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  SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

 

13 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

n°1375
Ar Brav
Posté le 19-11-2007 à 19:09:37  profilanswer
 

Bonsoir à tous,      
       
SONTAY Transport auxiliaire (1916 -1917)            
   
Chantier :            
     
La Ciotat          
Mis à flot : 01.12.1907          
En service : 03.1916      
Retiré : 16.04.1917          
Caractéristiques : 12 000 t ; 3 300 cv ; 141,4 x 16 m            
         
Observations :    
     
1907 : Paquebot des Messageries Maritimes        
03.1916 : réquisitionné à Saigon, transport de soldats russes de Dalny à Marseille, transport de troupes en Méditerranée        
16.04.1917 : torpillé par le sous-marin allemand UC 33 au large de la Tunisie  
 
 http://img265.imageshack.us/img265/3036/sontayyv4.jpg  
   
Bien cordialement,      
Franck


Message édité par Ar Brav le 20-11-2007 à 10:33:33

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1381
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 20-11-2007 à 10:03:13  profilanswer
 

Bonjour à tous
Quelques précisions...
Le SONTAY a été torpillé par l'U 33, KL Gustav Sieß, au point 35.02N, 16.28E soit à une centaine de milles dans le SE de Malte. Il était en route de Salonique vers Marseille.
L'U 33 avait pris la mer le 12.4 pour une patrouille de 4 semaines en Méditerranée occidentale entre la côte d'Afrique du nord et le Golfe de Gènes. Il est à noter que la veille, l'U 33 avait également coulé à la torpille le troopship anglais Cameronia (10963 tonnes) à 150 milles E de Malte.
 
L'UC 54 n'était pas à la mer le 16.4, il n'a pas pu torpiller le Sontay !
Amitiés
Yves
 


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°1384
Ar Brav
Posté le 20-11-2007 à 10:39:13  profilanswer
 

Bonjour Yves,
 
Je vais finir par croire que ma bible ne fait rien qu'à m'embrouiller, après on s'étonne de ne pas me voir à l'église. Bien vu pour le U 33, j'ai corrigé (pour être franc, je compte un peu sur toi pour le contrôle des données sous-marines  :lol:   :lol: ).
Merci de tes corrections,
 
Amicalement,  :hello:  
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1387
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 20-11-2007 à 11:05:07  profilanswer
 

Re bonjour Franck
Pani p'oblème mauvais chrétien, je corrigerai quand nécessaire et j'amplifierai chaque fois que possible. Le savoir ne vaut que s'il est partagé   :jap:  
et tu peux te servir de ma bible.
Amts
Yves
 :hello:


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°1497
Terraillon​ Marc
Posté le 24-11-2007 à 16:58:21  profilanswer
 

Bonsoir
 
un lien sur le naufrage du SONTAY
 
 
http://lalicorne.canalblog.com/arc [...] index.html
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°1542
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 25-11-2007 à 22:58:28  profilanswer
 

J'essaye de publier une image mais je ne suis pas certain...
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/2039/map Sontay.jpg


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°6492
Rutilius
V. infra.
Posté le 28-06-2008 à 18:45:29  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   A la page 822 du tome II de L'Album de la Grande guerre, publié par l'Illustration en 1922, figurent les clichés suivants du torpillage du Sontay :
 
   Cliché 1 : « Après le torpillage du Sontay, le 16 avril 1917, à midi, l'embarquement des derniers passagers sur les canots. »
 
   Clichés 2  à 4 : « Au milieu des canots, des radeaux et des nageurs, une canonnière française arrive pour recueillir les naufragés du Sontay.
 
   Clichés à 6 : « Les naufragés se hissent à bord du bâtiment sauveteur. »  
 
   Ces documents photographiques ont été initialement publiés dans la livraison de l'Illustration de Mai 1917.
 
   Le commentaire général est ainsi rédigé : « Le Sontay se rendait de Marseille à Salonique. Torpillé par grosse mer, il coula en 5 minutes. Néanmoins, sur les 425 personnes présentes à bord, 380 purent être sauvées. Son commandant, l'héroïque lieutenant de vaisseau Jean-Baptiste MAGES, ne voulut pas survivre à ceux qui avaient péri. Il se laissa couler avec son navire. Debout sur la passerelle, quand la mer l'atteignit, il leva sa casquette et cria : " Vive la France ! "; puis il disparut. »
 
   En fait, le Sontay effectuait un transport de troupes de Milo à Malte et non pas de Marseille à Salonique, comme il est indiqué à tort. En revanche, le nombre des victimes et des rescapés correspond à celui mentionné par le Commandant VEDEL dans son ouvrage « Quatre années de guerre sous-marine » (Paris, Plon-Nourrit, 5e éd., 1919, p. 239).
 
   Le même ouvrage transcrit la lettre suivante du quartier-maître GUILLOT, embarqué sur la canonnière La Capricieuse, qui escortait le convoi dont faisait partie le Sontay.
 
   « Depuis deux jours, nous sommes chargés de la protection d'un convoi qui doit rallier Bizerte. Le temps s'est gâté et la mer creuse autour de nous de profonds sillons, où un sous-marin peut facilement se cacher. Aussi veille-t-on jour et nuit, devant, derrière et sur la passerelle, malgré qu'on ait peine à se tenir debout avec le roulis et le tangage. J'étais dans le poste des maîtres, en train de déjeuner – du singe froid, impossible de faire la cuisine – quand un coup de roulis d'une violence inouîe renverse tout, table et convives. C'est un désastre. Le repas est écourté, nous remontons sur le pont, pour permettre à la seconde bordée de descendre déjeuner à son tour, si elle le peut.  
   A cet instant, retentit le cri :
Alerte ! auquel chacun se précipite à son poste de combat. La machine donne toute sa vitesse, les ventillateurs des chaufferies ronflent éperdument, le navire tremble comme s'il avait peur. Les lames balayent le pont de l'avant à l'arrière. Et tout le monde cherche l'ennemi. L'ennemi, on ne l'aperçoit nulle part. Ce que l'homme de veille a vu, c'est une gerbe s'élever à l'avant d'un des bâtiments du convoi (le Sontay). Son arrière s'est soulevé, comme celui d'un canard qui fouille au fond d'une mare, et l'infortuné navire file dans l'eau avec la rapidité d'une flèche, disparu en moins de cinq minutes. Un bouillonnement d'écume, une nappe de débris, quelques embarcations, voilà tout ce qu'il laisse derrière lui.  
   A toute vitesse, nous nous précipitons sur le lieu du sinistre, pour procéder au sauvetage, qui n'est rien moins qu'aisé, en raison de l'état de la mer. A droite et à gauche, des hommes accrochés aux épaves appellent désespérément :
― Sauvez-moi ! Sauvez-moi ! ― Nos embarcations sont mises à l'eau. A grand peine, elles ramassent et nous ramènent des naufragés qu'il faut hisser à bord comme des sacs de farine, en leur passant un bout de filin sous les bras. A une vingtaine de mètres de nous, un malheureux nous lance un appel navrant : ― Je coule ! au secours ! par pitié ! ― une amarre lui est jetée à plusieurs reprises, mais il n'ose pas lâcher le bout de planche auquel il se cramponne pour la prendre. Une embarcation s'approche enfin de lui, et, comme elle va le recueillir, une lame le recouvre, et on ne le revoit plus. J'en ai pleuré. Nos hommes sont à demi nus dans l'embarcation, qui est aux trois quarts remplie d'eau. Il fait un froid intense, et  à chaque instant elle menace de sombrer, mais ils n'y font même pas attention. Ce sont d'anciens pêcheurs, accoutumés à toutes les misères de la la mer. Ils vont et viennent, nous rapportant les rescapés, dont plusieurs sont blessés, ou à moitié morts de froid. Lorsque c'est terminé, nous remettons en marche pour regagner le port le plus proche, qui est Malte.  
   Quand nous arrivons, il y a trois jours que personne n'a dormi. Nous accostons un navire-hôpital, où l'on embarque les rescapés du Sontay. Puis, vite oublieux des mauvais moments passés, le marin fait la toilette du bâtiment, la sienne ensuite, et descend à terre. Une tournée générale des cafés, suivie d'une promenade en voiture, et le voilà prêt à recommencer »
(op. cit., p. 240 à 242).
   
   Bien à vous,
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 01-01-2010 à 09:38:26
n°6494
olivier 12
Posté le 28-06-2008 à 20:18:30  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Une des photos du naufrage du SONTAY (qui figure dans le lien donné par Marc)
Dans "Histoire de la Marine" ed.  Lavauzelle 1983, l'auteur, Philippe Masson,  dit que quatre hommes d'équipage seulement trouvèrent la mort au moment de l'explosion de la torpille.
Je pense que le compte n'y est pas.
 
http://img165.imageshack.us/img165/4966/sonthay16avril1917fi0.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 16-03-2010 à 08:51:47

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olivier
n°13061
rohmer
Posté le 07-02-2009 à 18:03:09  profilanswer
 

Bonsoir Franck, Marc et à tous,
 
Le soldat AYNIE Jean Baptiste, du 59° RIT, né le 10.02.1873 à Bompas 09, recrutement de FOIX, classe 1893, disparut sur le Sontay  torpillé le 16.04.1917.
 
Amicalement et bonne soirée.
Evelyne et Marc.


Message édité par rohmer le 07-02-2009 à 18:03:59
n°16110
olivier 12
Posté le 04-05-2009 à 14:27:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une CP du SONTAY
 
http://img412.imageshack.us/img412/394/sontay.jpg
 


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olivier
n°16134
DBu55
Posté le 04-05-2009 à 22:35:40  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Deux marins du SONTAY mort pour la France lors du torpillage :
 
BENOIT Marie Ange Louis Julien Pierre né lé 02/10/1884 à Bourseul (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)) - Quartier Maître Canonnier - Décédé le 16/04/1917 (32 Ans) à bord du SONTAY - Disparu en mer
 
PÉCOLLET Louis né le 04/03/1887 à Craponne (Rhône) - Matelot de 2ème Classe Canonnier - Décédé le  16/04/1917 (30 Ans) à bord du SONTAY - Disparu en mer
 
Un marin mort sur le SONTAY en 1915  :
 
LE MESTIQUE Armand Auguste né le 02/01/1877 à Etel (Morbihan) - Second Maître Fusilier - Décédé le 12/06/1915 (38 Ans) à bord du SONTAY de Tuberculose Pulmonaire au cours de son rapatriement vers le 5ème Dépôt des Equipages de la Flotte - Inhumé en mer le 13/06/1915
 
Cordialement
Dominique


Message édité par DBu55 le 04-05-2009 à 22:36:32

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°16139
Rutilius
V. infra.
Posté le 04-05-2009 à 23:48:00  profilanswer
 


   Bonsoir Dominique,
 
   LE MESTIQUE Armand Auguste ... - Inhumé en mer le 13/06/1915.
 
   Petite correction terminologique : on dit « Immergé» et non pas « Inhumé ». « Inhumer » : du latin in- et humare, étymologiquement : « Couvrir de terre », puis  « Enterrer (un mort) », ... pas un magot !
 
   Simple taquinerie de ma part !
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°16292
DBu55
Posté le 09-05-2009 à 19:45:44  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
 
 :jap:  Vous avez raison, il est difficile d'Inhumé en mer (sauf si on à un scaphandrier sous la main :lol: )
 
Immergé est bien mieux
 
Merci
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21412
DBu55
Posté le 22-10-2009 à 21:02:14  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
un autre marin du SONTAY :
 
DURAND Charles Alfred né le 07/12/1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Quartier Maître Mécanicien - Décédé le 16/04/1917 (325 Ans) à bord du SONTAY - Disparu en mer
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°23344
Rutilius
V. infra.
Posté le 01-01-2010 à 09:06:49  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Les circonstances de la perte du Sontay, survenue le 16 avril 1917.
 
 
   I. – Rapport de mer du lieutenant de vaisseau Tariel (C. L. E.), commandant la canonnière Moqueuse (19 avril 1917).

 
  (Chemise « Correspondance reçue, notes, instructions pour les convois » – 18 déc. 1916 / 30 oct. 1918 – : Moqueuse  –  S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 360, p. num. 750 à 752 – manuscrit original –).
 
 
   « Canonnière MOQUEUSE
      N° 11. –

                                                                                                                                                          Malte, le 19 avril 1917.
 
 
                                                  Le Lieutenant de Vaisseau Tariel (C. L. E.), Commandant la canonnière Moqueuse,
                                                         à  Monsieur le Capitaine de Vaisseau, Chef de la Division des Patrouilles
                                                                         de la Méditerranée Orientale à bord de l’Hélène.
 
 
   Commandant,  
 
   Le 14 avril, à 11 heures orientale, la Moqueuse appareille de Milo avec la Capricieuse pour escorter le convoi Lybia, Sontay et Géo, conformément aux instructions ci-jointes.
   Après quelques flottements au début et trois rappels à l’ordre, le convoi conserve fort bien sa formation le 14 et le 15 à l’allure moyenne de 9 nœuds.
   Le 15, à 15 heures centrale, nous recevons un allo par 36° 16’ et 17° 30’ Est pouvant intéresser le convoi qui est alors par 35° 58’ et 19° 22’ Est, route au N. 86 O. Ne pouvant dérouter le convoi et malgré tout craignant que le sous-marin ne l’atteigne au petit jour, je donne l’ordre par signaux à bras à chaque bâtiment de prendre la formation sans signal à 4 heures centrale le lendemain matin.
   Le 16, la formation est prise à l’heure indiquée. Brise d’O. N.-O., commençant à forcer à partir de 6 h. A 6 h 40, le convoi commence à avoir un peu de flottement. A 8 h, je donne l’ordre au Lybia, guide de navigation, de diminuer l’allure d’un demi-nœud. Le Géo reprend son poste pour
[le] reperdre plus tard vers 11 h. A midi, nous marchons environ 5 nœuds sur le fond et le Géo est en arrière de son poste de 6 à 800 mètres. J’attends pour faire diminuer encore la vitesse, d’autant que la mer grossissant de plus en plus me semble une protection.
   Au moment précis de la méridienne, 11 h 53 centrale, par 35° 04’ et 16° 18’, j’aperçois, ainsi que l’officier de quart, une fumée jaunâtre entre le mât avant et la passerelle du Sontay. Aucun bruit, aucune gerbe d’eau. Puis le Sontay plonge de l’avant en moins d’une minute. Alerte et appel au branlebas de combat. Je manœuvre immédiatement en augmentant de vitesse pour passer sur l’arrière du Lybia, venir me placer au vent du Sontay et mettre à l’eau les embarcations, car, par la mer très grosse du moment, je ne peux songer à accoster avec la Moqueuse rien d’autre que des canots.
   Le Sontay envoie un S.O.S. faible par 35° 05’ et 15° 17’ (à 11 h 55) et, à 12 h 04, après sa disparition, j’envoie un S.O.S. rectificatif par 35° 04’ et 16° 18’.
   Le Sontay s’enfonce par l’avant très rapidement et finit par couler, complètement vertical, l’arrière en l’air, hélice stoppée. Le tout a duré 5 à 6 minutes.
   Je suis alors à 200 ou 300 mètres du Sontay et ma baleinière placée sous le vent est mise à l’eau comme l’arrière disparaît. Elle est commandée par le second, l’enseigne de vaisseau Leportier qui a ordre de repêcher les isolés.
   Je manœuvre pour mettre le youyou à l’eau sous le commandement du premier maître de manœuvre Delalande, deuxième officier de quart ; il reçoit les mêmes ordres.
   Je fais route sur l’embarcation la plus proche et, me tenant stoppé vent arrière à 160° tribord, je lui fais signe de m’accoster bâbord avant. Je la vide et je la réarme immédiatement sous le commandement de Mr l’aspirant Grabas, avec ordre de se porter au secours d’un radeau surchargé de monde qui coule et ensuite de s’occuper des isolés.
   En même temps, une deuxième embarcation accostait sur l’avant de la première et contre mon ordre. L’embarquement des occupants de cette embarcation a amené les deux seuls accidents à déplorer (deux jambes cassées).
   Toutes les embarcations sont alors aussi groupées qu’il est possible et dérivent assez rapidement. Je les laisse pour aller me replacer vent arrière au vent des épaves.
   En ce qui concerne le convoi, après le torpillage, le Lybia me signale
: " Sous-marin par bâbord ! " et continue sa route ; la Capricieuse s’occupe du Géo qui était venu sur sa gauche et que je ne pouvais rejoindre, à moins de passer sur tous les débris et des survivants isolés. La Capricieuse conduit le Géo vers le Lybia.
   J’ai estimé alors que les deux bâtiments faisant route dans la même direction, à l’opposé du sous-marin ayant des ordres de route très précis, étaient en sûreté momentanément et que le sauvetage primait tout dans les circonstances actuelles.
   La Capricieuse me rejoint ensuite et les deux bâtiments s’occupent de l’embarquement des survivants. La baleinière et le youyou viennent décharger leurs rescapés à l’un ou l’autre bâtiment ; je laisse la Capricieuse au commencement des épaves et j’embarque les survivants des canots et des radeaux en utilisant des canots.
   Je prends la mer de l’arrière par 160° tribord et chaque canot vient accoster un à un à bâbord devant. Les hommes sont embarqués par des bouts autour du corps. Malgré les roulis formidables (quelques marins embarquent des canots sur la Moqueuse de plain-pied sur la lisse supérieure), aucun accident ne s’est produit. Obligé de faire en arrière pour me tenir à la position voulue, les lames déferlent sur le pont arrière d’une façon inquiétante ; les affolements de l’hélice sont très durs.
   A 14 h 40, tous les survivants sont embarqués ; il ne reste à l’eau que nos deux embarcations qui viennent de faire un dernier tour dans les épaves. Je donne l’ordre à la Capricieuse de rejoindre le convoi et
[de] le garer à Marsa-Sirocco.
   A 15 h 30, toutes les embarcations sont hissées au prix de grosses difficultés et je fais route. J’ai recueilli 317 survivants, hommes, femmes et enfants, plus un noyé que nous n’avons pu ranimer.
   La mer continuant à forcer, je ne peux songer à rejoindre le convoi avec 317 hommes à bord ; je préviens par T.S.F. la Capricieuse d’exécuter l’ordre de garer le convoi à Marsa-Sirocco, conformément au télégramme 989 de l’Amiral Atmah.
   A 18 h 20, le télégramme 1001 de l’Amiral Atmah nous donne l’ordre de rentrer directement à Malte où j’arrive le lendemain 17 à 13 heures centrale, retardé par une mer très grosse de N.-O.
   Toutes les opérations de mise à l’eau et de hissage des embarcations, et même le retour à Malte (200 malades au moins), ont été extrêmement difficiles par suite de l’état du temps et de la mer qui n’a fait qu’augmenter jusqu’au lendemain matin.
   Heureusement, l’évacuation du Sontay avait été faite dans des conditions merveilleuses étant donné l’état de la mer et la rapidité avec laquelle le bâtiment a coulé. Le commandant et le second du Sontay l’avaient préparé avec le plus grand soin par des exercices préliminaires dont un la veille. L’évacuation s’est effectuée ainsi dans un calme parfait sous leur direction. Ils ont tous deux été engloutis avec leur bâtiment et n’ont pu être sauvés.
   Il y avait 425 personnes à bord du Sontay. Les survivants recueillis sont au nombre de 381 : Moqueuse, 317 ; Capricieuse, 64. Les pertes subies doivent être considérées comme très faibles dans la circonstance.
   L’équipage de la Moqueuse m’a secondé avec le plus grand dévouement ; tous ont fait leur devoir sans compter. Je tiens toutefois à signaler plus particulièrement les armements des embarcations et principalement celui de la baleinière qui est rentré complètement épuisé.
 
   ● Baleinière :
 
     –  Enseigne de vaisseau de 1re classe Leportier (M. A. H.) ;
     –  Julé Yves, Quartier-maître de manœuvre (4.922 – Lorient) ;
     –  Chrétien Raymond, Matelot canonnier breveté (99.373–2) ;
 
   ● Youyou :
 
     –  Premier maître de manœuvre Delalande Fernand (1.844 – Granville) ;
     –  Niobé Henri, Gabier breveté (28.837–3) ;
     –  Salin Mathurin, Mécanicien breveté (16.052–Lorient) :
     –  Lapeyre Ambroise, Matelot chrpentier (61.696–5) ;
 
   ● Embarcation du Sontay :  
 
     –  Aspirant Grabas (B. L. E.) ;  
     –  Bonneau Maxime, Cuisinier breveté (28.806 –3) ;
     –  Thierry Jean, Timonier breveté (39.030 –1).
 
   J’y ajouterai également le matelot infirmier Hachet Émile (9.125 – Le Croisic) qui a soigné et veillé tous les blessés d’une façon parfaite, leur permettant ainsi d’arriver à Malte.
   Malgré le mal de mer dont souffraient les passagers, le moral de tous est resté très élevé et le soir au coucher du soleil, ayant fait malgré l’état du temps amener moi-même règlementairement les couleurs, tous m’ont répondu par un hourrah en l’honneur de la France et des morts.

 
   Signé : C. TARIEL. »
 
   [à suivre]
   ________________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°23348
Rutilius
V. infra.
Posté le 01-01-2010 à 13:20:44  profilanswer
 

  Re,
 
 
   II. – Rapport de mer du lieutenant de vaisseau R. Godfroy, commandant la canonnière Capricieuse (17 avril 1917).
 
   (Canonnière Moqueuse – Chemise « Correspondance reçue, notes, instructions pour les convois » – 18 déc. 1916 / 30 oct. 1918 – : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 360, p. num. 753  à 755).
 
 
                                                                                                                                                « A bord de LA CAPRICIEUSE      
                                                                                               
                                                                                                                                                              Malte, le 19 avril 1917.
 
 
                                                                 Le Lieutenant de vaisseau Godfroy, commandant la Capricieuse,
                                                      à Monsieur le Lieutenant de vaisseau, commandant la Moqueuse, Chef d’escorte
 
 
   Commandant,  
 
   J’ai l’honneur de vous adresser ci-dessous mon rapport au sujet du torpillage du Sontay qui faisait partie du convoi que j’escortais sous vos ordres de Milo à Malte, torpillage survenu le 16 avril 1917 à 12 heures 50 été centrale par 35° de latitude et 16° 30 de longitude Est.
 
                                                                                                   ----------------------
 
   Le convoi des trois bâtiments Lybia, Sontay, Géo faisait route au N. 86 W. La brise de N.-W. soufflant grand frais depuis le matin, avait rendu la mer très grosse, et la marche du convoi en était considérablement ralentie (vitesse de 4 nœuds 5 environ d’après les points astronomiques du matin).
   En particulier, le Géo, complètement lège et dont l’hélice était à moitié hors de l’eau, suivait péniblement sa route et se trouvait malheureusement assez loin en arrière de son poste, laissant découvert le flanc bâbord du Sontay. A 12 heures 50, celui-ci était torpillé, malgré l’état de la mer, par un sous-marin dont le périscope fut aperçu, paraît-il,
" tout près du bord."
   Je vis, de la Capricieuse, l’explosion se produire entre le mât avant et la passerelle et le Sontay s’enfoncer immédiatement par l’avant. Il coulait en 5 minutes après s’être mâté verticalement.
   A la vue de l’explosion, j’ai mis immédiatement en marche à la vitesse maximum pour passer sur l’avant du Géo et chercher à attaquer le sous-marin par la torpille Marseillaise qui avait été filée rapidement derrière à bout de remorque. Le Sontay disparaissait au moment où nous arrivâmes par son travers à 500 mètres. Rien ne fut aperçu qui pût nous permettre de situer le sous-marin et me guider dans ma recherche.
   A ce moment, il importait surtout, du reste, de protéger le Géo qui avait d’abord embardé à droite, puis était revenu à gauche, manœuvrait difficilement dans la grosse mer et risquait d’être torpillé à son tour. En faisant des lacets rapides sur son avant et son flanc tribord exposé, je le conduisis vers le Nord à la suite de la Lybia qui, d’elle-même, s’échappait dans cette direction. La vitesse du convoi n’étant pas supérieure à celle du sous-marin en plongée, je l’escortai à 2 milles environ du lieu du naufrage et à ce moment, estimant que le risque n’existait plus, je rejoignis la Moqueuse pour l’aider au sauvetage des survivants.
   Après avoir recueilli une quarantaine de naufragés isolés qui se soutenaient à des débris flottants, le sauvetage des passagers de deux embarcations et d’un youyou a ensuite été opéré. Au total, la Capricieuse a ainsi recueilli 69 survivants, dont trois grièvement blessés, 4 malades graves, et une dizaine de blessés légers. Des soins leur furent donnés aussitôt et 3 hommes qui semblaient noyés purent être ramenés à la vie grâce au patient dévouement du Ier maître de manœuvre temporaire Dupuis, assisté de l’infirmier Bouzigon. L’un d’eux a succombé cependant le lendemain matin, deux heures avant l’arrivée à Malte, à la suite des fatigues de la nuit, pendant laquelle le très gros temps a durement éprouvé les malheureux naufragés.
   A 16 heures, sur votre ordre, j’ai quitté les lieux du naufrage pour me porter à la recherche du convoi que je ne pus réussir à rejoindre dans le courant de la nuit.
   Ces opérations de sauvetage, rendues très pénibles et délicates par l’état de la mer, qui a malheureusement contribué à faire des victimes, ont été entreprises et conduites par tous les hommes de la Capricieuse avec un ardent dévouement.
   Parmi ceux qui ont donné le plus bel exemple de ce dévouement complet (que j’ai rencontré toujours chez nos hommes dans les circonstances graves), je dois vous citer les quartiers-maîtres de manœuvre Le Tallec et Requigny, les gabiers Bedex et Poiraud, le canonnier Dupin, le fusilier Léger, le timonier Giammattei qui ont armé, dans des circonstances périlleuses, une embarcation du bord pour aller recueillir de nombreux naufragés isolés qui se trouvaient à bout de forces et ont réussi à les ramener à bord en plusieurs voyages.
   Le quartier-maître canonnier Abraham, le matelot sans spécialité Gourronc, le matelot fourrier Royne qui se sont laissés glisser à l’eau le long de la coque pour amarrer les naufragés blessés d’une baleinière qui venait de chavirer le long du bord, menaçant de les écraser, et ont réussi à les sauver tous.
   Je ne puis oublier non plus de vous signaler la belle conduite de votre second, Monsieur l’enseigne de vaisseau Leportier, que j’ai vu dans la baleinière de votre bord mener avec une tranquillité parfaite et une grande habileté manœuvrière des opérations particulièrement délicates.
   Après notre séparation, j’ai rallié La Valette où je suis entré à 11 heures le 17, un télégramme de l’Atmah nous ayant signalé de rallier et l’Impatiente ayant été chargée du convoi.

 
   Signé : R. E. Godfroy. »
   __________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 09-01-2010 à 18:32:56
n°23462
Rutilius
V. infra.
Posté le 09-01-2010 à 18:32:20  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Le Morbihannais, n° 75 [bis], Vendredi 1er juin 1917, p. 2, en rubrique « Chronique locale ») :
 
                                                                                 « DÉVOUEMENT RÉCOMPENSÉ.
 
   Une médaille de sauvetage de 2e classe en argent est accordée au second-maître des Directions de port RIO (Lorient 1202) pour l’énergie et le sang-froid dont il a fait preuve lors du torpillage du Sontay, le 16 avril 1917.
" A sauvé à deux reprises un officier en danger de se noyer." »
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 17-03-2010 à 14:39:41
n°24045
Terraillon​ Marc
Posté le 06-02-2010 à 16:09:37  profilanswer
 

Bonjour,
 

Terraillon Marc a écrit :

Bonsoir
 
Sur le site http://www.ambafrance-mt.org/ (Ambassade de France à Malte), il y a un relevé des marins et soldats enterrés à MALTE
 
 
 
SOLDATS ENTERRES AU CIMETIERE DE BIGHI
 
...
 
JUMELLE Michel, soldat du 59ème territorial, 19ème compagnie , né le 23 décembre 1873 à St BAUDEL, victime du torpillage du « SONTAY », mort des suites de ses blessures le 17 avril 1917, inhumé le 19.
 
...
 
TAVERNIER, 28 ans, soldat infirmier à bord du « SONTAY », victime du torpillage du « SONTAY », mort des suites de ses blessures le 17 avril 1917 , inhumé le 19.
 
...
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 06-02-2010 à 16:10:18

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°24505
olivier 12
Posté le 17-03-2010 à 14:26:29  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Avant son naufrage d'Avril 1917, le SONTAY avait déjà rencontré un sous-marin.
 
Rapport
 
SONTAY, 7247 tx JB, vapeur des Messageries Maritimes affrété pour le ravitaillement de l'Armée d'Orient a quitté Salonique le 18 Décembre 1916 pour Marseille.
 
Capitaine Julien PERSIN CLC inscrit à Saint Nazaire n° 234
 
Le 24 Décembre 1916 à 16h20 il se trouve par 35°29 N et 19°17 E faisant route en convoi avec l'ARGENFELS à 1,5 mille sur l'avant et le CAMERONIAN à 500 m et 30° sur bâbord  AR. Vitesse 10 noeuds, route au N64W.
 
Très beau temps, mer calme, horizon clair.
 
Canon de 95 mm modèle 88 installé à l'arrière.
Equipage 80 dont 3 Suisses
Passagers militaires 208
Passagers civils 10 dont 2 Belges et 1 Serbe.
 
Le sillage d'une torpille est alors aperçu à 150 m sur bâbord. Le capitaine vient toute à droite. La torpille passe à 10 m sur l'avant de l'étrave, puis continue sur tribord sur environ 2000 m avant de faire un bond en surface et de couler.
 
Message d'alerte envoyé, auquel ont répondu Malte, Milo, ARGENFELS et PROVENCE.
 
Conclusions de l'officier enquêteur
 
Bonne veille exercée sur ce navire.
Bonne manoeuvre du commandant.
 
Le sous-marin attaquant
 
Le sous-marin ennemi est resté invisible. Non identifié.
 
Peut-être avec la date et la position un spécialiste  pourra-t-il retrouver la trace de ce submersible ?  ;)  
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 17-03-2010 à 14:32:00

---------------
olivier
n°24509
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 17-03-2010 à 16:19:11  profilanswer
 

Bonjour Olivier, bonjour à tous
Il s'agit vraisemblablement de UB 47, Oblt z.S. Steinbauer, seul selon mes renseignements a s'être trouvé dans ce secteur à cette date.
Source : Der Handelskrieg mit U-Booten, K.Adm Arno Spindler, vol.3
"Le 24 décembre, une torpille fut lancée sans succès contre un transport escorté dans la mer Ionienne"
 
Trois jours plus tard, il coulait le Gaulois.
Amts
Yves
 
http://img7.hostingpics.net/pics/871645sontay_1916.jpg


Message édité par Yves D le 17-03-2010 à 17:08:17

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°24516
Rutilius
V. infra.
Posté le 17-03-2010 à 17:58:24  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   L’attaque du Sontay par un sous-marin, survenue en mer Ionienne, le 24 décembre 1916 (Complément).
 
 
   [Transport auxiliaire Argenfels – alors commandé par le lieutenant de vaisseau H. Arnauld –, Journal de navigation n° 5 / 1916 – 20 nov. 1916 / 15 févr. 1917 – : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 30, p. num. 221 à 223 (Extraits)]  
     
 
                                                                                    « Le Vendredi 22 décembre 1916.
 
    Appareillé
[de Salonique pour Marseille] à 9 h ; passé les filets à 9 h 55. Ciel nuageux ; horizon clair.
 
   10 h 30  –  Convoi avec Cameronian
[Cameronian-of-Liverpool, selon le Journal de navigation du Carabinier] et Sontay, convoyé par Carabinier. Rondes.
 
                                 .......................................................................................................................................................
 
                                                                                        Le Samedi 23 décembre 1916.
 
                                 .......................................................................................................................................................
 
   A 10 h, le Cavalier nous quitte.
 
 
                                 .......................................................................................................................................................
 
                                                                                     [Le Dimanche 24 décembre 1916.]
 
                                 .......................................................................................................................................................
 
                                                                                            Quart de 12 h à 16 h.
 
   16 h  –  Beau temps clair. Navigation en convoi. A 14 h 50 rencontré Arcturus. Bonne veille. Rien de particulier.  
 
   16 h 30  –  Sontay signale alerte L. = 35° 29’ N. / G.= 19° 17’ E. L’équipage au poste de combat de 16 h 30 à 17 h 30.
 
   18 h  –  L. = 35° 31’ N. / G.= 19° 17’ E.
»
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 17-03-2010 à 17:59:03
n°24517
Rutilius
V. infra.
Posté le 17-03-2010 à 19:13:40  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
                                                          Liste des personnes disparues avec le Sontay, le 16 avril 1917
 
                                                                                                (Liste partielle : 13 noms)    
 
 
 ● Marins de l’État disparus avec le Sontay.  
 
 
    ■ Marins de l’État affectés au Sontay.
 
     ― BENOIT Marie Ange Louis Julien Pierre, né lé 2 octobre 1884 à Bourseul (Côtes-du-Nord) et domicilié à Tours (Indre-et-Loire), Quartier-maître canonnier, Matricule n° 29.148–1 (Jug. Trib. Marseille, 4 déc. 1917, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1918). (V. ci-dessus).
 
     ― COURBIS Henri Jean Baptiste, né le 19 septembre 1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et y domicilié, Matelot de 2e classe chauffeur, Matricule n° 46.466–5 (– d° –).
 
     ― PÉCOLLET Louis, né le 4 mars 1887 à Craponne (Rhône) et domicilié à Lyon (Rhône), au 25, rue Lamartine, Matelot de 2e classe canonnier, Front de mer de Marseille, Matricule n° 41.933–5 (– d° –). (V. ci-dessus).
 
 
    ■ Marins de l’État passagers du Sontay.
 
     ― DURAND Charles Alfred, né le 7 décembre 1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et y domicilié, Quartier-maître mécanicien, Défense fixe de Bizerte, Matricule n° 46.715–4 (Jug. Trib. Marseille, 4 déc. 1917, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1918). (V. ci-dessus).
 
     ― SABOURAUD René Alfred, né le 22 février 1898 à Saint-Hippolyte (Charente-Inférieure) et y domicilié, Matelot de 2e classe mécanicien à bord du Chamois, Matricule n° 16.177–4 (– d° –).  
 
     ― STEPHAN Jean, né le 12 avril 1885 à Crozon (Finistère) et y domicilié, Matelot de … classe sans spécialité à bord du Goliath-Shamrock, Matricule n° 3.295 – Camaret (Jug. Trib. Marseille, 4 déc. 1917, transcrit à Crozon, le 1er sept. 1919).
 
 
 ● Passagers militaires disparus avec le Sontay.    
 
 
    ■ 59e Régiment d’infanterie territoriale :
 
      ― AYNIE Jean Baptiste, né le 10 février 1873 à Bompas (Ariège), Soldat de … classe, Matricule n° 18.225 au corps, Classe 1893, n° 660 au recrutement de Foix (Jug. Trib. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918). (V. ci-dessus).
 
      ― JUMELLE Michel, né le 23 décembre 1873 à Saint-Baudel (Cher), Soldat de … classe, Matricule n° 17.836 au corps, Classe 1893, n° 1.377 au recrutement de Bourges [Jug. Trib. Issoudun (Indre), 27 mars 1922, transcrit à Issoudun, le 27 avr. 1922]. (V. ci-dessus).
   
    ■ 15e Section de Commis et ouvriers d’administration (C.O.A.) :  
 
      ― MONTPELLIER Paul Joseph Firmin, né le 14 avril 1878 à  Corneilhan (Hérault), Soldat de ... classe, Matricule n° 782 au corps, Classe 1898, n° 222 au recrutement de Montpellier (Jug. Trib. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à à Marseille, le 28 mai 1918).  
 
      ― PROUVOST André Adolphe Joseph Marie Guislain, né le 10 octobre 1888 à Roubaix (Nord) et domicilié à Ecully (Rhône), Soldat de … classe, Matricule n° 02.462 au corps, Classe 1918, n° 3.949 au recrutement de Lille (– d° –).
 
    ■ 15e Section d’infirmiers militaires :
 
       ― AURADON Joseph Louis Marius, né le 3 janvier 1886 à  Mèze (Hérault), Soldat de 2e classe, Matricule n° 01.448 au corps, Classe 1906, n° 2.127 au recrutement de Montpellier (Acte transcrit à Mèze, le 3 mai 1921. Inhumé à Malte).
 
       ― BARBARROUX Louis Marius Henri, né le 18 août 1881 à  Forcalqueiret (Var), Soldat de 2e classe, Matricule n° 05.386 au corps, Classe 1901, n° 2.062 au recrutement de Toulon (Jug. Trib. Marseille, 18 janv. 1918, transcrit à Marseille, le 2 févr. 1918).
 
       ― FORT Armand Jean, né le 6 août 1891 à Gondeville (Charente), Soldat de ... classe, Matricule n° 103/12 au corps, Classe 1911, n° 411 au recrutement d’Angoulême (– d° –).
    _________________________________  
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 17-03-2010 à 19:59:30

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