Bonjour à tous,
Après compléments et mises à jour, un topo en premier jet sur la IIème batterie.
IIème Batterie de canonnières fluviales
F - FURIEUSE Chaloupe-canonnière fluviale type A (1915 – 1918)
Chantier :
Lorient
Commencé : 05.1915
Mis à flot : 1915
Terminé : 1915
En service : 1915
Retiré : 07.01.1918
Caractéristiques : 110 t ; 200 cv ; 28,5 x 5 x 1,2 m ; 9 nds ; 2 chaudières ; 2 machines alternatives ; 1 hélice ( ? ) ; blindage contre les balles de 20 mm protégeant le canon, les soutes et l’appareil moteur.
Armement : I de 140 mm à l’avant + II de 47 mm contre avions à l’arrière
Observations :
Construction issue d’une mise au point des plans de l’ingénieur Disière de 1875. Huit canonnières à canons de 14 sont construites à Brest et à Lorient entre le 1er mai et le 1er juillet 1915. Elles sont groupées par batteries de quatre, chaque batterie disposant d'un échelon de trois péniches pour porter le ravitaillement en munitions, charbon et matières diverses. Des lieutenants de vaisseau commandent les batteries, des enseignes les canonnières ; des lieutenants d'artillerie assurent la liaison avec le commandement militaire. Le capitaine de vaisseau Schwerer, ancien commandant de l'Ecole d'application du tir à la mer, prend le commandement supérieur du groupe de canonniers marins.
1915 : affecté à la 2ème batterie mobile, LV Gignon, commandant de batterie
27.07.1915 : arrive à son point de stationnement, Vaudemange, sur le canal de l’Aisne à la Marne
11.09.1915 : la 2ème batterie est rejointe par la 3ème batterie commandée par le LV Lecoq. Toutes deux prennent une part très active à l'offensive de Champagne ; puis elles sont utilisées comme pièces de position.
Les canonnières font du tir indirect. A cet effet, elles s'amarrent en des points de la berge dont les coordonnées ont été déterminées à l'avance, et pointent au niveau et au goniomètre, en se servant de repères dont l'azimut a été déduit soit d'opérations topographiques, soit d'observations astronomiques. La précision de cette méthode, la rapidité de leur tir (3 coups par pièce et par minute) et de leur mise en action, leur champ de tir horizontal illimité, leur portée de 13 km. 5 pour les 10 et de 15 kilomètres pour les 14, leur mobilité qui leur permet de se soustraire à un bombardement trop gênant les rendent particulièrement précieuses pour les tirs sur les arrières et sur les objectifs fugitifs.
11.1915 : le CV Schwerer est promu contre-amiral
02.1916 : réorganisation de la batterie
03.1916 : Le CA Schwerer est remplacé dans la fonction de commandant supérieur des canonniers marins par le capitaine de vaisseau Jehenne.
03.1916 : Oise, Aisne
09.1916 : élevé au grade de capitaine de frégate, le LV Gignon de la IIème batterie est nommé adjoint du CV Jehenne comme commandant des canonnières. Le LV Olive le remplace à la tête de la 2ème batterie.
14.02.1917 : création de la Réserve Générale d’Artillerie Lourde (R.G.A.L.)
La batterie est affectée à la 3ème division de la R.G.A.L.
Début 1917 : la 1ère batterie rejoint la 2ème à Compiègne en vue de l'offensive projetée dans cette région. Mais les postes de tir préparés pour elle sont à peine utilisés, l'ennemi ayant déjoué l'attaque par son repli. Les canonnières s'efforcent alors de le poursuivre. La Ière batterie remonte l'Oise, mais doit bientôt s'arrêter, les écluses étant détruites, et est envoyée en Champagne. La IIème trouve l'Aisne engagée par des péniches coulées, barrée par des pilotis ; le personnel dégage rapidement un chenal praticable, et la batterie remonte jusqu'à Soissons
04.1917 : elle prend part à l'offensive du 16 avril sur le Chemin des Dames.
07.1917 : Belgique. Avec la 1ère batterie, la 2ème est également envoyée dans les Flandres pour l'offensive de juillet ; quatre canonnières agissent sur le canal de Nieuport avec l'armée anglaise et sous ses ordres directs ; les quatre autres vont sur le canal de Loo aux ordres de la 1ère armée française, effectuant de nombreux tirs de concentration avec les canonniers marins, et, suivant l'avance des troupes, occupent des postes sur l'Yser jusqu'au delà de Rheninge.
12.1917 : la marine ayant besoin de son personnel, les batteries de canonnières sont supprimées et le matériel renvoyé dans les ports. Quatre canonnières de 14 seront cependant réarmées en novembre 1918 pour la police du Rhin (Cruelle renommée Aisne, Décidée (à vérifier), Guerrière renommée Marne, H renommé Oise et E ou I** renommée Somme).
1918 : affecté à la flottille du Rhin
04.10.1918 : naufragé aux Sables d’Olonne avec la Brutale suite à un coup de vent alors qu’ils étaient remorqués
07.11.1918 : perdu.
G - GUERRIERE Chaloupe-canonnière fluviale type A (1915 – 1932)
Chantier :
Lorient
Commencé : 05.1915
Mis à flot : 1915
Terminé : 1915
En service : 1915
Retiré : 27.04.1932
Caractéristiques : 110 t ; 200 cv ; 28,5 x 5 x 1,2 m ; 9 nds ; 2 chaudières ; 2 machines alternatives ; 1 hélice ( ? ) ; blindage contre les balles de 20 mm protégeant le canon, les soutes et l’appareil moteur.
Armement : I de 140 mm à l’avant + II de 47 mm contre avions à l’arrière ; 12.1918 : III de 47 mm.
Observations* :
1915 : 2ème batterie mobile
27.07.1915 : canal de l’Aisne à Marne
02.1916 : réorganisation de la batterie
03.1916 : Oise et Aisne
07.1917 : Belgique
12.1918 : affecté à la flottille du Rhin, renommé Marne
27.04.1932 : rayé.
H - Chaloupe-canonnière fluviale type A (1915 – 1932) (Pas de nom de baptême répertorié)
Chantier :
Lorient
Commencé : 05.1915
Mis à flot : 1915
Terminé : 1915
En service : 1915
Retiré : 27.04.1932
Caractéristiques : 110 t ; 200 cv ; 28,5 x 5 x 1,2 m ; 9 nds ; 2 chaudières ; 2 machines alternatives ; 1 hélice ( ? ) ; blindage contre les balles de 20 mm protégeant le canon, les soutes et l’appareil moteur.
Armement : I de 140 mm à l’avant (ou 138 mm) + II de 47 mm contre avions à l’arrière ; 12.1918 : III de 47 mm.
Observations* :
1915 : 2ème batterie mobile
27.07.1915 : canal de l’Aisne à Marne
02.1916 : les 2ème et 3ème batteries sont réorganisées, et constituées chacune par deux canonnières de 14 et deux de 10. La 2ème opère sur l'Oise et l'Aisne, la 3ème reste sur le canal de l'Aisne à la Marne et participe aux diverses opérations de détail entreprises dans son secteur.
03.1916 : Oise et Aisne
02.06.1917 : suite à la réorganisation, passe au 3ème groupe nouvellement constitué, ancienne 3ème batterie
07.1917 : Belgique
12.1918 : affecté à la flottille du Rhin, renommé Oise
27.04.1932 : rayé.
E ou I** - Chaloupe-canonnière fluviale type A (1915 – 1932) (Pas de nom de baptême répertorié)
Chantier :
Lorient
Commencé : 05.1915
Mis à flot : 1915
Terminé : 1915
En service : 1915
Retiré : 27.04.1932
Caractéristiques : 110 t ; 200 cv ; 28,5 x 5 x 1,2 m ; 9 nds ; 2 chaudières ; 2 machines alternatives ; 1 hélice ( ? ) ; blindage contre les balles de 20 mm protégeant le canon, les soutes et l’appareil moteur.
Armement : I de 140 mm à l’avant (ou 138 mm) + II de 47 mm contre avions à l’arrière ; 12.1918 : III de 47 mm.
Observations* :
1915 : 2ème batterie mobile
27.07.1915 : canal de l’Aisne à Marne
02.1916 : les 2ème et 3ème batteries sont réorganisées, et constituées chacune par deux canonnières de 14 et deux de 10. La 2ème opère sur l'Oise et l'Aisne, la 3ème reste sur le canal de l'Aisne à la Marne et participe aux diverses opérations de détail entreprises dans son secteur.
03.1916 : Oise et Aisne
02.06.1917 : suite à la réorganisation, passe au 3ème groupe nouvellement constitué, ancienne 3ème batterie
07.1917 : Belgique
12.1918 : affecté à la flottille du Rhin, renommé Somme
27.04.1932 : rayé.
Sources :
Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre (…) LV Jean-Michel Roche
Les marins à terre, CV A. Thomazi, Payot, 1933
M. Guy François, que je remercie pour ses précieux compléments
* Pour le détail des observations sur la IIème batterie, voir Furieuse
** Diffère selon les sources
Cordialement,
Franck
Message édité par Ar Brav le 11-07-2008 à 10:27:22
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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.