Bonsoir à tous,
Quelques informations complémentaires, dont il importe, comme d'ordinaire, de retrancher les inexactitudes ou approximations :
■ Le Temps, n° 19.790, Samedi 12 septembre 1915, p. 2, en rubrique « Sur mer » :
« Les sous-marins torpillent en haute-mer
Trois torpillages ont été opérés en haute-mer par des sous-marins. Voici les dépêches les concernant :
Madrid, 10 septembre.
Dans la matinée, ont débarqué à Mazarron 28 marins du vapeur britannique Alexandre, de la Compagnie Cunard, jaugeant 2500 tonnes, qui a été torpillé hier par un sous-marin allemand à dix heures du matin, après l’ordre d’abandonner le bateau à 70 milles du cap Palos, près de Murcie.
Un vent contraire les avait empêchés de débarquer avant aujourd’hui.
Marseille, 10 septembre.
Un grand sous-marin a coulé, en Méditerranée, l’Aude, cargo-boat de 3500 tonnes de la Compagnie générale transatlantique. L’Aude avait quitté Marseille sur lest dans la journée de mercredi ; jeudi, vers deux heures après-midi, elle fut rencontrée, à 90 milles d’Oran, par un sous-marin, qui somma le commandant de quitter le navire.
Deux embarcations furent mises à la mer, et les 30 hommes de l’équipage y prirent place avec le commandant, M. Gaubert. Presque aussitôt, l’Aude fut torpillée et coula à pic, tandis que le sous-marin s’éloigna à toute vitesse.
Des deux embarcations, l’une a pu gagner Mostaganem ; l’autre a été rencontrée par un vapeur, qui l’a conduite à Oran. Il n’y a donc eu aucune victime.
Une interview du capitaine dit que le sous-marin l’arrêta arbora les couleurs autrichiennes.
Saint-Nazaire, 10 septembre.
Le vapeur anglais Norseman, arrivé jeudi soir de Montréal, avait à bord 23 hommes de l’équipage du vapeur anglais Mimosa, de 3466 tonnes, coulé par un sous-marin allemand à 137 milles du Fastnet.
[On se souvient que l’Hesperian a été coulé à 100 milles au sud-ouest de ce point sur la côte d’Irlande.] »
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Bien amicalement à vous,
Daniel.