Bonsoir à tous,
Chardonneret-I – Patrouilleur auxiliaire, ex-britannique (1917 ~ 1919).
■ Historique partiel.
― 14 mars 1918 : Recueille, à environ 2 milles dans le Sud de l’île de Serk, 18 hommes de l’équipage de la Jeanne-Marie, dont un officier de pont, un officier mécanicien et deux télégraphistes. Armé par la Société française d’armement (Em. Frisch & Cie), de Marseille, ce cargo de 2.971 t., qui transportait notamment une cargaison de cuivre qu’il avait chargée à New-York, venait d’être victime d’une mine, vraisemblablement larguée le 28 juillet 1917 par l’UC-47 (Kapitäneutnant Paul Hundius).
● Patrouilleur Chardonneret-I – alors commandé par le premier maître de timonerie Griessemann –, Journal de bord n° .. / 1918 – 26 févr. ~ 12 juin 1918 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 88, p. num. 304 et 305.
« Brest ~ Cherbourg. 13 ~ 14 mars [1918].
8 h 45 – Appareillé du port de guerre.
9 h 10 – Stoppé à Roscanvel.
10 h 50 – Sorti avec le convoi (5 vapeurs) et l’Utile.
14 h 02 – Route en zigzag sur l’avant du convoi.
14 h 20 – Brume intense.
15 h 30 – Brume disparaît. Repris route en zigzag.
4 h 20 – Aperçu un petit feu par tribord (ce feu semble suspect).
4 h 33 – Perçu une vibration sur la coque.
4 h 34 – Entendu une forte explosion dans la direction de la tête du convoi. Immédiatement aperçu fusée rouge. Bâtiment en tête Jeanne-Marie signale : " S.O.S. 2 n. [nautiques] S. Serk ".
4 h 40 – Approché navire en détresse. Sauvé deux embarcations avec 18 hommes, dont un officier de pont, un officier mécanicien, deux télégraphistes.
4 h 55 – Pris les deux embarcations en remorque.
5 h 15 – Sur l’ordre de l’Utile, route sur Cherbourg.
6 h 15 – Retrouvé un bâtiment du convoi. Brume légère.
8 h 25 – Aperçu Aurigny.
8 h 40 – Aperçu un deuxième vapeur du convoi.
8 h 45 – Utile rattrape le convoi.
10 h 15 – Entré en rade de Cherbourg.
10 h 50 – Amarré au quai du Homet pour charbonner. Fait le charbon. »
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« P.V. – Délivré une double ration à l’équipage pour l’embarquement du charbon. »
« P.V. de dépenses en vivres pour l’équipage de la Jeanne-Marie :
— Pain, 3 kg ;
— Café, ½ kg ;
— Sucre, 300 gr ;
— Viande en conserve, 3 kg.
Le Commandant,
Signé : L. Griessemann. »
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― 25 août 1918 : Recueille, à 12 milles au Nord phare des Héaux de Bréhat, 21 hommes de l’équipage du Pontet-Canet, ainsi que son pilote, le premier maître pilote de la flotte Eugène Pidou. Son youyou remet trois autres naufragés au patrouilleur Bernicle, chef de convoi.
Le Pontet-Canet, cargo de 1.183 t. armé par la compagnie Worms & Cie, du Havre, venait d’être torpillé par l’ UB-109 (Kapitänleutnant Kurt Ramien).
● Patrouilleur Chardonneret-I – alors commandé par le premier maître de timonerie L. Griessemann –, Journal de bord n° .. / 1918 – 13 juin ~ 26 août 1918 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 88, p. num. 364 et 365.
« Cherbourg à Brest. 25 ~ 26 août 1918.
9 h 45 – Appareillé du bassin Charles X.
10 h 20 – Sorti de la rade avec convoi quatre vapeurs.
10 h 50 – Fait le chenal de sécurité.
10 h 25 – Nord de la Hague, à 2 milles.
12 h 28 – Fait le raz Blanchard.
15 h 35 – Sud du feu de Serk, 4 milles.
17 h 15 – Nord des Roches Douvres, 8 milles.
20 h 55 – Nord des Héaux, 12 milles.
21 h 10 – Entendu forte explosion en tête du convoi. Vapeur français Pontet-Canet torpillé et coulé immédiatement.
21 h 20 – Arrivé sur les lieux. Sauvé 21 hommes de l’équipage et le pilote Pidou. Notre youyou remet 3 hommes au Bernicle. Dans les naufragés, il y a deux blessés, un assez grièvement, l’autre contusion à l’épaule. Donné tout le réconfort possible aux naufragés. Fait plusieurs tours sur les lieux et, après avoir bien inspecté, à 23 h 15, nous reprenons la route sur Brest ; les bateaux du convoi étant disparus, nous faisons route seuls, trois vapeurs ayant fait route vers le Sud.
Dans l’opération de sauvetage, par suite de grosse mer et forte brise de N.-W., deux avirons du grand canot ont été perdus. Notre grand canot est hors d’usage et le youyou demande de sérieuses réparations.
8 h 30 – Fait le Four.
10 h 45 – Fait le Goulet.
11 h 50 – Stoppé à la Pointe Espagnole [où les naufragés furent débarqués dans une pinasse]. »
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« P.V. de dépense. — Dépensé 1,15 litre de tafia et 4 litres de vin pour boissons chaudes.
P.V. de perte. — Pendant le sauvetage des naufragés, il a été perdu deux avirons de youyou et une gaffe, un aviron de canot. Un pot de chambre affecté au service des blessés a été cassé.
Le Commandant,
Signé : L. Griessemann. »
« Dimanche 25 ~ 26 août 1918.
Vivres délivrés aux naufragés du " Pontet-Canet "
Boisson chaude, 25 au soir : Vin, 5 litres ; sucre, 2 kg 300.
26 août : Déjeuner à 21 hommes ; dîner, – d° – .
21 hommes à 4/ .. = 12 rations. »
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Bien amicalement à vous,
Daniel.
Message édité par Rutilius le 02-01-2012 à 17:05:32