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  A DIEU VAT - Voilier Caboteur

 

jbouton Forum Pages d'Histoire : dompetit Sites et vestiges de la Grande Guerre : MAX45, 1 utilisateur anonyme et 32 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

A DIEU VAT - Voilier Caboteur

n°5070
Terraillon​ Marc
Posté le 30-04-2008 à 18:30:27  profilanswer
 

Bonjour,
 
Le voilier caboteur A DIEU VAT a été coulé par un sous marin le 15 mars 1917
 
Type : N.C.
Tonnage brut : 164 t.
Construit en 1901
Voyage de Gibraltar aux USA
 
D'aprés l'ouvrage de L. LACROIX - Les derniers voiliers caboteurs français.
 
A bientot  :hello:  


Message édité par Terraillon Marc le 01-05-2008 à 07:40:58

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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°5081
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 30-04-2008 à 21:50:58  profilanswer
 

A DIEU VA
64 tonneaux
Le dundee français A Dieu Va a été intercepté par le sous-marin UB 18, Oblt z.S. Claus Lafrenz, et coulé le 15 Mars 1917 dans le NE de Barfleur. Position 49°44'56N  00°41'05W (à confirmer)
Source mon dictionnaire des naufrages de la Manche
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°5083
Terraillon​ Marc
Posté le 30-04-2008 à 21:57:31  profilanswer
 

Bonsoir Yves
 
Apparemment le navire était de MORLAIX (par contre pour l'orthographe du nom du navire, un "t" termine le nom sur les différents documents que je posséde ...)
 
C'est bien un dundee de 90 t. de port, construit à PAIMPOL.
 
Armateur : Lescornec, Pleubian (en 1914)
 
A bientot.
 


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°5086
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 30-04-2008 à 22:03:08  profilanswer
 

Soit, il va à Dieu  ;)  
Pour le tonnage, on ne sait jamais s'il s'agit de tjb ou de tjn et là c'est pas évident !


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°5099
olivier 12
Posté le 01-05-2008 à 09:15:58  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
L'expression   "A-Dieu-va(t)"est en fait une interjection que l'on peut écrire avec des tirets et dans laquelle le t est facultatif, mais le plus souvent employé. Elle daterait de 1684.
C'est une vieille expression de marine qui était un commandement à virer de bord vent debout. La manoeuvre était dangereuse et justifiait cette expression solennelle, aujourd'hui remplacée par "Envoyez".
Au milieu du 19e siècle, elle est devenue synonyme de "A la grâce de Dieu!", d'abord en contexte marin, puis en contexte général.
 
Ne pas confondre le t avec celui de l'expression va-t-en (contraction du pronom te) et avec le t euphonique de va-t-en-guerre.
 
Dans le cas de A-Dieu-vat, c'est une forme de l'impératif de aller qui peut s'écrire va, vas (comme dans vas-y) ou vat (dans cette seule interjection)
 
Le latiniste de service  (extrait du dictionnaire historique du Français)
Cdlt
Olivier


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olivier
n°5103
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-05-2008 à 10:09:16  profilanswer
 

Ita locutus, Olivier sedit !  :lol:  
Bonne journée Olivier et merci pour ce petit rappel sur les richesses du langage.
Yves


Message édité par Yves D le 01-05-2008 à 16:49:05

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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°22702
olivier 12
Posté le 10-12-2009 à 10:31:27  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un complément sur ce voilier caboteur
 
A DIEU VA (Nom figurant sur le dossier de Vincennes)
 
Dundee de 49,23 tx JB immatriculé à Tréguier
Armateur : PELEE DE SAINT MAURICE  domicilié à Paramé. Navire armé à Paimpol.
Affréteur :  MORVAN  domicilié à Tréguier
 
Effectue une traversée Swansea – Tréguier avec un chargement de charbon.
 
Capitaine  LE BERRE Yves capitaine au cabotage inscrit à Paimpol
2 matelots, GUILLEMAIN et LE MONIER, et 1 novice, LE FRIEC
 
Quitte Swansea le 8 Mars 1917. Mouille à Falmouth le 12 pour prendre les ordres de l’Amirauté et en repart le 14 Mars à 14h00.
 
La perte du A DIEU VA
 
Le 15 Mars 1917 A DIEU VA se trouve par 49°04 N et 04°00 W à 20 milles dans le nord de l’île de Batz. Route SEqS à 4 nœuds.
Temps couvert. Mer houleuse. Visibilité 4 à 5 milles.
 
A 09h30 un sous-marin est aperçu à 5 ou 6 milles dans le SE, sur l’avant, faisant route vers le dundee à 7 nœuds.
 
Arrivé à 300 m il tire un coup de canon à blanc.
 
Mis en panne, débordé l’embarcation et embarqué à son bord. Le patron parvient à embarquer aussi son compas.  Au cours de cette opération deux coups de fusil sont tirés du sous-marin et les balles sifflent au dessus de la tête du capitaine.
Le canot s’éloigne et le sous-marin, à 10h00, tire une vingtaine de coups de canon sur le dundee en l’espace de 3 minutes. Les deux mâts sont abattus. Mais le voilier mettra du temps à couler puisque le canot est déjà très éloigné lorsqu’il disparaît dans les flots.  
Le sous-marin semble rester sur place. Il n’a ni émergé, ni plongé en présence du dundee et semblait en attente en surface. Aucun contact avec lui.
 
Le canot fait route vers la terre aux avirons. A 14h30, il aperçoit le navire de pêche ARIEL, immatriculé 1717 Morlaix, patron DILONE, qui recueille les naufragés, prend en remorque leur canot et les dépose à 17h00 à Roscoff.
 
Description du sous-marin
 
Environ 40 m de longueur.
Blockhaus de forme rectangulaire haut de 4 m. Pas de périscope visible et aucune superstructure sur la plate forme.  
Coque arrondie, lisse et complètement dégagée. Peinture couleur de l’eau et semblant vieille.
Aperçu 2 ou 3 hommes au sommet du blochaus.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’UB 18 du KL Claus LAFRENZ  (On peut voir sa photo sur uboat.net)
 
Nota
 
Dans son ouvrage « Les Ecraseurs de Crabes » Louis Lacroix signale un voilier caboteur de 164 t, nommé A DIEU VAT (avec un T mais nous ne reviendrons pas sur les explications déjà données) coulé par sous-marin le 15 Mars 1917 lors d’une traversée Gibraltar-USA. La concordance des dates pourrait faire penser au même voilier, mais le navire et le lieu du naufrage sont de toute évidence erronés.  
Aucun A DIEU VAT de ce tonnage, que ce soit jauge brute ou port en lourd, ne figure sur la liste uboat.net.
Il faut dire que cette liste de caboteurs coulés donnée par Lacroix semble avoir été recueillie fin 1917 ou début 1918 et est donnée comme liste « confidentielle ». Elle fourmille d’erreurs…et j’ai l’impression qu’il en était de même à propos de l’EUGENE ROBERT (voir fiche de ce navire)
 
Enfin, dans la liste des voiliers caboteurs existant en 1914, on trouve effectivement un dundee A DIEU VAT de 90t, construit en 1901 à Paimpol et armé par LESCORNEC à Pleubian. Nous voilà proches de Tréguier et si l’on considère que 90 t est son port en lourd, il pourrait bien s’agir du A DIEU VA coulé au large de l’île de Batz le 15 Mars 17. Il aurait changé d’armateur au cours de la guerre.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 10-12-2009 à 15:23:36

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olivier
n°22705
alain13
Posté le 10-12-2009 à 12:07:32  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
Un petit complément au cours de grammaire développé par Olivier..
Il semble que la locution avec "vat" se prononçait différemment ("avec un t prononcé dans ce cas là" )... :)
(d'après le "Grevisse, le bon usage", d'André Goosse).
 
Cordialement,
Alain

n°22708
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 10-12-2009 à 14:04:46  profilanswer
 


Citation :

Le 15 Mars 1917 A DIEU VA se trouve par 49°04 N et 04°00 W à 20 milles dans le nord de l’île de Batz.


 
Bonjour Olivier, bonjour à tous,
Il y a possiblement une erreur de position ou alors ce n'est pas ce jour là ou pas ce bateau ou encore pas l'UB 18.  
Pour ma part, j'ai une position NE du Cap de Barfleur avec un "Adieu Va" mais cette orthographe est sans doute inexacte ; j'ai aussi des coordonnées plus précises 49°44'56N  00°41'05W (source SHOM je pense) . Par ailleurs, UB 18 n'était pas non plus au large de Batz ce 15 mars...
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°22709
Ar Brav
Posté le 10-12-2009 à 15:13:52  profilanswer
 

alain13 a écrit :


Bonjour à tous,
 
Un petit complément au cours de grammaire développé par Olivier..
Il semble que la locution avec "vat" se prononçait différemment ("avec un t prononcé dans ce cas là" )... :)
(d'après le "Grevisse, le bon usage", d'André Goosse).
 
Cordialement,
Alain


 
Bonjour à tous,
 
Pour la petite histoire, qui n'a rien en rapport avec le bateau dont il est question ici (et pour rigoler  :) ), dans les années 1950-60, il y avait dans mon patelin une pinasse ételloise du nom d'A Dieu Vat (coque bleue et blanche, patron-armateur Paul Corvec du Magouër, dit P'tit Bouc, comme le GP et le fils, mais pas devant lui). Un bateau de très fière allure en mer, surtout quand la toile était de sortie.
 
La prononciation est sans appel : A Dieu Vattt, excepté pour les touristes qui déambulaient sur le quai en se demandant comment diable faisaient ces marins pour pêcher tant de morue en une seule nuit (il s'agissait de thon germon, les marées duraient 30 jours)...
 
C'était mon quart d'heure linguiste local.
 
Bien amicalement à tous,
Franck
 
 


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22710
olivier 12
Posté le 10-12-2009 à 15:14:01  profilanswer
 

Bonjour Yves, Bonjour à tous,
 
Voici le rapport du capitaine Le Berre
 
http://img690.imageshack.us/img690/333/adieuva1.jpg
 
et celui de l'officier enquêteur
 
http://img690.imageshack.us/img690/981/adieuva2.jpg
 
Le jour du naufrage est indéniable.
Les deux positions sont précises, correspondent entre elles et semblent confirmées par l'arrivée des naufragés à Roscoff à 17h00.
De plus, le trajet Falmouth - Tréguier ne peut justifier un passage au NE de Barfleur.
 
Vu le rapport d'enquête côté français, je pense qu'il faut attribuer ce navire à un autre sous-marin que l'UB 18 s'il n'était pas sur zone ce jour-là.
 
Cdlt
 
(NB : j'ai aussi le même genre de problème avec l'ANAÏS dont la fiche est à venir. Du travail en perspective...  :)  )


Message édité par olivier 12 le 10-12-2009 à 15:16:13

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olivier
n°22716
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 10-12-2009 à 23:19:05  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Nouvelles variations sur l'origine de l'interjection À Dieu-vat, ou À Dieu-va. Néanmoins, j'avoue humblement ne pas avoir saisi tous les termes utilisés par Pierre de Bonnefoux pour décrire l'ultime manoeuvre correspondant à cet ordre ! Mais, diable !, quelle merveilleuse poésie que celle du language maritime ! Pour « chercher à aider l'opération », il importait en effet de filer l’écoute de misaine, tout « en choquant la boulinette » ...  
 
 
      ■ Pierre de Bonnefoux : « Dictionnaire de la marine à voile et à vapeur », 1856, réédité en fac simile par René Baudouin, Difunat, Paris, 1980, p. 10 et 11 :
 
 
   « A-DIEU-VA !  A-DIEU-VAT ! Helm’s a lee ! ― Second commandement d’un virement de bord vent devant. Pour l’exécution de ce commandement, la barre du gouvernail se met sous le vent, mais en douceur, afin de ne pas amortir trop brusquement l’air du bâtiment ; en même temps, on hale la bôme au vent jusqu’au milieu du couronnement pour que la brigantine contribue, avec le gouvernail, à faire loffer le navire ; et, quand les voiles carrées commencent à ralinguer, on file les écoutes des focs.
   Si le bâtiment s’arrête et paraît ne pas devoir franchir le point douteux, qui est celui où les voiles carrées vont commencer à être coiffées, on peut chercher à aider l’opération, en filant l’écoute de misaine et en choquant la boulinette : l’utilité de ce supplément de manœuvre est, il est vrai, contestée ; mais il ne saurait être nuisible en ne l’employant que lorsque l’oloffée vient à s’interrompre. Plusieurs faits, au besoin, en prouveraient, même, l’avantage, et, notamment, celui que nous allons citer, parce qu’il est très-remarquable, et qui eut lieu à bord de la Recherche, commandée par M. d’Auribeau, capitaine de pavillon de l’amiral d’Entrecasteaux : trois virements manquèrent près des brisants de la Nouvelle Calédonie ; l’alarme était à son comble, car c’en était fait, si la quatrième ne réussissait pas et la Recherche était perdue. M. d’Auribeau fit filer l’écoute de la misaine et le virement s’effectua !
   On voit que la partie de la manœuvre exécutée par suite du commandement d’A-dieu-va ! dépend celui de l’exécution entière ; on voit encore quelle est l’importance, en certains cas,, de cette même évolution ; et l’on ne saurait trop désirer l’application à bord d’un agent mécanique pour suppléer, alors, à l’effet du gouvernail, car celui-ci devient nul lorsque le navire n’a plus de vitesse, c.-à-d., au moment critique de l’opération.
P. p. a. d. voy. ÉVOLUEUR.
   Le commandement d’A-dieu-va ! se faisait, autrefois, avec une certaine emphase ; les navires, en ce temps, avaient peu de qualités nautiques ; ils manquaient souvent à virer de bord, et il en pouvait résulter de fréquents naufrages lorsque l’évolution avait lieu près de la côte. Aussi, trouve-t-on, dans les termes eux-mêmes d’A-dieu-va ! une invocation à la divinité, dont on implorait directement la protection. Aujourd’hui, on préfère supprimer ce commandement, et on en fait exécuter les diverses parties, chacune à son tour. Quand le moment est venu d’effectuer un virement de bord, le commandant, s’il est sur le pont, indique ce moment à l’officier de manœuvre ou de quart, en lui disant : ENVOYEZ ! et celui-ci se sert souvent aussi de ce mot, en s’adressant au timonier, pour lui prescrire de mettre la barre dessous. »  
 
 
   ■ Maurice GREVISSE: « Le bon usage. Grammaire française avec les remarques sur la langue française d’aujourd’hui », Éditions Duculot, Paris-Gembloux, 11e éd., 1980, n° 1466, p. 730,  §. 2, et note n° 62 :
 
 
   « 2. La locution interjective Adieu-va ! (LITTRÉ) ou À Dieu-va (Id., Suppl.) s’écrit le plus souvent : À Dieu-vat ! [62]   [...] »
 
   « 62. L’expression à Dieu vat ! traduit un sentiment complexe où se mêlent la résignation, la confiance, la conscience d’avoir fait tout ce qu’on devait ; elle signifie " advienne que pourra ! à la grâce de Dieu ! ". Elle s’employait, dans l’ancienne marine, comme second commandement donné par le timonier à l’équipage pour virer de bord vent devant, quand le navire se trouvait en danger, près de récifs ou de brisants (le premier commandement concernait les opérations préparatoires). ― Pour l’explication du t de vat, il ne semble pas indiqué de considérer l’ancienne forme vat (ou vait), qui a existé à côté du va, à la 3e personne du singulier du présent de l’indicatif : vat, dans à Dieu vat, est bien un impératif. Toutefois il y a lieu d’observer que va est commun à l’indicatif et à l’impératif ; le t de vat paraît bien être le même que celui qui s’ajoute, dans la langue populaire, à va (indicatif ou impératif) suivi d’une voyelle (cf. Malbrough s’en va-T-en guerre ; les marins, dit Nyrop, prononcent souvent : un va-T-et-vient) : on observera aussi que le t des formes interrogatives comme va-T-il ? ira-T-il ? a pu exercer son influence. ― Ainsi le vat, employé d’abord devant une voyelle, se serait ensuite employé aussi devant une pause. (Sur cette  question, voir NYROP, Études de gramm. fr., 19.) »
 
 
   ■ « Dictionnaire culturel en langue française », sous la direction d’Alain Rey, Dictionnaires Le Robert, Paris, 2005, T. I., p. 100  :
 
 
   « ADIEU VA ou À DIEU VAT, À-DIEU-VAT, loc. interj. (1684 ; de à, Dieu et impér. de aller)
 
   1. – Vx. Mar. Ancien commandement pour virer de bord vent  devant (manœuvre particulièrement périlleuse qui justifiait cette formule solennelle).
 
   2. – À la grâce de Dieu ! Advienne que pourra !
»
 
   ________________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 

n°22724
Ar Brav
Posté le 11-12-2009 à 07:04:17  profilanswer
 

Bonjour Daniel, et bonne fête !  :hello:  
 
Merci pour ce magistral extrait sur l'origine de l'interjection À Dieu-vat, ou À Dieu-va. :jap:  
 
Bien amicalement à vous,  
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22727
alain13
Posté le 11-12-2009 à 09:07:23  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
On en apprend des choses dans ce forum !!!!! :)
 
Bien amicalement à vous,
Alain
 

n°22730
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 11-12-2009 à 10:17:25  profilanswer
 

Bonjour Olivier et à tous
Pour élucider cette affaire, il va falloir consulter le KTB de l'UB 18 (que je n'ai pas) car à la lecture de Spindler comme de Bendert il y a des éléments qui ne concordent pas ou pour le moins qui sont peu clairs.  
Pour Spindler, cette patrouille du 10 au 20 mars effectuée à partir de Zeebrugge a eu pour secteur d'opération la Manche et la côte française avec la plus grande partie en Baie de Seine, précise-t-il.
Selon ma dbase les navires coulés par UB 18 dans cette patrouille sont :
TOPAZ         GBR  696 12 3 1917  27m ExN½N Cape Barfleur 4950N 0040W
ADIEU VA (s/v) FRA 64 15 3 1917 NE Cap Barfleur
MARIE LOUISE (s/v) FRA 291 16 3 1917 SE of Start Point
SIR JOSEPH (s/v) GBR 84 16 3 1917 30m SSE Start Pt
HENRI LOUIS (f/v) FRA 50 18 3 1917 between Antifer and Barfleur
MARIE LOUISE (f/v) FRA 33 18 3 1917 between Antifer and Barfleur
Dans Spindler, les tonnages des 2 Marie Louise sont différents et il n'y a pas de Henri Louis. Quant à Bendert pour qui il n'y a qu'une Marie Louise, je pense qu'il y a une erreur dans  les positions très imprécises d'ailleurs car il situe Henri Louis devant l'Ile de Ré ! Cependant les deux auteurs mentionnent bien le dundee Adieu Va.
A l'examen des cartes dressées par Spindler, la position portée pour être celle d'Adieu Va correspondrait en gros à celle donnée par Olivier et dans ce cas contrairement à ce qu'il me semblait de prime abord, le sous-marin aurait bien fait une incursion jusqu'au large de Batz.
Je fais appel à Michael et Oliver qui ont peut être le KTB et on en reparle.  
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°22757
Terraillon​ Marc
Posté le 11-12-2009 à 21:37:09  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Une image qui m'intrigue :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/40/A_DIEU_VAT_XXX_1a.jpg
 
Si vous avez des informations, je suis preneur
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 11-12-2009 à 21:38:27

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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°22762
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 11-12-2009 à 22:14:00  profilanswer
 

Bonsoir Marc
Je crois que la réponse est là :
http://hedatuz.euskomedia.org/2747/1/21475488.pdf
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°22764
Terraillon​ Marc
Posté le 11-12-2009 à 22:25:24  profilanswer
 

Merci Yves !!!!


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°22840
Michael Lo​wrey
Posté le 14-12-2009 à 04:59:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
The information in Spindler matches what is in UB 18's KTB: Correct dates for ships sunk by UB 18 on March 15 - 18, 1917:
ADIEU VA, FRA, March 15, 1917
SIR JOSEPH, GBR, March 16, 1917
MARIE LOUISE, FRA, 426 grt, March 17, 1917
MARIE LOUISE, FRA, 291 grt, March 17, 1917
HENRI LOUISE, March 18, 1917
 
UB 18's KTB includes the exact tonnages for the two MARIE LOUISEs and estimates for the other vessels.  
 
The sinking of both MARIE LOUISEs on March 17, 1917 is also given at the tonnages indicated in Lloyd's War Losses. LWL, however, lists "HENRI LOUISE" as, yes, yet another MARIE LOUISE...
 
From http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _895_1.htm
 
We have:
 
17/03 MARIE LOUISE VOILIER 426 32 milles S60E de Bill of Portland, trois-mâts goélette, coulé au canon par un sous-marin, Charles Le Borgne et Cie  Fécamp.
17/03 MARIE LOUISE VOILIER 291 35 milles S79E Starpoint, trois-mâts coulé au canon par un sous-marin, Mr le Directeur de l’Ouest-Eclair, Rennes  
18/03 MARIE LOUISE VOILIER 33 15 milles N22W La Hève, dundée coulé par un sous-marin, armt Théodore Petit, Trouville.  
 
Best wishes,
Michael


Message édité par Michael Lowrey le 14-12-2009 à 05:05:35
n°22854
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 14-12-2009 à 14:00:52  profilanswer
 

Bonjour à tous
Il y a donc bien eu confusion entre toutes ces Marie Louise et celle du dossier d'Olivier n'est pas celle qui a été coulée dans le NNW de La Hève. Trois Marie Louise en 2 jours, ça fait quand même beaucoup ! Quant à Henri Louise il n'existe donc pas sous ce nom et pour une fois nous sommes induits en erreur par le Lloyd's
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière

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