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  SEQUANA ― Paquebot — Compagnie de navigation Sud-Atlantique, Bordeaux.

 

21 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

SEQUANA ― Paquebot — Compagnie de navigation Sud-Atlantique, Bordeaux.

n°1200
jieeff
Posté le 31-10-2007 à 16:16:51  profilanswer
 

Bonjour!  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/2567/Sequana%201917.jpg
 
 Mon grand père Ss Lt au 3e RIC rentre en France avec le paquebot "Sequana". Le bateau quitte Dakar le 28 Mai. Le 8 Juin 1917 vers 3 heures du matin, il se trouve près de l'île d'Yeu à 5 milles au sud de la pointe des Corbeaux. Un sous-marin allemand UC-72 lui envoie une torpille qui le frappe à tribord. Les cales du bateau se remplissent, le bâtiment s'enfonce par l'avant et il coule à 3h30 en chavirant sur babord, une demi-heure après avoir été atteint. Une partie de l'équipage fut recueilli par deux chalutiers et débarqué à Port Joinville, à l'époque (Port Breton). Les rescapés embarquent sur des radeaux de sauvetage. 199 passagers disparurent dans le naufrage (en majorité des tirailleurs sénégalais envoyés on front. Extrait du rapport du Ct Prudenti récupéré au service historique de la Marine à Vincennes. Quand j'étais enfant il me racontait ce naufrage et avait usé de son autorité pour faire embarquer sur son radeau des naufragés que certains empêchaient de monter à bord.
 
Jean-françois


Message édité par charraud jerome le 05-12-2013 à 16:50:51
n°1201
Terraillon​ Marc
Posté le 31-10-2007 à 20:36:14  profilanswer
 

Bonjour
 
Un site sur l'épave du SEQUANA
 
http://www.scy-plongee85.com/pages [...] quana1.htm
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°1202
Terraillon​ Marc
Posté le 31-10-2007 à 20:44:15  profilanswer
 

Bonjour
 
Un autre lien :
 
http://www.plongee-anges.com/index [...] ires&id=17
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°1205
jieeff
Posté le 01-11-2007 à 09:53:41  profilanswer
 

Merci!!
 
cordialement.
Jean-François

n°1207
Terraillon​ Marc
Posté le 01-11-2007 à 15:11:49  profilanswer
 

Bonjour
 
Et voici une vue plus détaillée du SEQUANA :
 
http://perso.orange.fr/MT06/Sequana_txt_2a.JPG
 
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°1242
texier17
Posté le 06-11-2007 à 00:00:29  profilanswer
 

Bonjour,
pour continuer sur cette catastrophe, voici quelques noms (soldats du 90ème Bataillon sénégalais) de victimes du torpillage du Séquana (8 juin 1917) inhumées dans des carrés militaires du littoral charentais :
 
ANADY Sembo Yéro (carré militaire du cimetière de Saint-Pierre d’Oleron)
ASSAUNOU Brofané (carré militaire du cimetière de Saint-Denis d’Oleron)
BASERA Kafando (carré militaire du cimetière de Saint-Georges d’Oleron)
BILA Kompaoré (carré militaire - Saint-Denis d’Oleron)
BODA Tapsola (carré militaire - Saint-Georges d’Oleron)
BOGOU Arama (carré militaire du cimetière d’Ars-en-Ré)
DAMAN Makdji (carré militaire - Saint-Denis d’Oleron)
HAMADY Tararoé (carré militaire - Ars-en-Ré)
MODY Coulibaly (carré militaire - Ars-en-Ré)
NOGA Soré (carré militaire - Saint-Denis d’Oleron)
PATARBIANDE (pas de prénom associé) (carré militaire - Saint-Georges d’Oleron)
TENDAOGO Ouidrago (carré militaire du cimetière de…)
TENGA Doudassé  (carré militaire - Ars-en-Ré)
TENNOGA Zoungrana (carré militaire - Ars-en-Ré)
VAGU Aneddadgo (carré militaire - Saint-Georges d’Oleron)
et un inconnu (carré militaire - Saint-Pierre d’Oleron), soldat sénégalais...
Voici les notes rassemblées il y a déjà plusieurs années et ayant résisté aux reformatages...
Bonne continuation...  
Jean-Marie

n°1501
rolando
Qui meurt a ses lois de tout..
Posté le 24-11-2007 à 20:43:20  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Une plaque pour une victime du Sequana dans un cimetière d'Indre-et Loire :
http://img136.imageshack.us/img136/9397/dsc7577xn5.jpg
 
Bien cordialement, Caballero.


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Caballero
n°10694
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-11-2008 à 17:38:16  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
CITY OF CORINTH        BR  1T (13)
 5,443 City Line, Ltd. (G. Smith & Sons), Glasgow      430.0 x 50.2
  P/C Workman, Clark & Co., Ltd.,  Belfast   (9) #147     108758
00 - G. Smith & Sons, Glasgow
12 - SEQUANA   Cie. de Nav. Sud-Atlantique, Bordeaux     FR
Torp. and sunk by UC 72, 8 June 1917, 5 miles SE of Pointe des Corbeaux, Ile d'Yeu, voy. Buenos Aires & Dakar - Bordeaux, general cargo & troops
(Starke Register 1898)
 
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°10699
kgvm
Posté le 29-11-2008 à 20:05:59  profilanswer
 

Well, and again the question:
which of the two pictures is showing the "Sequana"?

n°10700
kgvm
Posté le 29-11-2008 à 20:20:18  profilanswer
 

To answer my own question:
very probably the second one. Here is a (low resolution) picture (collection of the National Maritime Museum at Greenwich) showing the "City of Corinth" of 1898, which became the "Sequana":
http://www.portcities.org.uk/londo [...] 0/G946.jpg
Yves, please check your date 00!

n°10703
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-11-2008 à 21:41:57  profilanswer
 

Klaus, il ne s'agit pas de "ma" date 00 mais de celle portée dans le Starke Register qui indique probablement un changement au sein de la compagnie en 1900 mais je n'ai rien de plus à dire sur ce point à moins que ce soit l'année précisément d'entrée en service.
Cdlt


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°10732
kgvm
Posté le 30-11-2008 à 21:23:33  profilanswer
 

Well, probably there was a change in ownership in 1900 from the original owner City Line Ltd., manager: G. Smith & Sons, Glasgow to G. Smith & Sons, Glasgow.
According to Miramar "City of Corinth" was launched 22.02.98 and completed 09.98.

n°12173
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 12-01-2009 à 09:19:33  profilanswer
 

Bonjour à tous
Tiré du fonds SS G de Vincennes, ci-joint le rapport de la commission chargée d'enquêter sur les circonstances de la perte du Sequana :
 
RAPPORT D’ENQUETE CONCERNANT LE COULAGE PAR UN SOUS-MARIN du PAQUEBOT SEQUANA
 
à 3 h le 8 juin 1917 à 5 milles dans le sud de l’Ile d’Yeu.
 
 
composition de la Commission d’enquête
(Arrêté du 13 Avril 1917
 
--------------------
Capitaine de Frégate de réserve MARTINIER, délégué permanent du Commandant de la Marine : Président,
Administrateur de 1ère classe DU BOUETIEZ DE KERORGUEN,
Capitaine au long cours MORICE.
--------------------
 
La commission d'enquête s'est réunie le Dimanche10 Juin au Siège du Commandant de la Marine :
Elle a pris connaissance des documents suivants:
- Lettre au Commandant de la Marine de l'Administrateur de l’Ile d'Yeu du 8 Juin 1917.
- Rapport du Commandant du SEQUANA du 9 Juin.
- Déclaration du second capitaine du SEQUANA, du 9 Juin.
- Suite au rapport du Commandant du SEQUANA, du 9 Juin.
- Déclaration de l’Officier de quart, du 8 Juin.
- Déclaration du Chef mécanicien, du 8 Juin.
- Déclaration de l'officier mécanicien de quart, du 8 juin.
- Déc1aration de l'opérateur de T S F du 8 Juin.
- Rapport du contrôleur des Services maritimes postaux du 8 juin.
- Lettre au Ministre de Marine, signée par environ 190 passagers.
 
 
ont été interrogés :
 
I - personnel du bord
Commandant PRUDENTI
BERRETTI Jérôme   contrôleur poste
ETIENNE Fé1ix   2e capitaine
BAUDON Octave    1er Lieutenant
SAVORIN Jules    2ème Lieutenant
BARREAU Albert    Télégraphiste
ACHER Firmin   mécanicien
PLACHOT Etienne   Chef mécanicien
VOETHENLOGEE Charles  2e mécanicien
CHEVRAUD Marius   3e mécanicien
DELBURG Léonard   Commissaire
DESTRAT Alexandre  Docteur
PICARD Louis    1er maître
PENVEN François   2e maître
PINSARD Théodule   matelot
HENRY Alexandre   matelot
PAUL René    matelot
LIMPALAER Théophile  matelot  
GUEZENGAR Germain  matelot
GUILLOU Jean   matelot
GOURVIL Jean   canonnier (ETAT)
BARIERE Jean   canonnier (ETAT)
THOMAS Alexandre   canonnier (ETAT)
PANTALEON Jean   Chauffeur
COUVERT Jean   Chauffeur
 
II – Passagers militaires et Gradés noirs
TALLEC    1er maître de timonerie
RICHARD    Sous-lieutenant
LUCIANI François   Sous-lieutenant
DE LESCAZES   Sergent
KIEMPINSKI André   Sous-lieutenant
ARNAUD    Sergent
DELMA Dealo   Adjudant (indigène)
DELEAGA    Sergent (indigene)
DITO Diaze
MAMADIC Kamara
MAMADIC Kamara
 
III – Passagers civils
THENOUX Justin   Français
PENEL Ernest   Français  
DUPUY Georges   Français
 
 
RECONSTITUTION DES FAITS
 
Le paquebot Français SEQUANA, de 5557/3497  tonnes armé d'un canon de 75 m/m marine à l’arrière, muni de T S F, appartenant à la Cie de navigation Sud Atlantique, commandé par le Lieutenant de vaisseau auxiliaire E. PRUDENTI, matricule 76 L.C. avait quitté Dakar le 28 Mai à 20 h 40 à destination de Bordeaux avec 566 passagers dont 400 tirailleurs sénégalais et 166 passagers civils ou militaires en congé et en permission, comprenant 36 femmes avec 31 enfants. Avec le personnel du bord qui était composé de 99 officiers et marins, il y avait donc en tout sur ce navire 665 personnes.
La cargaison comprenait principalement 2000 tonnes de blé, 880 balles de peaux et laines, 26000 sacs de haricots, 14000 sacs de sucre, 15000 sacs de café, 4000 balles de tabac d'une valeur totale d’environ 12.500.000.
La route indiquée au capitaine par le commandant de la marine à Dakar était la suivante : « passer à une distance d'au moins 200 milles du cap Finistère ; couper le parallè1e 46°45' N. dans 1’ouest du 11e méridien Greenwich ; faire route ensuite de manière à passer à 1 M ½ dans le SW de l’Ile d’Yeu ;  puis faire route sur la bouée d'observation située à 8 milles à l'ouest du phare des Baleines. »
A 13 h le 7 juin, le SEQUANA avait émis le message T S F chiffré' suivant :
« Serai Coubre demain 10 H. 560 passagers SEQUANA » et il lui en a été  accusé réception par le Bouscat à 14 h 15.
A 16 h, le même jour il avait intercepté un message du Bouscat prescrivant aux bâtiments qui se trouvaient dans l’Est du méridien du cap penas de ne pas dépasser au Nord le parallèle de 46°. Comme il se trouvait alors par environ 47° en route sur le Sud de 1'Ile d'Yeu, il n'a pas jugé devoir venir au Sud pour se conformer à ce télégramme qui paraissait plutôt destiné aux navires se trouvant dans le sud du parallèle 46° d’autant plus que cette manœuvre l’aurait rapproché de la région ou le NIAGARA avait été attaqué.
Il avait en effet intercepté de 8 h 10 h du matin le même jour les signaux S.O.S. de ce bâtiment, par 45° 43’ N et 3° 43’ W.
A environ 2 H.45 le 8, comme il avait à 5 milles 2 par le travers le Grand phare de l’Ile d’Yeu, il a reçu un message chiffré des « Bâtiments convoyeurs » lui demandant sa position et sa route. Le capitaine a remis en réponse. au télégraphiste le message suivant :  
« Serait à 3 heures 10 (heure d’été) à 5 milles au S.S.E. vrai du feu rouge Pointe Corbeau Ile d'Yeu, route au Sud 45° E. vrai 11 nœuds. »
Mais l'explosion de la torpille s'est produit avant que ce télégramme ait pu être lancé. C'est exactement au point et à l'heure qu'il indiquait qu’a eu lieu le torpillage.
Le 8 juin, à environ 3 h 05, heure d’été, le SEQUANA se trouvait donc à 5 milles au S.S.E. vrai du feu de la Pointe des Corbeaux en route au S. 79 E. vrai à la vitesse de 11 nœuds.
Il faisait beau temps, nuageux, presque calme avec visibilité médiocre mais la lumière de la lune bien qu'atténuée par les nuages, devait certainement permettre à un sous-marin de distinguer le navire à une bonne distance, bien que le voltage de l’éclairage ait été réduit et que les feux furent soigneusement masqués.
A ce moment, l'officier de quart, conformément aux ordres du capitaine, venait de faire mettre 15° de barre à droite pour prendre la route au Sud 45 E. sur la bouée d'observation et le bâtiment était venu de 5 ou 10° dans ce sens, lorsqu’une torpille vint le frapper à tribord à peu près à la hauteur de la cloison séparant la chaufferie de la soute à charbon avant.  
La violence du choc fit supposer au commandant que son navire allait couler très rapidement, il ordonna donc de stopper afin de n'avoir pas trop d'erre pour amener les embarcations et donna au sifflet le signal convenu pour l'évacuation.
Cependant, l'assiette du navire ne paraissant pas au début changer rapidement, il espéra pouvoir aller s’échouer à terre et fit mettre la barre toute à gauche, en commandant à la machine de repartir en avant. Mais l'eau envahissait la chaufferie, puis la machine, à travers la cloison qui n' était pas suffisamment étanche. Il était devenu impossible d'utiliser les appareils moteurs.
En même temps, le bâtiment s'enfonçait graduellement  par l’avant et il coula à 3 h 30 en chavirant sur bâbord, 25 minutes environ après avoir été atteint par la torpille.
Sur les 665 personnes qui étaient à bord, 458 ont été sauvées :
- tous les passagers sauf trois : le Sous-intendant militaire TRIOREAU, un passager civil, M. HALTY et une petite fille de 2 ans qui voyageait avec sa mère, Mme POURCHON.
- 202 tirailleurs noirs, dont tous les gradés, un adjudant, un sergent et deux caporaux.
Ont donc malheureusement disparu. 207 personnes dont 198 tirailleurs, 3 passagers et 6 hommes de l'équipage.
Les moyens de sauvetage existant à bord comprenaient :
- 8 embarcations pouvant porter   43 personnes en tout  344
- 1 petite embarcation (N° 7)    23      id 123
- 8 radeaux de la Cie     24   id 192
- 7 radeaux plus petits embarqués à Dakar  16   id 112
- 8 radeaux de fortune de 4 barriques   4 personnes en tout  16
Disposé sur la pont comme indiqué sur le croquis joint.
Le total des personnes pouvant être recueillies était donc de 687 alors qu’il n’y en avait à bord que 665.
Il y avait à bord, 717 ceintures de sauvetage ; et en outre, 200 paniers pour colis postaux étaient placés sur le pont, de manière à flotter en cas de coulage, chacun d'eux pouvant permettre à deux personnes de se maintenir à la surface.
Les embarcations avaient été réservées au personnel européen et en premier lieu aux femmes,  aux enfants et aux personnes âgées. Les tirailleurs noir s devaient utiliser les radeaux. Pour le cas, où ceux-ci auraient été brisés ou entrainés au fond avec le bâtiment, ils devaient employer les paniers.
Tout le monde à bord avait sa ceinture de sauvetage ; les Tirailleurs avaient l’ordre de ne jamais la quitter, et en fait, beaucoup d'entre eux ne s'en séparaient jamais, même pour dormir.
De nombreux exercices d’évacuation avaient été faits, et chacun connaissait, parfaitement l'embarcation dans laquelle ils devaient se placer.
Malheureusement, le canot n°1 avait été brisé par l'explosion de la torpille et c’est à cela sans doute qu'est due la mort de Mr le sous-Intendant TRIOHEAU qui devait y prendre place. Ayant hésité à se rendre près des radeaux, il se trouvait encore sur la passerelle inférieure au moment où le navire a coulé et bien qu'il eut sa ceinture de sauvetage, il n'a pas été retrouvé.
Au moment où la torpille a fait explosion, le Commandant a voulu faire le signal convenu pour l’évacuation, trois coups de sifflets, mais l'appareil s'étant engagé, a produit un bruit prolongé. Tout le monde a cependant compris et les passagers, désignés par les officiers et les hommes d’équipage se sont rendus à leurs embarcations. Les femmes et les enfants ont été embarqués les premiers dans le plus grand ordre et très faci1ement, les canots ayant été à hauteur du pont. Les marins et passagers désignés pour l’embarcation n° 1 ont reçu l’ordre de se placer sur l’un des radeaux de l’avant, ce qu’ils ont fait en général, sauf Mr le sous-Intendant TRIOREAU, comme on l’a vu plus haut.  
Le commandant, ayant espéré échouer le navire, avait donné l’ordre d'attendre pour  amener les embarcations et avait beaucoup rassuré le monde en annonçant qu’il allait mettre  le bateau à la côte et assurer ainsi le sauvetage de tous.
Bien que cette annonce ne se soit pas réalisé, elle a contribué à assurer l'ordre des opérations d'évacuation.
Les canonniers étaient à leur poste de combat. Lorsque le capitaine leur a donné l’ordre de tirer sur le sous-marin, quand il l’a aperçu par tribord arrière, ils ont envoyé 3 coups dans la direction indiquée, mais n’ont rien vu eux-mêmes.
Lorsque le commandant s’est aperçu que le bâtiment s’enfonçait, il a donné l'ordre d'amener les embarcations et celles-ci ont pu s’écarter alors que le navire était encore à flot. Elles se sont immédiatement éloignées dans la direction de la terre et cela malgré les recommandations du capitaine qui leur avait prescrit de rester dans les environs du navire.
Pendant tout ce temps, les officiers et gradés du détachement Indigène s’efforçaient de faire comprendre aux tirailleurs qu’ils devaient se placer sur les radeaux, mais un grand nombre de ces hommes ne comprenaient pas ce qui se passait, d’autant plus que beaucoup d’entre eux  parlaient un dialecte : le mossi. Dialecte qui n’était compris que par un seul gradé indigène, très peu familier lui-même avec le français. Ils ne bougeaient pas, ou bien cherchaient à entrer dans les cabines ; quelques-uns montaient dans la mâture. Il est certain que beaucoup, couchés et enveloppés dans leur couverture, sont restés étendus jusqu’au dernier moment dans les coursives, abritées par la passerelle et par le pont des embarcations, où ils se tenaient serrés les uns contre les autres et y ont été surpris par le coulage.
Un radeau de 16 places saisi dans les haubans tribord avant a été lancé à la mer trop tôt le navire ayant encore de l’erre, et n'a pas servi. Un autre de ces radeaux s'est brisé sous le poids de tirailleurs qui s'y étaient placés en trop grand nombre, ce qui a sans doute causé la perte d'un certain nombre de ces hommes. Un des grands radeaux de 24 personnes placés à l'avant parait avoir été engagé et entrainé au fond, ce qui a pu aussi causer la mort des tirailleurs qui s'étaient placés dessus. Il a été observé que des noirs qui se trouvaient sur des radeaux se sont jetés à la mer, pensant peut-être  pouvoir gagner la terre à la nage.
On a vu comment a disparu Mr le sous-Intendant militaire. Mr HALTY était un homme de 70 ans qui devait embarquer dans l’une des embarcations de l'arrière n°9 ou 10. Il voyageait, parait-il, avec une grosse somme d'argent, 20 000 £ environ livres sterling, et a peut être disparu pour avoir voulu la rechercher avant d'embarquer.
La petite POURCHON est tombée en embarquant entre un des canots et le bord, et n'a pu être retrouvée.
Le cambusier ESCOURE couchait près de sa cambuse, non loin de l'endroit où la torpille a fait explosion, et est sans doute mort à son poste.
Le chauffeur LAYAS était de quart et est mort dans la chaufferie à son poste ainsi qu’un des deux soutiers noirs.
Le chauffeur COLAS n'était pas de quart, mais devait se trouver peu éloigné du lieu de l'explosion. Il est mort à bord de l’un des chalutiers des suites de la commotion subie.
L'autre soutier noir disparu n’était pas de quart et n'a été vu par personne au moment du naufrage.
Le garçon SCATTIZZI a été vu offrant du rhum à des passagers après l’explosion de la torpille puis a disparu.
 
CONCLUSIONS DE LA COMMISSION
 
1° - Le Capitaine PRUDENTI a exactement suivi les routes qui lui avaient été prescrites par le Commandant de la Marine.
2°- Il est possible que l'attention du sous-marin ait été attirée sur la présence à proximité d’un bâtiment, par les accusés de réception que le SEQUANA a du faire au signal émis par le bâtiment convoyeur le 8 à 2 h 45. Mais il n’y a pas là, faute du commandant.
3° - Etant données les circonstances de temps dans la nuit du 7 au 8 juin, après le lever de la lune, il aurait été prudent et conforme aux Instructions Générales pour les capitaines des Bâtiments de commerce, art. 24, de suivre des routes en zigzag, mais d'autre part, le capitaine était porté à se croire aux environs de l’Ile d’Yeu dans une zone étroitement surveillée par les patrouilleurs.
4° - La veille avait été très bien organisée ; elle avait été doublée dès l’entrée de la zone dangereuse par un service de garde pour lequel étaient utilisés une vingtaine da soldats passagers, sous les ordres du sergent de Lescazes.
5°- Les dispositions de sauvetage étaient prises aussi minutieusement que possible. Il aurait mieux valu que les radeaux de l’arrière fussent placés les uns à côté des autres, comme à l'avant, au lieu d’être empilés deux par deux, mais la place nécessaire manquait. Le fait d'utiliser les barriques vides de la cambuse pour construire des radeaux de fortune a été une excellente initiative du Commandant, et cet exemple doit être recommandé, ainsi que le procédé employé. De nombreux exercices d’évacuation avaient été faits et tous à bord du SEQUANA, connaissaient parfaitement leurs postes. La proportion des pertes, du moins en ce qui concerne les Européens, a été extrêmement faible, étant données les circonstances.  
La perte d'un si grand nombre de tirailleurs noirs,  environ 50% de l'effectif est grandement à déplorer mais doit être attribuée aux causes suivantes :
Ces hommes, bien qu’ayant pris part à un grand nombre d’exercices d’évacuation, ne se sont pas rendu compte de la gravité du danger auxquels ils se sont trouvés exposés lors du torpillage. C’étaient pour la plupart, en effet, des jeunes recrues, récemment levées dans les villages de l’intérieur du Sénégal et ne connaissaient rien des choses de la mer.
Beaucoup sont restés engourdis aux postes où ils dormaient notamment dans les coursives abritées du milieu du pont et jusqu'à ce qu'il soit trop tard, n’ont pas bougé malgré les observations de leurs gradés. D'autre part, il n’y avait pas assez d’interprètes pour le langage mossi, parlé par le plus grand nombre : un seul gradé indigène le connaissait, et il comprenait lui-même très mal le français.
Il est à observer aussi que las embarcations, et ceci contrairement aux recommandations du Commandant, se sont éloignées trop rapidement vers la terre. Elles auraient pu, si elles étaient restées sur les lieux, bien que trop chargées aider les tirailleurs noirs à gagner les radeaux. Beaucoup en effet on dû périr de froid et d’épuisement quoique soutenus par leurs ceintures de sauvetage.
Enfin 3 radeaux n’ont pu être utilisés.
6° - Le commandant du SEQUANA est resté à son poste sur la passerelle tant que son bâtiment a flotté. Tombé à la mer lorsqu'il a cou1é, i1 a été recueilli après ½ heure par un radeau. Surveillant jusqu’au dernier moment les opérations de sauvetage, il n'a pu s’occuper des papiers commerciaux du bord et des documents confidentiels, mais ces derniers qui étaient enfermés  dans un sac lesté, ont coulé avec le navire. Les Instructions de routes reçues à Dakar étaient placées dans un livre de navigation, dans la chambre des cartes et ont certainement été entraînées au fond.
7° -  Le Commandant du SEQUANA a fait preuve de grandes qualités de sang-froid et d’énergie et a su inspirer à son personnel et à ses passagers une grande confiance et une grande sympathie. Grâce auxquelles, malgré l’obscurité et la soudaineté de la catastrophe, les opérations de sauvetage ont pu être effectuées dans le plus grand ordre.
Sa responsabilité dans la perte d’une trop grande proportion de tirailleurs noirs est fortement atténuée pour les raisons données plus haut.
 
PROPOSITIONS DE LA COMMISSION

Pour des témoignages officiels de satisfaction du Ministre :
Le Capitaine au long cours, lieutenant de vaisseau auxiliaire PRUDENTI, matricule 76 L  C, commandant le SEQUANA : a organisé d’une manière très efficace les dispositions de sauvetage et a fait preuve lors du torpillage de son bâtiment au milieu de la nuit des plus grandes qualités de sang-froid et d’énergie, réussissant à sauver la presque totalité du personnel Européen et une grande partie du contingent de troupe indigène qu’il transportait.
Le 1er maître de timonerie TALLEC : passager à bord du SEQUANA, lors du torpillage de ce bâtiment, au milieu de la nuit, est monté immédiatement sur la passerelle, pour se mettre aux ordres du Commandant et a pris la barre, pour tenter l’échouement du navire.
Le 2e capitaine Etienne FELIX, matricule 183 Paimpol : bien que souffrant et exempt de service, lors du torpillage, au milieu de la nuit, de son bâtiment, s’est mis à la disposition du commandant le secondant et assurant la transmission des ses ordres, et enfin s’est rendu aux radeaux de l’avant pour aider au sauvetage des tirailleurs indigènes passagers.
Le 2e mécanicien PLACHOT, matricule 3958 Le Havre : lors du torpillage de son bâtiment, au milieu de la nuit, étant de quart dans la machine, y est resté jusqu’à ce que l’envahissement de l’eau l’oblige à se retirer, a procédé avec ordre à l’évacuation  du personnel de service, est monté sur le pont, a du se réfugier sur les radeaux de l’arrière, son embarcation ayant déjà quitter le bord.  
Pour des citations de brigade : « Le contrôleur des services maritimes postaux  du SEQUANA, M. BERESTI Gérôme dont le premier soin lors du torpillage de son bâtiment, au milieu de la nuit, a été de se rendre dans la soute située loin de sa cabine pour y prendre deux sacs de valeur déclarées et les remettre au matelot des Postes, puis s’est mis à la disposition du Commandant et a coopéré d’une façon très active au sauvetage des tirailleurs sénégalais » ;
« Le télégraphiste BARREAU Albert lors du torpillage de son bâtiment, au milieu de la nuit, a essayé , après une réparation de fortune aux appareils de T S F avariés au cours de l’explosion, de lancer des signaux de détresse ».
Pour des citations à l’ordre de l’armée : « Le Sous-Intendant militaire de 1er classe TRIOREAU, passager à bord du SEQUANA lors du torpillage de son bâtiment, au milieu de la nuit, s’est tenu constamment auprès du capitaine pour l’aider à diriger les opérations de sauvetage et ne songeant que trop tard à sa propre sécurité a disparu avec le navire ».
Le cambusier ESCOURRE, mort à son poste, à la suite du torpillage de son bâtiment, au milieu de la nuit ».
« Le chauffeur LAYAS et le routier noir BABA Diaye, étant de quart dans la chaufferie lors du torpillage de son bâtiment, sont morts à leurs postes ».
 
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°12174
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 12-01-2009 à 09:34:23  profilanswer
 

Il y a quand meme des différences notables entre les deux vues du Sequana proposées ci-dessus qui me font douter que la CP siglée M.D. correponde bien au navire qui nous intéresse.
D'autres avis ?
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°12185
olivier 12
Posté le 12-01-2009 à 13:04:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre vue du SEQUANA
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/538/epR4bg.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 10-09-2015 à 09:54:36

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olivier
n°12196
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 12-01-2009 à 17:35:45  profilanswer
 

Alors quel est le navire sur le 1er post de ce fil ? Je ne lui trouve guère de ressemblance avec le Sequana ci-dessus.
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°12200
olivier 12
Posté le 12-01-2009 à 18:12:07  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
De fait, si la carte n° 244, la photo de Klaus et la dernière photo semblent montrer un même navire, la première carte montre un navire quelque peu différent avec ses longues coursives ouvertes sur la mer. Pourtant, la forme générale (nombre de ponts, emplacement des canots, découpe de la coque, mâture) présente des analogies.  
Est-ce que le CITY OF CORINTH de 1898 n'aurait pas été modifié lors de son rachat par la Sud Atlantique avec la fermeture des coursives  extérieures? Pour des traversées de l'Atlantique, cela pourrait se comprendre...
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 12-01-2009 à 18:14:54

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olivier
n°12241
Terraillon​ Marc
Posté le 13-01-2009 à 22:45:24  profilanswer
 

Bonsoir
 
Voici une autre vue du SEQUANA
 
http://www.frenchlines.com/chargeu [...] re=Sequana
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°12242
Terraillon​ Marc
Posté le 13-01-2009 à 23:17:50  profilanswer
 

Bonsoir
 
Aprés moults comparaisons, j'en arrive à la conclusion que nous avons 2 navires de la compagnie sud atlantique, probablement l'ALESIA et le SEQUANA (coulés à quelques semaines d'intervalle)
 
Mais je n'arrive pas à avoir une image potable de l'ALESIA pour etayer cette hypothese (si Olivier pouvait regarder le nom du navire sur la photo "Une autre vue du SEQUANA - sequanapa0.jpg " ...)  
 
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 13-01-2009 à 23:39:55

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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°12246
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 14-01-2009 à 08:17:39  profilanswer
 

Bonjour Marc et tous
Sur la vue à laquelle tu fais référence (sequnapa0.jpg) on devine le nom SEQUANA et le nombre de lettres correspond.
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°12374
corinne
Posté le 18-01-2009 à 19:58:30  profilanswer
 

Bonsoir à tous
ma contribution de ce soir au Saint  Anna
 
Bouazdi mohammed , 2eme conducteur au 18ème escadron du train, né en 1896 à changarnier? Alger
Temzi mohamed ben zerrouck, 2eme conducteur 17 ème escadron du train,né en 1879 à Alger
Ghezoul abdelkader ould el hadj soldat au 18ème escadron du train,né en 1898 à ain el arba, Oran
Neggaz mohamed, 2eme classe au 18ème escadron du train, néen 1896 à boghari, Alger
Bouazza ben djelloul ,soldat au 5 RTA ,présumé né en en 1897 à sidi khaled, Oran
Boukhezzar ali ben  mohamed soldat 2eme classe au 5éme escadron du train, ne le 26 /06/1894 Constantine
Guendouze ahmed ben lakdar 2eme classe au 5eme escadron du train,né en 1892, Constantine
Bouzid rabah ben abdelkader, travailleur au depot des travailleur kabyles, né en 1883 à berrouaghia, Alger
Fernandez joaquin azazelis yves 2eme classe au 2eme bis de zouaves Orient né le 19/05/1893 à bedeau,Oran
Lopez alfred, 2eme classe au 2eme bis de zouaves Orient  né le 1er juillet 1893 à ain el arba, Oran
Firouz belgacem ben amar, brigadier au 6eme escadron du train equipages militaires né en 1872 à RIFF, Constantine
Zendil hachemi ben ahmed , soldat au 2eme régiment du génie, présumé né en 1874,Constantine
 
Amicalement
 
corinne
 
 
 


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corinne
n°12376
corinne
Posté le 18-01-2009 à 20:06:17  profilanswer
 

oups je me suis trompée de navire , rectifie de suite  
 
désolée
amicalement
 
corinne


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corinne
n°12404
corinne
Posté le 19-01-2009 à 10:55:52  profilanswer
 

Bonjour à tous
2 noms de tirailleurs sénégalais disparus le 8 juin 1917 avec le Séquana
Zoure Paroniogou,soldat 2ème classe ,dépot des isolés coloniaux,né en 1899, imasro?, région de goudougou, Haute Volta
Dazougou Boukougou ,soldat 2ème classe ,dépot des isolés coloniaux, 90ème bataillon des tirailleurs sénégalais,né en 1895 à Largo ouidi,Haute Volta
 
Amicalement
 
Corinne


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corinne
n°13131
corinne
Posté le 08-02-2009 à 20:22:23  profilanswer
 

Bonsoir à Tous
 
Voici les noms de tirailleurs sénégalais disparus avec le Séquana[b]
D I C ou dépot des formations indigénes
Bakary konate, soldat 2ème classe né en ( non renseigné) à ( non renseigné) Sénégal
Bakary sissoko soldat 2ème classe né en 1887 à Diema, Soudan
Beydouma diallo soldat 2ème classe né en 189. à ... commune de Ougadougou,Sénégal
Dagyerga sinipaoré soldat 2ème classe né en 1897 à Kasso , Ht sénégal, Niger
90°bataillon tirailleurs sénégalais
Boyé konan, tirailleur 2ème classe,né en 1899 à Akopotero, Cote d'ivoire
Daogo savadogo, soldat né en 1899 à godentenga Ht niger, sénégal
Hamady taraore soldat 2ème classe né en 1892 à Goulassibé, Soudan
Mady assa mangassouba soldat 2ème classe né en 1891 à Madigo, Soudan
Mamady diawara soldat 2ème classe né en 1896 à Kidinga , Soudan
Mariama sori keyta soldat 2ème classe né (non renseigné)à Kinidia Guinée
Pazaouenne gamentoro soldat 2ème classe né en 1889 à.....ouagadougou, Haute Volta
Ravvende kabore, soldat né en 1898 à bohguin? saleri , Haute volta
Tennoaga lanware soldat 2ème classe né en 1896 à ouagadougou, Haute Volta
Voronoro soukoumpelgo soldat 2ème classe né en 1897 à ouagadougou, Haute Volta
Yediarbo konkobo soldat 2ème classe né en 1899 à Semba Koudougou, Haute Volta
Zinnaivenne ouidraogo soldat 2ème classe né en 1898 à Ouaratanga,Haute Volta  
Dépot des isolés coloniaux[b]
[b]Nayinimba ouidraogo
soldat 2ème classe né en 1897 à gonagoudou? commune de ouagadougou, Haute Volta
 
Voila c est tout pour aujourd 'hui :)  
 
bien amicalement
 
Corinne


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corinne
n°13416
kgvm
Posté le 14-02-2009 à 22:13:21  profilanswer
 

The picture which has started this topic is showing the "Figuig" of CGT:
http://images.delcampe.com/img_lar [...] 95_001.jpg
Same picture with the same numbers of the collection of BR!

n°14099
Ar Brav
Posté le 08-03-2009 à 11:57:56  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un autre soldat disparu lors de la perte du navire (merci Gilles et Bruno) :
 
NAPEREBSON Kompaore matricule 71728, né en 1897à Godentiga, recrutement de Ouagadougou (Haute-Volta), disparu en mer le 8 juin 1917, 2ème Classe au Dépôt des Isolés Coloniaux.  
 
Post : bien que porté disparu sur MDH, il y a une tombe à son nom à l'Ile de Ré, son corps ayant dû être retrouvé le 25 juin :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 8685_1.htm
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 08-03-2009 à 12:30:29

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°17393
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-06-2009 à 00:29:58  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   Autres disparus avec le Sequana, le 8 juin 1917 :  
 
    ■ 90e Bataillon sénégalais.
 
    – DIANAKI Oudraogo, né en 1898 à Gaoentrya (Haute-Volta – désormais le Burkina Faso), Soldat de 2e classe, Matricule n° 71.727, Classe 1917, n° 71.727 au recrutement de Ouagadougou (Jug. Trib. Bordeaux, 12 nov. 1919, transcrit à Bordeaux, le 24 déc. 1919).  
 
    – ZIOUMDE Kompaore, présumé né en 1892 à Lango-Quidé, Ouagadougou (Haute-Volta – désormais le Burkina Faso), Soldat de 2e classe, Dépôt des isolés coloniaux, Matricule n° 71.604, Classe inconnue (Jug. Trib. Bordeaux, 12 nov. 1919, transcrit à Bordeaux, le 24 déc. 1919).  
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°19020
ploeuc1894
Posté le 31-07-2009 à 18:47:11  profilanswer
 

Bonjour,
 
ci dessous les photos les tombes de deux Tirailleurs Sénégalais du 90e BTS victimes du naufrage du Sequana et inhumés dans le cimetière de l'Ile d'Aix. Curieusement, la tombe de l'un indique une date de décès très postérieure à la date du naufrage. C'est pourtant bien la date du naufrage qui est indiquée sur la fiche MPF.
 
KOUAN Akoto, mort le 3 octobre 1917 (?)
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5276/senegalais00.jpg
 
SADIALOU Lobé, mort le 8 juin 1917
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5276/senegalais01.jpg
 
Cordialement


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1914-15 : 103e RI - 1916 : ? - 1917 : 7e RMT - 1918 : 10e RMTA
n°25788
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 06-06-2010 à 22:36:44  profilanswer
 

Bonjour,
Ce petit Carré militaire dans l'île d'Oléron "A la mémoire de quatre Sénégalais torpillés". (Soldats Partabiande, Vago Aneddadgo, Boda Tapsola et Basera Kafando).
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/tirailleursseneg.Cheray2.jpg


Message édité par bruno17 le 06-06-2010 à 22:42:48

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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène", "Étienne et les sirènes" (2007 et 2009 La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours" (2015 Éditions du Croît-Vif) - "La vie sexuelle des alligators" (2017 Amazon Kindle Publishing)
n°33427
dbu55
Posté le 28-12-2011 à 18:02:24  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
D’autres militaires décédés sur le SÉQUANA :
 
90ème Bataillon de tirailleur Sénégalais
 
DOAGA Karambéga né vers 1892 à Badinioro (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de tirailleur Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ25 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
HAMADY Dembélé né vers 1895 à Fanga (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ22 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
MAHMOU Taraoré né vers 1888 à Sara Médina - Nioro (Mali (Soudan en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 à bord du SÉQUANA.
 
MAMADOU Coroma né vers 1887 à Balan (Guinée (Aujourd’hui Guinée Conakry)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de tirailleur Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ29 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
MOUNIA Diallo né vers 1897 à Bilgoutenga (Burkina-Faso (Haut-Sénégal-Niger en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 à bord du SÉQUANA.
 
NIVADI Kimda né au Burkina-Faso (Haut-Sénégal-Niger en 1914) , Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 à bord du SÉQUANA.
   
NOGA Kambéga né vers 1897 à Sabré Zorgouto (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ 19 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
NOGA Oueddaogo né vers 1895 à Outénoma (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ22 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
NOGA Savadoro né vers 1896 à Loumbila (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ20 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
NOGA Sidibé né vers 1896 à Loumbila (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ20 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
NOGA Tiederbeogo né vers 1896 à Loumbila (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ20 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
NOGA Zanzo né vers 1897 à Loumbila (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ19 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
TENDAOGO Yinam né vers 1899 à Minioro (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ17 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
TENGA (Pas de prénom) né vers 1899 à Camici Zitenga (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ17 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
TENGA Karambéga né vers 1892 à Garinzougou (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ25 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
TENGA Kompaoré né vers 1895 à Godentenga (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ22 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
TENGANDE Ouidraogo né vers 1898 à Napabrin (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais (au Dépôt des Isolés Coloniaux) - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ18 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
YÉRO Dembélé né vers 1891 à Makasi (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ26 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
Dépôt des Isolés Coloniaux - Marseille
 
DAOGO Démat né vers 1897 à Moken Ouidi (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Soldat de 2ème Classe au Dépôt des Isolés Coloniaux - Marseille - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ19 Ans) - A bord du SÉQUANA Atlantique Disparu en Mer
 
KORKA né vers 1891 à Yalagué - Cercle de Labé (République de Guinée - Guinée Conakry (Guinée en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe venu du dépôt des Isolés Coloniaux - Disparu en mer le 08/06/1917 (environ 26 Ans) à bord du SÉQUANA
 
MAMADY Konaté né vers 1893 à Diécoma (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Soldat de 2ème Classe au Dépôt des Isolés Coloniaux - Marseille - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ24 Ans) - A bord du SÉQUANA Atlantique Disparu en Mer    
 
MOUSSA Condé né vers 1893 à Toulonaro - Commmune de Kouroussa (Guinée (Aujourd’hui Guinée Conakry)), Soldat de 2ème Classe au Dépôt des Isolés Coloniaux - Marseille - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ24 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
NOGA Hboudo né vers 1896 à Kambargo (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Soldat au Dépôt des Isolés Coloniaux - Marseille - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ20 Ans) - A bord du SÉQUANA Atlantique Disparu en Mer    
 
YÉRO (Pas de prénom) né vers 1892 à Dakoro (Guinée (Aujourd’hui Guinée Conakry)), Soldat de 2ème Classe au Dépôt des Isolés Coloniaux - Marseille - Disparu en mer le 08/06/1917 (Environ25 Ans) à bord du SÉQUANA.
 
Orthographe des villes de naissances non garantie
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°34538
LABARBE Be​rnard
Posté le 21-05-2012 à 23:16:01  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je trouve ce sujet en cherchant "naufrage du Séquana" pour un cas...
Fiche MDH d'un soldat du 57ème R.I. MESPLEDE Raymond.  
Fiche matricule, extrait, naufragé du Séquana...
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/326/Mesplede.jpg
 
Si naufragé du Séquana qui a été torpillé en juin 1917 après être parti de Dakar, venu d'Argentine, et classe 1918, je nage et je rame...  
Cordialement,
Bernard


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Le blog  et   Le site Mémoire du 57
n°34539
dbu55
Posté le 22-05-2012 à 11:28:07  profilanswer
 

Bonjour Bernard,
Bonjour à toutes et à tous,
 
Naufragé du SEQUANA n'est peut-être qu'une indication, et ne veut pas forcément dire qu'il est mort durant le naufrage.
 
Voici ce que j'imagine :
 
Raymond MESPLEDE étant Français vivant en Argentine devait être appelé avec sa classe (classe 1918). Pour répondre à cet appel, et revenir en France, il a fait le voyage sur le SEQUANA. Le SEQUANA a été coulé, mais il a survécu au naufrage. Il a ensuite repris le cours de son voyage, en 1918 à été incorporé au 57ème R.I. et a, malheureusement été blessé mortellement dans la Meuse.
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°34540
LABARBE Be​rnard
Posté le 22-05-2012 à 12:52:42  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Dominique,  
J'avais pensé également à un survivant bien entendu, mais c'est le départ de Dakar qui posait question puisqu'il venait d'Argentine.
Sauvé le 8 juin, il a donc été débarqué quelque part puis a gagné Bordeaux où il a été incorporé au 57ème R.I. le 14 juin 1917. (De la classe 1918 mais elle a été appelée en 1917)
Concernant le Séquana, le rapport cité par Yves montre bien les routes suivies pour tenter de diminuer le risque de torpillage certainement, routes "bizarres" donc, puisqu'il monte assez Nord jusqu'à l'île d'Yeu, avant de descendre Sud-Est. Il devait être à La Coubre (serait Coubre demain 10h). Il s'agit d'un point de passage, le phare de la Coubre, sa destination était certainement Bordeaux.
Je n'ai pas trouvé la ligne qu'effectuait le Séquana mais Mesplède a certainement embarqué sur ce bateau à Buenos-Aires, lequel a fait escale à Dakar pour embarquer les tirailleurs.  
Survivant du naufrage mais il lui reste un an à vivre. Grièvement blessé en Argonne le 8 juillet 1918, décédé des suites 3 jours après.  
Merci à tous,
Cordialement,
Bernard


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Le blog  et   Le site Mémoire du 57
n°34564
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 26-05-2012 à 00:00:03  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   
                                                        Le Matin, n° 12.164, Lundi 18 juin 1917, p. 2, en rubrique « Sur mer ».
 
 
                                                                                     « Le torpillage du " Sequana "
 
                                    Encore une fois les marins du commerce ont donné une preuve admirable de leur courage
 
 
   Nous avons relaté la perte du paquebot Sequana de la
Compagnie Sud-Atlantique, torpillé dans les parages de l’île d'Yeu par un sous-marin ennemi, alors qu’il revenait de Buenos-Aires. Voici quelques détails sur ce torpillage qui montrent, encore une fois, quel courage et quel sang-froid nos marins du commerce savent témoigner dans les circonstances tragiques.
   Le Sequana avait à son bord 100 hommes d'équipage, 166 passagers, dont 70 femmes et enfants, et 400 tirailleurs, embarqués à Dakar. Dès son départ de la côte d'Afrique, des exercice de mise au poste d'évacuation avaient été exécutés à bord. Aussi lorsque, le 8 juin à 2 heures du matin, le paquebot fut frappé à tribord par une torpille, aucune panique ne se produisit, bien que tout le monde eût été réveillé en sursaut par un choc et une explosion formidables. Chacun se rendit à son poste et l'évacuation du bâtiment s'accomplit avec ordre et méthode. Les femmes et les enfants furent descendus les premiers dans les embarcations.
    Le commandant Prudent s'est conduit d'une façon admirable. Il ne pouvait songer à échouer son navire sur l'île car la machine était déjà pleine d'eau. Il demeura résolu sur la passerelle et, lorsque le sous-marin émergea, après le torpillage à l'arrière du Sequana, le commandant fit ouvrir le feu sur lui. Trois coups de canon furent tirés. Il quitta le bord le dernier, alors que l'eau atteignait le pont supérieur. Englouti par le remous du navire qui s'enfonçait rapidement, il fut heureusement recueilli par un radeau.
   Avec le commandant était resté à bord le contrôleur des services maritimes postaux Béretti, qui malgré la hauteur de l’eau qui atteignait le premier pont, alla prendre ses deux sacs de valeurs déclarées pour les remettre à des matelots déjà embarqués dans le canot numéro 2.  
   On essaya de lancer des radeaux à la mer. Le troisième radeau sur lequel se trouvait le contrôleur Béretti fut aspiré par les remous de la mer et s'engloutit. Quoique blessé aux jambes, le fonctionnaire des postes put s'accrocher à une planche et s'y maintenir jusqu'à ce qu'on le sauvât. Le docteur Désirat et le deuxième capitaine Étienne rivalisèrent de sang-froid dans le lancement des radeaux. L'officier mécanicien Plachot ne quitta la chambre des machines que lorsqu'elle fut envahie par les eaux.
    Tous les passagers, sauf deux, ont pu atterrir à l’île d'Yeu, sur les canots du navire. Ceux qui avaient pris place sur les radeaux sont restés pendant huit heures en mer et ont été recueillis par des chalutiers de Port-Breton.  
   190 Sénégalais ont péri dans cette catastrophe.
»
 
 
 
                                                        Le Temps, n° 20.435, Lundi 18 juin 1917, p. 2, en rubrique « Sur mer ».
 
 
                                                                                         « Le torpillage du " Sequana "
 
 
   Voici dans quelles circonstances s’est produit le torpillage du paquebot Sequana, de la Compagnie Sud-Atlantique, qui a coûté la vie à 190 personnes.
   Le navire, suivant les instructions reçues, était passé, dans la nuit du 7 au 8 du courant, devant l'estuaire de la Gironde, se dirigeant vers le Nord. Il devait, à un certain moment, revenir en arrière, en suivant une route sans doute sillonnée de patrouilleurs, pour gagner Bordeaux.  
   A son passage devant l'île d’Yeu, un sous-marin, dont rien n'avait pu révéler la présence, lui lança une torpille qui, l'atteignant dans sa partie centrale, pénétra dans les soutes, où l'eau, par de larges brèches, s'engouffra bientôt, pour, de là, envahir les chambres des machines et provoquer la perte rapide du bâtiment.  
   Pourtant, l'énergie et le sang-froid du commandant Prudent et de l'équipage avaient permis de mettre à la mer les embarcations, où s'étaient entassés une bonne partie des passagers et du personnel du bord. Les 35 femmes que portait la Sequana et une trentaine d'enfants furent sauvés.  
   La Sequana avait à son bord 100 hommes d'équipage, 166 passagers, dont 70 femmes et enfants, et 400 tirailleurs embarqués à Dakar. Dès son départ de la côte d'Afrique, des exercices de mise au poste d'évacuation avaient été exécutés à bord. Aussi lorsque, le 2 juin, à 2 heures du matin, le paquebot fut frappé à tribord par une torpille, aucune panique ne se produisit, bien que tout le monde eût été réveillé en sursaut par un choc et une explosion formidables. Chacun se rendit à son poste et l'évacuation du bâtiment s'accomplit avec ordre et méthode. Les femmes et les enfants furent descendus les premiers dans les embarcations.
   Le comandant Prudent resta à bord avec le contrôleur des services maritimes postaux Béretti, qui, malgré la hauteur de l'eau qui atteignait le premier pont, alla prendre ses deux sacs de valeurs déclarées pour les remettre à des matelots déjà embarqués dans le canot numéro 2.    
   La plupart des survivants ont été hospitalisés à Saint-Nazaire et de là ont gagné par groupes Bordeaux. Nous en avons vu plusieurs qui tous s'accordent à louer la belle et courageuse attitude du commandant et de ses matelots.  
   La Sequana, ex-City-of-Corinta, était un navire en acier construit à Belfast en 1908. Sa longueur était de 131 mètres et sa largeur de 14. Il avait 8 mètres de creux. Son déplacement brut était de 5.567 tonneaux et ses machines développaient une force de 3.500 chevaux. Il desservait la ligne de Bordeaux ~ La Plata.
»
 
 
                                                     Le Temps, n° 20.437, Mercredi 20 juin 1917, p. 1, en rubrique « Sur mer ».
 
 
                                                                            « Le torpillage de la " Sequana " et la censure
 
   La
Petite Gironde et d'autres journaux de Bordeaux protestent contre la censure bordelaise et la censure centrale, qui ont empêché tout dernièrement la publication de tout récit sur le torpillage de la Sequana, alors que Le Temps et les journaux de Paris ont pu donner d'amples détails sur les circonstances dans lesquelles s'est produit le torpillage du paquebot de la Compagnie Sud-Atlantique.  
   " Le remède, dit la Petite Gironde, est à la portée de la censure centrale. C'est d'avoir assez de confiance en ses représentants locaux pour assurer Iecontrôle libre dans la province libre. Ce serait la première réforme de décentralisation, en attendant les autres. Il est peut-être excessif, surtout à propos de la Sequana, d'attribuer aux eaux lustrales de la Seine une vertu purificatrice, qu'elles n'ont jamais, hélas! possédée. " »
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°35084
dbu55
Posté le 17-09-2012 à 19:30:13  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous
 
Un autre militaire disparu sur le SÉQUANA :
 
IGNE Kompaoré né vers 1898 à Ouavoussé - Cercle de Ouagadougou (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (18 Ans) lors de la perte du SÉQUANA
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35152
dbu55
Posté le 27-09-2012 à 19:11:43  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous
 
Encore un autre militaire disparu sur le SÉQUANA :
 
ZOUBRI Zoungrana né vers 1896 à Bagrézanga - Cercle de Ouagadougou (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (20 Ans) lors de la perte du SÉQUANA
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35208
dbu55
Posté le 06-10-2012 à 11:43:22  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Encore des militaires disparus lors de la perte du SÉQUANA :
 
ASSOUMOU Brojono Diallo né vers 1888 à M'Batto (Côte-d'Ivoire), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (28 Ans) à bord du SÉQUANA – A une autre fiche au nom de ASSOUNOU Brofono sur le site MDH.
 
YEMBI Ouedraogo né vers 1897 à Narkenga Nagarengou ? - Cercle de Ouagadougou (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (19 Ans) à bord du SÉQUANA
 
YEMDAOGO Audognaba né vers 1896 à Méguet - Cercle de Ouagadougou (Burkina-Faso (Haute-Volta en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (20 Ans) à bord du SÉQUANA      
 
ZAN Mariko né vers 1888 à Fassoudébé - Cercle de Nioro (Mali (Soudan en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (28 Ans) à bord du SÉQUANA      
 
ZANDIOUGOU Sissoko né vers 1893 à Samantara - Cercle de Nioro (Mali (Soudan en 1914)), Tirailleur de 2ème Classe au 90ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/06/1917 (24 Ans) à bord du SÉQUANA
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35485
dbu55
Posté le 17-11-2012 à 16:43:28  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre soldat disparu lors de la perte de la SÉQUANA :
 
BOKA Koissy né vers 1883 à Kotokouassikro (Côte-d'Ivoire), Tirailleur de 2ème Classe - Dépôt des Isolés Coloniaux - Disparu en mer le 08/06/1917 (34 Ans) à bord du SÉQUANA      
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 17-11-2012 à 16:43:54

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35603
Kleber17
Posté le 29-11-2012 à 22:52:35  profilanswer
 

Bonjour,
Plusieurs messages signalent les sépultures des tirailleurs sénégalais naufragés du Séquana inhumés dans les cimetières charentais. Le dépouillement les registres de décès des communes de la côte permet d'en dresser une liste à peu près complète et modifie l'orthographe de plusieurs inscriptions portées sur les tombes. Hormis la commune de Fouras où la présence d'une stèle correspondante n'a pas été vérifiée, les tombes existent encore dans les cimetières communaux.
En voici la liste :
 
TORPILLAGE DU « SÉQUANA » - 8 JUIN 1917
---
CORPS DES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS RETROUVÉS SUR LES CÔTES CHARENTAISES
---
       - ARS-EN-RÉ (État-Civil) :
HAMADY TARAORÉ NIORO, Matricule BTS 71956
TENGA DOUDASSE OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71781
BOGOU ARAMA BANDIAGAR, Matricule BTS 66852
TENNOGA LAMVARRE OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71723
MODY COULIBALY NIORA, Matricule BTS 71989
 
       - LA COUARDE-SUR-MER
Aucune découverte de corps de Tirailleur Sénégalais n’a été enregistrée sur les registres de l’état-civil de la commune. Le Cimetière du village conserve cependant la sépulture de :
NOGA ILBOUDO.
 
       - LE BOIS-PLAGE EN RÉ (État-Civil) :
INCONNU. Matricule 71862.
INCONNU.
RAWENDE KABORÉ OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71741.
KAMÉ KONATÉ NIORO, Matricule BTS 71924.
DAOGA KARAMBEGA OUAGADOUGOU, Matricule 71661 BTS.
INCONNU.
 
       - ILE-D’AIX (État-Civil) :
KOUAN AKOTO.
SADIALOU LABÉ.
 
       - FOURAS (État-Civil) :
MAHMOU TARAORÉ, Matricule 71932.
 
       - LA ROCHELLE (État-Civil) :
MARIAMA SORY KEITA, Matricule 71371.
DADGO SAVADOGO OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71729.
INCONNU, Matricule 77602.
INCONNU, Matricule 76804.
TENNOGA MALANDO, Matricule 71805.
INCONNU.
INCONNU.
INCONNU.
TENGA HAREMBEGA OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71670.
NIOADI KIMDA OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71601.
INCONNU.
TENGA OUAGADOUGOU, Matricule B.T.S. 71828 BTS.
 
       - LA ROCHELLE - SECTION DE LALEU (État-Civil) :
INCONNU, Matricule 74986.
KAMAN KEITA BEYLA, Matricule 47974.
INCONNU, Matricule 71983.
INCONNU.
DIAPROU KASSIMOKO NIORO.
INCONNU, « Caporal du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais », Matricule partiel 8988..
ZOUDOU YOADA OUAGADOUGOU, Matricule 71669.
Certains des corps d’inconnus indiqués à l’État-Civil de La ROCHELLE et LALEU auraient été identifiés. Sans indication de référence, les registres du cimetière Saint-Éloi signalent, sans précisions, au lieu et place de six de ces « inconnus » :
ALMANDOU DIARA.
DIALIBA SIDIBÉ.
DOUGA TOURÉ NIORO.
MAMADY DIAWARA.
TEMBA KOMPA.
YEMDAOGO AUDOGNABA (alias YEMDAODO KARAMBEGA).
 
       - SAINT-DENIS-D’OLÉRON (État-Civil) :
BILA KOMPAORÉ OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71763.
NOGA SORÉ OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71610
ASSOUNOU BROFOUÉ N’ZIGOMVÉ, Matricule BTS 63174.
DAHMAN MAKADJI NIORO, Matricule B.T.S. 71918.
 
       - SAINT-GEORGES-D’OLÉRON (État-Civil) :
VOGA OUEDDAOGO OUAGADOUGOU, Matricule 71841 BTS.
BASERA KAFANDO OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71743.
PATARBIANDE OUAGADOUGOU, Matricule 71831 BTS.
BODA TAPSOBA OUAGADOUGOU, Matricule 71655 BTS.
 
       - SAINT-PIERRE-D’OLÉRON (État-Civil) :
ANADY SAMBO YERO, Matricule 71115.
TENDAOGO INAM OUAGADOUGOU, Matricule BTS 71742.
 
Cordialement,
Kléber17
 

n°37129
marpie
Posté le 20-04-2013 à 17:02:41  profilanswer
 

Bonjour à tous ,

 

Extrait du JO du 16 juillet 1917 (p 5520) :

 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/SEQUANA1.jpg

 

A suivre ...


Message édité par marpie le 20-04-2013 à 17:05:51
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