Il y a 69 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
 Page :   1  2
Page Suivante
Auteur Sujet :

CHATEAURENAULT

n°18086
olivier 12
Posté le 24-06-2009 à 10:52:07  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonjour à tous,
 
Voici un petit complément sur le torpillage du CHATEAURENAULT. Il s'agit du résumé du compte rendu écrit par le Capitaine de Corvette CHAREZIEUX, commandant du LANSQUENET.
 
" Le convoi, composé du CHATEAURENAULT, du ROUEN et des escorteurs LANSQUENET et MAMELUCK avait quitté Tarente le 13 Décembre à 14h00. Au petit jour du 14, il était à environ 20 milles de Dukato.
 
- CHATEAURENAULT  chef de convoi
- ROUEN à 600 m et 25° sur l'arrière du travers tribord
- LANSQUENET à 800 m à tribord du ROUEN
- MAMELUCK à 800 m à bâbord du CHATEAURENAULT
 
Le CHATEAURENAULT a alors hissé le signal "NCS" (suivez-moi) et mis le cap au N20E, donnant dans la passe entre Dukato et Céphalonie. C'est alors que le CHATEAURENAULT a reçu une torpille. Il était 06h47.
 
Les torpilleurs ont aussitôt fait route sur ce que l'on supposait être l'origine du sillage de la torpille.  
J'ai aussi pris des dispositions pour sauver les hommes qui s'étaient jetés à l'eau lors du torpillage, laissant mes embarcations sur place. Puis j'ai fait route sur le CHATEAURENAULT qui avait hissé le signal de ralliement.
 
J'ai accosté le croiseur à tribord avant. A 07h26, j'ai pris directement à mon bord tout le personnel qui avait ordre d'y embarquer. Le chalutier BALSAMINE a aussi pris des dispositions pour remorquer le CHATEAURENAULT. (nota : c'est alors qu'une fausse manoeuvre va provoquer un abordage entre le LANSQUENET et le BALSAMINE, sans trop de gravité toutefois)
 
Je suis retourné prendre le personnel qui était monté dans mes chaloupes. Je venais d'accoster la première chaloupe lorsqu'a eut lieu une 2e explosion. Le CHATEAURENAULT était torpillé pour la seconde fois. Il était 08h20.
 
J'ai aussitôt fait route sur le point d'origine de la torpille et lancé 7 grenades Galveaud, dont deux doubles, qui ont toutes explosé.
Pendant ce temps, le CHATEAURENAULT coulait à pic, entouré de plusieurs chalutiers. Tout le personnel vivant était dans les embarcations ou sur les radeaux.
 
Je fis route sur ces épaves, lorsque j'entendis un coup de canon. Le MAMELUCK tirait sur le sous-marin qui venait d'émerger. Je mis le cap sur lui à toute vitesse, mais il disparut et le MAMELUCK lança ses grenades.
 
A nouveau, je remis le cap sur les chalutiers. J'arrivai près des naufragés lorsque le sous-marin réapparut. Je me précipitai à toute vitesse sur le sous-marin en ouvrant le feu, ainsi que le MAMELUCK. Le sous-marin fut touché à plusieurs reprises et il finit par couler par l'arrière à 08h40.
Plusieurs hommes étaient à l'eau et je me mis en mesure de sauver ces ennemis sans défense.
Je venais de hisser 4 marins allemands à mon bord, lorsque mon attention fut attirée par un avion qui lançait des bombes. Abandonnant alors le sauvetage des ennemis au MAMELUCK, je fis route à toute vitesse sur le point de chute des bombes, pensant qu'il y avait un deuxième sous-marin.  
Mais il n'y avait que les épaves du CHATEAURENAULT.  
 
Nous ralliâmes le mouillage de Vasiliko pour prendre les ordres. Arriva alors le SPAHI qui prit les survivants embarqués sur les chalutiers. Nous fîmes route sur Itéa où nous arrivâmes à la nuit tombante. Tous les rescapés furent transférés sur le SHAMROCK.
 
LANSQUENET a pris 436 hommes
MAMELUCK a pris 710 hommes
Les chalutiers environ 200, transférés ensuite sur le SPAHI.
 
Les pertes en vies humaines sont celles dues à l'explosion de la 1ère torpille et à l'envahissement brusque des compartiments concernés.
 
De l'interrogatoire des prisonniers allemands que j'ai commencé sur le LANSQUENET il résulte que :
 
- le sous-marin est l'UC 38
- qu'il avait quitté Pola il y a une dizaine de jours
- qu'il a mouillé 18 mines dans le golfe de Patras
- qu'il était armé de 4 torpilles. Il en avait lancé 2 sur un convoi, sans l'atteindre, et les 2 autres sur le CHATEAURENAULT.
- qu'il aurait été touché par la 2e grenade du LANSQUENET qui aurait provoqué une voie d'eau l'obligeant à faire surface.
 
Les projectiles des torpilleurs ont alors touché le sous-marin et plusieurs hommes."
(nota : pour complément voir interrogatoire OL Wendlandt à la fiche UC 38)
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 24-06-2009 à 15:48:41

---------------
olivier
n°18140
olivier 12
Posté le 26-06-2009 à 15:42:19  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Pour compléter l’histoire du CHATEAURENAULT, voici le rapport de l’un des pilotes des hydravions arrivés sur place.
 
S11 Pilote  SM  JEANBLANC
       Nav.    Mlot TROUILLET
 
S10 Pilote  SM   LECLERC
        Nav.   Mlot  GAZAGNE
 
La section de Vathi ayant effectué une reconnaissance dans  la soirée du 13 Décembre jusqu'à la nuit, fait son plein d’essence et d’huile le matin.
Après réparation du fil de bougie du S10, les appareils partent en exploration dans le secteur habituel, S11 à 08h25, S10 à 08h30.
 
Le S11 hydroplane jusqu’au golfe de Molou et revient décoller sur le port, puis amerrit aussitôt sur signal du navire AIGRETTE. Venu à côté, il prend connaissance d’un SOS indiquant une attaque de sous-marin à 2,5 milles du cap Dukato, dans le S 45 E.
 
Reprise du vol en section à 08h55 sur le lieu indiqué. Aperçu, en arrivant à la pointe Agios Nikolaou, contre-torpilleurs MAMELUCK et LANSQUENET évoluant avec trois chalutiers autour des débris d’un bâtiment torpillé. La section se dirige vers les lieux du sinistre et aperçoit les coups de feu des torpilleurs. S11 survole l’île Ithaki, puis remonte la côte de Sainte Maure vers Dukato, explorant pointe nord de Céphalonie,  cap Vliotis, nord du canal d’Ithaque et toute la passe de Dukato.
 
En revenant sur les patrouilleurs, dans la direction de l’île d’Ithaki, l’observateur Trouillet aperçoit sous l’eau une forme cônique blanchâtre. Etant à 500 m, nous descendons en spirale sur le remous caractéristique qu’on distingue nettement. A 250 m, l’observateur lance une bombe qui tombe à 20 m environ du remous. Au même moment le torpilleur fait feu et le sous-marin émerge de toute sa longueur. Le torpilleur l’attaque sur l’avant. Nous constatons une explosion qui le fait piquer presque aussitôt et disparaître dix secondes après.
Le S11 n’était qu’à 300 m et devient instable pendant quelques secondes suite à cette explosion.
 
Le S10, qui patrouillait à 5 milles au large du cap Dukato, dans le canal et la baie Vasiliko, arrive au moment où le sous-marin disparaît et lance une bombe à 09h48, à 300m, qui explose à une trentaine de mètres de la tache huileuse observée à l’endroit de la disparition du sous-marin.
 
Survol pendant 20 mn des lieux du sinistre et des torpilleurs qui recueillent les naufragés du sous-marin. La section éclaire les chalutiers et torpilleurs qui font route sur la baie de Vasiliko et rentre à Port Vathy à 10h20.
 
Durée du vol
 
S11  1h55
S10  2h05
 
Signé Jeanblanc
 
Cdlt
 
 


---------------
olivier
n°18164
olivier 12
Posté le 27-06-2009 à 11:23:21  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
Après compilation des divers rapports, voici une carte de l'action du 14 Décembre 1917 au nord de Céphalonie et Ithaque.
 
http://img155.imageshack.us/img155/4517/portvathy.jpg
 
On peut situer approximativement les naufrages du CHATEAURENAULT et de l'UC 38 par
 
38°32 N
20°35 E  (2,5 milles dans le 135 du cap, Dukato)
 
On notera que, d'après le pilote de l'hydravion, il y aurait bien eu explosion des torpilles du sous-marin, entraînant sa perte très rapide. L'hydravion aurait même été déséquilibré par la violence de l'explosion. Cela confirmerait les dires des sous-mariniers.
 
Signalons au passage que Vathy, charmant petit port au fond d'une baie bien protégée, était la patrie d'Ulysse si l'on en croit l'Odyssée, et que le passage dans le canal d'Ithaque constitue une très belle navigation touristique... hors période de guerre bien entendu.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 27-06-2009 à 11:27:02

---------------
olivier
n°18167
dbu55
Posté le 27-06-2009 à 15:10:38  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
deux photos de l'équipage de l'UC 38 sur le navire qui les conduisait en France :
 
Le commandant (l'Oberleutnant zur See Hans Hermann Wendlandt)
 
http://usera.ImageCave.com/dbu55/Commandant%20UC38.jpg
 
Les membres de son équipage
 
http://usera.ImageCave.com/dbu55/Equipage%20UC38.jpg
 
Quelqu'un connait-il le nom du navire qui les à ramené en France sur lequel ces photos ont été prises ?
 
cordialement
Dominique


---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°18169
olivier 12
Posté le 27-06-2009 à 16:37:57  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Dominique
 
et merci pour ces superbes photos.
 
Le premier interrogatoire d'Hans Wendlandt eut lieu sur le LANSQUENET, mais il semble qu'arrivés à Itéa, au fond du golfe de Corinthe, tous les rescapés aient été transférés sur le navire hôpital SHAMROCK.
Comme il y avait des blessés graves parmi les sous-mariniers allemands, je pense qu'eux aussi ont été envoyés sur le SHAMROCK, sans doute avec une garde spéciale.
 
Les photos semblent avoir été prises très peu de temps après leur récupération; ils ont reçu des combinaisons de prisonniers pour remplacer leurs vêtements mouillés et l'on voit un blessé (sous-officier si l'on en croit la légende de l'original)) enveloppé dans une couverture.
Elles pourraient bien avoir été prises sur le SHAMROCK. Mais il n'est pas certain que ce soit le navire les a ramenés en France.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 27-06-2009 à 16:50:02

---------------
olivier
n°18180
GENEAMAR
Posté le 28-06-2009 à 10:38:33  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Au chapître "Pour la petite histoire..."
 
  En page 1, nouvelles insertions concernant les années 1904, 1906, 1909 & 1912...
   :hello:


---------------
Cordialement. Malou
n°18183
Rutilius
Posté le 28-06-2009 à 12:56:06  profilanswer
 


   Bonjour Olivier,
   Bonjour Dominique,
   Bonjour à tous,
 
   Mais il n'est pas certain que ce soit le navire les a ramenés en France.
 
   Sur ordre de l'amiral Gaucher, les 19 prisonniers allemands survivants du naufrage de l'UC-38, dont le commandant et un blessé, furent conduits à Toulon par le transport Seine, escorté par le contre-torpilleur Sagaïe, qui appareillèrent de la rade d'Itéa le 24 décembre 1917 à 7 h 30 G.M.T. 18 se trouvaient auparavant sur le Shamrock, où ils furent débarqués par le Lansquenet, le Vendredi 14 à 18 h ; ils y furent interrogé par l'enseigne de vaisseau G. F. Bessineau, désigné à cet effet par le commandant du Shamrock et commandant de la base navale d'Itéa, le capitaine de corvette Dunoyer, ainsi que par des officiers interprètes "spécialisés" de l'Armée française d'Orient. Le blessé fut soigné à terre à l'Hopital d'Itéa. Le 20e survivant recueilli par le Lansquenet, l'officier en second de l'UC-38, décéda de ses blessures dans cet établissement, le 16 décembre 1917.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
   

n°18184
Rutilius
Posté le 28-06-2009 à 13:07:08  profilanswer
 


   Re,  
 
   On décompte 18 prisonniers sur la photographie mise en ligne par Dominique. Sachant que le blessé qui se trouvait à l'Hôpital d'Itéa fut ramené de terre et embarqué au dernier moment sur la Seine, donc séparément de ses 17 autres camarades qui, eux, étaient retenus prisonniers à bord du Shamrock, tout laisse penser que le cliché en question a été pris sur la Seine.
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel

n°18185
dbu55
Posté le 28-06-2009 à 13:14:32  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Merci Olivier et Daniel pour vos précisions  :hello:  
 
cordialement
Dominique


---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°18186
olivier 12
Posté le 28-06-2009 à 13:27:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
"Le blessé fut soigné à terre à l'hôpital d'Itéa. Le 20e survivant recueilli par le LANSQUENET, l'officier en second de l'UC 38, décéda de ses blessures dans cet établissement le 16 Décembre 1917"
 
Le second s'appelait Alexandre POCK.
Le marin blessé était Hermann KRUGER.
 
(voir fiche UC 38)
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 28-06-2009 à 13:28:46

---------------
olivier
n°19804
pampebru
Posté le 20-08-2009 à 16:45:03  profilanswer
 

Bonjour ,
 
ou peut on trouver la fiche UC 38
merci
Bruno


---------------
pampebru
n°19807
olivier 12
Posté le 20-08-2009 à 17:08:07  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Bruno,
 
Post mis sur le site le 25/05/2009. On peut le trouver en cliquant sur suite des pages jusqu'à cette date (actuellement à la page 23... mais continuera à reculer)
Effectivement, il ne semble pas apparaître avec le moteur de recherche :??: .
 
Cdlt


---------------
olivier
n°19822
Terraillon​ Marc
Posté le 20-08-2009 à 21:35:03  profilanswer
 

pampebru a écrit :

Bonjour ,
 
ou peut on trouver la fiche UC 38
merci
Bruno


 
Bonjour
 
Voici le lien
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 2037_1.htm
 
A bientot  :hello:


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°20167
dbu55
Posté le 30-08-2009 à 15:52:42  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre marin du CHATEAURENAULT :
 
JUSTIN Emile Marcel né le 07/09/1894 à Le Portel (Pas-de-Calais), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 02/01/1916 (21 Ans) à l'hôpital Bighi à Malte de Maladie
 
Cordialement
Dominique


---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°24046
Terraillon​ Marc
Posté le 06-02-2010 à 16:11:30  profilanswer
 

Bonjour,
 

Terraillon Marc a écrit :

Bonsoir
 
Sur le site http://www.ambafrance-mt.org/ (Ambassade de France à Malte), il y a un relevé des marins et soldats enterrés à MALTE
 
 
 
SOLDATS ENTERRES AU CIMETIERE DE BIGHI
 
....
 
JUSTIN Emile, Marcel, matelot sans spécialité du « CHATEAU-RENAULT », décédé le 2 janvier 1916
 
...
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 06-02-2010 à 16:11:54

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°27141
thierryj
Posté le 18-08-2010 à 23:17:35  profilanswer
 

Bonjour Amédée Jeanson, le comandant du Chateaurenault était mon arrière grand-père
Quelqu'un aurait-il des photos de mon aïeul ?
merci
Thierry Jeanson  
 

GENEAMAR a écrit :

Bonjour à tous...
 
JEANSON Amédée Jean Marie Augustin
 
Né le 20 juillet 1868 à VERSAILLES (Yvelines) - Décédé le 18 avril 1948 à Le CHESNAY (Yvelines).
Entre dans la Marine en 1886. Aspirant le 5 octobre 1889, Enseigne de vaisseau le 1er janvier 1892. Au 1er janvier 1897, sur le cuirassé "AMIRAL-DUPERRÉ", Aide de camp auprès du Vice-Amiral Edgar HUMANN, Commandant en chef l'Escadre de réserve de Méditerranée. Lieutenant de vaisseau le 20 avril 1898. Au 1er janvier 1899, sur le cuirassé "REDOUTABLE", Escadre du Nord (Cdt Charles ESMEZ). Aux 1er janvier 1901, 1902, sur le croiseur "DUGUAY-TROUIN", École d'application des Aspirants (Cdt Pascal HOUETTE). Le 5 novembre 1902, Commandant un torpilleur de la Défense mobile de LORIENT. Breveté de L'École Supérieure de la Marine, promotion 1907. Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1911 à CHERBOURG. Au 1er janvier 1914, Second, sur l'aviso "CHAMOIS", École des pilotes à TOULON (Cdt Eugène GILLY). À la mobilisation, Commandant ce même bâtiment jusqu'en octobre 1915. Capitaine de frégate le 12 octobre 1915. Le 14 décembre 1917, Commandant le croiseur corsaire "CHÂTEAURENAULT", torpillé par le sous-marin UC38 au cap Ducato en Mer Ionienne :  "Très belle conduite lors du torpillage du navire qu'il commandait : a pris, avec le plus grand sang-froid, toutes les mesures susceptibles de sauver son bâtiment et ne l'a quitté qu'au moment où il allait s'engloutir."


Message édité par thierryj le 18-08-2010 à 23:19:19
n°27143
GENEAMAR
Posté le 19-08-2010 à 06:59:02  profilanswer
 

Bonjour Thierry JEANSON
 
  La fiche biographique de votre ancêtre a été complétée et donc remise à jour.
  Cordialement Malou


---------------
Cordialement. Malou
n°27145
GENEAMAR
Posté le 19-08-2010 à 08:17:36  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
De DURAND de PRÉMOREL Marie Alphonse
 
Né le 25 février 1872 à AUTUN (Saône-et-Loire) - Décédé le 24 octobre 1931 à TOULON (Var).
Entre dans la Marine en 1890. Aspirant le 5 octobre 1893, port LORIENT. Au 1er janvier 1914, sur le cuirassé "MARCEAU", Escadre de Méditerranée (Cdt Paul SERVAN). Au 1er janvier 1896, port LORIENT. Enseigne de vaisseau le 31 mars 1896. Au 1er janvier 1897, sur la canonnière "MÉTÉORE", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Louis SAGOT-DUVAUROUX). Au 1er janvier 1899, sur le croiseur "DESCARTES", Escadre d'Extrême-Orient (Cdts Gustave COMPRISTO puis Joseph PHILIBERT). Aux 1er janvier 1900, 1901, sur le cuirassé garde-côtes "JEMMAPES", Division de garde-côtes (Cdt Ernest LAMSON). Au 1er janvier 1902, Officier-Élève de l'École des Fusiliers Marins de LORIENT; breveté. Au 1er janvier 1903, Lieutenant de la 2ème compagnie à ladite École. Lieutenant de vaisseau le 19 octobre 1903. Au 1er janvier 1904, chargé de l'instruction accessoire à la même École. Au 1er janvier 1906, sur le croiseur "JURIEN-DE-LA-GRAVIÈRE", Division navale de l'Océan Atlantique (Cdt Ernest GERVAIS). Au 1er janvier 1908, Officier en instruction à l'École des Officiers torpilleurs. Officier breveté Torpilleur. Au 1er janvier 1909, sur le cuirassé "CHARLES-MARTEL", à TOULON (Cdt François LECOURTOIS). Chevalier de la Légion d'Honneur le 29 décembre 1909. Au 1er janvier 1911, à LORIENT. Le 1er novembre 1911, Commandant un groupe de torpilleurs, Station des torpilleurs de CHERBOURG. Le 10 novembre 1913, Commandant le torpilleur "HACHE", mouilleur de mines, 4ème Escadrille, 1ère Armée navale. Même commandement jusqu'en mai 1915. Capitaine de corvette le 1er juillet 1917. Le 14 décembre 1917, Second sur le croiseur corsaire "CHÂTEAURENAULT" (Cdt Amédée JEANSON), torpillé par le sous-marin UC38 au cap Ducato en Mer Ionienne. Au 1er janvier 1918, port LORIENT. --- Ne figure pas dans les effectifs 1921.  
 [:geneamar:8]


---------------
Cordialement. Malou
n°27335
Rutilius
Posté le 29-08-2010 à 13:51:09  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Historique (Complément) :
 
   ― 14 décembre 1917 : Torpillé, en mer Ionienne, au cap Ducato, par le sous-marin allemand UC-38 .
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 5.672, Dimanche 3 févr. 1918, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes – La guerre maritime – Récompenses à des équipages. » :
 
  « PARIS, 2 février. – Sont cités à l'ordre de l'armée :
 
   Le torpilleur Lansquenet
: " Escorte d'un bâtiment au moment où il a été torpillé par un sous-marin, le Lansquenet, tout en assurant le sauvetage des passagers et de l'équipage, a attaqué le sous-marin et l'a obligé à émerger. Ce sous-marin a sombré sous le feu du torpilleur. "  
 
   Le torpilleur Mameluck : " Escorte d'un bâtiment au moment où il a été torpillé par un sous-marin, le Mameluck, tout en assurant le sauvetage des passagers et de l'équipage, a attaqué le sous-marin et l'a obligé à émerger. Ce sous-marin a sombré sous le feu du torpilleur." »
 
   Le Temps, n° 20.665, Dimanche 3 févr. 1918, p. 2, en rubrique « Marine » :
 
   « CITATIONS A L’ORDRE DE L’ARMÉE. – Sont cités :  
 
   Le torpilleur Lansquenet
: " Escorte d'un bâtiment au moment où il a été torpillé par un sous-marin, le Lansquenet, tout en assurant le sauvetage des passagers et de l'équipage, a attaqué le sous-marin et l'a obligé à émerger. Ce sous-marin a sombré sous le feu du torpilleur. "  
 
   Le torpilleur Mameluck : " Escorte d'un bâtiment au moment où il a été torpillé par un sous-marin, le Mameluck, tout en assurant le sauvetage des passagers et de l'équipage, a attaqué le sous-marin et l'a obligé à émerger. Ce sous-marin a sombré sous le feu du torpilleur." »
 
   _____________________________
   
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 29-08-2010 à 13:59:12
n°29127
Gilles35
Posté le 28-12-2010 à 16:07:43  profilanswer
 

Bonjour,
Ce Pierre Pennec était le frère de mon arrière grand-mère paternelle. Il est né à Brest au 13 rue de la Fontaine (près de la Tour Tanguy - Recouvrance). Il avait également un jeune frère mort sur le Bouvet en 1917 aux Dardanelles. Où pourrais-je trouvé le rôle d'équipage intégral du Bouvet et du Chateaurenault ?
Cordialement.
Gilles
 
 

Rutilius a écrit :


   Bonjour à tous,  
   
   Un autre marin originaire du Finistère disparu avec le Chateaurenault :  
 
      - PENNEC Pierre, Marie, né le 15 juin 1894 à Brest (Finistère), domicilié à Argentan (Orne), Matelot de 2e classe chauffeur, matricule n° 94.959-2 (Jug. Trib. Brest, 9 oct. 1918, transcrit à Argentan, le 19 nov. 1918).
 
   Bien à vous,  
   Daniel.


 Page :   1  2
Page Suivante

Aller à :
Ajouter une réponse