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Auteur Sujet :

DANTON - Cuirassé

n°14023
fanfan14
Posté le 05-03-2009 à 17:05:25  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

JPC a écrit :

Bonjour, dans "Le Miroir"  du 8 avril 1917, vous avez la double page centrale intitulée : Le torpillage du cuirassé "Danton" en Méditerranée, instantanés pris d'un navire sauveteur. Et  5 photos prises sans doute du "Massue". 1) et 2) : 13h5  et 13h30 le Danton torpillé s'incline, 3) : 13h40 le bâtiment chaviré   4) : 13h45, le gouvernail disparaît, 5) des survivants sur la mer.
Commentaire en bas de page :
Le cuirassé "Danton" construit en 1910, déplaçait 18 350 tonneaux, et mesurait 145 m de long. Il a été coulé le 17 mars par un sous-marin ennemi. Le nombre des victimes est de 296, le torpilleur d'escorte "Massue" et d'autres bâtiments de patrouille ayant sauvé 806 hommes. Les photographies que nous reproduisons ont été prises à bord de l'un des navires sauveteurs. En voici le détail 1) le "Danton" vient de recevoir deux torpilles et s'incline sur bâbord; le torpilleur d'escorte fonce à toute vitesse sur le sous-marin dont le périscope a été vu et que le commandant croit avoir coulé peu après. 2) le cuirassé a rappelé au poste de combat et continue sa route; il n'avance presque plus, la bande devient inquiétante; 3) le "Danton" a chaviré, la quille arrière seule emerge avec le gouvernail et les hélices; des naufragés courent sur l'épave qui s'enfonce; 4), le gouvernail émerge seul et  va disparaître à son tour; 5) il n'y a plus sur la mer que des naufragés nageant au milieu des épaves. Le torpilleur va de l'un à l'autre ne se dirigeant sur le port italien de Cagliari qu'après en avoir recueilli 470 pour sa part.
Bien qu'assez grandes de 14 x 12 à 21 x 12. Elles sont en sépia peu contrasté et sauf la 2) ou le "Danton" est entier, je ne pense pas qu'elle supporteraient le scan. Enfin pour le cas où... je possède ce numéro de "Le Miroir".  Cordialement JPC


bonjour,je recherche des documents sur le batiment danton,mon grand père était dessus lors du torpillage en sardaigne.il a survécu au naufrage.merci.cordialement.

n°14024
Ar Brav
Posté le 05-03-2009 à 17:45:43  profilanswer
 

fanfan14 a écrit :


bonjour,je recherche des documents sur le batiment danton,mon grand père était dessus lors du torpillage en sardaigne.il a survécu au naufrage.merci.cordialement.


 
Bonjour,
 
Je vous invite à consulter le site Navires de la Grande Guerre :
 
http://navires-14-18.com/index.php
 
Vous y trouverez une fiche détaillée sur le cuirassé Danton à cette page :
 
http://navires-14-18.com/admin/cuirasses.php?limite=10
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°14916
Ar Brav
Posté le 08-04-2009 à 18:41:50  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Quelques clichés sur la fin du Danton, parues dans le Miroir du 8 avril 1917. Merci à Christian (Géraud) de les mettre à la disposition de tous.
 
L'article :
 
Le cuirassé Danton, construit en 1910, déplaçait 18 350 tonneaux et mesurait 145 mètres de long. Il a été coulé le 17 mars par un sous-marin ennemi. Le nombre des victimes est de 296, le torpilleur d'escorte Massue, et d'autres bâtiments de patrouille ayant sauvé 806 hommes. Les photographies que nous reproduisons ont été prises à bord des navires sauveteurs. En voici le détail :
 
1° le Danton vient de recevoir deux torpilles et s'incline sur bâbord ; le torpilleur fonce à toute vitesse sur le sous-marin dont le périscope a été vu et que le commandant croit avoir coulé peu après ;

 
Cliché 1 :
 
http://images1.hiboox.com/images/1509/9c54c1fc65fcfccd669bf4c5ac81ec99.jpg
 
13h05 : le Danton torpillé s'incline
 
Cordialement,
Franck
 
(à suivre)


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n°14942
Ar Brav
Posté le 09-04-2009 à 16:41:17  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Toujours quelques clichés sur la fin du Danton, parues dans le Miroir du 8 avril 1917.
 
Cliché 2 :
 
http://images1.hiboox.com/images/1509/5a2e3404e26f8c450a948e132d0e56ad.jpg
 
13h20 : le Danton torpillé s'incline.  
 
2° le cuirassé a rappelé au poste de combat et continue sa route ; il n'avance presque plus, la bande devient inquiétante.
 
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 09-04-2009 à 16:53:21

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n°14944
Ar Brav
Posté le 09-04-2009 à 16:52:10  profilanswer
 

Re,
 
Cliché 3 :  
 
http://images4.hiboox.com/images/1509/869920f10541eaaa9492426bc7d1e3da.jpg
 
13h40 : le bâtiment chaviré.
 
3° le Danton a chaviré, la quille arrière seule émerge avec le gouvernail et les hélices ; des naufragés courent sur l'épave qui enfonce.

 
Cordialement,
Franck
 
(à suivre)


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n°14965
Ar Brav
Posté le 10-04-2009 à 07:22:47  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Cliché 4 :  
 
http://images0.hiboox.com/images/1509/ef40398d613d3d9db82e3e077f26743d.jpg
 
13h45 : le gouvernail disparait.
 
4° le gouvernail émerge seul et va disparaitre à son tour.

 
Cordialement,
Franck
 
(à suivre)
 


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n°14966
Ar Brav
Posté le 10-04-2009 à 07:34:51  profilanswer
 

Re,
 
Cliché 5 :    
 
http://images0.hiboox.com/images/1509/cddc7e84099bd1f0274f02838f56d5f1.jpg
 
5° des survivants sur la mer. Il n'y a plus sur la mer que des survivants nageant au milieu des épaves. Le torpilleur va de l'un à l'autre ne se dirigeant sur le port italien de Cagliari qu'après en avoir recueilli 470 pour sa part.
 
Fin de la série de photos.
 
Cordialement,
Franck


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n°14977
olivier 12
Posté le 10-04-2009 à 10:02:43  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Deux images sonar de l'épave du DANTON
 
http://img27.imageshack.us/img27/4683/epavedanton1.jpg
 
http://img27.imageshack.us/img27/8352/epavedanton2.jpg
 
et l'article qui les accompagne (source meretmarine.com - section histoire)
13/03/2009
 
Un profond sommeil de 92 ans. L'épave du Danton, un cuirassé français de la première guerre mondiale, a été découverte le 19 février dernier au large de la Sardaigne. À l'intérieur reposent encore les corps de près de 300 marins. C'est une société néerlandaise de géotechnique qui a retrouvée ce vestige naval. Le navire hydrographique auteur de la découverte, accomplissait des études détaillées du fond marin pour établir le tracé d'un gazoduc entre l'Italie et l'Algérie. Si ce type de découverte est fréquent, l'excellent état de conservation du vaisseau a soulevé l'intérêt des publics et des historiens pour le récit de la fin du cuirassé.
 
Les derniers « pré-dreadnought »
 
Long de 145 mètres pour une largeur de 25.8 mètres et un déplacement de 18.300 tonnes, le Danton fut le premier d'une nouvelle série de six cuirassés commandés en 1906. Ces navires succédaient aux cinq unités de la classe Patrie, qui avaient mis fin à la fameuse période de la « flotte d'échantillons ». Subissant encore le contrecoup des thèses de la « Jeune école », la marine française avait pris un retard certain en matière de navires de ligne. Au moment où le Danton est commandé, la Grande Bretagne met à flot le Dreadnought. Avec une artillerie principale composée d'un calibre unique, ce navire va révolutionner l'approche des cuirassés. Si les Allemands emboitèrent rapidement le pas aux Anglais, les Français attendront le Courbet pour disposer de leur premier bateau de ce type (mis en service en 1913). En attendant, la Marine nationale poursuit la réalisation des Danton. Souvent considérés comme « déjà dépassés » lors de leur mise en service, ces bâtiments n'en demeuraient pas moins très puissants. Ils disposaient de deux tourelles doubles axiales de 305 mm et, sur chaque bord, de trois tourelles doubles de 240 mm, soit 12 canons de ce type. L'artillerie secondaire était constituée de 16 pièces de 75 mm. Lancé en 1909 à l'arsenal de Brest, le Danton est opérationnel en juin 1911.
Affecté à Toulon, le cuirassé passe la guerre en Méditerranée, protégeant notamment les convois de troupes.
 
19 Mars 1917. Le conflit s'étend jusque dans les eaux méditerranéennes où le Danton fait route vers l'île grecque de Corfou. La veille, le bâtiment et son équipage de 1000 hommes ont quitté Toulon. Ils sont escortés par le torpilleur d'escadre Massue. Des renseignements faisant état de la présence de sous-marins ennemis en mer Tyrrhénienne obligent le commandant du Danton, le capitaine de vaisseau Delage, à modifier son cap pour passer par l'ouest de la Sardaigne.
Pas de vent, une mer calme. Des conditions climatiques qui ne laissent pas prévoir le drame. Il est 13h15 lorsque le veilleur de hune aperçoit un sillage dont l'origine est à environ 500 mètres du bateau selon les témoins. L'alerte donnée, un seul coup de canon put être tiré. Au jugé. Deux torpilles, l'une à l'avant et l'autre au centre, frappèrent coup sur coup le monstre d'acier. Le commandant crût d'abord que son navire supporterait le coup. Lorsqu'il ordonna d'évacuer 10 minutes après, il était déjà trop tard. Tous les équipements électriques hors de service, il fut impossible de mettre les embarcations à la mer. Des radeaux de fortune furent composés dans la hâte. Le bâtiment qui s'inclinait, mit 30 minutes à sombrer. «Vive la France!» salua le commandant, imité par les naufragés. 296 marins n'ont pu être secourus par le Massue qui a assisté à la scène. Certains succombèrent à la congestion, d'autres à la fatigue. Le commandant est resté agrippé à la passerelle jusqu'au bout. Ironie de l'histoire, c'est un sous-marin qui est l'auteur des tirs alors que le Danton s'était justement dérouté pour les fuir.
 
Aujourd'hui, les anciens se souviennent, les témoins racontent, l'histoire refait surface. Et il y a la mer, profonde et infiniment sombre, qui lève le voile sur les derniers instants du Danton. L'interprétation de données sonar réalisée par la société à l'origine de la découverte révèle la présence d'une épave de 125 m de long et 27 m de large parmi un groupe de plus petits impacts. Sans doute les débris du fier cuirassé. Les données indiquent également que la proue de l'épave est inclinée sur le fond marin et émerge sur quelques 15 mètres. L'agonie du Danton, la dispersion des débris et le choc final avec le fond marin ont ainsi pu être reconstitués. «Il est fort peu probable que l'épave soit remontée à la surface, car elle se trouve à une très grande profondeur» avance la firme de géotechnie, «aucun plongeur ne peut l'atteindre, seulement des robots. Ce n'est pas réaliste». Le Danton conservera jalousement ses derniers secrets à plus de 1000 mètres sous la mer.
 
cdlt


Message édité par olivier 12 le 10-04-2009 à 13:41:02

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olivier
n°15623
poppycock
Sumus quid sumus.
Posté le 24-04-2009 à 14:21:25  profilanswer
 

Bonjour à tous. J'écris des Etats-Unis et m'excuse du pauvre français. (Je ne parle pas la langue et ai compté sur le logiciel en ligne libre pour traduire. J'espère que le message est au moins intelligible, si pas aussi  
idiomatique ou élégant que votre langue belle mérite.)
 
J'ai lu avec l'intérêt votre dialogue sur le fait de couler du cuirassé d'escadre galant DANTON.
 
Je suis le conservateur d'un site Internet consacré à l'histoire navale et ai récemment produit un webpage sur le Danton et ce qu'il coule, compléter la page existante sur la classe de Danton de 6 navires. J'ai pris la liberté de reproduire deux des photos postées sur votre blog. Vous pouvez lire le résultat à http://www.cityofart.net/bship/fr_ [...] reck.html. Vous ourriez vous intéresser à mon photo-essai sur la marine française, disponible sur mon site à http://bigbadbattleships.com/ Cliquent 'Fichu les Torpilles' et l'élection 'la Marine française' du menu principal. Je me concentre sur les cuirassés d'escadre du 19ème siècle tarde et <<pre-dreadnought>>, donc naturellement le MNF dans cette période offre le contenu très divertissant et illustrément riche.
 
Merci et les salutations distinguées à tous. Nous attendons des relations plus cordiales impatiemment entre la France et l'E-U maintenant que les psychopathes Bush et Cheney ont pris sa retraite.
 
-- "Sir Percival Poppycock, RN, KCIE"


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"Sir Pervical Poppycock, RN, KCIE"
n°15750
Ar Brav
Posté le 26-04-2009 à 17:57:04  profilanswer
 

Bonjour Poppycock,
 
Soyez le bienvenu sur le forum. Merci pour le lien et bravo pour le site  :)  
 
Bien cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°17062
sesouvenir
Posté le 27-05-2009 à 11:46:45  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Dans le cadre de mes recherches sur le remorqueur "le Laborieux" j'ai trouvé sur internet un article de la revue "Sillage" - "Le magazine de la ville de Brest et de la CUB" n° 88 Mai-juin 2002 - qui retrace l'histoire du DANTON.
 
Il évoque la genèse de sa construction, l'incident survenu lors de son lancement officiel malgré l'intervention des remorqueurs Laborieux et Haleur, son carénage de 1917 (modification de son système d’artillerie et installation à
son bord d'un ballon captif destiné au repérage des sous-marins) et bien sûr sa disparition tragique.
 
http://www.mairie-brest.fr/sillage/sillage_88.pdf
J'édite pour préciser qu'en tapant "laborieux" dans la case recherche, vous tombez directement sur l'article. Avec Danton il faut cliquer plusieurs fois sur "suivant"
 
Cordialement
sesouvenir


Message édité par sesouvenir le 27-05-2009 à 11:48:38
n°17255
gaby
fille d'un naufragé
Posté le 01-06-2009 à 18:01:16  profilanswer
 

Bonjour .Merci de tous ces renseignements .je ne suis pas très adroite pour tapper les messages.depuis que j'ai su qu'il y avait un forum sur le danton;je me suis mise a l'ordinateur .quel plaisir! d'avoir tous ces renseignements MON Père n'en parlait pas souvent;les mauvais souvenirs on veut les oublier.Je me rappelle qu'il nous disait(après être resté 5h dans l'eau on m'a jeté un filin;on m'aurait coupé les mains que je  ne l'aurai pas laché)IL A eu de la chance étant cuisinier sa digestion s'est faite dans l'eau. Mes amitiés a tous.paulette

n°18181
GENEAMAR
Posté le 28-06-2009 à 11:22:54  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Au chapître "Pour la petite histoire..."
 
  En page 1, nouvelle insertion concernant l'année 1912...
   :hello:


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Cordialement. Malou
n°18217
GENEAMAR
Posté le 29-06-2009 à 08:33:17  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
Au 1er janvier 1914, le cuirassé "DANTON" était affecté à la 1ère Escadre de la 1ère Armée navale.
 
FOURNIER Émile Frédéric Alfred
 
Né le 8 février 1860 à BREST (Finistère) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1876 (port BREST), Aspirant le 5 octobre 1879. En 1881, sur le croiseur "MAGICIENNE", Division navale des Antilles (Cdt Louis JUIN). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1881. Au 1er janvier 1885, sur le croiseur "DUCHAFFAULT", Escadre d'Extrême-Orient (Cdt Paul LE MERCIER-MOUSSAUX). Au 1er janvier 1886, port BREST. Lieutenant de vaisseau le 29 mars 1886. Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1894, Second sur le croiseur "SURCOUF", Escadre du Nord (Cdt Albert THIERRY). Au 1er janvier 1896, port BREST. Le 24 août 1896, Adjoint au Chef d'État-Major du 2ème arrondissement maritime à BREST. Au 1er janvier 1899, en résidence à BREST. Au 1er janvier 1901, sur le cuirassé "MASSÉNA", Aide de camp auprès du Vice-Amiral Pierre MÉNARD, Commandant en chef l'Escadre du Nord. Le 21 octobre 1901, au Service des cartes et observatoire de la Marine à BREST. Capitaine de frégate le 1er janvier 1903. À cette date, Second sur le croiseur cuirassé "AMIRAL-AUBE", en essais à CHERBOURG (Cdt Louis TEXIER). Idem au 1er janvier 1904. Aux 1er janvier 1906, 1909, port BREST. Capitaine de vaisseau le 7 février 1910. Le 21 décembre 1910, Commandant le cuirassé d'escadre "BOUVET", porte-pavillon du Contre-Amiral Achille ADAM, Commandant une Division de la 2ème Escadre. Officier de la Légion d'Honneur le 29 décembre 1910. Au 1er janvier 1912, Commandant le cuirassé "CHARLES-MARTEL", porte-pavillon du Contre-Amiral Achille ADAM, Commandant une division de la 3ème Escadre. Le 1er janvier 1914, Commandant le cuirassé d'escadre "DANTON", 1ère Escadre, 1ère Armée navale. Au 1er janvier 1917, Directeur des mouvements du port de BREST. Versé dans le cadre de réserve le 7 mars 1917; port BREST.
 
BLANC Léon Marie Joseph
 
Né le 16 mars 1867 - Décédé.
Entre dans la Marine en 1882, Aspirant le 5 octobre 1885; port TOULON. Au 1er janvier 1886, sur le cuirassé "DÉVASTATION", Escadre d'évolutions (Cdt Nicolas Le BOURGEOIS). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1887, Lieutenant de vaisseau le 31 octobre 1892. Officier breveté Fusilier. Au 1er janvier 1894, sur le croiseur "DUGUAY-TROUIN", Division navale de l'Océan Pacifique (Cdt Charles COURREJOLLES). Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier breveté Canonnier. Aux 1er janvier 1896, 1897, Second sur l'aviso sur l'aviso "IBIS", Station de la Manche et de la Mer du Nord (Cdt Frédéric RICHARD-FOY). Au 1er janvier 1899, port TOULON. Au 1er janvier 1901, sur le cuirassé garde-côtes "JEMMAPES", Division de garde-côtes (Cdt Ernest LAMSON). Aux 1er janvier 1902, 1903, sur la "COURONNE", Bâtiment-école de canonnage; Commandant l'escouade des chefs de section (Cdt Laurent MARIN-DARBEL). Le 20 novembre 1903, Commandant le transport "LOIRET", Service du littoral. Au 1er janvier 1906, port TOULON. Capitaine de frégate le 12 octobre 1908. Au 1er janvier 1909, port TOULON. Le 24 octobre 1910, Commandant le groupe unique de la réserve spéciale à TOULON. Au 1er janvier 1912, port TOULON. Au 1er janvier 1914, Second sur le cuirassé "DANTON", Ière Escadre, 1ère Armée navale (Cdt Émile FOURNIER). Officier de la Légion d'Honneur. Capitaine de vaisseau le 11 avril 1916. Au 1er janvier 1918, port TOULON.
 
ROUSSEL Henri Joseph
 
Né le 14 juillet 1869 à PAMIERS (Ariège) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1887, Aspirant le 5 octobre 1890, Enseigne de vaisseau le 1er mai 1893; port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1894, sur l'aviso "PAPIN", division navale de l'Océan Indien (Cdt Narcisse KIÉSEL). Au 1er janvier 1896, sur le croiseur "CÉCILLE", Escadre de réserve de Méditerranée (Cdt Eugène LORMIER). Au 1er janvier 1897, sur le cuirassé garde-côtes "TERRIBLE", Escadre de réserve de la Méditerranée (Cdt Jean VALAT). Au 1er janvier 1899, Officier-Élève à l'École des torpilles de TOULON. Officier breveté Torpilleur. Lieutenant de vaisseau le 16 juillet 1900. Le 8 octobre 1900, Commandant un torpilleur de la Défense mobile de BREST. Le 8 octobre 1901, Commandant l'École de chauffe à BREST. Le 15 décembre 1903, Commandant le sous-marin "GYMNOTE", Station des sous-marins de TOULON. Chevalier de la Légion d'Honneur. Le 8 septembre 1904, Commandant le torpilleur autonome submersible "AIGRETTE", 1ère flottille des sous-marins de la MANCHE. Idem au 1er janvier 1906. Au 1er janvier 1909, sur le croiseur "DUGUAY-TROUIN", École d'application des Aspirants (Cdt Jules KÉRAUDREN). Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "PATRIE", 1ère Escadre (Cdt Maurice GRASSET). Au 1er janvier 1912, en résidence à PARIS, Officier d'ordonnance à l'État-Major particulier du Ministre de la Marine. Officier de l'instruction publique. Capitaine de frégate le 24 février 1913. Au 1er janvier 1914, Chef des services de sécurité sur le cuirassé DANTON (Cdt Émile FOURNIER). Capitaine de vaisseau le 26 juillet 1917. Au 1er janvier 1918, port TOULON.
 
Lieutenants de vaisseau :
 
BONGRAIN Charles Louis (can) - CRON Georges Jean Modeste - DELORD Louis (fus) - NOËL Eugène Paul Auguste Marie (torp) - PERDOUX Charles Louis Aignan - SAINT-RAYMOND Joseph Louis Marie Bernard (can) -  
 
Enseignes de vaisseau de 1ère classe :
 
BERRETTA Victor Louis - GÉRARD Louis Léon (can) - MARLOY André Joseph Auguste - SCHWERER Antoine Charles Alexandre - X (fus), Y,Z (non identifiés) -
 
Enseignes de vaisseau de 2ème classe :
 
BARAT Jacques Auguste - CADORET Paul Jules Marie - De LORGERIL Marie Antoine Olivier Amaury -
 
MIGNOT Léon Fortuné Marius    
 
Né le 4 juillet 1863 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône) - Décédé le 19 mars 1917 en mer, au sud de la SARDAIGNE, à 25 milles SW du phare SAN PIETRO.
Entre dans la Marine en 1884. Mécanicien principal de 2ème classe le 3 janvier 1896; port TOULON. Au 1er janvier 1897, sur le croiseur "BUGEAUD", Escadre de Méditerranée (Raymond BIGANT, Cdt). Au 1er janvier 1899, sur le croiseur "SFAX", Division navale de l'Océan Atlantique (André COFFINIÈRES de NORDECK, Cdt). Aux 1er janvier 1901, 1902, sur le croiseur cuirassé "POTHUAU", Escadre de Méditerranée (François RABOUIN, Cdt). En mars 1903, sur le cuirassé "GAULOIS", Escadre de Méditerranée (Pierre LE BRIS, Cdt). Idem au 1er janvier 1904. Au 1er janvier 1906, sur le croiseur cuirassé "MARSEILLAISE", Escadre de Méditerranée (Cdt Émile GUÉPRATTE). Mécanicien de 1ère classe le 22 avril 1906. Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1909, sur le cuirassé "DÉMOCRATIE", Escadre de Méditerranée (Cdt Alfred POIDLOÜE). Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "MASSÉNA", Division des écoles de canonnage (Marie LACAZE, Cdt). Au 1er janvier 1912, port TOULON. Mécanicien en chef le 10 mai 1912. Au 1er janvier 1914, sur le cuirassé "DANTON", 1ère Escadre, 1ère Armée navale (Cdt Émile FOURNIER). Le 19 mars 1917, cet Officier à nouveau affecté sur le cuirassé "DANTON", disparaît en mer victime du torpillage du bâtiment. Cité à l'ordre de l'Armée navale : " A fait preuve du plus grand calme et d'un sang-froid admirable. Par ses soins furent prises toutes dispositions judicieuses pour assurer le fonctionnement de l'appareil moteur après que le groupe des chaufferies avant eut été paralysé. S'est multiplié dans toutes les parties de son service. Mort pour la France.".--- Jugement déclaratif de décès rendu le 16 octobre 1918 à BREST et transcrit dans cette commune le 16 novembre suivant.--- dernier domicile à TOULON.
 
Mécaniciens principaux de 1ère classe :
 
ARTHUS Alexandre Charles Georges Henri - GODFRIN Charles Auguste - GUIRRONNET Elie Joseph - MEYER Georges Alexandre Joseph -
 
ROUGÉ Georges Philippe
 
Né le 15 mai 1883 - Décédé.
Entre dans la Marine en qualité d'Élève-commissaire le 1er novembre 1905. Commissaire de 3ème classe le 1er novembre 1906. Commissaire de 2ème classe le 1er novembre 1907; port TOULON. Au 1er janvier 1909, sur le cuirassé "REDOUTABLE", désarmé à SAÏGON, Station des bâtiments de servitude. Au 1er janvier 1912, sur le croiseur "CÉCILLE", bâtiment caserne à TOULON. Commissaire de 1ère classe le 26 octobre 1912. Au 1er janvier 1914, Officier d'administration sur le cuirassé "DANTON", 1ère Escadre, 1ère Armée navale (Cdt Émile FOURNIER). Même affectation au 1er janvier 1915. Le 19 mars 1917, à nouveau Officier d'administration sur le cuirassé "DANTON", il figure parmi les survivants du torpillage du bâtiment par le sous-marin allemand U64. Au 1er janvier 1918, port ROCHEFORT.
 
VIZERIE Philippe Gabriel Edmond
 
Né le 13 janvier 1869 - Décédé.
Entre dans la Marine en 1891, Aide-Médecin le 30 décembre 1891, Médecin de 2ème classe le 7 mai 1892, port TOULON. Le 1er juin 1892, Médecin-Major sur le canonnière "SAGITTAIRE", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Georges SIMON). Idema au 1er janvier 1914. Le 21 septembre 1895, Médecin-Major sur l'aviso "FULTON", Division navale de l'Océan Atlantique (Cdt Marie LESPINASSE de SAUNE). Idem au 1er janvier 1897. Au 1er janvier 1899, en résidence en CHINE. Aux 1er janvier 1901, 1902, en résidence en CHINE, en service à l'Arsenal de FOU-TCHÉOU. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médecin de 1ère classe le 25 mars 1902. Aux 1er janvier 1903, 1904, 1906, même affectation en CHINE. Au 1er janvier 1909, sur le croiseur cuirassé "DUPUY-DE-LÔME", Escadre du Nord (Cdt Alexandre YTIER). Le 1er février 1910, Médecin à la Direction des mouvements du port de TOULON. Le 9 janvier 1911, Médecin-Major à l'École des Mécaniciens, Chauffeurs et des Scaphandriers de TOULON. Médecin principal le 1er décembre 1912. Au 1er janvier 1914, Médecin-major sur le cuirassé "DANTON", 1ère Escadre, 1ère Armée navale (Cdt Émile FOURNIER). Le 7 octobre 1916, Chef de service à l'Hôpital maritime de SAINT-MANDRIER. Au 1er janvier 1918, port TOULON.  
 
Médecin de 2ème classe :
 
BIZARD Benoît Georges -
 
 


Message édité par GENEAMAR le 30-06-2009 à 16:36:28

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Cordialement. Malou
n°19190
dbu55
Posté le 06-08-2009 à 18:35:23  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Quelques marins, du DANTON ou morts sur le DANTON, non encore cités :
 
Décédés de maladies :
 
LE FORMAL Joachim Marie né le 21/09/1888 à Ploemeur (Morbihan), Quartier Maître Armurier, décédé le 07/10/1915 (27 Ans) à l'hôpital de Saint-Mandrier-sur-Mer (Var) de Maladie  - Inhumé à la Nécropole Nationale de Saint-Mandrier-sur-Mer - Rang N - Tombe 18 - Non répertorié sur le site MDH.
 
MÉZY Raymond né le 20/05/1893 à Le-Grau-Du-Roi (Gard), Matelot de 2ème Classe Gabier, décédé le 18/12/1916 (23 Ans) à l'hôpital militaire de l'Achilleïon à Corfou (Grèce) de Phlegmon    
 
Décédés lors de la perte du DANTON :
 
MICHAUX Yves Marie Joseph né le 08/03/1895 à Gommenec'h (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Quartier Maître Canonnier, décédé le 19/03/1917 (21 Ans) - A bord du DANTON - Disparu en mer    
 
PAILLET Louis Joseph né le 28/03/1893 à Belmont-de-la-Loire (Loire), Apprenti marin Sans Spécialité, décédé le 19/03/1917 (23 Ans) - A bord du DANTON - Disparu en mer    
 
VALENTINI Jean né le 23/03/1878 à Corbara (Haute-Corse), Matelot , décédé le 19/03/1917 (38 Ans) - A Bord du DANTON - Disparu en mer - Son nom figure sur le monument aux morts de Corbara (Haute-Corse) - Non répertorié sur le site MDH
 
Passager sur le DANTON :
 
QUESNEL Lucien Louis Albert né le 31/12/1891 à Le Crotoy (Somme), Matelot de 1ère Classe Sans Spécialité, décédé le 19/03/1917 (25 Ans) - A bord du DANTON - Disparu en mer - Marin du cuirassé PROVENCE passager à bord du DANTON pour rejoindre son bâtiment - Son nom figure sur la plaque commémorative de l'église du Crotoy (Somme)
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°19481
luciole
Posté le 11-08-2009 à 17:21:10  profilanswer
 

- FILIPPI Vincent Jean, né le 4 mars 1890 à BASTIA (Haute-Corse), Électricien.
 
Cette personne est mon arrière grand père. C'est le père que ma grand mère n'a jamais connu. Orpheline de son père à 2 mois et de sa mère à 3 ans, elle nous a quitté cette année à l'âge de 92 ans.  
 
En sa mémoire, je suis à la recherche d'une photo de cette personne disparue sur le Danton. Les archives de la défense nationale à Vincennes m'ont informé que seules aux archives sont stockées des photos d'officiers de marine. Je lance un appel auprès de personnes possédant ce type de document (photos de groupe ou autres ...)
 
Merci beaucoup de votre information
 
 
 

n°19996
gaby
fille d'un naufragé
Posté le 27-08-2009 à 10:00:54  profilanswer
 

le commandant  JURAMY a 1 plaque commemorative a Toulon et il etait tres estimé de la population toulonnaise .paulette
 
 
    ]Bonjour à tous...
 
"... Au Commandant en second qui lui rendait compte d’une première visite, il dit qu’il ne pensait pas qu’il y eut danger immédiat. Après une seconde inspection au centre et à l’avant, le Capitaine de Frégate JURAMY fit un nouveau rapport dans lequel il manifesta ses craintes."
 
JURAMY Antoine Joseph
 
Né le 10 juin 1867 - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1885, Aspirant le 5 octobre 1888, Enseigne de vaisseau le 7 décembre 1890; port TOULON. Au 1er janvier 1894, port TOULON. Au 1er janvier 1897, Second sur l'aviso-transport "POURVOYEUR", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Paul GARNAULT). Lieutenant de vaisseau le 16 mars 1897. Officier breveté Torpilleur. Le 3 décembre 1898, Adjoint au Directeur des Défenses sous-marines du 3ème arrondissement maritime à LORIENT. Au 1er janvier 1901, sur le croiseur "CHÂTEAURENAULT" en essais à TOULON (Cdt Jules Le PORD). Aux 1er janvier 1902, 1903, Archiviste puis Professeur sur le cuirassé "MAGENTA", École des marins torpilleurs (Cdt Claude RICHARD d'ABNOUR puis Joseph MALLET). Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1904. Au 1er janvier 1911, en résidence à PARIS, Aide de camp du Contre-Amiral Marie BAUDRY-LACANTINERIE, Directeur de l'École Supérieure de la Marine, 13 rue de l'Université. Capitaine de frégate le 19 octobre 1911. En juillet 1914, Commandant le torpilleur "CASSINI", groupe de mouilleurs de mines de la 1ère Armée navale. Idem en novembre 1915. Le 19 mars 1917, Second sur le cuirassé "DANTON", il figure parmi les survivants du torpillage du bâtiment par le sous-marin allemand U64. Officier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1918, port TOULON.[/quotemsg]


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paulette
n°20263
bruno17
1er RTA: Toujours le premier!
Posté le 02-09-2009 à 10:43:45  profilanswer
 

Bonjour,  
Un marin du cuirassé Danton retrouvé sur le monument aux morts de Chepniers en Charente-Maritime: Arsène Louis NICOLAS, matelot de 3ème classe sans spécialité, « disparu lors du torpillage du Danton par un sous-marin ennemi », le 19 mars 1917.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/NICOLASArsene.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/1757/monumentsauxmortsChepniers.jpg


Message édité par bruno17 le 02-09-2009 à 10:44:22

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Bruno Baverel.
http://ladecouvrance.izibookstore.com/auteur/35/Br
n°20272
gaby
fille d'un naufragé
Posté le 02-09-2009 à 22:03:40  profilanswer
 

GENEAMAR a écrit :

Bonjour à tous...
 
"... Au Commandant en second qui lui rendait compte d’une première visite, il dit qu’il ne pensait pas qu’il y eut danger immédiat. Après une seconde inspection au centre et à l’avant, le Capitaine de Frégate JURAMY fit un nouveau rapport dans lequel il manifesta ses craintes."
 
JURAMY Antoine Joseph
 
Né le 10 juin 1867 - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1885, Aspirant le 5 octobre 1888, Enseigne de vaisseau le 7 décembre 1890; port TOULON. Au 1er janvier 1894, port TOULON. Au 1er janvier 1897, Second sur l'aviso-transport "POURVOYEUR", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Paul GARNAULT). Lieutenant de vaisseau le 16 mars 1897. Officier breveté Torpilleur. Le 3 décembre 1898, Adjoint au Directeur des Défenses sous-marines du 3ème arrondissement maritime à LORIENT. Au 1er janvier 1901, sur le croiseur "CHÂTEAURENAULT" en essais à TOULON (Cdt Jules Le PORD). Aux 1er janvier 1902, 1903, Archiviste puis Professeur sur le cuirassé "MAGENTA", École des marins torpilleurs (Cdt Claude RICHARD d'ABNOUR puis Joseph MALLET). Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1904. Au 1er janvier 1911, en résidence à PARIS, Aide de camp du Contre-Amiral Marie BAUDRY-LACANTINERIE, Directeur de l'École Supérieure de la Marine, 13 rue de l'Université. Capitaine de frégate le 19 octobre 1911. En juillet 1914, Commandant le torpilleur "CASSINI", groupe de mouilleurs de mines de la 1ère Armée navale. Idem en novembre 1915. Le 19 mars 1917, Second sur le cuirassé "DANTON", il figure parmi les survivants du torpillage du bâtiment par le sous-marin allemand U64. Officier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1918, port TOULON.



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paulette
n°20273
Rutilius
Posté le 03-09-2009 à 00:01:47  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   ■ Autres marins disparus avec le Danton, le 19 mars 1917 :
 
     Membres de l'équipage :
 
    ― CAVIASCHI Lucien Léonce, né le 29 août 1894 à Sospel (Alpes-Maritimes) et y domicilié, mort le 19 mai 1917 « à bord du Danton, disparu en mer », Matelot de 3e classe mécanicien, Matricule n° 53.744–5 (Jug. Trib. Brest, 16 oct. 1918, transcrit à Morlaix, le 29 nov. 1918).    
 
    ― NAVARON Charles, né le 22 mai 1892 à Chamalières (Puy-de-Dôme) et y domicilié, Apprenti-marin, Matricule n° 55.748–5 (Jug. Trib. Brest, 16 oct. 1918, transcrit à Brest, le 24 nov. 1918).
 
    ― TIEC Guillaume Marie, né le 28 février 1882 à Pont-Croix (Finistère) et y domicilié, « décédé en mer le 19 mars 1917 lors de la perte de son navire le Danton », Second maître charpentier, Matricule n° 5016 – Audierne (Jug. Trib. Brest, 9 nov. 1918).
 
     Passagers :
 
    ― LE BARS Jean Marie, né le 5 novembre 1892 à Plougastel-Daoulas (Finistère) et y domicilié, « disparu en mer étant passager sur le Danton lors de la perte de ce cuirassé », Quartier-maître canonnier, Provence I, Matricule n° 100.167–2  (Jug. Trib. Brest, 16 oct. 1918, transcrit à Plougastel-Daoulas, le 9 nov. 1918).  
 
    ― LE MINTER Yves Marie, né le 22 décembre 1887 à Plouézec (Côtes-du-Nord) et y  domicilié, « disparu en mer lors de la perte du Danton, étant passager sur ce navire », Matelot de 3e classe sans spécialité, Bâtiments de servitude de Corfou, Matricule n° 98.325–2 (Jug. Trib. Brest, 16 oct. 1918, transcrit à Plouézec, le 10 nov. 1918).
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
   

n°20306
dbu55
Posté le 04-09-2009 à 21:58:25  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
d'autres marins disparus a bord du DANTON :
 
DESVERGNE Jean né le 06/12/1893 à Angoulême (Charente), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/03/1917 (23 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON      
 
DEZÈS Joseph né le 20/04/1888 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques (Basses-Pyrénées en 1914)), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/03/1917 (28 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON -  Son nom figure sur le monument aux morts de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)  
 
DONATI Victor Alfred né le 22/05/1895 à Centuri (Haute-Corse), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/03/1917 (21 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON -  Son nom figure sur le monument aux morts de Centuri (Haute-Corse)  
 
DOUARIN Joachim François Marie né le 06/04/1892 à Île d'Arz (Morbihan), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/03/1917 (24 Ans) Disparu en mer à bord du DANTON    
 
DOUGET Yves né le 18/07/1892 à Port-Launay (Finistère), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/03/1917 (24 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON - Son nom figure sur le monument aux morts de Port-Launay (Finistère)  
 
GROSSAN Alexandre Eugène né le 14/12/1898 à Lyon (Rhône), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/03/1917 (18 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON
 
MARTIN Adolphe Marius Brutus né le 30/07/1885 à Toulon (Var), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/03/1917 (31 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON  
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21156
dbu55
Posté le 12-10-2009 à 20:20:08  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
un autre marin disparu a bord du DANTON :
 
LE DOUX Adolphe Noël Stanislas né le 26/09/1895 au Tréport (Seine-Maritime (Seine-Inférieure en 1914)), Matelot de 3ème Classe - Décédé le 19/03/1917 (21 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON  
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21355
constellat​ion
Posté le 21-10-2009 à 20:57:42  profilanswer
 

Bonsoir à tous les amis du Danton.
 
Nouveau sur le forum, je pratique en outre le modélisme naval depuis plusieurs années. Ayant pris connaissance, en février dernier de la découverte du navire au large de la Sardaigne, j'ai lu avec intérêt toutes les informations disponibles sur lui.
 
Ma démarche est la suivante : je souhaite construire un modèle au 1/100ème. Sur les forums de modélisme, personne ne connaît le Danton, ou si peu. Il faut qu'il sorte de l'oubli. Quelqu'un pourrait-il me dire "OU" trouver quelques plans adaptables en modélisme (en dehors des photos bien entendu).
 
Bien à vous tous. :jap:  
 

n°21357
Terraillon​ Marc
Posté le 21-10-2009 à 21:40:53  profilanswer
 

Bonsoir
 
Le SHD possede les plans en version numérique, il suffit de leur faire la demande (c'est un service payant) et ils vous adresseront le CDrom avec des plans sous format TIF
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°21378
constellat​ion
Posté le 22-10-2009 à 11:07:36  profilanswer
 

Merci pour cette information, Marc. C'est dommage toutefois que cela soit payant. La faute aux hackers et autres, sans doute, à moins que cela ne soit dans l'air du temps (!). Pour l'heure, les données qu'il me manque concernent  
le dessin des couples de la coque, qui donnent leur forme si particulière à la carène des "pré Dreadnought" dont fait partie le Danton.  
Ma démarche ne s'inscrit pas dans un projet visant la qualité d'un modèle tel qu'il est possible d'en voir dans nos grands musées nationaux. Elle est personnelle, mais je souhaite réaliser quelque chose le plus précisément possible à mon niveau. C'est en effet un carrosse qu'il me faut dès le 1er coup, pas une citrouille! Je n'ai pas le droit de me planter. Ne serait-ce en regard du boulot que représente un modèle navigant au 1/100ème (je n'en suis pas à mon coup d'essai dans les maquettes navigantes, mais ce sera là le 1er bateau militaire), mais aussi à l'égard des personnes qui ont vécu cette époque, et de celles qui, aujourd'hui, en maintiennent le souvenir, notamment sur ce forum.  
Et comme ils disaient encore dans les derniers instants : "Vive le Danton!".
 
A bientôt.

n°21385
olivier 12
Posté le 22-10-2009 à 14:32:08  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
DANTON
 
On trouve aux archives de Vincennes un récit du torpillage du DANTON qui fut communiqué aux autorités maritimes françaises dès 1917, quelques semaines seulement après la perte du cuirassé.
La source n’est pas mentionnée, mais l’informateur doit être un journaliste qui a recueilli et traduit le témoignage d’un marin.
 
La seule indication mentionnée est :
 
« Une personne faisant partie de l’équipage du sous-marin qui a coulé le DANTON m’a fait parvenir le récit suivant sur cette action navale couronnée de succès. »
 
Ce récit long et détaillé, d’ailleurs fort bien écrit, recoupe les renseignements fournis plus tard par l’ouvrage d’Arno Spindler. Il confirme aussi le témoignage du commandant Hans Wendlandt de l’UC 38, recueilli après sa capture. (voir fiche de ce sous-marin)
 
Il n’a sûrement pas été publié à l’époque (censure oblige). Mais je ne sais s’il a été publié par la suite.
 
Récit
 
« Nuage de fumée à l’horizon !»
 
De longues heures s’étaient écoulées sans que la recherche attentive de vapeurs fut troublée par une parole. Aussitôt, le léger désappointement de n’avoir rien aperçu jusqu’alors disparut. Comme électrisés, nous braquâmes nos jumelles dans la direction indiquée. Un petit nuage noir se détachait juste sur la ligne nette de l’horizon, troublant le fond bleu pâle. Le nuage grossit. Il monte de plus en plus sur l’horizon.
 
« Avis au commandant ! Vapeur en vue ! »
 
L’officier de veille passe cet ordre aux postes en dessous, à travers l’écoutille du kiosque.
Là, quelque chose d’imprécis qui était invisible auparavant. Deux lignes minces au milieu du nuage de fumée. Elles deviennent de plus en plus distinctes. Les mâts du vapeur se dessinent sur le fond, semblables à deux fines allumettes. Ils sont relativement proches l’un de l’autre.
 
« Mais où est-il ? »  demande le commandant en grimpant l’échelle jusqu’à sortir du kiosque. L’officier de veille communique rapidement au commandant les observations faites jusqu’alors : nuage régulier de fumée, approche rapide, mâts rapprochés l’un de l’autre. Sans quitter la jumelle un instant, on continue à observer le navire.
 
« Mais, c’est un navire de guerre ! » s’exclame soudain quelqu’un au milieu du silence d’attente. On secoue la tête avec un air de doute. Que ferait un navire de guerre dans ces parages ? Pourtant, l’homme n’a pas tort en faisant cette supposition.  
Sur les navires de guerre, les chauffeurs sont dressés afin d’assurer la plus grande économie et l’utilisation la plus complète du pouvoir calorifique du charbon. Les foyers des chaudières sont alimentés en continu. Dès qu’on a jeté une petite quantité de houille, les feux sont « soulevés », c’est à dire que le charbon qui vient d’être mis est mélangé à fond avec celui qui s’y trouvait déjà. Ainsi, on empêche les grosses bouffées de fumée de se produire et il ne se manifeste qu’une fumée légère, toujours égale.
Entre temps, les mâts ont sensiblement grandi, mais on ne voit encore rien des cheminées. Ce bâtiment doit avoir de très grands mâts. C’est encore un signe de reconnaissance d’un navire de guerre. Les mâts servent à porter les vigies dans la hune et les antennes de TSF.
Nous avons donc deux indices pour ce « vapeur » comme nous l’appelions encore.
 
« En voiture ! »
 
Voilà des mots prononcés pour la première fois sur un sous-marin. « Direction Brême, Hanovre , Francfort… » pense involontairement chacun en entendant ces mots. Il y a une analogie entre l’embarquement dans un sous-marin et l’autre. Mais il y a une différence essentielle : quiconque ne descend pas assez vite dans un sous-marin reçoit sur les doigts les bottes de mer et les 100 kg du suivant. Il s’en suit juron d’une part, pour se soulager,  et retrait précipité des doigts touchés d’autre part.
Tout le monde rentre donc en jetant un dernier coup d’œil au vapeur.
 
« L’équipage aux postes de plongée !» ordonne le commandant. Chaque homme occupe un poste fixe en plongée et ne doit l’abandonner sous aucun prétexte. Il assure le fonctionnement des vannes et soupapes qui lui sont assignées.
Maintenant les cheminées sont bien visibles. Nous devons plonger si nous ne voulons pas être vus et perdre l’occasion d’une attaque.
 
« Branle-bas de combat ! »
 
La cloche résonne fortement dans tous les compartiments du sous-marin. Les moteurs à pétrole qui assuraient la marche en surface sont stoppés. Les dynamos sont mises en route. La cloche n’a pas encore fini de tinter qu’on rend compte des compartiments avant : « Ballasts ouverts  ». L’arrière l’annonce immédiatement après. Un peu d’eau pénètre dans les ballasts ouverts à la partie inférieure et comprime l’air qui s’y trouve. Celui-ci est expulsé et l’eau remplit alors le ballast.
 
« Moteurs à pétrole parés pour la plongée » annonce le mécanicien.
 
On entend un coup sourd dans le kiosque. L’écoutille, notre dernier lien avec l’extérieur est fermée. Nous formons maintenant un petit monde à part.
 
« Plongez ! »
 
A cet ordre, on ouvre les chasses d’air. L’air s’échappe des ballasts avec un sifflement aigu. L’eau remplit le réservoir de plongée, supprimant la poussée nécessaire à la flottabilité du sous-marin. Le sifflement aigu diminue et nous entendons le clapotis de l’eau contre le pont. Il devient de moins en moins perceptible. Cà et là un bruit sourd contre le kiosque, puis tout bruit cesse. On n’entend plus que le léger ronflement des moteurs électriques et les ordres de l’officier commandant la plongée .
 
« Gouvernail arrière cinq en haut…Milieu ! »
 
Silence de mort. Dans le kiosque le commandant observe le vapeur au périscope. Nous marchons à vitesse maximum pour couper la route à l’adversaire.
L’attaque d’un navire ennemi par un sous-marin comporte deux phases :
- on essaie tout d’abord de se placer droit devant
- puis on s’efforce d’amener le sous-marin à la distance voulue pour le lancement de la torpille.
 
Pour atteindre une position droit devant, on marche en surface en se servant des moteurs à pétrole grâce auxquels nous avons une vitesse supérieure à presque tous les vapeurs. Nous approchons le vapeur à une distance telle que ces mâts soient nettement visibles sur l’horizon. Nous avons ainsi un contrôle permanent de sa route et de sa vitesse. En fonction de notre évolution, ses mâts paraissent se rapprocher l’un de l’autre et quand nous ne voyons plus qu’un seul mât, c’est que nous sommes exactement sur la route de l’ennemi.
 
Alors, on plonge. C’est le moment le plus difficile de l’attaque. Il s’agit d’amener le sous-marin à une distance convenable pour lancer la torpille.
L’art de lancer une torpille consiste à bien estimer les lignes de parcours de la torpille et du vapeur jusqu’à leur point de rencontre.
 
« Celui-ci est extraordinaire ! » pense tout haut le commandant qui continuait à observer attentivement au périscope. « Des mâts de la hauteur d’une maison ! Une grosse cheminée ! » Il laisse l’officier torpilleur regarder à son tour. Celui-ci a à peine jeté un coup d’œil qu’il crie en tremblant d’émotion :
 
« Herr Kapitanleutnant ! C’est un cuirassé français ! Il vire justement ! »
 
Le commandant repousse vivement l’officier torpilleur pour regarder à nouveau au périscope.
 
« C’est vrai ; dommage qu’il ait à nouveau dévié ; mais peut-être réussirons-nous quand même. »
 
Et il fait savoir à tout le monde que le vapeur a été reconnu comme étant un cuirassé français. L’ordre de préparer les torpilles est aussitôt donné.
 
« Tous les tubes sont parés »
 
« Il y a un destroyer qui protège le cuirassé ! » s’écrie le commandant lorsque le bâtiment fut bien visible dans toute sa largeur. « Il vient dans notre direction ! Nous en approchons ! »
 
Le commandant fait réduire l’allure, jusqu’alors maximum, afin d’obtenir une faible vitesse et de réduire le sillage provoqué par le périscope. Il faut rendre notre sous-marin le moins visible possible.Le destroyer passe devant nous. Il ne voit rien.
C’est le moment le plus émotionnant et le plus absorbant de l’attaque, celui du lancement des torpilles.
 
« Attention les deux tubes avant ! » dernier commandement avant le lancement. Le commandant a repris le périscope et attend que l’adversaire passe dans la trajectoire.
 
« Premier tube…feu ! »
« Deuxième tube…feu ! »
On ressent deux petites secousses dans le sous-marin ; les torpilles sont parties. Il règne un silence oppressant. Les machines même semblent avoir cessé leur chant.  Une même pensée étreint tout le monde. Iront elles au but ? L’adversaire a-t-il viré, ou continue t-il sa marche tranquillement ? Le destroyer nous a-t-il vu et fonce t-il sur nous pour nous lancer des bombes mortelles sur la tête ?
 
Boum..boum ! On respire plus librement. Une au but ! Et la deuxième ?
Boum..boum ! pour la deuxième fois. Un « Hourrah » dans tout le sous-marin.
 
« Le cuirassé a trente degrés de gite » annonce le commandant.
 Que fait le destroyer ?
 
« En profondeur ! A grande vitesse ! » Le destroyer vient sur nous. Nous plongeons à toute vitesse avec dix degrés d’inclinaison. Les moteurs électriques bourdonnent plus clairement et l’on sent la vie reprendre dans le sous-marin. Le manomètre indique déjà une profondeur appréciable lorsque nous entendons une forte détonation sur l’avant. Le destroyer a jeté une bombe marine.
L’explosion d’une bombe marine est des plus facile à reconnaître : d’abord un petit coup, comme lorsqu’on tape d’un doigt sur une paroi en tôle, puis une détonation forte et nette, comme lorsqu’on tape avec un marteau sur cette même paroi en tôle.
La première explosion fut suivie de beaucoup d’autres. Les visages devinrent soucieux. Mais les explosions se perdirent dans le lointain et la détente se fit. Lorsque tout fut tranquille, nous vînmes à nouveau à la profondeur d’attaque pour regarder autour de nous.
 
Le DANTON avait chaviré. Il resta immobile peu de temps, l’avant hors de l’eau, comme pour se montrer une dernière fois à nous. Il se redressa et le colosse d’acier s’enfonça verticalement au bout de 45 minutes. Non loin de lui, le destroyer repêchait les hommes qui surnageaient.
Le manuel des Flottes de Guerre nous permit d’établir que nous avions coulé un cuirassé de la classe DANTON.
 
Le hasard voulut que nous repassions exactement sur le lieu du naufrage le jour suivant. Un grand nombre de pièces de liège couvrait un vaste espace et dansait sur les vagues. Beaucoup de pièces de bois éparses, espars, avirons, madriers s’en allaient à la dérive, de même que des hamacs, des sacs et des passavants. Tout cela sans aucune marque.
Mais nous repêchâmes une caisse de vêtements qui contenaient des lettres. Elle nous permit d’identifier notre adversaire : c’était le DANTON lui-même ! »
 
Un deuxième document, postérieur de plus de deux ans à ce récit, est joint aux archives.
 
Il s’agit d’une lettre envoyée par un certain capitaine Clément, datée du 30 Décembre 1919, et adressée au lieutenant-colonel Administrateur du district de Trêves. Il s’agit manifestement de deux officiers de l’armée d’occupation en Allemagne.  
 
En voici le texte :
 
« J’ai l’honneur de vous rendre compte de la conversation que j’ai eue aujourd’hui avec le nommé Philippe BOOS, domicilié à Berncastel, Huitergraben n° 2.
 Le 19 Mars 1917, cet individu (sic) se trouvait en Méditerranée à bord du sous-marin U 64. Le bateau venait des côtes de Corse et se dirigeait vers l’île de Malte. A 13h30, ils ont aperçu un cuirassé français convoyé par un torpilleur. Jusqu’à 14h30, le sous-marin est resté en observation, puis a plongé. Il s’est approché à 250 m du cuirassé. Deux torpilles ont été envoyées. Les explosions se produisirent 35 secondes après leur départ. Elles furent si violentes et le sous-marin était si proche du cuirassé qu’il fut soulevé hors de l’eau. Le torpilleur l’aperçut alors et lui donna la chasse. Le sous-marin est resté 40 minutes en plongée. Lorsqu’il est revenu en surface, le cuirassé français disparaissait sous l’eau.
 
Deux jours après, le sous-marin, croisant dans les parages, a pêché une caisse contenant des effets d’habillement et quelques lettres.
 
Je joins ces lettres au rapport. Elles ne présentent pas par elles-même beaucoup d’urgence. On peut toutefois les remettre aux familles intéressées.
 
Il s’agit du cuirassé DANTON. Le sous-marin qui l’a coulé est l’U 64 commandé par le Kapitanleutnant MORATH. L’état-major se composait de l’oberleutnant QUESSE, du leutnant FORRERO (correction : FORBERG) et de l’ingénieur mécanicien KUSHKE. Il y avait 31 hommes d’équipage.
 
Pola était sa base de repos et de réparation. Le sous-marin l’avait quitté depuis quinze jours. La base de combat était les Bouches de Cattaro. Le sous-marin effectuait trois voyages de cinq semaines chacun, et entre, venait passer une semaine à Cattaro pour se ravitailler. Après trois voyages, il allait en réparation à Pola où il restait un mois.
 
U 64 a été coulé à son tour par un bâtiment léger français environ trois mois après l’attaque du DANTON. Le commandant Morath a été fait prisonnier par les Français. »
 
Ce capitaine Clément pensait certainement détenir un scoop, ignorant que l’état major de la Marine possédait un récit détaillé depuis 1917.
Au passage, on note le peu de cas qu’il fait du courrier équipage, pourtant détenu depuis plus de deux ans par les Allemands. ( « Les lettres ne présentent pas beaucoup d’urgence ; on peut toutefois les remettre aux familles ») De toute évidence, il n’avait pas de proche sur le DANTON. Mais cette désinvolture affligeante concernant le courrier des marins est courante dans les agences et services terrestres et, aujourd’hui encore, j’aurais quelques anecdotes percutantes concernant ce sujet…
 
L’U 64 a donc bien torpillé le DANTON. Il fut coulé le 17 Juin 1918, donc 15 mois plus tard et non trois, par le navire anglais HMS LYCHNIS. Sur 43 hommes d’équipage, il n’y eut que 5 survivants dont le commandant Robert Morath. Je pense qu’il a été fait prisonnier par les Anglais et non par les Français.
 
R. Morath était né le 07/09/1884 à Sonderburg. Il avait obtenu la croix  
« Pour le Mérite » le 12/11/1917.
Après le DANTON, il avait coulé entre autres les Français AMIRAL DE KERSAINT, LE TARN et MONTENEGRO. Il est décédé à Hambourg le 26/08/1956.
 
Voici sa photo. (source U-boat.net)
 
http://img30.imageshack.us/img30/1677/morath.jpg
 
Il serait toutefois intéressant de vérifier les noms des autres officiers de l’U 64 et de savoir qui était ce Philippe BOOS et pourquoi c’est lui qui avait conservé les lettres des marins français.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 22-10-2009 à 20:44:42

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olivier
n°21387
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 22-10-2009 à 16:00:36  profilanswer
 

Bonjour Olivier, bonjour à tous
 
J'ai commencé par rechercher les hommes nommément désignés. Voici le résultat tiré du Ehrenrangliste der Kaiserlich Deutschen Marine, K.Adm Karl Stoelzel :
 
QUESSE Harry né le 18.6.1890
Crew 4.09
Oblt z.S. en date du 22.3.1916
Lt z.S. à bord SMS Deutschland puis SMS Schlesien
7.15 – 12.15 Ecole de NSM et cours torpilles
1.16 – 8.17 W/O U 72 puis 1W/O U 64
9.17 – 5.18  I Matrosen Division
6.18  W/O SMS Derflinger
7.18 – 11.18  I Matrosen Division
Quitte le service 8.6.19, Kplt de Réserve
Décédé 4.10.1919
 
BOOS Karl né le ?
Crew ?  
Leutnant des Seewehr (Défense maritime – a priori rien à voir avec les U-Boot)
Il me manque la page le concernant… Est-ce bien ce BOOS Phillip ?
 
KUSCHKE Lothar né le 9.2.1885
Crew 10.03
Marine Oberingenieure en date du 16.4.15
Jusqu’en 7.15  L.I. (Leitende Ingenieure)  U 22 (III U-Flott.)
8.15 – 10.15  L.I. U 19  (III U-Flott.)
11.15 – 4.17  L.I. U 64 (U-Flott. Mittelmeer)
5.17 – 11.18 Instructeur Ecole de Navigation Sous-Marine
Quitte le service le 24.11.19
 
FORRERO
Aucun officier de la Marine Impériale à ce nom ni sous un nom approchant. Par contre il y a celui-là :
 
FORBERG Helmut
Né le 28.11.1891
Crew 4.11
Oblt z.See en date du 26.4.17
9.15 – 4.16 Ecole de NSM
5.16 – 17.6.18 W/O U 64
Décédé à bord U 64 le 17.6.1918
 
et pour info la liste des morts de l'U 64
Dams Heinrich U-Heizer
Ebersbach P. U-Matrose
Eisenbach E. U-Matrose
Forberg Helmut Oberleutnant z.S.
Friedrich Johann U-Oberheizer
Geithe Heinrich U-Heizer
Gutschalk Fr. U-Maschinistenmaat
Haupt Friedrich U-Matrose
Hegenrieder A. U-F.T.Maat
Hering Wilhelm U-Maschinistenmaat
Herrmann W. U-Heizer
Hockwien W. U-F.T.Gast
Jarnowski G. U-Heizer
Jütteman J. U-Matrose
Jörns Eugen U-Maschinistenmaat
Klein Adolf U-Oberheizer
Krebs Hermann U-Maschinistenmaat
Krosigk, v. D. Leutnant z.S.
Miedtank Georg U-Obermatrose
Mockenhaupt  U-Oberheizer
Müller Paul U-Heizer
Maaser Heinrich U-Maschinistenmaat
Nicklas Friedrich U-Oberbootsmannsmaat
Noffke Franz U-Matrose
Pelzel Willi U-Matrose
Poetzsch Alexander U-Maschinist Anw.
Pranschka W. U-Obermaschinistenmaat
Projahn Karl U-Oberheizer
Puteik Hans U-Maschinistenmaat
Rathke Paul U-Obermaschinistenmaat
Schanzenbächer  U-Heizer
Suckow, v. B. Leutnant z.S.
Thiele Kurt U-Maschinistenmaat
Wackernagel  U-Maschinist
Wehrenberg G. U-Oberheizer
Wiltberger W. U-Obermaschinistenmaat
 
Robert MORATH qui commandait U 64 possède sa propre page sur mon site à cette adresse :
http://www.histomar.net/GSM/htm/morath.htm
 
Le concernant, j'ajouterai encore ceci :
Robert Wilhelm Moraht s’est marié le 28.10.1915 à Berlin avec Irmgard Schüddekopf.  
Trois enfants sont nés de cette union : Helmut *08.03.1917, Ingeborg *02.04.1921 et Kurt *13.03.1923.
Il a été élu Député du Deutsche Volkspartei à l’Assemblée de la République de Weimar 1932-1933  
 
Amts
Yves


Message édité par Yves D le 22-10-2009 à 16:58:11

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n°21391
olivier 12
Posté le 22-10-2009 à 17:33:03  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Yves,
 
Merci pour tous ces renseignements qui confirment les documents.
 
Aucun doute en ce qui concerne le 3e officier; c'était bien Helmut FORBERG. Les lettres sont un peu baveuses et j'avais mal interprété. Il aura donc disparu avec le sous-marin. On avait déjà mentionner cet officier dans la fiche de l'EMMA LAURANS. (Il avait succédé sur l'U 52 à Max Ploën, le 1er officier.)
 
Pas d'autres renseignements sur Philippe BOOS (le nom est très lisible) hors mis son adresse à Berncastel et sa profession : monteur (mais on ne sait pas de quoi...)
Pourtant, le récit qu'il fait est assez précis et il devait bien être à bord de l'U 64. Surtout, il avait apparemment les lettres provenant du DANTON ce qui est tout de même surprenant.
Il faudrait reconstituer la liste complète de l'équipage en Février 17. A moins qu'il n'ait donné un faux nom à son interlocuteur français?
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 24-10-2009 à 18:57:38

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olivier
n°21430
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 22-10-2009 à 23:22:24  profilanswer
 

Bonsoir Olivier
Reconstituer l'équipage d'un U-Boot à une date donnée est tâche malaisée et rarement couronnée de succès sauf si malheureusement à cette date là, le sous-marin s'en est allé en patrouille éternelle avec son équipage. On peut cependant préjuger de la présence à bord en 1917 de la plupart de ceux qui ont perdu la vie avec.
Quant à ce Phillip BOOS il est très probable qu'il était à bord mais sans doute pas comme officier comme d'ailleurs rien ne le laisse supposer et par la suite, il n'était plus à bord pour la dernière patrouille.
Par exemple savoir comment il était en possession du courrier de l'équipage c'est là un mystère tout comme le fait de savoir comment il a pu le conserver si longtemps. Sans aucun doute ce courrier aura été repêché sur les lieux du naufrage mais ensuite...?  
En relisant le récit que tu nous a communiqué, il est évident que c'est un récit fait en allemand qui a ensuite été traduit en français par un traducteur d'ailleurs pas très au fait des termes techniques en usage à bord d'un sous-marin. Cela me fait penser à des mémoires sans doute écrites après la guerre.
Amts
Yves


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n°21443
olivier 12
Posté le 23-10-2009 à 09:24:52  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Yves,
 
Effectivement, il m'a tout de suite paru évident que le traducteur n'était pas un marin.
Mais la note des archives dit bien que l'auteur du récit est un homme du sous-marin qui a coulé le DANTON "il y a quelques semaines". Comme le torpillage a eu lieu le 19 Mars 17, je pense que le récit a bien été recueilli pendant la guerre. C'est sans doute la raison pour laquelle aucun renseignement n'est donné sur cet informateur, peut-être d'ailleurs involontaire. La guerre terminée, il n'y aurait pas eu de raison de dissimuler ainsi toutes les sources.
De toutes façons, le récit a été composé dans un style qui n'est pas celui d'un marin mais plutôt celui d'un journaliste, avec toujours une petite recherche du sensationnel, du détail qui fait vibrer le lecteur. Il semble avoir été écrit d'après des notes prises au cours d'une conversation.
Il semble quand même très véridique et certains détails recoupent tout à fait ce que l'on connaît de l'opération par les journaux de bord.
En le relisant, je pense à un journaliste d'un pays neutre (Suisse, pays nordiques...) car il ne semble prendre aucun parti. Mais je me trompe peut-être.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 23-10-2009 à 09:29:07

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olivier
n°21445
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 23-10-2009 à 10:13:45  profilanswer
 

Tout à fait en accord avec toi Olivier d'autant plus que le récit aux erreurs de traduction près n'a pu être fait que par un sous-marinier ; il y a des détails qui ne trompent pas. Ensuite il y a la part du rédacteur et la recherche du sensationnel.
Amts
Yves


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n°23122
dbu55
Posté le 22-12-2009 à 00:27:18  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
un autre marin disparu a bord du DANTON :
 
DESROUSSEAUX Léon né le 29/05/1892 à La Madeleine (Nord), Matelot 1ère de Classe Mécanicien - Décédé le 19/03/1917 (24 Ans) - Disparu en mer à bord du DANTON  
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°23467
Rutilius
Posté le 09-01-2010 à 19:19:47  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Le Morbihannais, n° 75 [bis], Vendredi 1er juin 1917, p. 2, en rubrique « Chronique locale ») :
 
                                                                                  « MÉDAILLE DE SAUVETAGE.
 
   Le ministre de la Marine vient de décerner une médaille de sauvetage en bronze aux quartiers-maîtres canonniers Victor Audo et Yves Coz et au quartier-maître Paul Roussel, embarqués sur le La Hire, en récompense du dévouement dont ils ont fait preuve au large de la Sardaigne, le 19 mars 1917
: " Se sont jetés tout habillés à l’eau, par grosse mer et nuit très noire, pour porter secours à des marins du Danton en danger de se noyer." »
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°24408
ludivianne
mon grand-père maternel
Posté le 11-03-2010 à 17:11:49  profilanswer
 

Bonjour à tous
j'ai en ma possession le livret de Solde de mon grand-père Jean Guillaume KERVEVAN, pas toujours facile à déchiffrer et interpréter.  
Sur la liste des mouvements et mutations il a été affecté au Danton à partir du 1er Janvier 1912 (il a commencé son service militaire le 9 Mai 1910) 12 mois, 1er Janvier 1913 12 mois, 1er Janvier 1914 12 mois, 1er Janvier 1915 12 mois, 1er Janvier 1916 12 mois, et du 1er Janvier 1917 jusqu'au 25 Janvier 1917.
La raison qu'il ait débarqué le 25 Janvier 1917 je pense est son mariage le 22 Février 1917. Ce qui fait qu'il a échappé au torpillage et naufrage. autres mentions sur le livret: Campagne de Guerre sur Danton du 2 Août 1914 au 25 Janvier 1917.  
Grades et avancements Promu Quartier Maître Manoeuvrier sur Danton par décision ministérielle du 29 Décembre 1913 pour compter le 1er Janvier 1914  
De 1918 à 1919 il a été affecté au Corte II (je n'ai pas encore fait de recherche sur ce navire)  
Débarqué le 31 Mars 1919
 
Message remis en forme par le modérateur Marine à la demande de Ludivianne
Jérôme Charraud

Prévisions pour secteur Sole:
1/ Situation générale le jeudi 11 mars 2010 à 12h UTC et évolution:Anticyclone 1032 hpa à 200 milles à l'ouest de l'Irlande, se décalant légèrement vers l'ouest, prévu 1036 hPa à 300 milles à l'ouest de l'Irlande vendredi soir.  
2/ Prévisions par zones valables jusqu'au vendredi 12 mars à 18h UTC:SOLE Nord-Est 3 à 4, revenant Nord 3 à 4, localement 5 sur l'est, l'après-midi. Mer agitée.


Message édité par Charraud Jerome le 11-03-2010 à 20:18:00

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Cordialement Ludivianne
n°24826
gaby
fille d'un naufragé
Posté le 04-04-2010 à 19:24:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
nous voyons sur cette photo le Danton en construction à Brest. En premier plan un ouvrier devant la coque du monstre d'acier.
Mes amitiés, Paulette
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5173/Le Danton.jpg


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paulette
n°24827
gaby
fille d'un naufragé
Posté le 04-04-2010 à 19:29:10  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
nous voyons sur cette photo le Danton en construction à Brest. En premier plan un ouvrier devant la coque du monstre d'acier.  
Mes amitiés, Paulette  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5173/Le Danton.jpg1..jpg


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paulette
n°26458
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-07-2010 à 17:14:34  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
J'ai ouvert une page consacrée au Danton sur le site histomar :
 
http://www.histomar.net/GSM/htm/danton.htm
 
Cdlt
Yves


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n°26740
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 18-07-2010 à 09:29:23  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Trouvé cette video de l'épave :
http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7898890.stm
Cdlt
Yves


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n°27192
dbu55
Posté le 20-08-2010 à 19:00:04  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Concernant -

Citation :

TESSIER Louis Pierre Victor, né le ... à ..., sans spécialité.--- Matricule 1754, Les SABLES d'OLONNE

cité par Malou en page 1 :
 
TESSIER Louis Pierre Victor né le 30/10/1884 aux Sables-d'Olonne (Vendée ), Matelot de 2ème Classe Electricien - Disparu en mer le 19/03/1917 (32 Ans) lors de la perte du DANTON
 
Cordialement
Dominique  
 


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°28188
Rutilius
Posté le 06-11-2010 à 09:12:32  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   ■ Un ancien marin du Danton décédé de maladie :  
 
   ― MOLINIER Élie Glorius, né le 14 février 1893 à Mèze (Hérault) et y domicilié, décédé le 18 avril 1917 à l’Hôpital de Saint-Mandrier d’une tuberculose pulmonaire, Matelot de 3e classe sans spécialité, « 5e Dépôt du 31 janvier 1917, provenant du cuirassé Danton », Matricule n° 57.702–5 (Acte transcrit à Mèze, le 8 juin 1917).
   ______________________
 
   Bien amicalement à tous,
   Daniel.

n°28191
Memgam
Posté le 06-11-2010 à 10:54:28  profilanswer
 

En 1911, lors des essais à quai de machine au point fixe, au fond de la Penfeld, à Brest, le cuirassé Danton a rompu ses amarres et s'est échoué près du pont de Kervallon qui coupe la ria de Penfeld, au fond de l'arsenal militaire. http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc0005b5f5.jpg

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