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  DINORAH Ministère de la Guerre

 

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Auteur Sujet :

DINORAH Ministère de la Guerre

n°23544
olivier 12
Posté le 14-01-2010 à 20:52:54  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
DINORAH
 
Vapeur de 4208 tpl construit en 1912 au chantier Doxford de Pallion (GB)
Longueur 112, 60 m  Largeur  15,90 m
1 hélice
 
Rencontre avec un sous-marin. 18 Février 1915
 
Rapport du capitaine François PRADO  CLC
 
Vapeur DINORAH, 4511 t, armé par le Ministère de la Guerre pour le ravitaillement de l’armée.
Avons quitté Bordeaux le 15 Février 1915 à 07h00 pour Dunkerque avec un chargement de foin, d’avoine et de bois pour l’intendance militaire.
Débarqué le pilote à 11h30 par le travers du bateau-feu du Grand Banc.
Fait route sur Belle Ile. Beau temps, mer houleuse avec vent de NW à W.
 
16/02  
Temps à grains. Vents hâlant au sud. A 09h20 par le travers des Glénans. Coup de vent de SW avec mer très forte et brume.
 
17/02
Coup de vent de S à SW. Navire couvert par les embruns. L’après midi, vent tournant au NW et temps très clair. Aperçu l’île de Wight à 20 milles au N23E.
 
18/02
A 02h10, à 20 milles dans le N42W de Dieppe, choc terrible sur bâbord arrière de la passerelle. Une gerbe d’eau balaye la passerelle et monte à hauteur de la cheminée. L’officier de quart le matelot de veille et le veilleur de bossoir n’ont rien vu. Le lieutenant de quart met aussitôt cap vers la terre. Le matelot REMOND, rescapé du 3-mâts VALENTINE sur les côtes du Chili, monte aussitôt à la passerelle et prend volontairement la barre, rendant un grand service.
 
Mais un mouvement de panique se déclenche, surtout parmi le personnel machine qui se précipite aux embarcations. Refusant d’obéir à mon ordre formel, à celui de Monsieur l’Administrateur GRASSIN et à ceux des officiers pont, le chauffeur MOUTON, le soutier PINEAUD, tous deux normalement de quart à la machine, et les matelots X….(nom illisible) et MENGUY amènent l’embarcation bâbord et montent dedans. Je leur donne l’ordre d’en descendre. Seul le matelot MENGUY obéit. Les autres décapèlent les palans, l’embarcation tombe à l’eau, les bosses cassent et elle part à la dérive.
 
Le chef mécanicien GONTIER, au lieu d’être à son poste à la machine, est sur le pont et veut faire amener l’embarcation tribord, déclarant à l’Administrateur que la machine est envahie par l’eau et la vapeur. Celui-ci voit, par la claire-voie, qu’il n’y a pas d’eau dans la machine et seulement un petit jet de vapeur. Il invite le chef mécanicien à retourner à son poste et à examiner la situation. Mais c’est le 3e mécanicien, Monsieur SANCHEZ, qui est resté à son poste, qui va remettre la machine en marche à pleine puissance, permettant de s’éloigner du lieu de l’accident et de se rapprocher de la terre, sauvant le navire et sa cargaison.
 
Le second capitaine fait sonder toutes les cales. Seule la cale centrale a 3,5 m d’eau. Les pompes sont mises en route et on commence la vidange des ballasts pour alléger le navire. On a hissé les signaux de détresse et on siffle en permanence.
Un feu blanc est aperçu à 2 quarts bâbord et on met le cap dessus. C’est le chalutier AILLY, armé en guerre, qui fait route à toute vitesse sur nous. A 03h15, il est le long du bord et nous convoie jusqu’à Dieppe. A 05h30, nous mouillons à 4 milles de terre. Le torpilleur OBUSIER vient à deux reprises voir si nous avons besoin d’aide. Je fais envoyer deux chalutiers à la recherche de notre embarcation et prend toutes les dispositions avec les autorités et l’Administrateur Grassin pour continuer sur Dunkerque. Mais l’avarie se révèle trop grave et je décide d’entrer à Dieppe pour décharger la cargaison. A 09h00, le pilote de Dieppe monte à bord. A midi 15, marée permettant, le navire entre dans le port. A 14h00, il est à quai.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’U 16 du KL Claus HANSEN.
 
L’U16 coulera accidentellement en mer du Nord par 58°59 N et 08°29 E  le 8 Février 1919 alors qu’il était en route pour remise aux alliés.
 
Le commandant Claus Hansen, quant à lui, disparaîtra avec 35 hommes de son équipage (2 rescapés) le 24 Septembre 1915. Il était alors sur l’U 41 et sera coulé au canon  par le Q-ship BARALONG.
 
Rencontre avec un sous-marin. 24 Septembre 1917
 
DINORAH effectue une traversée Cardiff – Bône avec 7000 tonnes de charbon sous le commandement du CLC Edmond HARCOUET.
Affréteur  Service de la Gérance.
 
Armé de deux canons de 95 mm servis par
LE  HENAFF Alain  QM canonnier
CHARIOT Jean  QM canonnier
ANDRE Marius Canonnier
TOULLEC Pierre Fusilier auxiliaire
RIO Michel Fusilier auxiliaire
MALLET Jean Fusilier auxiliaire
 
Rapport du capitaine Edmond HARCOUET  CLC
 
Le 25 Septembre 1917 à 08h45 le navire se trouve par 46°40,3 N et 12°12 W, route au S 47 W à 11 nds, sans zigzaguer.
Mer clapoteuse, longue houle de SW, temps bouché et très faible visibilité.
 
Aperçu le sillage d’une torpille à 150 m sur l’arrière du travers bâbord. Donné aussitôt l’ordre « A gauche toute » et appelé aux postes de combat.
Mais la torpille explose contre le flanc du navire qui commence à prendre de la gite. Appelé aux postes d’abandon et jeté par dessus bord tous les papiers secrets dans un sac lesté. Impossible de se servir des canons.
L’équipage, 43 hommes en tout, prend place dans les deux embarcations dans l’ordre et le calme. Il est réparti comme suit :
 
http://img214.imageshack.us/img214/5244/dinorah.jpg
 
Sur l’arrière se trouve le vapeur italien ANGELICA ACCAME, 3190 t, qui tire sur le sous-marin. Celui-ci, qui a fait surface, riposte, mais sans résultat pour les deux adversaires.
Sur bâbord se trouve le vapeur anglais CRAONNE, 4264 t, qui continue sa route.
(nota : ce navire continuera à naviguer jusqu’en Juillet 1971)
 
Les embarcations se tiennent alors à 500 m sur bâbord du navire qui reste couché sur bâbord sans couler. Entre 09h00 et 10h00 plusieurs tentatives sont faites pour tenter de remonter à bord, mais à chaque fois le sous-marin, qui plonge puis émerge à nouveau vient entre les canots et le navire. Finalement, il accoste le flanc du DINORAH.
 
Nous décidons d’abandonner le navire et les voiles sont hissées, cap mis vers l’Est. A 03h00 le lendemain matin, nous perdons de vue l’embarcation du second.  
Le 26 Septembre à 13h00, nous sommes recueillis par le 3-mâts morutier LEON DE DAHOUET qui nous prend à son bord et nous transborde le 1er Octobre à 16h30 sur la canonnière AUDACIEUSE de la division des patrouilleurs de Gascogne. Elle nous dépose à La Pallice le 2 Octobre à 18h30.
Sommes toujours sans nouvelles de la 2e baleinière.
 
Description du sous-marin
 
50 m de longueur environ
Blockhaus à voute arrondie haut de 2 m environ.
1 canon sur l’avant et 1 canon sur l’arrière
Deux périscopes à Bd et Td du kiosque
Peinture gris foncé
 
Sur les fiches présentées l’équipage croit reconnaître un sous-marin du type U 51, U 53 ou U 60. Il n’a pas vu de dispositif de mouillage de mines.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’UC 63 du KL Karsten von HEYDEBRECK.
Nous l’avons déjà rencontré à propos du vapeur ITALIA et des grands voiliers PERSEVERANCE et EUROPE.
 
(Note pour le site U-boat.net : lors de la 1ère attaque de Février 15, le DINORAH effectuait une traversée Bordeaux-Dunkerque)
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 27-07-2017 à 09:16:59
n°23547
Terraillon​ Marc
Posté le 14-01-2010 à 21:03:15  profilanswer
 

Bonsoir
 
Dans l'ouvrage de JM ROCHE, le navire est recensé comme navire auxiliaire  
Ce serait un ex cargo autrichien (non dénommé) saisi en 1914
 
A bientot


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°23548
Terraillon​ Marc
Posté le 14-01-2010 à 21:07:31  profilanswer
 

Bonsoir
 
La fiche Miramar du navire
 
Single Ship Report for "5603274"
IDNo: 5603274 Year: 1912  
Name: DINORAH Launch Date: 16.3.12  
Type: Cargo ship Date of completion: 4.12  
Flag: AUH Keel:  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Tons: 4208 Link: 1517  
DWT:  Yard No: 440  
Length overall:  Ship Design:  
LPP: 112.6 Country of build: GBR  
Beam: 15.9 Builder: Doxford  
Material of build:  Location of yard: Pallion  
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn): 1T-11  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Naval or paramilitary marking :  
A: *  
End: 1917  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Subsequent History:
 
Disposal Data:
sm/tgf 46.45N/12.00W 25.9.17

 
Le navire n'a pas changé de nom aprés sa capture ... et l'armateur autrichien était M.U.Martinolich  
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 14-01-2010 à 21:10:13

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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°33688
tamtamre
Posté le 20-01-2012 à 18:09:49  profilanswer
 

Presse régionale de l'époque et photo d'une partie de l'équipage rescapé
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5340/Vigie.jpg2..jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5340/Dinorah.jpg1..jpg

n°40068
Memgam
Posté le 12-06-2014 à 08:46:51  profilanswer
 

Bonjour,  
 
 
"Long de 112 mètres, jaugeant 4 300 t, le Dinorah était une prise de guerre d'origine autrichienne. Le 16 août 1914, il avait été arrêté devant Cherbourg par le torpilleur d'escadre Claymore alors que venant de Russie via la Grèce, il faisait route sur Hambourg avec un chargement d'orge, de blé, de seigle. On l'avait envoyé au Havre, puis après déchargement, à Brest, et enfin à Bordeaux d'où il remontait avec un chargement de 2 000 tonnes de foin, avoine, bois pour l'Intendance de Dunkerque. il ne portait aucun signe de nationalité et pouvait être pris pour un neutre."
 
Source : Albert Chatelle, La base navale du Havre, Editions Medicis, 1949, page 178.
 
Cordialement.

n°40089
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-06-2014 à 22:17:45  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                                     L’arraisonnement et la capture du cargo autrichien Dinorah.  
 
   
   Le cargo Dinorah, propriété de la société d'armement Marco V. Martinolich, dont le siège social était établi à Lussinpiccolo – aujourd’hui Mali Lošinj – (Autriche-Hongrie – aujourd’hui Croatie –), fut, comme porteur de contrebande de guerre conditionnelle, arraisonné le 7 août 1914, à 10 h. 35, au large de Cherbourg par le torpilleur d’escadre Claymore, alors commandé par le lieutenant de vaisseau Jacques de HUMBERT. Il venait en effet de Taganrog (Russie), port de la mer d’Azov, et allait à Hambourg avec 7.000 tonnes d’orge et 300 tonnes de blé et de riz.
 
   Après son arraisonnement, le bâtiment fut conduit à Cherbourg, puis au Havre, aux fins de déchargement de sa cargaison. Se trouvant donc dans un port français le 12 août 1914, à minuit, date de l’ouverture des hostilités entre la France et l’Autriche-Hongrie, il fut dès lors considéré comme navire ennemi. En application de l’article 1er de la Convention VI de La Haye du 18 octobre 1907, lui fut néanmoins délivré un laissez-passer par l’autorité maritime française, mais son capitaine ayant refusé de quitter le port dans le délai qui lui avait été imparti, et n’ayant pas justifié qu’il fut empêché de prendre la mer par une circonstance de force majeure, son navire fut considéré comme soumis aux lois et coutumes de la guerre maritime et capturé. Le procès-verbal de capture fut dressé le 26 septembre 1914 par l’administrateur de l’inscription maritime GUÉRIN et le procès-verbal d’inventaire le 2 octobre suivant.  
 
   La prise du cargo Dinorah fut déclaré « bonne et valable »  par une décision du Tribunal des prises en date du 9 février 1927 (J.O. 24 mars 1927, p. 3.304), confirmée en appel par un décret du Président de la République en date du 19 août 1929 (J.O. 12 sept. 1929, p. 10.464).
 
 
   • Torpilleur d’escadre Claymore – alors commandé par le lieutenant de vaisseau Jacques François Laurent Ernest de HUMBERT Journal de navigation n° 7/1914 – 23 juill. ~ 15 août 1914 : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », SS Y 103, p. num. 144 et 145 (Extraits).
 
 
                                                                                                                « Le Vendredi 7 août 1914.
 
                                                                                                                          De 8 h. à 12 h.
 
   ………………………………………………….....................................................………………………………………………...................................................................................................................
 
   10 h. 35 ― Stoppé. Dinorah, de Lussinpiccollo (Autrichien), venant de Taganrog (Russie), allant à Hambourg avec 7.000 tonnes d’orge et 300 t. de blé et de riz. 32 hommes d’équipage. Reçu l’ordre de le conduire à Cherbourg. Mis à bord M. d’Aboville (1), aspirant de marine et un homme.
 
  11 h. 30 ― Échangé des signaux de reconnaissance avec le navire de guerre anglais G.R.D.F.

 
   ...........................................................................................................................................................................................................................................................
 
                                                                                                                           De 12 h. à 20 h.
 
   12 h. 00 ― Vapeur Dinorah suivant derrière.
 
   ...........................................................................................................................................................................................................................................................
 
   17 h. 05 ― Torpilleur 266 à Claymore, à bras : « Par ordre du commandant du poste d’arraisonnement, conduisez votre bâtiment par la passe Est. »
 
   17 h. 15 ― Envoyé à bord du Dinorah le second maître pilote, le second maître fourrier.
   
   17 h. 35 ― Y.Y. et tout le personnel envoyé reviennent à bord.
 
   17 h. 45 ― Mis en route pour rejoindre la 2e Escadrille.
» (2)
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
   
   (1) Xavier Martin Marie Stanislas d’ABOVILLE, né le 14 novembre 1892 à Paris (... Arr.) et décédé le 27 mars 1917 à Nieuport (Belgique) des suites de blessures de guerre.
 
   (2) Le torpilleur d’escadre Claymore appartenait alors à la 2e Escadrille de la 2e Division de la 2e Escadre de ligne, dont le port d’attache était Cherbourg.


Message édité par Rutilius le 03-11-2017 à 09:37:53

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°40091
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 15-06-2014 à 00:57:53  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Le commandant du cargo Dinorah lors de l’attaque du 18 février 1915.
 
 
   — PRADO François Marie, né le 19 août 1873 au Bundo, commune de L’Île-aux-Moines (Morbihan) et décédé le 27 juillet 1932 à Piriac-sur-Mer (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –). Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Vannes, n° 104 – brevet conféré par une décision du Ministre de la Marine en date du 15 avril 1898 à la suite d’une session d’examen organisée la même année à Lorient (J.O. 22 avr. 1898, p. 2.701) – ; initialement inscrit au même quartier, f° 706, n° 609. Classe 1893, n° 406 au recrutement de Vannes.
 
   Fils de François Marie PRADO, capitaine au long-cours, et de Marie DANET, sans profession (Registre des actes de naissance de la commune de L’Île-aux-Moines, Année 1873, acte n° 18). En 1921, domicilié à La Baule, « Villa Avel Vor » ; en 1924, domicilié à Saint-Nazaire, au 4, rue du Port.
 
   Par arrêté du Ministre de la marine en date du 6 juillet 1921 (J.O. 8 juill. 1921, p. 7.854), inscrit dans les termes suivants au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier :  
 
   « Prado (François-Marie), capitaine au long cours : a fait preuve de belles qualités de bravoure et d’énergie lors de deux torpillages de bâtiments qu’il commandait ; a réussi au cours du premier à sauver son navire. » (p. 7.855)


Message édité par Rutilius le 03-11-2017 à 09:47:47
n°40092
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 15-06-2014 à 12:09:07  profilanswer
 


   
   ■ Le commissaire du gouvernement du cargo Dinorah lors de l’attaque du 18 février 1915.
 
 
   — GRASSIN Pierre Victor, né le 4 août 1888 à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) et décédé le 13 juin 1968 à Saint-Symphorien (– d° –). Administrateur de l’inscription maritime.
 
   Fils de Charles Paul Eugène GRASSIN, médecin, et d’Emma Marie Jeanne GERBIER, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Chef-Boutonne, Année 1888, acte n° 14).
 
   Nommé élève administrateur et admis à l’École d’administration de l’inscription maritime de Nantes à compter du 1er novembre 1912 (Déc. min. 30 sept. 1912, J.O. 1er oct. 1912, p. 8.486). Étant administrateur de 1re classe, placé sur sa demande dans la réserve de l’armée de mer à compter du 1er juillet 1922 (D. 11 juin 1922, J.O. 21 juin 1922, p. 6.480). Nommé au grade d’administrateur principal dans la réserve de l’armée de mer à compter du 17 février 1932 (D. 17 févr. 1932, J.O. 20 févr. 1932, p. 1.892).
 
   Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 28 juillet 1921 (J.O. 10 août 1921, p. 9.408), inscrit dans les termes suivants au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier :
 
   « Grassin (Pierre-Victor), administrateur de 1re classe de l’inscription maritime : très beaux services de guerre comme commissaire du Gouvernement à bord du Dinorah. Une citation lors du torpillage de ce bâtiment, puis dans la division navale de l’Atlantique. Un témoignage officiel de satisfaction. » (p. 9.409)


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°45530
olivier 12
Posté le 25-11-2016 à 08:25:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin. 18 Juillet 1917
 
Rapport du capitaine PRADO
 
Je soussigné PRADO, capitaine du vapeur DINORAH déclare être parti de Salonique sur lest le 16 Juillet à 17h00 en convoi avec VILLE DE PARIS et LA GAULE, escortés par une canonnière et un torpilleur. Beau temps, mer belle. Passé les canaux de Bouro et Thermia sans incidents. LA GAULE nous quitte le 17 à 15h30 à la hauteur de Kantzoura et nous continuons sur Milo. Franchi le barrage le 18 à 07h00 du matin et mouillé à 08h30. Pris les ordres à l’arrivée à bord d’HELENE et appareillé à 11h00 suivant les ordres reçus.
 
Parti en convoi avec MONT VENTOUX et un chalutier chef d’escorte.
A 18h30, MONT VENTOUX signale un sous-marin en vue. Mis aussitôt aux postes de combat. De 18h30 à 19h30, ouvert le feu par intervalles sur le sous-marin et envoyé les allos réglementaires par 36°02 N et 23°00 E. Nous pensons qu’un de nos projectiles a touché le sous-marin qui a disparu aussitôt. Nous avons fait des zigzags pendant une heure trente environ et repris notre route vers 20h00 sur ordre du chef d’escorte. Pendant la durée du combat, très bonne tenue de l’équipage.
Franchi le canal de Cerigotto sans incident, puis suivi notre route suivant le guide de navigation et le chef d’escorte.  
Dans la nuit du 20 au 21, vers 03h35, aperçu par bâbord un corps flottant ressemblant à un sous-marin ou à une grosse épave à la position 35°20 N 15°45 E. Au jour, signalé ce fait au chef d’escorte. Passé le travers de Malte le 21 à 13h15. Très beau temps et faible brise. Arrivé par le travers du Cap Bon vers midi. Entre le Cap Bon et le Cap Farina rencontré trois chalutiers en patrouille.  Arrivé à 21h45 par le travers du cap Blanc. Le chef d’escorte passe devant et donne l’ordre de le suivre pour franchir le chenal de sécurité. Pris le pilote à l’entrée du port à 22h45 et mouillé sans incident à Sidi Abdallah à minuit.
 
Le sous-marin rencontré
 
C’était l’UC 38 de l’Oblt z/s Alfred KLATT
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 27-07-2017 à 09:18:20

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olivier
n°46843
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 19-06-2017 à 10:37:29  profilanswer
 

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   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Au nombre des rescapés du naufrage du cargo Dinorah.
 
 
   — BROUSSEAU Georges Armand, né le 17 mai 1889 à Angers (Maine-et-Loire) et décédé le 24 janvier 1969 à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Matelot de 1re classe sans spécialité, inscrit le 21 mai 1909 au quartier maritime de Nantes, n° 16.883 ; classe 1909, n° 3.974 au recrutement de Nantes.
 
    Fils naturel d’Aimée GRÉGOIRE, née le 25 février 1862 à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire), domestique (Registre des actes de naissance de la ville d’Angers, Année 1889, 1er arr., f° 28, acte n° 161). Reconnu et légitimé par le mariage de sa mère avec Auguste Charles BROUSSEAU, né le 5 juin 1853 à Chemillé (– d° –), boulanger ; union célébrée le 4 septembre 1890 à Montjean-sur-Loire (Registre des actes de mariage de la commune de Montjean-sur-Loire, Année 1890, f° 13, acte n° 20).
 
 
                                                                                                                            **********
 
   Rappelé à l’activité le 1er septembre 1914 ; arrivé au centre de l’artillerie du Front de mer de Cherbourg le même jour. Passé au 3e Dépôt des équipages de la flotte, à Lorient, du 21 juillet au 8 décembre 1916.
 
   Destiné au quartier maritime de Nantes le 8 décembre 1916, étant placé en sursis d’appel pour la navigation à bord du cargo Dinorah, à Cardiff (Pays de Galles, Royaume-Uni). Après la perte de ce bâtiment, passé au 3e Dépôt des équipages de la flotte, du 26 octobre au 10 novembre 1917.
 
  Placé le 10 novembre 1917 en situation de sursis d’appel pour la navigation à bord du trois-mâts carré Thiers, de la Société nouvelle d’armement, à Dakar (Sénégal). Étant arrivé dans ce port après l’appareillage du bâtiment, embarque le 8 janvier 1918 sur le trois-mâts barque Edmond-Rostand, de l’armement Norbert et Claude Guillon, de Nantes ; en débarque le 11 janvier 1919 à New-York (États-Unis).
   
   Embarqué du 27 janvier au 16 mai 1919 sur le croiseur cuirassé Marseillaise.  
 
   Passé au 2e Dépôt des équipages de la flotte, à Brest, le 16 mai 1919. Mis en congé illimité de démobilisation le 15 juin 1919.  
 
   Rayé de la matricule des gens de mer le 21 décembre 1922.
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   Archives départementales de Loire-Atlantique, Quartier de Nantes, Matricules de 1883, Matricules des inscrits définitifs, Matelots de service et officiers mariniers, n° 16883, Cote 7 R 4/1246*, p. num. 115.


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°47052
olivier 12
Posté le 27-07-2017 à 09:19:05  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin.  30 Avril 1917
 
Rapport d’enquête (Archives anglaises)
 
Le vapeur français DINORAH, prise gérée par la Marine, capitaine PRADO François, Vannes 103, a quitté Arzew le 25 Avril avec un chargement de 7000 tonnes dont 4500 tonnes de phosphate pris à Bougie et 2700 tonnes de minerai de fer chargé à Arzew, à destination de Saint Nazaire.
Armé d’un canon de 95 mm à l’arrière. Muni de TSF.
 
A 05h20 le 30 Avril, se trouvait par 45°05 N et 01°20 W ; à 9 milles dans le S50W du phare d’Hourtin, route ENE pour se rapprocher de la terre. Beau temps. Faible brise d’ENE. Bonne visibilité, le jour venant de se lever.
 
Un coup de canon est entendu et un obus tombe à tribord par le travers de la passerelle. Le second qui était de quart prévient le commandant qui monte sur la passerelle.
Un 2e obus tombe sur tribord arrière de la passerelle, puis plusieurs dans le sillage. C’est un tir bien réglé. Le sous-marin est aperçu au 3e coup, alors qu’il est droit derrière à 5000 ou 6000 m, à peine visible. Le commandant fait mettre au poste de combat et fait route en zigzags à toute vitesse. Il signale par TSF qu’il est poursuivi par un sous-marin.
 
Le pointeur aperçoit difficilement l’ennemi et ne tire que 3 coups avec une hausse de 5000 à 6000 m. Le sous-marin disparaît. Il a tiré 12 à 14 coups sans résultat. Seuls quelques éclats sont tombé à bord. L’engagement a duré un quart d’heure et le sous-marin, voyant qu’il avait à faire à un navire armé, a plongé et renoncé à une poursuite en surface qu’il jugeait dangereuse. Aucune description n’a pu être donnée par le personnel du DINORAH. Seules les lueurs des coups de canon étaient visibles.
 
Le sous-marin attaquant
 
N’est pas identifié.
 
On pourrait toutefois penser à l’UC 72 de l’Oblt Ernst VOIGT qui semblait patrouiller le long des côtes ouest de France à cette époque.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 27-07-2017 à 09:20:14

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olivier
n°47497
olivier 12
Posté le 24-10-2017 à 08:38:40  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Complément sur le naufrage du DINORAH le 25 Septembre 1917
 
Rapport du second capitaine Auguste FROMONT  Capitaine au cabotage
 
Vapeur de 4311 tx JB, affrété et géré par la marine, effectue une traversée Cardiff – Bône.
Equipé de 2 canons de 95 mm.
 
Quitté Cardiff le 16 Septembre et resté à Milford Haven jusqu’au 22. Fait ensuite route en convoi de 27 vapeurs marchands avec 12 convoyeurs :
- 2 destroyers
- 3 contre-torpilleurs anglais
- 7 chalutiers patrouilleurs anglais
A la vitesse de 8 nœuds. Navigué suivant les ordres du commodore anglais se trouvant en tête du convoi. Employé le code secret TSF des « Mercantile tables ».
Le 25 à 06h50 du matin, reçu ordre de dislocation du convoi par 47°00 N et 11°40 W. Reçu l’ordre de naviguer vers notre destination sans zigzaguer, à vitesse maximum, sans s’occuper des autres navires.
Temps couvert. Mer houleuse et clapoteuse. Visibilité défectueuses avec quelques éclaircies.
Suis monté sur la passerelle à 08h00 avec mon sextant en vue d’une observation. Le capitaine était sur la passerelle et l’officier de quart était le lieutenant. Comme j’étais sur la passerelle inférieure, j’ai aperçu exactement à 90° sur bâbord le sillage d’une torpille. J’ai crié « Attention torpille ! Bâbord toute ! » Mais la torpille était déjà sur nous et a frappé à la partie avant de la cale soute pleine de charbon. La cloison de cette cale était étanche côté chaufferie, mais l’autre cloison était constituée de simples madriers séparant le charbon des soutes du charbon de la cale 2. Dès l’explosion, le vapeur a donné fortement de la bande sur bâbord, 45° environ. Le youyou avait été déchiqueté et les panneaux de la cale 2 avaient sauté. Le capitaine a crié « Au poste de combat », puis voyant la gite augmenter « Au poste d‘abandon ». J’ai pris ma jumelle de tir et j’ai voulu me rendre à mon poste de combat à la pièce avant, mais cela m’a été impossible. La coursive était encombrée de débris et une masse d’eau m’a refoulé. Je suis remonté sur la passerelle et j’ai vu tout le monde aux embarcations. Comme la gite s’accentuait, j’ai donné des ordres et veillé à la mise à l’eau des embarcations. Ces opérations se sont faites en bon ordre et sans panique. Tout le monde a pris place dans les deux embarcations et nous nous sommes éloignés du bord d’une centaine de mètres en attendant la disparition de notre navire. Le capitaine avait donné l’ordre d’envoyer un SOS. La dynamo fonctionnait bien, mais l’antenne était démolie et affaissée. Le matelot TSF Eugène CARN, Audierne 6570, a déclaré que le signal a été émis suivant l’ordre du capitaine, mais il pense que l’émission n’a pu se propager au-delà d’une très faible distance.
 
Un quart d’heure après, le sous-marin est venu en surface à 800 m sur bâbord. Un vapeur anglais dont j’ignore le nom (CRAONNE, note à la main l’officier enquêteur) est venu se mettre à notre disposition et a stoppé. Nous lui avons fait signe de s’écarter car il ne voyait pas le sous-marin. Nous avons attiré son attention sur lui et il a pris ses dispositions de combat à sa pièce arrière, mais n’a pas ouvert le feu. Le sous-marin a plongé, ce que voyant le vapeur anglais est revenu sur nous nous invitant à monter à son bord. Nous n’avons pas accepté son offre car le DINORAH semblait vouloir se redresser et notre intention était de le rejoindre. Le vapeur anglais a donc repris sa route et quelques instants après le sous-marin a émergé à nouveau. Quelques minutes après, un 2e sous-marin est venu en surface par tribord à 1500 m du DINORAH.
Les deux sous-marins sont restés en surface tournant autour de notre navire pendant plus de deux heures. Je pense que l’ennemi est monté à bord. Nous sommes donc restés pendant deux heures à environ 800 m du DINORAH puis nous nous sommes rapprochés de l’embarcation du capitaine et nous nous sommes concertés. Après délibération, il a été décidé de faire route pour gagner la terre entre Belle Ile et l’Ile d’Yeu si possible, en naviguant de conserve.
 
Vers 14h00, nous avons aperçu un convoi de pêcheurs de thons escortés par un patrouilleur et faisant route au NW et avons fait des signaux. Le temps était très clair et ils ont du nous voir, n’étant qu’à 2000m. Mais ils ne se sont pas dérangés et, au contraire, ont laissé porter. Les deux embarcations sont restées en vue l’une de l’autre toute la journée puis, le vent ayant changé, se sont perdues de vue. Le lendemain au jour, malgré une veille attentive, nous n’avons pas revu l’embarcation du capitaine. Le vent est passé au Nord et a fraîchi. Trois jours plus tard, étant en vue des côtes d‘Espagne, nous avons été recueillis par le vapeur de pêche espagnol UNION à 18 milles au Nord de Santona. Nous avons laissé notre embarcation à la garde des autorités du port.
 
Les sous-marins étaient encore auprès du DINORAH quand nous avons quitté les lieux du torpillage.  
Longueur d’environ 100 m et un seul canon sur l’arrière du blockhaus, paraissant fixe et à demeure. Teinte noirâtre et peinture vieille.
Voici une silhouette.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/tQQFA6.jpg
 
Pendant les 6 jours passés dans l’embarcation, la conduite de tous a été bonne, l’entrain et le courage ne se sont jamais ralentis. Je signale particulièrement le second mécanicien DEGUILHEM, le maître d’équipage KERNE, et les matelots MALADIN, DELATTRE et LEGROS qui ont toujours marqué le plus grand courage et le plus grand sang froid.
 
Remarque de l’officier enquêteur, LV GARNIER
 
Le capitaine s’est absolument conformé aux ordres donnés par le chef de convoi au moment de la dislocation. Aucune manœuvre tendant à éviter la torpille n’a pu recevoir un commencement d’exécution, l’engin étant déjà à 200 m du bord lorsqu’il fut aperçu par le second. La bande très forte prise par le navire aussitôt après l’explosion empêchait, de l’avis de tous, le tir des pièces. Dans ces conditions, l’abandon s’expliquait. La présence simultanée de deux sous-marins ne pouvait laisser aucun espoir de sauver le navire. On ne peut que reprocher la décision, prise après délibération, de faire route sur la terre avant la disparition du navire.

Commentaire

 
On note que le rapport du second capitaine est beaucoup plus complet et précis que celui du capitaine.
Curieusement, il a noté la présence de deux sous-marins autour du DINORAH, alors que le capitaine ne mentionne qu’un seul sous-marin. C’est assez inexplicable car, en deux heures d’observation continue, on ne voit pas comment le second et ses hommes auraient pu se tromper à ce point sur le nombre d’adversaires… La présence de ce 2e sous-marin est une énigme à éclaircir.
Il y a aussi divergence des témoignages à propos du CRAONNE qui, selon le capitaine a continué sa route, et selon le second s’est arrêté pour offrir du secours.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 04-11-2017 à 11:07:32

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olivier
n°47537
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 04-11-2017 à 10:14:43  profilanswer
 

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   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Le capitaine en second du cargo Dinorah lors de la perte de ce bâtiment. (*)
 
 
   — FROMONT Auguste Marie, né le 9 janvier 1889 à Saint-Cast (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –) et y décédé, le 4 juin 1970. Deuxième capitaine. Capitaine au cabotage, inscrit au quartier de Saint-Brieuc, n° 189 ; classe 1909, n° 1.344 au recrutement de Saint-Brieuc~Dinan.  
 
    Fils d’Aimé Hilaire FROMONT, né le 13 janvier 1848 à Pléhérel (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), matelot des douanes, et de Françoise Perrine Julienne VEILLON, née le 21 mai 1856 à Saint-Potan (– d° –) et décédée le 26 janvier 1921 à Saint-Cast, sans profession [repasseuse en 1877] ; époux ayant contracté mariage à Notre-Dame-du-Guildo (– d° –), le 1er février 1877 (Registre des actes de mariage de la commune de Notre-Dame-du-Guildo, Année 1877, f° 3, acte n° 2. ~ Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cast, Année 1889, f° 2, acte n° 2.).
 
    Époux d’Emma Joséphine GALLAIS, née le 8 mars 1894 à Saint-Cast et décédée le 26 décembre 1975 à Saint-Cast-Le Guildo (Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cast, Année 1894, f° 3, acte n° 3.), couturière, avec laquelle il avait contracté mariage à Brest-Recouvrance, le 12 avril 1915 (Registre des actes de mariage de la section de commune de Brest-Recouvrance, Année 1915, f° 14, acte n° 26.).
 
   Fille de Joseph GALLAIS, né le 21 octobre 1863 à Saint-Cast, « capitaine marin », et de Joséphine Françoise Marie BEAUMONT, née le 19 septembre 1870 à Saint-Cast, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Saint-Cast, le 29 novembre 1890 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Cast, Année 1890, f° 11, acte n° 10.).
 
 
                                                                                                                 Distinctions honorifiques  
 
                                     
    Par décision du Sous-secrétaire d’État à la Marine marchande en date du 22 mai 1914 (J.O. 25 mai 1914, p. 4.885), objet d’un témoignage officiel de satisfaction pour « avoir fait preuve de courage  et de dévouement en participant, par mauvais temps, en Manche, au sauvetage de neuf hommes de l’équipage d’un navire suédois, réfugiés dans une embarcation, le 15 mars 1914 ». [Cargo Torhild, de l’armement H. Persson, de Landskrona (Suède), perdu le 15 mars 1914, par 45° 45’ N. et 6° 40’ W.].
 
 
    Par arrêté du Ministre de la marine en date du 28 juillet 1921 (J.O. 10 août 1921, p. 9.408 et 9.418), inscrit dans les termes suivants au tableau spécial de la Médaille militaire :  
 
  « Fromont (Auguste-Marie), Saint-Brieuc, 189, capitaine au cabotage : a fait preuve d’énergie lors du torpillage du Dinorah. A commandé pendant cinq jours une embarcation contenant vingt-et-un naufragés dont il assuré le salut. A évité, par sa vigilance, un torpillage du Moulin-Blanc. Un témoignage officiel de satisfaction. » (p. 9.418)
 
 
    Par décision du Ministre des Travaux publics en date du 9 octobre 1926 (J.O. 13 oct. 1926, p. 11.220), avec une partie de son équipage, objet d’un témoignage officiel de satisfaction pour avoir, « lors des travaux de déséchouage du vapeur Emir, effectués les 21, 22 et 23 janvier 1926, en rade de Beyrouth par l'équipage du vapeur Rica, [...] fait preuve des plus belles qualités de ténacité et de dévouement en même temps que d’une grande compétence professionnelle et [être] parvenu, par grosse mer grâce à [son] endurance et à [son] énergie, à atteindre le résultat poursuivi. ». Exerçait alors le commandement du cargo Rica.
 
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   (*) Biographie mise à jour et complétée.


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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