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  SUSSEX - Compagnie des Chemins de Fer de l'État Français

 

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Auteur Sujet :

SUSSEX - Compagnie des Chemins de Fer de l'État Français

n°1513
Terraillon​ Marc
Posté le 24-11-2007 à 22:35:29  profilanswer
 

Bonsoir
 
Voici une vue du SUSSEX (compagnie de navigation des Chemins de Fer de l'État Français ), torpillé en 1916
 
http://perso.orange.fr/MT06/Sussex_GB_18a.JPG
 
Si Franck pouvait vérifier si le navire a été affrété ou prêté car il bat pavillon britannique ...  :??:  
 
A bientot


Message édité par Terraillon Marc le 25-11-2007 à 09:54:35

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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°1516
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 24-11-2007 à 23:29:44  profilanswer
 

Bonsoir Marc
Selon le registre Starke-Schell, le Sussex à l'origine appartenant à London, Brighton & So. Coast Railway Co., Newhaven, est passé sous pavillon F en 1914 - Chemins de Fer de l'État Français (L. B. & S. C. Rly. Co., managers.), Dieppe.
Après son torpillage et remise en état, il a servi en tant que dragueur auxilliaire toujours sous pavillon F.
Dans un prochain message, plus de détails sur l'attaque contre ce trans-Manche.
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°1517
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 24-11-2007 à 23:44:55  profilanswer
 

Transcription du KTB de l'UB 29, Oblt z.S. Pustkuchen
"15h40 Vent NNE, grande visibilité, aperçu un bâtiment portant deux grands mâts.
15h41 Plongée. Le bâtiment ressemble à un paquebot de la Manche mais il n'a qu'une cheminée et un pont spécial analogue à celui d'un navire de guerre. Comme il ne suit pas la route prescrite aux navires de commerce par l'Amirauté britannique (en dehors des bouées 8 et 9), il ne peut être un paquebot. Etant donné son arrière étrange, je le prends pour un mouilleur de mines. Il ne porte aucun pavillon et est uniformément peint en noir.
15h55 Lancé. Au bout de 69 secondes, grosse explosion. Distance 1300 m. Tout l'avant du navire jusqu'à la passerelle est mis en pièces. Le pont est plein de monde, c'est un transport. Disparition non observée, je m'éloigne en plongée."
 
Au moment de l'attaque, le Sussex était cap au sud, en route de Folkestone sur Dieppe. Ce torpillage survenant après celui du Lusitania allait entrainer de sérieuses tensions entre les USA et le Kaiser, poussant ce dernier à reconsidérer pour un temps sa politique en matière de guerre sous-marine.
 
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°1574
Ar Brav
Posté le 26-11-2007 à 21:05:39  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Marc et Yves,
 
La pêche est maigre en ce qui me concerne, mais mieux que rien :
 
SUSSEX Dragueur auxiliaire (1914 - 1919)        
       
Chantier :  
         
N.C.  
Mis à flot : 1896        
En service : 05.09.1914        
Retiré : 1919        
Caractéristiques : 1 353 t ; 517 tjb.  
         
Observations :      
 
1896 : paquebot transmanche de la London, Brighton & So. Coast Railway Co., Newhaven
1914 : armé par les Chemins de Fer de l’Etat
05.09.1914 - 1919 : réquisitionné à Dieppe, La Pallice
24.03.1916 : sérieusement endommagé en Manche par une torpille tirée du sous-marin UB 29 (OL Herbert Pustkuchen), faisant 50 victimes.
 
Amicalement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4479
alain13
Posté le 14-04-2008 à 13:26:50  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
Voici des photos du Sussex avant et après son torpillage.
Quand on voit que toute la partie avant, de la passerelle à la proue, a coulé immédiatement après le torpillage on se demande comment le navire a pu se maintenir à flots.
En marche arrière pour préserver la cloison étanche située en deçà de la rupture et le "nouvel" avant légérement émergé du fait de la perte de poids, le capitaine Mouffet a pu attendre les secours.
Ces secours se manifestèrent par l'arrivée sur les lieux du chalutier patrouilleur Marie Thérèse commandé par le capitaine Bourgain qui en accostant le Sussex dans des conditions difficiles permit le transbordement  des passagers survivants.
Le Sussex pris en remorque par l'arrière fut ensuite ramené à Boulogne et échoué.
Le Marie thérèse avait coulé le 4 juillet 1915 un sous marin allemand à 6 milles au large de Boulogne.
 
Cordialement,
Alain
 
http://img374.imageshack.us/img374/3112/sussexavantny3.jpg
 
 
http://img374.imageshack.us/img374/9364/sussexaprsgz5.jpg
 
 
http://img374.imageshack.us/img374/734/sussexchouhx1.jpg

n°4486
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 14-04-2008 à 17:23:39  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Alain
Les photos sont impressionnantes, merci de nous en faire profiter. Il revient de loin en effet !
Aucun U-Boot n'a été coulé le 4 juillet 1915. Sans doute l'une de ces nombreuses "victoires" qui en temps de guerre font tant de bien au moral à défaut de faire du mal à l'adversaire.
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°4490
Ar Brav
Posté le 15-04-2008 à 06:10:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une petite mise à jour :
 
SUSSEX Dragueur auxiliaire (1914 - 1919)          
         
Chantier :    
         
William Denny & Brothers, Dumbarton, Grande-Bretagne
Commencé : 1896    
Mis à flot : 30.04.1896
Terminé : 07.1896  
En service : 1896 (MM)        
En service : 05.09.1914 (MN)        
Retiré : 1919 (MN)          
Caractéristiques : 1 353-1 117 t ; 517 tjb ; 83,8 x 10,4 m ; 2 machines ; 20,5 nds.    
         
Observations :        
   
1896 : paquebot transmanche de la London, Brighton & South Coast Railway Co., Newhaven  
1914 : armé par les Chemins de Fer de l’Etat  
05.09.1914 - 1919 : réquisitionné à Dieppe ; La Pallice  
24.03.1916 : sérieusement endommagé en Manche par une torpille tirée du sous-marin UB 29 (OL Herbert Pustkuchen), faisant 50 victimes.  
1919 : déréquisitionné
1921 : devient l’Aghia Sophia
1922 : démoli.
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°10524
olivier 12
Posté le 20-11-2008 à 11:17:20  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici un court récit illustré (source l'Illustration) du torpillage du SUSSEX, vu depuis le paquebot transmanche.
 
Commandé par le capitaine Mouffet, le transmanche SUSSEX avait quitté Folkestone le 24 Mars 1916 à 13h30 et faisait route sur Dieppe par beau temps et mer calme.  
Vers 15h00, le capitaine aperçut une torpille faisant route vers lui et tenta de manoeuvrer pour l'éviter. La torpille explosa sur l'avant du SUSSEX et sectionna la coque à 2 m sur l'avant de la passerelle. Toute la partie avant disparut immédiatement dans les flots, mais le navire continua à flotter. Le commandant fit mettre la machine en arrière toute pour soulager la pression s'exerçant sur la cloison étanche. Le navire s'enfonça légèrement sur l'arrière, faisant émerger suffisamment cette cloison pour éviter l'envahissement.
Le mât avant s'abattit, entrainant l'homme de vigie placé dans la hune, et démolit en partie la timonerie. L'antenne TSF étant aussi tombée, il fut impossible d'envoyer un SOS.  
Tous les passagers qui se trouvaient dans le salon des 1ère classes hommes furent tués, ainsi que beaucoup de ceux situés dans la salle à manger des 1ère classes. Parmi ces victimes se trouvait le prince Barham de Perse.
Voici cette salle à manger photographiée au retour à Boulogne.
 
http://img252.imageshack.us/img252/4485/sussex5ak6.jpg
 
Après un moment de panique, les survivants s'assemblèrent sur le pont arrière. (Ce cliché est l'un des plus connu de la tragédie).
 
http://img265.imageshack.us/img265/9311/sussex1vx9.jpg
 
Les passagers prirent finalement place dans les embarcations
- sur tribord arrière
 
http://img252.imageshack.us/img252/7514/sussex3pw8.jpg
 
- et sur bâbord arrière (où on les voit en train d'embarquer)
 
http://img252.imageshack.us/img252/5867/sussex4sw9.jpg
 
Mais l'une des embarcations, surchargée, chavira le long du bord, engloutissant presque tous ses passagers, à l'exception de quelques uns qui parvinrent à remonter sur la coque retournée.
 
http://img265.imageshack.us/img265/5602/sussex2vu9.jpg
 
Vers 17h00, l'opérateur radio qui avait réussi à remettre en service une antenne de secours put enfin lancer un SOS qui fut entendu à Boulogne. La machine n'ayant pas été envahie, les dynamos pouvaient fonctionner.
Les passagers réfugiés dans les embarcations remontèrent alors à bord.
 
Le premier navire arrivé sur les lieux fut le chalutier patrouilleur MARIE-THERESE, capitaine au long cours Bourgain, enseigne de vaisseau auxiliaire. Vers 22h00, il aperçut une rangée de feux blancs et deux fusées qui étoilèrent le ciel.  
Le temps était orageux, la brise de SW était devenue forte et des averses de grêle s'abattaient sur la mer devenue aussi agitée à forte.  
Le transfert des naufragés par chaloupe s'avérant impossible, le capitaine Bourgain décide d'accoster le SUSSEX, en gardant deux chaloupes tampons le long de son  bord, qui s'écrasent littéralement, servant en quelque sorte d'amortisseurs.  
Bien que les chocs entre les deux navires soient d'une violence inouïe, les naufragés passent en moins d'une heure sur le chalutier. L'un des sabords du paquebot est à hauteur du pont du chalutier ce qui facilite les opérations. D'autres passagers sont transférés au moyens de cordages tendus entre les deux navires. Le transfert des blessés est particulièrement difficile.
Vers minuit, le chalutier s'écarte du paquebot et un destroyer anglais prend sa place pour terminer l'évacuation.
Le 25 Mars à 02h00, le MARIE-THERESE entre à Boulogne.
 
Pour ce difficile sauvetage, le capitaine Bourgain sera cité à l'ordre du jour du front de mer.
 
Parmi les victimes du torpillage à signaler le compositeur et virtuose espagnol Enrique Granados y Campina, connu à l'époque, ainsi que son épouse. Né à Lérida en 1867, il était l'auteur de pièces pour piano (danses espagnoles) d'opéras et de zarzuelas.
 
Voici sa photo
 
http://img519.imageshack.us/img519/5301/granadosmt1.jpg
 
Cdlt
 
Olivier
 
 
 


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olivier
n°13318
olivier 12
Posté le 12-02-2009 à 09:48:26  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici la carte accompagnant le rapport officiel du torpillage du Sussex
 
http://img16.imageshack.us/img16/1879/sussexck5.jpg
 
On trouve aux archives un épais rapport concernant cette affaire, avec plusieurs lettres de passagers qui se plaignent vivement des conditions du sauvetage et, surtout, de l'attitude peu digne de quelques hommes de l'équipage qui ont pris place avant eux dans les canots ou encore ont visité quelques bagages... De sévères sanctions furent prises à l'encontre de ces marins, peu nombreux heureusement.
 
Cdlt


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olivier
n°23797
Memgam
Posté le 26-01-2010 à 23:05:12  profilanswer
 

Petite observation sur la survie des navires coupés en deux par mine, torpille, explosion interne ou abordage. Ces navires étant à propulsion mécanique, le poids des machines à l'arrière à tendance à les faire lever de l'avant, ce qui permet à la brèche d'être hors d'eau, ou tout au moins à diminuer la pression de l'eau sur la cloison étanche qui protège la machine. L'arrière du pétrolier Picardie s'est trouvé dans cette situation en 1940, reparti plus tard en mer avec un nouvel avant. La partie arrière du pétrolier Tanio en 1980 a également tenu pour les mêmes raisons, tout comme celle de l'escorteur d'escadre Surcouf en 1971.

n°34267
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 07-04-2012 à 10:27:51  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Un marin du « dragueur auxiliaire » Sussex.
 
   — NORMANDIN René André, né le 11 avril 1899 à Dolus-d'Oléron (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime –) et y domicilié, décédé le 16 octobre 1918 à l’Hôpital maritime de Rochefort des suites de la grippe, Apprenti-marin, Matricule n° 17.786–4 (Acte transcrit à Dolus-d'Oléron, le 25 avr. 1920).
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°36241
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 05-02-2013 à 09:40:25  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Le commandant du paquebot transmanche Sussex.
 
 
   — MOUFFET Auguste François, capitaine au cabotage, inscrit à Dieppe, n° 52.
 
 
 
                                          Le Matin, n° 11.833, Vendredi 21 juillet 1916, p. 2.
 
 
                                   http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/MOUFFET%20-%20L.O.%20bis2..jpg
 
 
                                             Le Pays de France, n° 95, 10 août 1916, p. 16.  
 
 
           http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEX%20-%20Commandant..jpg


Message édité par Rutilius le 28-08-2013 à 08:04:13

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°36521
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 08-03-2013 à 21:06:44  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   
   Une femme à la « nage » : Marie Marguerite Joséphine ARIGASCI, femme de chambre à bord du paquebot transmanche Sussex.  
 
 
   Journal des débats politiques et littéraires, n° 239, 26 août 1916, p. 3, en rubrique « Guerre et Marine. ».
 
 
                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEX%20-%20Recompenses%20-%20Mme%20Arigasci%20-%201..jpg
                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEX%20-%20Recompenses%20-%20Mme%20Arigasci%20-%202..jpg
 
 
                                    L’Action féministe, n° 48, Décembre 1916 ~ Janvier 1917, p. 4.
 
 
                                  http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEX%20-%20Recompenses%20-%20Mme%20Arigasci%20-%204..jpg
 
 
   — ARIGASCI Marie Marguerite Joséphine, née le 5 juillet 1869 à Dieppe (Seine-inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –) et y décédée, le 9 avril 1950 (Registre des actes de naissance de la ville de Dieppe, Année 1869, f° 183, acte n° 354).
 
   Fille de Joseph Dominique ARIGASCI, mécanicien à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, né le 20 août 1830 à Rouen (Seine-inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –) et décédé le 11 juillet 1874 à Hautot-sur-Mer (– d° –), et de Marie Virginie JOUAILLE, cigarière, née le 2 mai 1838 à Ancourt (– d° –). Lesquels avaient contracté mariage le 19 septembre 1866 à Dieppe (Registre des actes de mariage de la ville de Dieppe, Année 1866, f° 38, acte n° 115).
 
   Épouse de Paul Auguste DELIGNE, employé de commerce, né le 27 avril 1857 à Cambrai (Nord), avec lequel elle avait contracté mariage à Dieppe, le 19 novembre 1898 (Registre des actes de mariage de la ville de Dieppe, Année 1898, f° 66, acte n° 156). Mariage dissous à la demande de l’épouse par jugement du Tribunal de 1re instance de Dieppe en date du 19 novembre 1902, transcrit à Dieppe, le 12 décembre 1903 (Registre des actes de mariage de la ville de Dieppe, Année 1903, f° 81, acte n° 164 bis).


Message édité par Rutilius le 06-02-2015 à 11:33:51

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°37344
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 12-05-2013 à 00:36:36  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Récompenses accordées à la suite du torpillage du paquebot transmanche Sussex [Prix Henri Durand (de Blois)].
 
 
                                                   Journal officiel du 25 mai 1917, p. 4.149.
 
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Prix%20H.-D.%201917%20-%20En-tete%20-%20J.O.%2025-V-1917..jpg
 
                                                                          [...]
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Prix%20H.-D.%201917%20-%20SUSSEX%20-%20J.O.%2025-V-1917%20-%20I..jpg
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Prix%20H.-D.%201917%20-%20SUSSEX%20-%20J.O.%2025-V-1917%20-%20II.jpg
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Prix%20H.-D.%201917%20-%20SUSSEX%20-%20J.O.%2025-V-1917%20-%20III.jpg


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°37355
maurice V
Posté le 12-05-2013 à 21:41:43  profilanswer
 

http://i82.servimg.com/u/f82/11/97/46/72/sussex11.jpg
 
Bonjour à tous,
 
Voici une autre photo du SUSSEX prise à Boulogne en 1916 (source: 7seas)
 
Bien amicalement
Maurice


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maurice
n°37531
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 08-06-2013 à 08:43:18  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Les circonstances du sauvetage des passagers du paquebot Sussex par le patrouilleur auxiliaire Marie-Thérèse.
 
 
   Société centrale de sauvetage des naufragés – Annales du sauvetage maritime, 1916, 1er et 2e trim. 1916, p. 57 à 60.
 
 
                                                  SAUVETAGE DES PASSAGERS DU "SUSSEX"
 
 
   Le 24 mars vers 17 heures étant de service d’arraisonnement sur le Marie-Thérèse, je reçus l’ordre comme tous les bâtiments de surveillance en mer de me porter au secours du paquebot Sussex, torpillé par L. 50° 28' N., longitude 1° 18' O.  
   En arrivant sur la position ci-dessus vers 19 h. 30, je m’informai près du Torpilleur 306 s’il avait eu connaissance de quelque chose. Après sa réponse négative, je m’adressai sans plus de chance à l’un des pêcheurs des plus au large d’un groupe qui s’étendait à perte de vue vers le Sud dans la direction de Dieppe.  
  Les appels S. O. S. du Sussex, quoique lancés à intervalles réguliers, ce qui devenait très angoissant quand les espaces de temps se prolongeaient, m’indiquaient que ce bâtiment flottait toujours et que, s’il se trouvait dans la partie Sud, c’est-à-dire dans le champ des pêcheurs, ceux-ci se seraient portés à son secours, et, au lieu d’avoir leurs feux de pêche comme en ce moment, ils auraient eu beaucoup d’entre eux leurs feux de côté.  
   C’est en pensant ainsi que j’acquis la conviction que le Sussex devait se trouver dans la partie Nord, vers l’Est ou vers l’Ouest.  
   Ne voulant pas me livrer à des recherches au hasard, je traçai sur la carte la ligne Folkestone~Dieppe et je vis que le point donné se trouvait à environ 4 milles dans l’Ouest de cette ligne. En combinant les courants et les vents frais du Sud-Ouest, je jugeai à l’estime que le Sussex ne devait pas être éloigné de sa route au Nord, route à peu près parallèle à celle de Folkestone~Dieppe.  
   Recevant un message sans fil du front de mer de Boulogne réordonnant de rejoindre mon poste d’arraisonnement, d’autre part assuré que j’étais de retrouver de malheureuses victimes, je résolus tout en exécutant l’ordre reçu de continuer au Nord jusqu’à ce que je sois par le travers de Boulogne, puis de couper à l’Est directement sur le port. En agissant ainsi je m’approchai de Boulogne tout en parcourant 18 milles sur la ligne Dieppe~Folkestone, distance déjà intéressante. En somme, j’avais à parcourir les deux côtés de l’angle droit d'un triangle rectangle au lieu de suivre l’hypoténuse. Au cours de la route, à mesure que nous avancions, les appels du Sussex devenaient de plus en plus sonores, ce qui m’encourageait à persévérer dans ma résolution.  
   Ce fut mieux encore quand, à 21 h. 55, le bâtiment torpillé signala le point suivant
: « Sussex torpillé par L. 50° 44’ G. 1° 11’ Est Paris. ». Nous étions sur la bonne voie sans être obligés de dévier d’un degré. Voyant quelques feux blancs à tribord et à bâbord de notre avant, je fis mettre nos trois feux blancs verticaux et signaler par T. S. F. : « Sussex, voyez-vous les trois feux blancs ? » Je n’eus pas de réponse. A 22 h. 15, nous apercevons une rangée de feux blancs semblant se toucher mais aucun feu supérieur.  
   Nous commençons à croire que c’est le paquebot en détresse. A 22 h. 25, il lance plusieurs fusées. Plus de doute c’est lui, c’est le Sussex.  
   Tout l’équipage est sur le pont, l’angoisse longtemps contenue s’est évanouie, c’est la joie parmi les hommes à la pensée qu’ils vont enfin agir pour sauver de la mort ce monde innocent. Le bâtiment a vu nos feux blancs, il sait, il voit que nous allons vers lui, mais à présent nous avançons lentement dans la nuit sombre de crainte de rencontrer des embarcations chargées de passagers et livrées au gré des flots. Nos hommes sont munis de leurs bouées, notre chaloupe est à l’eau, tout est prêt pour le sauvetage et chacun est impatient d’agir. Enfin, à 22 h. 40, Marie-Thérèse est seul près du Sussex. Je demande le nombre des passagers ; on me répond 350 et je hèle que nous prendrons tout le monde à bord. C’est une joie indescriptible qui se traduit par des Hurrahs! Vive la France! Vive les sauveteurs !  
   Il vente frais du Sud-Ouest, temps orageux, grains de pluie ou de grêle par intervalles, mer grosse et hachée par la marée contraire au vent ; le transbordement par les embarcations me semble très périlleux, surtout en pleine nuit, et ce serait aussi bien long. C’est ce que pense également le commandant du Sussex, puisqu’il me demande s’il me sera possible de l’accoster. Mais il y a un danger qui se présente du fait de la marée : le bâtiment sinistré est haut sur l’eau ; il se trouve en travers au vent de Sud-Ouest avec un courant qui porte au Sud-Ouest ; il est donc étale ; il n’en sera pas de même du Marie-Thérèse qui sera abrité du vent et que le courant rejettera toujours avec force contre la grosse masse. Les heurts, les secousses sont terribles, et j’ai aussi à craindre pour mon chalutier la ceinture de protection du Sussex.  
   Après décision, j’accoste et je garde à dessein deux baleinières qui vont s’écraser entre les deux bâtiments ; elles serviront de ballons protecteurs entre les deux bords. C’est fait, nous sommes accostés, les chocs sont violents, je crains pour mon bateau, nous nous déhalons davantage, sur l’avant de l’autre, nous sommes un peu moins maltraités, mais il n’y a pas de temps à perdre et le transbordement humain commence aussitôt. En moins d’une heure, malgré les heurts violents des deux bâtiments, malgré les écartements des lisses causés par les coups de roulis et aussi par les aussières cassées, les passagers embarquent, les hommes par des cordes, les femmes et les enfants par un sabord heureusement situé à la hauteur de la lisse.  
   Mon équipage, avec un dévouement et un courage sans relâche, saisit à ce sabord à chaque roulis favorable une femme, un vieillard, un enfant, et cela entre des écartements variant de 0 à 3 mètres et ainsi de suite pendant cinquante minutes au bout desquelles tout le sexe féminin est embarqué. Aucune panique pendant le transbordement. Les passagers sont restés admirablement calmes, résignés et confiants ; plusieurs même aidèrent à l’embarquement de leurs collègues, entre autres un caporal d’infanterie que j’ai bien remarqué et dont j’ignore le nom. Quant au commandant du Sussex, je l’ai vu se dépenser et prodiguer ses soins à tous les passagers du bord. Il les exhortait au calme, à la patience et vraiment il y a réussi, puisque le transbordement de 200 personnes s’est effectué sans le plus léger accroc.  
   Nous sommes prêts à partir ; je vois une baleinière du Sussex amarrée à mon bord ; j’ordonne aux hommes qui la montaient de repartir à bord de leur bâtiment où ils sont certainement nécessaires. A 23 h. 45, nous débordons et laissons la place à un destroyer anglais arrivé depuis un quart d’heure et qui prendra le reste des passagers et des blessés.  
   Faisant route avec notre précieux chargement humain, nous arrivons à Boulogne vers 2 heures du matin, le 25 mars.  
   En doublant les jetées du port, les passagers rentrant dans cette mer calme se mirent à crier
: « Hurrah ! et vive la France ! »  
   Les remerciements aux sauveteurs ne sont pas comptés. Ils étaient sauvés. A 2 h. 15, Marie-Thérèse accoste au front de mer qui ordonne le débarquement des passagers.  
   Il se pourrait que Marie-Thérèse ait des avaries du côté de tribord, côté qui était adossé au Sussex. Une visite sérieuse s’impose donc à ce sujet.
 
   Fait à bord, le 25 mars 1916.
   Le commandant de Marie-Thérèse,  
   BOURGAIN.

 
 
 
   Annales du sauvetage maritime – Société centrale de sauvetage des naufragés –, 1er et 2e trim. 1917, « Rapport sur les principaux sauvetages accomplis dans l’année par M. le capitaine de vaisseau Babeau, administrateur de la société », p. 37.
 
 
   « Des retards apportés à la communication des rapports avaient empêché notre Société de récompenser l’an dernier le principal sauveteur des passagers du Sussex, le capitaine au long-cours Bourgain, enseigne de vaisseau auxiliaire.  
   L’arraisonneur Marie-Thérèse qu’il commandait fut le premier en effet à accoster le Sussex, au risque de se faire démolir par la mer, et put embarquer 200 personnes : l’intrépidité et l’habileté professionnelle dont a fait preuve le capitaine Bourgain, lui ont bien mérité la Médaille d’or que nous lui décernons tardivement aujourd’hui. »


Message édité par Rutilius le 08-06-2013 à 09:30:24
n°37532
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 08-06-2013 à 09:29:58  profilanswer
 


 
 
   Torpilleur 297. Journal de bord – 6 février ~ 8 mai 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 527, p. num. 266 et 267.
 
 
                                                           « JOURNAL DE NAVIGATION.
 
                                                 « Le 24 mars 1916. De Boulogne à la mer.
 
   Appareillé à 2 h. Service de patrouille au large.
 
   8 h. 00  –  Rentré en rade.
 
   8 h. 15  –  Amarré dans l’avant-port.
 
   12 h. 45  –  Appareillé. Amarré à la digue Carnot à 13 h.
 
   17 h. 00  –  Appareillé. Route au S. 50 O. à la recherche du paquebot Sussex torpillé.
 
   18 h. 40  –  Routes diverses jusqu’à 24 h. en recherche du paquebot. Jolie brise N.-O., mer agitée. Temps à petits grains.  
 
   ........................................................................................................................................................
 
                                                             JOURNAL DE NAVIGATION.
 
                                                   Le 25 mars 1916. De Boulogne à la mer.
 
   Continué les recherches du paquebot Sussex.
 
   1 h. 25  –  Rencontré le Sussex avec plusieurs bateaux sur les lieux.
 
   2 h. 30  –  Route sur Boulogne.
 
   Rentré et amarré en rade Carnot à 3 h. 45.
 
   8 h. 15  –  Appareillé. Rentré dans l’avant-port et amarré à 8 h. 30.
 
   Jolie brise S.-O. Mer agitée.
»
 
   ____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
 

n°37919
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 27-08-2013 à 22:51:49  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Autres récompenses accordées consécutivement au torpillage du paquebot Sussex.
 
 
                                              Journal officiel du 10 septembre 1916, p. 8.068.
 
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEX%20-Recompenses%20-%20J.O.%2010-XI-1916%20-%20I..jpg  
 
                                                                              [...]
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEX%20-Recompenses%20-%20J.O.%2010-XI-1916%20-%20II..jpg


Message édité par Rutilius le 28-08-2015 à 19:05:17

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°39900
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 19-05-2014 à 00:00:05  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                                                  Marins disparus le 24 mars 1916 lors du torpillage du paquebot transmanche Sussex [6]
 
                                                                                                                   
                                               Jugement du Tribunal civil de Dieppe en date du 4 janvier 1917, transcrit à Dieppe, le 16 janvier 1917
 
                                                               (Registre des actes de décès de la ville de Dieppe, Année 1917, f° 10, n° 32 bis)
 
 
   « Attendu que le vingt-quatre mars mil neuf cent seize, vers quatorze heures trente, le paquebot Sussex, de l’Administration des Chemins de fer de l’État, faisant route de Folkestone à Dieppe fut torpillé par un sous-marin ennemi, à treize milles dans le S. 3 E. de Dungeness ;
   Attendu que l’engin ne toucha le navire qu’à l’avant et que vingt mètres de coque à partir de l’étrave disparurent ; attendu que le chef mécanicien VINCENT Édouard Ernest, qui était occupé sur la partie avant du bâtiment, fut victime de l’explosion et que son corps n’a pas été retrouvé ; que, parmi l’équipage de cinquante-trois hommes, cinq manquèrent à l’appel : Primo, BRICE Ange Marie François, matelot, inscrit à Saint-Malo, numéro cent soixante ; Secondo, CAREL Arsène Gustave Henri, matelot, inscrit à Dieppe, numéro quarante-trois ; Tertio, MICHEL François Claude, timonier, inscrit à Dinan, numéro vingt-six mille cinq cent trente-deux ; Quarto, GOURIOU Jean Marie, matelot, inscrit à Paimpol, numéro treize mille deux cent trente deux ; Quinto, MORIN Louis Albert Isma, matelot, inscrit à Honfleur, numéro quatre-vingt-seize ;
   Attendu que les enquêtes menées après l’accident par les autorités françaises et anglaises n’ont révélé nulle part la présence de ces six hommes ;  
   Attendu que les certificats délivrés le vingt octobre mil neuf cent seize par Monsieur le Maire de La Richardais (Ille-et-Vilaine), le vingt-huit octobre mil neuf cent seize par Monsieur le Maire de Dieppe, le quinze octobre mil neuf cent seize par Monsieur le Maire de Neuville-lès-Dieppe, le trente octobre mil neuf cent seize par Monsieur le Maire de Plouviro, le vingt-deux octobre mil neuf cent seize par Monsieur le Maire de Fatouville-Grestain, le vingt-cinq octobre mil neuf cent seize par Monsieur le Maire de Pleuhiden, il résulte que
[les marins précités] n’ont pas reparu à leurs domiciles ; qu’il est malheureusement trop certain, ainsi qu’il résulte du rapport de Monsieur l’Administrateur de l’Inscription maritime, du treize décembre mil neuf cent seize, que ces marins ont péri en mer ;
   Attendu qu’aucun acte de décès n’a été dressé ; attendu qu’il convient de tenir pour constants les décès des sieurs BRICE, CAREL, VINCENT, GOURIOU, MORIN, MICHEL et qu’il y a lieu de constater ces décès.
»
 
 
    — BRICE Ange Marie François, né le 11 janvier 1854 à Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine). Matelot, inscrit à inscrit à Saint-Malo, n° 60.
   Fils de François BRICE et de Catherine MAINGUY. Époux d’Azelina Marie ROUTIER, avec laquelle il avait contracté mariage à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine), le 20 octobre 1880.  
 
    — CAREL Arsène Gustave Henri, né le 30 janvier 1881 à Dieppe (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –). Matelot, inscrit à Dieppe, n° 43.
   Fils de Louis Auguste CAREL et de Rose Marie Magdeleine Fortunée JESSU. Époux de Jeanne Emélie Alexandrine BOUTLEUX, avec laquelle il avait contracté mariage à Dieppe, le 28 octobre 1909.
 
    — VINCENT Édouard Ernest, né le 30 janvier 1865 à Rouen (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –). Chef mécanicien, inscrit à inscrit à Dieppe, n° 889.
   Fils d’Antoine Claude Adolphe VINCENT et de Sidonie Félicie DUPERRON. Époux de Marthe Marie Louise DUBOS, avec laquelle il avait contracté mariage à Dieppe, le 4 mai 1892.
 
    — GOURIOU Jean Marie, né le 7 avril 1876 à Ploubazlanec (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit à Paimpol, n° 13.232.  
   Fils d’Yves GOURIOU et de Catherine LE BILLER. Époux de Marie Françoise KERNADOUET, avec laquelle il avait contracté mariage à Ploubazlanec, le 24 octobre 1906.  
 
    — MORIN Louis Albert Isma, né le 8 janvier 1881 à Fatouville-Grestain (Eure). Matelot, inscrit à Honfleur, n° 93.  
   Fils de Victor Désiré MORIN et de Léontine Victorine VARIN. Époux de Marie Élise HALAVENT, avec laquelle il avait contracté mariage à Fatouville-Grestain, le 28 septembre 1907.  
   
    — MICHEL François Claude, né le 10 janvier 1862 à Pleudihen-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit à Dinan, n° 26.532.
    Fils de Claude MICHEL et de Jeanne HERVÉ. Époux de Thérèse Marie PÉPIN, avec laquelle il avait contracté mariage à Pleudihen-sur-Rance, le 15 janvier 1900.
   
   Par le même jugement, tous furent déclarés « Morts pour la France ».
 
 
 
   ■ Récompenses posthumes.  
 
 
    Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 1er ; J.O., 2 avr. 1922, p. 3.653), le chef mécanicien du Sussex fut inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants :
 
   « Sussex. – Vincent (Édouard-Ernest), officier mécanicien, Dieppe 889 : disparu en mer, le 24 mars 1916, au cours d’une attaque de son bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. » (p. 3.655)
 
 
    Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 2 ; J.O., 2 avr. 1922, p. 3.653), les autres marins disparus avec le Sussex furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire dans les termes suivants :
 
   « Sussex. – Brice (Auguste-Marie), Saint-Malo 5325 ; Carel (Arsène-Gustave), Dieppe 43 ; Michel (François-Claude), Dinan 4400 ; Gouriou (Jean-Marie), Paimpol 13232 ; Morin (Léon-Albert), Honfleur 95 : Disparus en mer, le 24 mars 1916, au cours d’une attaque de leur bâtiment par l'ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. » (p. 3.659)


Message édité par Rutilius le 19-05-2014 à 00:02:22

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°39942
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 27-05-2014 à 13:40:47  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                                                                               Passagers victimes du torpillage du paquebot transmanche Sussex
 
 
                                                                                                              [Liste partielle : 10 noms] (*)
 
 
   — BELQUIN Maximilien, née le 12 août 1862 à Vedrin (Province de Namur, Belgique) et domicilié à Bruxelles (Belgique). Disparu.
 
   Fils de Victor BELQUIN et d’Anastasie JONIAUX. Époux de Marie Joseph DELESTRE, avec laquelle il avait contracté mariage à Vedrin, le 6 janvier 1883. (Jug. Trib. civ. Dieppe, 13 nov. 1919, transcrit à Dieppe, le 13 déc.1919 : Registre des actes de décès de la ville de Dieppe, Année 1919, f° 30, n° 633 ter).
 
   Judiciairement déclaré « Mort pour la France ».
 
   — BERNARD Marie Louise, née le 12 avril 1870 à Molenbeek-Saint-Jean (Belgique) et domiciliée à ... (...). Disparue.
 
   Fille de Pierre BERNARD et d’Élizabeth PEITERMANS. Épouse de Joseph Philippe DANDER, employé de commerce, avec lequel elle avait contracté mariage à Paris (XIe Arr.), le 10 octobre 1912. (Jug. Trib. civ. Dieppe, 22 mai 1920, transcrit à Dieppe, le 9 juill. 1920 : Registre des actes de décès de la ville de Dieppe, Année 1920, f° 242, n° 249 ter).
 
   Judiciairement déclarée « Morte pour la France ».
 
   — GISSER Herman Émile, ressortissant helvète, né le 3 juin 1880 à Degersheim (Canton de Saint-Gall, Suisse) et domicilié à Saint-Gall. Corps retrouvé à bord le 26 mars 1917 et identifié le même jour.
 
   — GOODBODY Manliffe Francis, ressortissant britannique, domicilié à Londres, au 21 Kensington Garden. Corps retrouvé à bord le 25 mars 1917 et identifié le même jour.
 
   — JOURET Jeanne Marie, née le 22 mai 1872 à Roubaix (Nord) et domiciliée à Paris, au 16, rue Raynouard (XVIe Arr.). Corps retrouvé à bord le 25 mars 1917 et identifié le même jour.
 
   Fille de Joseph JOURET et d’Eugénie LAMBERT. Épouse de Hubert DESROUSSEAUX.
 
   — LAMARQUE Walter Alfred, ressortissant britannique, domicilié à Orpington (Royaume-Uni). Corps retrouvé à bord le 25 mars 1917 et identifié le même jour.
 
   — MANCEAU Pauline Emma, née le 4 septembre 1891 à Paris (... Arr.) et domiciliée à Paris (XVIIIe Arr.), au 14, rue du Ruisseau. Disparue.
 
   Fille de Jean Claude MANCEAU et d’Eugénie Louise CARIO. Épouse de Charles François Honoré BARNOIN, employé de commerce, avec lequel elle avait contracté mariage à Paris (XIe Arr.), le 10 octobre 1912. (Jug. Trib. civ. Dieppe, 1er mars 1917 – rendu à la requête du mari  – transcrit à Dieppe, le 25 mars 1917 : Registre des actes de décès de la ville de Dieppe, Année 1917, f° 63, n° 225 bis).
 
   — MENTELLI Francesco, ressortissant italien, né le 24 décembre 1870 à Monopoli (Italie). Corps retrouvé à bord le 26 mars 1917 et identifié le même jour.  
 
   — PALMER J. Henry, ressortissant britannique. Corps retrouvé à bord le 26 mars 1917 et identifié le même jour.
 
   — PRIEUR Louis Léon, né le 23 décembre 1862 à Paris (... Arr.) et y domicilié, au 19, rue Michel Le Comte (IIIe Arr.). Corps retrouvé à bord le 26 mars 1917 et identifié le même jour.
 
   ________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Dernières adjonctions : BELQUIN Maximilien ; BERNARD Marie Louise, épouse DANDER.


Message édité par Rutilius le 06-12-2014 à 18:56:12

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°40199
Memgam
Posté le 08-07-2014 à 22:40:56  profilanswer
 

Bonjour,
 
Par une manoeuvre hardie, l'accostage du Sussex dans de mauvaises conditions de mer, le capitaine au long cours Louis François Joseph Bourgain, commandant du chalutier Marie Thérèse, alors utilisé comme arraisonneur, a pu embarquer près de 200 personnes à son bord. Ce sauvetage est l'un des deux faits, avec un engagement contre un sous-marin qui lui ont valu la citation "Officier particulièrement énergique. S'est notamment distingué dans un combat contre un sous-marin allemand au large de Boulogne. A contribué, pour la plus large part au sauvetage des victimes du Sussex", et l'attribution du grade de chevalier de la légion d'Honneur en juillet 1916. (N.B. Son dossier n'est pas actuellement communicable sur la base Léonore).
En tant qu'inscrit maritime et pour la durée de la guerre, les officiers de la Marine marchande pouvait recevoir un grade d'officier auxiliaire dans la Marine nationale et être désigné comme commandant de navire. C'est ainsi que le CLC Bourgain était alors enseigne de vaisseau de 1 ère classe auxiliaire et commandant du chalutier réquisitionné Marie Thérèse. Il avait alors 48 ans en 1916 et une solide carrière maritime derrière lui.  
 
Voici ses débuts, tel que le raconte Louis Lacroix.
 
"C'est au Portel, près de Boulogne, dans le Pas de Calais, que naquit, le 11 mars 1868, cet autre vétéran de la maison Bordes, mon bon collègue, Louis François Bourgain. Mousse à la pêche dès sa treizième année, il passa ensuite au cabotage et s'engagea à dix-huit ans dans la Marine militaire, où il servit quarante-deux mois. Trente-six mois durant, il fit campagne, tantôt sur la Vire, stationnaire des mers du Sud, tantôt sur les vaisseaux à voile Fontenoy, Magellan, Calédonien, qui transportaient à cette époque le contingent annuel de forçats des dépôts de la métropole au bagne de la Nouvelle-Calédonie. C'est à bord de ces transports de l'Etat que les officiers lui permirent de préparer ses examens de capitaine au long cours et c'est l'enseigne de vaisseau André qui l'a présenté à M. Villain, l'examinateur d'hydrographie. L'EV André, devenu capitaine de vaisseau, commandant du croiseur Léon Gambetta, disparaîtra avec son navire lors du torpillage dans le canal d'Otrante). Quittant la Marine à vingt-deux ans, il embarqua comme second sur le trois-mâts Charles Colette de Dunkerque, aux voyages des Antilles, puis lieutenant à double solde sur le vapeur Cayor pour la côte d'Afrique. Les équipages qui remontaient à cette époque le fleuve du Sénégal via Podor-Cayes, étaient alors décimés pendant les épidémies sur les rivières et on leur accordait des salaires spéciaux. Après trois voyages consécutifs, revenu indemne, il reparti comme lieutenant sur le trois-mâts carré Circé pour le Chili, allant charger du nitrate à Iquique pour Bordeaux. C'était en 1892 ; à son arrivée dans les mers d'Europe, le navire se trouva en compagnie de plus de trois cent autres voiliers, retenus entre les Açores et la côte française, par une série de vents de nord-est, soufflant en tempête, sans discontinuer, pendant plus de cinq semaines. A l'arrivée à Bordeaux, Circé comptait 134 jours de mer et Bourgain débarqua pour suivre les cours de l'école d'hydrogaphie, afin de se présenter aux examens de capitaine au long cours. Sitôt en possession de son diplôme de capitaine au long cours, il entra en 1894 dans la maison Bordes, qu'il ne devait plus quitter jusqu'à la fin de sa carrière".
Il est d'abord lieutenant sur le cinq-mâts barque France, lors du 5 ème voyage de celui-ci, aux nitrates du Chili.
Il est ensuite second sur le trois-mâts barque Mentana du 15 juin 1895 au 12 mars 1896.
Second pour le 1er et le 2 ème voyage du 4 mâts barque Wulfram Puget, du 4 mai 1896 au 12 juin 1897.
Capitaine du trois-mâts carré Valentine, pour le 6 ème voyage de celui-ci, partant de Nantes le 31 octobre 1897 pour le Chili, via Cardiff pour y charger du charbon; il touche une roche inconnue à Totorallilo le 28 janvier 1898 et s'échoue volontairement à la plage pour éviter de couler. les moyens de sauvetage insuffisants et une tempête survenue le lendemain ne lui permettent de sauver que quelques éléments du gréement. Il passe devant le Tribunal maritime de Dunkerque le 26 novembre 1898 qui l'acquitte. Il est cependant rétrogradé à un poste de second pour deux ans par Bordes.
Second pour les 4 et 5 ème voyage du quatre-mâts barque Loire, du 24 décembre 1898 au 20 février 1900.
Capitaine pour le 7 ème voyage du trois-mâts carré Rancagua, il subit, du 10 au 20 août 1900, une série d'ouragans d'Ouest et une mer démontée par des froids de - 10° à - 20° C. Le trois-mâts Bretagne, à 130 milles à l'ouest, gouvernail arraché, doit être abandonné.
Capitaine du quatre-mâts barque Atlantique, pour les 7, 8 et 9 ème voyage du 17 juillet 1901 au 28 juin 1903, il subit un abordage à l'arrivée avec le cargo norvégien Argo, sans avoir eu de dégâts.  
Capitaine du quatre-mâts barque Marthe pour ces 5 et 6 ème voyage, de juillet 1903 au 28 mai 1905.
Capitaine du quatre-mâts barque Antonin pour les voyages 6, 7 et 8 du 26 janvier 1906 au 12 juin 1908.
 
A suivre…
 
Cordialement.

n°40200
Memgam
Posté le 09-07-2014 à 19:23:17  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Louis François Joseph Bourgain dans ses oeuvres, suite.
 
Le 6 ème voyage d'Antonin comporte une variante : un aller et retour depuis Iquique à Newcastle (Australie) du 24 juillet au 27 août, prenant 4 610 tonnes de charbon, la seule escapade australienne d'Antonin. Le retour en Europe est particulier :
"Régate entre les frères Joseph et François Bourgain en 1906. Les hasards de la navigation, un peu arrangés, croyons-nous, par les deux lutteurs de la mer en cause, ont permis que deux navires de la même maison, commandés par les deux frères aient quitté les côtes chiliennes le même jour, au même moment et pour un même port. les deux commandants en question sont Joseph et François Bourgain, les deux navires sont les quatre-mâts Tarapaca et Antonin qui ont quitté Iquique le 11 novembre 1906 pour Dunkerque. C'est là un match intéressant,dont nombre de mâts de perroquets pourraient supporter les conséquences ; mais il y a fort à parier que les marins consommés que sont les frères Bourgain ont songé à augmenter les provisions d'espars nécessaires à leur remplacement. Joseph Bourgain est le benjamin, né au Portel le 9 novembre 1871 et capitaine au long cours en 1900. Trois mois plus tard, c'est l'arrivée. Antonin a mouillé sous Dungeness le 21 au matin, Tarapaca est passé au même endroit sans s'arrêter le 22 au soir, ce qui donne à son concurrent une trentaine d'heures d'avance. Des détails qui vont montrer ce que savent faire les vaillants lutteurs qui viennent de retrer en Manche sont ceux-ci. Antonin et Tarapaca ont quitté simultanément Iquique le 11 novembre dernier et sont maintenant au déchargement. Or le trois-mâts Biago O, parti le 12 octobre n'est pas encore arrivé ; le trois-mâts Durregan, parti le 12 octobre, c'est à dire trente jours avant eux, ne les a devancé que de trois jours à Falmouth ; le trois-mâts Lansdale, parti deux jours avant, n'est toujours pas signalé, pas plus que son compatriote Dodderarn Castle, parti avec neuf jours d'avance. Voilà un résultat qui fait grand honneur aux états-majors de Tarapaca et d'Antonin et qui met en relief de façon saisissante l'endurance de l'équipage. L'Antonin a mis 102 jours, Tarapaca 103. On est loin des 64 jours de Montmorency ! Mais faire mieux était sans doute difficile, car cette fois, les navires n'ont pas été "favorisés" comme on disait alors. les marins savaient bien que, sur un parcours aussi long, les conditions atmosphériques influaient de façon déterminante : le mauvais temps au cap Horn, les calmes du pot au noir, les vents qui refusent, etc…, sont autant de difficultés dont l'importance peut être très différente d'un voyage à l'autre, et qui peuvent entraîner de grandes variations dans la durée des traversées."
Dans le bilan des traversées les plus rapides effectuées par des capitaines de l'armement Bordes, Bourgain est le 8 ème ex aequo, avec 12 traversées inférieures aux limites de primes, 7 en moins de 90 jours pour l'aller au Chili et 5 en moins de 95 jours pour le retour (90 jours sur Antonin en 1908, 86 sur Antonin en 1907, 85 jours sur Atlantique en 1903, 81 jours sur Atlantique en 1902.
C'est aussi à bord d'Antonin, en avril 1908, que François Bourgain rencontrera quarante deux glaces en 33 heures sur 325 milles.
Capitaine sur le quatre-mâts Dunkerque pour son 19 ème voyage, du 5 septembre 1908 au 23 mai 1909.
Capitaine sur le quatre-mâts barque Hélène ex Andorinha après son achat par Bordes en 1909, pour 4 voyages, du 30 octobre 1909 au 7 mars 1913.  
Hélène est alors le plus grand voilier sous pavillon français.  
C'est à bord d'Hélène,  au 2 ème voyage, que le capitaine subira une terrible épreuve le 15 mars 1911.
"Des lignes avaient été filées à l'arrière, en vue de capturer quelques poissons. Ce soir-là, l'homme de barre signala qu'un poisson avait mordu. Aussitôt, tout le monde se précipita afin d'embraquer la ligne. Chacun était heureux de participer à la capture d'une dorade qui, si elle était assez volumineuse, viendrait améliorer l'ordinaire. Il n'est pas rare, en effet, que les dorades, poissons les plus fréquemment pêchés, atteignent un poids de vingt kilos, quantité largement suffisante pour confectionner un bon plat pour tout l'équipage. Celle qui avait mordu ce jour-là était de ce poids et, pour la rentrer à bord rapidement afin qu'elle ne se décroche pas, une bonne dizaine d'hommes se mirent à déhaler la ligne en courant sur le pont. Malheureusement, celle-ci s'enroula autour d'une aspérité de la rotonde arrière et il fallut aller la dégager. François, le pilotin, enjamba les batayolles et se posa sur la rotonde qui avait été repeinte dans l'après-midi. Il glissa sur cette peinture fraîche, perdi l'équilibre et, entraîné par son poids, ne put se retenir ; il tomba à l'eau…J'étais tout près à ce moment-là, je vis sa tête émerger quelques instants après la chute, puis disparaître. La nuit tombait rapidement comme dans toutes les régions tropicales. On lança une bouée de sauvetage et l'on mit aussi vite que possible le canot à la mer. Mais, en dépit des recherches qui durèrent une partie de la nuit, l'on dut abandonner tout espoir d eretrouver le malheureux pilotin. François avait disparu à jamais…Tout l'équipage fut frappé de stupeur par cet accident. Quant au capitaine, ce fut pour lui un coup terrible. Son chagrin était immense et, pendant plusieurs jours, il s'enferma dans sa cabine, ne voulant voir personne e tne prenant à peu près aucune nourriture. Cette situation ne pouvait durer, mais personne, le second lui-même, n'osait se risquer à franchir la porte du capitaine. Enfin, après de longues tergiversations, il fut décidé que ce serait un des mousses qui irait offrir ses services au capitaine. Je fus désigné. Cette mission ne me plaisait guère, car le capitaine m'en imposait beaucoup. Non qu'il se fut montré brutal à mon égard (il était plutôt bienveillant pour nous, les mousses, dans le service), mais il avait toujours un air sévère et il parlait peu. Bref, c'est en tremblant que je frappai à sa porte. - Qui est là ? - C'est moi, Jean, lui répondais-je, la gorge serrée. - Entre. Alors, je vis un homme, les yeux rougis et paraissant à bout de forces. incapable de maîtriser mon émotion, je balbutiai quelques paroles incohérentes et je fondis en larmes. Après un moment qui me parut long, je vis un pâle sourire s'esquisser sur les lèvres du capitaine, puis il se redressa et me tendit la main. - Approche, me dit-il doucement et, dans un souffle, j'entendis le mot "Merci". Sa physionomie reprit lentement une apparence plus normale, il revenait à la vie. Je rendis compte de ma mission au second. La nouvelle courut parmi l'équipage comme une trainée de poudre. Un grand soulagement se produisit dans les postes. Tant il est vrai qu'un navire sans capitaine est comme s'il avait perdu son gouvernail et voguait à la dérive. Il fut convenu que j'exercerais désormais les fonctions q'avaient assumées François, c'est à dire que je serais au service du capitaine, son ordonnance en quelque sorte. Je faisais son lit, balayais sa chambre, rangeais ses vêtements. Bref, je vivais dans son intimité et, peu à peu, il en vint à parler comme il le faisait avec François. Sa disparition l'avait, je l'ai dit, profondément marqué et l'image de son neveu continuait à le hanter. Il s'inquiétait, à juste titre, de la façon dont les parents du jeune homme devaient être avisés du malheur qui les frappaient. Le mieux, évidemment, était de charge sa femme de cette pénible mission. Quleques jours après l'accident, au large de l'île du cap Vert, un vapeur anglais croisa notre route. par pavillons nous lui signalâmes que nous avions un message à lui remettre. le vapeur stoppa. Un de nos canots fut mis à l'eau, porteur d'une lettre du capitaine à sa femme, avec prière de la poster à la première escale. Le vapeur se rendait à Dakar. la lettre parvint rapidement à destination. La femme du capitaine s'acquitta de sa pénible mission". Souvenirs du mousse Jean Jourdan qui sera plus tard chef pilote au Havre.
Le capitaine Bougain quitte Hélène en mars 1913 et devient en avril, capitaine d'armement pour le Nord Europe, dans l'armement Bordes. Les quatre années de guerre interrompent cette carrière qu reprendra en 1920 comme capitaine d'armement à Dunkerque jusqu'en 1924. Il sera fait officier de la légion d'Honneur, le 13 mai 1937.
 
Sources : Louis Lacroix, les derniers cap-horniers, S..Pacteau, 1941.
Marthe Barbance, Vie commerciale de la route du cap Horn au XIX ème siècle, l'armement A.D. Bordes et fils, Sevpen.
Jean Jourdan, Souvenirs d'un vieux marin, Jean-Jourdan, 1976.
Brigitte et Yvonnick Le Coat, Cap-horniers français, 1. Mémoire de marins des voiliers de l'armement Bordes, chasse-marée Ouest-France, 2002.
Claude et Jacqueline Briot, Cap-horniers français, 2. Histoire de l'armement Bordes et de ses navires, chasse-marée, 2003.
Patrick Ahern, French sailing ships at Australian ports, arrivals and departures 1898-1925, Patrick Ahern, 2010.
Claude et Jacqueline Briot, Cap-horniers du nitrate, armement français Bordes, BOD, 2012.
 
Cordialement.
 
Photo des frères Bourgain en 1907 et de l'état-major d'Antonin, source Lacroix.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser1.pnghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser2.png


Message édité par Memgam le 09-07-2014 à 19:31:47
n°40201
Memgam
Posté le 09-07-2014 à 21:39:22  profilanswer
 

Bonjour,
 
extrait d'une lettre du Ministre des Affaires Etrangères, M. Aristide Briand a écrit le 13 avril au Ministre de la Marine :
 
"…La comparaison entre les rapports du bâtiment arraisoneur (Marie Thérèse) et du torpilleur 307 montre la louable initiative et l'expérience de la mer dont a fait preuve l'enseigne de vaisseau Bourgain, commandant le premier de ces deux bâtiments. Je vous prie de féliciter cet officier de ma part et je serais heureux d'apprendre que la proposition dont il a été à juste titre l'objet, a reçu une suite favorable…"
 
Quelques jours après, sur proposition de l'amiral de Bon, chef d'état-major de la Marine, l'amiral Lacaze décernait la Légion d'honneur à l'enseigne de vaisseau Bourgain et au capitaine du Sussex."
 
Source : Albert Chatelle, La base navale du Havre, Editions Médicis, 1949.
 
Cordialement.

n°42008
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 03-05-2015 à 23:38:23  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                                                                                Rescapés  
 
 
                                                                                                Le Journal de Rouen, n° 88, Mardi 28 mars 1916, p. 2.
 
 
                                                                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEXRescapesI.bis.png
                                                                                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEXRescapesIIbis.png
                                                                                               http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEXRescapesIIIbis.png


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°42866
Memgam
Posté le 12-08-2015 à 20:29:03  profilanswer
 

Bonjour,  
 
En première page de l'Illustration n° 3814 du 8 avril 1916.
 
Cordialement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser204.png

n°42901
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 28-08-2015 à 19:07:04  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                 http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUSSEXV1..jpg  
 
                                                                                                                       (Collection particulière)
 


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°45107
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 04-09-2016 à 09:42:35  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Le commandant du paquebot transmanche Sussex après la réparation de ce dernier.
 
 
   — DUKERS Xavier Joseph Marie, capitaine de corvette, du port de Toulon. Nommé à ce commandement par un décret du 30 août 1917 (J.O. 3 sept. 1917, p. 6.955).  
 
   Commandait auparavant le dragueur Anjou, de la Division des patrouilles de Gascogne, coulé le 17 juin 1917, à 6 milles dans le N.-W. de l’Adour, par une mine larguée par le sous-marin UC-48 (Kapitänleutnant Kurt Ramien).
 
   —> http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _765_1.htm


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°45110
monn ar go​uenn
Posté le 04-09-2016 à 18:05:20  profilanswer
 

Bonjour,
 
Dans le carré militaire du cimetière de l'Est à Boulogne-sur-Mer (62), une sépulture rappelle cette tragédie
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/18051/DSCN8067.jpg...http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/18051/Sussex2.jpg
 
Cordialement,
Véronique


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