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  GŒBEN — Croiseur de bataille allemand.

 

La Grande Guerre en photos : ALVF, 1 utilisateur anonyme et 36 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

GŒBEN — Croiseur de bataille allemand.

n°35453
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 16-11-2012 à 10:18:20  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Commandant de BALINCOURT : « Les flottes de combat en 1914 », éd. Augustin Challamel, librairie maritime et coloniale, Paris, c.a. 1914, 792 p.
 
 
                      http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/GOEBEN%20_%20Notice..jpg
 
                      http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/GOEBEN%20-%20Silhouette..jpg
 
 
                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/GOEBEN%20-%20V%203..jpg
 
                                        Bibliothèque nationale de France – Département Estampes et photographie
                                                           Agence de presse Rol – 1914 – Réf. Rol 43.380.

 
 
                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/GOEBEN%20-%20Wiki..jpg
 
                                                    —> http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:SMS_Goeben.jpg
 
 
                                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/GOEBEN%20-%20V%201..jpg
 
   « Bosphorus, Turkey 1918-12-07. German-Turkish battlecruiser Gœben being escorted down the Bosphorus after being captured by allied ships. She is flying a white surrender flag on her foremast. The city in the background is Constantinople. (Donor : Department of Defence) »
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 16-11-2012 à 12:59:10
n°35454
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 16-11-2012 à 10:56:39  profilanswer
 


   Re,
 
 
   ■ Le bombardement de Philippeville par le Gœben (4 août 1914).
 
 
   Journal de marche et opérations de la 37e Division, Quartier général, n° 1 – 2 août 1914 ~ 25 décembre 1914 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 330/1, p. num. 3.  
 
   « [...] Le 4 août [1914]. – A 5 heures du matin, le Gœben (croiseur allemand) bombarde Philippeville (12 coups de canon). A 9 heures, le général Comby (*) préside la commission de défense de Philippeville à la sous-préfecture. 10 tués, 10 blessés.
 
   Le 5 août.  – A 8 heures, enterrement des victimes du bombardement. Discours du général Comby au cimetière
. [...] »
 
 
  Journal des marches et opérations du Bataillon B. du 3e Régiment de marche de zouaves – 2 août 1914 ~ 20 mars 1915 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 838/11, p. num. 5.
 
   « [...] 4 août [1914] – A 5 h, douze coups de canon sont tirés sur la ville par le croiseur allemand Gœben, sous pavillon russe. Évacuation de la caserne de France. Occupation des postes d’alerte, [...].  
 
   5 août. – Obsèques des 10 victimes du bombardement appartenant au Bataillon A.  [...] ».
 
   _______________________________________________________________________________________
 
  (*) Le général Louis Comby, qui venait d'être nommé au commandement de la 37e Division, formée à Constantine.
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 16-11-2012 à 13:57:33
n°35455
ALVF
Posté le 16-11-2012 à 11:44:05  profilanswer
 

Bonjour,
 
Un petit point, le "Goeben" n'est pas un "croiseur protégé" mais un "croiseur de bataille", c'est à dire un grand croiseur rapide et très fortement armé, capable de se mesurer à des cuirassés modernes.
Pour le 4 août 1914, un point peu connu: le premier coup de canon français de la Grande Guerre a été tiré par un canon de côte de 19 cm de la batterie "El Kantara" à Philippeville.
Cordialement,
Guy François.

n°35456
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 16-11-2012 à 13:08:23  profilanswer
 


   Bonjour Guy,
 
   Merci de cette utile précision terminologique. N’étant pas spécialiste du génie maritime, j’avais déjà quelque peine à assimiler les critères distinctifs des « croiseurs cuirassés » et des « croiseurs protégés » français ! Autre catégorie donc !
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°35457
NIALA
Posté le 16-11-2012 à 18:22:19  profilanswer
 

Le croiseur de bataille Goeben a fait pratiquement toute sa carrière sous pavillon Turc sous le nom de Yavuz Sultan Selim puis de Yavuz; j'ai décrit ci dessous sa longue histoire.
 
   
Le croiseur de bataille allemand Goeben à fait pratiquement toute sa carrière sous le pavillon turc des le 16 aout 1914, il porte le pavillon ottoman prend le nom de Yavuz Sultan Selim, la décision d'enfermer les Goeben et le croiseur léger Breslau dans les détroits pour renforcer la marine ottomane comme l'empire ottoman et lui forcer la main pour entrer en guerre au coté de l’Allemagne, a pour conséquence de sacrifier toute possibilité de retour. Il est cédé à la Turquie officiellement à compter du 2 novembre 1918. Il s'agit d'un croiseur de bataille allemand du type Moltke.
Les allemands construisirent des croiseurs de bataille pour répondre aux Invincible britanniques, ils s'en distinguaient par un calibre d'artillerie principale moindre; 280 mm au lieu de 305 mm pour les anglais; mais avec une protection nettement renforcée.
Le premier croiseur de bataille construit en Allemagne est le Von Der Tann,commandé en 1907 et entré en service en 1010.
Il est suivi des deux sisters ship: Moltke et Goeben.
 
Caractéristiques des Moltke:
déplacement: 20846 tonnes; 23042 tonnes en pleine charge
dimensions: longueur 186,6 m; largeur 30 m; tirant d'eau  9,20 m
propulsion: 4 turbines à engrenages Parsons alimentées par 24 chaudières Schulz Thornycroft
puissance 52 000 cv; 4 hélices vitesse 28,4 nœuds,25,5 nœuds en service courant,rayon d'action 4 120 miles à 14 nœuds
protection ceinture cuirassée de 280mm au plus fort à 76,2,barbettes et tourelles(face) 230mm,casemates 200 mm,commandement 300 mm,pont blindé 76,2 mm
armement: 10 canons de 280 mm modèle 1909 tire des obus de 302 kg à 21 700 m (portée maximale,site à +22,5 ° après 1915).
10 canons de 150 mm en casemates
12 canons de 88 mm(jusqu'en 1916)
4 tubes lance torpilles sous marins
équipage 43 officiers et 1010 hommes      
   
Le Motke est mis sur cale le 7 décembre 1908, aux chantiers Blom & Voss de Hambourg, il est lancé le 7 avril 1910 et entre en service le 30 aout 1911
En mai 1915 le Moltke participe à la bataille du Jutland, au cours de laquelle il toucha le croiseur de bataille britannique Tiger 13 fois, et fut touché à 4 reprises, mais les navires s'en tirèrent tous les deux.
Le Motke se rendit aux alliés le 24 novembre 1918, et fut sabordé à Scapa Flow le 21 juin 1919, son épave à été relevée en 1927, et démantelée à Rosyth en 1929.
Le Goeben qui nous intéresse plus particulièrement, est mis sur cale le 28 aout 1909 aux chantiers Blom & Voss à Hambourg, lancé le 28 mars 1911, et entre en service le 2 juillet 1912.
Quand éclata la première guerre Balkanique en octobre 1912, le grand quartier général allemand envoie le croiseur de bataille Goeben, et le croiseur léger Breslau en Méditerranée pour faire respecter les intérêts allemands dans la région; ils rejoignent Constantinople.
 
Les deux navires appareillent de Kiel et arrivent à destination le 15 novembre 1912, les navires sont maintenus sur place lors du déclenchement de la deuxième guerre Balkanique, le 29 juin 1913, montrant le pavillon allemand dans prés de 80 ports de la Méditerranée. Ils sont sous le commandement de l'amiral Wilhelm Anton Souchon, (2juin 1864 -13 janvier 1946).
L'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo, entraine le maintien du Goeben sur zone. Il est caréné à Pola par des ingénieurs allemands.
Après avec canonné Philippeville et Bone en Algérie le 4 aout 1914, les deux navires rejoignent la Turquie après avoir semé les escadres française et anglaise lancées à leurs trousses, les français trop loin ne peuvent les rattraper, les anglais les rencontrent avant la déclaration de guerre, et ne peuvent intervenir, ensuite les allemands leur font croire qu'ils se dirigent vers l'adriatique, pour changer de cap au dernier moment, et foncent sur les Dardanelles, qu'ils franchissent , et sont transférés à la marine Ottomane alors neutre le 16 aout 1914, et prennent les noms de Yavuz Sultan Selim (nom officiel jusqu'en 1936) pour le Goeben, et de Midilli pour le Breslau, toutefois ils conservent leurs équipages allemands, et le contre amiral Souchon devient commandant en chef de la marine turque, il a joué un role important dans la décision de l'empire ottoman d'entrer en guerre aux cotes de l'Allemagne et de l'empire austro-hongrois.
Le 29 octobre 1914, le Yavuz bombarde Sébastopol sa première opération contre l'empire russe,
il coule le mouilleur de mines Prut, et endommage le  destroyer Leitenant Pushchin, la Russie déclare la guerre à l'empire Ottoman suivie par la France et la Grande Bretagne.
Le 18 novembre 1914, il endommagea le cuirassé russe Evstafi au cours d'un duel d'artillerie.
En décembre 1914, alors que le Yavuz et le Midilli escortent des transports de troupes, le Yavuz saute sur deux mines dans le Bosphore, il est endommagé et ne peut recevoir que des réparations provisoires, faute de  bassin de radoub assez grand; ce qui ne l’empêcha pas de continuer les escortes de convois, tout en engageant des navires russes sans résultat. La mise en service des dreadnought russes Imperatritsa Mariya et Imperatritsa Ekaterina Velikaya chargeant le rapport de force obligea l'amiral Souchon à plus de prudence; en février 1916 le Yavuz transporte des troupes et du matériel à Trebizonde pour tenter de stopper l'avance russe, le Yavuz et le Midilli sont utilisés en soutien des troupes à terre. En 1917 les deux navires sont bloqués par le manque de charbon.    
En décembre 1917, l'armistice est signé entre Istanbul et Petrograd, le 20 janvier 1918 le Yavuz et le Midilli quittent les Dardanelles et se dirigent vers la Palestine au large de l'ile d'imbros, ils coulèrent les monitors Raglan et le M28; mais à l'entrée des Dardanelles, les deux navires tombèrent sur un champ de mines, le Midilli sauta sur plusieurs mines et sombra, le Yavuz sauta sur trois mines et du s'échouer, des avions et le monitor M17 anglais attaquèrent le Yavuz sans succès. Le Turgut Reis un vieux cuirassé ottoman, lui aussi ancien allemand, le remorqua jusqu'à Constantinople. Le 2 novembre 1918, le Yavuz devenait officiellement turc.
 
 Suite à la guerre d'indépendance de Mustapha Kemal Atatürk, au traité de Lausanne du 24 juillet 1923, la république turque héritait de l'ancienne marine ottomane, et donc du Yavuz, qui resta jusqu'en 1926 abandonné à Izmir.. Il fut complètement refondu de fin 1928 à mars 1930 à Izmir, par les chantiers de Saint Nazaire Penhoet , la coque est réparée, les chaudières sont remplacées, la direction de tir reconstituée.En 1936 le nom de Yavuz Sultan Selim est officiellement simplifié en Yavuz.
En novembre 1938, il transporte les cendres de Mustapha Kemal Atatürk d'Istanbul à Izmir.
 
La Turquie étant neutre au cours du deuxième conflit mondial, le Yavuz n'intervient pas; sont armement anti aérien fut renforcé par 4 x 88 mm AA, 22 x 40mm et 24 x 20 mm; le mat arrière est supprimé, pour dégager le tir anti aérien.
Le 5 avril 1946, le Yavuz accueille le cuirassé américain Missouri ramenant le corps de l'ambassadeur de Turquie aux Etats-Unis.
Le Yavuz est mis en réserve en 1950, rayé en 1954, la proposition de le rendre à l'Allemagne en 1963, pour le préserver fut déclinée par Bonn.
Il fut vendu à un chantier de démolition en 1971, et démantelé de 1973 à 1976.
 
Il aura donc eu une carrière particulièrement longue de 42 ans dont 40 ans sous pavillon ottoman, et turc, dernier croiseur de bataille ayant existé, ultime témoin d'une époque, il est dommage qu'il n'ai pu être conservé.
 
Alain


---------------
Cordialement
 
n°35458
NIALA
Posté le 16-11-2012 à 19:08:29  profilanswer
 


 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/8678/YAVUZ%201918%201%2020%20echoue%20apres%20avoir%20sute%20sur%20vdes%20mines.jpg
 
Le Yavuz Sultan Selim ex Goeben échoué à l'entrée des Dardanelles en janvier 1918 après avoir sauté sur des mines; il sera par la suite réparé et reprendra du service dans la marine turque
 
Alain


---------------
Cordialement
 
n°35459
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 16-11-2012 à 19:10:47  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Les victimes du bombardement de Philippeville par le Gœben (4 août 1914).
 
 
   — BARREYRE Roger Joseph Jean, né le 17 juillet 1892 à Vichy (Allier), décédé le 5 août 1914 des suites de ses blessures, Sergent, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 04.549, classe 1909, n°s 435 et L.M. 142 au recrutement de Constantine.  
 
   — BASTIEN André, né le 4 octobre 1892 à Paris (XIe Arr.) et domicilié à Paris (XXe Arr.), au 39, rue Ramponneau, décédé le 4 août 1914 des suites de ses blessures, Soldat de 2e classe, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 10.115, classe 1912, n° 1.616 au recrutement de Nevers.  
 
   — BENICHOU Mimoun, né le 22 juin 1892 à Bône (Département d’Oran, Algérie), décédé le 4 août 1914 des suites de ses blessures, Soldat de 2e classe, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 13.605, engagé volontaire de la classe 1912, n° 1.521 au recrutement d’Oran.  
 
   — BOUVIN Gaston, né le 2 janvier 1892 à Roubaix (Nord), décédé le 4 août 1914 des suites de ses blessures, Soldat de 2e classe, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 13.175, classe 1912, n° 2.946 au recrutement de Lille [« Extrait du registre des décès adressé à M. le Maire de Roubaix (Nord), le 22 août 1914. »].  
 
   — BUCHLIN Adrien Ernest Théodore, né le 8 mars 1889 à Alger (Département d’Alger, Algérie), décédé le 4 août 1914 des suites de ses blessures, Sergent, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 04.551, classe 1909, n° L. 149 au recrutement de Constantine (« Extrait du registre des décès adressé à Alger, le 22 août 1914. »).  
 
   — CHENU Pierre Laurent, né le 17 novembre 1893 à Paris (XVIIIe Arr.), décédé le 4 août 1914, « tué au bombardement », Soldat de 2e classe, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 12.309, classe 1913, n° 32 au recrutement de Versailles [« Extrait du registre des décès adressé à Trappes (Seine-et-Oise), le 22 août 1914. »].  
 
   — DUMAS Victor Auguste, né le 6 juin 1891 à Cublize (Rhône), décédé le 4 août 1914 « à l’Hôpital mixte de Philippeville des suites de blessures occasionnées par le bombardement de Philippeville », Soldat de 1re classe, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 8.490, classe 1911, n° 652 au recrutement du Rhône.
 
   Par arrêté du Ministre de la Guerre en date du 17 septembre 1919 (J.O., 2 oct. 1919, p. 10.799), inscrit en ces termes au tableau spécial de la Médaille militaire à titre posthume pour prendre rang du 30 juin 1915 :
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/DUMAS%20Victor%20Auguste%20-%20M.M..jpg  
                                         
   — GILLI Louis Alexandre, né le 12 décembre 1887 à Bône (Département de Constantine, Algérie), décédé le 4 août 1914, « victime du bombardement par un croiseur allemand », Sergent, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 621, classe 1907, n° 872 au recrutement de Constantine [« Extrait du registre des décès adressé à Laverdurie (Constantine), le 22 août 1914. »].  
   
   — MAGNOT Dominique, né le 7 septembre 1891 à Saoula (Département d’Alger, Algérie), décédé le 21 août 1914 des suites de ses blessures, Sergent, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 7.821, classe 1911, n° 2.102 au recrutement d’Alger (« Extrait de l’acte de décès transmis à Berrouaghia, le 21 août 1914. »).
 
   Par arrêté du Ministre de la Guerre en date du 18 octobre 1919 (J.O., 14 janv. 1920, p. 672), inscrit en ces termes au tableau spécial de la Médaille militaire à titre posthume :  
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/MAGNOT%20Dominique%20-%20M.M..jpg  
 
   — PARIS Albert, né le 28 juillet 1888 à Dun-sur-Auron (Cher) et y domicilié, décédé le 4 août 1914 des suites de ses blessures, Sergent major, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 3.080, classe 1908, n° 407 au recrutement de Bourges.
 
   — RAMBOZ Gaston Jules, né le 10 mars 1879 à Sirod (Jura), décédé le 4 août 1914 des suites de ses blessures, Adjudant, 3e Régiment de marche de zouaves, Matricule n° 56, classe 1899, n° 178 au recrutement de Lons-le-Saunier (« Extrait du registre des décès adressé à Constantine, le 22 août 1914. »).  
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 11-10-2013 à 19:50:21
n°35464
NIALA
Posté le 16-11-2012 à 22:20:55  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/8678/YAVUZ8.jpg
 
Le Goeben en 1914 au moment ou il rejoint la Turquie
 
Alain


---------------
Cordialement
 
n°35467
NIALA
Posté le 17-11-2012 à 09:43:29  profilanswer
 

Une autre photo intéressante prise le 10 aout 1914.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/8678/GOEBEN%201914%208%2010%20suivi%20du%20breslau%20se%20dirige%20vers%20la%20turquie.jpg
 
On y voit le Goeben suivi du croiseur léger Breslau se dirigeant vers la Turquie, ou ils prendront des leur arrivée les noms respectivement de Yavuz Sultan Selim et de Midilli.  
 
Alain


---------------
Cordialement
 
n°35487
NIALA
Posté le 17-11-2012 à 20:38:53  profilanswer
 

Les canons de 280 mm du Yavuz Sultan Selim ex Goeben.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/8678/YAVUZ4.jpg
 
Alain


---------------
Cordialement
 
n°35489
Memgam
Posté le 17-11-2012 à 22:06:52  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Pour apprécier la dernière photo présentée (dont l'origine n'est pas précisée) : "Les canons de 280 mm du Yavuz Sultan Selim ex Goeben", il faut se référer au début du sujet introduit par Rutilius, avec le plan du pont du navire. Comme l'indique la présence des chaînes d'ancres, la vue est prise de l'avant, en direction de la première tourelle double de 280 mm, et l'on remarque la deuxième tourelle, disposée en quinconce sur tribord, plus en retrait (elle a son pendant à babord arrière). Ces deux tourelles sont à plat sur le pont. On retrouve cette disposition identique à l'arrière, avec en plus, une troisième tourelle, montée sur fût et tirant en retraite, au-dessus de la cinquième tourelle arrière. Rappelons, pour mémoire, que le Dreadnought, le premier des cuirassés moderne (1906), avait cinq tourelles doubles de 305 mm, avec une disposition un peu différente, les deux tourelles latérales étaient parallèles et pas en quinconce, et les deux tourelles arrières dans l'axe l'une derrière l'autre à plat pont, ce qui interdisait de tirer en retraite dans l'axe à la quatrième. Le premier cuirassé français type Dreadnought (classe Courbet), résolvait les problèmes engendrés par ces deux dispositions en ayant 6 tourelles doubles de 305 mm, deux superposées à l'avant et à l'arrière, et une de chaque bord.
 
Cordialement.

n°35490
NIALA
Posté le 17-11-2012 à 23:35:28  profilanswer
 

Bonne explication de Memgan; je précise que les photos présentées sont tirées de ma collection personnelle; l'armement de canons de 280 mm a été porté:
- par la première série de Dreadnought allemands: les quatre Westfalen portaient 12 canons de ce calibre en 6 tourelles doubles.
 
-par les quatre premiers croiseurs de bataille allemands:
 
Le Von Der Tann lancé en 1909 avait 8 canons de ce calibre en 4 tourelles doubles
Les Moltke et Goeben déjà étudiés 10 canons en 5 tourelles doubles comme expliqué ci dessus
Le Seydlitz également portait 10 canons disposés de la même façon que sur les Moltke dont il était une amélioration; il en différait par un pont supplémentaire allant de la proue jusqu’à la passerelle sur lequel se trouvait la tourelle avant qui surélevée se trouvait ainsi mieux protégée des coups de mer.
 
 
Alain


Message édité par NIALA le 17-11-2012 à 23:36:43

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Cordialement
 
n°35496
ALVF
Posté le 18-11-2012 à 18:53:34  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Voici deux cartes-photos achetées et écrites le 19 mars 1919 à Constantinople par un militaire français avec la mention "Le Goeben à Constantinople".
Le croiseur de bataille est sous pavillon turc et une des photographies me semble presque semblable à celle de l'Australian War Memorial, indiquée avoir été prise le 7 décembre 1918.
Je posterai ultérieurement une très belle photographie du Goeben mouillant en 1918 à l'entrée du port de Sebastopol, sous une puissante batterie de côte aux mains des allemands.Cette photographie sera d'abord publiée dans une Revue maritime.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img221.jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img223.jpg1..jpg
Cordialement,
Guy François.


Message édité par ALVF le 18-11-2012 à 18:55:54
n°35506
dbu55
Posté le 19-11-2012 à 19:11:15  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
De la lecture en rapport avec le Goeben et le Breslau trouvée sur Gallica :
 
Un livre intitulé du Vice-Amiral Amédée Pierre Léonard BIENAIMÉ (1843 - 1930) (Voir sa biographie en suivant le lien http://military-photos.com/bienaime.htm intitulé Guerre navale, 1914-1915. 'Goeben' et 'Breslau'. Adriatique. Dardanelles. Guerre sous-marine. Fautes et responsabilités.  
 
Suivre le lien http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k377498k.r=Goeben.langFR - je ne peux pas créer le lien à cause du smiley :/ qui s'affiche à la place du : suivi de / - Copiez le lien et collez le dans la barre d'adresse de votre navigateur et insérez : suivi de / entre ark et 12148
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 19-11-2012 à 19:47:12

---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35508
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 20-11-2012 à 21:02:03  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Rétablissement du lien « corrompu » par un « smiley », qui renvoyait, dans la contribution de Dominique, à l’ouvrage suivant :
 
    — Amiral BIENAIMÉ : « La guerre navale (1914~1915). "Gœben" et "Breslau". Adriatique. Dardanelles. Guerre sous-marine. Fautes et responsabilités. », préface du lieutenant-colonel Rousset, ancien député de Verdun, éd. Jules Tallandier, Paris, 1920, 307 p.
 
   —> http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] BEN.langFR
 
 
   Table des matières de l'ouvrage : —> http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] BEN.langFR
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 11-10-2013 à 17:32:33
n°35509
dbu55
Posté le 20-11-2012 à 21:18:49  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
Bonsoir à toutes et à tous,
 
Merci Daniel pour la précision sur les smilies, j'ai pourtant cherché comme un damné une bonne demi-heure sans voir que l'option était sous mon nez !
 
je devrais changer de lunettes à moins que se soit une résurgence du fameux ramollissement du cerveau.
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°35534
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 23-11-2012 à 18:55:48  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Bombardement de Philippeville par le Goeben : la riposte de la batterie d’El-Kantara commandée par le lieutenant de réserve Cardot.
 
 
   • « 6e Groupe d’artillerie à pied. Historique du Corps pendant la campagne contre l’Allemagne (1914~1919). », Imprimerie Imbert, Alger, sans date, 76 p.
 
 
                                 « 3 ~ 4 AOÛT 1914. — AFFAIRES DU " GŒBEN " ET DU " BRESLAU ".
 
                                                  BOMBARDEMENT DE BÔNE ET DE PHILIPPEVILLE.

 
   Le 3 août, dans la matinée, le commandant de l’artillerie du front de mer d’Alger apprend, chez le Général Gouverneur d’Alger, la présence de deux croiseurs allemands dans les parages de Bizerte. Il adresse immédiatement un message à tous les officiers commandant de groupes, et donne le signalement des deux croiseurs : le Gœben : deux cheminées entre deux mâts, longueur 186 m. 50, hauteur des mâts au-dessus de l’eau 49 m. 50, hauteur des cheminées 19 mètres. Le Breslau : quatre cheminées entre deux mâts, longueur 136 mètres, largeur 13 m. 70, hauteur des mâts 42 m. 50, des cheminées 17 mètres. Il visite personnellement les ouvrages et donne ses instructions.  
   Le même jour, à 11 heures, un radio du cuirassé Courbet signale la présence des deux croiseurs
" dans nos parages ". Des instructions sont données à la 1re et à la 2e batteries, en vue d'une action éventuelle dans la nuit.  
   Le soir, les batteries suivantes sont prêtes à entrer en action : Batterie du Lazaret 4/24 ; Batterie d’Estrées 2/24 et 4/95 ; Batteries des Arcades 4/24 et 2/95 ; Sidi-Ben-Nour 4/24 ; Duperré 2/24 et 4/95 ; Prison civile 3/95 ; Jetée Nord 4/75 ; Digue Sud 2/95. Tous les projecteurs possèdent leurs trois équipes.  
   Le 4 août, le commandant du front de mer d’Alger notifie à tous les commandants de groupes que
: " La guerre est déclarée entre la France et l’Allemagne ". Le bombardement de Bône et de Philippeville par les croiseurs allemands est signalé dans la matinée.  
 
   Bône. — Dans la Place de Bône, aucun ouvrage de la défense côtière n’est occupé le 4 août, jour du bombardement. En effet, les artilleurs mobilisés de la région ont dû rejoindre, le 3 août, la portion centrale de la 12e Batterie bis à Philippeville pour être habillés et équipés. La place de Bône, par suite de ce départ, ne possède à cette date qu’un gardien de batterie, qui n’a rien pu faire.  
 
   Philippeville. — Le 4 août 1914, à 4 h. 30, est aperçu un navire venant de l’Est et se dirigeant à grande allure sur l’îlot Srigina. Arrivé à hauteur de l’îlot, ce navire, qui ne porte aucun pavillon de nationalité et aucun des signaux de reconnaissance, fait un virage, hisse son pavillon national (allemand) et fait feu d'une première bordée ; il tire ensuite avec les pièces de retraite, et lorsque son virage est terminé, il tire une nouvelle bordée.  
  Dès que le navire ennemi a tiré son premier coup de canon, la batterie de 19 d’El-Kantara, la seule du front de mer de Philippeville qui soit armée, ouvre le feu. Elle tire quatre coups chargés à obus P., mais qui sont tous courts.  
   Au premier coup tiré par la batterie, le navire sans répondre prend une grande allure et disparaît bientôt derrière l’îlot Srigina, sortant ainsi du champ de tir de la batterie d’El-Kantara. Cette batterie ne peut servir que deux pièces sur les quatre qu’elle possède, par suite de duretés de manœuvre, et parce qu'une de ses pièces manque de guidon.  
   La batterie est commandée par le lieutenant de réserve Cardot, qui dépose un rapport. Le navire allemand était le Gœben.  
   A propos de cet incident, il importe de signaler que, au départ de la 4e Batterie (Philippeville) pour la France, le 31 mars 1914, le commandant du 6e Groupe avait obtenu du XIXe Corps l’autorisation de conserver à Bône, Philippeville et Bougie de petits détachements d’active, capables de servir à toute heure : la nuit, les batteries de 47 T. R. et les projecteurs ; le jour, une pièce de gros calibre, et de former le noyau des réservistes de l’ancienne 14e Batterie, devenue 12e bis. La mobilisation de ces réservistes devait se faire directement dans les trois Places. En juillet, les lieux de mobilisation n’ayant pas encore été modifiés sur les fascicules, le commandant du 6e Groupe demanda au XIXe Corps de stopper à leur modification. En conséquence, les réservistes ont été mobilisés à Philippeville, conformément aux anciens fascicules, et les détachements de Bône et de Bougie y furent envoyés conformément au plan de transport primitif. Sans ces dispositions, les trois Places auraient été démunies de toute défense côtière et aucune riposte n’aurait pu être faite au Gœben dès sa première salve.  
 
   A Alger. — Aussitôt connu, le bombardement de Bône et de Philippeville, le commandant du front de mer télégraphie au commandant du groupe de Matifou
: " Navires ennemis ayant bombardé Philippeville à 5 heures, semblent longer côte et pourront être en vue de Matifou vers 11 heures ou 12 heures ; préparez batteries Lazaret et Estrées pour tirs à revers contre navires venant de l’Est. " Même message est adressé à la batterie des Tagarins.  
   Le même jour, à 9 h. 15, l’Amiral Commandant la Marine fait savoir que le Gœben est signalé par le sémaphore de Cap-de-Fer (Est de Philippeville) faisant route vers le Nord-Est ; et le Breslau par le sémaphore de Cap-de-Garde (Ouest de Bône), faisant route vers le Nord-Ouest, et semblant se diriger vers un lieu de rendez-vous.  
   A 5 h. 15 arrive devant Alger une force navale française, composée du cuirassé Courbet, portant pavillon du vice-amiral Boué de Lapeyrère, de six croiseurs et de six contre-torpilleurs.  
   Le lendemain 5 août, vers 4 h. 30, arrivent également 18 cuirassés ou croiseurs et 18 torpilleurs d'escadre destinés à convoyer les transports de troupes.  
   Le 5 août, à 16 heures, le commandant du 6e Groupe rend compte au général commandant en chef les forces de l’Afrique du Nord que la mobilisation des 1re, 11e, 2e et 12e Batteries est terminée, ainsi que celle du Front de mer. Depuis le 3 août, toutes les pièces étaient servies à Alger, sauf deux canons de 24 au fort d’Estrées. » (op. cit., p. 4 à 6.)
.
 
 
 
   Journal des marches et opérations de la 12e Batterie « bis » du 6e Groupe d’artillerie à pied d’Afrique – 2 août 1914 ~ 21 février 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 1242/24, p. num. 5.
 
 
   « 4 août 1914. – Le Mardi 4 août 1914, à 4 h 30, fut aperçu un navire venant de l’Est et se dirigeant à grande vitesse sur l’îlot Srigina.  
   Arrivé à hauteur de cet îlot, ce navire, qui ne portait aucun pavillon de nationalité et aucun des signaux de reconnaissance, fit un virage et se dirigea à petite vitesse sur l’entrée du port. Arrivé à environ deux kilomètres de cette entrée, il commença un nouveau virage, hissa son pavillon national (allemand) et fit feu d'une première bordée ; il tira ensuite avec ses pièces de retraite, et lorsque son virage fut terminé, il tira une nouvelle bordée.  
   Dès que le navire ennemi eut tiré son premier coup de canon, la batterie d’El-Kantara, la seule du front de mer de Philippeville qui fut armée, ouvrit le feu. Elle tira quatre coups chargés à obus P, mais qui furent tous courts.  
   Au premier coup de canon tiré par la batterie d’El-Kantara, le navire ennemi sans répondre prit une grande allure et disparut bientôt derrière l’îlot Srigina, sortant ainsi du champ de tir de la batterie d’El-Kantara. La batterie d’El-Kantara n’a pu servir que deux pièces sur les quatre qu’elle possède, par suite de duretés de manœuvre, et parce qu’une de ses pièces n’avait pas de guidon.  
   La batterie d’El-Kantara était commandée par le lieutenant de réserve Cardot.
»  
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 23-11-2012 à 18:56:17
n°38250
David1980
Posté le 11-10-2013 à 17:14:26  profilanswer
 

Bonjour,
 
Rutilius a mis les tués du bombardement du Goeben. Je le remercie. Je voudrais savoir si il y a eu des tués lors du bombardement du Breslau à Bône (Algérie) ? Existe t il une liste ?  
Cordialement
David1980


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n°38256
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 11-10-2013 à 20:07:48  profilanswer
 


   Bonsoir David,
   Bonsoir à tous,
   

David1980 a écrit :

  « Je voudrais savoir si il y a eu des tués lors du bombardement du Breslau à Bône (Algérie) ? Existe-t-il une liste ? »


          Je ne dispose d'aucune information à ce propos... La recherche demeure à entreprendre.


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°38257
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 11-10-2013 à 20:14:31  profilanswer
 


   Re,
 
 
   Un militaire blessé lors du bombardement de Philippeville par le Gœben (4 août 1914).
 
 
   — BENHAMOU Yahia, Soldat de 2e classe, 3e Régiment de marche de zouaves, 4e Compagnie, Matricule n° 11.628.
 
   Par arrêté du Ministre de la Guerre en date du 5 mai 1919 (J.O., 7 mai 1919, p. 4.703), inscrit en ces termes au tableau spécial de la Médaille militaire pour prendre rang du 30 juin 1915 :  
 
 
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/GOEBEN%20-%20Philippeville%20-%20Blesse%201%20-%20I..jpg
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/GOEBEN%20-%20Philippeville%20-%20Blesse%201%20-%20II..jpg


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°38258
Memgam
Posté le 11-10-2013 à 21:25:53  profilanswer
 

Bonjour,
 
"C'est alors que la paix nocturne africaine fut brutalement brisée par le claquement d'un obus de marine de 105, premier coup de canon de la guerre. Le Breslau avait ouvert le feu, il était 4 h 01. Soixante obus furent tirés sur Bône, qui compta deux morts et six blessés. Quelque temps après, le Goeben tirait 43 obus de 150 sur Philippeville, causant des dommages dans le port et faisant sauter un dépôt de munitions".
 
Source : Paul Chack et Jean-Jacques Antier, Histoire maritime de la première guerre mondiale, France-Empire, 1992,  
 
Cordialement

n°38263
Memgam
Posté le 12-10-2013 à 12:54:37  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Extrait de la carte des routes du Goeben et du Breslau.
 
Source : J.N. Muracciole, Le Goeben et le Breslau, l'action navale allemande en 1914, Cols bleus n° 1552 du 27 janvier 1979.
 
Cordialement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser%20361.jpg

n°38340
David1980
Posté le 22-10-2013 à 16:41:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Donc j'en déduis que le bombardement du Breslau a couté la vie à deux soldat. Rutilus nous a cité les 11 soldats mort lors du bombardement du Goeben. Il faudrait trouvé ceux du Brelau. Pour info, Rutilus j'ai retrouvé la trace de ces soldats au cimetiere de Skikda (Philippeville), on peut les retrouver sur ce website : http://www.harguesshope.com/Cimetiere.htm
Ils sont tous décédés le 4 aout sauf BARREYRE Roger décédé le 5 aout (à cause de ses blessures) comme mentionner plus haut dans le post.
Cordialement
David1980


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n°38341
David1980
Posté le 22-10-2013 à 16:47:55  profilanswer
 

J'avais contacté le webmasteur qui indiqué que le premier tué français était Fortuné Emile Pouget dans le secteur de Pont-à-Mousson, lui demandant de ne aps oublier les victimes du Goeben et Breslau. Il a rajouté cela dans son texte : http://www.blamont.info/textes683.html


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n°38344
ALVF
Posté le 22-10-2013 à 19:05:00  profilanswer
 

Bonjour,
 
Il y a des rapports plus détaillés des événements de Bône et Philippeville dans le livre de Jean Mélia "Les bombardements de Bône et de Philippeville (4 août 1914)" -Berger-Levrault 1927.
L'auteur indique 1 tué à Bône:
 
-Rapport de l'Inspection maritime: un gardien des Ponts et Chaussée en service près du vapeur "Saint-Thomas" est tué, quatre hommes de l'équipage sont blessés."Quelques" personnes blessées en ville dont madame Baretge, femme du syndic des gens de mer.
-Rapport du chef de la brigade mobile de Bône: le sieur André Gaglione, gardien sur les terre-pleins du nouveau port a été mutilé, cinq autres personnes ont été également blessées.
-Récit d'un témoin oculaire: mort de l'agent des ponts et chaussée Gaglione, 2 blessés à bord du "Saint-Thomas", 3 ou 4 personnes légèrement blessées en ville.
-Déclaration du commandant du Saint-Thomas: 4 blessés sur le navire: matelot Dutertre, cuisinier Hervoite, soutier Guilly, mousse Roué.
 
A Philippeville, une relation du général Lebel (chef d'escadron du 6e GAPA en 1914) indique:
-mort de 10 hommes du 3ème Zouaves et d'une section de mitrailleuse dans le hangar de la Compagnie des Transports Maritimes, et 21 blessés (dont 3 morts plus tard).
-mort de 3 personnes sur les quais.
Les autres rapport du sous-préfet et du commissaire de police sont incomplets et n'évoquent pas toutes les victimes.
Cordialement,
Guy François.

n°38345
David1980
Posté le 22-10-2013 à 21:21:57  profilanswer
 

Bonjour ALVF,
 
Merci de cette information. Malheuresement aucune information sur le civil Andre Ganglione sur memoires des hommes. Je viens de recuperer deux livres annees 20 sur le Goeben et le Breslau, et le cuirassier Goeben. Il y a pas mal d'informations. Il y a 3 ou 4 ans j'ai recupere un militarpass d'un mosellan qui était a bord du Goeben.
Cordialement
David1980


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n°38347
David1980
Posté le 22-10-2013 à 21:31:13  profilanswer
 

Sur ce site, il est indiqué mort à Philippeville : http://www.memorial-genweb.org/~me [...] rgeur=1600
Sans doute une erreure, car je ne le trouve sur la liste du cimetiere de Philippeville.
Cordialement
David1980


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n°38348
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 22-10-2013 à 21:35:01  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   A propos du canonnage du cargo Saint-Thomas, de la Société navale de l'Ouest, par le croiseur allemand Breslau, V. ici —> http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _1.htm#bas


Message édité par Rutilius le 22-10-2013 à 21:35:20

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°38350
David1980
Posté le 22-10-2013 à 21:56:48  profilanswer
 

Suite de la liste de Rutilius et des compléments : ALVF
Victimes civils du Goeben :
ALBOUY André
CHIRCOP Gaspar
DEBILI Ali
 
Vicitimes militaires (suite


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n°38352
David1980
Posté le 22-10-2013 à 22:00:23  profilanswer
 

Victimes militaires (suite)
 
GILLI Louis Classe 1907 recrutement Constantine matricule 621
MAGNOT Dominique Classe 1911 recrutement Alger matricule 782 décéde le 21 aout 1914 des suites du bombardement
SACHET Eugéne classe 1911 recrutement Bourges matricule 180
SAUNIER Jean classe 1914 recrutement Alger matricule 1043 décéde le 7 octobre 1914 des suites du bombadement du Goeben


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n°38353
David1980
Posté le 22-10-2013 à 22:03:33  profilanswer
 

Les JMO du 3e Zouaves existent ils ? Si oui peut on les mettre en ligne.
Cordialement
David1980


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n°38354
extraterre​stre
Posté le 22-10-2013 à 22:11:04  profilanswer
 

bonsoir David, les JMO du 3 zouaves sont birn présents du 1er mai 1915 au 24 août 1919
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] GR_26_N_II
 
cordialement


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Jacqueline L.
n°38355
David1980
Posté le 23-10-2013 à 10:08:06  profilanswer
 

Bonjour Extraterrestre,
 
Si je comprends bien, ceux de 1914 ont disparus malheuresement.... donc pas de trace du bombardement du Goeben...... c'est bien domage.
Cordialement
David1980


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n°38356
extraterre​stre
Posté le 23-10-2013 à 10:45:11  profilanswer
 

bonjour David
 
j'ai fini par le retrouver,il fallait chercher dans le 3e bis  :pt1cable:  
 j'espère que le lien est bon
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html
 
cirdialement


Message édité par extraterrestre le 23-10-2013 à 10:46:42

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Jacqueline L.
n°38357
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 23-10-2013 à 14:38:44  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Le passage concerné de ce Journal des marches et opérations était cité en tête du présent sujet... Bis repetita non placent !
 
 
  Journal des marches et opérations du Bataillon B. du 3e Régiment de marche de zouaves – 2 août 1914 ~ 20 mars 1915 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 838/11, p. num. 5.
 
   « [...] 4 août [1914] – A 5 h, douze coups de canon sont tirés sur la ville par le croiseur allemand Gœben, sous pavillon russe. Évacuation de la caserne de France. Occupation des postes d’alerte, [...].  
 
   5 août. – Obsèques des 10 victimes du bombardement appartenant au Bataillon A.  [...] ».


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°38358
extraterre​stre
Posté le 23-10-2013 à 14:45:29  profilanswer
 

bonjour Daniel,
 
David, comme Saint-Thomas voulait voir,
j'avoue que hier soir je n'avais pas relu attentivement tout le fil,
 
ce matin , me souvenant vaguement avoir aperçu un 3e bis lors de ma recherche, j'y suis retournée et là bingo !
 
amicalement à tous


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Jacqueline L.
n°38369
David1980
Posté le 24-10-2013 à 10:15:46  profilanswer
 

Rutilius c'est de ma faute, je vous dois un café, à Extraterrestre aussi :-). Merci à vous deux.


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n°38372
alain13
Posté le 24-10-2013 à 20:38:47  profilanswer
 


Bonsoir,
 
Dans son livre " la guerre navale 1914-1918, Fautes et responsabilités", l'amiral Bienaimé relate la faillite du chef de l'Armée Navale, l'amiral de Lapeyrère chargé d'intercepter les 2 navires allemands et qui contrairement aux ordres donnés s'obstine de son propre chef à protéger les convois, laissant la voie libre au Goeben et au Breslau.
Qu'en est -il vraiment de cet épisode de la guerre navale dont on ne parle pas beaucoup et de ses conséquences pour l'amiral de Lapeyrère ?
 
Cordialement,
alain

n°38376
David1980
Posté le 25-10-2013 à 21:27:14  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Interessant cette info Alain13. J'ai retrouvé mes deux livres Rutilius :
- A bord du Goeben 1914-1918 de Georges Kopp (télégraphiste du Goeben) Payot Paris 1931
- Le " Goeben " et le " Breslau " par R. Jouan Payot Paris 1930.
Ils sont trés interessant et donne beaucoup de détails sur le bombardement de la côte algérienne. Dans le 2e livre, il est indiqué que le bombardement du Goeben a lieu de 6h08 à 6h18 et qu'une batterie française d'obusiers de 22 cm ouvrit le feu à 6h20.... s'agit il de la batterie "El Kantara" dont parler ALVF ? Par contre, il n'y a pas d'horraire pour Bône ? Il est écrit que le Goeben était en retard sur l’horaire, donc j'en déduis qu'il était en retard par rapport au Breslau.  
Cordialement.  
David1980


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n°38394
alain13
Posté le 28-10-2013 à 20:09:52  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
En fait, si Philippeville et Bône ont été bombardées, c'est du au fait que l'amiral Souchon n'a pas suivi (comme l'amiral de Lapeyrère et ses escortes de convois ) les ordres qui lui avaient été donnés de rallier au plus vite Constantinople.
" L'amiral Souchon, sur le Goeben, a appris la déclaration de guerre le 3 aout à 18 heures. Il était à ce moment au Sud-Est de la Sardaigne, faisant toujours route à peu près à l'Ouest. A 21 heures, il donne l'ordre au Breslau de se diriger vers Bône, lui-même mettant le cap sur Philippeville. Mais peu avant minuit, lui parvient d'Allemagne l'ordre le plus imprévu : "Goeben et Breslau fileront le plus vite possible vers Constantinople.".
Il pourrait exécuter cet ordre immédiatement, et sans risques : l'Angleterre est neutre, et la flotte française, dont aucune unité n'est assez rapide pour le joindre, est encore loin. Cependant il est bien tentant, pour les marins allemands, de tirer les premiers coups de canon avant que les armées aient pris contact.  ......".
 
" La Guerre Navale dans l'Adriatique" , capitaine de vaisseau Thomazi .
 
 
Cordialement,
alain


Message édité par alain13 le 28-10-2013 à 20:11:55
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