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  CHATEAUBRIAND Trois-mâts carré

 

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Auteur Sujet :

CHATEAUBRIAND Trois-mâts carré

n°5739
olivier 12
Posté le 31-05-2008 à 23:08:21  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
CHATEAUBRIAND
 
Trois-mâts franc lancé le 26 Janvier 1901 aux chantiers de Bordeaux pour le compte de la Société Bretonne de Navigation.
Les chantiers de Bordeaux, qui avaient lancé le célèbre France II, cinq-mâts de l’armement Prentout, construisirent cinq trois-mâts carrés différant sensiblement de ceux construits par les chantiers nantais.
Le premier fut ALICE, splendide machine qui gréait des contre-cacatois sur ses trois phares établissant ainsi une voilure de 3200 m2. Les suivants, sans contre-cacatois, furent CHATEAUBRIAND, HELENE BLUM, DUGUAY TROUIN et DUCHESSE DE BERRY.
Tous ces bâtiments étaient reconnaissables à leur très longue dunette, surmontée à l’arrière d’une demi- dunette sur la moitié de la longueur de la première.
 
Voici la silhouette et le plan de pont de ces voiliers.
 
http://img61.imageshack.us/img61/6822/alicechateaubriandxx1.jpg
 
Caractéristiques  3200 tpl  2247 tx JB   2029 tx JN
Longueur  86 m  Largeur  13,4 m  
Cette largeur, plus importante que celle des Nantais, donnait aux navires une plus grande élévation de mâture tout en diminuant la gite et en permettant d’embarquer moins de lest.
Les coques étaient aussi différentes, avec trois rangées d’épontilles rivées sur les barrots de dunette et de gaillard. La cloison d’abordage de l’avant était renforcée par des cornières.
Sur le pont, des claires-voies d’aération permettaient d’aérer séparément cales et faux-ponts. Elles se condamnaient par des panneaux pleins et calfatés.
 
Navire pris au neuvage par le capitaine Loreau.
 
Le CHATEAUBRIAND fut plus tard racheté par la Société Nouvelle d’Armement, de Nantes.
 
Torpillage du CHATEAUBRIAND
 
Extrait du rôle

Trois-mâts CHATEAUBRIAND immatriculé à Nantes  n° 572
Armé au cabotage en date du 3 Janvier 1915, puis au long cours en date du 20 Mars 1915 par la Société Nouvelle d’Armement.
 
Equipage embarqué à Londres le 16 Mars 1915. Le navire avait appareillé de Londres pour New York.
 
Capitaine  Joseph GRONDIN  CLC  né le 20 Mars 1879 à  l’Ile d’Yeu   Inscrit à Brest
Second    Emile PRAT   CLC   né le 30 Octobre 1880 à Lanildut   Inscrit au Conquet
Lieutenant  Eugène LEDUC capitaine au cabotage né le 6 Mars 1867 à Plouher  Inscrit à Dinan
 
« Ce navire a été torpillé et coulé en mer le 8 Avril 1915 à 11h00 à 30 milles au sud de l’ile de Wight. Papiers de bord disparus. »
 
Aucun rapport du commandant n’est joint en archive.
 
Voici une photo, prise depuis le sous-marin, montrant l’explosion de la torpille à hauteur de la cale avant. (Nota : erreur sur ce cliché qui est celui du BERENGERE - voir ci-dessous)
 
http://img46.imageshack.us/img46/9414/chateaubriandtorpillagers6.jpg
 
Le sous-marin attaquant
 
Il s’agissait de l’U 32 du commandant Edgar von Spiegel (KL)
Après avoir fait évacuer le voilier, il se plaça à distance convenable et lança une torpille. Le navire coula aussitôt. La position donnée par Arno Spindler est 25 milles au SE de Beechy Head.
C’est aussi la position donnée par Louis Lacroix qui indique : au large de Rye (près d’Hastings) la pointe Beechy Head se trouvant à 25 milles au NW.
 
En revanche, la position donnée au rôle de désarmement est très différente (30 milles au sud de l’ile de Wight).
En l’occurence, c’est très certainement au large de Beechy Head et non de l’ile de Wight, qu’a bien eu lieu le torpillage. Ceci est tout à fait confirmé par le fait que les embarcations arrivèrent au Tréport, port le plus proche de cette position.
 
Deux documents sont en effet joints au rôle de désarmement.
Le premier est un message envoyé à la Direction de la Société Nouvelle d’Armement par l’Administrateur de l’Inscription maritime de Nantes et daté du 10 Avril 1915 :
 
« J’ai l’honneur d’adresser à Monsieur le Directeur de la Société Nouvelle copie d’un télégramme officiel  reçu de Dieppe ce jour :
 
Prière faire connaître d’urgence à préposé Tréport conditions rôle vu paiement équipage CHATEAUBRIAND, Société Nouvelle, torpillé 8 Avril 11h00 au sud de l’ile de Wight. Papiers bord disparus. Canot avec capitaine et douze hommes arrivé au Tréport. Deuxième canot avec dix hommes perdu de vue la nuit dernière ».
(nota :  le deuxième canot arriva plus tard mais le lieu n’est pas précisé)
 
Le deuxième document est la réponse envoyée le jour même par la Société Nouvelle d’Armement
 
« Nantes, le 10 Avril
   Monsieur l’Administrateur,
Répondant à votre note, nous vous informons que, d’après les conditions du rôle de notre navire CHATEAUBRIAND, l’équipage de ce navire n’a pas droit à la conduite.
En ce qui concerne les salaires, aucun des membres de l’équipage n’a encore gagné le montant des avances versées à l’embarquement.
Salutations distinguées »
 
Bref, ces marins qui avaient tout perdu n’avaient pas droit à un centime. Et qu’ils se débrouillent pour rentrer chez eux… On ne plaisantait pas avec les frais de route en ce temps-là !
Quant à l'erreur sur la position, elle vient manifestement du télégramme du préposé du Tréport.
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 24-10-2010 à 10:43:27

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olivier
n°5783
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 02-06-2008 à 17:40:56  profilanswer
 

Bonjour Olivier, bonjour à tous
Extrait du KTB de l'U 32 :
 
8.4.1915
Vent W 7-8, mer force 7. Baromètre en baisse
Depuis 9h30, l’U 32 a fait surface et fait route face à une mer grosse sur un seul moteur afin de recharger ses batteries avec l’autre
13h20
Un grand navire en vue. Je fais route sur lui en envoyant  le signal : "Halte" par fumigène, le voilier ne veut pas mettre en panne, avec une carabine nous tirons plusieurs coups de feu dans le gréement. Alors, le voilier met en panne et l’équipage quitte le bord dans les embarcations. Il est ensuite coulé avec une torpille de bronze. Distance de tir 300 m, le voilier coule en 3 minutes. A la poupe du voilier il y avait le nom « Charlotte », Bergen tandis que latéralement, il portait le nom "Chateaubriand". Il n’arborait aucun pavillon.

 
Pourquoi le Chateaubriand portait-il ce nom en poupe avec Bergen pour port d'attache ?
 
J'ai aussi des doutes réels quant à l'identification du navire sur la photo. Il y a incohérence entre ce que l'on voit sur la photo et ce que le sous-marin note dans son journal de bord (vent 7-8, mer force 7)...
 
Von Spiegel sur cet extrait qui est en ma possession n'indique pas le lieu précis du torpillage mais tout porte à croire selon toutes les sources sauf une qu'il s'agit d'une position au large de Beachy Head et non au S de Wight.
 
Pour la petite histoire de la carrière du Baron Edgar Spiegel von und zu Peckelsheim, je vous invite à voir ce lien sur le site Histomar.net, le personnage mérite le détour notamment sur l'épisode U 93, le sous-marin qu'il allait commander ensuite.
http://www.histomar.net/GSM/htm/spiegel.htm
 
Cordialement
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°5788
olivier 12
Posté le 02-06-2008 à 21:49:39  profilanswer
 

Bonsoir Yves, bonsoir à tous,
 
Voilà un véritable mystère : pourquoi le CHATEAUBRIAND portait-il à la poupe le nom de CHARLOTTE avec Bergen pour port d'attache ??
Rien dans le rôle d'armement ou de désarmement n'apporte le moindre début de réponse. Rien non plus dans les divers ouvrages qui semblent tout ignorer de cette anomalie.
 C'est d'autant plus étonnant qu'il portait le nom correct sur les côtés, ce qui ne tient pas tellement la route.
Si le commandant Spiegel a bien vu (et l'on n'a pas de raison d'en douter) ce ne pourrait être qu'une initiative de l'équipage qui a peut-être pensé avoir plus de chances de passer au travers d'un torpillage en essayant de "tromper l'adversaire" et de se faire passer pour norvégien. Sans doute est-ce aussi la raison pour laquelle ils n'ont pas hissé de pavillon.  
Mais ce n'était pas très réaliste, car les Allemands coulaient aussi les Norvégiens.
 
En ce qui concerne la photo, il m'a fallu rechercher d'où elle était extraite...(j'avais un trou de mémoire l'ayant numérisée il y a longtemps)
C'est tout simplement de l'ouvrage de Lacroix  "Les derniers grands voiliers nantais" édition de 1937 page 460.
Mais méfiance :) c'est une toute petite photo que j'avais agrandie et la légende me laisse un peu dubitatif :
 
"Torpillage du CHATEAUBRIAND d'après une coupure d'un journal inconnu"
 
Même en essayant d'être rigoureux dans les récits, il y a des recherches  vraiment difficiles à mener. On peut tout de même pas feuilleter tous les journaux de l'époque :crazy:
 
Pourtant le voilier ressemble bien à un trois-mâts bordelais, avec la longue dunette sur l'avant et sans les contre-cacatois. Mais je ne peux vraiment pas être affirmatif.
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 02-06-2008 à 22:58:26

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olivier
n°5790
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 02-06-2008 à 23:16:47  profilanswer
 

Bonsoir Olivier
Je connais cette photo et je pense que j'ai une autre légende. Par contre cette légende, je ne l'ai pas là, tout de suite. Cela nécessite quelque recherche peut-être même jusqu'après mon retour sur base prévu mercredi soir. En tout cas je n'y vois pas une mer force 7.
Confronter les documents des deux bords est à présent une ressource historique sans pareil.
Amitiés
Yves


Message édité par Yves D le 02-06-2008 à 23:25:47

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°18431
olivier 12
Posté le 04-07-2009 à 10:21:28  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une photo du CHATEAUBRIAND
 
http://img17.imageshack.us/img17/5413/chateaubriand.jpg
 
Cdlt


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olivier
n°23354
Memgam
Posté le 01-01-2010 à 21:53:40  profilanswer
 

Le plan fournit par Olivier 12 est celui de l'Alice, (probablement extrait de la première édition des Derniers Grands Voiliers de Lacroix, Peyronnet, 1937, p277, avec une photo), car il comporte bien des contre-cacatois, c'est à dire une septième voile carrée (alors qu'elle est rectangulaire !). Ils sont compliqués ces marins ! Les autres navires de la série, dont le Chateaubriand, ne comportent pas de contre-cacatois et la photo du Chateaubriand, sans voiles, ne montre donc que 6 vergues, pour les 6 voiles carrées par mât. Cette photo ne manque pas d'intérêt et se date facilement : Décembre 1912, le navire s'est échoué à Sturt Bay, près de Port Adélaide, en Australie et il y est resté du 17 au 29, jusqu'à ce que les dispositions prises et le remorqueur Wato le tire de là. Il y a une autre vue de l'échouement depuis le large dans Alan Villiers & Henri Picard, The Bounty ships of France, PSL, 1972. Pour les grands voiliers français, les photographies australiennes, sur le site Picture Australia, sont une excellente source, complétées par le livre de Patrick Ahern, Full sail beyond the three capes, the French Bounty Ships in Australia, 1898-1925, édité par l'auteur, 2008. Quant à la photo du torpillage, elle paraît bien correspondre au Chateaubriand, pour autant qu'on puisse le distinguer. Pour l'état de la mer, c'est une autre question.

n°27970
Memgam
Posté le 23-10-2010 à 21:00:41  profilanswer
 

Le KTB du sous-marin indique qu'il a tiré une torpille pour couler le Chateaubriand, le rapport de mer du capitaine (AD de Loire-Atlantique, publié par Richard et Roignant, cf ci-dessous) mentionne que le sous-marin a tiré une torpille et qu'elle a frappé le Chateaubriand devant le fronton de dunette, c'est à dire, sur ce type de voilier, devant le mât d'artimon (le mât arrière), la photo d'une explosion à l'avant du premier mât n'est donc pas compatible avec les éléments du récit. Cette photo, comme indiqué par Olivier 12, est parue, petite et un peu tronquée à l'arrière dans l'ouvrage de Lacroix. On la trouve en plus grand exemplaire dans le fond iconographique de l'amiral Adam, au SHD de Brest. Elle vient de paraître dans l'ouvrage de René Richard et Jacques Roignant, Les navires des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre 1914-1918, Association Bretagne 14-18, 2010. Les auteurs l'ont vu dans le livre d'Ernst Hashagen, Route à l'Ouest, Plon, 1933, page 193 et indiquent qu'il s'agirait de Bérengère, coulé par l'auteur, avec l'U 62, le 10 mai 1917. La photo, de meilleure définition que dans Lacroix, montre, un trois mâts carré, ce qui était le cas de Chateaubriand et aussi de Bérengère. Cependant, ces deux navires, respectivement construits par les chantiers maritimes du Sud-Ouest à Bordeaux et par les chantiers de Saint-Nazaire à Rouen, présentent une différence significative. Chateaubriand à une courte dunette, qui dépasse à peine du mât d'artimon et Bérengère une longue dunette qui dépasse le grand mât. Ce qui donne raison à Hashagen, d'autant que le scénario de la perte de Bérengère fait état de tirs au canon. Le rapport du capitaine de Bérengère signale que le quatrième coup de canon est tombé à vingt mètres de l'avant, ce qui correspond au cliché (voir le sujet Bérengère dans le forum). Remarquons que des photos ont peut-être été prises de Chateaubriand coulant, car le capitaine Grondin signale la présence d'un appareil photo ou d'une caméra sur le sous-marin.


Message édité par Memgam le 23-10-2010 à 21:23:15
n°29688
olivier 12
Posté le 25-01-2011 à 11:24:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Note du Sous-secrétaire d'Etat à la Marine Marchande au Capitaine Joseph GRONDIN
 
21 Mai 1915
 
Capitaine,
 
J'ai le plaisir de vous adresser mes vives félicitations pour le sang-froid, l'énergie et l'habileté dont vous avez fait preuve le 8 Avril 1915 lors du torpillage en Manche par un sous-marin allemand du trois-mâts CHATEAUBRIAND que vous commandiez, en faisant embarquer votre équipage dans deux embarcations et en les conduisant sain et sauf jusqu'au Tréport.
 
 Recevez, Capitaine, …...etc
Signé Georges BUREAU
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 25-01-2011 à 11:24:31

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olivier
n°33899
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 11-02-2012 à 15:07:32  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
   Annales du sauvetage maritime – Société centrale de sauvetage des naufragés –, 1er et 2e trim. 1916, Discours de M. le Vice-amiral de Jonquières sur les principaux sauvetages récompensés de l’année, p. 21.
   
 
                                                                  http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/CHATEAUBRIANT..jpg


Message édité par Rutilius le 11-05-2017 à 18:15:37

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°33960
extraterre​stre
Posté le 19-02-2012 à 09:07:06  profilanswer
 

bonjour Daniel
 
n'y aurait-il pas confusion?
entre le 3-mâts ChateaubrianD (comme l'écrivain)
et un 4-mâts ChateaubrianT (comme la commune de Loire-Atlantique)
 
Cordialement
 


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Jacqueline L.
n°33963
Memgam
Posté le 19-02-2012 à 11:26:18  profilanswer
 

Il n'y a eu qu'un seul Chateaubriand, avec un d, pour l'écrivain et c'était bien un trois-mâts carré. Il y a donc deux erreurs dans le texte des annales du sauvetage.
 
Source : Henri Picard, La fin des Cap Horniers, Edita Vilo, 1976.

n°33964
extraterre​stre
Posté le 19-02-2012 à 11:33:50  profilanswer
 

bonjour,
sur le forum je trouve  
 
CHATEAUBRIANT - SOCIETE GENERALE D'ARMEMENT
 
dans le fil  
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _126_1.htm
 
cordialement


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Jacqueline L.
n°33969
Memgam
Posté le 19-02-2012 à 12:45:34  profilanswer
 

Le trois mâts carré Chateaubriand a été construit en 1901 par les chantiers maritimes du Sud-Ouest pour la Société Bretonne de Navigation de Nantes et a été géré par Prentout-Leblond & Leroux de Rouen. En 1912, il est vendu à la Société Nouvelle d'Armement de Nantes, société, qui, à force de rachats de petites compagnies nantaises, aura une flotte plus importante que l'armement Bordes à la veille de la guerre de 1914-1918. Quand il est coulé en 1915, Chateaubriand est toujours à la SNA. La SNA deviendra en 1916 la Société Générale d'Armement (SGA), le pavillon reste le même, blanc avec une diagonale bleue, l'hermine noire en dessous, au-dessus les trois lettres rouges, SNA ou SGA. Ce petit détail de changement de nom est à l'origine de confusions commises par Lacroix, Randier, Picard et d'autres.  
Objectivement la mention "Chateaubriant - Société Générale d'Armement" du forum 14-18 est fausse. Il faudrait lire : "Chateaubriand - Société Nouvelle d'Armement".
 
Source : Philipe Ouvrard, Les cap-horniers nantais de 1889 à 1921, Mémoire d'Histoire, Nantes, 1980.

n°33981
Memgam
Posté le 20-02-2012 à 18:17:11  profilanswer
 

En ce qui concerne l'équipage après la disparition du Chateaubriand, il a été réparti sur les deux baleinières, 13 hommes dont le capitaine et douze hommes dont le second. La baleinière du capitaine a pu entrer au Tréport par ses propres moyens, tandis que  celle du second a raté l'entrée et l'équipage a été recueilli par le canot du Tréport (ce qui justifie la récompense citée par Rutilius), tandis que la baleinière allait se fracasser sur les rochers.
 
Source : rapport du capitaine Grondin, dans René Richard et Jacques Roignant, Les navire des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre 1914-1918, Association Bretagne 14-18, 2010, pages 254 à 257.

n°34725
Memgam
Posté le 08-07-2012 à 08:16:55  profilanswer
 

Bonjour,  
 
"Le 8 avril (1915) à 7h. du matin, aperçu à nouveau l'ïle de Wight  dans le N.O., pris tribord amures. La brise fraîchit, cargé et serré les perroquets volants et la grand voile. Vers 10 h 40 du matin, un sous-marin battant pavillon allemand surgit dans le sillage du navire, vient se placer à tribord derrière, puis signale d'abandonner immédiatement le navire. Un homme du sous-marin me crie en anglais que cinq minutes nous sont accordées, puis ayant échangé quelques paroles avec une autre personne que j'ai supposé être le capitaine, rectifie son ordre en criant que dix minutes sont accordées au lieu de cinq. Débordé les embarcations et pris la panne sous le grand hunier. Lorsque le navire a bien perdu son erre, fait amener la baleinière tribord. La mer est grosse et rend l'embarquement dans les canots assez difficile. Trois hommes tombent à la mer en se pressant trop, mais sont ensuite repêchés. La baleinière tribord déborde, dix-neuf hommes sont partis. Amené la baleinière de babord. Monsieur Prat, second, Leduc, premier lieutenant, Demeyer, mécanicien, Biniguer, charpentier et Oger, matelot y prennent place. Après m'être assuré qu'il ne reste plus personne à bord, embarqué moi-même et donné l'ordre de déborder.
Nous sommes à 100 mètres environ sur l'arrière du couronnement, lorsque le sous-marin lance une torpille qui atteint le navire à hauteur du fronton de dunette. Une terrible explosion se fait entendre et une grande colonne d'eau est projetée à hauteur des barres de perroquet. La vergue de volant de fougue est tombée au choc et le Chateaubriand coule rapidement par l'arrière ; peu après les panneaux arrière et le grand panneau saute en l'air, le navire se couche sur tribord et sombre en produisant un énorme tourbillon. Il s'est écoulé quatre minutes entre l'explosion et la disparition complète du bâtiment. Le sous-marin se remet en marche, filant à toute vitesse vers le N.E..."
 
Le Tréport, le 9 avril 1915, le capitaine Grondin.
 
"P.S. Je n'ai rien pu sauver, les papiers du bord et les fascicules de mobilisation des hommes sont également perdus. Le sous-marin allemand qui a torpillé mon navire avait environ 60 mètres de long, était peint en gris-bleu et n'avait aucun numéro ou marque distinctive. Un appareil photographique ou cinématographique était installé sur la plate-forme du sous-marin et à dû suivre et enregistrer toutes les péripéties du torpillage, depuis le moment des sommations jusqu'à la disparition complète du Chateaubriand. Pendant tout le temps que nous avons tenu la mer avec nos embarcations de sauvetage, aucun navire de guerre n'a pu être aperçu."
 
On notera que le second Prat, responsable de la seconde baleinière, sera en 1920-1921, le commandant du trois-mâts Colonel de Villebois-Mareuil (voir le sujet dans le forum) pour son dernier voyage de blé en Australie et échappera, une nouvelle fois, à la mort.
 
Cordialement.
 
Source : René Richard et Jacques Roignant, Les navires des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre 1914-1918, Association Bretagne 14-18, 2010.

n°35627
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 03-12-2012 à 21:45:56  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                      Annales du sauvetage maritime – Société centrale de sauvetage des naufragés –, 1er et 2e trim. 1915, « Sortie des canots de sauvetage. », p. 36 et 37.
 
 
                                                                                    http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/CHATEAUBRIAND%20-%20A.S.M.%20I%20-%201915%20-%201..jpg
                                                                                    http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/CHATEAUBRIAND%20-%20A.S.M.%20I%20-%201915%20-%202..jpg


Message édité par Rutilius le 11-05-2017 à 18:19:04

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46544
Memgam
Posté le 10-05-2017 à 15:59:03  profilanswer
 

Bonjour,  
 
En complément au message du 19/02/2012, sur l'échouement du trois-mâts carré Chateaubriand en décembre 1912 en Australie, le grand voilier était alors commandé par le CLC Eugène Allée, né le 5 mai 1877 à Saint Briac et décédé en 1943. Après réparations, Chateaubriand est reparti vers l'Europe avec un chargement de blé, quittant Geelong le 8 avril 1913.
 
On notera que cet échouement n'est pas signalé chez Lacroix, mais l'est chez Picard.
Pour Eugène Allée, voir aussi le sujet Eugénie Fautrel.
Chateaubriand a été commandé par Jérôme Chateauvieux, juste avant Grondin. Chateauvieux commandera Marne I (sujet dans le forum).
 
N.B. Il s'agit du CLC Pierre Allée, cf la note de Rutilius ci-après.
 
Cordialement.


Message édité par Memgam le 13-05-2017 à 14:23:04
n°46547
olivier 12
Posté le 10-05-2017 à 18:29:12  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un beau tableau d'un trois-mâts carré présenté comme étant le CHATEAUBRIAND, mais dont l'auteur ne m'est pas connu...
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/7u47ZJ.jpg
 
A propos du capitaine Joseph Grondin voir aussi l'affaire de l'échouement du LEON BLUM sur la chaussée des Almadies  
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 11-05-2017 à 21:53:51

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olivier
n°46556
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 11-05-2017 à 20:57:12  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Le dernier capitaine du trois-mâts carré Châteaubriand.
 
 
   — GRONDIN Joseph Auguste Alfred, né le 20 mars 1879 au port de l’Île d’Yeu (Vendée) et décédé le ... à ... (...). Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Brest, f° 37, n° 73 [Initialement inscrit au quartier de Paimpol, f° 04.630, n° 9.259] ; classe 1899, n° 1.404 au recrutement de Saint-Brieuc.
 
    Fils d’Alfred GRONDIN, né vers 1841, capitaine au long-cours, et d’Amélina GUICHARD, née vers ..., sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de l’Île d’Yeu, Année 1879, f° 7, acte n° 24). En 1898, domicilié à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –).
 
    Époux de Blanche Adèle Marie DELVINCOURT, née le 13 février 1881 à Saint-Pierre-Quilbignon (Finistère) et décédé le ... à ... (...), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Brest, le 24 avril 1907 (Registre des actes de mariage de la ville de Brest, Année 1907, f° 107, acte n° 212).
 
   Fille de Joseph Armand DELVINCOURT, né le 6 novembre 1851 à Braux – aujourd’hui Bogny-sur-Meuse – (Ardennes) et décédé le 28 mars 1886 à Brest, ancien chef armurier à la Direction d’artillerie de Brest, et de Sophie Almaïde LANGLOIS, née le 15 décembre 1855 à Saint-Pierre-Quilbignon, sans profession ; époux ayant contracté mariage à Saint-Pierre-Quilbignon, le 10 novembre 1878 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Pierre-Quilbignon, Année 1878, suppl. f° 1, acte n° 59 – 31).
 
   [Nota. : Les parents de Joseph GRONDIN avaient refusé leur consentement à ce mariage.]
 
 
   Lors du naufrage du Châteaubriand, Joseph GRONDIN perdit la somme de 10.000 fr., les espèces dont elle était constituée étant restées à bord (Le Petit Parisien, n° 14.043, Dimanche 11 avril 1915, p. 3).


Message édité par Rutilius le 12-05-2017 à 08:12:34

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46562
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 12-05-2017 à 09:54:28  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
                                         Équipage présent à bord du trois-mâts Châteaubriand le 8 avril 1915, selon le rôle de désarmement (15 avril 1915)

 
                                                                                                                           [25 hommes]
 
 
   — GRONDIN Joseph Auguste Alfred, né le 20 mars 1879 au port de l’Île d’Yeu (Vendée). Capitaine, capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Brest, f° 37, n° 73. [300 fr.]
 
   — PRAT Émile Prosper Marie, né le 3 octobre 1880 à Lanildut (Finistère). Capitaine en second, capitaine au long-cours, inscrit au quartier du Conquet, n° 23. [Embarqué à Londres le 24 février 1915]. [200 fr.]
 
   — LEDUC Eugène Marie, né le 6 mars 1867 à Plouër-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Lieutenant, capitaine au cabotage, inscrit au quartier de Dinan, n° 139. [Embarqué à Londres le 16 mars 1915]. [150 fr.]
 
   — DEMEYER Désiré Jean Louis, né le 26 août 1872 à Dunkerque (Nord). Mécanicien, inscrit au quartier de Dunkerque, n° 2.562. [Embarqué à Londres le 24 février 1915]. [115 fr.]
 
   — LUCAS Pierre Marie, né le 6 septembre 1872 à Lézardrieux (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Maître, inscrit au quartier de Paimpol, n° 2.774. [Embarqué à Londres le 24 février 1915]. [110 fr.]
 
   — BINIGUER Yves Marie, né le 3 août 1878 à Pléhédel (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Charpentier, inscrit au quartier de Paimpol, n° 40.217. [Embarqué à Londres le 26 janvier 1915]. [100 fr.]
 
   — COZIC Auguste Joseph, né le 18 mars 1870 à Pleumeur-Bodou (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Cuisinier, inscrit au quartier de Lannion, n° 1.805. [Embarqué à Londres le 20 mars 1915]. [100 fr.]
 
   — MENGUY Henri, né le 15 juillet 1896 à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine). Cambusier, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 12.458. [Embarqué à Londres le 24 février 1915]. [90 fr.]
 
 
   — BRIEND Jean-Marie, né le 16 mai 1890 à Tréguier (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit au quartier de Lannion, n° 8.272. [80 fr.]
 
   — DERRIEN Pierre, né le 15 avril 1884 à Plouëc-du-Trieux (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, n° 26.267. [Embarqué à Londres le 20 mars 1915]. [80 fr.]
 
   — GODEL Jean-Marie, né le 29 avril 1882 à Locoal-Mendon (Morbihan). Matelot, inscrit au quartier d’Auray, f° 487, n° 974. [Embarqué à Londres le 16 mars 1915]. [80 fr.]
 
   — LE CLOAREC François Désiré, né le 24 février 1869 à Baden (Morbihan). Matelot, inscrit au quartier de Vannes, n° 5.168. [Embarqué à Londres le 12 mars 1915]. [80 fr.]
 
   — MÉTÉYÉ Eugène Marie, né le 16 avril 1888 à Mesquer (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –). Matelot, inscrit au Croisic, n° 3.249. [80 fr.]  
 
   — MIEL Marcel, né le 4 mars 1896 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Matelot, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 568 D. [Embarqué à Londres le 5 mars 1915]. [80 fr.]  
 
   — MIEL Mathurin François, né le 22 novembre 1878 à Plouër-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit au quartier de Dinan, f° 660, n° 262 H.S. [Embarqué à Londres le 16 mars 1915]. [80 fr.]
 
   — MOALIC Allain, né le 21 avril 1891 à Plouhinec (Finistère). Matelot, inscrit au quartier d’Audierne, n° 1.652 H.S. [Embarqué à Londres le 5 mars 1915]. [80 fr.]
 
   — OGER Albert Marie Gustave, né le 27 novembre 1876 à Plouër-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit au quartier de Dinan, f° 616, n° 218 H.S. [Embarqué à Londres le 16 mars 1915]. [80 fr.]  
 
   — PIRO Marie Désiré Mathurin, né le 15 octobre 1876 à La Tour-du-Parc (Morbihan). Matelot, inscrit au quartier de Vannes, n° 9.043. [Embarqué à Londres le 16 mars 1915]. [80 fr.]
 
   — POLLARD Eléazar Jean Marie, né le 22 octobre 1877 à Pleumeur-Bodou (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit au quartier de Lannion, f° 551, n° 256. [Embarqué à Londres le 20 mars 1915]. [80 fr.]
 
 
   — BOUSSY Horace, né le 30 septembre 1897 à Auxerre (Yonne). Matelot léger, inscrit provisoire au quartier de Saint-Malo, n° 1.704. [Embarqué à Londres le 5 mars 1915]. [70 fr.]
 
   — COLLET Alphonse Auguste Émile, né le 9 novembre 1896 à Pleslin – aujourd’hui Pleslin-Trigavou – (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot léger, inscrit au quartier de Dinan, n° 35.009. [Embarqué à Londres le 5 mars 1915]. [70 fr.]
 
   — LEMEUR Eugène François Paul, né le 31 août 1897 à Saint-Samson-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot léger, inscrit au quartier de Dinan, n° 40.048. [Embarqué à Londres le 20 mars 1915]. [70 fr.]  
 
 
   — KLENSCHI Bernard, né le 18 mai 1897 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Novice, inscrit provisoire au quartier de Saint-Malo, n° 1.623. [Embarqué à Londres le 5 mars 1915]. [45 fr.]
 
   — RIOU Joseph, né le 3 mars 1897 à Plouguerneau (Finistère). Novice, inscrit provisoire au quartier du Conquet, n° 1.347. [Embarqué à Londres le 24 février 1915]. [45 fr.]
 
   — LE GALLOUDEC Pierre Marie, né le 31 octobre 1899 à Plougoumelen (Morbihan). Mousse, inscrit au quartier d’Auray, f° 130, n° 131. [Embarqué à Londres le 20 mars 1915]. [35 fr.]
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   Nota. : En rouge et entre crochets, les gages mensuels convenus.
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
 
  Source : Archives départementales de Loire-Atlantique, Quartier de Nantes, Rôles de désarmement, Avril 1915, Cote 7 R 4 / 781, p. num. 25 et s.


Message édité par Rutilius le 12-05-2017 à 09:55:08

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46571
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-05-2017 à 11:10:21  profilanswer
 

.
   Bonjour Memgam,
   Bonjour à tous,
 
 
   On se perd facilement dans ces Allée (s) !  
 
   En 1912, lors de son voyage en Australie (12 juill. 1912 ~ 8 août 1913), le trois-mâts Châteaubriand était commandé par Pierre François ALLÉE, capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Dinan, n° 98, et non par Eugène Marie ALLÉE, capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 667. A cette époque, ce dernier commandait en effet le trois-mâts barque Pierre-Loti, appartenant à la flotte de la Société nouvelle d’armement.
 
   Pierre François ALLÉE avait pour second un marin auvergnat, Adrien François JARRON, natif de Luzillat (Puy-de-Dôme), capitaine au long-cours, inscrit au quartier du Havre, n° 5.758.  


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46572
Memgam
Posté le 13-05-2017 à 11:46:16  profilanswer
 

Bonjour,  
 
A l'attention de Rutilius,
 
Ces Allée (s) constituent un vrai jardin et il est parfois difficile de s'y retrouver dans ces affaires de familles et d'homonymies...!
 
Merci pour la correction.
 
La situation sera plus facile à éclaircir quand le site www.caphorniersfrançais.fr aura fini son travail de recension de tous les voyages des grands voiliers français.
Il y a actuellement ceux de 27 trois-mâts nantais :
Alice, Anjou, Anne de Bretagne, Armen, Belen, Bretagne (1), Cassard, Charlemagne, Commandant Marchand, Connétable de Richemont, Croisset, Du Couédic, Duchesse de Berry, Edouard Bureau, Empereur Ménélick, Ernest Reyer, Fervaal, François, François Coppée, Grande Duchesse Olga, Laënnec, Leon XIII, Maréchal Lannes, Max, Normandie, Richelieu, Tourville.
 
Source : Cap Horn au long cours, Lettre d'information N° 09 du 3 mai 2017.
 
Cordialement.


Message édité par Memgam le 13-05-2017 à 11:48:27
n°46576
Memgam
Posté le 13-05-2017 à 14:30:54  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Voir aussi le cliché présenté plus par Olivier 12, où Chateaubriand est vu échoué, par le travers bâbord, photographie que l'on retrouve dans l'ouvrage de Frédéric Grellier, Trésors cap-hornies, O Large éditions, 2010, page 27.
 
Source : Alan Villiers & Henri Picard, The bounty ships of France, The story of the french cape Horn sailing ships, PSL, 1972, page 124.
 
Cordialement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser705.jpg

n°46577
Memgam
Posté le 13-05-2017 à 16:17:48  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Le trois-mâts Châteaubriand a été déséchoué, remorqué à Port Adélaïde puis à Melbourne, par le remorqueur Wato, capitaine T.E. Creer, de l'Adélaïde Steam Tug Co Ltd.
 
Wato, remorqueur construit en 1904 par J.T. Eltringham à South Shields (Grande-Bretagne).
292tjb, 30 tjn, 125.0 x 23.7 x 12.4 pieds, une hélice, une machine à triple expansion de 108 nhp.
 
Wato signifie "Tiens bon" en langage aborigène.
 
Wato quitte South Shields le 31 août 1904, capitaine Sinclair de Glasgow et l'ingénieur A. Fairweather de la compagnie propriétaire qui a suivi la construction. Arrivée à Port Adélaïde le 18 octobre 1904.
 
Réquisitionné en 1917, est envoyé en Méditerranée comme dragueur, puis remorqueur, assure ensuite des remorquages de barges de munitions pour Arkhangelsk. Quitte l'Angleterre le 16 mars 1920.
Réquisitionné pendant la seconde guerre mondiale
Démoli à Freemantle en 1956.
 
Source : Ronald Parsons, Steam tugs in South Australia, Ronald H. Parsons, may 1979 , completely revised, (first édition 1972).
Photo South Australian Maritime Museum.
Journaux australiens.
 
Cordialement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser706.jpg


Message édité par Memgam le 13-05-2017 à 18:56:47
n°46600
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 15-05-2017 à 22:10:28  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                                                Voyage en Australie : Juillet 1912 ~ Août 1913
 
 
   Alors propriété de la société anonyme dite « Société bretonne de navigation » (Siège social : 10, quai des Tanneurs, Nantes), le trois-mâts Bayard fut armé au long-cours le 4 juillet 1912 – et, administrativement à Nantes, le 29 juillet 1912, n° 583 – pour un voyage en Australie. Il fut désarmé à Rouen le 21 août 1913 – et administrativement à Nantes, le 24 août 1913, n° 589.  
 
   Traversées successivement effectuées lors de ce voyage :
 
     – Glasgow (Écosse, Royaume-Uni) ~ Montevideo (Uruguay) : 10 juillet ~ 11 septembre 1912.
     – Montevideo ~ Cap Borda (Kangaroo Island, Australie) ~ Adelaïde (Australie) : 29 octobre ~ 25 décembre 1912.
     – Adelaïde ~ Melbourne (Australie) : 17 ~ 22 janvier 1913.
     – Melbourne ~ Falmouth (Cornouaille, Royaume-Uni) (à ordres) : 7 avril ~ 8 août 1913.
     – Falmouth ~ Anvers (Belgique) : ... ~ 21 août 1913.
 
                                                                                                                             Capitaine
 
 
   — ALLÉE Pierre François, né le 14 décembre 1882 à Pleslin (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), disparu le 31 mars 1915 avec la cargo Emma (Capitaine Eugène Paul Marie AUTRAY), de la Compagnie de navigation Worms & Cie, du Havre, bâtiment torpillé et coulé vers 16 h. 30 dans le détroit du Pas-de-Calais par le sous-marin allemand U-37 (Kapitänleutnant Erich WILCKE), à 12 ou 15 milles dans le Sud de Beachy Head (Comté de l’East Sussex, Royaume-Uni), alors qu’il allait de Dunkerque à Bordeaux sur lest ; alors second capitaine de ce bâtiment.
 
   Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Dinan, n° 98 ; classe 1902, n° 1.644 au recrutement de Saint-Malo.
 
   Fils de Jean Julien Marie ALLÉE, né le 17 avril 1843 à Trigavou (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), marin, et de Françoise Victorine RABASTE, née le 7 novembre 1852 à Pleslin, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Pleslin, le 20 juin 1876 (Registre des actes de mariage de la commune de Pleslin, Année 1876, f° 4, acte n° 3 – Registre des actes de naissance de la commune de Pleslin, Année 1882, f° 20, acte n° 38).  
 
   Époux de Marie Lucie AMIOT, née le 22 mars 1892 à Pleslin (Registre des actes de naissance de la commune de Pleslin, Année 1892, f° 4, acte n° 5 – 103), avec laquelle il avait contracté mariage à Pleslin, le 29 novembre 1913 (Ibid).
 
   Fille d’Yves Julien AMIOT, né le 1er août 1831 à Pleslin, marin, et de Marie Françoise RABASTE, née le 12 décembre 1849 à Pleslin, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Pleslin, le 26 octobre 1890 (Registre des actes de mariage de la commune de Pleslin, Année 1890, f° 6, acte n° 5).
 
 
                                                                                                                       Second capitaine
 
 
   — JARRON Adrien François, né le 21 mars 1884 au village de Demolles, commune de Luzillat (Puy-de-Dôme) et décédé le 2 avril 1972 à Montferrand (– d° –).
 
   Capitaine au long-cours, inscrit au quartier du Havre, n° 5.758 [Initialement inscrit le 6 avril 1905] ; classe 1904, n° 412 au recrutement de Riom.  
 
   • Fils de Bertrand JARRON, né vers 1861, « propriétaire », et d’Antoinette FAUVET, née vers 1861, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Luzillat, Année 1884, f° 3, acte n° 7).
 
   • Époux de Gilbertine Louise Isabelle FONTEIX, avec laquelle il avait contracté mariage à ... (...), le 27 août 1927 (Ibid.).
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   Source : Archives départementales de Loire-Atlantique, Quartier de Nantes, Rôles de désarmement, Août 1913, Cote 7 R 4 / 773, p. num. 72 et s.


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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