temps, le matelot torpilleur HAILAUD saisissait à plein bras une des grenades C.M. de tribord et la jetait à l’eau sans utiliser le banc de lancement. Cette grenade est la seule qui ait bien fonctionné (15 mètres).
 
Une autre grenade C.M. placée sur le banc de lancement à tribord fut jetée à l’eau et n’éclata pas. Les trois grenades de tribord avaient été lancées : une seule a fonctionné.
 
M. KERVRAN continuait à essayer de lancer la grenade de 75 kilos.
 
A ce moment, le second-maître RIOU ou le quartier-maître LEROY (HAILAUD est le seul blessé qui ait bien vu la chose et il n’a pas pu distinguer si c’était RIOU ou LEROY) plaça une grenade sur le banc de lancement de bâbord qui avait été préalablement remis à la position horizontale. RIOU – ou LEROY – voulut alors faire basculer le banc : le banc ne bascula pas, mais le flotteur partit à l’eau et la grenade resta prise sur le banc (coincée peut-être en biais ?). Je marchais 21 nœuds, l’explosion fut presque immédiate, pas tellement cependant que M. KERVRAN, qui était tout proche, n’ait eu le temps de s’apercevoir du danger et de sauter près du banc pour le faire basculer…
 
Les avaries du bâtiment ne l’empêchent aucunement de naviguer : le pont est entièrement défoncé à tribord arrière et nous faisons un peu d’eau par un trou sous la flottaison dans le coqueron. La mèche du gouvernail n’a pas été atteinte et son manchon est encore très suffisamment fixé à bâbord, à l’AV et à l’AR pour qu’il n’y ait rien à craindre de ce côté…
 
Je vous adresserai ultérieurement des propositions de récompense en faveur d’un personnel dont j’ai eu qu’à me louer, tant pour l’acharnement qu’il a montré contre l’ennemi que pour l’élévation de sentiments dont il a fait preuve dans un si pénible accident.  
Signé : RICHARD
 
(source : livre d'or de la Marine française - guerre 14/18)
 
Cordialement,
Gilbert.


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Excès de peur enhardit.
n°26966
GENEAMAR
Posté le 01-08-2010 à 08:37:55  profilanswer
 

Bonjour à tous...,
 
COURDURIER Noël Jean
 
Né le 14 décembre 1879 à MONTPELLIER (Hérault) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1897, port TOULON. Mécanicien principal de 2ème classe le 17 juin 1915, sur le torpilleur "BOUCLIER", il est cité à l'ordre de l'Armée navale : "Officier de haute valeur morale et professionnelle. Au cours de l'affaire de nuit du West Deep le 19-20 mai, a fait preuve, dans les circonstances les plus critiques d'un sang-froid, d'un courage et d'une autorité remarquables, contribuant pour une très forte part à la belle conduite de son bâtiment.". Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Mécanicien principal de 1ère classe le 11 novembre 1918. --- Le 10 octobre 1920, Directeur d'atelier du Laboratoire du C.E.T. à TOULON.
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°36367
DIma11
Posté le 18-02-2013 à 21:21:43  profilanswer
 
n°37837
mourillon8​3
Posté le 30-07-2013 à 20:41:07  profilanswer
 

Bonsoir à tous,  
nouveau venu sur le site, notamment grâce à vos articles sur le Bouclier, je vais essayer de compléter quelques infos sur ce bâtiment.
Mon arrière grand-père maternel, l'Amiral Noël Courdurier, a en effet servi à bord comme officier mécanicien, notamment dans le west-deep en 1917.
Images du Bouclier à suivre dès que je serais rôdé au fonctionnement du site...
Bien cordialement à tous

n°37850
mourillon8​3
Posté le 02-08-2013 à 21:20:54  profilanswer
 

http://image.gilawhost.com/13/08/02/53zpy8fv.jpeg
 
Première image d'une série issue d'albums familiaux. Mon arrière grand-père est le 1er en partant de la droite. Il tient dans ses mains l'exemplaire de l'insigne du bouclier -dessiné par ses soins- que j'ai repris comme avatar. Réalisé en bronze, il a un fond cuivré rouge et orné d'une palme et de la croix de guerre 14-17...à suivre

n°37851
mourillon8​3
Posté le 02-08-2013 à 21:22:06  profilanswer
 

Correction mon aïeul est le 2ème en partant de la droite...oupsss

n°37852
mourillon8​3
Posté le 02-08-2013 à 21:32:22  profilanswer
 


...insigne suite...
Une nouvelle image qui montre le positionnement de l'insigne lorsque le bâtiment est en escale ou au petit rang. Il est fixé semble-t'il à la poupe ..?? (à confirmer). Petit détail que vous n'aurez pas manqué de relever, la 2ème palme sur l'écu, consécutive aux opérations dans le west deep...
 
http://image.gilawhost.com/13/08/02/jj2bf7g2.jpeg

n°37853
mourillon8​3
Posté le 03-08-2013 à 11:26:36  profilanswer
 


Bonjour à tous,
une nouvelle vue du BOUCLIER au petit rang dans le port de Toulon probablement datée du retour de ses missions dans l'Adriatique (début de la guerre)...à suivre !!
 
http://image.gilawhost.com/13/08/03/x5hdgq6b.jpeg
 

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