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Auteur Sujet :

KLEBER - Croiseur

n°3022
Ar Brav
Posté le 14-02-2008 à 17:11:51  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
KLEBER Croiseur cuirassé type Dupleix (1904 – 1917)
 
Chantier :  
 
Forges & Chantiers de la Gironde, Bordeaux  
Commencé : 28.12.1897
Mis à flot : 20.09.1902
Terminé : 1904
En service : 04.07.1904
Retiré : 27.06.1917                            
Caractéristiques :  7 700 t ; 17 000 cv ; 130 x 17,87 x 7,4 m ; plans Bertin ; 4 cheminées ; 24 chaudières Belleville ; 3 machines ; 580 h.
Armement : VIII de 164 + IV de 100 + X de 47 + II de 65 + IV de 37 + 2 T.
 
Observations :  
 
30.09.1902 : lancé tout achevé
26.09.1902 : armé pour essais
16.07.1904 : escadre de la Méditerranée
13.05.1905 : sauve le canot Camille en perdition (course Alger-Toulon)
09.11.1906-1907 : division navale des Antilles
07.03.1907 : aborde et coule le vapeur US Hugomak à Vera Cruz
01.02.1908 : Maroc
01.04-17.05.1911 : de Brest à Saigon, Chine, Vladivostock, Japon, hiver à Shangai
13.05.1912 : de Saigon à Shangai, Petchili, etc.
22.07.1912 : talonne une roche en mer du Japon, réparé à Kobé
06.03.1913 : retour à Lorient
1915 : Dardanelles
29.05.1915 : échoué devant Scala-Nova
29.05.1915 : renfloué sous le feu turc
31.10.1915 : bombardement de la Bulgarie
08.1916-06.1917 : Dakar, 6ème division légère
27.06.1917 : de retour de Dakar, saute sur une mine larguée par le sous-marin allemand UC 61 (OL Georg Gerth, qui sera fait prisonnier un mois plus tard le 26.07.1917) et coule devant Molène, près des Pierres Noires par 48°17N et 04°50W. 35 tués.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 31-08-2008 à 19:35:15

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3024
JPC
Posté le 14-02-2008 à 17:44:34  profilanswer
 

Bjr ts, à propos du Kléber :
 
Croiseur-cuirassé a coulé le 27 juin 1917
Lieu du naufrage : Les Pierres Noires, au large de Saint Mathieu (29)
Cause du naufrage : Le Kléber remontait des côtes d'Afrique. Après avoir pris le pilote à 5h du matin le 27 juin 1917, il s'apprêtait à faire route pour entrer dans le goulet de Brest lorsque, pour éviter une mine flottante aperçue par les guetteurs, il en heurta une autre qui explosa sous la coque. Le commandant Lagorio tenta de se rapprocher de la côte du Conquet pour échouer son navire mais le Kléber s'enfonçait très vite et il coula en moins d'une heure. Fort heureusement les secours très rapidement arrivés sur les lieux permirent de sauver 530 marins parmi les 568 membres de l'équipage. L'épave du Kléber, site de plongée sous-marine repose par 45/50 m de fond à la position 4817N 0450W (sud des Pierres Noires). A noter que pendant que se jouait le drame, le sous-marin poseur de mine observait la scène à quelque distance.
- Tout ce que vous voulez savoir sur le naufrage du Kléber, photos du bateau, plans, plongées sur l'épave etc.. de la page 115 à la page 159 dans le bouquin "Mémoires englouties" de Bruno Jonin et Paul Marec Aseb Editions, 1994. JPC


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Jean Pierre Clochon
n°4261
olivier 12
Posté le 06-04-2008 à 16:49:23  profilanswer
 

Le croiseur cuirassé KLEBER
 
http://img262.imageshack.us/img262/751/klber2wm3.jpg
 
Cdlt
 
Olivier
 


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olivier
n°6404
GENEAMAR
Posté le 26-06-2008 à 08:23:32  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Pour la petite histoire...
 
Au 1er janvier 1911, en réserve normale à CHERBOURG.
Commandant (du 15 octobre 1909) : Jean Baptiste BAUDE, Capitaine de vaisseau.
Second : Sulpice LEFEBVRE, Capitaine de frégate.
Lieutenant de vaisseau : Charles THÉLINGE.
Mécanicien principal de 1ère classe : Louis JAUFFRET.
 
 [:patrice pruniaux1:6]  
 


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Cordialement. Malou
n°6406
GENEAMAR
Posté le 26-06-2008 à 09:06:34  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Hors Officiers.
 
- DELÉPINE Émile Aristide, né le 4 septembre 1881 à CANCALE (Ille-et-Vilaine), Second Maître de Manoeuvre, décédé le 18 octobre 1914 des suites d'asphyxie par immersion survenue en service commandé. --- Acte de décès transcrit le 4 février 1915 à la Mairie de CANCALE.
 
Marins décédés le 27 juin 1917 --- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG.
- CORRE Jean René Marie, né le 25 novembre 1879 à PLOUESCAT (Finistère), Second Maître Mécanicien Torpilleur.
- GALLIOU François Marie, né le 6 septembre 1897 à PLOUGUERNEAU (Finistère), Matelot de 2ème classe, Chauffeur.
- HILAIRE Alfred, né le 6 mars 1895 à PONT-CARRÉ (Seine-et-Marne), Matelot de 2ème classe, Clairon.
- Le DALL Prosper, né le 4 ou le 11 mars 1894 à LANDUNVEZ (Finistère), Quartier-Maître Canonnier.
- QUERREC Pierre Eugène, né le 13 juin 1888 à LOCQUIREC (Finistère), Quartier-Maître Chauffeur.
- YVINEC Pierre Marie, né le 8 juin 1900 à IRVILLAC (Finistère), Matelot de 2ème classe, Timonier.
- CALIN (non identifié), originaire de TOULON...
 


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Cordialement. Malou
n°8459
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-08-2008 à 19:33:47  profilanswer
 

Citation :

13.05.1905 : sauve le canot Camille en perdition (course Alger-Marseille)

   
   Bonsoir Franck,  
   Bonsoir à tous,
 
   Il s'agissait de la course Alger-Toulon : cf. le sujet consacré à la Hallebarde.
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.

n°8460
Ar Brav
Posté le 31-08-2008 à 19:37:17  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
 
Oups ! Merci d'avoir rectifié, la correction est faite  :)  
 
Bien cordialement et bonne soirée,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8907
Ar Brav
Posté le 17-09-2008 à 14:26:56  profilanswer
 

marcel clement a écrit :

Re bonjour,
 
COLLIN GEORGES né le 24 août 1884 à Vannes ( Morbihan )
Mort sur le Kléber.
Docteur en 1911 Fac de Bordeaux Médecin de marine de 2eme classe. Croix de guerre Chevalier de la légion d'honneur.
 
A collaboré activement à l'embarquement des malades. A reçu et porté dans ses bras un blessé atteint d'une fracture de la jambe droite, l'a pansé et fait placer sur un cadre dans une chaloupe.
N'a quitté l'infirmerie qu'après l'embarquement de tous les malades. Mort des suites de ses blessures dues à l'explosion pendant le chavirement du bateau.
 
Cordialement,
 
M C



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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°10000
dbu55
Posté le 28-10-2008 à 20:47:05  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
D'autres marins du KLEBER :
 
EVEN Mathurin Marie né le 05/01/1889 à Rédéné (Finistère), Matelot de 1ère Classe Chauffeur, décédé le 31/10/1914 (25 Ans) - A Bord du KLÉBER  Suites de brûlures en service commandé    
 
CABON Yves Marie né le 20/05/1887 à Locquirec (Finistère), Quartier Maître Manœuvrier, décédé le 2/12/1914 (27 Ans) - A Bord du KLÉBER  Accident de travail - Rupture de la colonne vertébrale et du Thorax    
 
GUICHAOUA Louis Marie né le 04/02/1887 à Penmarc'h (Finistère), Matelot de 2ème Classe Chauffeur Breveté, décédé le 25/2/1917 (29 Ans) - A Bord du KLÉBER  - Disparu en mer    

GUÉGUEN Louis Marie
né le 03/12/1881 à Guilers (Finistère), Second Maître Mécanicien, décédé le 27/6/1917 (35 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
LANSONNEUR Vincent né le 17/08/1884 à Brest (Finistère), Quartier Maître Fusilier, décédé le 27/6/1917 (32 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
LARDIER Charles Julien né le 11/05/1879 à Brest (Finistère), Premier Maître Manœuvrier, décédé le 27/6/1917 (38 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
LE GUILLARD Yves Marie né le 07/03/1894 à Kerbors (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité, décédé le 27/6/1917 (23 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
LE LORS Joseph né le 06/10/1897 à Plouguerneau (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité, décédé le 27/6/1917 (19 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
LE REST Yves Jean Marie né le 22/09/1892 à Guilvinec (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité, décédé le 27/6/1917 (24 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
MAZÉAS Jean Marie né le 20/07/1895 à Plouhinec (Finistère), Quartier Maître Mécanicien, décédé le 27/6/1917 (21 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
MERCIER Alain Marie né le 30/03/1888 à Crozon (Finistère), Quartier Maître Chauffeur, décédé le 27/6/1917 (29 Ans) - A bord de la MARIE  Disparu en mer    
 
QUILLIEN Yves Marie né le 01/10/1897 à Logonna-Daoulas (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité, décédé le 27/6/1917 (19 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
COLLOS Léon Emmanuel né le 12/11/1879 à Nouméa (Nouvelle Calédonie), Lieutenant de Vaisseau , décédé le 27/6/1917 (37 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer  Son nom figure sur le Monument aux Morts de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)  
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 23-08-2009 à 18:30:00

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°10085
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-10-2008 à 16:08:01  profilanswer
 

  Bonjour à tous,
 
   Pour compléter les observations se rapportant au Kléber :
 
     - Fin oct. ou début nov. 1914 : Alors qu'il se trouve en mer, explosion d'un tube de chaudière ; cinq matelots chauffeurs brûlés, dont l'un succombera à ses blessures (Ouest-Eclair - éd. de Caen -, n° 5562, 3 nov. 1914, p. 4).
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-10-2008 à 16:10:40
n°10087
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-10-2008 à 17:46:34  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Au nombre des 38 disparus avec croiseur-cuirassé Kléber :
 
   ― AURILLAC Jean Edmond Émile Alfred, né le 6 novembre 1871 à Ribérac (Dordogne) et domicilié à Toulon (Var), « disparu avec le bâtiment coulé par une mine », Capitaine de corvette, Officier en second.  
 
   ― BLÉAS Laurent, né le 23 décembre 1875 à Brest (Finistère) et y domicilié, « disparu en mer sur le Kléber », Mécanicien principal de 2e classe.
 
   ― CESSAT Léopold, né le 10 juin 1894 à Saint-Christophe-de-Chalais (Charente) et domicilié à Angoulême (Charente),  mort « à bord du Kléber [à la suite de la] perte du bâtiment », Matelot de 2e classe chauffeur, Matricule n° 16.003-4.  
 
   ― HAMELIN Georges Marin Aristide, né le 30 mai 1897 à Tourlaville (Manche) et y domicilié, « disparu en mer lors de la perte de son bâtiment », Matelot de ... classe armurier, Matricule 503-T.  
 
   ― LE FOLL Joseph Marie, né le 11 juillet 1870 à Calanhel (Côtes-du-Nord) et domicilié à Callac (Côtes-du-Nord), « disparu avec son navire », Maître canonnier, Matricule n° 20.651-Tréguier.  
       
   ― MAINGOURD Marius, né le 31 août 1890 à l'Île-d'Yeu (Vendée) et y domicilié, « disparu en mer lors de la perte du Kléber », Matelot de ... classe chauffeur, Matricule n° 936-Ile-d'Yeu.  
 
   ― MAUGER Louis Victor Auguste, né le 24 juillet 1892 à Jobourg (Manche) et y domicilié, « disparu en mer lors de la perte du Kléber », Matelot de 2e classe canonnier breveté, Matricule n° 32577-1.
 
   ― MUSSET Paul Constant Marie, né le 21 décembre 1893 à Saint-Marc-de-Coutais (Loire-Inférieure) et domicilié à Port-Saint-Père (Loire-Inférieure), « disparu en mer », Quartier-maître mécanicien, Matricule n° 27.360-3.  
 
   ― STEUN René, né le 5 juin 1890 à Ploujean (Finistère) et y domicilié, « présumé disparu en mer à bord du Kléber », Quartier-maître chauffeur, Matricule n° 92.337-2.  
   _____________________________      
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-08-2010 à 15:02:50
n°10089
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-10-2008 à 19:18:57  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Furent cités de la sorte à l'ordre de l’armée (L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.546, Mercredi 10 août 1917, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes ») :  
 
   « Ont accompli bravement leur devoir militaire pendant la perte du croiseur cuirassé Kléber, explosé par une mine ; ont disparu glorieusement avec leur bâtiment. » :
 
     - le capitaine de corvette Jean Aurillac, officier en second ;
 
     - le lieutenant de vaisseau Louis Collos ;
 
     - le mécanicien principal de 2e classe Laurent Bléas ;
 
     - le médecin de 2e classe Georges Collin ;
 
     - le premier maître de manoeuvre Charles Lardier ;
 
     - le second maître mécanicien-torpilleur Jean Corre ;
 
     - le quartier-maître canonnier Prosper Le Dall ;
 
     - le quartier-maître mécanicien Jean-Marie Mazéas ;
 
     - le quartier-maître mécanicien Paul Musset ;
 
     - le quartier-maître chauffeur René Steun ;
 
     - le quartier-maître chauffeur Alain Mercier ;
 
     - le matelot de 2e classe chauffeur breveté Louis Guichaoua ;
 
     - le matelot de 3e classe sans spécialité Yves Le Rest ;
 
     - le matelot de 2e classe chauffeur Léopold Cessat ;
 
     - le matelot chauffeur breveté Marius Maingourd ;      
 
     - le matelot de 2e classe chauffeur breveté François Galliou ;
 
     - le matelot de 3e classe sans spécialité Yves Quillien.
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-08-2010 à 14:45:46
n°10096
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-10-2008 à 22:51:24  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.543, 7 octobre 1917, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes » :
 
   « L’ÉQUIPAGE DU CROISEUR "KLÉBER" A L’HONNEUR. ―  PARIS, 6 octobre. ― L’enquête sur la perte du croiseur Kléber, qui coula sur une mine le 27 juin dernier, a mis en lumière la belle conduite d’un certain nombre d’officiers et de marins disparus avec ce bâtiment. Le ministre de la Marine a cité à l’ordre de l’armée le capitaine de corvette Aurillac, officier en second ; le lieutenant de vaisseau Collos, le mécanicien principal Bléas et le premier maître Lardier, qui ont donné l’exemple de l’abnégation et de la fidélité au devoir, en restant bravement sur le pont arrière que l’eau envahissait pendant les dernières tentatives pour mettre un canot à la mer ; le médecin de 2e classe Collin, qui a porté un blessé dans ses bras, n’a quitté l’infirmerie qu’après l’embarquement de tous les malades et est mort des suites des blessures dues à l’explosion pendant le chavirement du navire ; et douze gradés ou matelots du personnel des machines qui ont accompli bravement leur devoir militaire dans la chaufferie contre laquelle a explosé la mine qui a fait sombrer le Kléber. »
   _____________________________
   
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-08-2010 à 14:58:16
n°13428
olivier 12
Posté le 15-02-2009 à 13:57:44  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre vue du KLEBER
 
http://img403.imageshack.us/img403/2531/klbertt6.jpg
 
Cdlt


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olivier
n°13569
GENEAMAR
Posté le 20-02-2009 à 06:55:44  profilanswer
 

AURILLAC Jean Edmond Émile Alfred    
 
Né le 6 novembre 1871 à RIBÉRAC (Dordogne) - Décédé le 27 juin 1917 en mer d'Iroise, devant MOLÈNE.
Entre dans la Marine en 1888, Aspirant le 5 octobre 1891, port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1894, sur l'aviso-torpilleur "BOMBE", Escadre de Méditerranée (Cdt Jean BOUHET des GENNETIÈRES). Enseigne de vaisseau le 27 janvier 1894. Officier breveté Fusilier. Au 1er janvier 1897, sur le transport "DRÔME", Service du littoral (Léon PONCELET, Cdt). Officier breveté Torpilleur; Aux 1er janvier 1899, 1901, port ROCHEFORT. Lieutenant de vaisseau le 1er octobre 1901. Le 8 novembre 1902, Commandant un torpilleur de la Défense mobile de DUNKERQUE. Officier breveté Canonnier. Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1911, port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1914, Second sur le torpilleur "CASSINI", groupe de mouilleurs de mines de la 1ère Escadre (Cdt non identifié). Le 27 juin 1917, Capitaine de corvette, Second sur le croiseur cuirassé "KLÉBER", il disparaît avec le bâtiment qui heurte une mine. Cité à l'ordre de l'Armée navale : " Officier en second du croiseur KLEBER : après l'explosion d'une mine, a fait prendre les mesures de circonstances avec sang-froid et a maintenu l'équipage dans le calme. A tenu le commandant au courant de la situation intérieure avec jugement et mesure. Exemple d'abnégation et de fidélité au devoir est resté bravement sur le pont pendant les dernières tentatives pour amener un canot, l'eau envahissant le pont arrière. A disparu pendant le chavirement.".--- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG, transcrit dans cette commune le 13 décembre suivant.


Message édité par GENEAMAR le 23-05-2009 à 16:20:22

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Cordialement. Malou
n°13570
GENEAMAR
Posté le 20-02-2009 à 07:01:53  profilanswer
 

COLLOS Léon Emmanuel      
 
Né le 12 novembre 1879 à NOUMÉA, NOUVELLE-CALÉDONIE - Décédé le 27 juin 1917 en mer d'Iroise, devant MOLÈNE.
Entre dans la Marine en 1897, Aspirant le 5 octobre 1900, Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1902; port BREST. Au 1er janvier 1903, sur la canonnière "OLRY", Escadre d'Extrême-Orient (Louis AUDEMARD, Cdt). Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "CHARLES-MARTEL", 2ème Escadre (Jean DEGOUY, Cdt). Lieutenant de vaisseau le 9 janvier 1911. Chevalier de la Légion d'Honneur. Le 27 juin 1917, sur le croiseur cuirassé "KLÉBER", il disparaît avec le bâtiment qui heurte une mine. Cité à l'ordre de l'Armée navale : " A gardé un sang-froid inaltérable pendant la perte du KLEBER, a maintenu l'ordre sur le pont et dirigé personnellement l'embarquement des passagers. Exemple d'abnégation et de fidélité au devoir, est resté bravement sur le pont pendant les dernières tentatives pour amener un canot, l'eau envahissant le pont arrière, a disparu pendant le chavirement.".--- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG, transcrit dans cette commune le 13 décembre suivant.--- dernier domicile à BREST.


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Cordialement. Malou
n°13571
GENEAMAR
Posté le 20-02-2009 à 07:08:42  profilanswer
 

BLÉAS Laurent      
 
Né le 23 décembre 1875 à BREST (Finistère) - Décédé le 27 juin 1917, en mer d'Iroise, devant MOLÈNE.
Entre dans la Marine en 1892; port BREST. Mécanicien principal de 2ème classe le 13 août 1914. Le 27 juin 1917, sur le croiseur cuirassé "KLÉBER", il disparaît avec le bâtiment qui heurte une mine. Cité à l'ordre de l'Armée navale : " A secondé son chef de service avec un zèle intelligent pendant la perte du KLEBER. Exemple d'abnégation et de fidélité au devoir, est resté bravement sur le pont pendant les dernières tentatives pour amener un canot, l'eau envahissant le pont arrière. A disparu pendant le chavirement.".--- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG. --- Dernier domicile à BREST.


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Cordialement. Malou
n°13572
GENEAMAR
Posté le 20-02-2009 à 07:20:51  profilanswer
 

COLLIN Georges
 
Né le 24 août 1884 à VANNES (Morbihan) - décédé le 29 juin 1917 à l'Hôpital maritime de BREST (Finistère).
Entre dans la Marine en 1911, Médecin de 3ème classe le 22 décembre 1911. Médecin de 2ème classe le 1er juillet 1912; port LORIENT. Au 1er janvier 1914, sur le croiseur cuirassé "MONTCALM", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Louis VIAUX). Au 1er janvier 1915, sur le "DUPLEIX". Affecté sur le croiseur "KLÉBER", ce bâtiment saute sur une mine larguée par le sous-marin allemand UC 61 en face MOLÈNE le 27 juin 1917. Cet Officier décède à l'Hôpital maritime de BREST des suites des contusions multiples et d'une péritonite généralisée consécutive à la commotion reçue lors de l'explosion et du chavirement du bâtiment. Chevalier de la Légion d'Honneur, Citation à l'ordre de l'Armée navale à titre posthume.
D'un dévouement sans bornes, s'est particulièrement distingué lors du naufrage du KLÉBER. Blessé mortellement au moment où le bateau coulait".
 :jap:


Message édité par GENEAMAR le 25-10-2009 à 11:26:14

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Cordialement. Malou
n°13803
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 27-02-2009 à 10:06:39  profilanswer
 

Pour servir à l'histoire du Kleber :
Trouvé ceci dans le Starke Reg. de 1901
HUGOMA         US  1T
 2,183 Hugoma Steamship Co., Rochester, N.Y.      250.6 x 40.2
     C Detroit SB. Co., Wyandotte, Mich. (10) #141     96585
07 - United States & Porto Rico Navigation Co., New York
Sunk in collision with the French cruiser KLÉBER, 20 Feb 1907, in the Mississippi River, off New Orleans, voy. Puerto Rico - New Orleans, general cargo
 
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°13967
olivier 12
Posté le 03-03-2009 à 11:28:17  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre photo du KLEBER
 
http://img93.imageshack.us/img93/623/klber.jpg
 
et quelques anecdotes le concernant, rapportées par l'enseigne de vaisseau Thoreux, qui y fut embarqué d'Août 14 jusqu'à son naufrage.
 
"J'ai embarqué à la déclaration de guerre sur le KLEBER qui était en réserve à Landevennec. En Avril 1915, nous ralliâmes l'escadre des Dardanelles. Nous arrivâmes début Mai à Moudros. L'irruption des sous-marins allemands, notamment de l'U 21 qui remporta de brillants succès en coulant le TRIUMPH, le MAJESTIC et le CARTHAGE avait changé l'ambiance du tout au tout.
 
La division, constituée des croiseurs KLEBER, DESAIX et DUPLEIX fut surtout utilisée pour détruire casernements et dépôts de munitions sur la côte d'Asie Mineure.
Le 26 Mai, le KLEBER fut chargé d'une mission dans la baie de Scala Nova (aujourd'hui Kusadasi)
Notre commandant était le capitaine de Frégate Du Couëdic de Kererant, un officier de grande classe, adoré de son équipage.
 Un officier de navigation était chargé de contrôler la route pour éviter les bancs de sable situés dans l'est de la baie.
Comme nous entrions dans la baie, nous ressentîmes un choc et le navire s'immobilisa. Nous étions échoués juste sous le feu des batteries turques. J'étais enfermé dans la tourelle bâbord, avec mes canonniers, attendant l'ordre d'ouvrir le feu. Je fus alors chargé, avec une vingtaine d'hommes, d'aller mouiller une ancre reliée à un solide fil d'acier, sur le côté bâbord du navire. Le reste de l'équipage commença le transfert du charbon des soutes arrière pour alléger le navire et corriger son assiette. Vu l'exiguïté des soutes et la chaleur accablante, c'était un travail exténuant.
Vers 19h00 des balles de mitrailleuses commencèrent à siffler, tuant ou blessant plusieurs hommes. Nous ripostâmes en tirant sur les hauteurs. Le lendemain le tir ennemi reprit, mais avec des canons de 77 mm, et nous apprîmes qu'un sous-marin allemand avait quitté Smyrne pour venir nous couler.  
Nous tentâmes un ultime effort pour nous déséchouer en utilisant toute la puissance de nos trois machines. Faute de quoi nous étions résolus à dynamiter le navire, puis à tenter de gagner la côte dans les embarcations et radeaux. Mais la perspective d'être faits prisonniers n'était guère réjouissante.
A 01h00 du matin, par nuit noire, le KLEBER glissa doucement en arrière et flotta. Le sous-marin arriva au petit jour et nous lança deux torpilles qui nous encadrèrent sans nous toucher. Malgré sa fatigue, l'équipage entonna la Marseillaise.
 
Le commandant du Couëdic prit sur lui toute la responsabilité de l'échouement, blanchissant son officier de navigation, en fait responsable. Il fut relevé de son commandement. Nous eûmes beaucoup de chagrin de le voir partir car c'était un officier d'une droiture remarquable, pourvu des qualités qui font les véritables chefs.  
Plus tard, il reçut quand même le commandement d'un cuirassé moderne et se distingua en mer Noire....
 
Au lendemain de la déclaration de guerre à la Bulgarie, nous participâmes à un bombardement sur Dédéagatch avec le croiseur russe ASKOLD et le croiseur italien PIEMONTE.
L'ASKOLD, rescapé de la guerre russo-japonaise - il s'était échappé de Port Arthur- était caractérisé par cinq cheminée très hautes et très grêles. Les marins anglais l'avaient surnommé Woodbine (nom d'une marque de cigarettes anglaises alors prisées des fumeurs.)
 
Voici une photo de l'ASKOLD au mouillage de Moudros.
 
http://img48.imageshack.us/img48/4070/askold.jpg
 
Quand le navire amiral SUFFREN reçut l'ordre de rentrer en France, l'amiral Jaurès hissa sa marque sur le KLEBER. Le SUFFREN n'arriva jamais en France, et l'amiral fut un peu considéré comme une mascotte qui portait la chance avec lui.
KLEBER, DESAIX et DUPLEIX furent alors envoyés à Dakar où ils formèrent la 6e division légère.
L'amiral Jaurès, frère du tribun socialiste, était une figure curieuse. Erudit, ayant des idées sociales d'avant garde qui choquaient certains, il n'en était pas moins un chef respecté et aimé de ses hommes. Il commandait le LIBERTE quand celui-ci explosa à Toulon en Septembre 1911. Mais il se trouvait alors en permission. Son débarquement du SUFFREN avait encore accru sa réputation de chanceux.
Quand le KLEBER reçut l'ordre de rentrer en France, on lui fit savoir qu'il restait à Dakar et hissait sa marque sur le DUPLEIX. Il était inquiet de nous voir partir... et il avait raison.
Après une traversée normale, le 17 Juin 1917 à 05h00 du matin, une explosion énorme se produisit et le navire coula sous nos pieds, engloutissant la moitié des officiers et un grand nombre d'hommes d'équipage.
J'eus la chance d'être parmi les rescapés après un bain prolongé dans les eaux froides de l'Atlantique et je fus repêché par le torpilleur GRONDEUR qui me ramena en piteux état à Brest. "
 
nota : l'EV Thoreux fit une brillante carrière dans la marine marchande, à la Compagnie Générale Transatlantique. Il finit commandant du prestigieux NORMANDIE. Il était originaire de Saint Briac et fils d'un capitaine au long cours de la compagnie Bordes qui avait notamment commandé le trois-mâts barque PACIFIQUE, avant d'être nommé capitaine d'armement chez Bordes
 
Bien que ceci ne concerne pas la grande guerre, voici un bref résumé de la carrière de son fils.
Le futur EV (R) avait commencé sa navigation comme novice sur le vieux NORMANDIE construit en 1880 (même nom que son dernier navire - hasard des embarquements- mais fort différent !) Voici ce navire
 
http://img5.imageshack.us/img5/2442/normandie.jpg
 
Ayant passé son brevet d'officier il avait embarqué comme lieutenant sur le quatre-mâts barque VALPARAISO, devenant ainsi cap-hornier, comme la plupart des officiers de la Mar Mar de cette époque. Voici un cliché qu'il a rapporté du VALPARAISO dans le gros temps, dans les parages du Horn
 
http://img5.imageshack.us/img5/5079/valparaiso3coupderoulis.jpg
 
Après de nombreux embarquements à la Transat, il obtint son bâton de Maréchal avec  NORMANDIE
 
http://img5.imageshack.us/img5/8628/normandie3.jpg
 
En résumé, une belle carrière de marin.
 
cdlt


Message édité par olivier 12 le 06-12-2009 à 10:02:36

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olivier
n°19921
dbu55
Posté le 23-08-2009 à 18:42:11  profilanswer
 

Bonsoir toutes et à tous,
 
D'autres marins
 
Disparus lors de la perte du KLEBER  :
 
BALANEC Joseph né le 07/06/1895 à Brest (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 27/06/1917 (21 Ans) - Disparu en mer à Bord du KLÉBER
 
BIDON Eugène Lucien Marie Joseph né le 18/01/1896 à Plévenon (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Matelot  - Décédé le 27/06/1917 (21 Ans) - Disparu en mer à Bord du KLÉBER
 
BRUN François Marie né le 02/03/1876 à Esquibien (Finistère), Quartier Maître Chauffeur - Décédé le 27/06/1917 (41 Ans) - Disparu en mer à Bord du KLÉBER
 
LOUDOUS François Marie né le 19/02/1895 à Pontrieux (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Matelot de 1ère Classe Chauffeur - Décédé le 27/06/1917 (22 Ans) - Disparu en mer à Bord du KLÉBER
 
MARION François Marie né le 06/06/1895 à Pordic (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Quartier Maître Charpentier - Décédé le 27/06/1917 (21 Ans) - Disparu en mer à Bord du KLÉBER -  ERREUR sur liste MDH - Prénom : François Maire    
 
PERHÉRIN Clet Jean né le 16/10/1878 à Audierne (Finistère), Second Maître Canonnier - Décédé le 27/06/1917 (38 Ans) - Disparu en mer à Bord du KLÉBER - ERREUR sur liste MDH - Prénom : Théo Jean    
 
QUÉHENNEC René Louis né le 02/06/1893 à Moëlan-sur-Mer (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 27/06/1917 (23 Ans) - A Bord du KLÉBER  Disparu en mer    
 
Tué à l'ennemi à bord du KLEBER  :
 
MONFORT François Pierre né le 01/05/1894 à Logonna-Daoulas (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 01/06/1915 (21 Ans) à Bord du KLÉBER - Tué à son poste de combat
 
Morts de Maladies
 
AYRAUD Léon né le 20/12/1889 à Saint-Georges-du-Bois (Charente-Maritime (Charente-Inférieure en 1914)), Quartier Maître Fourrier - Décédé le 18/12/1916 (26 Ans) à Bord du KLÉBER d’accès pernicieux et de palustre
 
RIOU François né le 01/10/1893 à Douarnenez (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 27/4/1915 (21 Ans) - Hôpital Maritime de Brest (Finistère) de Méningite
 
Cordialement
Dominique

n°21508
MichelC
Posté le 25-10-2009 à 07:20:46  profilanswer
 

GENEAMAR a écrit :

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Hors Officiers.
 
- DELÉPINE Émile Aristide, né le 4 septembre 1881 à CANCALE (Ille-et-Vilaine), Second Maître de Manoeuvre, décédé le 18 octobre 1914 des suites d'asphyxie par immersion survenue en service commandé. --- Acte de décès transcrit le 4 février 1915 à la Mairie de CANCALE.
 
Marins décédés le 27 juin 1917 --- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG.
- CORRE Jean René Marie, né le 25 novembre 1879 à PLOUESCAT (Finistère), Second Maître Mécanicien Torpilleur.
- GALLIOU François Marie, né le 6 septembre 1897 à PLOUGUERNEAU (Finistère), Matelot de 2ème classe, Chauffeur.
- HILAIRE Alfred, né le 6 mars 1895 à PONT-CARRÉ (Seine-et-Marne), Matelot de 2ème classe, Clairon.
- Le DALL Prosper, né le 4 ou le 11 mars 1894 à LANDUNVEZ (Finistère), Quartier-Maître Canonnier.
- QUERREC Pierre Eugène, né le 13 juin 1888 à LOCQUIREC (Finistère), Quartier-Maître Chauffeur.
- YVINEC Pierre Marie, né le 8 juin 1900 à IRVILLAC (Finistère), Matelot de 2ème classe, Timonier.
- CALIN (non identifié), originaire de TOULON...
 


 
Bonjour Malou,
J'ai également un "CALIN" (décédé à bord du kléber) sans plus de précisions sur une plaque commémorative de l'H.I.A. Sainte-Anne à Toulon ""A la mémoire des anciens élèves des écoles de médecine et de pharmacie navales de Toulon morts pour la patrie"
On peut donc supposer qu'il appartenait au Service de santé du bâtiment. De là à faire un rapprochement avec le médecin de 2e classe Georges COLLIN !
Bien amicalement
Michel

n°21518
GENEAMAR
Posté le 25-10-2009 à 10:59:38  profilanswer
 

Bonjour Michel, bonjour à tous,
 
   [:geneamar:1] Un mystère que cette plaque, dont j'avais connaissance par un relevé sur FranceGenWeb... Je n'ai pour ma part aucun Médecin de la Marine porteur du patronyme CALIN à cette époque. Parcontre je confirme bien que COLLIN Georges était bien issu de l'École de Médecine navale de TOULON, port où il figure au 1er janvier 1912... (j'en ai profité pour ajouter deux nouvelles affectations à sa fiche bio...)
 
   Bien cordialement Malou


Message édité par GENEAMAR le 25-10-2009 à 11:01:50

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Cordialement. Malou
n°21947
dbu55
Posté le 14-11-2009 à 15:39:49  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre marin du KLÉBER :
 
LUBRANO DI SBARAGLIONE Michel né le 22/01/1892 à Marseille (Bouches-du-Rhône), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 27/06/1917 (25 Ans) - Disparu en mer à bord du KLÉBER  
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 30-01-2010 à 12:39:45

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°22583
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 06-12-2009 à 14:43:13  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
Des photos sous-marines de l'épave du Kléber :
http://www.histomar.net/Manche/htm/kleber.htm
 
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°23887
dbu55
Posté le 30-01-2010 à 12:39:17  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre marin du KLÉBER :
 
BRIAND Joseph Jean Marie né le 09/06/1894 à Miniac-Morvan (Ille-et-Vilaine), Matelot de 3ème Classe Maître-d'Hôtel - Décédé le 27/06/1917 (22 Ans) - Disparu en mer à bord du KLÉBER  
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°24454
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-03-2010 à 10:47:35  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   ■ Une victime indirecte de la perte du croiseur-cuirassé Kléber :
 
   ― POUMET Vincent Marcelin, né le 20 février 1892 à Locmaria (Morbihan) et y domicilié, décédé le 21 février 1918 à Locmaria « étant en congé de convalescence – tuberculose pulmonaire contractée lors du torpillage du Kléber – », Matelot de 3e classe sans spécialité, Matricule n° 574 – Belle-Île.  
 
   Bien amicalement  vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 05-06-2010 à 23:21:13
n°25759
Chricou
Posté le 05-06-2010 à 22:45:01  profilanswer
 

Bonsoir
 
je vous ai piqué sans vergogne quelques infos.
Alors en échange cette photo qui pourrait vous intéresser.
 
Christian
 :hello:  :hello:  :hello:  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/7250/swp9009_rescapes-Kleber.jpg

n°25760
Terraillon​ Marc
Posté le 05-06-2010 à 22:47:21  profilanswer
 

Bonsoir Christian  
 
Un grand merci pour cette photo !!!
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°25761
Chricou
Posté le 05-06-2010 à 23:06:21  profilanswer
 

ça c'est un accueil rapide et sympa !
Je reviendrai souvent  :D  
 
Christian
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/7250/kleber759_001.jpg
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/7250/kleber898_001.jpg
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/7250/kleber782_001.jpg

n°25764
Memgam
Posté le 06-06-2010 à 02:09:20  profilanswer
 

Il ne semble pas que le cliché montré par Olivier 12 soit une photo prise à bord "du Valparaiso dans les parages du cap Horn"
Un double détail surprend.  
On ne conçoit guère de voir dans les parages du Cap Horn un marin nonchalement couché sur le pont et de surcroit pieds nus.
Cette photo de gîte impressionnante est assez souvent parue.
On la trouve dans le livre de René Chaveriat, La voile, Grasset, 1937, page 33. avec la légende suivante : "A bord de Françoise d'Amboise : un coup de roulis de 41°. (Photo Reusser)."
René Chaveriat est un capitaine au long cours qui a commandé le trois-mâts Dieppedale avec lequel il a fait une traversée rapide vers la Nouvelle Calédonie qui fait l'objet d'un des chapitres du livre.
Louis Lacroix l'a publié en page 145 de son livre "L'âge d'or de la voile" Horizons de France, 1949, avec une légende plus lapidaire : "Un beau coup de roulis"
La photo a été prise par le capitaine Reusser, lors d'une traversée du Pacifique au large de la Polynésie, lors du cyclone du 7 juillet 1907.
Françoise d'Amboise, trois-mâts barque de 2800 tx a été construit par les chantiers Dubigeon à Nantes en 1901 pour la Société Bretonne de Navigation. Revendu à la Société Générale d'Armement en 1912 et coulé par le sous-marin U 22, KL Bruno Hoppe, à 68 milles dans le nord-ouest de l'île Fair le 21 juin 1916 (sujet dans le forum).


Message édité par Memgam le 06-06-2010 à 12:32:39
n°26788
dbu55
Posté le 21-07-2010 à 20:46:32  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Article du Nouvelliste du Morbihan N° 294 du 9 décembre 1916 - Rubrique Chroniques Maritimes :
 
Le capitaine de frégate Audemard [Louis Théophile voir sa bio dans la rubrique Officier parmi tant d'autres page 17] est nommé au commandement du croiseur cuirrassé Kléber
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°26809
GENEAMAR
Posté le 22-07-2010 à 15:43:05  profilanswer
 

Bonjour Dominique, bonjour à tous...
 
 
AUDEMARD Louis Théophile
 
Né le 9 janvier 1865 à VERGÈZE (Gard) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1882, Aspirant le 5 octobre 1885; port BREST. Au 1er janvier 1886 sur le croiseur "LA-CLOCHETERIE", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Henri De BARBEYRAC-SAINT-MAURICE). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1887. Au 1er janvier 1892, sur le cuirassé "COURBET", Escadre de Méditerranée occidentale et du Levant (Cdt Claude Des PORTES). Lieutenant de vaisseau le 1er août 1893. Au 1er janvier 1896, sur le croiseur "NIELLY", Division volante et d'instruction (Cdt Émile DESCAMPS). Aux 1er janvier 1896, 1897, sur l'aviso "ÉLAN", École des Pilotes (Cdt Louis JOURDEN). Au 1er janvier 1899, sur le croiseur "CATINAT", Escadre du Nord (Cdt Marius MASSÉ). Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1900, port BREST. Au 1er janvier 1901, sur le croiseur "FRIANT", Escadre d'Extrême-Orient (Cdt Charles ADAM). Au 1er janvier 1902, port BREST. Le 6 mars 1903, Commandant la canonnière "OLRY", Escadre d'Extrême-Orient. Idem au 1er janvier 1904. Le 7 décembre 1905, à PARIS, Secrétaire du Comité technique de la MARINE. Idem au 1er janvier 1908. Capitaine de frégate le 3 septembre 1908. Aux 1er janvier 1909, 1911, 1912,port BREST. Officier de la Légion d'Honneur. En 1914 et jusqu'en février 1915, Commandant le torpilleur "D'IBERVILLE". En décembre 1916, cet Officier aurait été nommé Commandant du croiseur "KLÉBER" (Cf Dbu55 - http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _495_1.htm). En juin 1917, Commandant le croiseur "DUPLEIX". Idem en septembre suivant. --- Versé dans le cadre de réserve le 9 janvier 1919; port BREST.
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°26885
gildelan
Posté le 25-07-2010 à 16:59:13  profilanswer
 

Bonjour,
Ci-dessous, la citation et le rapport officiel retatifs à la perte du Kleber :
 
1 citation à l’ordre de l’Armée
Le croiseur cuirassé KLEBER s’est perdu sur une mine dans l’Iroise, aux environs de la Basse Royale, le 27 juin 1917. Il appartenait à la 6ème division légère stationnée à Dakar et il était commandé par le Capitaine de Frégate LAGORIO. Le KLEBER rentrait à Brest pour être mis en réserve d’escadre.
 
Texte de la citation à l’ordre de l’Armée
(Journal officiel du 16 novembre 1919)
 
 « Le croiseur KLEBER ayant touché une mine devant Brest, le 27 juin 1917, a coulé rapidement ; les officiers et l’équipage restés à leur poste jusqu’à ce qu’ils aient reçu l’ordre d’évacuer ont donné le plus bel exemple de courage, de sang-froid et de discipline ».
 
Extraits des rapports officiels
 
Le 26 juin 1917, à 23h30, le KLEBER venant de Dakar atterrissait sur la lueur du feu de Penmarc’h. Après avoir passé à 11 milles environ au large de la Chaussée de Sein, il se trouvait à 5h50 le 27 à 2 milles ½ au sud du feu des Pierres Noires. A ce moment, le Commandant prit un pilote local et fit route pour rallier le chenal d’entrée de Brest.
 
Quelques instants après, vers 6 heures, une mise en surface fut signalée à bâbord devant. « Je la reconnus, écrit le commandant LAGORIO, quand elle approchait du travers de notre avant, à 300 mètres environ. Nous étions en pleine marche à 12 nœuds. Je ne pouvais songer à arrêter le bateau à temps pour canonner la mine que je supposais dérivée du Four pendant le jusant et y remontant avec le flot. Je fis mettre la barre à droite toute en prévenant la machine d’être parée à manœuvrer avec l’intention de m’étaler dans le sud et de couler cette mine qui pouvait être dangereuse pour les bâtiments suivants ».
 
Le KLEBER prononçait son abattée, quand il toucha par tribord une mine immergée. Cette mine fit explosion sur l’arrière de la passerelle.
 
Aussitôt, le bâtiment plongea de l’avant en donnant une légère bande. Le premier compartiment envahi fut la chaufferie avant, ainsi que la soute à charbon qui la sépare des soutes à munitions.
 
L’eau parvint sur le pont cuirassé avec une grande rapidité et remplit presque aussitôt le compartiment des auxiliaires avant et la chaufferie n°2.
 
Sous l’effet de l’explosion, la lumière électrique s’éteignit instantanément ainsi qu’une partie des fanaux de secours que le Capitaine d’armes fit rallumer ensuite.
 
Les dynamos avant, dont une se trouvait en fonction, furent noyées ainsi que le thirion avant.
 
Les transmetteurs d’ordres, la commande électrique de la barre et le réseau téléphonique devinrent inutilisables.
 
L’arrivée d’eau par les porte-voix des chaufferies 1 et 2 dans la machine centrale fixa immédiatement le chef du service machines sur ce qui était arrivé, ce qui lui permit d’isoler complètement toute la partie avant du bâtiment. On put alors réussir à remettre les feux en activités et à maintenir la pression pendant vingt minutes.
 
On essaya de mettre en marche la dynamo arrière qui était en veilleuse, mais des étincelles formidables s’étant produites, on ne put la coupler. Il fut impossible d’isoler la partie avant du circuit, les installations du bord ne le permettant pas.
 
On essaya également de mettre en avant le thirion de 600 arrière. On y réussit tout d’abord, mais il stoppa tout de suite à cause du manque de pression. On put toutefois le remettre en marche peu après, la pression étant remontée.
 
Le servo-moteur put être manœuvré à ce moment.
 
Tous ces événements se sont succédé avec rapidité.
 
Aussitôt que l’explosion eut lieu, le commandant donna l’ordre de stopper, de dresser la barre et fit en même temps lancer l’appel par T.S.F. Les machines mises en arrière purent étaler le bâtiment.
 
Quand la pression fut revenue aux chaudières, le commandant pensa d’abord aller échouer son bâtiment dans les parages du Conquet, mais après réflexion il jugea la chose impossible à cause du peu de résistance qu’offrirait le cloisonnement. Cependant, pour en avoir le cœur net, il tenta l’expérience en faisant en avant doucement et en mettant la barre à droite. « Mais, dès  que le bâtiment se fut déplacé, déclare le Commandant, je sentis nettement la plongée de l’avant et la bande sur tribord s’accentuer. Je fis alors en arrière et le bâtiment parut soulagé ».
 
Il se borna dès lors à manœuvrer les machines de façon à ne pas se rapprocher de la mine en surface.
 
Cependant, tout espoir ne paraissait pas perdu, le bâtiment restant droit quoique s’enfonçant graduellement de l’avant. Le Commandant espérait que les cloisons avant tiendraient suffisamment jusqu’à ce qu’un secours lui permit de diriger son bâtiment vers le Conquet en marchant en arrière après l’avoir évité dans la direction convenable. Il ne pouvait songer à faire seul cette manœuvre car, avec le vent qui régnait de la partie sud, l’arrière, qui venait dans le vent, l’éloignait du point à atteindre.
 
Vers 6h30, au moment où le KLEBER venait de stopper et avait encore un peu d’erre en arrière, arrivait à toute vitesse l’INCONSTANT commandé par le Lieutenant de Vaisseau POITEVIN. Cette canonnière qui se trouvait du côté du raz de Sein avait assisté de loin à tout le drame et, ramassant ses appareils de dragage qu’elle avait commencé à mettre à l’eau, fit route immédiatement sur le KLEBER pour se mettre à sa disposition. Le Commandant songea aussitôt à l’utiliser pour la manœuvre qu’il projetait et lui signala de prendre la remorque par tribord. En même temps, il donna l’ordre de disposer une remorque et d’amener une des baleinières.
 
Pendant que l’INCONSTANT se préparait à manœuvrer, le Commandant du KLEBER jugeant la situation grave quoique non désespérée, fit envoyer les signaux de détresse par T.S.F., hisser le signal N.C. du code et mettre le pavillon en berne.
 
L’INCONSTANT cependant, manœuvrant sur l’arrière du KLEBER, avait essayé à plusieurs reprises de lui envoyer son lance-amarres. Ces tentatives ne furent pas couronnées de succès, l’arrière étant trop déjaugé. La première manœuvre fut tentée vers 6h38, environ 7 à 8 minutes avant la sonnerie d’évacuation qui fut faite à 6h45.
 
La baleinière 1 amenée à ce moment essaya d’apporter à l’INCONSTANT la remorque qui avait été disposée. Il était trop tard, car au moment où l’embarcation accosta la canonnière vers 6h45, la situation avait empiré et la remorque ne put être prise. Ce fut de 6h30 à 6h45 que la situation devint rapidement mauvaise.
 
 « Au cours des manœuvres de la canonnière, dit le Commandant LAGORIO, je compris, à l’enfoncement soudain du bâtiment, que tout le cloisonnement des fonds avait dû céder et que l’eau envahissait complètement l’avant ».
 
D’après le Lieutenant de Vaisseau POITEVIN, la gîte augmenta à ce moment et la première tentative de remorquage, même si elle avait réussi, n’aurait pu être de quelque utilité, la situation ayant empiré rapidement.
 
Il est probable que la cloison de la chaufferie 2 céda à ce moment.
 
Il devint évident pour tous que le bâtiment était perdu. C’est alors que le Commandant se décida à faire sonner l’évacuation…
 
Quelques instants après l’explosion, le Commandant fit rappeler aux postes d’évacuation premier temps. Sous la direction de l’Officier en second, tous les hommes dont le poste n’était pas dans les fonds se rangèrent sur le pont en bon ordre encadrés par les gradés et officiers. Ceux qui n’avaient pas leur ceinture de sauvetage la capelèrent. Immédiatement après, on se mit en devoir de mettre les embarcations en dehors. Les malades et les blessés furent évacués dans la chaloupe sous la direction du Lieutenant de Vaisseau COLLOS et du docteur COLIN.
 
Vers 6h45, la situation devenait critique, le bâtiment s’enfonçant rapidement ; le Commandant donna l’ordre à la voix par estafettes d’évacuer les fonds et d’amener les embarcations.
 
On se mit en devoir d’amener les vapeurs, puis les deux canots qui avaient été mis en dehors, mais les manœuvres faites à bras étaient rendues d’autant plus difficiles que les garants avaient été mouillés par la gerbe de l’explosion.
 
Le vapeur 2 prit la cale par l’avant et sa chaudière fit explosion.
 
Le vapeur 1 dont les braguets étaient engagés ne put jamais être amené.
 
Le canot 1 prit la cale par l’arrière. L’Enseigne de Vaisseau LE MOAL, avec une huitaine d’hommes, essaya de le remettre à poste pour l’amener de nouveau, mais l’eau envahissait déjà l’avant et l’opération ne put être achevée.
La vedette ne put, à cause de la gîte, tourner complètement sur ses bossoirs.
 
Quelques minutes après, entre 6h45 et 6h50, le Commandant faisait sonner l’évacuation générale et donnait l’ordre de mettre les radeaux à la mer.
 
Quand l’évacuation fut sonnée, tout le personnel se laissa glisser à l’eau, les officiers et les gradés restant à leur poste jusqu’au dernier moment. Le Commandant, de la passerelle, veillait à l’évacuation. L’eau atteignit la passerelle. Deux hommes se trouvaient encore à l’arrière. Le Commandant leur criait de s’en aller quand il fut enlevé par une lame. Au même instant, le bâtiment chavirait entraînant quelques officiers et gradés qui n’eurent pas le temps de se sauver.
 
Entre temps, les secours arrivaient. L’INCONSTANT qui se trouvait à tribord arrière du KLEBER dut se dégager vers le nord non menacé en mettant à l’eau ses embarcations et tout ce qui était susceptible de flotter. A 6h45 arrivait le GRONDEUR, le 283 et le chalutier ISABELLE, puis peu après le SAINT GUENAEL.
 
Un cargo anglais, le HIGHLAND STAR, venant du Raz de Sein, se rapproche spontanément ; il y avait également là quelques barques de pêche et le cotre du pilote.
 
Tous ces bâtiments multiplièrent les actes de dévouement. Si l’on n’a pas eu plus de victimes à déplorer, on le doit certainement à leur activité et à leur énergie.
 
Nous mentionnons en particulier l’INCONSTANT, dont le personnel a eu, en cette triste circonstance, une conduite au-dessus de tout éloge.
 
L’ordre et le calme n’ont cessé de régner à bord du KLEBER, officiers et hommes faisant leur devoir jusqu’au bout.
 
C’est dans un ordre parfait que furent exécutées toutes les manœuvres. Les officiers et les gradés donnèrent le plus bel exemple et plusieurs périrent victimes de leur dévouement.
 
Parmi eux, on cite le Lieutenant de Vaisseau AURILLAC, officier en second, le Lieutenant de Vaisseau COLLOS, le mécanicien principal de 2ème classe BLEAS, le 1er maître de manœuvre LARDIER, le maître canonnier LE FOLL, le second-maître mécanicien GUEGUEN et enfin le docteur COLLIN qui blessé probablement par l’explosion d’une grenade au moment du chavirement ainsi que quelques hommes, ne survécut pas à ses blessures.
 
Une dizaine d’hommes furent tués par la chute de l’antenne de T.S.F. sur les embarcations.
 
A cette liste déjà trop longue, il faut ajouter 15 hommes dans la chaufferie 1 et deux hommes dans le compartiment des auxiliaires tués dès le début.
 
Au total, une quarantaine d’officiers et d’hommes trouvèrent la mort dans cette catastrophe.
 
Le Commandant LAGORIO a été recueilli par la baleinière de l’INCONSTANT après avoir été soutenu dans l’eau par son matelot maître d’hôtel PIERRE et par le matelot maître d’hôtel des officiers BATANY, tous deux réfugiés sur un petit radeau.  
 
(source : livre d'or de la Marine Française - guerre 14/18)
 
Cordialement,
Gilbert


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Excès de peur enhardit.
n°27185
dbu55
Posté le 20-08-2010 à 16:07:17  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Article du Nouvelliste du Morbihan N°146 du 21 juin 1915 – Rubrique Chronique Maritime
 
Le capitaine de frégate Renard [Louis Marie Joseph - Voir sa bio dans la rubrique Officier parmi tant d'autres Page 45] est nommé au commandement du croiseur Kléber.
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 20-08-2010 à 16:09:32

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°27244
GENEAMAR
Posté le 22-08-2010 à 10:45:11  profilanswer
 

Bonjour Dominique, bonjour à tous,
 
RENARD Louis Marie Joseph
 
Né le 2 mai 1868 à NEVERS (Nièvre) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1886, Aspirant le 5 octobre 1889; port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1892, sur le croiseur "CHAMPLAIN", Division navale de l'Océan Pacifique (Cdt Palma GOURDON). Enseigne de vaisseau le 8 juillet 1892. Au 1er janvier 1894, port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1896, Second sur le torpilleur N° 193, Défense mobile de l'ALGÉRIE (Cdt Jean ALLENET). Au 1er janvier 1897, port ROCHEFORT. Officier breveté Torpilleur. Au 1er janvier 1899, sur l'aviso-torpilleur "CASSINI", Escadre du Nord (Cdt Marie DE LA CROIX DE CASTRIES). Lieutenant de vaisseau le 16 janvier 1899. Au 1er janvier 1900, sur le cuirassé "FORMIDABLE", Escadre du Nord (Cdt Marie De FAUQUE de JONQUIÈRES). Le 7 août 1900, Commandant un torpilleur de la Défense mobile à ROCHEFORT. Au 1er janvier 1902, sur le cuirassé "AMIRAL-BAUDIN", Division de réserve de l'Escadre de Méditerranée (Cdt Pierre FORESTIER). Le 24 mars 1903, Commandant le torpilleur N°141 "CAPITAINE-MEHL", Défense mobile de la CORSE. Idem au 1er janvier 1904. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'académie. Au 1er janvier 1906, à PARIS, Officier d'ordonnance à l'État-Major particulier du Ministre de la Marine, détaché au Cabinet du Ministre de la Guerre. Officier breveté de l'École Supérieur de la Marine, promotion 1908. Au 1er janvier 1909, port ROCHEFORT. Le 4 juillet 1910, Commandant le contre-torpilleur "CARABINE", Station des torpilleurs de BIZERTE. Au 1er janvier 1912, à PARIS, Officier d'ordonnance à l'État-Major particulier du Ministre de la Marine. Capitaine de frégate le 14 février 1913. Au 1er janvier 1914, Chef du service de sécurité sur le croiseur cuirassé "JULES-FERRY", 1ère Escadre légère, 1ère Armée navale (Cdt Henri DURAND). En juin 1915,  cet Officier aurait été nommé Commandant du croiseur "KLÉBER" (Cf Dbu55 - http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _495_1.htm). Au 1er janvier 1917, port ROCHEFORT. Officier de la Légion d'Honneur. Le 11 juin 1917, Commandant la Défense fixe du Front de mer à TOULON et Chef de la reconnaissance. --- Capitaine de vaisseau le 11 septembre 1919. Au 1er janvier 1921, Commandant le cuirassé "LORRAINE", 2ème Division cuirassée, Escadre de Méditerranée.
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°27366
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-08-2010 à 17:01:27  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Le Morbihannais, n° 89, Jeudi 6 septembre 1917, p. 1 :
 
                                                                                      « La perte du "Kléber"
 
   Le Conseil de guerre maritime de Brest, présidé par l’amiral Grout, a acquitté le capitaine de frégate Lagorie
[lire : Lagorio], commandant du croiseur cuirassé Kléber, coulé par une mine le 27 juin dernier.
   Le capitaine de frégate Lagorie a été félicité pour l’énergie et le sang-froid dont il a fait preuve lors de la perte de son navire.
»
 
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.550, 14 octobre 1917, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes » :
 
   « Indemnités à l’état-major et à l’équipage du croiseur "Kléber". ― Le ministre a accordé à l’état-major et à l’équipage du croiseur-cuirassé Kléber les indemnités suivantes : MM. Lagerie [lire : Lagorio], capitaine de frégate, 2.400 fr. ; Castex, médecin principal, 2.400 fr. ; Le Gallou, Aurillac, Celles [lire : Colos], Le Cadet, lieutenants de vaisseau, 2.000 fr. ; Chérel, mécanicien principal de 1re classe, 2.000 fr. ; Provost, commissaire de 1re classe, 2.000 fr. ; Auffray, Moal, Thoreux, Delagarde, enseignes de vaisseau de 1re classe, 1.600 fr. ; Bléas, Cran, Daraux, Ruit, mécaniciens principaux de 2e classe, 1.600 fr. ; Collin, médecin de 2e classe, 1.600 fr.
   Aux diverses tables : Commandant, 980 fr. ; des officiers supérieurs, 196 fr. ; de l’état-major, 269 fr. ; des maîtres, 412 fr. ; des second maîtres, 287 fr.
   M. le médecin principal Castex recevra une nouvelle caisse de chirurgie qui lui sera délivrée par le service des hôpitaux du port de Cherbourg.
   Les documents administratifs perdus par le premier maître fourrier Lefèvre lui seront remis gratuitement à titre de délivrance extraordinaire.
   En ce qui concerne les officiers mariniers, quartiers-maîtres et marins décédés ou disparus, il sera accordé en outre à leur succession une indemnité pour perte de montre, lorsque les familles pourront justifier que le défunt ou le disparu possédait bien cet objet.
»
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-08-2010 à 17:02:46
n°27367
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-08-2010 à 18:27:15  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
                                                      Le sauvetage de naufragés du croiseur cuirassé Kléber par le Torpilleur 283.
 
 
    Torpilleur 283, Journal de bord n° 32, 10 juin / 24 août 1917 : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 521, p. num. 690.
 
 
                                                                             « Mercredi 27 juin 1917. De Perzel à Brest.
 
                                                                                         JOURNAL DE NAVIGATION

 
   Beau temps ; mer peu agitée, petite brise d’Ouest.
 
   6 h 25  –  Appareillé de Penzel au secours du Kléber miné à cinq milles dans le Sud 60 Ouest de Créachmeur.
 
   6 h 50  –  Arrivé sur les lieux. Embarqué 73 naufragés.  
 
   7 h 05  –  Kléber disparaît.
 
   7 h 40  –  Arrivée sur Brest.
 
   9 h 15  –   Arrivé à Brest. Débarqué les naufragés. Amarré à la charbonnière.
 
   10 h 45  –  En ligne.
 
   Le Patron de quart,

 
   Signé : Illisible.        
                   
                                                                              OBSERVATIONS DU COMMANDANT
 
   Aujourd’hui, 27 juin 1917, les naufragés du Kléber étant mouillés, les hommes de bord leur ont donné la totalité de leurs vêtements chauds qui n’ont pas été retournés à bord et il n’y a lieu à aucune perte.  
 
   Le Commandant,

 
   Signé : Illisible. »
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-08-2010 à 18:42:25
n°34258
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-04-2012 à 11:18:08  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   
   ■ Autres marins disparus avec le croiseur cuirassé Kléber, le 27 juin 1917 .
 
   ― CHAPPEY Camille Paul, né le 15 janvier 1894 à Giromagny (Territoire-de-Belfort) et y domicilié, Matelot de 3e classe fusilier, Matricule n° 58.481–5 [Jug. Trib. Cherbourg, 5 déc. 1917, transcrit à Cherbourg, le 13 décembre 1917].
   
   ― DEBERNARDI Célestin Joseph Émile, né le 11 mars 1895 à Toulon (Var) et domicilié à La Farlède (Var), Matelot de 3e classe sans spécialité, Matricule n° 54.699–5 (Acte transcrit à La Farlède, le 5 mars 1918).
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 06-04-2012 à 11:19:25
n°34262
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-04-2012 à 17:35:21  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Autre marin tué au combat devant Scala-Nova (Fin mai 1915).
 
 
   — CARRÈRE Jean Gabriel, né le 22 décembre 1892 à Bayonne Anglet (Basses-Pyrénées – aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques –), maison Herret, quartier de Brindos, mort le 31 mai 1915, « tué à l’ennemi lors du combat de Scala-Nova », Matelot de 2e classe chauffeur, Matricule n° 56.165–5 [ou 36.165–5] (Acte transcrit à Anglet, le 13 oct. 1915).  
 
   [Erreur quant au lieu de naissance de ce marin sur la fiche M.P.L.F. établie à son nom. Et sans doute erreur sur la même fiche quant à son numéro de matricule.]  
 
   —> http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] =559727780
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 15-06-2013 à 23:34:24
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