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   BOUGAINVILLE Trois-mâts barque

 

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Auteur Sujet :

BOUGAINVILLE Trois-mâts barque

n°5732
olivier 12
Posté le 31-05-2008 à 10:25:19  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
BOUGAINVILLE
 
Lancé le 20 Juillet 1902 aux chantiers nantais de Chantenay pour l’armement Bureau et Baillergeau.
Pris au neuvage par le capitaine Le Trocquer, rescapé du naufrage du trois-mâts PSYCHE.  
 
Caractéristiques
 
3000 tpl     2248 tx JB  1981 tx JN
Longueur 84,7 m   Largeur  12,26 m  Creux  6,89 m   TE  6,20 m
Bâtiment à coffre, de type conventionnel.
Le premier navire de cette série fut l’AMIRAL COURBET.
 
La carrière du Bougainville fut marquée par des campagnes particulièrement longues : 20 mois et demi pour la première (Saint Nazaire - New York – Hobart – Hakodate –Taltal –Tocopilla - Hambourg) 14 mois et demi pour la seconde (Cherbourg - New York - Tristan da Cunha où il dut relâcher,  dans le mauvais temps,  avec un terrible incendie dans la cale – Port Wellington – Auckland – Melbourne – Falmouth – Bristol) et 20 mois encore pour la troisième (Port Talbot – Hobart – Iquique – Sydney – Newcastle – Portland – Limerick).
 
A compter de 1912, le capitaine en titre fut Eugène Robert, ancien commandant du BABIN CHEVAYE. Voici le capitaine Robert ( en haut au centre, à côté du lieutenant Eugène Fiterbe – avec pipe et moustache – à sa droite ) Cette photo date de 1904 et a été prise sur le BABIN CHEVAYE.
 
http://img91.imageshack.us/img91/4402/capeugenerobertaucentrefs8.jpg
 
Au début de la guerre, le BOUGAINVILLE resta immobilisé à La Pallice jusqu’au 19 Novembre 1914, les frets étant rares. Puis il appareilla pour se rendre via Bonne Espérance, à Newcastle (Australie) 8 Février / 30 Mars 1915, San Francisco 6 Juillet / 20 Août 1915 où il chargea du blé, et revint, via le Horn,  sans encombre à Falmouth le 7 Février 1916. Affrété par le gouvernement anglais, il fut dirigé sur Runcorn, près de Liverpool. Il appareilla le 12 Février, mais une longue série de coups de vents le retint le long des côtes irlandaises jusqu’au 22 Mars 1916.
 
La perte du BOUGAINVILLE
 
Extrait du rôle

Trois-mâts BOUGAINVILLE immatriculé à Nantes n° 617
Armé au long cours à Nantes, en date du 7 Novembre 1914, par Mrs Bureau frères et Baillergeau.
Equipage embarqué à La Pallice
 
Capitaine Eugène ROBERT CLC     né le 1er Juillet 1870 à Saint Enogat  Inscrit à Saint Malo
Second  Alphonse BOUILLON OMM né le 10 Avril 1881     Inscrit à Nantes
Lieutenant  Louis GRISEL  cap. au cabotage  né le 10 Août 1866 à Saint Sauveur la Pommeraye
                                                                          Inscrit à Granville
 
« Le navire a été torpillé et coulé par un sous-marin allemand le 22 Mars 1916 au large de Waterford (Irlande) »
 
Récit de l’équipage (source Lacroix)
 
Vers midi le 22 Mars, le navire se trouvait près du bateau feu de Coning Bay sur la côte anglaise. (nota : il s’agit en réalité du bateau feu de Coningbeg Rock sur la côte irlandaise, et selon le KTB du sous-marin le BOUGAINVILLE devait se trouver à environ 30 milles au sud de ce bateau feu).
 
Le timonier signala un remorqueur faisant route sur le navire. C’était un sous-marin allemand qui hissa le signal ordinaire « Abandonnez immédiatement". Le sous-marin s’approcha et lança une torpille. Le BOUGAINVILLE plongea par l’arrière soulevant son avant hors de l’eau et disparut.  
A ce moment, il y avait en vue une goélette et un bateau pêcheur à vapeur. L’équipage, qui avait eu le temps nécessaire pour prendre place dans les embarcations fut recueilli par le chalutier à vapeur KERNES, de Milford Haven, qui déposa les naufragés le lendemain matin à Dundunore (Irlande) d’où ils furent rapatriés en France.
 
Voici la liste complète de l’équipage dressée au lendemain du naufrage par le consulat de France à Dublin. (Y ajouter le capitaine Robert)
 
http://img50.imageshack.us/img50/6863/bougainville3kb2.jpg
 
Une autre source donne le BOUGAINVILLE coulé par canonnage, ce qui était effectivement le plus souvent le cas. Dans ce cas, il est toutefois difficile d’affirmer si ce fut canonnage ou torpillage, car le mauvais temps qui devait régner sur la zone a peut-être inciter le commandant du sous-marin à envoyer une torpille pour se débarrasser rapidement du voilier. La façon dont est décrite son engloutissement ferait aussi penser à une torpille.  (A éclaircir  peut-être avec le KTB du sous-marin  ;) ).
 
Le sous-marin attaquant
 
Il s’agissait de l’U 70 du commandant  Otto  Wünsche (KL)
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 31-01-2014 à 18:54:27

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olivier
n°5738
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 31-05-2008 à 22:24:09  profilanswer
 

Bonsoir Olivier, bonsoir à tous
Je n'ai rien sur place pour apporter une réponse. Je l'aurai sous quelques jours et sans aucun doute on devrait éclaircir cette affaire rapidement.
Donc à très bientôt  
Yves
 
Finalement j'aurais mieux fait de regarder à deux fois car j'ai par chance ce KTB dans une boite électronique externe que je balade avec moi.
Voici donc ce que le KL Wünsche écrit pour ce début de journée dans le Canal St George :
22.3.1916
Vent NE 5-6, couvert, bonne visi. Presssion 752mm
7h00 Fait surface. Croisé selon une route N-S coupant la route des vapeurs. Le trafic semble se faire principalement vers le milieu du Canal.
 
15h15  Trois-mâts barque français Bougainville de Nantes chargé de céréales. 2248 BRT. Coulé au canon après avoir fait évacuer l'équipage.
L=51.55N G=06.55W

 
rien d'autre. C'est succinct mais l'essentiel y est. Pas de torpille, mer permettant l'usage de l'artillerie.
 
Cartographie des lieux
 
http://img2.hostingpics.net/pics/433571mapBougainville.jpg
 
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 31-05-2008 à 23:35:34

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°5740
Ar Brav
Posté le 01-06-2008 à 07:18:25  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Olivier,
 
A ce moment, il y avait en vue une goélette et un bateau pêcheur à vapeur. L’équipage, qui avait eu le temps nécessaire pour prendre place dans les embarcations fut recueilli par le chalutier à vapeur KERNES, de Milford Haven, qui déposa les naufragés le lendemain matin à Dundunore (Irlande) d’où ils furent rapatriés en France.
 
Ne s'agirait-il pas plutôt de Dunmore, bourgade de pêcheurs chère au coeur des marins Etellois ?
C'est un endroit superbe, et l'accueil y est, comme partout et toujours chez nos cousins d'Irlande, chaleureux.
 
Bon dimanche à tous,
Amicalement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°5744
olivier 12
Posté le 01-06-2008 à 09:26:08  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voila un doute levé : c'est donc bien par canonnade que le BOUGAINVILLE a été envoyé par le fond. Comme quoi il faut se méfier même de ce qui est inscrit sur les rôles de désarmement et recouper les informations avec les journaux de bord.
Quand au port, c'est presque certainement Dunmore. J'ai beau chercher, Dundunore n'existe pas. Mais Lacroix est souvent fâché avec l'orthographe des noms propres, à moins que ce ne soit le typographe de son livre (publié en 1937). Entre Dundunore et Coning Bay, on peut se perdre...:)


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olivier
n°5746
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-06-2008 à 10:22:00  profilanswer
 

La confusion est grande et fréquente en la matière. Chez beaucoup d'auteurs et non des moindres, une attaque de sous-marin est un "torpillage" surtout en 14-18. Cela dit, il faut quand même de l'imagination pour confondre l'explosion d'un 88 avec celle d'une torpille ; la charge n'est pas la même !
Cdlt  
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°5747
Terraillon​ Marc
Posté le 01-06-2008 à 11:49:45  profilanswer
 

olivier 12 a écrit :

Bonjour à tous,
 
Voila un doute levé : c'est donc bien par canonnade que le BOUGAINVILLE a été envoyé par le fond. Comme quoi il faut se méfier même de ce qui est inscrit sur les rôles de désarmement et recouper les informations avec les journaux de bord.
Quand au port, c'est presque certainement Dunmore. J'ai beau chercher, Dundunore n'existe pas. Mais Lacroix est souvent fâché avec l'orthographe des noms propres, à moins que ce ne soit le typographe de son livre (publié en 1937). Entre Dundunore et Coning Bay, on peut se perdre...:)


 
 
Bonjour,
 
Voici la position de DUNMORE EAST... et cela ne laisse plus aucun doute sur le port d'accueil des naufragés :
 
http://perso.orange.fr/MT06/Dunmore%20east.jpg
 
 
A bientot  :hello:


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°18344
olivier 12
Posté le 01-07-2009 à 17:36:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une photo du BOUGAINVILLE
 
http://img8.imageshack.us/img8/927/bougainville.jpg
 
Cdlt


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olivier
n°22179
olivier 12
Posté le 24-11-2009 à 11:24:21  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un petit complément sur le naufrage du BOUGAINVILLE avec le rapport officiel d'enquête.
 
Bougainville  2247 t.
 
Armateur Bureau et Baillergeau. Affréteur Balfour, Guthrie & Co  San Francisco.
 
Capitaine CLC Robert, inscrit à Saint Malo
Equipage de 24 hommes tous Français sauf un Suédois.
 
Le 22 Mars 1916, le BOUGAINVILLE se trouve par 51°39 N et 06°36 W , route au N22W à 4 nœuds, effectuant une traversée Falmouth – Runcorn (nota : port situé sur la Mersey entre Liverpool et Manchester)
 
Temps incertain, mer houleuse, vent de NE, légère brume, visibilité 3 à 4 milles.
 
Un sous-marin est aperçu venant du NW et approchant à 20 nœuds. Il porte le pavillon de guerre allemand sur le kiosque et hisse le signal AB (Abandonnez immédiatement)  appuyé par un coup de canon.
Mis en panne et abandonné le voilier. Une goélette à hunier est aperçue dans l’Est.
 
Le sous-marin a lancé une torpille qui a frappé le navire par le travers tribord. Il a pris de la hanche et a coulé presque aussitôt.
De la main, les officiers ont fait signe aux canots de s’éloigner. Pas de contact et pas d’interrogatoire.
Les naufragés ont été recueillis par des chalutiers à voile de Dunmore.
 
Description du sous-marin
 
60 m de long. Kiosque émergeant de 2m. Pas de passerelle. Garde-corps tout autour du sous-marin.
4 canons : 2 sur l’avant et 2 sur l’arrière, les canons de chaque paire étant espacés d’1 m environ. Impossible de dire s’ils sont à poste fixe.
 
Plage avant et arrière à 20 cm au dessus de l’eau. Pas de mât. Peinture grise toute fraîche.
 
Vu douze hommes, tous revêtus de grandes capotes cirées jaunes. Un officier dans le kiosque, qui faisait des signes, mais que l’on ne pouvait pas bien distinguer.
 
Le sous-marin s’est éloigné dans l’Ouest vers un bateau de pêche à vapeur, puis a plongé. Mais il a refait surface et est revenu alors que le voilier disparaissait.
 
Très manoeuvrant et plonge rapidement.
 
Observation
 
Les marins du BOUGAINVILLE ont pensé avoir vu une torpille frapper leur navire. C'est ce qui explique le récit de Lacroix.
Comme je pense qu'il faut plutôt se fier au KTB du sous-marin, ils ont donc certainement confondu un coup de canon décisif avec l'explosion d'une torpille.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 24-11-2009 à 11:26:29

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olivier
n°39126
FrancoisT
Posté le 31-01-2014 à 16:33:11  profilanswer
 

Bonjour
Mon grand père Adrien Chevalier était novice sur le Bougainville en 1908 et 1909. Les voyages étaient les mêmes: San Francisco, Portland et retour sur l'Europe. Il a gardé deux photos que j'essaye de vous joindre:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/14917/Bougainville2.jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/14917/Bougainville5.jpg
Très cordialement

n°39128
Memgam
Posté le 31-01-2014 à 21:54:12  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Merci à François T pour cette photo d'équipage et celle du tableau représentant le trois mâts Bougainville.
 
En fin 1908, Bougainville est parti de Cardiff (Grande-Bretagne) avec un chargement de charbon pour l'Australie, sous les ordres du capitaine Louis Ropart. Il est arrivé à destination le 2 décembre 1908, à Wallaroo, après 90 jours de voyage (passage rapide). Il est reparti pour Falmouth le 19 janvier 1909, chargé de 28 962 sacs de blé, faisant ainsi un tour du monde.
 
Sources : Alan Villiers & Henri Picard, The bounty ships of France, PSL, 1972.
Patrick Ahern, French sailing ships at australians ports, arrivals and departures, 1898-1925, Patrick Ahern, 2010.
 
Cordialement

n°39142
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 03-02-2014 à 17:22:47  profilanswer
 


   Bonsoir, et bienvenue François,
   Bonsoir à tous,
 
 
   Merci pour ces très utiles illustrations du présent sujet. Et une tentative – peu convaincante – d'amélioration du premier cliché.
 
 
 
            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/BOUGAINVILLE%20-%20Equipage%201908-1909..jpg


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°39143
Memgam
Posté le 04-02-2014 à 08:33:09  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Olivier 12 a mentionné en début de sujet que Bougainville avait subi un terrible incendie en 1904.
 
"Le Bougainville avait à bord 3 000 tx de pétrole en caisses pour Hakodaté, chargement dangereux en cas d'incendie. Un peu avant midi, le 7 novembre 1904, une imprudence du lieutenant mit le feu dans des balles d'étoupe goudronnée entreposées dans la cambuse basse et séparées seulement par une cloison en bois du chargement de pétrole.
En même temps qu'il cherchait à étouffer l'incendie, M. Le Troquer manoeuvra pour se rapprocher de Tristan da Cunha, distante de 30 milles marins à peine, pour être prêt à toute éventualité. Toutes les voiles de rechanges montées hâtivement des soutes furent étendues sur le foyer bien localisé et sur la cloison de séparation, puis arrosées copieusement avec les lances d'arrosage et la pompe à incendie. On boucha également toutes les ouvertures susceptibles de laisser passer l'air, et le peu de soufre dont on disposait à bord fut suspendu dans des récipients en tôle d'acier au-dessus du panneau de communication. Asphyxiés à demi par la fumée épaisse et âcre dégagée par le goudron, les hommes pouvaient à peine diriger le jet des lances et l'incendie ne cédait pas devant les mesures prises, et qui, en pareil cas, sont les plus efficaces. Vingt-quatre heures, qui parurent longues, s'écoulèrent, pendant lesquelles M. Le Troquer réussit à mettre ses embarcations à la mer, remorquées dans son sillage ; il y embarqua ses hommes le lendemain matin, tout faisait penser que le navire allait sauter d'un moment à l'autre. Avant l'abandon, la voilure fut réduite aux quatre huniers et à deux focs orientés babord amures, ce qui permettait au Bougainville de se rapprocher tout doucement de l'île qui restait à quelques milles de distance seulement. Le lendemain matin, 9 novembre, la situation étant inchangée, tout l'équipage remonta à bord et amena le navire au mouillage le plus proche de Tristan da Cunha.
Neuf jours durant il resta sur son ancre, exposé à rompre sa chaîne avec la grosse houle de l'Atlantique et sans qu'on puisse noter un changement appréciable du feu que l'équipage continuait à combattre.
Le 22 novembre, quinze jours après la première annonce du feu, la fumée diminua et, quelques heures plus tard, le capitaine put descendre dans la cambuse basse où il n'y avait plus qu'un amas de cendres brûlantes, produit d'une combustion lente en une sorte de vase clos, et qui n'avait pu s'intensifier par suite du manque d'air.
Trois nouvelles journées furent nécessaires pour réparer les dégâts et le navire continua sa route pour sa destination qu'il atteignit sans nouvel incident le 2 février 1905, comptant cent cinquante jours de mer depuis son départ de New York."
 
Source : Louis Lacroix, Les Tragédies de la Mer aux derniers jours de la Voile, Dépôt Librairie L. Durance, Imprimerie S. Pacteau 11/1958, imprimé aux dépens de l'auteur, pages 25 et 26.
 
Cordialement.

n°39147
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 05-02-2014 à 15:36:55  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                          L’Ouest-Éclair – éd. de Nantes –, n° 6.150, Vendredi 14 avril 1916, p. 4,  
                                                     en rubrique « Nouvelles maritimes ».

 
 
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/BOUGAINVILLE%20-%20L.O.E.%2014-IV-1916..jpg


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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