Citation :
« Chargeurs de l'ouest est une compagnie maritime nantaise créée le 10 mars 1902. À sa création participent :
* Monsieur Henri Le Cour-Grandmaison, sénateur. »
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Bonsoir Olivier,
Bonsoir à tous,
UNE FAMILLE D' ARMATEURS NANTAIS, LES LE COUR GRANDMAISON.
-- Eléments biographiques se rapportant à François, Jean-Baptiste, Charles LE COUR GRANDMAISON :
« Sénateur, né à Nantes (Loire-Inférieure) le 12 février 1848. Fils d'un armateur de cette ville et neveu d'un représentant du peuple du même nom, il vint faire ses études de droit à Paris. Reçu docteur en 1870, il prit part à la guerre, cette même année, comme volontaire dans les mobiles de la Loire-Inférieure et contribua à la défense de Paris.
Associé à son père et armateur à Nantes jusqu'en 1885, juge au Tribunal de commerce et membre de la Chambre de commerce de cette ville pendant plusieurs années, M. Le Cour Grandmaison fut élu conseiller général pour le canton de Vertou en 1877, en remplacement de son père ; réélu depuis ce temps sans interruption à cette fonction, il est vice-président du Conseil général de la Loire-Inférieure.
Candidat à la députation, en 1881, dans la première circonscription de Nantes, il échoua contre M. Laisant ; mais, en 1885, porté sur la liste conservatrice de la Loire-Inférieure, aux élections générales législatives, M. Le Cour Grandmaison fut élu, le 4 octobre, par 70.477 voix sur 121.474 votants. Il siégea à la droite monarchique, combattant la politique scolaire et coloniale du gouvernement républicain et fut secrétaire de la Chambre de 1887 à 1889. Réélu en 1889, dans la deuxième circonscription de Nantes, par 6900 voix, contre 6630 à M. Van Iseghen, républicain, il continua à s'occuper de questions d'interêt maritime et présenta diverses propositions dans ce sens. En 1893, aux élections générales législatives, il échoua dans la même circonscription, avec 5433 voix, contre 7163 à l'élu, M. Roch, républicain.
Il fut élu sénateur de la Loire-Inférieure, à une élection partielle, en 1895 [28 mars 1895] et réélu en 1897 [2 janvier 1897], avec la liste conservatrice de ce département, au renouvellement triennal du Sénat.
M. Le Cour Grandmaison, qui est un membre militant de la Droite sénatoriale, a prononcé plusieurs importants discours sur les questions d'affaires, notamment dans la discussion de la loi sur la marine marchande, l'inscription maritime et dans celle de la loi sur les conseils d'arbitrage et de conciliation. Il est l'auteur d'une proposition de loi modifiant cette dernière et d'une autre sur l'assurance contre les accidents du travail, adoptée en partie par les Chambres. Il est aussi intervenu dans maintes discussions politiques, toujours dans le sens conservateur. [...]
M. Le Cour Grandmaison est commandeur de l'ordre de St-Grégoire le Grand.» [décédé en 1901].
(« Dictionnaire national des contemporains », sous la direction de C.-E. Curinier, Office général d'édition, de librairie et d'impression, T. 3, c.a. 1897-1899, p. 33).
-- Eléments biographiques se rapportant à Henri, François, Adolphe LE COUR GRANDMAISON :
« Sénateur, armateur, né à Nantes le 27 février 1849. Frère de Charles Le Cour Grandmaison, qui fut sénateur de la Loire-Inférieure (1848-1901), il fit ses études classiques à l'Externat des Enfants Nantais et au lycée de cette ville.
Il succéda à son père comme armateur à Nantes et fonda un important établissement de construction de navires, les " Chantiers Nantais " dont il fut nommé président du Conseil d'administration.
Lors de la guerre 1870-1871, M. Henri Le Cour Grandmaison devint lieutenant des mobiles dans l'armée de la Loire et se distingua particulièrement au cours de la campagne.
Elu, en 1879, maire de Campbon et réélu constamment depuis à cette fonction, il fut révoqué, en 1899, pour avoir refusé d'afficher la décision de la Cour de cassation relative à l'affaire Dreyfus ; mais les élections suivantes le ramenèrent à la mairie.
M. Henri Le Cour Grandmaison est aussi conseiller général de Savenay depuis 1879. A l'assemblée départementale de Loire-Inférieure, il s'est interéssé surtout aux questions agricoles ou aux voies navigables et spécialement celles concernant la Loire.
Après le décès de son frère, Charles Le Cour Grandmaison, il fut élu sénateur de la Loire-Inférieure, à son remplacement, le 14 avril 1901, par 750 voix, sans concurrent.
Royaliste et catholique déclaré, M. Le Cour Grandmaison fait partie, au Sénat, du groupe de la droite. Il est intervenu dans la discussion de la loi sur la marine marchande, dont s'était déjà préoccupé son frère et s'est toujours déclaré protectionniste.
Membre de plusieurs comices agricoles, président de celui de Savenay, M. Henri Le Cour Grandmaison a été nommé chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre.»
(« Dictionnaire national des contemporains », sous la direction de C.-E. Curinier, Office général d'édition, de librairie et d'impression, T. 4, c.a. 1901-1902, p. 232).
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Nota : En octobre 1906, servait sur le Forbin un enseigne de vaiseau portant le nom de Le Cour Grandmaison ( cf. Rev. maritime, T. 175, Oct-Déc. 1907, p. 125 - traducteur d'un article publié dans Marine Rundschau et concernant les manoeuvres de la flotte anglaise de l'année 1906).
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Bonne soirée,
Daniel.
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Message édité par Rutilius le 05-08-2008 à 19:56:49