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Auteur Sujet :

DJEMNAH - Compagnie des Messageries Maritimes

n°34975
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 03-09-2012 à 21:24:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
   Bonsoir à tous,
   

Ar Brav a écrit :

Les membres disparus de l’état-major et de l’équipage répertoriés :
 
   †  Charles MERIC, commandant ;
   †  François MAILHOL, chef mécanicien.
 
Source : « Historique de la flotte des Messageries maritimes », Commandant Lanfant
.


   — MÉRIC Charles Félix, né le 12 octobre 1870 à Agde (Hérault), Lieutenant de vaisseau auxiliaire, Matricule n° 213 – Agde. Domicilié à Marseille (Bouches-du-Rhône), au 3, rue Vincent Leblanc. Chevalier de la Légion d’honneur au titre du Ministère de la Marine (Arr. 14 mai 1917).
 
   Base Léonore, dossier LH/1836/36 —>  http://www.culture.gouv.fr/LH/LH16 [...] 36V001.htm
   
 
   — MAILHOL François Hippolyte, né le 7 mars 1869 à Béage (Ardèche), Mécanicien breveté de 1re classe de la Marine marchande (7 févr. 1894) ; chef mécanicien sur les paquebots de la Compagnie des Messageries maritimes. Matricule n° 689 – La Ciotat. Fils de François MAILHOL, brigadier de gendarmerie, et d’Honorine Cécile JASABERT, son épouse, « ménagère ». Domicilié à Marseille (Bouches-du-Rhône), au 12, promenade de la Plage. Chevalier de la Légion d’honneur au titre du Ministère de la Marine (D. 14 juin 1917).
 
   Cité à l’ordre de la division le 12 mai 1917 « pour le courage et le sang-froid dont il a fait preuve en secourant son commandant lors du torpillage de l’Ernest-Simon par un sous-marin, le 3 avril 1917. »
 
   Base Léonore, dossier LH/1692/33 —>  http://www.culture.gouv.fr/LH/LH13 [...] 33v001.htm  
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 03-09-2012 à 23:42:03
n°35073
dbu55
Posté le 17-09-2012 à 19:01:30  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous
 
D'autres soldats disparus sur le DJEMNAH :
 
M'ZÉ Mbechezi né vers 1889 à Débéni (îles Commores), Tirailleur de 2ème classe au 14ème Bataillon de Tirailleurs Malgaches - Disparu en mer le 14/07/1918 (28 Ans) lors de la perte du DJEMNAH
 
ABSIEH Oueiss né vers 1893 à Arthad ? (République de Djibouti (Côte française des Somalis en 1914)), Tirailleur de 2ème classe au 1er Bataillon de Tirailleurs Somalis - Disparu en mer le 14/07/1918 (25 Ans) lors de la perte du DJEMNAH
 
ILONGO  né le ? à Mariouna ? (Madagascar), Tirailleur de 2ème classe au 26ème Bataillon de Marche de Tirailleurs Malgaches - Disparu en mer le 14/07/1918 lors de la perte du DJEMNAH
 
N'BAC Dimbo né le ? à Noudraza ? (îles Commores), Tirailleur de 2ème classe au dépôt des isolés coloniaux - Disparu en mer le 14/07/1918 lors de la perte du DJEMNAH
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 17-09-2012 à 19:05:40

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35204
dbu55
Posté le 06-10-2012 à 10:50:59  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Encore un militaire disparu lors de la perte du DJEMNAH:
 
ZAFINDAMBA   né à une date et en un lieu inconnu (Peut-être Madagascar ?), Tirailleur de 2ème Classe au 17ème Bataillon de Marche de Tirailleurs Malgaches - Disparu en mer le 14/07/1918 à bord du DJEMNAH
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35352
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-10-2012 à 21:42:46  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
   
 
   ■ Traversées.
 
 
   — 14 ~ 19 mai 1915 : Transporte de Marseille à Seddul-Bahr le second échelon du 2e Bataillon (Chef de bataillon Joseph DÉZARNAUD) du 176e Régiment d’infanterie (Lieutenant-colonel Marie Augustin Paul de LAVENNE de CHOULOT), rattaché à la 156e division d’infanterie. Soit 9 officiers, 563 hommes, 36 chevaux et 10 voitures.
 
   Les autres éléments du régiment embarquèrent respectivement :
 
   – le 8 mai 1915, sur la France III (premier échelon du 1er Bataillon) ;
   
   – le 9, sur le Lotus (deuxième échelon – état-major, 1re et 3e compagnies – du 1er Bataillon) ;
 
   – le 11, sur le Polynésien (premier échelon du 2e Bataillon) ;
 
   – le 12, sur la Havraise (troisième échelon du 1er Bataillon) ;
   
   – le 15, sur la Savoie (état-major du régiment et 3e Bataillon).
 
    (Journal des marches et opérations du 176e Régiment d’infanterie – 17 mars 1915 ~ 11 septembre 1916  – : Service historique de la défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 710/8, p. num. 7.)
 
 
   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
 
   — 1er ~ 6 octobre 1915 : Évacue de Seddul-Bahr à Salonique l'État-major, la Compagnie hors-rang, la Compagnie de mitrailleuses, ainsi que deux compagnies du 1er Bataillon du 176e Régiment d’infanterie, rattaché à la 156e division d’infanterie.  
 
   Le même jour, les autres éléments du régiment embarquèrent respectivement sur :
 
   – le Moghrab (deux compagnies du 1er Bataillon) ;  
 
   – l’Australien (2e Bataillon) ;
 
   – La Gaulle (3e Bataillon).  
 
    (Journal des marches et opérations du 176e Régiment d’infanterie – 17 mars 1915 ~ 11 septembre 1916  – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 710/8, p. num. 42 et 43.)
 
 
   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
     
   — ... ~ 20 octobre 1915 : Transporte de Bizerte à Salonique la seconde moitié de la 12e Compagnie « Bis » du 5e Escadron du train des équipages militaires, placée sous le commandement du lieutenant Lespès.  
     
   La première moitié de la compagnie avait embarqué à Bizerte le 10 octobre 1915 à bord du paquebot La Savoie, de la Compagnie générale transatlantique, et était arrivée à Salonique le 15.  
 
   (Journal des marches et opérations de la 12e Compagnie « Bis » du 5e Escadron du train des équipages militaires – 21 août 1915 / 8 sept. 1919 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 1331/6, p. num. 6 et 7)
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à tous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-10-2012 à 21:50:23
n°35841
dbu55
Posté le 30-12-2012 à 12:33:43  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Encore un militaire disparu lors de la perte du DJEMNAH :
 
BOEUH Guelleh né le 1897 à Djibouti (République de Djibouti (Côte française des Somalis en 1914)), Tirailleur de 1ère Classe au 1er Bataillon de Tirailleurs Somalis - Disparu en mer le 14/7/1918 (20 Ans) à bord du DJEMNAH      
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°36089
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 21-01-2013 à 13:28:48  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Une victime a posteriori du naufrage du paquebot Djemnah.
 
 
                                             Les Annales Coloniales, n° 115, Vendredi 30 septembre 1921, p. 1.
 
 
                                               http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/DJEMNAH%20-%20Mme%20Guyon..jpg
 
 
   Thérèse FLURIN (16 oct. 1884 ~ ... sept. 1921), épouse de Joseph GUYON (31 août 1870 ~ 2 juin 1942), gouverneur général des colonies.
 
   Leurs trois fillettes se prénommaient respectivement Aline (16 sept. 1906 ~ ...), Charlotte (31 janv. 1909 ~ 28 déc. 1994) et Valentine (...), cette dernière ayant disparu avec le paquebot Djemnah.
 
   ___________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 21-01-2013 à 13:30:08
n°36255
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 07-02-2013 à 10:32:50  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Passagers militaires décédés à bord du paquebot Djemnah antérieurement à la perte de ce bâtiment.
 
 
   ― BARNÉ Charles Jean Baptiste, né le 6 mai 1890 à Saint-Joseph (Île de La Réunion), disparu en mer le 14 juillet 1917, 2e canonnier servant, 70e Régiment d’artillerie lourde à grande portée, Matricule inconnu, classe 1910, n° 216 au recrutement de La Réunion (Jug. Trib. Saint-Denis-de-La Réunion, 5 janv. 1922, transcrit à Saint-Denis-de-La Réunion, le 3 févr. 1922).
 
   ― JACQUEROUX Hippolyte, né le 7 septembre 1893 à Vescours (Ain), disparu en mer le 27 mai 1915 (Avis de disparition n° 647 C.Z.), Soldat de 2e classe, 58e Régiment d’infanterie coloniale, Matricule 5ie/10.070, classe 1913, n° 444 au recrutement de Bourg-en-Bresse (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 30 janv. 1917).
 
   ― NICLIN Pierre Daniel, né le 11 mai 1891 à Saint-Paul (Île-de-La Réunion) et y domicilié, décédé le 27 mai 1918 (Maladie contractée en service : « fièvres »), Soldat de 2e classe, Bataillon d’infanterie coloniale de Diégo-Suarez, Matricule et classe inconnus, n° inconnu au recrutement de La Réunion.
 
   __________________________________________________________________________________________
 
   Dernière adjonction : JACQUEROUX Hippolyte, 58e Régiment d’infanterie coloniale.
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
     

n°37504
dbu55
Posté le 01-06-2013 à 12:03:39  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Deux tirailleurs disparus à bord du DJEMNAH :
 
BOTO né vers 1889 à Jaingoudrana ? - Farafangana (Madagascar), Tirailleur de 2ème Classe au 26ème Bataillon de Tirailleurs Malgaches - Disparu en mer le 14/07/1918 (28 Ans) à bord du DJEMNAH
 
BOTO né vers ? à Antam??? (Madagascar), Tirailleur de 2ème Classe au 26ème Bataillon de Tirailleurs Malgaches - Disparu en Mer  le 14/07/1918 à bord du DJEMNAH
 
Cordialement
Dominique
 


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°38223
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-10-2013 à 21:27:00  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
 
 
           http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/DJEMNAH%20-%20Paquebot%20-%20V%201..jpg
 
                                                                (Collection particulière)


Message édité par Rutilius le 06-10-2013 à 21:27:13

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°38536
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-11-2013 à 13:27:13  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                                       Récompenses consécutives à la perte du paquebot Djemnah
 
 
 
   ■ Récompenses accordées par le Ministre de la Marine.
 
 
                                            Journal officiel du 15 décembre 1918, p. 10.795.
 
 
                                                http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/DJEMNAH%20-%20Recompenses%20-%20J.O.%2015-XII-1918%20-%20I..jpg
 
 
                                        http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/DJEMNAH%20-%20Recompenses%20-%20J.O.%2015-XII-1918%20-%20III..jpg
 
 
                                        http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/DJEMNAH%20-%20Recompenses%20-%20J.O.%2015-XII-1918%20-%20II..jpg
 
 
   ■ Récompenses pour actes de bravoure accordées par la Société centrale de sauvetage des naufragés.  
 
 
   Société centrale de sauvetage des naufragés ― Annales du sauvetage maritime, 1er et 2e trim. 1919 : Bâtonnier Busson-Billaut et Commandant de Larosière, « Rapport sur les récompenses attribuées aux sauveteurs de la mer », p. 42 à 44.
 
 
                                            « TORPILLAGE DU " DJEMNAH " (14 juillet 1918)
 
 
   L'explosion casse le navire par le milieu ; dans l'espace de deux minutes, son arrière coule et son avant se mate brusquement et disparaît ; le capitaine et 429 hommes tant de l'équipage que des passagers disparaissent à jamais.  
 
   Médaille d'or à M. GUYON, Gouverneur des Colonies, passager sur le Djemnah. A donné un bel exemple de dévouement et d'abnégation en refusant de prendre place en même temps que sa famille dans une embarcation avant que tous les passagers aient été embarqués ; a été entraîné à la mer avec le bâtiment et a continué à faire preuve de sang-froid sur le radeau qu'il a pu atteindre.  
 
   Médaille d'or à M. AUGAGNEUR, médecin-major. Passager sur le Djemnah, a fait preuve de calme et de sang-froid pendant l'évacuation du bâtiment. Par son attitude calme et énergique a maintenu le moral de ses compagnons de radeau. S'est ensuite dépensé sans compter pour donner ses soins aux blessés et aux malades.
 
   Médaille d'or et prix de 200 francs au 2e capitaine FILIPI. A montré de remarquables qualités de calme et de sang-froid en secondant le commandant et en activant la mise à l'eau des radeaux et les opérations de sauvetage. A assuré son service d'officier en second avec le plus grand courage jusqu'à ce qu'il ait été entraîné à la mer.  
 
   Prix de 1.100 francs à partager entre :  
 
   100 francs à M. COLOMB (Félix), quartier-maître canonnier. Pendant que son bâtiment sombrait, a fait preuve de réelles qualités de sang-froid et d'énergie en tirant sur le sous-marin qui venait de le torpiller. N'a quitté sa pièce qu'au moment où elle disparaissait sous l'eau.  
 
   100 francs à M. JOUSSET, 2e opérateur de T. S. F. A montré un réel esprit de devoir et de dévouement en ralliant le poste de T. S. F. malgré la situation critique de son bâtiment torpillé et en aidant à l'émission des signaux de détresse pendant que son bâtiment sombrait.  
 
   200 francs à M. HÉMERY (Henri), capitaine au long-cours, 1er lieutenant. A secondé le commandant avec beaucoup de calme et de sang-froid. Blessé en faisant courageusement son devoir.
     
   200 francs à M. MAROSALY, tirailleur malgache. Après le torpillage du paquebot sur lequel il était passager, a contribué au péril de sa vie au sauvetage d'enfants qui, sans son aide, ne seraient certainement noyés.  
 
   100 francs à M. JÉGO (Joseph-Marie), second-maître fourrier du " Nord-Caper ". Pour aider au sauvetage d'enfants passagers s'est rendu spontanément à l'intérieur d'un bâtiment torpillé et coulant rapidement ; a donné ainsi une preuve de son dévouement et de son abnégation.  
 
   100 francs à M. MOLLO (Adrien), matelot, patron des dépêches. Le bâtiment étant torpillé, a aidé avec calme et sang-froid au sauvetage des sacs de valeurs. Le canot dans lequel il avait pris place ayant chaviré, a secouru un enfant qu'il a transporté sur un radeau voisin.
 
   100 francs à M. CADORET (Louis), maître d'équipage. Son bâtiment ayant été torpillé, a fait preuve d'énergie, de dévouement et de belles qualités de marin pendant l'évacuation et le sauvetage.  
 
   100 francs à M. DALLEAU (Albert), soldat de 2e classe du 10e régiment d'artillerie. Passager sur un bâtiment torpillé, a aidé à secourir deux enfants qui allaient se noyer.  
 
   100 francs à M. CRUCIANI (Joseph), matelot-timonier du " Requin ". Passager sur un bâtiment torpillé, a fait son devoir avec sang-froid et dévouement
. »


Message édité par Rutilius le 14-11-2013 à 13:34:43

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°43631
olivier 12
Posté le 23-12-2015 à 18:28:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
DJEMNAH
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/905/tThqod.jpg
 
Note au Ministre, envoyée par l’ambassadeur en Egypte  le 20 Juillet 1918 de Port Saïd
 
Le capitaine au long cours Toussaint Philippi vient de me remettre son rapport sur le torpillage du DJEMNAH et l’enquête sera faite à Port Saïd par les autorités de l’Amirauté française. Les autorités navales britanniques d’Alexandrie interrogeront aujourd’hui les officiers du navire, les marins et les commandants du sloop et du chalutier qui ont recueilli les naufragés. Il appartiendra au Contre Amiral Varney de formuler des propositions pour les marins de l’Etat et du Commerce. Je souligne que l’attitude de tous a été au dessus de tout éloge.
 
Le DJEMNAH a été torpillé le 14 Juillet à 21h32 et a coulé en 2 minutes, ce qui explique le nombre de victimes (en tout 436 personnes).
Parmi les victimes figurent le commandant Méric, le chef mécanicien Mailhol, le lieutenant Mehu, le commissaire Valentin et le télégraphiste Detung. Tous sont morts à leur poste et ce dernier a émis les signaux de détresse jusqu’au dernier moment. Ont aussi disparu le capitaine de l’armée belge Poignard et Mademoiselle Valentine Guyon, fille du Gouverneur des colonies (Madagascar).
Le rapport du capitaine Philippi indique que le chalutier PRESIDENCY n’est arrivé qu’à 07h00 du matin. La canonnière anglaise MALLOW s’était portée au secours d’un autre navire torpillé et n’est arrivée sur les lieux qu’à 01h00 du matin. Ce point devra être éclairci par l’enquête.
Mais de toutes façons, le lieutenant commander Badwin, commandant du MALLOW et l’officier John Smith de la réserve navale, commandant le PRESIDENCY, ainsi que leurs équipages se sont multipliés pour assurer le sauvetage des naufragés. Un grand nombre étaient accrochés à des épaves. Nombre de marins se sont jetés à la mer pour se porter à leur secours.
Je vous demande d’adresser au gouvernement anglais les remerciements du gouvernement de la République, de citer à l’Ordre du jour les deux navires et de conférer la Croix de Guerre à leurs commandants.
 
Rapport de la Commission d’enquête
 
Le10 Juillet à 09h00, le convoi quitte Bizerte pour Alexandrie. Il est composé de 5 navires : WAITEMATA, DJEMNAH, BRANKSOME HALL, AUSTRALFORD et SAINT PATRICK escortés par sloop MALLOW et 3 chalutiers. Vitesse prévue 8 nœuds, mais réduite à plusieurs reprises à 7, 6 et même 5 nœuds.
Le 13 à 21h45, BRANKSOME HALL tire sur un sous-marin et le convoi vient pendant deux heures de 4 quarts sur la gauche.
Le 14 à 00h45, BRANKSOME HALL est torpillé et un chalutier est détaché près de ce bâtiment.  
Le 14 à 20h00, le convoi est en ligne de front dans l’ordre suivant : SAINT PATRICK, WAITEMATA (commodore à bord), DJEMNAH et AUSTRALFORD. Intervalle entre les bâtiments 400 m. Chalutiers sur les flancs et MALLOW en arrière. Vitesse 8 nœuds. Route moyenne S56E. Zigzag n° 10. Beau temps. Mer calme. La lune se couche à 21h00 et la nuit devient noire.
 
A 21h32, le convoi termine une embardée de 2 quarts sur la gauche quand DJEMNAH est frappé par une torpille qui l’atteint sur tribord entre les cales 3 et 4. Le timonier Amadei, de quart à tribord, voit à quelques mètres du bord le sillage de la torpille qui arrive avec une inclinaison de 4 quarts. Le QM canonnier Colomb est renversé par l’explosion. Se redressant, il voit à 700 m environ la petite masse noire de ce qu’il estime être le kiosque du sous-marin. Il tire aussitôt un coup dans cette direction.
Dix secondes après le torpillage du DJEMNAH, dit le commandant du MALLOW, une minute selon quelques survivants, le WAITEMATA est lui aussi torpillé sur tribord. Il n’est donc pas douteux que le sous-marin se trouvait dans la direction où Colomb l’a aperçu. Il est très affirmatif et estime le gisement à au moins 140°.
Dès l’explosion, DJEMNAH prend une forte bande sur tribord. L’eau envahit les cales 3 et 4 et monte rapidement dans le salon des premières. La cloison arrière de la machine résiste et la dynamo continue à fonctionner. Le bâtiment se redresse, mais se casse soudain en deux. Le grand mât s’abat sur le roof des cabines de luxe. L’arrière entre dans l’eau et coule et on entend une explosion provenant des chaudières selon l’officier mécanicien Lauriol. L’avant se mâte brusquement et disparaît en moins de deux minutes. La rapidité avec laquelle le bâtiment s’est englouti n’a permis de mettre à l’eau qu’une seule embarcation, le canot 2, et une quinzaine de radeaux. Mais le radeau 2, mal manœuvré, ne peut porter un secours efficace aux naufragés. Certains parviennent à gagner les radeaux, mais beaucoup restent éloignés, accrochés à des épaves ou simplement soutenus par leurs ceintures de sauvetage.
 
Les embarcations du MALLOW ne sont aperçues que vers 01h00 du matin. Le sloop, qui est perdu de vue après les avoir mises à l’eau, ne revient que vers 06h00, tire quelques coups de canon sur le périscope du sous-marin, puis continue le sauvetage. Vers 08h00, tous les survivants sont amenés à Alexandrie par le MALLOW et le chalutier PRESIDENCY, ce dernier étant arrivé sur les lieux vers 07h00.
 
Sur 152 hommes composant état major et équipage du DJEMNAH et 595 passagers, il y a 429 disparus :
- Etat major et équipage 57 dont le commandant
- Passagers 372
 
Service de veille à bord du DJEMNAH
 
Organisé conformément à la circulaire du 3 Février. D’autant plus sérieuse que le torpillage du BRANKSOME HALL la nuit précédente avait éveillé l’attention de tous à bord.
 
Dispositions de sauvetage
 
8 embarcations : 4 canots, 2 baleinières et 2 youyous. Munies de guirlandes et de caissons à air, sauf les canots 5 et 6. Embarcations débordées à hauteur du pont volant. Pour les mettre à l’eau, il fallait les amener à hauteur de la lisse pour embarquer les passagers, puis les amener complètement. Cette disposition avait été jugée indispensable suite à la faible hauteur de la lisse au dessus de l’eau.
40 radeaux saisis le long du bord à l’exception de 6 qui étaient entièrement dégagés sur le pont et non saisis. Dispositions prises pour une mise à l’eau rapide. Chaque radeau retenu par une seule saisine avec marque rouge indiquant le bout à couper. Si un petit nombre seulement a pu être mius à l’eau, c’est que les hommes qui devaient y prendre place, les chefs de radeaux en particulier, n’ont pas eu le temps de gagner leurs postes d’abandon.
 
Evacuation
 
Aussitôt après le torpillage, l’officier de quart, Monsieur Hemery a donné l’ordre de stopper. Le commandant Méric, qui était sur la passerelle a crié : « N’ayez pas peur mes enfants, que tout le monde conserve son calme ». Il a sifflé 5 coups brefs pour appeler aux postes d’abandon et a envoyé son second, Monsieur Philippi qui venait de le rejoindre, se rendre compte de la situation. Le second est descendu de la passerelle par tribord, mais comme il arrivait près du poste TSF, le grand mât s’est brisé au ras du pont et l’arrière a coulé. Le commandant a alors donné l’ordre de tout amener. Monsieur Philippi est revenu vers la passerelle en coupant lui-même quelques saisines de radeaux. Quelques instant plus tard, l’avant s’est mâté et a coulé aussitôt.
Dans la machine, Monsieur Lauriol, officier mécanicien de quart, a stoppé sans attendre l’ordre de la passerelle avec l’aide du 1er chauffeur Barastier, a fermé la porte du tunnel, puis est monté sur le pont pour fermer la valve de prise de vapeur sur les chaudières.
Au poste de TSF, sans attendre l’ordre, le chef de poste Detung a mis en marche le moteur et a lancé par deux fois le signal de détresse avant que le courant ne soit coupé.
Malgré le peu de temps disponible, les 8 embarcations ont été mises à l’eau, mais seul le canot 2 n’a pas chaviré et ne s’est pas démoli. Le canot 1, amené au moment où le bateau coulait, s’est rempli et n’a pu être utilisé.  
Le canot 3 a apiqué et n’a pu être dégagé. Il a chaviré, mais a été précieux dans le courant de la nuit pour soutenir quelques naufragés.
Dans le canot 5 avaient pris place le chef mécanicien Mailhol, la gouvernante et les enfants de Monsieur Guyon, secrétaire du Gouverneur Général de Madagascar. Mais le garant de l’avant n’ayant pas été décroché à temps, l’embarcation a chaviré en arrivant à l’eau.  
Le canot 7, amené au moment où le navire coulait a été brisé par le bossoir de l’avant qui s’est engagé sous lui et abandonné.
Le canot 2 a été amené par le matelot canonnier Martin  Jean (de l’ARBALETE) et par les chauffeurs du DJEMNAH  Vizani, Blandin et Arrighi.
Le canot 4, amené trop vite, chavire.
Le canot 6 et le canot 8 sont amenés au ras de la lisse par le Sd maître de manœuvre Franceschetti et le maître de manœuvre Cadoret. Ils attendent un instant que l’erre du DJEMNAH soit moins forte, mais l’arrière du bâtiment coule trop rapidement pour leur permettre d’achever la manœuvre. Les deux embarcations flottent néanmoins, mais remplies d’eau.
Environ 15 radeaux sont mis à l’eau.  
Les passagers qui ne peuvent rallier ni canot, ni épave, doivent attendre les secours jusque vers 01h00 du matin, quand arrivent les embarcations du sloop. Pendant ces 3 heures, ceux dont les forces physiques sont plus faibles se noient. Dans ces circonstances, le canot 2 aurait du rendre de précieux services. Il pouvait facilement prendre 40 personnes et transporter sur les radeaux les naufragés incapables de les rejoindre à la nage. Il ne se trouvait dans ce canot que 3 Européens et 2 Malgaches. Vizani avait pris la barre, mais savait à peine gouverner. Parmi les 4 autres, seul le matelot canonnier Martin était assez marin pour manœuvrer un aviron. Sous l’effet de la brise qui s’était levée, le canot dériva et s’éloigna du lieu où le DJEMNAH avait disparu. Il ramassa cependant quelques naufragés dont le matelot chauffeur Tollini, du REQUIN, qui se mit à un aviron et le second maître chef de quart Jacob, du GOELAND III. Mais les nouveaux venus étaient très déprimés et incapables d’aider à la manœuvre de l’embarcation. Il est très regrettable que le second maître Jacob, sauvé 20 minutes après le torpillage, n’ait pas eu l’énergie de prendre le commandement de l’embarcation et d’aller au secours de ceux qui se noyaient.
 
Présence du sous-marin
 
Un quart d’heure après le torpillage, un certain nombre de passagers ont entendu dans la nuit le bruit d’un moteur de sous-marin, mais peu d’hommes l’ont vu assez distinctement pour donner des précisions.
 
Le QM timonier Colin, du COUTELAS, a reconnu à 30 m environ un sous-marin en demi-plongée. Il a distingué le canon et son armement, le kiosque et le périscope à l’arrière du kiosque. Un homme du sous-marin a crié en français « Accostez », mais Colin n’a vu personne monter à bord. D’après les silhouettes, il a cru reconnaître un sous-marin type UB 18 à 47.
 
Le matelot mécanicien Bertret, du JAUREGUIBERRRY se trouvait proche de Colin. Il a nettement distingué le canon qui lui a paru avoir un angle de pointage considérable, et était à une certaine distance sur l’avant du kiosque. Un coup de sifflet a été donné et les hommes de l’armement de la pièce sont rentrés dans le sous-marin qui a plongé.
 
Le second maître armurier Magnien et les hommes qui étaient sur le même radeau que lui ont vu le sous-marin à 100 m. Ils ont remarqué de la lumière sur le kiosque et Magnien croit que l’avant du sous-marin était incliné comme celui de l’UC 52.
 
25 minutes après le torpillage, le 2e capitaine Philippi a vu le sous-marin se déplaçant autour des épaves, du Nord vers le Sud, et a distingué à bord une lueur rouge.
 
Le second maître d’équipage Biondi, du DJEMNAH, a vu le kiosque à 20 m de lui, 20 minutes après le torpillage.
 
Le timonier Cruciani, du REQUIN, a vu un signal pendant qu’il nageait, mais n’a pu l’interpréter à cause de la houle. Il affirme que c’était un signal transmis avec une manipulation très rapide.
 
Le contrôleur des services maritimes postaux Maurel a remarqué un grand nombre de chiffres parmi les combinaisons signalées. Le signal était très rapide et a duré 20 minutes environ. Le sous-marin communiquait avec un bâtiment assez éloigné.
 
Le docteur Bau et le gouverneur Guyon ont vu ces signaux et précisent qu’ils étaient accompagnés de traits lumineux reliant les parties plus éclairées.
 
Le matelot chauffeur Le Pache, d’ARIANE II, a senti l’odeur du pétrole et vu le sous-marin vers 03h00 du matin, quand MALLOW s’est éloigné après avoir mis ses embarcations à l’eau.
 
Le matelot fusilier Canal, de la division de Syrie, a vu au jour le périscope à différentes reprises à quelques mètres de lui. Canal, qui était dans l’eau depuis neuf heures sans autre soutien que sa ceinture, l’a d’abord pris pour une épave et a essayé de s’accrocher à lui. Mais le périscope a disparu et Canal a senti un remous qui l’entraînait au moment même où MALLOW a tiré 3 coups de canon sur ce périscope qui était peint en bleu, de la même teinte que la mer, et se terminait par un cône en forme d’abat-jour.
 
De ces dépositions, il ressort que le sous-marin est resté toute la nuit sur les lieux. Les uns l’ont vu et sont très affirmatifs, les autres ont entendu un bruit de moteur avant que MALLOW ne mette ses embarcations à la mer, et enfin plusieurs ont vu des signaux qui, selon le commandant de MALLOW, n’étaient pas faits par son bâtiment.
 
Observations
 
Il est regrettable que DJEMNAH, paquebot pouvant donner 12 nœuds, et ayant à bord 747 personnes, se soit trouvé dans un convoi lent. Il n’appartient pas à la commission de rechercher les motifs de la constitution de ce convoi.
 
La commission est frappée par le fait que le convoi n’ait exécuté aucun déroutement après le coucher du soleil et de la lune, alors que le BRANKSOME HALL avait été torpillé le 14 au matin. On aurait du craindre d’être suivi par le sous-marin.
 
La rapidité avec laquelle DJEMNAH a sombré est due à ce que le bâtiment était très vieux (44 ans). Les fonds de la coque étaient fatigués et l’explosion a cassé le bâtiment en deux. Les dispositions d’évacuation étaient bien prises et il est probable que si DJEMNAH avait flotté 2 ou 3 minutes, embarcations et radeaux auraient été mis à l’eau dans de bonnes conditions.
 
Le commandant Méric a fait tout son possible pour réussir cette manœuvre. Grâce à ses efforts qui ont été particulièrement secondés, et grâce à la belle tenue de l’équipage et des passagers, militaires tant français qu’indigènes, cette évacuation s’est faite aussi bien que possible.
 
Les embarcations des escorteurs n’ont porté secours aux naufragés que trois heures plus tard et, de ce fait, beaucoup de personnes qui n’avaient pu atteindre les radeaux ont succombé avant qu’on ait pu les retirer de l’eau.
 
Lettre du lieutenant BIENNES, officier d’administration de 2e classe au Ministre de la Marine. Septembre 1918
 
J’ai l’honneur de vous rendre compte que la commission d’enquête ne m’a interrogé que sur les faits précis au moment du torpillage et que je n’ai eu aucun renseignement personnel à fournir.
Après un essai infructueux de mise à la mer des embarcations, j’ai séjourné quatre heures dans l’eau, blessé au côté droit et au pied droit. (Certificat fourni). Un des survivants du DJEMNAH, le mousse autant que j’ai pu en juger dans la nuit noire, a été sauvé par mes soins au moment où, à bout de forces, il criait ne plus pouvoir tenir sur l’eau. J’ai ramené un morceau de mât  et j’ai glissé cette épave sous lui. Je l’ai encouragé en lui disant que les secours allaient arriver. Il a en effet été recueilli devant moi par un des canots du sloop anglais.
 
(Nota : il doit s’agir du novice Lucien Michelangeli)
 
A bord du sloop, de par ma connaissance de l’anglais, j’ai pu diriger les blessés vers l’infirmerie, et j’ai servi de mon mieux à l’installation des trois seules passagères rescapées. (Nota : Madame Guyon et deux de ses filles)
 
A Alexandrie, de concert avec le docteur Augagneur, j’ai rendu visite à maintes reprises aux rescapés hospitalisés dans cette ville. J’ai été chargé par le consul de France de procéder à l’embarquement des 130 tirailleurs malgaches et somalis rescapés à diriger sur la base française de Port Saïd.
 
N’ayant fait en l’occurrence que mon devoir, je me permets d’attirer respectueusement votre attention sur mon cas. Des récompenses ont été accordées aux officiers des navires (Citations à l’Ordre de l’Armée) et au médecin major Augagneur (Citation à l’Ordre de la Brigade).
 
(Nota : ce document porte les mentions manuscrites : adresse jusqu’au 15 Novembre, 73 rue des Chalets Toulouse, à partir du 16 Novembre, Gestion du transit de Beyrouth.
Il ne semble pas que cet officier d’administration ait par la suite obtenu une citation quelconque).

 
Le sous-marin attaquant
 
C’était donc l’UB 105 du Kptlt Wilhelm MARSHALL.
 
Il apparaît qu’en torpillant et coulant en 45 secondes deux navires,  cet officier a fait mieux que le record de rapidité établi ce même soir du 14 Juillet 1918, à l’entrée de la Gironde, par son collègue de l’UB 103, Paul HUNDIUS, qui coula en deux minutes CAP BRETON et VENDEE.
Il est probable qu’il avait bien établi son plan, préparé ses deux torpilles, et n’a eu qu’un très léger changement de cap à effectuer entre les deux lancements, se trouvant en excellente position. C’est assez stupéfiant.
Voici le dessin fourni par le capitaine Philippi. On voit en ligne de front SAINT PATRICK, WAITEMATA et DJEMNAH, et AUSTRALFORD. Le sous-marin est sur leur arrière.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/911/GEgBwW.jpg
 
Notons qu’AUSTRALFORD, devenu le Japonais KENUN MARU, sera torpillé au cours de la 2e guerre mondiale,  le 24 Octobre 1942 par l’USS NAUTILUS, entre les Kouriles et Osaka.
 
Listes des rescapés
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/908/WP3H7m.jpg
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/908/RsObh0.jpg
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/911/zy1LgT.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/905/4RRx4b.jpg
(Nota : il semblerait que le 2e TSF du DJEMNAH se soit nommé JOUSSET Marcel, et non JUSTET comme indiqué sur la liste du navire sauveteur)
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/908/pX1RSM.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 23-12-2015 à 20:34:12

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olivier
n°43642
Gastolli
Posté le 26-12-2015 à 12:17:58  profilanswer
 

Bonjour,
 
in the KTB (war diary) of UB 105, Wilhelm Marschall mentions the capture of two survivors. After he tried to follow the convoy he returned to the sinking place:
 
2 Mann gefangen:
Fontaine (in Rettungsgürtel schwimmend), geb. 1897, Kreole, 24. Kolonial-Regiment
Najer (von gekentertem Boot), Schiffsjunge, Madegasse

Fontaine swimming in an life belt
ship's boj (mousse?) Najer from an capsized boat
 
Do you have any further details on this men?
 
Oliver

n°43643
olivier 12
Posté le 26-12-2015 à 14:34:07  profilanswer
 

Bonjour Oliver, bonjour à tous,
 
On ne trouve rien aux archives sur le soldat Fontaine, du 24e colonial, qui n'est pas dans la liste des hommes repêchés par les navires sauveteurs. Rien non plus sur le mousse Najer qui n'est pas sur la liste de l'équipage survivant.  
Toutefois,  ces deux hommes ne figurent pas non plus parmi les disparus et il est donc probable que l'on a su, plus tard, qu'ils avaient été récupérés par le sous-marin.
C'est d'ailleurs sans doute l'explication de ce qu'a rapporté le QM Colin qui a entendu un homme du sous-marin crier en français "Accostez". Les deux naufragés devaient être sur un radeau ou un espar quelconque.
 
Ajoutons que le sous-marin n'a peut-être pas eu à changer de cap pour lancer sa 2e torpille car, même si le système de guidage était rudimentaire, on n'avait pas besoin d'orienter le TLT vers la cible pour lancer.  D'après Yves, on pouvait lancer du tube avant ou du tube arrière pour atteindre une cible située par le travers. Un calculateur mécanique (Schusswinkelempfänger) intégrait les données pour la torpille, déjà en 1918.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 27-12-2015 à 18:20:50

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olivier
n°43654
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 27-12-2015 à 16:58:44  profilanswer
 

Bonjour à tous
Je crois que le terme technique exact est Schusswinkelempfänger .
En simplifiant à l'extrème, le processus est le suivant : L'azimut vrai du but est obtenu depuis le gyrocompas du s/m à travers un appareil de visée, et introduit dans la torpille au moment du lancement pour alimenter son propre gyrocompas. Le gyro de la torpille pilote ensuite son gouvernail (gyrodéviation) jusqu'à la caler sur l'indication initiale et de là, elle poursuit sa route vers le but, corrigeant en permanence la trajectoire. Bien entendu, l'azimut du but est celui calculé sur la position future de l'objectif en tenant compte des nombreux paramètres qui viennent l'affecter.  
Cdlt


Message édité par Yves D le 27-12-2015 à 17:59:06

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
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