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  LA BRUYÈRE – Trois-mâts barque – R. Guillon & R. Fleury, Nantes.

 

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Auteur Sujet :

LA BRUYÈRE – Trois-mâts barque – R. Guillon & R. Fleury, Nantes.

n°17235
Rutilius
Posté le 01-06-2009 à 01:20:14  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   La Bruyère – Trois-mâts barque lancé à Nantes, le 17 octobre 1899, par les Ateliers et chantiers de la Loire, pour le compte de MM. René Guillon et René Fleury, armateurs établis en ladite ville, au 8, quai Brancas (Louis Lacroix : « Les derniers grands voiliers », J. Peyronnet & Cie, éd., Paris, 1937, p. 238, 408 et 409 – V. également une photographie de ce bâtiment, p. 420 du même ouvrage ; Miramar Ship Index, ID n°5618385).
 
   Les caractéristiques techniques de ce grand voilier nantais étaient les suivantes (Louis Lacroix, op. cit., p. 238) :
 
   –  Trois-mâts barque du type C., dit encore « Jubilee Rig » ;
   –  Jauge brute : 2.310 tx – 2.198 tx selon uboat.net – ;
   –  Jauge nette : 1.738 tx ;
   –  Port en lourd : 3.000 tx ;
   –  Longueur : 78,54 m ;
   –  Largeur : 12,26 m ;
   –  Creux : 7,29 m ;
   –  Tirant d’eau : 6,20 m ;
   –  Voilure : 2.609 m2.
 
  Le La Bruyère fut d’abord vainement attaqué à la torpille (V. ci-dessous), puis endommagé au canon, fort vraisemblablement par l’U-154 (Korvettenkapitän Hermann GerckeV. ci-dessous le rectificatif de Yves), le 7 avril 1918, à 100 milles au large de la côte sénégalaise, alors qu’il venait de Melbourne et se rendait à Dakar (uboat.net). Il se trouvait alors à la remorque du dragueur-patrouilleur Girafe II (V. ci-dessous). A noter que Louis Lacroix ignorait manifestement l’existence cet engagement, puisque, dans la notice qu’il consacre au La Bruyère, il écrit que ce bâtiment « n’eut pas à souffrir » de la guerre (op. cit., p. 409).
 
   Après la guerre, le La Bruyère fut désarmé au canal de la Martinière, comme la plupart des grands voiliers nantais qui survécurent au conflit ; il en ressortit le 21 septembre 1927, après avoir été vendu à la démolition à M. Danthon (ibid.).
 
 
   ■ L’engagement du 7 avril 1918 avec l’U-154.
 
    [Girafle II –  Journal de bord n°1 / 1917 – 11 déc. 1917 / 16 juin 1919 : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 448, p. num. 792 (Extraits)]
 
 
                                                                                                             Le 6 avril 1918
 
   10 h 40  ―  Appareillé pour mission.
   
                                                                             …………………………………………………………………………………………………...
 
                                                                                                             [Le 7 avril 1918]
 
     9 h 15  ―  Arraisonné le voilier français La Bruyère.
   13 h 00  ―  Pris le voilier en remorque.
                                                                             …………………………………………………………………………………………………
 
   14 h 55  ―  Aperçu par Tb le sillage d’une torpille pointée à l’avant ; mis au poste de combat. La torpille venant d’un point situé par rapport au bateau à 2 qts sur l’AR du travers  tribord.
   10 h 00  ―  Aperçu le sillage d’une deuxième torpille destinée au voilier. Cette dernière passe sur l’AR du voilier. Averti le voilier au sifflet.
   13 h 02  ―  Aperçu le périscope ainsi que le dôme d’un sous-marin à 400 m - 500 m  sur l’AR du travers. Fait feu de 3 coups de canon sur le périscope. Le voilier a tiré également sur le périscope.
   15 h 05  ―  Après avoir battu en arrière, réussi à larguer la remorque.
   15 h 10  ―  Mis le cap sur la position supposée du sous-marin, machine à toute allure.
   15 h 15  ―  Protégé l’avant du voilier sous un angle de 45° de chaque bord,  celui-ci étant armé de deux pièces de 90 situées à l’AR. Route moyenne N. 4 S.-E.
   16 h 15  ―  Signalé au voilier :
« Laissez porter. »
   16 h 30  ―  Avaries graves de chaudière. Impossibilité d’en connaître la nature.
   16 h 35  ―  En route à l’Est. Le sous-marin commence la canonnade du voilier. Celui-ci répond énergiquement.
   16 h 50  ―  La canonnade cesse. Le voilier me semble atteint. A son pavillon en berne. La Girafe avance péniblement à la vitesse de 1 nd.
   17 h 00  ―  Reconnu avarie de chaudière. Soupape sautée sur la chaudière même. Essayé et réussi réparation fortune avec manche à balai et bouchon d’étoffe.
   17 h 50  ―  Aperçu goélette par Bd à 4 qts.
   18 h 00  ―  Le bateau reprend un peu de vitesse. Reçu l’ordre de faire route sur Dakar.
   18 h 00  ―  Route au N. 70 E. vrai, vit. 7 nds.
   20 h 00  ―  Route au N. vrai.
   22 h 00  ―  Route au 30 N. vrai.
     4 h 00  ―  Route au N. 45 E. vrai. Temps bouché.
     7 h 00  ―  Aperçu pirogue.
     7 h 00  ―  Aperçu petit vapeur. Arraisonné ce dernier.
   10 h 00  ―  Mouillé Tb dans le port de Dakar.

 
                                                                                                              **********  
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 01-06-2009 à 16:15:47
n°17238
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-06-2009 à 07:20:33  profilanswer
 

Bonjour Daniel, bonjour à tous
Ce n'est pas U 152 qui a engagé La Bruyère. Ce jour là il était en Atlantique vers le SW Irlande en route vers Kiel qu'il allait atteindre une semaine plus tard.
Le sous-marin impliqué dans cette affaire est très vraisemblablement U 154, Kkpt Gercke, qui croisait comme U 153 au large de Dakar. U 153 n'étant pas concerné, il ne reste que U 154 lequel ne rentrera pas de cette patrouille.
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°17241
Rutilius
Posté le 01-06-2009 à 09:02:24  profilanswer
 


   Bonjour Yves,
   Bonjour à tous,
 
   Je corrige de ce pas : mais, en vérité, ma bonne foi a été trompée par uboat.net, où j'avais lu ceci : « 7 Apr 1918  U 152  Constantin Kolbe  La Bruyere (d.) 2.198  fr  ». Alors, à qui faut-il désormais se fier !
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 01-06-2009 à 09:17:49
n°17242
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-06-2009 à 09:19:59  profilanswer
 

En effet, il y avait un "bug" sur uboat.net. Malgré tout le soin apporté, il en subsiste toujours quelques uns ici ou là qui peu à peu disparaissent grâce aux utilisateurs. J'ai donc rectifié le site derechef pour rétablir U 154.  
Merci Daniel, bonne journée
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 01-06-2009 à 09:27:25

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n°17245
olivier 12
Posté le 01-06-2009 à 11:14:01  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
LA BRUYERE
 
Voici un complément sur le LA BRUYERE que je m’apprêtais à mettre sur le forum lorsqu’il est soudain apparu… J’ai donc supprimé tout ce qui fait double emploi avec les informations données par Daniel.

Rapport du second capitaine
(car l’embarcation du commandant n’a été retrouvée que plus tard sans doute)
 
« Dimanche 7 Avril vers 08h00 par environ 14N et 20W nous aperçûmes un vapeur se dirigeant sur nous. Il nous arraisonna et nous prévint qu’il demandait des ordres pour notre remorquage jusqu’à Dakar. On cargua les voiles et donnâmes notre remorque à 12h30.
 
Vers 14h30, alors qu’on achevait de carguer les voiles, on aperçut deux torpilles venant sur nous. La première passa entre le remorqueur et le navire et la seconde près du gouvernail, sur l’arrière. Un sous-marin émergea à 1000 m sur l’AR du travers et nous ouvrîmes immédiatement le feu sur lui. Le remorqueur largua notre remorque et tira deux ou trois coups sur le sous-marin qui plongea aussitôt.
 
Nous rétablissions la voilure lorsque le sous-marin se fit voir dans l’ouest, dans la direction du soleil. Il commença à nous canonner et nous ripostâmes en tirant une trentaine de coups.  
Après quoi, la pièce de bâbord fut hors service et celle de tribord hors du champ de tir.
 
Le capitaine donna l’ordre d’abandonner le navire et chaque bordée prit place dans son embarcation. Nous nous sommes écartés du navire et l’avons perdu de vue. Nous avons fait route sur Dakar. La nuit de Lundi à Mardi, nous avons eu de la brume et vers 02h00 du matin, nous avons mouillé, entendant les brisants. Nous avons repris notre route au petit jour, et vers 16h00 nous avons été recueillis par le remorqueur TEIDE qui se rendait à Rufisque. Nous sommes arrivés à Rufisque vers 19h00 sans autre incident. »
 
L’équipage se composait de :
 
SAGET Victor    CLC Capitaine Brest
*LEROY Isidore CC   2e capitaine Paimpol
LE TELLIER Jean      Lieutenant Saint Malo
JAFFREOU Ernest Maitre  Paimpol
*HUE Louis  2e maitre         Granville
ALAINMAT Yves Charpentier Paimpol
*DAUVAL Gabriel Cuisinier         Brest
PIQUEL Georges Mécanicien Nantes
*LE BOUHER Jean Matelot         Binic
CHAPALAIN François Matelot         Concarneau
*GROSMAITRE Louis Matelot         Saint Brieuc
*LE BRET François  Matelot         Dinan
LE BARS Joseph Matelot         Paimpol
BERTHELOT Joseph Mlot léger   Binic
DELIANCE Georges Mlot léger   Auray
*PITON Jules  Novice  Pauillac
SAGET Albert  Novice  Brest
*MAURICE Henri  Mousse          Noirmoutier
 
Militaires
 
CARCAILLET Léon  QM canonnier
*DUPAS Jean  Mlot canonnier
*TARLIER Julien Canonnier Gravelines
COURTES Joseph Apprenti marin
MACRIONI Joseph Apprenti marin
*PLEUMOR Léopold Apprenti marin
BOURGES Jean-Marie TSF
 
* marins récupérés dans le canot du second capitaine.
 
Procès-verbal de prise de possession d’une épave
 
Le 10 Avril 1918, le capitaine de corvette Sibend, commandant le sloop ALDEBARAN écrit :
 
« Le 9 Avril 1918 à 15h00, par 14°03 N et 17°10 W, j’ai découvert le voilier français LA BRUYERE, du port de Nantes abandonné par tout son personnel, y compris le capitaine. Le bâtiment avait son pavillon en berne et ses voiles hautes et dérivait rapidement vers le SE. Toutes les embarcations manquaient. On ne relevait d’autres traces d’avaries que trois trous dans les voiles ayant pu être faits par des projectiles. Les deux canons de 80 mm constituant l’armement de ce voilier étaient encore chargés. L’ALDEBARAN l’a pris en remorque et a mis à bord un équipage de neuf hommes sous les ordres de l’enseigne de vaisseau de 2e classe Lortihoire.
A 08h30 le 10 Avril, l’ALDEBARAN a mouillé le LA BRUYERE sur rade de Dakar, à  l’intérieur des filets, et l’a remis au capitaine de vaisseau commandant la Marine au Sénégal. »
 
Rapport de la commission d’enquête
 
«  Le voilier LA BRUYERE faisait route sur Dakar en remorque du patrouilleur GIRAFE II lorsqu’à environ 53 milles dans le sud de ce port on aperçut les sillages de deux torpilles qui manquèrent les navires. A 300m sur td un sous-marin fit émerger son kiosque. GIRAFE et LABRUYERE tirent 4 ou 5 coups de canons sur le sous-marin qui disparaît pour réapparaitre 40 minutes plus tard dans le soleil.
 
GIRAFE, qui avait eu une avarie de chaudière, avait alors quitté les lieux, faisant route vers la côte.
Le voilier (qui est à 10000 m du sous-marin) tire une dizaine de coups et se voit encadré par les obus du sous-marin, recevant quelques éclats.
 
Le canonnier Dupas, chef de la pièce bâbord dit alors que sa pièce ne fonctionne plus. Ce renseignement est inexact. Le capitaine ordonne d’évacuer le navire et tout l’équipage n’attendait que cet ordre. L’évacuation s’effectue alors hâtivement et le voilier est abandonné. Il est retrouvé trois jours plus tard par la canonnière ALDEBARAN et ramené à Dakar.
 
Le capitaine a totalement manqué de sang-froid et d’autorité, abandonnant prématurément son navire qui n’avait aucune avarie sérieuse. Le personnel canonnier de l’AMBC s’est montré nettement inférieur. Il a menti pour précipiter l’évacuation (suit toute une étude en détail des réactions du personnel qui semble bien montrer qu’il y a eu un certain affolement sur le voilier)
 
La commission propose
 
SAGET Victor  Capitaine
 
Blâme et retrait de la faculté de commander pendant 2 mois au motif :
 
«  A manqué totalement de sang-froid et d’autorité dans l’exercice de son commandement lors d’une attaque par un sous-marin ennemi. »
 
CARCAILLET Léon  QM canonnier
 
Réduction au grade de matelot de 3e classe au motif :
 
« A grandement manqué d’initiative et de capacité professionnelle lors d’une attaque par un sous-marin ennemi. »
 
DUPAS Jean  Canonnier breveté
 
Réduction au grade d’apprenti marin au motif
 
« A fait preuve d’incapacité professionnelle et d’un manque absolu de sang-froid lors d’une attaque par un sous-marin ennemi, en déclarant au capitaine que sa pièce ne pouvait plus tirer ce qui, en fait, dans la suite, a été reconnu inexact. »
 
Mais au vu des ces conclusions, le commandant de Marine Dakar envoie une note dans laquelle il écrit :
 
« Etant donné l’incapacité et l’inconscience du capitaine et le scandale causé, je propose  
 
- 6 mois de retrait de prime
- retrait de la faculté de commander jusqu’à la fin de la guerre
- retrait de la commission d’enseigne de vaisseau auxiliaire. »
 
Pas de documents sur la suite donnée à l’affaire.
Je pense que le capitaine Lacroix, qui savait très bien se documenter, était parfaitement au courant de cette histoire du LA BRUYERE. S’il passe aussi rapidement sur la période de la guerre concernant ce navire, c’est qu’il n’a pas voulu s’étendre sur un épisode finalement peu glorieux. Mais ce qu'il dit est vrai : le navire n'eût pas à souffrir de la guerre (mis à part trois trous dans les voiles)
Voir son navire ramené à Dakar a dû causer un certain choc au capitaine Saget.
 
Voici la photo du LA BRUYERE
 
http://img10.imageshack.us/img10/9949/labruyre.jpg
 
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 01-06-2009 à 17:10:44

---------------
olivier
n°32920
markab
Posté le 27-11-2011 à 18:18:35  profilanswer
 

Bonjour  
 
Un lien complémentaire sur le navire
 
http://www.ellisisland.org/shippin [...] hipid=7773
 
A bientot


---------------
Cordialement / Best regards
Marc.
 
A la recherche des navires et des marins disparus durant la Grande Guerre.
n°33049
Memgam
Posté le 03-12-2011 à 12:14:07  profilanswer
 

Par deux fois, La Bruyère refusa de passer le cap Horn.  
 
En 1903, il y perdit son mât de petit perroquet, et le capitaine Saint Martin décidat de faire le tour par le cap de Bonne Espérance pour atteindre sa destination de Portland (USA) en 215 jours de mer après avoir été déclaré manquant.
En 1909, A la cape sous ses quatre huniers depuis trois jours, il y cassat la suspente de sa vergue du petit hunier volant, défonçant le hunier fixe et cassant ses balancines, restant suspendue par les écoutes de perroquet. Toute la nuit on essaya vainement de la brider quelque part le long du bord. Ce ne fut qu'au petit jour, que les écoutes ayant cédées, elle tomba sur la lisse en se brisant.
 
"Les instructions écrites du capitaine lui interdisaient de relâcher tant que son navire pouvait tenir la mer. Monsieur Warneck exposa la situation à son équipage. Pour doubler le cap Horn il fallait faire une vergue neuve. Ce travail avec le pont constamment couvert d'eau demandait de longs jours. Pendant ce temps, le navire ne pourrait faire de toile même quand les circonstances le permettraient. Il serait obligé de tenir la cape constamment, se verrait dépalé dans l'est quand sa nouvelle vergue serait prête, et par suite se retrouverait dans les conditions les plus mauvaises pour attaquer à nouveau le cap Horn. Dans ces conditions, tenant compte que ses ordres lui interdisaient de relâcher, il estimait que la seule chose à faire, était de faire route par le sud de la Tasmanie. Tout le monde fut de cet avis. Le 15 janvier 1910, le navire rentra à San Francisco avec 180 jours de mer sans relâche. Il chargea en ce port, et après une belle traversée de 95 jours revint à Rotterdam où le capitaine Warneck fut remplacé par le capitaine Le Seven. A son retour en France un procès eut lieu entre ses armateurs et lui. Les armateurs prétendaient lui retenir ses commissions sur fret, parce qu'il n'avait pas suivi la route normale. Monsieur Warneck répondait qu'il avait dû se résoudre à prendre la route du cap de Bonne Espérance en raison même de la teneur de ses instructions lui interdisant de relâcher. Il y eut gain de cause". (Lacroix).
"Cependant, ses armateurs furent très mécontents car ils perdirent ainsi le bénéfice pour l'allongement de route pour le paiement d ela prime à la navigation. Le trajet Swansea-San Francisco représente, par le Cap Horn, 13 526 milles, par Bonne Espérance et Hobart, 18 341 milles, l'écart de 4 815 milles se traduisit par une perte d'environ 14 000 francs-or pour les armateurs. Si Monsieur Warneck avait relâcher à Hobart et fait signer son registre de traversée par le consul de France, la preuve eût été faite que le navire avait emprunté la route la plus longue, d'où l'obtention d'une plus forte prime à la navigation. Les armateurs auraient aussi et surtout, évité de perdre 90 000 francs en réassurance, du fait de la longueur inquiétante de cette traversée de 18 jours".(Picard).
 
A noter que c'est le trois mâts Duchesse de Berry qui reçut le titre de navire qui ne voulait pas passer le cep Horn.
En 1904, demi-tour au Cap Horn et escale à Capetown pour réparer des avaries pendant plusieurs mois, voyage continué par l'Australie.
En 1905, demi-tour, sans escale.
En 1906, se perd sur l'île des Etats, au nord du cap Horn.
 
Sources :  
Louis Lacroix, Les derniers grands voiliers, Peyronnet 1937.
Jean Randier, Grands voiliers français, éditions des quatre seigneurs, 1974.
Henri Picard La fin des cap-horniers, Edita Vilo, 1976.
Patrick Ahern, Full sail beyond the three capes, Ahern, 2008.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc000a3e66.jpg


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