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Auteur Sujet :

DANTON - Cuirassé

n°1899
Ar Brav
Posté le 11-12-2007 à 13:24:29  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
DANTON Cuirassé type Danton (1911 – 1917)
 
Chantier :
 
Brest
Commencé : 08.05.1906
Mis à flot : 22.05.1909
En service : 04.1911
Retiré : 19.03.1917
Caractéristiques : 18 350 t ; 19 760 tpc ; 18 400 cv ; 146,6 x 25,8 x 8,5 m ; 24 chaudières Niclausse ; 19 nds ; 910 h.
Armement : IV de 305 + XII de 240 + 16 + 2 T.  
 
Observations :
 
05.08.1911 : affecté à la 1ère division de la 1ère escadre
08.1914 : Sicile, Tunisie
12.1914 – 05.1915 : blocus de l’Adriatique
15.04.1916 : affecté à la 2ème escadre
19.03.1917 : torpillé et coulé par le sous-marin allemand U 64 (KL Robert Morath) à 30 milles dans le SW de l’ île de San Pietro (au sud de la Sardaigne) par 38°45N et 07°46E, 296 victimes.
 
Cordialement,
Franck
 


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1907
Yves D
Posté le 12-12-2007 à 09:31:10  profilanswer
 

Bonjour à tous.
En attendant une traduc du KTB dans la journée, voici déjà une localisation du lieu du torpillage. On constate un écart d'un peu plus de 19 milles (si mon calcul est exact) entre les positions données par les français d'une part et celle du KTB d'autre part. Rien de bien surprenant, un point astro ou encore l'entretien de l'estime ne sont pas choses aisées à bord d'un sous-marin.
 
http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/mapDanton.jpg
 
A plus tard pour la suite...
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°1908
JPC
Posté le 12-12-2007 à 11:38:35  profilanswer
 

Bonjour, dans "Le Miroir"  du 8 avril 1917, vous avez la double page centrale intitulée : Le torpillage du cuirassé "Danton" en Méditerranée, instantanés pris d'un navire sauveteur. Et  5 photos prises sans doute du "Massue". 1) et 2) : 13h5  et 13h30 le Danton torpillé s'incline, 3) : 13h40 le bâtiment chaviré   4) : 13h45, le gouvernail disparaît, 5) des survivants sur la mer.
Commentaire en bas de page :
Le cuirassé "Danton" construit en 1910, déplaçait 18 350 tonneaux, et mesurait 145 m de long. Il a été coulé le 17 mars par un sous-marin ennemi. Le nombre des victimes est de 296, le torpilleur d'escorte "Massue" et d'autres bâtiments de patrouille ayant sauvé 806 hommes. Les photographies que nous reproduisons ont été prises à bord de l'un des navires sauveteurs. En voici le détail 1) le "Danton" vient de recevoir deux torpilles et s'incline sur bâbord; le torpilleur d'escorte fonce à toute vitesse sur le sous-marin dont le périscope a été vu et que le commandant croit avoir coulé peu après. 2) le cuirassé a rappelé au poste de combat et continue sa route; il n'avance presque plus, la bande devient inquiétante; 3) le "Danton" a chaviré, la quille arrière seule emerge avec le gouvernail et les hélices; des naufragés courent sur l'épave qui s'enfonce; 4), le gouvernail émerge seul et  va disparaître à son tour; 5) il n'y a plus sur la mer que des naufragés nageant au milieu des épaves. Le torpilleur va de l'un à l'autre ne se dirigeant sur le port italien de Cagliari qu'après en avoir recueilli 470 pour sa part.
Bien qu'assez grandes de 14 x 12 à 21 x 12. Elles sont en sépia peu contrasté et sauf la 2) ou le "Danton" est entier, je ne pense pas qu'elle supporteraient le scan. Enfin pour le cas où... je possède ce numéro de "Le Miroir".  Cordialement JPC


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Jean Pierre Clochon
n°1909
Yves D
Posté le 12-12-2007 à 14:02:15  profilanswer
 

Voici la suite promise ce matin...
Le sous-marin U 64 avait appareillé de Cattaro le 10.3 pour une patrouille en mer Tyrrhénienne et à l'ouest de la Sardaigne. Dès le 12, il avait sabordé le Nina M., un voilier italien. Le 16, le long de la côte italienne, au S de Naples, c'était le vapeur Catania (Ita) qu'une torpille envoyait par le fond. Le lendemain, il manquait un vapeur armé d'une torpille, faisait surface et l'engageait dans un duel au canon sans parvenir à l'arrêter. Ce même jour dans la soirée, au N de la Sicile, il coulait au canon le vapeur Tripoli (Ita). Pour la suite, je passe la parole à :
 
Arno Spindler, vol.4 p.170-1
Die Versenkung des französischen Linienschiffs Danton  am 19.3.17
D'après le KTB de l'U 64. (J'ai laissé sous leur forme originale les distances exprimées en hectomètres).
 
   Le 19 mars à midi l’U 64 croisait dans les parages de l’extrémité sud-ouest de la Sardaigne. Il faisait un temps favorable pour une attaque, ciel en partie bleu, air un peu brumeux, vent de  NW  force 4, de belles crêtes d'écume blanche sur une mer d’un bleu profond.  
   A 13.37 h. sur l’avant bâbord, la silhouette d’un navire apparaissait à une distance d’environ 100 Hm. Ce navire était  immédiatement reconnu comme étant un grand bâtiment de guerre. Habituellement la visibilité est plus grande en Méditerranée et le plus souvent on voit d’abord les pointes des mâts et on  peut observer longtemps les mouvements de l'adversaire pour améliorer sa position sur l'eau. Cette fois, rien de tout celà n'était possible. Le bateau était si près qu’il fallait aussitôt prendre la plongée.
   La première observation après l'immersion montrait que l'adversaire virait de 6 à 8 divisions de compas. On ne supposait pas que le sous-marin avait été découvert ; le changement de route faisait plutôt penser au contraitre à une route en zig-zag systématique. U 64 gardait son cap et tentait de se rapprocher le plus possible. Malgré tout l'adversaire pendant les dix minutes suivantes s’éloignait sensiblement sur l’avant et semblait devoir passer hors de portée.  
   Vers 13.50 h. était en vue un destroyer qui marchait devant le vaisseau de ligne faisant route en zigzag comme l’escorté sous sa protection.
   A 13.55 h. l'adversaire virait de nouveau vers l’U 64 qui aussitôt effectuait une série de visées en limitant le plus possible les sorties du périscope et s’apprêtait à tirer deux torpilles par les tubes d’étrave. Le tube tribord était chargé avec une 450mm(1) , le tube bâbord avec une 500mm utilisée pour les vapeurs. Immersion des torpilles règlée à 2,5 m. comme pour l’attaque des navires de commerce. Le destroyer se trouvait environ 10 Hm devant le vaisseau de ligne. Il se rapprochait jusqu’à 6 Hm sans voir l’U 64. Le vaisseau de ligne lui-même se rapprochait également, réduisant la distance au sous-marin qui devait veiller à réduire le sillage de son périscope.  
   A 14.05 h. lancé à 250 m de distance. Les deux torpilles faisaient but comme visé, à environ 40 m l'une de l'autre, la première approximativement sous la passerelle, la deuxième au centre du navire. A la première observation par le périscope peu après les coups au but, U 64 se trouvait à bâbord et tout près derrière la poupe du bateau torpillé. Celui-ci donnait déjà une forte bande sur bâbord et donnait l’impression qu’il ne flotterait plus longtemps. Malgré tout, le Kplt Moraht se maintenait de nouveau aux abords de celui-ci pour lui décocher encore une torpille en cas de besoin. Avant que le sous-marin ne soit à portée tout près, le bateau chavirait sur bâbord, la poupe s'élèvant encore quelques minutes hors de l'eau, présentant son gouvernail haut dans l'air. A 14.55 h. il s’enfonçait par l’avant dans les profondeurs au point 38.49N 08.11E.  
   Le 21 Mars à 1 heure du matin, comme l’U 64 repassait sur les lieux du torpillage, quelques  épaves repêchées permettaient d’identifier le navire torpillé comme étant le cuirassé Danton.
 
  (1) A bord des U-Boot 14-18 on embarquait des torpilles de calibre 450 et 500mm qui grâce à un adaptateur pouvaient être lancées indifféremment par l’un ou l’autre des tubes.
 
A noter également la différence d'une heure entre les documents F (GMT) et D (GMT+1). Contrairement à ce que dit Le Miroir, la date du torpillage a eu lieu le 19 et non le 17.
 
A partir du 23, l'U 64 prenait la route du retour, coulant encore le vapeur armé anglais Eptalofos dont il faisait 8 prisonniers, puis un autre anglais, le vapeur Berberia et pour finir le voilier italien Immacolata. Il rentrait à Cattaro le 27 avec un tonnage coulé de 31165 tonnes.
 
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°1910
JPC
Posté le 12-12-2007 à 19:18:52  profilanswer
 

La date du 'Le Miroir" est bien sûr erronée. D'autre part j'ai au cénotaphe des  marins MPLF : trois hommes qui ont perdu leur vie  avec le Danton : Gabriel Auguste Bressand de Châlon sur Saône, matelot-mécanicien, Goulven Marie Corfa, second-maître mécanicien et Joseph marie Kersaudy matelot de 1e classe. Tous morts le 19 mars 17. J'y ai mis aussi une bonne photo (carte postale) du bateau.
                      Bonsoir JPC


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Jean Pierre Clochon
n°1937
Charraud J​erome
Posté le 15-12-2007 à 20:06:36  profilanswer
 

Bonsoir
Comme une photo vaut beaucoup de mots, voici le Danton.
 
http://pagesperso-orange.fr/charraudlepin/Bateaux14-18_Bis/Images/Cuirasse/Danton.jpg
 
Cordialement
Jérôme Charraud


Message édité par Charraud Jerome le 18-12-2007 à 23:07:33

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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre, mon village le blog et le site
n°1975
JPB
Posté le 18-12-2007 à 19:45:04  profilanswer
 

salut
le voici vraiement ,à quai dans l'arsenal de toulon,
 
http://pix.nofrag.com/c/4/f/09dd5ecefb19fe783b4a068614a7d.jpg

n°1976
JPB
Posté le 18-12-2007 à 19:48:33  profilanswer
 

et encore ,avec un peu de houle...impressionnant ,non?
 
http://pix.nofrag.com/b/a/a/4f7843dce932f9770e77f1acbcf2a.jpg
au revoir

n°3100
faber
Posté le 24-02-2008 à 12:30:50  profilanswer
 

Yves D a écrit :

Bonjour à tous.
En attendant une traduc du KTB dans la journée, voici déjà une localisation du lieu du torpillage. On constate un écart d'un peu plus de 19 milles (si mon calcul est exact) entre les positions données par les français d'une part et celle du KTB d'autre part. Rien de bien surprenant, un point astro ou encore l'entretien de l'estime ne sont pas choses aisées à bord d'un sous-marin.
 
http://pagesperso-orange.fr/histoi [...] Danton.jpg
 
A plus tard pour la suite...
Cdlt
Yves


 
Une compagnie travaille actuellement dans ce secteur, pour un projet de gazoduc.Ils ont découvert l'épave par hazard celle-ci est donc maintenant parfaitement localisée.Les photos sont très bonnes et on reconnait parfaitement le cuirassé posé sur le fond ainsi que toutes ses tourelles.  
Les photos appartiennent au client de la compagnie et ce dernier n'en autorise pas la diffusion.  
Il doit faire un communiqué de presse ,mais à ma connaissance ,il n'y a rien à ce jour sur le sujet.  
Soyez donc vigilants.  
Faber
 

n°3101
Ar Brav
Posté le 24-02-2008 à 13:48:17  profilanswer
 

Bonjour Faber,
 
Merci pour l'info,  
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3102
olivier 12
Posté le 24-02-2008 à 15:14:22  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une dernière photo du DANTON en train de couler (sans doute prise du destroyer)
 
http://img106.imageshack.us/img106/3959/dantontorpillagele17maish6.jpg
 
Cordialement
Olivier


Message édité par olivier 12 le 24-02-2008 à 15:18:41

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olivier
n°4691
Ar Brav
Posté le 21-04-2008 à 08:18:34  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un marin originaire de la Seine Maritime (76) disparu avec le Danton :
 
METTE Sénateur Louis Charles, matelot sans spécialité sur le  DANTON, né le 04-08-1893 à Dieppe
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°5594
Geneamar
Posté le 20-05-2008 à 15:27:28  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Pour la petite histoire ...
 
Au 1er janvier 1911, en préparation d'essais à BREST.
Commandant (du 1er janvier 1911) : Jules HABERT, Capitaine de vaisseau.
Second : Léopold LEGENDRE, Capitaine de frégate.
Lieutenants de vaisseau : DESSENON (fus.) - Henri Marie MAGNIER (torp.) - Charles TARIEL (can.).  
Mécanicien en chef : Charles BESSIÈRE.
Mécanicien principal de 2ème classe : Pierre STUPFLER.
Médecin-Major : Charles TITI, Médecin principal.
 
 [:patrice pruniaux1:6]  
 


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Cordialement. Malou
n°6430
faber
Posté le 26-06-2008 à 20:08:05  profilanswer
 

Yves D a écrit :

Bonjour à tous.
En attendant une traduc du KTB dans la journée, voici déjà une localisation du lieu du torpillage. On constate un écart d'un peu plus de 19 milles (si mon calcul est exact) entre les positions données par les français d'une part et celle du KTB d'autre part. Rien de bien surprenant, un point astro ou encore l'entretien de l'estime ne sont pas choses aisées à bord d'un sous-marin.
 
http://pagesperso-orange.fr/histoi [...] Danton.jpg
 
A plus tard pour la suite...
Cdlt
Yves


 
localisation Danton:
 
E 418189
N 4290646

n°6431
Yves D
Posté le 26-06-2008 à 20:30:37  profilanswer
 

Citation :

localisation Danton:
 
E 418189
N 4290646


 
Dans quel système de coordonnées ?


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°6434
faber
Posté le 26-06-2008 à 21:41:54  profilanswer
 

Yves D a écrit :

Citation :

localisation Danton:
 
E 418189
N 4290646


 
Dans quel système de coordonnées ?


 
Ce sont je pense des coordonnées UTM (Projection transverse de Mercator).Une conversion disponible sur internet me donne :
 
lat: 38°45'51''
 
long: 8°11'01''

n°6435
Yves D
Posté le 26-06-2008 à 22:50:49  profilanswer
 

Re bonsoir Faber
Bien copié, merci. Quelle serait l'origine de cette info ? La compagnie qui travaille sur le gazoduc ?
Il semblerait donc que la position donnée par le sous-marin soit très proche de la réalité à environ 3 milles près (38.49 / 08.11). Merci en tout cas pour l'info.
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°6436
faber
Posté le 26-06-2008 à 23:15:31  profilanswer
 

Yves D a écrit :

Re bonsoir Faber
Bien copié, merci. Quelle serait l'origine de cette info ? La compagnie qui travaille sur le gazoduc ?
Il semblerait donc que la position donnée par le sous-marin soit très proche de la réalité à environ 3 milles près (38.49 / 08.11). Merci en tout cas pour l'info.
Cdlt
Yves


 
Oui,ayant cette info et comme rien ne sort sur ce sujet dans les médias,je me suis permis de la communiquer sur ce forum puisque certains comme toi sont intéressés.
Je pense que la position en coordonnées UTM doit être au mètre près,peut être au centimètre?donc cette fois définitive.
Bonne soirée

n°6452
DimitryGM
Russe
Posté le 27-06-2008 à 08:39:37  profilanswer
 

Bonjours a tous,
C'est formidable, ce que vous avez deja fait. Mes salutations! Je vois pour la premiere fois un source aussi comprehensive, concernant la Flotte francaise. Excusez moi des fautes )
 
Ici il y a un peu de Danton
http://www.battleships.ru/warships [...] alkov.html

Message cité 1 fois
Message édité par DimitryGM le 27-06-2008 à 08:46:42

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Russe
n°6453
Yves D
Posté le 27-06-2008 à 08:43:08  profilanswer
 

Bienvenue parmi nous Dimitry !
Cordialement
Yves


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et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°6454
Ar Brav
Posté le 27-06-2008 à 08:53:21  profilanswer
 

DimitryGM a écrit :

Bonjours a tous,
C'est formidable, ce que vous avez deja fait. Mes salutations! Je vois por la premiere fois un source aussi comprehensive, concernant la Flotte francaise. Excusez moi des fautes )
 
Ici il y a un peu de Danton
http://www.battleships.ru/warships [...] alkov.html


 
Bonjour Dimitry,
 
Soyez le bienvenu parmi nous, et bonnes recherches. Pour vous rendre les recherches plus faciles, vous avez un mémento  ICI
 
Vous disposez aussi du moteur de recherche rapide du forum (case en haut à droite + petite loupe)
 
Bien cordialement,
Franck
 
PS. Ne vous inquiétez pas pour les fautes, j'en fais aussi, et pas des moindres  :lol:


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°6457
Geneamar
Posté le 27-06-2008 à 11:04:56  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Officiers et Marins portés disparus le 19 mars 1917 avec le bâtiment... Jugement déclaratif de décès rendu à BREST le 16 octobre 1918.
 
- LACAN Roger, né le 16 février 1895 à BORDEAUX (Gironde), Matelot de 2ème classe Fourrier.
- Le BELLEC Eugène Jacques Gabriel, né le 25 juin 1871 à BREST (Finistère), Second Maître Électricien
- Le BIDEAU Joseph Marie, né le 20 mars 1894 à BRELEVENEZ (Côtes d'Armor), Matelot de 2ème classe Fusilier.
- Le BOT Paul, né le 14 avril 1891 à PLOUGASTEL-DAOULAS (Finistère), Matelot de 2ème classe Clairon.
- Le CANN Pierre Olivier, né le 26 avril 1878 à LOGONNA-DAOULAS (Finistère), Quartier-Maître Canonnier.
- Le CHEVER Louis François Corentin, né le 23 septembre 1875 à PONT-L'ABBÉ (Finistère), Premier Maître Timonier.
- Le CORNOUX Joseph Louis Jean Baptiste, né le 18 mai 1893 à PLOURHAN (Côtes d'Armor), Second Maître Canonnier.
- MAMMALELLA Michel Marius, né le 18 août 1870 à SAINT-MANDRIER (Var), Matelot ... sans spécialité.
- MARTIN Adolphe Marius Brutus, né le 30 juillet 1885 à TOULON (Var), Matelot ... sans spécialité.
- MATHIEU Marcel Jules, né le 18 septembre 1894 à GENÈVE (SUISSE), Apprenti-marin.
- MONOT Isidore, né le 13 février 1891 à LOCTUDY (Finistère), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- MOYSAN Guillaume Marie, né le 22 février 1891 à Le GUILVINEC (Finistère), Quartier-Maître Canonnier.
- NICOLAS Louis Arsène, né le 9 janvier 1894 à CHEPNIERS (Charente-Maritime), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- OLLIVIER Joseph Adolphe, né le 13 octobre 1874 à BREST (Finistère), Maître Armurier.
- PAILLET Louis Joseph, né le 28 mars 1893 à BELMONT-de-la-LOIRE (Loire), Apprenti-marin.
- PIGNET Charles Edouard, né le 4 novembre 1889 à GRANVILLE (Manche), Premier Maître Manoeuvrier.
- REPETTO Joseph Camille, né le 2 mai 1890 à Le CANNET (Alpes-Maritimes), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- STEPHANT Laurent Marie, né le 4 juin 1884 à GROIX (Morbihan), Quartier-Maître Timonier.
- TALON Henri Louis Émile, né le 4 novembre 1895 à TOULON (Var), Premier Maître Médecin auxiliaire.
- TEURTROY Gabriel Maximilien, né le 10 mars 1884 à Ile TUDY (Finistère), Matelot de 3ème classe Canonnier auxiliaire.
- TOLLIS Joseph, né le 7 novembre 1889 à CAPBRETON (Landes), Matelot de 3ème classe sans spécialité.  
- VAILLANT Théodule, né le 28 février 1897 à GROIX (Morbihan), Matelot de 3ème classe sans spécialité.


Message édité par Geneamar le 02-01-2009 à 17:22:22

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Cordialement. Malou
n°8071
Gilles 61-​14
Posté le 14-08-2008 à 16:59:19  profilanswer
 

Bonjour,
 
Un Calvadosien disparu en mer le 19 mars 1917 avec le Danton :
 
PIRON Louis, né le 25 août 1894 à Méry-Corbon, Matelot de 2e Classe Mécanicien.
 
Cordialement.
 
Gilles

n°8955
Rutilius
V. infra.
Posté le 18-09-2008 à 20:42:29  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
 
   LES RECOMPENSES A L'EQUIPAGE DU  DANTON
 
 
      Citations à l'ordre de la division :
 
          - François GOURDOU, Brest, maître mécanicien ;
 
          - Jean MILBEO, Morlaix, quartier-maître chauffeur ;
 
          - Louis AUGIER, second maître armurier.
 
 
      Citations à l'ordre du régiment :
 
          - Georges ROUGE, commissaire de 1re classe ;
 
          - Jacques PEDEL, Brest, maître chauffeur ;
 
          - Jean GUILLERM, Brest, second maître chauffeur ;
 
          - Yves LE FLOCH, Paimpol, second maître chauffeur ;
 
          - Jean LE GAC, Audierne, quartier-maître chauffeur ;  
 
          - Pierre LE LOUET, quartier-maître mécanicien ;
 
          - Guillaume LE MEUR, matelot chauffeur ;
 
          - Marius CAPGRAS, matelot mécanicien ;
 
          - Louis DENIZE, Toulon, maître torpilleur ;
 
          - Jean CATHELINEAU, chauffeur breveté ;
 
          - Auguste AZIBERT, matelot aide-chauffeur ;
 
          - Yves BUANNIC, Quimper, matelot aide-chauffeur ;
 
          - Pierre NICOLAS, Lannion, matelot maître d'hôtel ;
 
          - Louis GASTAMBIDE, matelot sans spécialité.
 
 
       Témoignages officiels de satisfaction :
 
          - Louis HEUPIN, mécanicien principal de 1re classe ;
 
          - Benjamin HASCOUET, Brest, maître canonnier ;
 
          - Gabriel LE BRAS, Brest, maître timonier ;
 
          - Félix IBERT, Brest, maître voilier ;
 
          - François MOAL, Le Conquet, second maître de manoeuvre ;
 
          - Pierre GUYOMARD, quartier-maître canonnier ;
 
          - Pierre GUILLAS, Auray, quartier-maître électricien ;
 
          - Joseph SALOU, Camaret, maître mécanicien ;
 
          - Yves FURIC, Concarneau, matelot sans spécialité ;
 
          - Joseph MOHOUET, Saint-Brieuc ;
 
          - François RAOUL, matelot infirmier.
 
   (Liste publiée par Ouest-Eclair - éd. de Caen -, n° 5591, 24 nov. 1917, p. 4 , qui constitue sans doute une liste partielle des survivants).
 
   Bien à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 18-09-2008 à 20:44:18
n°9282
Rutilius
V. infra.
Posté le 29-09-2008 à 21:07:24  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Au nombre des bâtiments ayant prêté assistance aux survivants du naufrage du Danton, figuraient non seulement le torpilleur d'escorte la Massue, alors commandé par le lieutenant de vaisseau CANTENER, mais encore un modeste chalutier, la Louise-Marguerite, dont le capitaine était le 1er maître de manoeuvre auxiliaire Marcel FRISON. Ceci vaudra un témoignage officiel de satisfaction à ce dernier ainsi qu'à son équipage (Ouest-Eclair - éd. de Caen -, n° 5591, 24 nov. 1917, p. 4).
 
   Bien à vous,
   Daniel.

n°9286
gildelan
Posté le 29-09-2008 à 23:20:09  profilanswer
 

Bonjour, bonsoir,
Ci-dessous, les extraits des rapports officiels relatant les deux derniers jours du cuirassé DANTON, tels qu'ils ont été inscrits, à l'époque, sur le Livre d'Or de la Marine - guerre 14/18.
Cordialement - Gilbert
 
DANTON
Cuirassé
 
1 citation à l’Ordre de l’Armée.
 Le cuirassé DANTON, commandé par le capitaine de Vaisseau DELAGE, appartenait à la 2ème Escadre de la 1ère Armée navale. Il a été torpillé le 19 mars 1917 sur la côte de Sardaigne.
 
Texte de la Citation à l’Ordre de l’Armée
(Journal Officiel du 15 octobre 1919)
 
« Le cuirassé DANTON, atteint de deux torpilles le 19 mars 1917, au large du cap San-Pietro, a chaviré et coulé aux cris de : « Vive la France », engloutissant 296 officiers, officiers-mariniers et matelots ».
 
Extraits des rapports officiels
 
 Le DANTON avait quitté Toulon le 18 mars 1917 à 17h30 à destination de Corfou. Il était escorté par le torpilleur d’escadre MASSUE.
 Il y avait à bord 946 officiers et hommes composant l’équipage, plus 155 marins passagers rejoignant leurs bâtiments.
 Le poste de veille avait été pris dès la sortie de la rade.
 Le 19 mars à 13h15, le DANTON se trouvait à 28 milles dans sud-ouest de San-Pietro faisant route à 14,5 n au S.40 E. avec crochets sur la gauche de la route. Le MASSUE faisait une route rectiligne à 1500 mètres sur son avant ; il côtoyait, par la suite, le bord droit de la zone où se trouvait le DANTON.
 Petite brise d’O.N.O., mer clapoteuse, lames de un mètre, conditions favorables à une attaque de sous-marin. Le DANTON a été attaqué sans avoir vu de périscope. C’est la hune qui donna l’alarme au vu d’un sillage dont l’origine était proche, 300 à 600 mètres, au dire des témoins.
 L’alerte fut ordonnée de la passerelle, le canon de 47 bâbord de la tourelle avant tira un coup de canon dans la direction du sillage et ne continua pas le feu, ne voyant pas de périscope à indiquer aux pièces. Celles-ci ne purent ouvrir le feu faute d’objectif.  
 Le bâtiment fut frappé coup sur coup de 2 torpilles, à l’avant et au centre. Il s’inclina de 5 à 7° sur bâbord en plongeant de l’avant et resta dans cette position.
 Tout le monde eut alors l’impression que le bâtiment tiendrait ainsi : le Commandant vint sur la droite pour essayer d’atteindre Bizerte mais, au bout de dix minutes, la bande commença à s’accentuer, lentement d’abord, puis rapidement, et le bâtiment chavira au bout de 30 à 35 minutes.
 Au premier moment, on ne sut qu’une chose : les torpilles avaient explosé sur l’avant de la tourelle de 30 avant et par le travers des chaufferies avant, soulevant des gerbes d’eau qui retombaient sur la passerelle et vers la cheminée 3. On n’a vu qu’un seul sillage : c’est donc que les 2 torpilles se suivaient sur une même trajectoire. Il faut en conclure que l’intervalle entre les deux explosions a été de 4 à 5 secondes, l’écartement des points d’impact étant d’environ 30 mètres et la vitesse du bâtiment de 7 mètres par seconde.
 Il y eut à la seconde explosion extinction presque générale de la lumière dans la partie avant du bâtiment et dans les machines, due au bris du conducteur et à des courts-circuits car les dynamos continuaient à tourner. Dans les machines, la pression baissa au registre, mais au bout de quelques instants seulement. La chaufferie 2 fut rapidement envahie par l’eau qui se déversait par la porte de la soute à charbon. On put l’évacuer en hâte. Partout ailleurs, le personnel de service resta à son poste, les armements des pièces prêts à ouvrir le feu, les chauffeurs activant la chauffe, les mécaniciens surveillant les appareils. On doit une mention spéciale aux équipes de chauffe et de machines qui, sous la direction des officiers et des officiers-mariniers uniquement préoccupés de faire leur devoir, restèrent à leur poste, ou reçurent l’ordre d’évacuer, ne quittant leur poste qu’après avoir effectué les manœuvres nécessaires.
 Comme le MASSUE qui avait rebroussé chemin tirait du canon et lançait des grenades, quelques-uns crurent que le sous-marin était coulé. On cria « Hourrah ! », on était vengé. Un ordre parfait régna jusqu’à la fin.
 L’équipage fut envoyé aux postes de combat. Cet ordre ne fut que partiellement exécuté. On ne pouvait arriver dans les fonds dans la partie avant, les officiers renvoyèrent les hommes sur le pont.
 Les témoignages recueillis sont trop peu précis pour suivre les progrès de la bande aves quelque certitude. Ils permettent seulement de dire que son accroissement a été lent au début pendant une dizaine de minutes, qu’il y avait 20 à 25° au bout de 15 à 20 minutes et qu’un peu plus tard le mouvement de rotation s’est continué d’une façon lente et continue jusqu’aux environs de 90°, pour se terminer par le retournement brusque.
 S’il a été possible de faire cette reconstitution approximative, on ne put se rendre compte au moment du torpillage de l’importance des avaries. Tout d’abord, ainsi que nous l’avons dit, l’immobilisation du navire sous une inclinaison qui ne paraissait pas compromettante donna l’illusion que les blessures du bâtiment n’étaient pas mortelles.
 Le Commandant DELAGE avait demandé si tout allait bien dans les machines et il lui avait été répondu affirmativement. Au Commandant en second qui lui rendait compte d’une première visite, il dit qu’il ne pensait pas qu’il y eut danger immédiat. Après une seconde inspection au centre et à l’avant, le Capitaine de Frégate JURAMY fit un nouveau rapport dans lequel il manifesta ses craintes. A ce moment, les hommes remontaient du poste central, les communications étaient interrompues avec la machine. La commande électrique de la barre ne fonctionnait plus. Le Commandant donna l’ordre de mettre les embarcations à la mer. Cependant, il n’avait pas perdu tout espoir. Il avait donné l’ordre de fermer les sabords de la batterie de 75. Le maître de timonerie se rendit au compartiment de la barre pour faire actionner la roue à bras.
 Des efforts avaient été faits pour combattre les effets des voies d’eau.
 Le maître mécanicien LE VERGOZ (disparu) attaché au service de sécurité s’occupa des portes étanches et des soupapes de drain. Il se multiplia.
 Le maître GOURIOU de service dans les chaufferies se multiplia également aux plateformes et aux chaufferies avant.
 Le mécanicien en chef MIGNOT donna avec calme les ordres nécessaires aux machines et aux chaufferies. Dans les machines, l’officier de quart essaya de redresser le bâtiment en remplissant les doubles fonds tribord.
 Il fut impossible de débarquer les embarcations, les convertisseurs des grues étant hors de service comme la plupart des appareils électriques.
 Il en fut de même de ceux des radeaux qui étaient au centre du bâtiment. Ceux qui se trouvaient sur les tourelles et sur les plages furent jetés à la mer. Les officiers chargés de faire mettre à l’eau embarcations et radeaux firent jeter ensuite à la mer le bois qui se trouvait sur le pont, buts de tirs, planches à charbon, avirons, etc. La bande était alors très forte, on marchait difficilement sur le pont. Le Commandant donna l’ordre de faire évacuer le bâtiment.
 Entre temps, les fonds avaient été évacués, tout le personnel monta avant le chavirement. On se massait à tribord arrière, les hommes franchissant les rambardes pour passer sur la coque au fur et à mesure que l’inclinaison du navire s’accentuait. Le dernier ordre du Commandant qui se tenait cramponné sur la passerelle fut de faire presser l’évacuation. Puis, se découvrant, il poussa le cri de « Vive la France ». A son imitation, mille poitrines poussèrent par trois fois ce même cri et chacun quitta le bord en se mettant à l’eau, soit par l’arrière, soit par les flancs, en se laissant glisser le long du bord. Les derniers franchirent la quille à roulis et marchèrent sur le fond du navire pour se mettre à la mer de l’autre bord.
 Il ne restait plus qu’à recueillir les naufragés qui se trouvaient sur une douzaine de radeaux, une baleinière (l’autre avait chaviré), une vedette (projetée à la mer), et surtout accrochés aux nombreuses épaves. Le MASSUE s’y employa circulant au milieu des épaves pour recueillir d’abord de préférence les isolés. Il prit ainsi près de 500 hommes eu deux heures. Ace moment, le chalutier LOUISE MARGUERITE qui avait perçu les appels d’alarme, arrivait sur les lieux. Le MASSUE surchargé, lui laissa ses embarcations pour concourir au sauvetage et fit route sur le port le plus proche.
 Rencontrant à quelques milles le chalutier CHAUVEAU qui lui n’avait pas recueilli les appels, le Commandant du MASSUE l’envoya aussi sur les lieux du naufrage. Il y arriva vers 17 heures. Le LOUISE MARGUERITE s’éloigna avec 315 naufragés recueillis en majeure partie sur les radeaux et laissa au CHAUVEAU le soin d’achever le sauvetage. Parcourant jusqu’à la nuit et faisant explorer par les embarcations le champ d’épaves, ce chalutier recueillit environ 15 hommes dont deux ne purent être rappelés à la vie.
 Le MASSUE fit route sur Cagliari où il arriva à 23 heures. Le LOUISE MARGUERITE se dirigea sur Ajaccio qu’il atteignit le 20 à 19 heures. Le CHAUVEAU passa ses naufragés sur le LAHIRE qui les porta à Toulon et continua sa croisière. L’EPIEU et le CATAPULTE arrivèrent plus tard sur les lieux du sinistre.
 Le nombre des disparus s’élève à 296. Le Commandant DELAGE, resté cramponné à sa passerelle jusqu’au bout et la plupart des officiers et officiers-mariniers ont péri. Sauf 2 soutiers qui ‘ont pu évacuer leur chaufferie, tout le monde est monté sur le pont avant le chavirement et le plus grand nombre a succombé à la congestion ou bien à la fatigue en attendant l’arrivée des secours. Un certain nombre de naufragés n’ont pu être rappelés à la vie qu’avec des soins énergiques ; plusieurs ont succombé après avoir été recueillis.
 Le médecin principal LE MARC’HADOUR raconte ainsi la fin du DANTON :
 « La bande était si forte qu’il fallait marcher à 4 pattes dans la batterie.
 Soutenu par les trois infirmiers, les 2 blessés graves furent sortis par l’embrasure du canon de 75 avant. Je suivis la même voie. Nous nous trouvions debout sur la cuirasse, juste sous la passerelle.
 Je vis le Commandant qui était à l’extrémité de la passerelle, accroché à la rambarde. Près de lui étaient les capitaines DELORD et LAMBERT : « Avez-vous évacué tout votre monde ? – Oui, Commandant. – Avez-vous des blessés ? – Six,  Commandant dont un grave qui est ici avec moi. – Faites évacuer tout votre monde, mon petit, il est grand temps. – C’est votre ordre Commandant ? – C’est mon ordre, mon petit. »
 Le Commandant et ses deux compagnons étaient admirables de calme. Le Commandant m’a donné ses ordres avec une douceur dans la voix où je reconnus avec émotion l’intention d’un adieu. Je fis un geste de la main à mes camarades LELORD et LAMBERT et regardai autour de moi.
 Le bateau était presque couché sur bâbord, la quille à roulis était hors de l’eau. Dans le lointain, j’aperçus quelques radeaux couverts de monde : je ne puis en dire le nombre. Il y avait déjà beaucoup d’hommes à la mer. A ma droite, le Lieutenant de Vaisseau COLLIN, plein d’ardeur communicative et d’héroïque bonne humeur, encourageait les hommes et jetait des espars à la mer. Les hommes debout sur la cuirasse étaient admirables de calme.
 A ma gauche, mon personnel infirmier et les blessés étaient rassemblés. La bande augmentait toujours, le bateau allait chavirer.
 Le Lieutenant de Vaisseau COLLIN levant sa casquette jette un cri sonore de « Vive la France », « Vive le DANTON ». Nous le reprenons tous, et nous nous laissons glisser à la mer d’une hauteur de 10 mètres environs. Beaucoup d’hommes ont dû se blesser sur la quille à roulis comme je l’ai fait moi-même. A peine à l’eau, nous fûmes pris par les remous du navire qui chavirait, et séparés.  
 Je nageais depuis un temps indéterminé, rencontrant déjà beaucoup de cadavres, mes forces s’épuisaient. Je n’avais qu’un collet de caoutchouc dont le coefficient de flottabilité est bien faible quand, avec une touchante et héroïque abnégation, des hommes accrochés à une poutre m’appelèrent pour me faire partager leur précaire moyen de salut. Ce fait souligne bien la belle valeur de nos hommes et leur dévouement. »
 
 Il est impossible de noter les nombreux actes d’héroïsme accomplis au cours de ce tragique évènement. Il faudra se borner à citer quelques noms.
 Ont doit s’incliner devant la noble figure du Commandant DELAGE qui, après avoir donné des ordres avec calme jusqu’à la fin, dit adieu à ses hommes et, accroché à la rambarde de la passerelle, resta avec son navire.
     DELAGE ne faisait qu’un avec le DANTON  dont il était l’âme. Homme d’une énergie extrême, d’une vigueur peu commune, il alliait à ces solides qualités du corps celle d’une brillante intelligence et d’un zèle toujours en éveil vers le devoir.
 Ardent patriote, grand cœur, il avait le mépris le plus absolu du danger et craignait seulement de ne pas être présent au jour de la bataille.
 Dur pour les autres, mais surtout dur pour lui-même, son équipage avait en lui une confiance absolue et était fier de servir sous les ordres d’un tel chef.
 Sa crânerie au feu était légendaire. Le Vice-amiral FAVEREAU, après une inspection du bâtiment, avait prononcé un jour ces paroles : « Un DANTON commandé par un DELAGE, c’est une force dans une escadre ! », et on aimait dire que le cuirassé ennemi qui aurait à soutenir le feu du DANTON ne résisterait pas longtemps. Sous la direction du Commandant DELAGE, tous les marins du DANTON n’eussent pas manqué de devenir au combat des héros.
 Le 19 mars, tous ses officiers, à son exemple, ont fait leur devoir pour assurer le salut du navire d’abord, de l’équipage ensuite. Presque tous sont morts.
 Le premier-maître mécanicien PINEAU, les maîtres mécaniciens LE VERGOZ (disparu), GOURIOU, CASTILLON ont pris des initiatives intelligentes, se sont multipliés, ont donné avec calme les ordres nécessaires.
 Parmi le personnel des chaufferies et des machines, il faut citer les seconds-maîtres JOURDEN, MAGUERES, GUILLOU, CHAIM, GUILLERM, FLOCH, des chaufferies, les premiers disparus, le second-maître MARSHALL, le matelot MONTANARD, qui ont aidé aux manœuvres avec intelligence et dévouement, le quartier-maître chauffeur MILBEO, les chauffeurs LE MEUR et KERMAIDIC, le matelot CAPGRAS, auxquels il fallut intimer l’ordre d’évacuer la chaufferie arrière qu’ils ne voulaient pas quitter, le second-maître LE GUILLIDIC, le quartier-maître LE LOUET, les matelots ROMAN, MONTTE, BOUCHERON, SOUBIRAN, occupés jusqu’au dernier moment aux manœuvres de redressement.
 Le premier-maître de timonerie LE CHEVERT (disparu), le quartier-maître électricien GUILLAS, ont fait tout le possible pour remédier à la paralysie de l’appareil à gouverner.
 Le second-maître canonnier MALLEJAN, le matelot électricien REZE, ont fait avec sang-froid les manœuvres nécessaires au poste central, qu’ils n’ont quitté que chassés par l’eau. MALLEJAN est mort victime de son dévouement s’étant mis à l’eau pour alléger un radeau trop chargé.
 Le premier-maître canonnier PETTON s’est multiplié pour assurer l’exécution des ordres, a grandement contribué au sauvetage d’un radeau.
 Le second-maître infirmier MINIER, le quartier-maître LE DUOT (disparu), ont assisté le médecin-major avec calme et dévouement.
 Ce sont quelques noms qui émergent. Combien d’autres dévouements restent inconnus !
 Le MASSUE arriva à Cagliari vers 23 heures, le 19 mars. Le Consul de France était sur le quai avec toutes les autorités italiennes. Les tramways, les autos, des civières, attendaient les naufragés pour les transporter à la caserne ou dans les hôpitaux. Dès l’arrivée, tous sont habillés avec des vêtements de soldats italiens, réconfortés et couchés. Le 21, toute la population, archevêque et autorités en tête, accompagnaient au cimetière les corps de quatre marins décédés. Ces obsèques furent l’occasion d’une imposante manifestation d’amitié franco-italienne.
 


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Excès de peur enhardit.
n°10051
Rutilius
V. infra.
Posté le 30-10-2008 à 11:46:37  profilanswer
 

   Bonjour à tous,
 
   Autres marins disparus le 19 mars 1917 avec le Danton :
 
     - LE BARS Jean, Marie, né le 5 novembre 1892 à Plougastel-Daoulas (Finistère) et y domicilié, " disparu en mer étant passager sur le Danton lors de la perte de ce cuirassé ", Quartier-maître canonnier sur la Provence I, Matricule n° 100.167-2 (Jug. Trib. Brest, 16 oct. 1918, transcrit à Plougastel-Daoulas, le 9 nov. 1918).
 
     - LE GALL Pierre, Marie, né le 30 mai 1896 à Ploujean - aujourd'hui Morlaix - (Finistère) et domicilié à Morlaix (Finistère), Matelot de 2e classe canonnier, Matricule n° 98.325-2 (Jug. Trib. Brest, 16 oct. 1918, transcrit à Morlaix, le 10 nov. 1918).
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 16-12-2008 à 21:07:39
n°11147
Geneamar
Posté le 16-12-2008 à 16:29:57  profilanswer
 

Officiers disparus le 19 mars 1917 avec le bâtiment.--- Jugement déclaratif de décès rendu le 16 octobre 1918 à BREST.
 
Officiers
 
- DELAGE Joseph Paul Marcel, né le 31 janvier 1862 à ROCHEFORT (Charente-Maritime), Capitaine de vaisseau.
 
- COÜY Alexandre Henri, né le 6 janvier 1873 à BREST (Finistère), Capitaine de corvette.
- DELORD Louis, né le 16 août 1873 à NÎMES (Gard), Capitaine de corvette.
 
- LAMBERT Prosper Jules Alfred, né le 6 juillet 1881 à SAINT-ANDRÉ-le-DÉSERT (Saône-et-Loire), Lieutenant de vaisseau.
- SAINT-RAYMOND Joseph Louis Marie Bernard, né le 12 septembre 1875 à TOULOUSE (Haute-Garonne), Lieutenant de vaisseau.
 
- GÉRARD Louis Léon, né le 8 juin 1886 à DOUAI (Nord), Enseigne de vaisseau de 1ère classe.
- THOMAS du FOSSÉ de BOSMALET Jacques Henry Gaston, né le 29 septembre 1895 à PARIS VIIème (Seine), Enseigne de vaisseau de 1ère classe.
 
- GALLOU Émile François, né le 15 novembre 1894 à BREST (Finistère), Enseigne de vaisseau de 2ème classe.
 
- MIGNOT Léon Fortuné Marius, né le 4 juillet 1863 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), Mécanicien en chef.
- DUBUISSON Louis Auguste, né le 1er mars 1865 à CRAZ (Ain), Mécanicien principal de 1ère classe.
- MEYER Georges Alexandre Joseph, né le 24 avril 1870 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), Mécanicien principal de 1ère classe.
 
Officiers Mariniers
 
- BURRET Pierre Antoine Louis, né le 13 juin 1879 à BORDEAUX (Gironde), Premier Maître Fourrier.
- GOULVESTRE Guillaume Marcel, né le 22 juin 1869 à PLÉGUIEN (Côtes-d'Armor), Premier Maître de manoeuvre.
 
- CAPELLE Robert Alcide, né le 13 juillet 1891 à CARDIFF, GRANDE-BRETAGNE, Maître Mécanicien
- FORICHER Paul Ferdinand, né le 4 février 1876 à BREST (Finistère), Maître Mécanicien.
 
- ALIX Jean Marie, né le 9 mars 1880 à TELGRUC-sur-MER (Finistère), Second Maître Fusilier.
- BALCON Jean Joseph, né le 6 juin 1872 à LAMBÉZELLEC (Finistère), Second Maître Fusilier.
- CHALM Daniel Yves, né le 3 août 1872 à ESQUIBIEN (Finistère), Second Maître Chauffeur.
- CORFA Goulven Marie, né le 8 juin 1879 à KERNILIS (Finistère), Second Maître Mécanicien.
- COSSEC Eugène Joseph Marie, né le 1er avril 1892 à DAMGAN (Morbihan), Second Maître Mécanicien.
- FERREC Jean Louis Emmanuel, né le 1er novembre 1875 à LORIENT (Morbihan), Second Maître Mécanicien.
- FLOCH Pierre Tanguy, né le 30 avril 1884 à GUIPAVAS (Finistère), Second Maître Artificier.
- GOULARD Louis Joseph Marie, né le 15 novembre 1893 à TOULON (Var), Second Maître Commis.
- GUÉGUEN François Marie, né le 11 novembre 1886 à BODILIS (Finistère), Second Maître Canonnier.
- GUILLOU François marie, né le 25 février 1885 à TAULÉ (Finistère), Second Maître Canonnier.
- GUILLOU Joseph, né le 26 août 1872 à PLEUMEUR-GAUTIER (Côtes-d'Armor), Second Maître Chauffeur.
- HERNOT Joseph, né le 9 janvier 1873 à PLOUGASTEL-DAOULAS (Finistère), Second Maître Chauffeur.
- JOURDEN Edouard Marie, né le 19 novembre 1879 à PLOUARZEL (Finistère), Second Maître Mécanicien.


Message édité par Geneamar le 05-01-2009 à 17:43:12

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Cordialement. Malou
n°11148
Geneamar
Posté le 16-12-2008 à 16:32:38  profilanswer
 

Marins disparus le 19 mars 1917 avec le bâtiment...
 
Quartier-Maîtres
 
- AGEZ François Joseph Léon Laurent, né le 10 août 1891 à GRAND-FORT-PHILIPPE (Nord), Manoeuvrier.
- ANSQUER Jean Yves, né le 24 novembre 1882 à CLÉDEN-CAP-SIZUN (Finistère), Chauffeur.
- AUDREN Joseph Marie, né le 1er février 1874 à QUIMPERLÉ (Finistère), Clairon.
- BAILLE André Marius Gérard, né le 23 février 1894 à TOULON (Var), Armurier.
- BATTESTI Toussaint, né le 21 août 1891 à AJACCIO (Corse-du-Sud), Canonnier
- BONIZEC Corentin Hervé, né le 3 juin 1890 à PEUMÉRIT (Finistère), Canonnier.
- CAPDUPUY Augustin Joseph, né le 9 septembre 1888 à CASTETS (Landes), Boulanger-coq.
- CHEMIN Gustave Elie, né le 11 mai 1889 à MARENNES (Charente-Maritime), Manoeuvrier.
- CHOMEL Paul Charles Eugène, né le 12 février 1894 à PEYRINS (Drôme), Électricien.
- CLAVEL Ferdinand, né le 18 avril 1892 à BAYON-sur-GIRONDE (Gironde), Mécanicien.
- CLAVIER Joseph Marie Jean Baptiste, né le 2 août 1891 à SAINT-PÔTAN (Côtes-d'Armor), Maneuvrier.
- DAVID Joseph Auguste René, né le 5 mars 1884 à BOUAYE (Loire-Atlantique), Cuisinier.
- DUMOULIN Marius Émile Barthélemy, né le 18 mars 1893 à TOULON (Var), Armurier.
- FILIPPI Vincent Jean, né le 4 mars 1890 à BASTIA (Haute-Corse), Électricien.
- GUIGUES Edouard Auguste, né le 15 décembre 1891 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), Mécanicien.
- HÉRISSÉ Léon Armand, né le 15 janvier 1893 à VERRUYES (Deux-Sèvres), Mécanicien.
- JAFFRY Jean Yves, né le 11 octobre 1886 à ESQUIBIEN (Finistère), Chauffeur.
 
1ère classe
 
- ARROUET Francis, né le 12 mai 1891 à SAINT-JULIEN-de-CONCELLES (Loire-Atlantique), Chauffeur.
- BERTHO Eugène Emmanuel, né le 6 octobre 1892 à MESQUER (Loire-Atlantique), Mécanicien.
- BROSSARD Marcel Victor Joseph, né le ... à ..., Électricien.--- Matricule 98476, 2ème arrdt maritime.
- BROUDIN Joseph Marie, né le 21 octobre 1890 à PLOUNÉOUR-TREZ (Finistère), Chauffeur.
- CARDON Louis Charles, né le 22 mai 1894 à PARIS XIVème (Seine), Chauffeur.
- CHAMBRIN Jean François, né le 3 mai 1890 à PLOURHAN (Côtes-d'Armor), sans spécialité.
- CLAUDIN Charles Marcel, né le 4 avril 1892 à BLAINVILLE-sur-L'EAU (Meurthe-et-Moselle), sans spécialité.
- DELTOUR Louis Adolphe Auguste, né le 26 janvier 1893 à AMBLETEUSE (Pas-de-Calais), Mécanicien.
- DUPUIS Claude, né le 11 avril 1891 à Le CREUSOT (Saône-et-Loire), Mécanicien.
- FRANCESCHI Jacques Marie, né le 17 décembre 1894 à BASTIA (Haute-Corse), Canonnier.
- GRÉGOIRE Henri Armand, né le 7 septembre 1893 à MONTHERMÉ (Ardennes), Chauffeur.
- GOULARD Philippe Auguste René, né le 12 septembre 1892 à La SAUVETAT-du-DROPT (Lot-et-Garonne), Canonnier.
- HERRY Henri René, né le 7 février 1891 à LOGONNA-DAOULAS (Finistère), sans spécialité.
- KERSAUDY Joseph Marie, né le 10 janvier 1891 à ROSCANVEL (Finistère), sans spécialité.
 
2ème classe
 
- AURIOL Jean Robert, né le 7 avril 1892 à MAURY (Pyrénées-Orientales), sans spécialité.
- BANSE Pierre dit Octave, né le 14 septembre 1880 à LANTON (Gironde), sans spécialité.
- BERTRAND Louis Roger, né le 7 août 1898 à COGNAC (Charente), Fusilier.
- BRÉLIVET Henri Corentin, né le 9 décembre 1893 à DOUARNENEZ (Finistère), Gabier.
- BRESSAND Gabriel Auguste, né le 3 mars 1892 à CHÂLON-sur-SAÔNE (Saône-et-Loire), Mécanicien.
- BRUN Lucien François, né le 8 novembre 1888 à VEDÈNE (Vaucluse), sans spécialité.
- CABASSON Joseph Angelin, né le 11 avril 1895 à CLAVIERS (Var), Chauffeur.
- CALVETTI Raphaël Georges François, né le 8 janvier 1889 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), Maître d'Hôtel.
- CARDUNER Pierre Yves François Marie, né le 14 avril 1891 à MELGVEN (Finistère), sans spécialité.
- CARIOU Sébastien, né le 28 octobre 1891 à SAINT-SERVAN-sur-MER, Gabier.
- CHOLAT Paul Léon, né le 20 juillet 1894 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), sans spécialité.
- CLAVERIE Jean Baptiste, né le 3 mai 1892 à MOUGUERRE (Pyrénées-Atlantiques), Maître d'Hôtel.
- COLIN François Joseph, né le 14 février 1898 à QUIMPERLÉ (Finistère), Fusilier.
- CONTE Jean Baptiste, né le 20 novembre 1893 à GUYOTVILLE, ALGÉRIE, sans spécialité.
- COSTA Ernest Marius, né le 21 juin 1898 à La SEYNE-sur-MER (Var), Mécanicien.
- COZIEN Guillaume Florentin, né le 22 février 1889 à BREST (Finistère), sans spécialité.
- DESEIGNE Auguste Jérôme, né le 22 septembre 1893 à MARCK (Pas-de-Calais), Chauffeur.
- DESTANDAU Sylvain, né le 23 février 1898 à OSSÈS (Pyrénées-Atlantiques), Timonier.
- DRÉVILLE Arsène Constant Casimir, né le 6 juillet 1898 à SAINT-JUST-en-CHAUSSÉE (Oise), Canonnier.
- EDÉ Ernest Louis, né le 17 novembre 1895 à PARIS VIIème (Seine), sans spécialité.
- FRAYSSE Robert Marius, né le 14 février 1892 à GRASSE (Alpes-Maritimes), Boulanger-coq.
- FERMENT Gaston Adolphe, né le 21 août 1892 à Le CROTOY (Somme), sans spécialité.
- GARDIN Georges Louis Henri, né le 17 septembre 1893 à CHERBOURG (Manche), Mécanicien.
- GIBERT Pierre Vincent, né le 21 octobre 1879 à GRUISSAN (Aude), Canonnier auxiliaire.
- GOARDET Yves Marie, né le 7 décembre 1879 à CONCARNEAU (Finistère), Canonnier auxiliaire.
- GUEIRARD François Marius Jacques, né le 27 janvier 1888 à TOULON (Var), sans spécialité.
- GUÉZENNEC Yves Marie, né le 27 juin 1887 à HENVIC (Finistère), Gabier.
- GUILLORET Jean marie Célestin Pierre, né le 25 janvier 1890 à La MEILLERAYE-de-BRETAGNE (Loire-Atlantique), Maître d'hôtel.
- HAÏRA Armand Henri, né le 24 février 1893 à URRUGNE (Pyrénées-Atlantiques), Torpilleur.
- ITTÉ Pierre, né le 17 novembre 1894 à USTOU (Ariège), Canonnier.
- JULIÉ Gaston Paul, né le 19 février 1893 à VANVES (Hauts-de-Seine), Mécanicien.
- JUNQUA Louis Émile Paul, né le 16 mai 1895 à La SAUVETAT (Gers), Canonnier.
- KERMAÏDIC Pierre Marie, né le 20 mars 1891 à LANDÉDA (Finistère),Chauffeur.
 
3ème classe
 
- AVRIL Albert André, né le 19 juillet 1893 à PARIS XVIIème (Seine), sans spécialité.
- BATH Louis, né le 17 mai 1896 à LYON VIème (Rhône), sans spécialité.
- BENIGNI Alexandre, né le 6 septembre 1895 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), sans spécialité.
- BERNARD Alfred Henri, né le 2 décembre 1889 à ROCHEFORT (Charente-Maritime), sans spécialité.
- BERNARD Georges Léon Marie, né le 7 février 1888 à Le PELLERIN (Loire-Atlantique), sans spécialité.
- BESSARD Louis Aimé Auguste, né le 10 mai 1893 à GIGNY (Jura), sans spécialité.
- BLOTEAU René, né le 29 novembre 1893 à ROCHEFORT (Charente-Maritime), sans spécialité.
- BOURGAIN Louis Marie, né le 5 mai 1897 à OUTREAU (Pas-de-Calais), sans spécialité.
- BROUSTE Albert, né le 28 septembre 1892 à MONT-de-MARSAN (Landes), sans spécialité.
- CHADOUX Alexandre, né le 4 janvier 1885 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), Fusilier auxiliaire.
- CHEMIN Louis, né le 10 juin 1881 à SAINT-PIERRE-d'OLÉRON (Charnete-Maritime), Canonnier auxiliaire.
- CORBET Jean Camille Adolphe, né le 7 juin 1896 à LE HAVRE (Seine-Maritime), sans spécialité.
- COUTANCEAU Prudent Marin , né le ... à ..., sans spécialité.--- Matricule 923, Île d'Yeu.
- DALLONI Paul Victor, né le 22 janvier 1894 à SAINT-TROPEZ (Var), sans spécialité.
- De FALCO Michel Augustin, né le 28 août 1895 à BÔNE, ALGÉRIE, sans spécialité.
- DEGUAY Philippe Jean, né le 25 septembre 1894 à Le MESNIL-sur-OGER (Marne), Électricien provisoire.
- DESVERGNE Jean, né le 6 décembre 1893 à ANGOULÊME (Charente), sans spécialité.
- DEZÈS Joseph, né le 20 avril 1898 à BAYONNE (Pyrénées-Atlantiques), sans spécialité.
- DONATI Victor Alfred, né le 22 mai 1895 à CENTURI (Haute-Corse), sans spécialité.
- DOUARIN Joachim François Marie, né le 6 avril 1892 à l' ÎLE-d'ARZ (Morbihan), sans spécialité.
- DOUGUET Yves, né le 18 juillet 1892 à PORT-LAUNAY (Finistère), sans spécialité.
- DROFF Raymond, né le 2 avril 1891 à KERLOUAN (Finistère), sans spécialité.
- DURRIEU Jean Gabriel, né le 27 novembre 1893 à BORDEAUX (Gironde), sans spécialité.
- EYGASIER Marius Clément Félix, né le 10 juin 1898 à MARTIGUES (Bouches-du-Rhône), sans spécialité.
- EYGASIER Valentin Lazare, né le 10 juin 1898 à MARTIGUES (Bouches-du-Rhône), sans spécialité.
- EYGASIER Victorin Joseph, né le 9 février 1889 à ISTRES (Bouches-du-Rhône), sans spécialité.
- FAUCHERAND Émile, né le 21 janvier 1897 à Le PORTEL (Pas-de-Calais), sans spécialité.
- FILZ Hilaire Louis Alphonse, né le 3 mai 1895 à PARIS XIVème (Seine), sans spécialité.
- GALIPOT Louis Charles, né le 4 février 1891 à SAINT-SERVAN-sur-MER (Ille-et-Vilaine), sans spécialité.
- GAUTREAU Léopold, né le 29 juillet 1889 à ESNANDES (Charente-Maritime), sans spécialité;
- GÉGOT Nicolas, né le 2 juillet 1881 à l' Ile de BATZ (Finistère), sans spécialité.
- GOUÉRÉ Hervé, né le 28 décembre 1895 à BREST (Finistère), sans spécialité.
- GROSSAN Alexandre Eugène, né le 14 décembre 1898 à LYON 2ème (Rhône), sans spécialité.
- GUEICHA Lucien, né le 6 janvier 1894 à ALGER, ALGÉRIE, sans spécialité.
- HIGOUNINE Albert Louis, né le ... à ..., sans spécialité.--- Matricule 367 à Sète.
 
Apprenti-marin
 
- BÉJONY Ulysse François Roselin, né le ... à ... --- Matricule 62264, 5ème arrdt maritime.
- BLANC Jean Aimé Alban, né le 15 mai 1892 à LACANAU (Gironde).
- BORG Augustin, né le 11 avril 1897 à BÔNE 5Constantine), ALGÉRIE.  
- CANCEL Elie Jules Dominique, né le 2 juillet 1899 à ROQUEFORT-des-CORBIÈRES (Aude), Chauffeur auxiliaire.
- CLOMET Jean, né le 28 mai 1893 à PARIS Vème (Seine).
- CRÉON Pierre, né le 13 juillet 1895 à CLAIRAC (Lot-et-Garonne).
- DALLEST Delphin Louis, né le 7 janvier 1898 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), Aide-chauffeur.
- DAUPHIN Ernest René, né le 2 août 1899 à PLOUÉZEC (Côtes-d'Armor).
- DAURIAC Edouard, né le 5 juillet 1899 à PARIS VIème (Seine).
- ESCOFFONI Lazare Marius, né le 30 mai 1898 à TOULON (Var).
- EMERY Marcel Henri, né le 10 octobre 1899 à DOMÈNE (Isère).
- GOAZEMPIS Guillaume, né le 12 juillet 1881 à TRÉDARZEC (Côtes-d'Armor).
- HEURTIN Léon, né le 31 janvier 1899 à NEUVILLE-sur-OISE (Val-d'Oise).
- KRAEMER Séraphin Désiré, né le 23 avril 1892 à SAINT-OUEN (Seine-Saint-Denis).
 
Passager
 
- BONFANTI Casimir, né le 17 décembre 1893 à BASTIA (Haute-Corse), Matelot de 1ère classe Chauffeur du "DÉMOCRATIE"
 
 
.../...


Message édité par Geneamar le 06-01-2009 à 08:41:20

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Cordialement. Malou
n°11149
Geneamar
Posté le 16-12-2008 à 16:33:32  profilanswer
 

Cette fenêtre sera effacée si inutile...


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Cordialement. Malou
n°11163
dbu55
Posté le 16-12-2008 à 20:59:53  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Daniel
 
     

Citation :

- LE GALL Pierre, Marie, né le 30 mai 1896 à Plougar (*) (Finistère) et domicilié à Morlaix (Finistère), Matelot de 2e classe canonnier, Matricule n° 98.325-2 (Jug. Trib. Brest, 16 oct. 1918, transcrit à Morlaix, le 10 nov. 1918).
----------------------------------------------------------------------------------------
(*) Commune de naissance vraisemblable, la fiche M.D.H. étant à cet égard illisible.  


   
La commune de naissance de Pierre Marie LE GALL est Ploujean (Aujourd'hui Morlaix)
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sang ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°11165
Rutilius
V. infra.
Posté le 16-12-2008 à 21:35:11  profilanswer
 


   Bonsoir Dominique,  
 
   Merci pour cette précision. La correction est maintenant effectuée.
   
   Bonne soirée,
   Daniel.
   

n°11891
olivier 12
Posté le 04-01-2009 à 08:36:23  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Pour la fiche, une autre CP du DANTON
 
http://img301.imageshack.us/img301/106/danton3zn4.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier

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