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  CAUCASE - Compagnie des Messageries Maritimes

 

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Auteur Sujet :

CAUCASE - Compagnie des Messageries Maritimes

n°1407
Ar Brav
Posté le 21-11-2007 à 08:47:58  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une vue du CAUCASE ICI
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1418
Terraillon​ Marc
Posté le 21-11-2007 à 21:06:34  profilanswer
 

Bonsoir
 
 
Une autre vue du Caucase de la compagnie des Messageries Maritimes ICI  
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/caucase_xxxx_1b.jpg
 
 
A bientot  :hello:


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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°1540
Ar Brav
Posté le 25-11-2007 à 22:50:00  profilanswer
 

Bonsoir à tous,  
 
J'y vais de ma petite fiche :  
 
CAUCASE Transport postal et auxiliaire (1914-1919)    
 
Chantier :    
 
Dumbarton, Grande Bretagne  
Mis à flot : 08.1898  
En service : N.C.  
Retiré : 1919  
Caractéristiques : 8 800 t ; 4 132 tjb ; longueur :  113 m ; machine à triple expansion ; 13 nds (ou 9,5 nds selon les sources) ; 1 cheminée ; 48 passagers en premières,  20 en secondes,  390 en entrepont  
 
Observations :  
 
Paquebot lancé en 1899 à Dumbarton pour la Cie Henderson sous le nom de MANDALAY pour les lignes de l'Inde
11.1910 : racheté par les MM avec son sistership l'ISPAHAN. Les deux sont affectés aux lignes du Levant et de la Mer Noire
1914 - 1918 : est utilisé pour les lignes de l'Océan Indien
1916 : a la chance de repousser une attaque du sous-marin U35, du célèbre Lothar von Arnauld de la Perrière
Jusqu'en 1919  : sert au service postal et au transport de troupes  
04ème trimestre 1923 : démoli à Gênes.  
     
Bien cordialement,  
Franck


Message édité par Ar Brav le 25-11-2007 à 23:31:14

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1544
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 25-11-2007 à 23:12:57  profilanswer
 

Bonsoir Franck
 
Trouvé le Caucase dans le Starke-Schell de 1898. Mandalay a été lancé en 8.98 et démoli dans le 4e trimestre 23.
 
350.  MANDALAY    BR  1T (11½)
 3,881 British & Burmese Steam Nav. Co., Ltd. (P. Henderson & Co.), Glasgow   360.0 x 45.1
   P/C Wm. Denny & Bros., Dumbarton (8) #598     108755
08 - British & Burmese Steam Nav. Co., Ltd. & Burmah SS. Co., Ltd. (s/m)
10 - CAUCASE   Messageries Maritimes, Marseille     FR
22 - Cie. des Messageries Maritimes, Marseille
Broken up at Genoa, 4th quarter 1923
 
Tu n'aurais pas une date même approx de la rencontre avec l'U 35 histoire de voir ce qu'en dit von Arnauld dans son KTB.


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°1547
Ar Brav
Posté le 25-11-2007 à 23:29:40  profilanswer
 

Bonsoir Yves,
 
Bien vu pour les précisions. Concernant la rencontre avec l'U 35, hélas, je n'ai rien d'autre (de même que la postion approchée du Melbourne -sujet Melbourne-). Mes bouquins sont plutôt avares de détails, bien malheureusement.
Je ne peux que te renvoyer là :
 
Généralités sur les Messageries Maritimes:  
 
"Historique de la Flotte des Messageries maritimes-1851-1975" commandant LANFANT, réédition 2001, Association des Anciens des Etats-majors des Messageries Maritimes.  
"Le grand siècle des Messageries Maritimes" Paul BOIS, Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille-Provence, 2ème édition, 1992  
 
http://www.es-conseil.fr/pramona/biblio.htm#1
 
Bonne fin de soirée,
Un p'tit coup de périscope et je vais banette,
Amitiés,
Franck


Message édité par Ar Brav le 26-11-2007 à 04:41:59

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9365
alain13
Posté le 02-10-2008 à 21:12:09  profilanswer
 


Bonsoir à tous,
 
Le 17 septembre 1916 à 5 h. 36 du soir, le CAUCASE en provenance de Milo , accompagné par le vapeur japonais SHIGIZAM MARU et escorté par le patrouilleur AFRIQUE II croise par 35° 41' N / 15° 40' E.
Ils aperçoivent sur babord avant, à environ 3 milles, un vapeur de fort tonnage venant d'être torpillé .
"Quelques minutes avant que le vapeur torpillé ne s'engloutisse, nous avons aperçu sur son côté tribord arrière le sous marin qui l'avait torpillé"....

n°9366
alain13
Posté le 02-10-2008 à 21:20:36  profilanswer
 


 
toute l'histoire...
 
http://img78.imageshack.us/img78/6189/caucase1eb3.jpg
http://img78.imageshack.us/img78/caucase1eb3.jpg/1/w582.png
 
 
http://img78.imageshack.us/img78/7277/caucase2ja1.jpg
http://img78.imageshack.us/img78/caucase2ja1.jpg/1/w582.png
 
 
http://img78.imageshack.us/img78/1940/caucase3ym6.jpg
http://img78.imageshack.us/img78/caucase3ym6.jpg/1/w582.png
 
à suivre...

n°9367
alain13
Posté le 02-10-2008 à 21:28:29  profilanswer
 


http://img78.imageshack.us/img78/7836/caucase4dc6.jpg
http://img78.imageshack.us/img78/caucase4dc6.jpg/1/w582.png
 
 
http://img353.imageshack.us/img353/9117/caucase5ew0.jpg
http://img353.imageshack.us/img353/caucase5ew0.jpg/1/w582.png
 
 
http://img353.imageshack.us/img353/6117/caucase6zw8.jpg
http://img353.imageshack.us/img353/caucase6zw8.jpg/1/w582.png
 
 
http://img441.imageshack.us/img441/6968/caucase7rb8.jpg
http://img441.imageshack.us/img441/caucase7rb8.jpg/1/w582.png
 
Bonne soirée,
Alain

n°9369
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 02-10-2008 à 23:41:17  profilanswer
 

Bonsoir Alain, bonsoir à tous
Document intéressant. D'autant plus que l'on peut le mettre en perspective avec le KTB de von Arnauld. Le vapeur aperçu en train de couler par le Caucase est soit le DEWA (GB 3802 grt) soit le LORD TREDEGAR (GB 3856 grt). Cependant ni l'un ni l'autre n'ont été touchés par U 35 de von Arnauld car ce jour là, il n'a coulé aucun navire. Ces deux vapeurs sont des victimes de UB 43 qui opérait dans le même secteur mais séparément. On ne pratiquait encore pas à l'époque la "tactique de meute".
Dans le KTB de U 35 ce jour là (ci-dessous) il y a en effet en fin d'après-midi la relation d'un engagement au canon avec 2 vapeurs, clairement l'un étant le Caucase à partir de 19h15 heure du s/m. Il n'est par contre pas fait état d'un coup au but sur U 35.
 
http://ns1.hostingpics.net/pics/86033917sep16_u35.jpg
 
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 02-10-2008 à 23:44:52

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°9382
alain13
Posté le 03-10-2008 à 14:04:08  profilanswer
 


Bonjour Yves, bonjour à tous,
 
Le CAUCASE a donc bien rencontré 2 sous-marins, en moins de 2 heures, le 17 septembre 1916 ce qui est d'ailleurs indiqué dans le rapport de son commandant.
Le deuxiéme vapeur aperçu par l'U 35 est certainement le SHIGIZAM MARU qui a du être lui aussi dérouté vers le nord par le patrouilleur d'escorte AFRIQUE II.
Concernant le larguage accidentel du canot n° 2, l'arrivée dans l'eau éjecta tous les occupants. Ils purent y remonter, mais peu de temps après avoir été secouru la femme du soldat Garnier et sa fille succombèrent à bord du bâteau sauveteur.
 
Cordialement,
Alain
 
 

n°23322
Terraillon​ Marc
Posté le 30-12-2009 à 23:23:10  profilanswer
 

Bonsoir,
 
30 mars 1917 : En route et en convoi (Caucase, Basque et Louis Freycinet) escorté par Moqueuse, Epée, et Mousqueton. Au large de Milo.  
 
Référence : SHDMV MV SS Y 360 (Moqueuse)  
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 30-12-2009 à 23:23:30

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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°31419
Rutilius
Posté le 01-06-2011 à 08:26:52  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Historique (Complément) :  
 
   ― 18 décembre 1915 – 16 janvier 1916 : Transporte de Tamatave (Madagascar) à Bizerte (Tunisie) un détachement appelé à constituer la 4e compagnie du 1er Bataillon de marche de tirailleurs malgaches, formé le 1er octobre 1915 à Diégo-Suarez et placé sous le commandement du chef de bataillon Modeste Galland. Ce détachement comprenait trois officiers, le capitaine Compte, le lieutenant Taburet et le sous-lieutenant Hefler, ainsi que 358 sous-officiers, caporaux, soldats et tirailleurs.
 
   « Au cours de la traversée, effectuée dans des conditions climatiques très défavorables, le tirailleur Letohita, n° matricule n° 14.721, est disparu en mer dans la nuit du 22 au 23 décembre 1915 (suicide supposé). Deux tirailleurs sont décédés, l’un en mer, le 29 décembre 1915, l’autre à l’escale de Port-Saïd, le 8 janvier 1916. »
       
   (Journal des marches et opérations du 1er Bataillon de marche de tirailleurs malgaches – 21 oct. 1915 – 1er juin 1919 : Service historique de défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 875/2, p. num. 3 et 4)
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 01-06-2011 à 08:46:19
n°31668
olivier 12
Posté le 05-07-2011 à 14:35:26  profilanswer
 

Bonjour à tous,

CAUCASE

 
Un petit complément sur le CAUCASE qui fait l'objet d'un volumineux rapport d'enquête aux archives de Vincennes.
 
Tout d'abord, le navire coulé, au secours duquel se précipite AFRIQUE II était le DEWA.
 
Dans son rapport, le commandant, le capitaine au long cours JACOB, signale que 8 personnes se sont précipitées dans le canot 2 qui a été amené à l'eau. Dans l'intérêt général, il a décidé d'abandonner ces 8 personnes à leur malheureux sort après avoir signalé leur position par TSF.
 
Ces 8 personnes sont :
 
Passagers
 
GARNIER Gabriel Soldat de 3e classe au 15e régiment d'infanterie coloniale
Madame GARNIER
Mademoiselle GARNIER (7 ans)
tous trois originaires de Fély, par Anonnay (Ardèche)
CERCEAU Henri Soldat de 2e classe au même régiment,
 
tous quatre embarqués à Tamatave
 
Equipage
 
VIONNET Alfred  1er maître d'hôtel
ROMANETTI André  Garçon
CHECCHI Dominique  Graisseur
BELLEME Gustave  Boy boucher (Créole de La Réunion)
 
Rapport du CLC COSSON, second capitaine, sur cet incident
 
Suite au naufrage du DEWA, vers 19h05, je me trouvais à l'échelle bâbord, près des embarcations. Les passagers étaient aux postes d'abandon depuis 17h45. J'entendis une explosion sur la droite, que je reconnus être un coup de canon. Doutant du calme des passagers, j'ai crié à tout le monde de se coucher et de ne pas bouger. Il y a eu un 2e coup de canon et, me dirigeant vers l'arrière, je l'ai trouvé dans la plus grande confusion. L'embarcation n° 4 était débordée au ras de la lisse et chargée de monde. Les tirailleurs voulaient lancer les radeaux à la mer et ce n'est qu'à grand peine que j'ai pu les en empêcher. Sur tribord arrière, il y avait une embarcation entraînée pleine d'eau, sans personne à bord, dont l'un des garants, en filant, écrasait l'embarcation n° 6 débordée elle aussi et chargée de monde.  
L'embarcation n° 4 fut alors amenée à 1m au dessus de l'eau.
 
Je fis évacuer et remettre à poste tous ces canots. Seul le n° 2, amené sans ordre par des gens paniqués alors que j'étais sur l'arrière, avait disparu. Ayant tout remis en place, je rendis compte au capitaine et l'appel fut fait. Il manquait 8 personnes, 4 passagers et 4 hommes d'équipage. Ils ont mis le canot à la mer alors que le navire était à pleine vitesse. Le garant a été largué, entraînant leur perte.
 
Le sous-marin a tiré au moins 5 coups de canon auquels il a été répondu coup pour coup.
 
Rapport du capitaine du vapeur anglais BAYVERDUN
 
Le 18 Septembre 1916 à minuit vingt, j'ai entendu des cris dans l'eau à 62 milles dans l'Est de Malte. J'ai stoppé et mis deux canots à la mer. J'ai recueilli 5 hommes du CAUCASE qui avaient tous leur ceinture de sauvetage. Ils étaient restés 6 heures à la mer. Après deux heures de recherches, j'ai hissé les canots. Je les ai débarqués à Port Saïd.
 
Note du LV Chateauminois, délégué de la Marine à Port Saïd
 
Cinq hommes du CAUCASE ont été retrouvés le 18 Septembre à minuit vingt par le vapeur anglais BAYVERDUN, à 62 milles dans l'est de Malte, et débarqués à Port Saïd.
Ce sont CERCEAU, VIONNET, ROMANETTI, CHECCHI et BELLEME.  
Il sont rapatriés sur Marseille par le NERA.
 
nota : on remarque que personne ne fait allusion au repêchage de la famille GARNIER. Tous trois semblent avoir disparu lors du chavirage du canot, certainement celui que le second capitaine a aperçu, traîné vide sur tribord arrière. L'arrêt du vapeur anglais pendant deux heures semble prouver qu'ils ont été recherchés sans succès. Le capitaine ne précise pas clairement si les 5 survivants étaient dans le canot ou dans l'eau, mais il semblerait que ce soit dans l'eau. Le fait que le canot ait été traîné ne leur laissait guère de chance de le retrouver.
D'ailleurs, je doute un peu de la possibilité de survie à pareil bain forcé, et pendant six heures, d'une petite fille de 7 ans. Je doute également de la présence de ceintures de sauvetage pour enfants sur ce transport de troupes. Or des ceintures pour adultes, mises à des enfants, décapèlent très facilement ne leur laissant aucune chance de survie.
Déjà, ces cinq rescapés ont eu une chance inouïe : être retrouvés en pleine nuit au milieu de l'océan,  grâce à leur cris, tient du miracle. Même non croyants, cela mérite de brûler un cierge à Notre Dame de la Garde à l'arrivée à Marseille... :)  
 
Rapport du LV commandant AFRIQUE II
 
A  18h00 (ayant porté secours au DEWA) fait route à toute vitesse sur CAUCASE et SHIGIZAM à 10 milles dans le NNE. A 18h25, entendu coups de canon du CAUCASE et vu déflagrations très claires dans la nuit. Dans l'heure, le sous-marin n'avait pu se rapprocher du CAUCASE qui faisait route à vitesse maximum et, n'ayant entendu aucun autre tir que celui de son 47, je mets cet acte sur le compte de l'imagination et du manque de sang froid. L'explication qu'il donne, d'avoir répondu à des coups venant de l'Est me conforte dans ce jugement.
 
Ce lieutenant de vaisseau a sans doute parlé un peu vite et une longue enquête va être menée pour éclaircir deux points :
 
1) Le CAUCASE a-t-il été réellement canonné
2) Quelles sont les circonstances de la perte d'un canot.  
 
Enquête
 
L'officier enquêteur reconstitue toute la chronologie et note déjà que l'heure de CAUCASE et celle d'AFRIQUE II diffèrent de 27 minutes. Mais celle de CAUCASE est en concordance avec l'heure du coucher du soleil, donc sans doute la plus fiable. De plus, les intervalles sont identiques ce qui prouve que sur les deux bâtiments on a observé les mêmes évènements aux mêmes instants.
 
Les routes sont retracées avec exactitude sur des graphiques. On calcule la hauteur de l'oeil d'un observateur sur les passerelles des deux navires et on en déduit la distance du sous-marin. Il en résulte que le sous-marin a ouvert le feu à trois milles.
 
28 personnes sont interrogées sur CAUCASE, officiers, maîtres et matelots, parmi lesquels le CLC COSSON, 2e capitaine, le CLC OLLIVIERI, lieutenant de quart, le médecin DECOCK, le contrôleur des services postaux MAUREL, le Maître d'équipage MAUREL (homonyme du précédent), le capitaine d'armes CIGLIORI, le matelot timonier MARIANI...  
On interroge aussi le commandant d'armes des troupes embarquées (régiment d'infanterie coloniale de  tirailleurs malgaches) le capitaine MUSQUIN et ses sous-officiers ( adjudant PROST, LANDREAU, PAUL et CASSET les trois derniers  ayant le grade de maréchal des logis).
 
Nous passerons sur toutes ces dépositions quasiment identiques, sauf sur celle du capitaine Musquin, très formelle :
 
"CAUCASE a été canonné vers 19h00. J'ai personnellement entendu les coups (6), vu les lueurs de départ et entendu le sifflement des projectiles. Le premier est tombé à 50 m sur l'arrière. Les 4 suivants ont encadré le navire de part et d'autre de la cheminée, à faible hauteur et ont éclaté à 30 m du bord. Le 6e est passé au dessus de la passerelle et a éclaté à 15 m."
 
Tous les artilleurs précisent que ce sont des coups fusants.
 
L'officier enquêteur conclut que les témoignages du capitaine Jacob et du lieutenant Ollivieri sont précis et concordants. Il ajoute que ceux du capitaine Musquin et de ses sous-officiers sont particulièrement nets et précis. Tous savent ce qu'est un tir de canon et différencient parfaitement les tirs de leur navire de ceux du sous-marin. Selon eux, le CAUCASE n'a pas tiré sur un navire imaginaire.
Pour mettre cela en doute, il faudrait admettre que tous les témoins ont organisé un immense concert de mensonges, ou bien ont été victimes d'une colossale hallucination collective. "Ce sont là des hypothèses de roman qui échappent à celles d'une enquête", déclare-t-il in fine.
 
Bref, CAUCASE a bien été canonné à la nuit tombante. Il a reçu entre 5 et 7 coups.
 
AFRIQUE II fait remarquer à juste raison que le sous-marin qui a coulé DEWA n'a pu rejoindre CAUCASE en une heure. C'est exact. Mais rien ne permet d'affirmer qu'il n'y avait pas un deuxième sous-marin.
 
En ce qui concerne l'affaire du canot 2, l'officier écrit :
 
" La bande Romanetti, Checci (aussi orthographié Checchi), Dagore et Tavera s'était entendue depuis quelque temps pour décamper au plus vite. Dès que le second a eu le dos tourné, Tavera a dessaisi le canot 2 et a fait monter dedans Madame Garnier et sa fille. Les soldats Garnier et Cerceau ont suivi, puis Romanetti, Vionnet, Belleme et Checci. Tavera était au bossoir de l'arrière. Au bossoir de l'avant, il y avait un homme qui n'a pas été reconnu. C'est cet homme qui a levé la cale et affalé le canot alors que le bâtiment était à pleine vitesse. Le garant n'a pas été coupé par un projectile. Il a été retrouvé dévidé en entier.
 
Dès que Tavela et sa bande ont eu amené le canot 2, le maître d'équipage, patron du canot n° 4, les a imité servilement, sans que son bon sens ou sa conscience professionnelle ne se soient révoltés devant une manoeuvre aussi absurde et monstrueuse. Il s'est installé le premier dans le canot et a commencé à faire embarquer. Il a fallu l'intervention vigoureuse du second pour le ramener à la réalité. L'embarcation était alors à 1 m de l'eau."
 
Voici un plan de pont du CAUCASE avec la position des canots et radeaux.
 
http://img52.imageshack.us/img52/6484/caucase.jpg
 
Conclusions de l'officier enquêteur
 
Le rôle d'abandon n'était pas idéal. Le bord, en accord avec le commandant d'armes, avait groupé 8 des 9  sous-officiers d'infanterie dans 2 canots. Ils auraient du être répartis comme patrons des radeaux des tirailleurs malgaches où il n'y avait aucun officier. Ils y auraient été plus utiles pour maintenir l'ordre.
 
De plus, l'expression "AUX POSTES D'ABANDON" lancée par le bord a agi défavorablement sur les esprits. Il faut s'en tenir à celle en usage sur les bâtiments de l'armée navale : "POSTES D'EVACUATION".
 
Bref, juste quelques petites améliorations à apporter pour éviter la panique...
 
En conclusion de tous ces rapports on peut donc affirmer qu'en cherchant à fuir l' UB 43 qui venait de couler le DEWA, CAUCASE et SHIGIZAM MARU sont tombés sur U 35 de von Arnauld de la Périère. Une journée peu chanceuse...
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 05-07-2011 à 19:57:13

---------------
olivier
n°31679
Rutilius
Posté le 06-07-2011 à 18:34:48  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Le Temps, n° 20.169, Lundi 25 septembre 1916, p. 4, en rubrique « Dernières nouvelles ».
 
 
                                                                http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Caucase-1-W.gif
   ______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°33544
Rutilius
Posté le 06-01-2012 à 23:06:28  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
                                                               Passagers militaires décédés à bord du paquebot Caucase
 
                                                                                    (Liste non exhaustive : 13 noms) (*)
 
                                                     Avertissement : Orthographe de certains toponymes malgaches non garantie
 
 
   ■ 7e Bataillon de tirailleurs indochinois.
 
   ― NGUYEN VAN Tam, né à une date et en un lieu inconnus, vraisemblablement au Tonkin (aujourd’hui Vietnam), décédé le 9 novembre 1918 (Maladie contractée en service : pneumonie), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 2/1.253, classe 1913, n° 8.668 au recrutement d’Haïphong (Acte de décès établi par l’Inscription maritime de Saigon).
 
   ■ 1er Bataillon de tirailleurs malgaches.
 
   ― LETOHITA, né le 4 août 1890 à Ambalasataka (Tananarive, Madagascar), disparu en mer le 23 décembre 1915 , Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 14.721, classe, n° et lieu de recrutement inconnus (Jug. Trib. Marseille, 28 juill. 1920, transcrit à Marseille, le 1er oct. 1923).
 
   ― RADONA, né en 1890 à Ambohijatovao (Madagascar) et y domicilié, décédé le 19 décembre 1917 (Maladie contractée en service), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 15.880, classe 1915, n° inconnu au recrutement de Tananarive.
 
   ― RALAIKAVANA, né en 1898 à Ambatomaka (District d’Ambositra, Madagascar) et domicilié à Ambositra, décédé le 9 octobre 1917 (Maladie contractée en service : « fièvre continue »), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 37.956, classe, n° et lieu de recrutement inconnus.  
 
   ― RAVALITERA, né en 1893 à Tsarafarita (District de Vakimankarana, Madagascar), décédé le 17 octobre 1917 (Maladie contractée en service : pneumonie), Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 29.618, classe 1916, n° inconnu au recrutement de Tananarive.
 
   ■ 2e Bataillon de tirailleurs malgaches.
 
   ― RAMONJY, né en 1901 à Marozevo (Madagascar) et y domicilié, décédé le 18 octobre 1917 (Maladie contractée en service : méningite cérébro-spinale), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 35.649, classe, numéro et lieu de recrutement inconnus.
 
   ■ 3e Bataillon de tirailleurs malgaches.
 
   ― RAFARARANA, né en 1889 à Ambohijatovao (Madagascar), décédé le 16 octobre 1917 (Maladie contractée en service : fièvre paludéenne et bronchite), Travailleur malgache, Section de commis et ouvriers d’administration coloniale (C.O.A.C.), Matricule inconnu, engagé volontaire le 31 janvier 1917, n° 4.092 au recrutement de Tananarive.
 
   ■ 4e Bataillon de tirailleurs malgaches.
 
   ― RALAIMONJY, né en 1891 à Ambohimiadana (Madagascar), décédé le 2 mai 1916 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 16.653, classe, numéro et lieu de recrutement inconnus (Jug. Trib. Andramasina, 26 nov. 1923, transcrit à Ambohimiadana, le 28 nov. 1923).
 
   ■ 23e Bataillon de tirailleurs malgaches.
 
   ― RABE, né en 1897 à Ambalotava (Madagascar), décédé le 18 décembre 1917 (Maladie contractée en service : accès pernicieux), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 33.865, classe 1917, n° inconnu au recrutement de Tananarive.
 
   ■ 25e Bataillon de tirailleurs malgaches.
 
   ― IDAMY, né vers 1886 à Ankilidoga (Cercle d’Ambovombe, Madagascar) et y domicilié, décédé le 6 avril 1918 (Maladie contractée en service : pneumonie gauche), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 21.580, classe inconnue, n° 21.580 au recrutement de Fort-Dauphin.
 
   ■ 75e Bataillon de tirailleurs malgaches.
 
   ― RANDRIAMARO, né en 1884 à Ankatirdrevoha (Madagascar), décédé le 16 avril 1918 (Maladie contractée en service : pneumonie), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 26.032, classe 1916, n° inconnu au recrutement de Tananarive.
 
   ■ Dépôt des isolés coloniaux.
 
   ― TSIMATAVY, né en 1886 à Maromenty (Fort-Dauphin, Madagascar), mort le 31 août 1916 « décédé  en mer pendant une crise de délire », Tirailleur de 2e classe, Matricule n°14.978, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Fort-Dauphin (Jug, Trib. Fort-Dauphin, 7 mai 1920, transcrit à Fort-Dauphin le même jour).
 
   ■ Ouvriers auxiliaires d’administration coloniale (O.A.A.C.)
 
   ― NGUYEN Bin Lang, né à une date inconnue et en un lieu indéterminé du Tonkin – aujourd’hui Vietnam – et domicilié à Ta Quan (Tonkin – aujourd’hui Vietnam –) , décédé « en mer » le 15 octobre 1918 (Cause inconnue), Ouvrier auxiliaire, Xe Groupe, Matricule n° 429.    
 
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   (*) Dernière adjonction : NGUYEN Bin Lang, Ouvriers auxiliaires d’administration coloniale (O.A.A.C.)
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   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 06-01-2012 à 23:10:38

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