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  BAYARD - Trois-mâts barque - Bureau Frères & Baillergeau

 

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BAYARD - Trois-mâts barque - Bureau Frères & Baillergeau

n°43671
Memgam
Posté le 29-12-2015 à 13:11:22  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Bayard, il s'agit de l'auteur dramaturge français Jean-François Bayard (1796-1853) et non du "chevalier sans peur et sans reproche".
 
trois-mâts barque construit en 1901 aux Chantiers nantais à Chantenay.
2200 tjb, 1969 tjn, 84,44 x 12,31 x 6,87 m, une chaudière timbrée à 6 kg.
 
En 1912, indicatif HLMC, immatriculé à Nantes, armateur Bureau Frères & Baillergeau, capitaine Poilvet.
 
Premier navire de la flotte de Bureau Frères & Baillergeau, lancé le 1er juillet 1901, parrain Monsieur CH. Le Cour et marraine Madame Baillergeau.
Premier capitaine, le capitaine au long cours Lechvien (voir le sujet Crillon).
Premier voyage rapide : Quittant Nantes le 30 août 1901, prend du charbon à Barry-dock pour San Francisco, atteint en 135 jours. Charge du blé à Mare Island et arrive en 120 jours à Queenstown (Irlande) et suit sur Newwcastle on Tyne pour décharger  début juillet 1902. Seulement dix mois de voyage.  
 
Marqué cependant au retour par un événement rare :
"le Bayard avait doublé le cap Horn le 30 mai 1902 et remontait péniblement au nord avec de gros vents de nord-ouest. Le 10 juin au matin, le navire était en cape en roulant terriblement ; la bordée de quart était au travail sur la dunette quand le lieutenant Pédron se précipita sur les hommes, menaçant de les tuer et de couper les bras des vergues sous le vent. Il avait commencé à hacher tout ce qui se trouvait à sa portée et ce ne fut qu'après une lutte longue et acharnée qu'on put le maîtriser et le ligoter. Descendu dans sa chambre, il y fut gardé à vue et surveillé étroitement. Il mourut le lendemain matin à 11 heures, dans une crise de folie furieuse.
 
Deuxième voyage : Une circumnavigation de trente mois :
En septembre 1902, repart de Newcastle-on-the-Tyne avec du charbon pour San Francisco, prend du blé pour Cape Town (Afrique du Sud), part sur lest pour New York, charge du pétrole en caisses pour Hakodate (Japon), escalant à Hobart du 29 février au 9 mars 1904, retourne à San Francisco avec du soufre et prend du blé pour Hull (Grande-Bretagne) où il arrive en février 1905.
 
Marqué par un évènement assez fréquent car on ne fait pas escale pour raison sanitaire.
Le matelot Paul François Auguste Le Rouvillois, inscrit à Cherbourg n° 46 a du être amputé d'une jambe à l'hôpital français de San Francisco, ce qui aurait pu être évité par une escale sanitaire, la blessure ayant attendu 67 jours (situation identique de 46 jours à bord de Maréchal Davout). Signalement du consul de France à la Marine marchande.
 
Au large des Bermudes, Bayard subit un cyclone qui arracha toutes ses voiles, même rabantées, et s'échoua dans la brume à Sandy Hook. (New York, 20 octobre-Le trois-mâts Bayard de Nantes, arrivant de Capetown s'est échoué le 17 sur Highland Beach et a pu être renfloué le lendemain.cf Ouest-éclair du 21 octobre 1903).
De Hakodate à la Californie, il fit une traversée rapide  de 24 jours à 9,5 noeuds de moyenne avec 2500 t de soufre à bord et des clandestins japonais dont il dut payer le rapatriement et une amende.
Le capitaine Lechvien quitta alors le commandement, après 44 mois passé à bord sans repos, remplacé par le capitaine Poilvet.
 
Bayard subit d'autres évènements de mer :
 
janvier 1908, longue et pénible attente devant la Columbia River et passage en force et à la remorque,  de la barre en talonnant deux fois et avec l'équipage réfugié dans la mâture.
novembre 1908, une vergue de petit perroquet cassée dans la mâture au large du cap Horn.
juin 1910, rupture du gouvernail, dérive pendant un mois dans l'Atlantique sud, avant d'être pris en remorque par un remorqueur venu de Montevideo, alerté par l'Oscar II qui avait tenté un remorquage.
Il fallut attendre un gouvernail venu d'Europe et mis en place par des scaphandriers. 58 776 francs d'avaries et départ le 22 septembre 1910 pour Portland, atteint le 12 décembre 1910.  
 
La Grande guerre n'a pas affecté directement Bayard.
En janvier 1915, il charge du blé pour l'Europe et le 24, toute voiles hautes, se trouve assailli par une trombe au large de la Columbia River, des feux de Saint-Elme apparaissent partout dans le gréement, les deux mâts de perroquet s'abattent, les voiles sont déchirées. Il faut cinq jours dans le mauvais temps pour remettre de l'ordre et pour faire escale de réparations à San Francisco jusqu'au 8 mars. Il arrive à Dublin le 19 juillet 1916. Les avaries étaient de 70 000 francs.
 
En 1919 il fait un voyage d'Australie et revient à Nantes le 21 janvier 1920.
Désarmé au canal de La Martinière, Bayard en sort en 1925, devient Havbor en Allemagne, démoli en 1928.
 
 
Source : Registre n° 84, Bureau Veritas 1912.
Louis Lacroix, Les derniers grands voiliers, J. Peyronnet & cie, 1937.
Frédéric Grellier, Trésors cap-horniers O Large éditions, 2010, photo Brodie collection, La Trobe picture collection, state library of Victoria.
Dominique Le Strat, La santé à bord des long-courriers cap-horniers (1840-1925), tome I, Université de Rennes, 1976, page 40.
Patrick Ahern, French sailing ships at Australian ports, arrivals and departures 1898-1925. Patrich Ahern, 2010.
 
Cordialement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser149.jpg


Message édité par Memgam le 30-12-2015 à 14:22:57
n°43672
kgvm
Posté le 29-12-2015 à 16:22:37  profilanswer
 

"devient Havbor en Allemagne, démoli en 1928."??
Selon Miramar Ship Index démoli à Genoa en juillet 1925!
Probablement un erreur, le cargo norvégien "Bayard" construit en 1897 était en service comme norvégien "Havbor" de 1923 à 1928.

n°43673
Memgam
Posté le 29-12-2015 à 18:33:04  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Lacroix, (1937) : en 1925, il sortit du canal de La Martinière où il était désarmé et navigua sous le nom de Havbor. Il fut démoli en 1928.
Villiers & Picard (1972) : after a long lay-up was broken in Germany in 1926.
Randier (1974) : désarmé au canal de La Martinière, vendu à l'étranger 1925, démoli 1928.
Picard (1976) : désarmé au canal de La Martinière, qu'il devait quitter en 1925 pour être démoli.
 
Cordialement.

n°45262
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 09-10-2016 à 18:34:31  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Capitaines du trois-mâts barque Bayard.
 
 
   ▪ De 1901 à Avril 1906.
 
   — LEC’HVIEN Gilles Marie, capitaine au long-cours, inscrit à Paimpol, n° 131. Brevet conféré par une décision du Ministre de la Marine en date du 15 avril 1899 à la suite d’examens ayant eu lieu à Lorient (J.O. 20 avr. 1899, p. 2.666). En 1928, domicilié à Plouézec.
 
   En 1907, commandait le Jane-Guillon en partance à San-Francisco pour l’Europe.
 
   En 1914, commandait le trois-mâts carré Crillon, de la Société nouvelle d’armement.
 
   Médaille d’honneur des marins du commerce (Déc. Min. Trav. publ. 22 juill. 1928, J.O. 27 juill. 1928, p. 8.341 et 8.342).
 
 
   ▪ D’Avril 1906 à ..., puis de nouveau en 1913.
 
   — POILVET Francisque Joseph Marie, né le 8 novembre 1877 à Pléneuf – aujourd’hui Pléneuf-Val-André – (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Initialement inscrit à Saint-Brieuc, f° et n° 6.060, puis n° 101 en qualité de capitaine au long-cours. Classe 1897, n° 2.418 au recrutement de Saint-Brieuc.
 
    Fils de Joseph POILVET, né vers 1839, marin, et d’Adèle DUAULT, née vers 1852, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Pléneuf, Année 1877, f° 21, acte n° 40).
 
    Époux d’Angèle Marie Françoise JACQUET, née le 7 février 1884 à Plouasne (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –) (Registre des actes de naissance de la commune de Plouasne, Année 1884, f° 6, acte n° 9) et décédée le 8 mai 1955 à Alger (Algérie), avec laquelle il avait contracté mariage à Plouasne, le 7 mars 1910.
 
   Fille de Constant JACQUET, né vers 1855, maréchal-ferrant, et de Marie Françoise Magdeleine LEGENDRE, née le 31 mars 1861 à Plouasne (Registre des actes de naissance de la commune de Plouasne, Année 1884, f° 9, acte n° 16), « marchande », son épouse.
 
    Au moins une fille, Francine POILVET, mariée le 3 août 1932 à Philippeville avec Yves LEROY, ingénieur d’agronomie, professeur à l’école d’agriculture de Guelma (Algérie).
 
 
                                                                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/POILVETFrancisqueJosephMariePortrait..jpg  
 
                                                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/POILVETFrancisqueJosephMarieDosBis.jpg  
                                                         
 
   Les capitaines au long-cours Francisque POILVET (debout), commandant le trois-mâts barque Bayard, et Joseph SHAËFFER (assis), commandant le trois-mâts barque Noémi, photographiés à Portland (Oregon, États-Unis), le 18 janvier 1907. (*)
 
   En Août 1907, l’état major du trois-mâts barque Bayard, qui allait à Astoria (Oregon, États-Unis), était constitué, outre le capitaine Francisque POILVET, de (L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes –, n° 3.147, Lundi 26 août 1907, p. 5, en rubrique « Dépêches maritimes ») :
 
     – Joseph LEBEAUPIN, de Nantes, second capitaine ;
     – Victor ROBILLARD, de Dinan, premier lieutenant ;
     – J. ROZIER, second lieutenant ;
     – Édouard FRÉMID, de Binic, maître d’équipage ;
     – ... UBIRA, de Bayonne, maître d’équipage.
 
 
   Par arrêté du 4 juillet 1912 (J.O. 6 juill. 1912, p. 5.936), nommé maître de port de 4e classe au Havre à compter du 16 juillet 1912.  
 
   Par décret du 22 janvier 1915 (J.O. 23 janv. 1915, p. 385), nommé lieutenant de port de 2e classe à compter du 1er février 1915.  
 
   Par décret du 30 mars 1922 (J.O. 2 avr. 1922, p. 3.621), nommé capitaine de port de 2e classe à compter du 1er avril 1922. Alors lieutenant de port de 1re classe au Havre. Par arrêté de même date (Ibid.), mis à la disposition du Gouverneur général de l’Algérie, à compter du 1er avril 1922, pour être attaché, en cette qualité, au service du port de Philippeville.  
 
   Par arrêté du 3 septembre 1925 (J.O. 4 sept. 1925, p. 8.727), nommé capitaine de port de 1re classe à compter du 1er juillet 1925.  
 
   Par décret du 11 août 1930 (J.O. 15 août 1930, p. 9.482 et 9.483), nommé au grade de chevalier dans l’Ordre du Mérite maritime.
 
   Par décrets des 8 et 12 février 1935 (J.O. 17 févr. 1935, p. 2.022), promu au grade d’officier dans l’Ordre du Mérite maritime, étant toujours capitaine de port à Philippeville.
 
   Cesse ses fonctions le 8 novembre 1940.
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Photographie trouvée par pur hasard chez un brocanteur cet été.


Message édité par Rutilius le 12-05-2017 à 12:54:52

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46564
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 12-05-2017 à 21:48:18  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Le capitaine du trois-mâts barque Bayard de Juin 1912 à Juin 1913.
 
 
   Le trois-mâts Bayard fut armé au long-cours le 18 juin 1912 – et, administrativement, le 11 juillet 1912, à Nantes, n° 560 – pour un voyage San-Francisco (Californie, États-Unis), via Newcastle-upon-Tyne (Royaume-Uni) ~ Liverpool (Royaume-Uni). Il fut désarmé à Nantes, le 5 juillet 1913, n° 517.
 
 
   — BERNARD Pierre Marie, né le 22 août 1873 à Ploubazlanec (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –) et décédé le 12 mars 1919 à Nantes (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –). Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Paimpol, n° 138 ; classe 1893, n° 1.951 au recrutement de Saint-Brieuc.
 
   Embarqué le 18 juin 1912 à Leith (Écosse, Royaume-Uni) et débarqué à Liverpool, le 23 juin 1913.
 
   Par décision ministérielle du 28 février 1899 (J.O. 10 mars 1899, p. 1.627), lui avait été initialement conféré le brevet de maître au cabotage à la suite d’une session d’examen tenue à Paimpol ; alors inscrit en cette qualité à Paimpol, f° et n° 31 [Initialement, inscrit définitif, f° et n° 12.842].
 
   Par décision ministérielle des 14-15 septembre 1910 (J.O. 23 sept. 1910, p. 7.910), distingué de la Médaille d’honneur des marins du commerce.
 
 
                                                                                                                            **********
 
    Fils de Pierre Marie BERNARD, né le 17 juin 1841 à Ploubazlanec, disparu le 17 décembre 1872 dans la baie de Paimpol (Registre des actes de décès de la commune de Ploubazlanec, Année 1875, f° 23, acte n° 43), marin-pêcheur, et de Marie Anne POURDIEU, née le 7 novembre 1839 à Ploubazlanec, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Ploubazlanec, le 8 juillet 1871 (Registre des actes de mariage de la commune de Ploubazlanec, Année 1871, f° 14, acte n° 13 – Registre des actes de naissance de la commune de Ploubazlanec, Année 1873, f° 22, acte n° 44).
 
    Époux de Marie Anne GOASTOUËT, née le 28 août 1884 à Ploubazlanec (Registre des actes de naissance de la commune de Ploubazlanec, Année 1884, f° 32, acte n° 62), avec laquelle il avait contracté mariage à Ploubazlanec, le 10 avril 1909 (Ibid.).
 
   Fille de Jean Louis GOASTOUËT, né le 20 novembre 1850 à Ploubazlanec, commerçant, et de Marie Yvonne POËNS, née le 1er juin 1854 à Ploubazlanec, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Ploubazlanec, le 12 octobre 1881 (Registre des actes de mariage de la commune de Ploubazlanec, Année 1881, f° 23, acte n° 22).  
 
 
                                                                                                   Capitaine en second lors du même voyage
 
 
   — RÉHEL Marie Ange François, né le 18 octobre 1874 à La Landec (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –) et décédé le ... à ... (...). Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Dinan, n° 98 ; classe 1894, n° 2.078 au recrutement de Saint-Malo.
 
   Embarqué le 18 juin 1912 à Leith (Écosse, Royaume-Uni) et débarqué à Liverpool, le 23 juin 1913.
 
   
                                                                                                                            **********
 
    Fils de Julien RÉHEL, né le 9 mars 1840 à La Landec et y décédé, le 23 mars 1886, charpentier, et de Jeanne Louise Françoise GIQUEL, née le 25 août 1840 à Trébédan (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –) et décédée le 28 janvier 1884 à La Landec, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à La Landec, le 22 mai 1872 (Registre des actes de mariage de la commune de La Landec, Année 1872, suppl. f° 2, acte n° 6 – 18 – Registre des actes de naissance de la commune de La Landec, Année 1874, f° 5, acte n° 7).
 
    Époux de Rosalie Joséphine LAMBERT, née le 11 juillet 1879 à Taden (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), couturière, avec laquelle il avait contracté mariage à Taden,  le 9 mars 1903 (Registre des actes de naissance de la commune de Taden, Année 1879, f° 12, acte n° 22 – Registre des actes de mariage de la commune de Taden, Année 1903, f° 7, acte n° 6).
 
   Fille de Louis LAMBERT, né vers 1844, marin, et de Julienne Cécile GRABOT, née vers 1837, « ménagère », son épouse (Ibid.).
 
 _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
 
  Source : Archives départementales de Loire-Atlantique, Quartier de Nantes, Rôles de désarmement, Juillet 1913, Cote 7 R 4 / 773, p. num. 21 et s.


Message édité par Rutilius le 12-05-2017 à 23:21:41

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46568
olivier 12
Posté le 13-05-2017 à 08:36:07  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le BAYARD par Lislet
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/pCJF7i.jpg
 
Cdlt


---------------
olivier

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