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  LA CHAUSSADE - Navire auxiliaire

 

gizmo02, 1 utilisateur anonyme et 32 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

LA CHAUSSADE - Navire auxiliaire

n°12227
GENEAMAR
Posté le 13-01-2009 à 15:37:53  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Marins disparus le 13 août 1918 lors de la perte du vapeur torpillé par le sous-marin allemand UC27 au Nord de la TUNISIE. --- Jugement déclaratif de décès rendu le 2 décembre 1918 à TOULON.
 
- MARREC Jean Marie, né le 15 décembre 1885 à NÉVEZ (Finistère), Matelot de 2ème classe Fusilier auxiliaire.
- MAURY Prosper Ferdinand Jean, né le 28 février 1876 à SAINT-MICHEL-en-l'HERM (Vendée), Matelot de 2ème classe sans spécialité.
- MOREL Joseph Marie, né le 4 juillet 1874 à CANCALE (Ille-et-Vilaine), Matelot de 2ème classe Gabier.


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Cordialement. Malou
n°19919
dbu55
Posté le 23-08-2009 à 18:11:22  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Un marin du LA CHAUSSADE mort d'accident :
 
LE SEIGLE Eugène Ernest né le 04/11/1892 à Ploemeur (Morbihan), Matelot de 2ème Classe Chauffeur - Décédé le 03/07/1918 (25 Ans) à Nantes (Loire-Atlantique (Loire-Inférieure en 1914)) d'un accident de chemin de fer - Ecrasé par un train en rentrant à Bord
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21157
dbu55
Posté le 12-10-2009 à 20:28:18  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Un autre marin du LA CHAUSSADE décédé des suites de la perte du navire :
 
LEFEVRE Jules né le 13/11/1899 à Beaussault (Seine-Maritime (Seine-Inférieure en 1914)), Matelot de 2ème Classe Mécanicien - Décédé le 13/08/1918 (18 Ans) à l'hôpital Maritime de  Sidi -Abdallah (Tunisie) des suites de Blessures de guerre reçues lors de la perte du LA CHAUSSADE
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21169
Ar Brav
Posté le 13-10-2009 à 17:18:45  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La fiche Miramar du vapeur La Chaussade :
 
IDNo:  1106895  
Year:  1897
Name:  ASAMA  
Launch Date:  13.09.1897
Date of completion:  12.1897
Type:  Cargo ship  
Flag:  GBR  
Tons:  4205  
Yard No:  727
LPP:  115.8  
Beam:  13.8
Country of build:  GBR
Builder:  Palmers'
Location of yard:  Jarrow
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn):  1T-  
End:  1918
 
Subsequent History:
 
1897 : ASAMA (J. M. Wood)  
1913 : ASAMA MARU (Yamamoto Kisen)
1918 : LA CHAUSSADE (French Govt)  
 
Disposal Data:
 
sm/t 20nm NE La Galite 13.08.1918
 
http://www.miramarshipindex.org.nz/ship/show/284399
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°21170
Ar Brav
Posté le 13-10-2009 à 17:23:52  profilanswer
 

Re,
 
Un complément :
 
LA CHAUSSADE
 
1897
Palmers'Co.
4 494 tons
380 x 45,2 x 29,2
402 n.h.p.
Triple-expansion engines.
The French steamship La Chaussade was torpedoed and sunk by a submarine in the Mediterranean on August 13th, 1918.
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°21171
Ar Brav
Posté le 13-10-2009 à 17:25:01  profilanswer
 

Re,
 
Un lien vers uboat.net :
 
http://uboat.net/wwi/ships_hit/3428.html
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°21172
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 13-10-2009 à 18:02:42  profilanswer
 

Où l'on peut lire que le sous-marin attaquant était UC 27, OL Gerke.
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°21175
Gastolli
Posté le 14-10-2009 à 00:07:25  profilanswer
 

Bonjour,
 
LA CHAUSSADE was a straggler from convoy G.B. 56 (Gibratar to Bizerta), 6 miles behind the convoy and escorted by Trawler ALTAIR II.
 
She was torpedoed at 10.00h at 37°50‘N-08°50‘E with 4 dead, she had onboard the Staff of the Convoy-Commodore.
 
Survivors rescued by ALTAIR II and Yacht WENONAH.
 
Cordialement
Oliver

n°39232
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 17-02-2014 à 15:27:46  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 mars 1922 (art. 2 ; J.O., 15 mars 1922, p. 2.952), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire les marins de l’État dont les noms suivent  :  
 
 
                                                                http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LA%20CHAUSSADE%20-%20M.M.%20I..jpg
                                                                http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LA%20CHAUSSADE%20-%20M.M.%20II..jpg
 
                                                                   (p. 2.957)


Message édité par Rutilius le 17-02-2014 à 15:27:58

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°42804
IM Louis J​ean
Posté le 30-07-2015 à 06:23:24  profilanswer
 

Bonjour à tous et à tous,
 
Le lieutenant de vaisseau auxiliaire Bourgeois a été acquitté par le conseil de guerre :
 
http://gallica.bnf.fr/proxy?method=R&ark=bpt6k260210s.f7&l=5&r=1506,2406,114,389
 
Cordialement
Étienne


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<< On peut critiquer les parlements comme les rois, parce que tout ce qui est humain est plein de fautes.
     Nous épuiserions notre vie à faire le procès des choses. >> Clemenceau
n°47413
olivier 12
Posté le 03-10-2017 à 08:59:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
LA CHAUSSADE
 
Torpillage du 13 Août 1918
 
Navire armé de 2 canons de 90 mm modèle 77.
Armateur Etat Français
 
Rapport du capitaine, Lieutenant de Vaisseau BOURGEOIS Georges. Marseille 974
 
Quitté Gibraltar le 8 Août 1918 à 05h00, à destination de Bizerte en convoi de 6 navires, ayant à bord le Commodore chef de convoi. Beau temps, brise d’ESE assez forte. Routes diverses d’après les instructions secrètes du Commodore. Le lendemain, la mer grossit et empêche le convoi de marcher à la vitesse prévues de 7,5 nœuds. A cause de ce temps, le convoi prend 14 heures de retard sur l’horaire prévu. Jusqu’au 11 Août, rien d’anormal à signaler. Le 11, au large d’Alger, je suis abordé par le patrouilleur J.N.S.Y. qui ne me fait aucune avarie, mais subit lui-même de légers dommages.
 
Le Lundi 12 à 17H00, je suis informé par le maître mécanicien qu’une avarie légère de ventilateur venait de se produire qui nécessitait une réduction momentanée de vitesse. Prévenu le Commodore de cet incident. Une demi-heure après, l’avarie réparée, remis en route à 57 tours (9,5 nœuds) afin de reprendre notre place dans le convoi avec lequel j’avais perdu le contact.
 
A 19h15, je suis prévenu par le maître mécanicien que le ventilateur ne pouvait plus fonctionner et qu’il fallait réduire à 42 tours (5,5 nœuds) et de se servir, jusqu’à ce qu’il soit réparé, du tirage naturel. Le temps de la réparation ne pouvant être fixé sans un démontage complet, je préviens le Commodore qu’il m’était impossible de suivre le convoi et qu’il y aurait lieu d’aviser le COREOPSIS, où se trouvait un de ses chefs, pour prendre une décision sur la marche du convoi. Je ne sais ce qui lui fut répondu, mais je déclare que je fus abandonné par tous les convoyeurs et qu’à la chute du jour, le convoi ne fut plus qu’un point à l’horizon.
 
Voici le COREOPSIS qui était chef de convoi et remorquait un ballon.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/KWaMX3.jpg
 
La nuit devint très noire. Je continuai à suivre  la route donnée, sans crainte d’un torpillage vu l’obscurité profonde qui régnait. Je descendis dans la machine pour me rendre compte de l’avarie qui était due à la brisure de la garniture du piston actionnant le ventilateur. Cette avarie devait être réparée en quelques instants.
A 20h00, le chef mécanicien me prévint que la réparation était terminée et que sitôt la pression remontée, nous pourrions continuer à l’allure maximum. A 21h00, je suis en route à 59 tours (10 nœuds). Le reste de la nuit se déroule sans incident et à 04h30 du matin le 13, le convoi ne se trouve plus qu’à 1 mille devant moi. A ce moment, la machine ralentit à 50 tours (8 nœuds) pour un décrassage des fourneaux. A 07h00, remise en route à 58 tours et tenté de rattraper le convoi. A 08h00 et à 08h20, le Commodore change de route. L’île de La Galite est à un quart de l’avant à environ 22 milles et la route au N83E nous éloigne d’elle du 4 quarts environ.
 
A 08h30, le patrouilleur américain du convoi qui se trouvait à 2 milles environ se dirige vers nous pour communiquer avec le Commodore. A 08h36, un patrouilleur anglais, le chalutier ALTAÏR, qui faisait partie de l’escorte mais qui avait perdu le convoi par suite de la trop grande vitesse de ce dernier, se trouvait à tribord à 1 mille de nous. Le Commodore lui fit signaler de s’approcher pour nous convoyer. Il était 08h40.
 
A ce moment là, par 37°50 N et 08°50 E, l’homme de vigie et les canonniers aux pièces signalèrent le sillage d’une torpille sur bâbord arrière. Leurs cris n’étaient pas encore éteints que la torpille frappa le navire par le travers bâbord arrière de la cale 4. Mis aussitôt aux postes de combat. Demandé immédiatement au chef mécanicien si le navire pouvait continuer à faire route. Aucun organe de la machine n’ayant été atteint, l’arbre de couche et l’hélice étant intacts, je manœuvrai immédiatement pour échapper à une seconde attaque possible du sous-marin, et essayai, au cas où le navire ne coulerait pas, de le diriger en marchant à toute vitesse vers les petits fonds de La Galite où j’aurais tenté son échouage. Envoyé l’appel de détresse par TSF. Bizerte a répondu.
 
Les deux patrouilleurs nous convoient et ALTAÏR crut apercevoir le périscope du sous-marin quelques instants après le torpillage et tira 3 coups de canon. A bord, personne ne vit rien, quoique chacun fût à son poste de combat. Je fis sonder les cales 3 et 4, mais l’eau continuait à monter avec une très grande rapidité. A 09h15, l’eau couvrait l’arrière du pont du navire et arrivait au travers de la cale 3, la dunette émergeant seule avec la moitié du pavois. Le navire apiquait de plus en plus par l’arrière. Jugeant qu’il ne tarderait pas à sombrer, je fis stopper la machine et à 09h20, quand le navire fut étalé, je mis aux postes d’abandon. Cette opération s’effectua dans le plus grand ordre et à 09h30, après m’être rendu compte qu’aucun homme vivant ou mort ne se trouvait à bord, j’ai quitté mon navire.
Après avoir débarqué les blessés sur le patrouilleur qui se trouvait à une centaine de mètres je pris 6 volontaires et décidai, si le navire ne coulait pas, de tenter son remorquage. Je m’approchai, mais lorsque je fus arrivé à une trentaine de mètres, l’eau jaillissait en cascade au dessus du château principal. Je m’éloignai de suite avec mon embarcation, jugeant que le bateau allait disparaître d’un moment à l’autre. Mon appréciation était exacte car à 09h38, le navire se dressa subitement et disparut dans les flots. J’ai rejoint Bizerte avec mon équipage réparti sur les deux patrouilleurs.
 
J’ai malheureusement à déplorer la mort de 4 hommes :
- MOREL Joseph, matelot sans spécialité
- MARREC Jean, matelot sans spécialité
- MAURY Prosper, matelot sans spécialité qui étaient occupés à nettoyer une embarcation sous laquelle la torpille explosa ;
- LEFEVRE Jules, matelot mécanicien, qui fut blessé grièvement par l’explosion de la torpille et qui mourut pendant son transfert à bord du patrouilleur. Son corps a été ramené à Bizerte.
 
J’ai en outre 3 blessés, dont 2 légèrement, qui sont en traitement à l’hôpital maritime de Bizerte.
- GUILLOU Antoine, second maître de manœuvre
- AGASSE Jean, chauffeur
- HEROUT Louis, Matelot sans spécialité.
 
L’équipage se composait de 53 hommes, plus le chef de convoi et 2 timoniers anglais.
 
Je tiens à signaler la belle attitude et le calme parfait dont mon Etat Major et mon équipage ont fait preuve. Ils se sont montrés à tous points de vue dignes de tous éloges. Voici les noms des plus méritants :
 
GRILHON Eugène Lieutenant au Long Cours Saint Brieuc 14124
 
A donné le plus bel exemple de courage et de sang froid en assurant le bon ordre du poste de combat et l’évacuation du navire après le torpillage. A visité au mépris de sa vie tous les compartiments atteints par l’explosion et que l’eau envahissait pour s’assurer qu’aucune personne vivante ne s’y trouvait. Citation à l’Ordre du Corps d’Armée
 
BOULARD François  Maître mécanicien  Dinan 2660
 
A maintenu par sa grande fermeté un ordre parfait dans la machine en faisant assurer le bon fonctionnement après le torpillage alors qu’il savait que le navire coulait. N’a quitté son poste qu’à la dernière minute, après ordres réitérés. Citation à l’Ordre de la Division
 
TELOI Robert  Matelot TSF  111863.2
 
Malgré son jeune âge, a montré un courage et un sang froid remarquables en assurant la transmission des signaux de détresse avec un calme parfait, faisant l’admiration de tous. Citation à l’Ordre de la Brigade
 
THIBAUD Hippolyte Quartier maitre fourrier  25888.1
A assuré la transmission des ordres d’une façon parfaite avec le plus grand calme. S’est employé particulièrement à donner des soins aux blessés et n’a quitté son poste que lorsque le navire coulait.
 
TESSIER François  Matelot sans spécialité  Noirmoutier 173
 
Etant à la barre au moment du torpillage de son navire a continué à gouverner avec le plus grand calme malgré la chute de débris de toutes sortes provenant de l’explosion de la torpille et n’a quitté son poste que lorsque l’abandon fut décidé. Citation à l’Ordre du Régiment
 
DAOUDAL Jacques  Matelot chauffeur  Concarneau 6904
 
A montré un courage digne de tous éloges en assurant le service de chauffe d’une façon parfaite alors que le navire coulait. A été volontaire pour retourner à bord pour tenter de sauver le navire malgré les grands dangers que cette opération entraînait. Citation à l’Ordre du Régiment
 
BECH Auguste  Matelot canonnier  44830.1
 
A montré une énergie farouche et un grand courage à son poste de combat. N’a quitté ce dernier que sur ordre, le navire coulant bas d’eau.
 
MORILLON Georges  Matelot sans spécialité faisant office de timonier. Bordeaux 4847
 
Quoique blessé légèrement par l’explosion de la torpille, est venu immédiatement se mettre aux ordres du commandant et a assuré son service d’une façon parfaite. Citation à l’Ordre de la Division

BERTHOU Alain  Second maître de manœuvre  Concarneau 2827
 
De quart au moment de l’explosion de la torpille, a montré les plus grandes qualités de sang froid et d’ordre pour la manœuvre du bâtiment. A montré ensuite un concours des plus efficaces pour les soins et le transport des blessés.
 
CHAUSON Xavier  Matelot sans spécialité. Soutier. Noirmoutier 219
 
A montré une grande énergie doublée de la meilleure volonté pour tenter de sauver son bâtiment qui venait d’être torpillé. S’est offert spontanément pour une mission périlleuse demandée par son commandant.
 
Déposition de GRILHON Eugène, second du bâtiment
 
Je n’ai pas vu la torpille. Aussitôt après l’explosion, j’ai pris les ordres du capitaine et m’étant assuré que tout l’équipage se trouvait à son poste de combat, j’ai sondé les cales 3 et 4. Cette dernière était pleine d’eau. Les deux cales furent envahies par l’eau, la cloison entre elles ayant du céder.
Je me suis ensuite occupé de la manœuvre des embarcations et de l’embarquement des blessés qui y ont été embarqués en premier.

Déposition de BOULARD François, chef mécanicien

 
Je me trouvais sur le pont au moment de l’explosion. Je suis aussitôt descendu dans la machine et j’ai fait sonder le tunnel qui avait résisté. Les portes en furent aussitôt fermées. Sur demande, nos moyens d’épuisement, un thyrion de 400 t/h et la pompe de circulation n’ont pas été mis en œuvre sachant que la cloison entre 3 et 4 avait cédé. La longue trainée noire laissée par le bâtiment montrait manifestement que la cale 4 se vidait par la brèche. De plus, il n’y avait pas de crépines et je craignais de voir se boucher rapidement les tuyaux de circulation  et le condenseur. Je n’avais pas perdu l’espoir d’atteindre la terre.
 
Télégramme Marine Paris à Marine Bizerte. 15 Août 1918
 
Pourquoi charbonnier LA CHAUSSADE était-il à 5 milles en arrière du convoi et zigzaguait-il au moment de l’attaque ?  
 
Télégramme de Marine Bizerte à Marine Paris. 16 Août 1918
 
LA CHAUSSADE était en train de rattraper le convoi qu’elle n’avait pu suivre depuis la veille au soir, ayant une avarie de machine. Entre 08h00 et 08h40, LA CHAUSSADE a changé deux fois de route. Le convoi était à 1,5 milles sur son avant. Le commodore du convoi, qui était à bord de LA CHAUSSADE, avait donné l’ordre de ne pas zigzaguer.
 
Télégramme AMBC à Marine Paris. 17 Août 1918
 
- LA CHAUSSADE ne zigzaguait pas au moment du torpillage.
- Il était en arrière du convoi suite à une avarie de machine.
- Le commodore du convoi, qui était à bord, avait donné l’ordre de ne pas zigzaguer.
 
Télégramme de Routes Bône à Marine Paris 17 Août 1918
 
Commandant SUZE MARIE déclare que le convoi ne zigzaguait pas. Seuls les escorteurs zigzaguaient car l’escorte avait reçu ordre de zigzaguer. Au moment de son torpillage, LA CHAUSSADE était à 2 ou 3 milles en arrière du convoi. SUZE MARIE était à 8 milles et ALTAÏR II à 4 milles en arrière du convoi.
 
Voici la disposition prévue à l’origine de ce convoi.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/Z62WZY.jpg
 
Rapport de la commission d’enquête
 
Elle reprend tout le déroulement des faits et fait l’examen suivant :
 
- Il eut été prudent, mais cela ne dépendait pas du capitaine, qu’un escorteur fut laissé à LA CHAUSSADE lors de son abandon du convoi et c’est un pur hasard qu’ALTAÏR II se soit trouvé auprès de ce bâtiment lors de son torpillage.
- La veille n’était pas conforme à la dépêche ministérielle du 23 Février 1918. Mais depuis l’embarquement du capitaine et du chef de section le navire n’avait jamais été visité par un centre AMBC. La non observation d cette circulaire n’a d’ailleurs eu aucun rôle en l’espèce puisque l’attaque a eu lieu de l’arrière, là où précisément la veille était la plus forte.
- Le 13 à 04h35 LA CHAUSSADE se trouvait à 1 mille du convoi quand commença le décrassage. Il eut été plus judicieux de continuer une heure de plus à vitesse maximum et de ne procéder à cette opération qu’après avoir repris place dans le convoi, bénéficiant ainsi de sa protection. La distance augmenta très peu pendant le décrassage.
- L’équipage s’est rendu immédiatement aux postes de combat et les pièces furent aussitôt chargées. Le personnel de la machine a montré beaucoup de sang froid. Sur le pont, le calme n’a cessé de régner.
- Les blessés ont été embarqués en premier et le commandant a quitté le navire le dernier.
- Aucune difficulté pour trouver une équipe de volontaires pour retourner à bord.
- Il ne peut être fait grief à LA CHAUSSADE de n’avoir pas zigzagué. Le chef de convoi estimait les zigzags inutiles pour des bâtiments marchant moins de 12 nœuds.
- L’attaque telle qu’elle s’est produite ne laissait au capitaine d’autre manœuvre à faire que celles qu’il a faites
- Etat major et équipage ont eu une conduite irréprochable.
 
La commission ajoute :
 
Demandé sans résultat un rapport du chef de convoi sur l’évènement. On lui a simplement remis une note relatant la bonne conduite du capitaine et de l’équipage, en termes très élogieux.
 
Le conseil de guerre devant statuer sur le cas du Lieutenant de Vaisseau BOURGEOIS, la commission estime qu’il n’est pas de son ressort de formuler des propositions à son sujet.
 
Extraits de la note remise à la commission par le commodore du convoi (Signature illisible)
 
Quand le steamer français LA CHAUSSADE a été torpillé, tout a été fait pour sauver le navire.
J’exprime toute l’admiration et l’estime que j’ai ressentie, lors des contacts entre l’équipage du navire et mon personnel, pour le capitaine de LA CHAUSSADE qui a montré un grand calme et a voulu retourner avec son premier officier et ses hommes à bord  du navire pour tenter de le sauver. Mais le navire a coulé alors qu’un remorqueur s’en approchait.

Le sous-marin attaquant

 
C’était l’UC 27 de l’Oblt z/s Otto GERKE.
 
Ce sous-marin, un temps commandé par Wilhelm CANARIS, aura coulé 60 navires dont les Français MEDIE et SAVOYARDE. A noter que sa dernière victime sera le torpilleur français n° 325 qui sautera le 22 Janvier 1919 sur une mine larguée par ce sous-marin le 18 Juin 1917 dans le chenal de Kerkennah (barrage n° 596).
 
UC 27 se rendra aux Français le 3 février 1919 et sera démoli à Landernau.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 03-10-2017 à 09:04:23

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olivier

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