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  ISABELLE Compagnie Auxiliaire de Navigation

 

gizmo02, 1 utilisateur anonyme et 41 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

ISABELLE Compagnie Auxiliaire de Navigation

n°6306
olivier 12
Posté le 23-06-2008 à 13:42:00  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
ISABELLE
 
Vapeur lancé aux chantiers de la Loire à Nantes en 1913 pour la Compagnie Auxiliaire de navigation. Entré en service en Avril 1913.
 
Probablement un sister-ship du CONSTANCE mis en service quelques semaines auparavant, ayant les mêmes caractéristiques.
 
2466 tpl  Longueur 87 m   Largeur  13,20 m  
Une machine alternative de 1200 cv   Une seule hélice.
 
Immatriculé à Nantes n° 743
 
La perte de l’ISABELLE 9 Novembre 1917
 
Vapeur armé à Nantes au cabotage international en date du 14 Août 1917 pour un an par la Compagnie Auxiliaire de Navigation.
 
Armement :  1 canon de 90 mm avec 250 obus
                     1 canon de 90 mm avec 200 obus
                     4 appareils fumigènes
 
Capitaine LE SEVEN Pierre   CLC  né le 12/08/1874 à St Gildas inscrit à Vannes  dom à St Gildas
Second  DUBOC Gaston CC né le 18/10/1874 à Fécamp  inscrit à Fécamp  dom à Fécamp
Lieutenant FIERDEHAICHE Casimir CC né le 07/07/1878 à Corseul inscrit à St Malo dom à St Malo
Chef Méc. ROUSSEAU Léon OM1 né le 05/08/1877 à St Trojan les Bains inscrit à Oléron  
Sd méc.  LAVILLE Vincent     né le 08/06 1884 à Bordeaux  inscrit à Bordeaux dom à Bordeaux
 
Escales avant le torpillage
 
NEWCASTLE  27/09/1917  30/09/1917
ROUEN   06/10/1917 12/10/1917
NEWCASTLE  16/10/1917  19/10/1917
ROUEN            26/10/1917                     expédié sur Newcastle avec 25 hommes d’équipage, 6              canonniers et un opérateur TSF.
 
« Le vapeur ISABELLE a été torpillé le 9 Novembre 1917 par 54°13 N et 00°13 W de Greenwich. Le rôle bord a été perdu dans le naufrage »
 
On peut noter l’importance que revêt pour l’Inscription Maritime la perte des papiers, alors que pas un mot n’est dit sur l’équipage, et sur la façon dont il s’est sauvé.
Pourtant, en annexe du rôle, figure le document suivant :
 
« Ce jour, 14 Novembre 1917, l’équipage ayant été rapatrié au Havre après le torpillage dans la mer du Nord le 9 Novembre 1917, par devant nous, Pierre Le Seven, capitaine du vapeur ISABELLE armé à Nantes ont comparu les nommés Le Bigot et Prévost François, lesquels nous ont déclaré que :
 
ROUSSEAU Léon  Chef mécanicien
BARONAT Vincent 1er chauffeur né le 15/03/1886 à Alicante inscrit à Oran (naturalisé Français)
GARAND Emile chauffeur né le 26/04/1889 à Quincy le Vicomte (près de Montbard) inscrit à Alger
MOGUEROU François chauffeur né le 16/05/1888 à Carentec inscrit à Morlaix dom à Carentec
JACKSON Emile chauffeur né le 08/06/1887 à Montreuil/mer inscrit au 1er dépôt (embarqué sur                                                                                                     l’ISABELLE le 11/09/1915)
CHEVALIER Henri chauffeur né le 20/03/1892 à Allennes les Marais (près de Lille) jeune soldat de la classe 1912 arrivé au 1er dépôt le 10/10/1913
 
ont disparu le 9 Novembre 1917 dans les circonstances suivantes :
 
Le Vendredi 9 Novembre,  étant par 54°11 N et 00°07 E le vapeur  ISABELLE sur lequel ils étaient embarqués a été torpillé par un sous-marin ennemi.  
Tous ces hommes sont morts lors de l’explosion.  
Pour constater l’événement dont il s’agit, nous avons inscrit à la suite du rôle d’équipage le présent procès-verbal qui a été signé par les sieurs Le Bigot et Prévost.
 
Aux questions posées par l’enquêteur le capitaine répond :
 
- Il y avait des navires en vue à 200 m
- La côte était à trois milles
- La mer était houleuse
- Le navire marchait à 8 nœuds
- Le courant portait au nord
- Il était impossible de porter secours aux disparus
- Il n’ont pas pu échapper à la mort.
 
Enfin, dans la case réservée au second mécanicien Laville est portée la mention « Blessé »
 
On peut donc légitimement penser que la torpille a frappé à hauteur du compartiment machine, tuant presque toute la bordée de quart.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’UC 47, alors sous le commandement de l’Oberleutnant z/s Günther WIGANKOW.
Il devait disparaître 9 jours plus tard, le 18 Novembre 1917.
Nota : nous avions déjà rencontré ce sous-marin sous les ordres de l’OL Paul HUNDIUS.
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 12-10-2017 à 09:00:53

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olivier
n°6309
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 23-06-2008 à 15:21:58  profilanswer
 

En effet, rentré le 13 nov à Zeebrugge, UC 47 reprenait la mer dès le 17 après seulement 4 jours d'arrêt ce qui est inhabituel au retour d'une patrouille de guerre.
Je remarque également que Wigankow avait reçu le commandement du sous-marin le 9 octobre précédent et avait déjà effectué deux patrouilles lorsqu'il disparut.
1/ du 16.10 au 22.10, côte E de GB sans mines. Au cours de cette patrouille il avait coulé deux vapeurs
2/du 6.11 au 13.11 même secteur et également sans mines. Patrouille durant laquelle il avait coulé Isabelle, deux autres vapeurs et un cotre de pêche.
3/du 17.11 au 18.11 Toujours avec les puits à mines vides, il remettait le cap sur la côte E de GB en direction de Flamborough Head. Au matin du 18, alors qu'il faisait surface, UC 47 était aperçu à courte distance par le patrouilleur anglais P 57 qui l'abordait volontairement un peu en avant du kiosque. Alors qu'il passait au-dessus du sous-marin en perdition, P 57 larguait dans son sillage une grenade ASM, faisait demi tour et en larguait une seconde. On constata alors que du mazout et des débris remontaient en surface. C'en était fini de l'UC 47 et de ses 28 hommes d'équipage dont le sommeil éternel fut encore troublé par les scaphandriers de la Navy qui quelques jours plus tard parvenaient à récupérer des documents et des cartes dans l'épave.
Encore un cas de "reprise de vue" qui n'a pas permis de voir le danger qui menaçait en surface !  
Fatigue ? Météo ? Imprudence ? Günther Wigankow était un jeune commandant de 27 ans entré dans la Marine en 1909 et qui avait relativement peu d'expérience, n'ayant commandé que depuis le début août 17, deux UB avec lesquels il avait effectué 3 patrouilles mais ayant malgré tout une expérience de 18 mois en tant qu'Off. de quart sur U 43.
 
ISABELLE         FR  1T
 2,466 Cie. Auxiliaire de Navigation (A. Capel), Nantes      285.5 x 43.3
     C Atel. & Chant. de la Loire, Nantes (4) #471
Torp. and sunk by UC 47, 9 Nov 1917, 3 miles NW of Flamborough Head, voy. Tyne - Rouen
Starke Register 1913
 
 
Cdlt
 
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°8013
olivier 12
Posté le 12-08-2008 à 22:39:06  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Légende de cette photo trouvée dans "Images de Loire Atlantique" Ed. Les Chemins de la Mémoire
 
"Le transbordeur vu depuis le pont du cargo Isabelle construit à Nantes" Ce type de document est relativement rare.
La cheminée est bien d'Auxi Navi.
http://img246.imageshack.us/img246/2369/cargoisabelleio0.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 12-08-2008 à 22:40:41

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olivier
n°8580
Ar Brav
Posté le 05-09-2008 à 13:35:47  profilanswer
 

Rutilius a écrit :

Bonsoir à tous,
 
ISABELLE II - Cargo. (Cf. Navires de la Grande Guerre. Répertoire par type. : n° 71, p. 18).  
 
Compagnie auxiliaire de navigation.      
 
Témoignage de satisfaction à l'enseigne de vaisseau auxiliaire LE SENEN, commandant du vapeur Isabelle II, " pour l'esprit de décision et les qualités manoeuvrières dont il a fait preuve en évitant une double attaque à la torpille."  
 
(Evénement non daté. - Source : Ouest-Eclair, n° 6470, 24 juill. 1917, p. 4).  
 
Bien à vous,
Daniel



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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°10202
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 05-11-2008 à 16:55:16  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
   
                                                     L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes –, n° 6.543, Dimanche 7 octobre 1917, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes ».

                                                                                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ISABELLEIIL.O.E.7X1917.jpg


Message édité par Rutilius le 15-10-2017 à 12:50:58

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°28500
olivier 12
Posté le 27-11-2010 à 13:57:03  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un complément sur le naufrage d'ISABELLE
 
Liste d’équipage

Rescapés débarqués à North Shields
 
LE SEVEN Pierre  Capitaine
DUBOC Gaston 2e capitaine
JAVUEN Olivier 3e mécanicien
LE BIGOT Eugène Mtre équipage
HOISEY Pierre  Matelot
BERRIGAUD Jean  Matelot
BOUDE Jean  Matelot
NORINE Auguste Matelot
PREVOST François Matelot
ESPOSITO Salvador Matelot
ROUZIE François Matelot
LE BAIL Antoine Novice
REGUNBAND Jean-Baptiste Cuisinier
LEPRINCE Fernand Chauffeur
DANIEL Alfred  Chauffeur
DEVERGES Charles Soutier
BUREL Joseph Soutier
DUPIN Henri  Sd mtre canonnier
FERRY Maurice Fusilier  Pièce AV. De veille au moment de l’attaque.
BOURDON Louis  Servant AMBC Pièce AV
LEROY Jean  Servant AMBC Pièce AV
BLANCHIRE Jean-BaptisteCanonnier  Pièce AR
BORDENAVE Louis  Servant AMBC Pièce AR. De veille au moment de l’attaque.
SALAUN Jules  Servant AMBC Pièce AR
SIMON Roger  TSF
 
Blessés  (A l’hôpital de North Shields)
 
FIERDEHAICHE Casimir Lieutenant (Bras foulé)
LAVILLE Vincent 2e mécanicien (Grièvement blessé)
 
Disparus
 
ROUSSEAU Léon  Chef mécanicien
BARONAT Vincent 1er chauffeur
JACKSON Emile  Chauffeur
GARAND Emile  Chauffeur
CHEVALIER Henri  Chauffeur
MOGUEROU François Chauffeur

Rapport du capitaine

 
Quitté South Shields le 9 Novembre à 11h00 pour Rouen avec une cargaison de charbon, en convoi, à 9 nœuds, avec patrouilleur à 200 m sur l’avant et chalutier à 200 m sur bâbord.
 
Au coucher du soleil, masqué les feux et mis six hommes aux postes de veille. Mer houleuse. Nuit sombre. Faible brise.
 
A 20h05, une torpille nous frappe par bâbord. L’explosion est terrible et une large brèche est faite à la flottaison. Machine et chaufferie sont aussitôt envahies et tout est broyé dans la machine, tandis que tout les appareils volent en éclats. Poste de TSF détruit.
Le chef mécanicien Rousseau, le premier chauffeur Baronat et les chauffeurs Garand, Jackson, Chevalier et Moguérou sont tués. La machine stoppe d’elle même et le navire s’immerge par l’arrière.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/742/mVwJfi.jpg
 
Disposés les embarcations de tribord disponibles, celles de bâbord ayant disparu. Le 2e capitaine dispose les deux radeaux de l’avant sur lesquels je fais embarquer une partie de l’équipage sous les ordres du lieutenant.
Dix huit hommes prennent place dans les baleinières tribord. Ayant vérifié qu’il ne reste personne de vivant à bord le 2e capitaine et moi-même nous y affalons en derniers.
 
Le convoyeur SWALLOW nous recueille, puis je tente de faire remorquer ISABELLE qui flotte toujours afin d’essayer de l’échouer. Une remorque du chalutier SWALLOW est tournée sur le gaillard du navire sur lequel quatre hommes sont remontés.
Mais à 01h20, ISABELLE se couche sur tribord et disparaît en moins de deux minutes par 54°13 N et 00°13 W.
 
Conduite de l’équipage, resté très calme, digne d’éloges. Je rends aussi hommage aux qualités de marin du lieutenant W.J. Clarke (Royal Naval Rescue) commandant du patrouilleur SWALLOW, dont la conduite a été brillante.

Etats de service du capitaine LE SEVEN

 
Au début de la guerre, alors qu’il commandait HENRIETTE, a sauvé son navire victime d’un abordage en le faisant remorquer jusqu’à Milo par le contre-torpilleur CASSINI (Cdt Fouques de Jonquières), alors que toutes les autres tentatives avaient échoué.
 
Pendant trois ans, a ravitaillé l’armée navale en Méditerranée avec ISABELLE.  En Juin 1917, a été désigné pour ravitailler Paris, via Rouen. Les Autorités maritimes de Sidi Abdallah lui ont accordé une prime de 5000 f pour ses services.
Lors de la traversée Méditerranée – Manche, a rencontré deux fois des sous-marins. A échappé au premier. Le 2e lui a lancé deux torpilles ; une habile manœuvre lui a permis de les éviter de justesse. A alors été cité à l’ordre du régiment et promu lieutenant de vaisseau de réserve.
Fin Septembre, en mer du Nord, a vu un sous-marin émerger et se préparer à envoyer une équipe de sabotage sur un grand vapeur anglais arraisonné ; a ouvert le feu sur le sous-marin et l’a obligé à plonger, sauvant ainsi le vapeur anglais.

Récompenses

 
Témoignage officiel de satisfaction
 
LE SEVEN Pierre  Lieutenant de vaisseau auxiliaire Vannes 106
 
« Déjà objet de deux citations. S’est signalé par son énergie lors du torpillage de son navire qu’il s’est efforcé de maintenir à flot. »
 
Vapeur ISABELLE
 
« Pour l’attitude énergique et disciplinée de son équipage à la suite de son torpillage ».
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 11-09-2014 à 08:48:44

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olivier
n°28506
Memgam
Posté le 27-11-2010 à 14:20:54  profilanswer
 

Amplification du 11 mars 1918 (Rouen) "... Je soussigné Pierre Le Seven, lieutenant de vaisseau auxiliaire, commandant le vapeur Isabelle (II) de la compagnie Auxiliaire de Navigation, déclare que lors du torpillage de mon vapeur, le 9 novembre 1917, tous les papiers du bord ont été perdus."
Source : René Richard et Jacques Roignant, Les navires des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre, 1914-1918, Association Bretagne 14-18, 2010.

n°40539
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 11-09-2014 à 00:35:34  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Historique (complément).
 
 
   ― 18 juin 1917 : Alors qu’il allait de Sfax (Tunisie) à Nantes avec un chargement de 3.552 t. de phosphates, complété par deux chaudières destinées à la Marine de l’État, échappe à l’attaque d’un sous-marin aux approches de Gibraltar, par 36° 02’ N. et 04° 53’ W.  
 
   ― 25 juin 1917 : Lors de la même traversée, échappe de nouveau à l’attaque d’un sous-marin dans le Golfe de Gascogne, par 46° 16’ N. et 09° 18’ W.
 
 
                                                                                           Rapport de mer du capitaine Pierre Joseph Le Séven
 
                                                                                                                           (28 juin 1917)

 
 
   « L’an mil neuf cent dix-sept, le vingt-huit juin, devant Nous, Président du Tribunal de commerce de Nantes, assisté de M. E. Ouvrard, commis greffier, a comparu le sieur Le Séven, capitaine au long-cours, commandant le vapeur français Isabelle-II jaugeant 1.632 t., armé de 31 hommes d’équipage, dont 24 hommes équipage commercial et militaire, qui nous a déclaré :
 
   Je suis parti de Sfax (Tunisie) avec un complet chargement de phosphates (3.552 tonnes), plus deux chaudières pour la marine de guerre ; le vendredi 8 juin à 18 h., sur la côte de Tunisie et d’Algérie, navigation de nuit, au jour relâche dans chaque port prévue par ordre. Le jour et lendemain du départ, la mer agitée embarquait et couvrait les panneaux. Je fais toutes réserves pours les égouts qui pourraient mouiller les phosphates. Le 18 juin, à 10 h. 30 (heure Europe centrale), par L. 36° 02’ N. ~ G. 4° 53’ O. (G.), la vigie du mât de misaine signale un sous-marin par le travers à tribord nous coupant la route. Aussitôt prévenu, j’ordonnai le branlebas de combat ; les canonniers rallièrent leur poste ; pendant ce temps, je changeai de route de 45° en venant sur la gauche et fis forcer à la machine. Le sous-marin fut aperçu à environ 5.000 m. de nous, en demi-plongée, mais à peine les canonniers étaient-ils à leur poste que le submersible plongea sans engager le combat. J’ai signalé le fait par T.S.F. à Gibraltar. Relâché par ordre à Gibraltar le lundi 18 juin à 14 h., monté en baie à 15 h. et reparti le soir à 19 h. Ma traversée de Gibraltar au Golfe de Gascogne s’est effectuée conformément aux instructions anglaises. Le 25 juin, à 15 h., étant par L. 46° 16’ N. ~ G. 9° 18’ O. (G.), l’homme de vigie au mât de misaine signale un sillage de torpille par tribord nous coupant à 45° environ. Nous faisons route au N. 84 E. vrai, avec une vitesse de 8 n. 5 ; le temps était très beau, il faisait calme, mer houleuse du N.-O. Immédiatement, je fis venir sur la droite de 45° environ pour présenter l’avant ; l’évolution fut rapide et nous fit parer le choc, car j’aperçus très nettement la torpille nous passer à environ 20 m. de l’étrave. Nous avons suivi assez bien son sillon d’écume, très apparent dans une mer aussi huileuse. J’ordonnai au timonier de revenir de 90° sur la gauche, ce qui fut fait, et au même moment, le sous-marin nous lança une 2e torpille qui passa à quelques mètres du gouvernail. Ce coup était encore raté. Le quartier-maître Reivella, monté sur la passerelle du canon de l’arrière, a très bien vu apparaître le périscope assez près de nous après le passage de la 2e torpille ; le sous-marin avait voulu examiner le résultat de son œuvre. Je dois faire remarquer que les canonniers avaient, aussitôt l’alerte donnée, rejoint leur poste et les pièces étaient prêtes à tirer ; mais le périscope avait juste apparu un instant et le combat n’avait pu être engagé. Nous avons dû notre salut à la vigilance de l’homme de veille, le matelot Hoissey, et à la promptitude du matelot Héraud qui a exécuté rapidement mes ordres à la barre pour les brusques zigzags que j’avais ordonnés. Ma traversée s’est continué jusqu’à Nantes sans incidents où je suis arrivé le mercredi 27 juin. Tel est mon rapport que je déclare sincère et fait de bonne foi.
 
   Ont aussi comparu les sieurs Héraud, Desvergées faisant partie de l’équipage, lesquels ont juré et affirmé que le présent est sincère et véritable et le capitaine a signé avec les comparants. [Suivent les signatures]
 
   En conséquence, nous avons reçu le présent sous notre seing et celui du commis greffier après lecture. »
 
   Signé : E. Ouvrard et Étienne Baillergeau [Président].
 
 
   (Archives départementales de Loire-Atlantique, Rapports de navigation des capitaines au long-cours et au cabotage enregistrés par le Tribunal de commerce de Nantes, 16 janv. 1916 ~ 16 déc. 1919, Cote 21 U 77, p. num. 138)


Message édité par Rutilius le 15-10-2017 à 12:53:49

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°41474
olivier 12
Posté le 16-02-2015 à 09:55:12  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un complément sur les rencontres des 18 et 25 Juin
 
ISABELLE était armé  
- d’un canon de 90 mm modèle 1877 n° 1429 à l’avant
- d’un canon de 95 mm modèle 1885 n° 2270 à l’arrière
 
Conclusions de la commission d’enquête
 
Lors de la première rencontre près de Gibraltar, le bâtiment a vu un sous-marin sans être attaqué par lui. A la seconde rencontre dans le golfe de Gascogne, deux torpilles ont été successivement tirées sur lui sans qu’on put voir autre chose que le périscope du sous-marin et les sillages des torpilles. Aucune n’a atteint le bâtiment.
La commission estime que dans les deux cas la manœuvre du capitaine de l’ISABELLE a été judicieuse. Dans le 2e cas, le bâtiment n’a du son salut qu’à la promptitude de la manœuvre, et ceci grâce à la bonne veille du matelot Hoissy.
Si le bâtiment n’a pas fait usage de ses canons, c’est que les chefs de pièce n’en ont pas eu le temps. Mais les ordres, tant pour l’artillerie que pour les signaux, ont été précis et ponctuels. En conséquence, il y a lieu de féliciter le commandant Le Seven et son équipage pour leur attitude.

Récompenses

 
Citation à l’Ordre du Régiment
 
LE SEVEN Pierre Enseigne de Vaisseau auxiliaire CLC Vannes 108
 
Pour l’esprit de décision et les qualités manœuvrières dont il a fait preuve en évitant une double attaque à la torpille
 
Témoignage Officiel de Satisfaction du Ministre
 
HOISSY Pierre   Matelot  Fécamp 9650
 
Pour la vigilance dont il a fait preuve en signalant une torpille assez tôt pour permettre à soin capitaine de l’éviter.
 
Les sous-marins attaquant
 
Ne sont pas identifiés. Toutefois, il semblerait que les sous-marins les plus proches de ces zones étaient :
 
UC 53 du Kptlt z/s Kurt Albrecht pour le 18 Juin (Le sous-marin venait de l’Atlantique et se dirigeait vers l’Adriatique)
U 50 du Kptlt z/s Gerhard Berger pour l’attaque à la torpille du 25 Juin
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 16-02-2015 à 09:56:20

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olivier
n°46686
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 29-05-2017 à 13:46:00  profilanswer
 

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   Bonjour à tous,
 
 
   Le 24 mars 1918, Casimir Joseph Félix Marie Ange FIERDEHAICHE, lieutenant à bord du cargo Isabelle-II, échappa au naufrage de la goélette Fileur, de la Société des verreries de Laignelet, coulée au moyen de charges explosives par le sous-marin allemand UB-55 (Kapitänleutnant Ralph WENNINGER), à 40 milles dans le Nord-Ouest de l’Île de Batz, par 49° 23’ N. et 3° 51’ W., alors qu’elle allait de Granville à Swansea (Pays de Galles, Royaume-Uni). Il exerçait alors le commandement de ce petit bâtiment.
 
   V. ici —> http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _1.htm#bas


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°47455
olivier 12
Posté le 12-10-2017 à 08:58:16  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin le 7 Septembre 1917
 
Rapport d’enquête
 
Compagnie Auxiliaire de Navigation. Compagnie du Gaz de Paris.
Traversée Rouen – Southshields
Capitaine Pierre LE SEVEN  Vannes  41
 
Le 7 Septembre 1917 à 19h20, ISABELLE II se trouve par 54°08 N et 00°00 à 2 milles au large de Flamborough Head. Fait route au N50W à 8 nœuds. Impossible de zigzaguer dans le chenal dragué. Très beau temps. Mer très belle et calme. Il faisait encore jour.
 
Un sous-marin est aperçu à 4 quarts sur bâbord à 4000 m. Venu sur tribord en grand pour présenter l’arrière. Un navire présumé anglais est arraisonné par le sous-marin à 4000 m dans l’Ouest et est évacué par son équipage visible dans les embarcations. Un navire norvégien se trouve à 1 mille sur l’avant du sous-marin. Il a viré de bord pour venir au mouillage.
Aucun signal n’est effectué. ISABELLE II ouvre le feu et le sous-marin n’a pas répondu au tir. Il n’a pas été touché.
 
Le sous-marin répond à la photo de l’U 52 montrée au capitaine et à l’équipage.
 
Conclusions de la commission d’enquête
 
Le capitaine a rempli les Instructions Générales de l’Etat Major et celles des autorités navales locales. Il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour échapper à la capture. De plus, il est certain que son intervention défensive a eu pour objet de faire s’immerger le sous-marin lui faisant abandonner l’attaque à laquelle il se livrait contre un vapeur anglais.
 
Le sous-marin attaquant
 
N’est pas identifié.
Mais c’était très certainement l’UB 34 de l’Oblt z/s Hellmuth von RUCKTESCHELL. Ce jour-là il lança effectivement une torpille sur le vapeur anglais GRELFRYDA qui fut endommagé. C’était à 4 milles dans l’Ouest de Flamborough Head. L’équipage l’abandonna, mais put remonter à bord pour échouer le navire qui fut ensuite réparé.
GRELFRYDA allait de South Shields à Port Saïd avec un chargement de charbon. C’était d’ailleurs son premier voyage car il était entré en service en Août 1917.
 
Rebaptisé UTAH en 1921, ce vapeur se perdit le 11 Septembre 1926 à Punta San Juan (Pérou) lors d’une traversée Le Havre – Valparaiso. Depuis 1925, il appartenait à la Compagnie Générale Transatlantique. Voici sa photo.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/Is3zLM.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 12-10-2017 à 08:59:06

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olivier
n°47477
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 15-10-2017 à 14:48:53  profilanswer
 

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   Bonjour à tous,
 
 
                                                                                       Récompenses accordées à l’équipage du cargo Isabelle-II
 
 
                                                                                                                Engagement du 25 juin 1917
 
 
                                                       L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.470, Mardi 24 juillet 1917, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes ».

                                                                                              http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ISABELLEIIL.O.E.24VII1917.jpg
 
 
                                                                                                   Le Journal, n° 9.082, Mercredi 8 août 1917, p. 2.                                                                                                    
                                                                                                                                                                                   
                                                                                           http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LEJOURNAL8VIII1917Chapeau.1.jpg
 
                                                                                           http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LEJOURNAL8VIII1917ISABELLEII..jpg
 
 
                                                                                                         Engagement du 7 septembre 1917
 
 
                                                                                                   Journal officiel du 2 décembre 1917, p. 9.751.
 
                                                                                  http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ISABELLEIIJ.O.2XII1917.jpg
 
 
                                                                                                             Torpillage du 9 novembre 1917
 
 
                                                                                                  Journal officiel du 24 décembre 1917, p. 10.556.
 
                                                                                   http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ISABELLEIIJ.O.24XII1917.jpg


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°47481
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 15-10-2017 à 23:04:56  profilanswer
 

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   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Le dernier capitaine du cargo Isabelle-II.
 
 
   — LE SÉVEN Pierre Joseph, né le 12 août 1874 à Saint-Gildas-de-Rhuys (Morbihan) et y décédé le 18 décembre 1960 (Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Gildas-de-Rhuys, Année 1874, f° 8, acte n° 25.). Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Vannes, n° 108.
 
    Fils de Gildas LE SÉVEN, né le 9 février 1835 à Saint-Gildas-de-Rhuys et y décédé, le 4 décembre 1904 (Registre des actes de décès de la commune de Saint-Gildas-de-Rhuys, Année 1904, f° 8, acte n° 23.), maître au cabotage, et d’Eulalie Geneviève Virginie MONNIER, née le 29 juillet 1836 à Elven (Morbihan) et décédée le 15 février 1920 à Saint-Gildas-de-Rhuys, « propriétaire » ; époux ayant contracté mariage à Saint-Gildas-de-Rhuys, le 12 janvier 1864 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Gildas-de-Rhuys, Année 1864, f° 2, acte n° 1.).
 
    Époux de Thérèse Marie BARBERY, née le 3 mai 1874 à Marseille (Bouches-du-Rhône), sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 17 septembre 1903 (Registre des actes de mariage de la ville de Marseille, Année 1903, Registre 6, f° 326, acte n° 323.).  
 
   Fille de Joseph Auguste BARBERY, entrepreneur, et de Marie MARROW, sans profession, son épouse (Ibid.).  
 
   
                                                                                                                             **********  
 
 
   Par décision du Ministre des Travaux publics en date du 9 octobre 1926 (J.O. 10 oct. 1926, p. 11.158), nommé à l’emploi d’inspecteur de 4e classe de la navigation maritime à compter du 1er novembre 1926 ; affecté au port de Calais.
 
   Par arrêté du Ministre des Travaux publics en date du 14 janvier 1927 (J.O. 15 janv. 1927, p. 615), rétroactivement promu à la 3e classe de son emploi à compter du 1er novembre 1926.
 
   Par décision du Ministre des Travaux publics et de la Marine marchande en date du 17 mars 1932 (J.O. 19 mars 1932, p. 2.862), affecté sur sa demande au port de Saint-Nazaire. Alors affecté au port de Caen.
 
   Exerce ses droits à une pension de retraite en 1938. Se retire à Saint-Gildas-de-Rhuys.  
 
 
                                                        L’Ouest-Éclair – éd. de Nantes –, n° 15.127, Dimanche 10 avril 1938, p. 7, en rubrique « Saint-Nazaire ».

 
                                                                                                    http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LESEVENPierreJosephL.O.E.10IV1938.jpg
 
                                                                                                                            **********
 
 
  Par arrêté du Ministre de la Marine en date du ... juillet 1920 (J.O. 20 juill. 1920, p. 8.417 et 8.419), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur à compter du 30 avril 1921 dans les termes suivants :  
 
                                                                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LESEVENPierreJosephL.H.J.O.20VII1920.jpg
 
 
   Par décret du Président de la République en date du 27 septembre 1920 (J.O. 30 sept. 1920, p. 14.433), à nouveau nommé au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants :
 
                                                                                      http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LESEVENPierreJosephL.H.J.O.30IX1920.jpg
 
   [Décret rapporté à la demande de l’intéressé par un décret du Président de la République en date du 10 novembre 1921 (J.O. 12 nov. 1921, p. 12.555). Souhaitait conserver le bénéfice de l’inscription au tableau spécial de la Légion d’honneur.]
 
   
   Par décret du 11 août 1930 (J.O. 15 août. 1930, p. 9.482 et 9.483), nommé au grade de chevalier dans l’Ordre du Mérite maritime.
 
 
   Par décrets des 12 janvier et 27 juillet 1933 (J.O. 31 juill. 1933, p. 8.104), promu au grade d’officier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants :
 
                                                                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LESEVENPierreJosephL.H.J.O.31VII1933.jpg
 
 
   Par décision du Ministre de la Marine en date du 14 février 1934 (J.O. 14 avr. 1934, p. 2.646 et 2.652), lui fut décernée la Médaille d’honneur des marins du commerce.
 
 
   Par décision du Ministre de la Marine marchande en date du 6 juin 1935 (J.O. 8 juin 1935, p. 6.232), lui fut décerné un témoignage officiel de satisfaction « pour le zèle, l’activité, le dévouement et la compétence dont il a fait preuve à l’occasion de la mise en service du paquebot Normandie ». Alors inspecteur de la navigation de 2e classe.
 
 
   Par décret du 24 août 1938 (J.O. 4 sept. 1938, p. 10.460), promu au grade d’officier dans l’Ordre du Mérite maritime.


Message édité par Rutilius le 15-10-2017 à 23:44:06

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°47484
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 16-10-2017 à 21:25:15  profilanswer
 

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   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                                    Marins disparus le 9 novembre 1917 avec le cargo Isabelle-II
 
                                                                                                                                   [6]
 
                                                                                                                             État-major
 
 
   — ROUSSEAU Léon François Pierre Daniel, né le 5 août 1877 à Saint-Trojan-les-Bains (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime –). Chef mécanicien, inscrit au quartier de l’Île d’Oléron le 10 juillet 1911, f° et n° 498 ; classe 1897, n° 1.729 au recrute-ment de Saintes.
 
    Fils de Jean François Joseph Léon ROUSSEAU, né le 24 juin 1829 au Château-d’Oléron (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime –), capitaine au long-cours, et d’Anne Léonie TESTARD, née le 7 novembre 1845 à Saint-Trojan-les-Bains, sans profession ; époux ayant contracté mariage à Saint-Trojan-les-Bains, le 27 avril 1870 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Trojan-les-Bains, Année 1870, f° 2, acte n° 2. ~ Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Trojan-les-Bains, Année 1877, f° 6, acte n° 20.).  
 
    Époux de Célestine Joséphine PÉRON, née le 14 octobre 1885 à Brest (Finistère), avec laquelle il avait contracté mariage à Bordeaux (Gironde), le 1er octobre 1904 (Registre des actes de mariage de la ville de Bordeaux, Section I., Année 1904, f° 70, acte n° 493.).
 
   Fille d’Édouard Jean Marie PÉRON, premier maître de la marine, et de Célestine Marie D’HIRIBARREN, son épouse.
 
 
                                                                                                                           **********
 
    Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 1er ; J.O. 2 avr. 1922, p. 3.653), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants : « Disparu en mer, le 9 novembre 1917, au cours d’une attaque de son bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. »
 
 
                                                                                                                             Équipage
 
 
   — BARONAT Vincent, né le 15 mars 1886 à Alicante (Espagne). Premier chauffeur, inscrit au quartier d’Oran, n° 2.014  
.
 
   — CHEVALIER Henri, né le 20 mars 1892 à Allennes-les-Marais (Nord). Matelot de 2e classe chauffeur breveté, matricule n° 35.079 – 1.
 
    Fils d’Édouard CHEVALIER, né le 22 décembre 1862 à Allennes-les-Marais, journalier [domestique en 1889], et de Félicie HÉQUINE, née 7 mai 1866 à Allennes-les-Marais, « ménagère » [journalière en 1889] ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 16 février 1889 (Registre des actes d’état civil de la commune d’Allennes-les-Marais, Année 1889, f° 5, acte n° 14. ~ Année 1892, f° 7, acte n° 15.). Était mineur lors du recensement de sa classe.
 
   [Incorporé à compter du 8 octobre 1913 au 1er Dépôt des équipages de la flotte, à Cherbourg ; arrivé au corps et apprenti-marin le 9, matricule n° 35.079 – 1. Passé dans la réserve de l’armée de mer le 1er octobre 1915. Matelot de 2e classe chauffeur breveté le 27 avril 1916.]
 
 
    — GARAND Émile Auguste, né le 26 avril 1889 à Quincy-le-Vicomte (Côte-d’Or). Matelot chauffeur, inscrit au quartier d’Alger, n° 182 ; classe 1910, n° 1.367 au recrutement d’Alger.
 
    Fils de Louis Augustin Urbain GARAND, né le 17 février 1865 à Charcenne (Haute-Saône), meunier [boulanger en 1889], et de Louise Apolline DURAND, née le 11 août 1867 à Lavoncourt, sans profession [couturière en 1889] ; époux ayant contracté mariage à Lavoncourt, le 27 septembre 1885 (Registre des actes de mariage de la commune de Lavoncourt, Année 1885, f° 1, acte n° 1. ~ Registre des actes d’état civil de la commune de Quincy-le-Vicomte, Année 1889, f° 5, acte n° 7.). Était marin-pêcheur lors du recensement de sa classe.
 
 
   — JACKSON Émile Louis Gaston, né le 8 juin 1887 à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). Matelot de 2e classe chauffeur breveté, matricule n° 27.154 – 1 ; classe 1907, n° 1.885 au recrutement de Béthune.
 
    Fils d’Émile Auguste Bénigne JACKSON, né vers 1854, typographe, et de Louise Adelaïde DEGARDIN, née vers 1857, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Montreuil-sur-Mer, Année 1887, f° 8, acte n° 26.).  
 
   [Incorporé à compter du 6 octobre 1908 au 1er Dépôt des équipages de la flotte, à Cherbourg ; arrivé au corps et apprenti-marin le même jour, matricule n° 27.154 – 1. Matelot de 2e classe chauffeur breveté à compter du 7 février 1910 ; alors embarqué sur le croiseur cuirassé Ernest-Renan. Passé dans la réserve le 30 septembre 1910. Rappelé à l’activité par l’effet du décret du 1er août 1914 prescrivant la mobilisation des armées de terre et de mer (J.O. 2 août 1914, p. 7.054) ; arrivé au corps le 3 août 1914.]  
 
 
   — MOGUÉROU François Marie, né le 16 mai 1888 à Carantec (Finistère) et y domicilié. Matelot chauffeur, inscrit le 18 mai 1907 au quartier de Morlaix, n° 5.837 ; classe 1908, n° 2.325 au recrutement de Brest.
 
    Fils de Louis MOGUÉROU et de Marie BROUDIC, son épouse.  
 
                                                                                                                           **********
 
   Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 2 avr. 1922, p. 3.653), les marins dont les noms précèdent furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire dans les termes suivants : « Disparus en mer, le 9 novembre 1917, au cours d’une attaque de leur bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. »


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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