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  COLONEL-DE-VILLEBOIS-MAREUIL ― Trois-mâts barque.

 

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Auteur Sujet :

COLONEL-DE-VILLEBOIS-MAREUIL ― Trois-mâts barque.

n°25103
Rutilius
Posté le 21-04-2010 à 00:26:18  profilanswer
 


 
   Bonjour à tous,  
 
   
   Colonel-de-Villebois-Mareuil ― Trois-mâts barque du type Jubille Rig (1900–1929)Compagnie maritime française, puis, à partir de 1908, Société nouvelle d’armement.
 
   Du nom de Georges Henri Anne Marie Victor de Villebois-Mareuil, officier né à Nantes, le 22 mars 1847, mort en Afrique du Sud, le 5 avril 1900, aux côtés des Boers lors de la bataille de Boshof livrée contre les troupes britanniques.  
 
 
 
   Armée et marine, n° 49, 9 déc. 1900, p. 1066 :    
 
 
                                                                         « Lancement du "Colonel-de-Villebois-Mareuil "
 
   Les chantiers nantais de Chantenay ont lancé, le 26 novembre
[1900], le trois-mâts en acier de 3.000 tonneaux Colonel-de-Villebois-Mareuil pour le compte de la Compagnie maritime française.
   Le parrain était M. Roger de Villebois-Mareuil
(*), et la marraine, Mme Jollan de Clerville.
   Ce beau voilier est le frère du Commandant-Marchand, dont nous avons annoncé le baptême au mois de juin dernier. Il sera bientôt suivi par deux autres trois-mâts qui seront lancés, le Duc-d’Aumale, le 27 décembre, et le La-Tour-d’Auvergne, le 27 janvier.
»
   ___________________________________________________________________________
 
   (*) Frère de Georges de Villebois-Mareuil (né en 1849).
 
 
 
   Louis LACROIX : « Les derniers grands voiliers », éd. J. Peyronnet & Cie, Paris, 1937, p. 233 et 234 :
 
 
                                                                                  « COLONEL-DE-VILLEBOIS-MAREUIL        
 
   L’ordre de mise en chantier de ce navire avait été donné primitivement aux
Chantiers Nantais (*) de Chantenay par Messieurs Guillon. Puis la Compagnie Maritime française qui venait de prendre possession aux Chantiers de la Loire de son premier navire Commandant-Marchand et se trouvait en retard sur ses prévisions de construction demanda à Messieurs Guillon de lui céder leur droit de priorité de mise sur cale du navire préparé pour eux. Un accord intervint, et c’est ainsi que Colonel-de-Villebois-Mareuil qui était du type à Jubille Rig passa aux mains de cette société. Il fut d’ailleurs le seul de ce type appartenant à cette compagnie.
   Il fut lancé le 26 novembre 1900 et le capitaine Le Dantec le prit en commandement pour son premier voyage.
   C’était un navire du type
Ca des Chantiers de la Loire de Nantes.
   Lorsque la
Société Nouvelle d’Armement eut, en 1908, absorbé la flotte de la Compagnie Maritime française, le trois-mâts Colonel-de-Villebois-Mareuil suivit le sort des autres unités. Sa navigation, si l’on s’en rapporte aux documents qui sont restés, n’offrit rien de sensationnel. Après avoir navigué toute la guerre sans accrocs, Colonel-de-Villebois-Mareuil vint en 1922 désarmer au canal de la Martinière près de Nantes. Il en ressortit le 1er janvier 1927 et fut démoli en 1929. »
   ___________________________________________________________________________
 
   (*) Les Chantiers nantais de construction navale étaient établis en aval des Chantiers Dubigeon ; ils étaient dirigés par M. Tuauden, ancien ingénieur des Chantiers de la Loire (Louis Lacroix, op. cit., p. 240).  
   ______________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°25109
olivier 12
Posté le 21-04-2010 à 08:21:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une photo du trois-mâts (source Picture Australia)
 
http://img248.imageshack.us/img248/1849/coloneldevilleboismareu.jpg
 
Cdlt
 


---------------
olivier
n°25125
Memgam
Posté le 22-04-2010 à 18:24:10  profilanswer
 

Du Colonel de Villebois Mareuil, on connait surtout une photo de la seule mâture haute, à sec de toile, émergeant au-dessus d'une vague qui commence à déferler. Généralement, on précise qu'il s'agit de l'approche de la barre de la Columbia River, en octobre 1912, et il est rare que l'on mentionnne que le trois-mâts est alors en remorque, car le premier plan permettant de voir la remorque et les haubans du remorqueur est souvent escamoté. En fait, il s'agit d'une série de plusieurs clichés, pris effectivement depuis le remorqueur. Trois d'entre-eux ont été publiés par Henri Picard, et c'est celui du milieu, plus ou mois recadré, qui a été souvent diffusé.
Source : Henri Picard "La fin des cap-horniers, les dernières aventures des long-courriers français", Edita-Vilo, 1976.
Alan Villiers & Henri Picard "The Bounty ships of France, The story of the french cape Horn sailing ships" Patrick Stephens, 1972.
Yves Le Scal "Au temps des grands voiliers, 1850-1920" André Barret, 1977.
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc00041f2c.jpg

n°25156
Memgam
Posté le 25-04-2010 à 14:44:57  profilanswer
 

"Le colonel de Villebois-Mareuil
 
Le colonel de Villebois-Mareuil qui s'était rendu au Transvaal pour apporter l'appui de son épée à ce peuple opprimé, a succombé dans une embuscade, tué par un éclat d'obus reçu en pleine poitrine. Cette fin d'un brave a produit en France une pénible émotion. Le colonel de Villebois-Mareuil était un officier de grande valeur ; sorti brillament de Saint-Cyr, il était lieutenant lorsqu'éclata la guerre de 1870. En 1871, âgé d'à peine vingt-trois ans, il était capitaine et chevalier de la Légion d'honneur. Ce grade lui fut maintenu par la Commission de revision. Il se présenta à l'Ecole supérieure de Guerre, fut reçu dans un très bon rang et sortit avec le brevet d'état-major. Dès lors M. de Villebois-Mareuil fut noté par ses chefs comme un officier de grand avenir. Chef de bataillon en 1881, lieutenant-colonel attaché au ministère de la Guerre, il prit bientôt le commandement d'un régiment d'infanterie en qualité de colonel. Deux ans plus tard, il était désigné pour le commandement difficile de la Légion étrangère. Sa nomination au grade de général de brigade n'était plus qu'une affaire de temps quand il eut le malheur de perdre sa femme. Ce deuil le frappa cruellement et il résolut aussitôt de renoncer à la carrière militaire, alors qu'il était un des plus jeunes colonels de l'armée. Il prit sa retraite pour se consacrer exclusivement à l'éducation de sa fille. Mais cette vie de repos ne lui convenait guère et lorqu'éclata la guerre du Transvaal il se résolut à partir. On assure que son corps a été enveloppé dans un drapeau tricolore avant d'être mis en terre. Ce suprême hommage lui était bien dû, car il fut un vaillant dont la France a le droit d'être fière.
 
Léon de Montarlot". p 259, LE MONDE ILLUSTRE n° 2246 du 14 avril 1900.
 
Le portait du Colonel de Villebois-Mareuil, mort au Transvaal, fait l'objet de la couverture du journal hedomadaire "LE MONDE ILLUSTRE" n° 2246 du 14 avril 1900.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc00050218.jpg

n°25160
alain13
Posté le 25-04-2010 à 18:07:53  profilanswer
 

Bonjour,
 
Dans son livre "Marseille et Marine en Bois", Henri Picard parle de la barre de la Columbia River, et notamment des déboires du trois-mâts "Alice" et de l'"Ernest Reyer" qui ont sans doute essayé de rentrer à la voile, en imageant le texte par la photo centrale... du "Colonel de Villebois-Mareuil.  
Je n'ai rien trouvé sur ces épisodes qui paraissent assez dramatiques pour les 2 bateaux en question ....
 
Bien cordialement,
Alain


Message édité par alain13 le 25-04-2010 à 18:13:01
n°25161
Memgam
Posté le 25-04-2010 à 22:37:25  profilanswer
 

Pour les voiliers se présentant à la barre de la Columbia River, dont les bancs de sable se déplacent comme à la rivière d'Etel en France, il fallait un remorqueur. Celui-ci ne prenait que deux navires par marée et avait tendance à prendre les deux plus proches du bateau-feu et du pilote. La file d'attente pouvait être longue et si le mauvais temps était là, il fallait attendre une embellie et les navires se faisaient rafaler sur la côte, s'ils ne parvenaient pas à regagner le large assez tôt. Pour l'Ernest Reyer, capitaine Pilliwuyt, il arrive à la Columbia River par gros temps, le 4 décembre 1901. Il doit attendre une embellie, mais un terrible coup de vent de Nord-Ouest se lève et après une lutte de deux jours, le trois-mâts est jeté à la côte, dans une réserve indienne, où ils séjourneront un mois, après un sauvetage difficile. Sept autres navires feront naufrage en même temps. Pour l'Alice, seul trois mâts carré français à contre-cacatois (7 voiles carrées par mâts), capitaine Robert, ce fut exactement le même cas de figure, le 15 janvier 1909. Les hommes se réfugièrent dans la mâture et leur sauvetage fut très difficile.
On trouve les récits correspondants chez les deux chroniqueurs, Louis Lacroix et Henri Picard.
Louis Lacroix "Les derniers grands voiliers" Peyronnet, 1937, dernière réédition disponible en librairie : Ouest-France, 1997.
Henri Picard " La fin des cap-horniers" Edita-Vilo, 1976.
Alan Villiers & Henri Picard "The bounty ship of France" Patrick Stephens, 1972.

n°25165
alain13
Posté le 26-04-2010 à 10:29:39  profilanswer
 

Merci pour ces renseignements.


Message édité par alain13 le 26-04-2010 à 10:30:18
n°26388
denti
Posté le 28-06-2010 à 14:27:16  profilanswer
 

je suis nouveau ,donc bonjour à tous!!je suis en possession d'un certificat de bonne conduite de mon grand-père maternel en qualité de matelot sur le"colonelVILLEBOIS-mareuil" ce document a été fait à LONDRES le10 février 1917 etcontient le tampon de l'autorité consulaire !Je pense que le nom du capitaine du navire est:GOURIO . Mais l'écriture est illisible

n°26389
denti
Posté le 28-06-2010 à 14:30:42  profilanswer
 

j'essaye vainement de vous transmettre la photo du document,je vais persévérer.....

n°26390
denti
Posté le 28-06-2010 à 14:51:56  profilanswer
 

http://img819.imageshack.us/img819/1104/corentin001.jpg
 
Uploaded with ImageShack.us

n°26404
Memgam
Posté le 28-06-2010 à 17:43:24  profilanswer
 

A la fin d'un voyage au long cours, dans un port étranger européen, l'équipage débarque à l'arrivée du navire. Pour justifier ce débarquement auprès de l'Inscription maritime, les documents officiels sont visés par l'autorité consulaire. C'est donc le cas du certificat délivré au marin, qui fournit des éléments sur sa conduite à bord. Ce document lui sera demandé lorsqu'il sollicitera un nouvel embarquement. Le capitaine Gourio,à cette époque de fin 1917, était bien le capitaine du Colonel de Villebois Mareuil.

n°26405
denti
Posté le 28-06-2010 à 17:49:35  profilanswer
 

Et dire que l'on a cherché longtemps ! Par contre le document est abimé et j'aurais aimé en avoir un duplicata ;ou dois-je m'adresser?

n°26410
Terraillon​ Marc
Posté le 28-06-2010 à 20:50:27  profilanswer
 

Bonsoir
 
La fiche Miramar du navire
 
Single Ship Report for "5618196"IDNo: 5618196 Year: 1901  
Name: COLONEL DE VILLEBOIS-MAREUIL Keel:  
Type: barque Launch Date:  
Flag: FRA Date of completion: 2.01  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Tons: 2298 Link:  
DWT: 0 Yard No: 9  
Length overall:  Ship Design:  
LPP: 84.7 Country of build: FRA  
Beam: 12.3 Builder: Nantais  
Material of build:  Location of yard: Nantes  
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn): sail  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Naval or paramilitary marking :  
A: *  
End: 1929  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Subsequent History:
 
Disposal Data:
deleted 1929

 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 28-06-2010 à 20:50:47

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°28911
Rutilius
Posté le 19-12-2010 à 14:50:05  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   L'équipage du trois-mâts barque Colonel-de-Villebois-Mareuil (date inconnue) :  
 
 
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/COLONEL-DE-VILLEBOIS-MAREUI.gif
 
                                                                                               (Source inconnue)  


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°34722
Memgam
Posté le 06-07-2012 à 15:48:05  profilanswer
 

Bonjour,
 
Le trois-mâts Colonel de Villebois Mareuil passera la guerre sans encombre, faisant néanmoins de grands voyages puisqu'il sera à Newcastle (Australie) de mars à juin 1916, venant de New York avec du pétrole en caisse et repartant pour Iquique (Chili) avec du blé. Il sera de nouveau en Australie en mars 1918, venant de Falmouth et repartant pour San Francisco.
Après la guerre, Colonel de Villebois Mareuil fera deux voyages de blé en Australie, en 1920 et 1921.
Ce dernier voyage, partant de Dublin pour Port Adélaïde puis Port Lincoln, avec retour sur Queenstown (irlande) se finira par un épisode épique. Remorqué par le Sarah Joliffe, de Queenstown à Sligo, sur la côte nord-ouest de l'Irlande, il sera en difficulté dans le mauvais temps par rupture de la remorque à l'entrée du port. Les deux chaînes d'ancre, mouillées en catastrophe, casseront l'une après l'autre, mais, par une heureuse conjonction de vent et de courant, le voilier passera par le chenal.
Le récit de ce dernier voyage a été publié par Yves Le Gallec, Marins d'hier, Hachette, 1950, avec une illustation couleur (la jaquette) et 9 illustrations noir et blanc du peintre de la Marine, Albert Brenet (qui avait fait un voyage sur Bonchamps en 1929-1930). Le livre est peu connu car publié dans la collection "bibliothèque de la Jeunesse".
Louis Lacroix ne fait pas mention de cette mésaventure dans son premier ouvrage, Les derniers grands voiliers, paru en 1937 chez Peyronnet. On ne la trouve donc pas dans les éditions plus récentes qui ont pris comme base la parution de 1937. C'est ainsi le cas des parutions 1967 et 1974 aux Editions Maritimes et d'Outre-Mer.
Cependant, l'information apparait dans la réedition 1941 chez Peyronnet :
"M. Marsouin, aujourd'hui représentant du Bureau Veritas en Amérique du Sud, en a donné le récit en 1938 dans la Page des Familles de l'Ouest-Journal. Il était en ce temps lieutenant cambusier à bord."
page 334. Suit le récit. M.J. Marsouin a publié des livres sur la navigation maritime et la sécurité. Il a utilisé le pseudonyme d'Yves Le Gallec pour écrire sa relation du dernier voyage de Colonel de Villebois Mareuil. Dans son récit, il utilise des pseudos pour tous les noms. Le Colonel de Villebois Mareuil devient le Duc de Rohan, le capitaine Prat devient le capitaine Kervarec, le second Bataille, qui disparaîtra au cap Horn devient Schneider, et M.J. Marsouin devient Madrais-Gilard.
 
Cordialement.
Louis Lacroix, Les derniers grands voiliers, Peyronnet 1941, EMOM 1974.
Patrick Ahern, French sailing ships at Australian ports, arrivals and departures 1898-1925, Patrick Ahern, 2010.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser 51.jpg


Message édité par Memgam le 07-07-2012 à 11:53:49
n°34724
Memgam
Posté le 07-07-2012 à 14:13:19  profilanswer
 

Bonjour,
 
Le remorqueur Sarah Joliffe qui remorquait le Colonel de Villebois-Mareuil de Queenstown à Sligo, a remorqué de nombreux voiliers et une mésaventure presque similaire lui est arrivé avec le trois-mâts British Isles en 1909, de Queenstown à Limerick. Pendant la guerre de 1914-1918, il a fait parti du groupe de remorqueurs qui ont emmenés des monitors au large de l'Afrique de l'Ouest pour détruire le raider allemand Koenigsberg. Il a aussi fait un remorquage de barges jusqu'à Arkhangelsk.
 
Cordialement.
 
Source : P.N. Thomas, British steam tug, Waine publications, 1983.
 
 http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser 52.jpg

n°34726
Memgam
Posté le 08-07-2012 à 08:30:11  profilanswer
 

Bonjour,
 
On notera que le capitaine Emile Prat, né le 30 octobre 1880 à Lanildut (Finistère), inscrit au Conquet, était second du trois-mâts Chateaubriand le 8 avril 1915 lorsque ce navire a été torpillé par l' U 32 (voir le sujet dans le forum).
 
Cordialement.
 
Source : René Richard et Jacques Roignant, Les navires des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre 1914-1918, association Bretagne 14-18, 2010.


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