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  FRIPONNE - Dragueur

 

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Auteur Sujet :

FRIPONNE - Dragueur

n°6319
Ar Brav
Posté le 23-06-2008 à 19:17:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
FRIPONNE Dragueur de mines type Friponne (1916-1920)
 
Chantier :
 
Lorient  
Commencé : 1916
Mis à flot : 1916
Terminé : 1916
En service : 1916
Retiré : 05.1920  
Caractéristiques : 1 260 cv ; 66,4 x 7,01 x 2,8 m ; 2 moteurs Diesel Sulzer ; 2 hélices ; 15 nds ;  54 h.
Symbole de coque : FN.
Armement : II de 100 + Grenades ASM.
 
Observations :  
 
Fin 1916 : dragueur affecté à la division des patrouilles de la Méditerranée Occidentale
1916-1918 : patrouilles en Tunisie
02.10.1916 : assiste le Rigel désemparé
01.07.1918 : figure comme canonnière à l’effectif de la 9ème escadrille de contre-torpilleurs (CF Cdt d’escadrille sur le CT Catapulte) de la division des patrouilles de Tunisie (CV Vindry Cdt de division sur le yacht Eros)
03.1920 : vendu à la Roumanie, rebaptisé Locotenent-Commandor Stihi Eugen.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 23-06-2008 à 19:17:30

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8074
hoel2956
Posté le 14-08-2008 à 18:08:36  profilanswer
 

Bonjour à tous  
en complément des bonnes infos de Franck :
Canonnière Friponne
 
 
Roumanie  
Canonnières : Lieutenant-Colonel-Stihi (ex- Friponne)
Capitaine-C-Dimitresco (ex-Impatiente- 1916)
Lieutenant Lepri-Remus (ex-chiffonne )
Sous-lieutenant Chicuslesco (ex-mignonne 1917)
 
Longueur 60m9 ; Tirant d’eau 2m50 ; Déplacement 350 t ; moteurs de 900 chevaux et 15n ; endurance 1600milles à 15 nœuds et 3000 milles à 10 nœuds ; pétrole 30 tonnes.
Attaque. Deux 100%, un à chaque extrémité ; un lance-bombes.
Officiers e équipages : 50 hommes.
Observations : ces petits bâtiments de la série française Engageante ont été achetés par la Roumanie en 1920.
 
Ce navire à été construit en 1916 a Lorient, une des premières canonnières a propulsion diesel vendu en 1920 à la roumanie et prend le nom de "Lokotenent-komandor Stikhi E'udzhen". Après avoir été capturé par les russes le 29/08/1944 et saisit comme butin a Constança il est affecté dans la marine Russe sous le nom de АХТУБА  puis rendu a la roumanie le 10/12/1945 il navigua jusque dans les années 2000
 
Pendant sa période marine françcaise a surtout servit sur la méditerrannée.
A participé au secours du Rigel.
 
Sur le site Delcampe.fr la photo (marius Bar) de la friponne en vente en catégorie carte postale.
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3944/img061.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3944/Friponne SHM Brest 001.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3944/Locot-comandor Stihi-Eugen.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3944/stihi.jpg
 
Cordialement
michel

n°8075
Terraillon​ Marc
Posté le 14-08-2008 à 18:24:20  profilanswer
 

Bonjour Michel et merci pour ces informations complémentaires
 
A bientot !


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°8078
Ar Brav
Posté le 14-08-2008 à 19:20:59  profilanswer
 

Bonjour Michel,
 
Et soyez le bienvenu à bord. Un grand merci pour ces infos,
 
Bien cordialement,  [:nico56]  
Franck


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n°8083
kgvm
Posté le 14-08-2008 à 21:14:24  profilanswer
 

A point raised by Monsieur Froger in his serie Photos Curios in NEPTUNIA about 30 years ago:
"Friponne" didn't have a funnel, while the picture of "Stihi Eugen" shows one. Very probably the renaming as reported is not the correct one, and "Stihi Eugen" is either ex "Chiffonne" or ex "Mignonne".
For a picture of one of these two ships under Soviet flag as "Arax" see here:
http://media.shipspotting.com/uplo [...] o+Arax.jpg


Message édité par kgvm le 14-08-2008 à 21:16:51
n°8094
hoel2956
Posté le 15-08-2008 à 08:22:33  profilanswer
 

Friponne suite :
Source photo N°3 : Flottes de combat 1925 – Cdt de BALINCOURT
 
Roumanie  
Canonnières : Lieutenant-Colonel-Stihi (ex- Friponne)
Capitaine-C-Dimitresco (ex-Impatiente- 1916)
Lieutenant Lepri-Remus (ex-chiffonne )
Sous-lieutenant Chicuslesco (ex-mignonne 1917)
 
Photo N°1 : marius Bar
Photo N°2 : SHM Brest
 
Friponne nommé Lieutenant Colonel Stihi Eugen source SHM Brest et Cherbourg et Flottes de combat.
Autres sources internet :
 http://warships.web4u.cz/shipsplus [...] 6&id=69186
http://sovnavy-ww2.by.ru/gunboats/typ_friponne.htm
http://alaboc.ifrance.com/pages/di [...] ?2&weboram
@+

n°8132
Ar Brav
Posté le 16-08-2008 à 18:43:54  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une vue du dragueur Friponne transformée en bateau-piège, au mouillage à Corfou. C'est une des premières canonnières (ou dragueur reconverti en canonnière) à propulsion Diesel. Ses caractéristiques de coque et d'armement sont celles des Ardent. Friponne et trois similaires seront vendus à la Roumanie en 1920.
 
http://images4.hiboox.com/images/3308/b3b097c3e5bf37601b40a4b2bdd62996.jpg
 
Cordialement,
Franck


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n°8133
Ar Brav
Posté le 16-08-2008 à 18:47:07  profilanswer
 

Re,
 
Une autre vue de la Friponne, avec sa livrée camouflée :
 
http://images4.hiboox.com/images/3308/95be7bfb7f7ac5565ed2624d58e396fa.jpg
 
Cordialement,
Franck


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n°8145
hoel2956
Posté le 17-08-2008 à 07:13:35  profilanswer
 

Salut Franck
effectivement j'aais lindo de bateau piège mais je n'en était pas sur a 100%.
il existe une autre photo en camouflage dans un dico ou on la voit mieux encore , je ne lai pas mais il faut que je retrouve la référence  dans mes notes.
grand merci pour les photos.
michel

n°8146
hoel2956
Posté le 17-08-2008 à 07:21:47  profilanswer
 

Voila je viens de trouver :Dans « les navires de guerre français de 1850 à nos jours »
Page 264 deux photos dont une en camouflage.
et généralités sur les canonnnières :
P 253
En 1914 ne sont plus en service que quelques canonnières ou chaoupes-canonnières.
Cependant , les grandes marines occidentales mettent en place sur les grands fleuves de Chine à  la fin du XIXème   siècle, un dispositif de quelques canonnières. La France fait de même, et construit de ce fait entre 1900 et 1927 une dizaine de canonnière spécialisées, dites fluviale, Argus, Vigilante, … En majeure partie, elles déplacent 200 t environ et sont armées d’un ou deux 75mm. Leurs caractéristiques en font des batiments adaptés au combat sur les fleuves. Une exception de par ses dimensions le Francis-Garnier (1927) de 650 t, armé de deux 100 est destiné pour le bas Yang Tsé.
Enfin , pendant la première guerre mondiale, le terme de canonnière est repris pour désigner diverses unités nouvelles. En premier lieu, il s’agit des canonnières anti-sous-marins types Ardent et suivants, qui seront reclassés ultérieurement avisos, et qui ont déjà été évoquées comme tels au chapitre précédent. Par ailleurs, une douzaine de canonnières sont construites pour servir de soutien d’artillerie aux troupes sur le front de France. Ces canonnières désignées par des lettres A…O appartiennent à deux types : le premier déplace 120 t et embarque un 14 cm, tandis que le second est plus grand : 180 t avec un armement de deux 100 mm.
P251
LES CANONNIERES
« On confond sous le nom de canonnières des navires de rôles très différents ; ils ont tous cependant un trait commun auquel ils doivent leur appellation : c’est d’être armés d’un ou deux canons de calibre très gros par rapport à leurs modestes dimensions, de sorte que ce ne sont pour ainsi dire que des affuts flottants. Destinés tout à la fois à l’attaque et à la défense des côtes et des rivières ou à pénétrer dans des estuaires peu profonds, les canonnières doivent avoir un faible tirant d’eau (cf E. Lisbonne- la navigation maritime- Quantin , Paris 1891) Dans le premier de ces deux types, les canonnières sont des navires de mer dont le déplacement et les dimensions se rapprochent des avisos et, pour les plus grands d’entre eux , des petits croiseurs. Dans la seconde ils’agit de batiments incapables d’entreprendre une traversée de quelque importance mais dont la zone d’action se limite aux fleuves et aux zones côtières.
 
P294 En 1920 la Marine française a vendu au commerce ou à la démolition, l’essentiel de la poussière navale dont elle diposait en 1918.
cordialement
michel

n°8147
Ar Brav
Posté le 17-08-2008 à 07:43:34  profilanswer
 

Bonjour Michel,
 
Voila je viens de trouver dans « les navires de guerre français de 1850 à nos jours »
 
Merci pour ces précisions (les 2 clichés du dessus proviennent de cet ouvrage de Francis Dousset).
 
Concernant le reste, vous pouvez tapez "Canonnières" dans le moteur de recherche (case en haut à droite + loupe), il y a plusieurs fils qui traitent du sujet susceptibles de vous intéresser, autant sur les canonnières affectées sur le front Ouest classées par batteries, que sur les canonnières d'Extrême-Orient.
 
Bon dimanche,
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8417
Ar Brav
Posté le 29-08-2008 à 17:34:17  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre vue de la Friponne :
 
http://images4.hiboox.com/images/3508/cc212e202b050f343c602b847bb45e7a.jpg
 
Sources :
French Warships of World War I, de Jean Labayle-Couhat, Ian Allan Ltd, 1974

 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 29-08-2008 à 23:24:09

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°11586
dbu55
Posté le 25-12-2008 à 17:19:10  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
un autre marin de la FRIPONNE :
 
CONAN Victor Ange Marie né le 02/10/1894 à Auray (Morbihan), Quartier Maître Mécanicien - Décédé le 12/09/1918 (23 Ans) à Sidi-Abdallah (Hôpital Maritime) - Maladie - Pneumonie Grippale
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°12394
GENEAMAR
Posté le 19-01-2009 à 06:58:15  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
De MONTS de SAVASSE Marie Joseph Bertrand  
 
Né le 1er mars 1877 à BALBINS (Isère) - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1895, Aspirant le 5 octobre 1898; port BREST. Au 1er janvier 1899, sur le transport "DURANCE", Station locale du SÉNÉGAL (voir Paul GERVAISE, Cdt). Au 1er janvier 1900, sur le croiseur "PROTET", Division navale du Pacifique oriental (Cdt Paul GERMINET). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1900. Aux 1er janvier 1901,1902, 1903, port BREST. Le 1er janvier 1904, sur le contre-torpilleur "HALLEBARDE", Défense mobile de TOULON (Cdt Joseph DESCHAMP). Au 1er janvier 1906, en service à l'École des Mécaniciens torpilleurs. Au 1er janvier 1908 (affectation du 27 octobre 1906), sur l'aviso-torpilleur "BOMBE", 1ère Flottille de torpilleurs de la Manche (Cdt Maurice MERCIER de LOSTENDE). Au 1er janvier 1909, Officier en instruction à l'École des Fusiliers Marins de LORIENT. Officier breveté Fusilier. Lieutenant de vaisseau le 21 janvier 1909. Au 1er janvier 1911, Capitaine de la 3ème compagnie à l'École des Fusiliers Marins à LORIENT. Au 1er janvier 1912, sur le cuirassé "VERGNIAUD", 1ère Escadre (Cdt Laurent DROUET). Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1914, Capitaine de la 3ème compagnie d'Apprentis Fusiliers Marins sur le transport "CALÉDONIEN". En décembre 1914, affecté au 1er Régiment de Fusiliers Marins, Commandant la 10ème compagnie, il est blessé au combat et est cité à l'ordre de l'Armée navale : " Officier énergique et prudent. Blessé dans les tranchées.". De septembre 1916 à octobre 1917, Commandant la canonnière "FRIPONNE". Au 1er janvier 1918, port ROCHEFORT, inscrit au tableau d'avancement.  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3261/O DE MONTS DE SAVASSE.jpg2..jpg
 [:geneamar:8]


Message édité par GENEAMAR le 16-08-2010 à 15:41:21

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Cordialement. Malou
n°12395
GENEAMAR
Posté le 19-01-2009 à 06:59:56  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
JOURNÉ Jules Ollivier  
 
Né le 18 février 1882 à PARIS (Seine) - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1899, Aspirant le 5 octobre 1902; port CHERBOURG. En 1903, à bord du croiseur "TAGE", Division navale de l'Atlantique. (Cdt Edouard AMELOT). Au 1er janvier 1904, sur le croiseur cuirassé "DUPLEIX", Division navale de l'Atlantique (Cdt Edourd AMELOT). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1904. Aux 1er janvier 1905, 1906, sur le contre torpilleur "DURANDAL", 2ème Flottille de torpilleurs de la Manche (Cdt du 1er mars 1905, Eugène BARTHES). Aux 1er janvier 1908, 1909, sur le croiseur "FORBIN", Escadre du Nord (Cdts Louis ANDRÉ-FOUËT puis Paul BERNARD). Au 1er janvier 1911 (nomination du 20 novembre 1909), Second du sous-marin "FRUCTIDOR", Station des sous-marins de BREST (Cdt Louis SIBAUD). Au 1er janvier 1912, sur le "TOURVILLE", École de canonnage (Cdt Jean ALLEMAND). Lieutenant de vaisseau le 7 octobre 1912. Au 1er janvier 1914, Second sur le torpilleur "GLAIVE", 2ème Escadrille, 2ème Escadre légère (Cdt Pierre COURTOUX). Au 1er janvier 1917, port CHERBOURG. En novembre 1917, Commandant la canonnière "FRIPONNE". Idem en janvier 1920. Au 1er janvier 1921, port TOULON.
 [:geneamar:8]


Message édité par GENEAMAR le 03-10-2010 à 16:37:58

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Cordialement. Malou
n°13850
hoel2956
Posté le 28-02-2009 à 18:29:56  profilanswer
 

Merci à tous pour les compléments

n°33885
Rutilius
Posté le 10-02-2012 à 21:17:14  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Historique (complément).
 
 
   — 27 septembre 1916 : Recueille dans le Nord des Baléares, par 41° N. et  3° E., 16 hommes de l’équipage du cargo charbonnier britannique Roddam – dont le troisième officier French –, qui avaient pris place dans deux embarcations criblées de trous d’obus et faisant eau de toutes parts ; les débarque à Marseille.
 
   Roddam – Cargo charbonnier de 3.218 t (100,9 x 14,5 x -- m ; machine à triple expansion ; 10 nœuds) construit en 1912 (Yard n° 181) par la société Tyne Iron Shipbuilding Co. Ltd., de Newcastle-Upon-Tyne (Royaume-Uni) pour le compte de la société d’armement Red "R" Steamship Co. Ltd. (Stephens, Sutton & Stephens), également établie à Newcastle-Upon-Tyne.  
 
   The Wreck Site —>  http://www.wrecksite.eu/wreck.aspx?163077
 
   uboat. net  —>  http://uboat.net/wwi/ships_hit/5170.html  
 
   Coulé au canon le 26 septembre 1916 à 16 h 30 par le sous-marin allemand U-35 (Kapitänleutnant Lothar von Arnauld de la Perière) dans l’E. S.-E. de Barcelone, par 41° 10’ N. et  3° 40’ E. (Interrogatoire réglementaire de l’état-major et de l’équipage : V. ci-après), alors qu’il allait sur ballast de Savone à Barry Dock (Cardiff, Royaume-Uni). Équipage composé de 28 hommes, soit 15 britanniques – dont deux Royal Marines embarqués comme canonniers –, 4 grecs, 3 espagnols, 2 néerlandais, un danois, un norvégien, un portugais et un suédois.  
 
 
   ● Canonnière Friponne, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment – Note n° 4 du lieutenant de vaisseau Marie Joseph Bertrand de Monts de Savasse, commandant le bâtiment : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 240, p. num. 770, 772 et 773.
 
 
   « n° 8. – [Rapport de mer non daté]  
                                                                                                                           
 
                                                          Compte rendu de la croisière du 24 septembre au 1er octobre [1916].
 
                                   .............................................................................................................................................
 
                                                                                               27 septembre 1916.
 
   6 h 00. – Plusieurs chalutiers en vue.
 
   7 h 20. – La Bouffonne rallie. Je lui prescris de patrouiller la route entre les parallèles 41° et 42° 20’, la Friponne dans l’Est, la Bouffonne dans l’Ouest de la route.
 
   10 h 00. – Plusieurs chalutiers en vue.
 
   10 h 20. – Alerte. Mis aux postes de combat. On aperçoit à 1.500 mètres environ deux objets suspects très voisins l’un de l’autre. Mis le cap dessus à toute vitesse. En approchant, on reconnaît deux embarcations.
   Recueilli 16 hommes du charbonnier anglais Roddam. Il fait mauvais. J’ai l’ordre de patrouiller dans la direction de Marseille. Je me décide à y transporter les naufragés que je n’aurais pu sans danger transborder sur un autre bâtiment et que je ne pouvais pas non plus conserver à bord pour de multiples raisons.
 
   13 h 20. – Je signale à bras à la Bouffonne
: " Nous venons de recueillir 16 hommes du Roddam. Le vapeur a été coulé.".
 
   16 h 30. – Friponne à Athmah, Bacchante et Hussard, n° 75-4 st : " Friponne a recueilli aujourd’hui 13 heures, par L. = 41° ~ G. = 3°, 16 hommes vapeur anglais Roddam coulé par canon hier 17 h par L. = 41° 10’ ~ G. = 3° 40’. Sous-marin autrichien gris-vert petite dimension,  deux canons. Capitaine vapeur prisonnier. Une embarcation avec reste naufragés onze hommes pas retrouvée. Je ramène équipage Marseille. Bouffonne continue recherches." [...] »
 
 
   ● Canonnière Friponne, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 240, p. num. 851 à 853.
 
 
 
                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/RODDAM---Questionnaire---1..gif
                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/RODDAM---Questionnaire---1b.gif
                                 
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                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/RODDAM---Questionnaire---2..gif
                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/RODDAM---Questionnaire---2b.gif
 
                                     .......................................................................................................................................
 
 
                                     http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/RODDAM---Questionnaire----S.gif
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 10-02-2012 à 21:20:29
n°33896
hoel2956
Posté le 11-02-2012 à 12:24:03  profilanswer
 

effectivement voici le détail de cet évènement :
 
Croisière du 24 Septembre au 1er Octobre  1916 :
Chasse au Sous-marin et sauvetage
Le 23 a 17 h le lieutenant de vaisseau commandant la friponne reçoit un télégramme de l’Amiral Atmah, lui ordonnant d’appareiller pour patrouiller au Sud des Baléares où un sous marin a été signalé le 22 à 17h, la Bacchante et la Catapulte l’y rejoindrons.
La Catapulte donne l’ordre à la Friponne qu’une fois la Bouffonne rejointe, de patrouiller jusqu’au point M puis de remonter sur la route des Baléares, si alors ils reçoivent des informations faisant penser que le sous-marin se trouve au Nord alors elle pourra continuer les recherches dans le Nord. Sinon elle redescendra vers Alger.
Les  mouvements d’entrée et de sortie de Bizerte étant interdit de nuit, la Friponne appareille le lendemain à 6h de Séti Mérien, pour faire route vers l’Ouest, après avoir croisé au large de Bizerte 2 Torpilleurs numérotés.
Le 25 à 8h20, la Bouffonne ralliée celle-ci patrouillera à quelques milles en arrière de la Friponne jusqu'à 5 milles du point M. A 15 h elles font route vers les Baléares à une vitesse de 12 nœuds.
Le 26 à 10 h situé à Fragonere, elles continuent leurs recherches en direction du cap St Sebastien. A 11h30 elles reçoivent de la catapulte l’ordre de patrouiller dans la région du nord du parallèle 40 et de se mettre sous les ordres du Commandant Hussard.
A 16h10 la Friponne croise le Transylvania un transporteur de troupes anglais escorté d’un torpilleur anglais. A 16h45 elle croise un deuxième transporteur anglais avec un sloop. A 18h45 au point M, ralliement de la Bouffonne, de Monts ordonne a celle-ci par signaux à bras : «  Faites route parallèle et à 2 milles Est route recommandée - Rendez-vous demain matin 10 h à 10 milles Ouest Dragonnera ». A 19 h la Friponne remonte ensuite vers le Nord en se tenant à 2 milles dans l’Ouest de la route.
Le 26 à 9h28 la Friponne dépasse un chalutier armé supposé être le Vautour.  À 9h30 la Bouffonne la rallie. La Friponne lui indique que le sous-marin a été vu à 20 milles du cap St Sébastien. Elles continueront donc les recherches vers le Nord et rendez-vous est pris pour le lendemain matin 7h à 5 milles à l’Est du cap St Sébastien. À 9h30 un chalutier supposé être le Vaucluse la croie à contre-bord. À 9h37 la Bouffonne doit stopper pour effectuer une réparation mécanique. À 9h45 la Friponne croise a porté de voix le Verdon et lui demande s’il a de nouveaux renseignements.  
Dans la soirée le Bellatrix, la Bouffonne, la Friponne, et le Hussard conviennent du plan de recherches pour le lendemain. (le Bellatrix a 14h40 est à 41°30  0320 E 14 26).
Vers 22h elle croise un chalutier armé et continue sa croisière en remontant vers le cap St Sébastien.
 
Le 27 les navires et notamment la Friponne patrouilleront entre les parallèles 41 et 42°20 sur la route des transports et en fonction des heures de passage des vapeurs montants.  Le 27 à 6h plusieurs chalutiers armés sont en vue, la Bouffonne rallié à 7h20, toutes les deux vont patouiller entre les parallèles 41 et 42°20, la Friponne dans l’Est, sa compagne dans l’Ouest de la route.  10h plusieurs chalutiers armés sont en vue.
12h20 Alerte - Aux postes de combats ! deux objets flottants sont aperçus à1500 mètres environ, très proches l’un de l’autre. La Friponne met le cap dessus à toute vitesse. En s’approchant les marins reconnaissent deux embarcations. À 13h, par L41° G3° Ils recueillent 16 hommes du charbonnier anglais Roddam. Le vapeur anglais a été coulé la veille à 17h par L=41°10’ G=3°40’ (en fait à L’est Sud Est de Barcelone : ESE Barcelona 4053N, 0318E at 5,10pm) par un sous-marin autrichien gris vert de petite dimension, possédant 2 canons, après avoir fait prisonnier le capitaine du navire anglais. Une autre embarcation de 11 hommes n’a pas été retrouvée vers 25 milles au Sud Cap San Sebastian. [Le Roddam le 08 Mai 1902 se trouvait dans la rade de St Pierre lors de l’explosion de la montagne Pelée en Martinique, Le Capitaine Freeman commandant du Roddam, en arrivant à Port-Castrie prononce cette terrible phrase : "Nous venons des portes de l'enfer, vous pouvez télégraphier au monde qu'il n'y a plus une âme vivante à Saint-Pierre."source : http://scubaspot.free.fr/epaves/roraima.html]
Le Roddam a été coulé  par le sous-marin allemand U35 commandé par l’as mondial des sous-mariniers le redoutable Kapitän-Leutnant Lothar Von Arnault de la Périère ( il a le plus important palmarès de navires coulés, à ce jour jamais battu !) U 35 aurait  coulé 15 vapeurs et trois voiliers, soit 18 navires représentant un tonnage net de 31000 tx pour les vapeurs et 2500 tx pour les voiliers pendant cette deuxième quinzaine de Septembre (source http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 068_1.htm) meme site : RODDAM, armé d’un 47 mm Hotchkiss, échange avec le sous-marin une douzaine d’obus, tous courts.  
Atteint à la passerelle par un éclat d’obus qui blesse le second, il stoppe et est évacué. L’embarcation du capitaine est hélée et celui-ci est retenu prisonnier. Liste des navires coulés de l’U 35 : http://www.histomar.net/arnauld/htm/palmares.htm
 
 
16h rencontre 2 chalutiers dont l’Aiglon. De 21 h à 23 h la brume devient épaisse, fait route vers Marseille.
 
 Le temps est mauvais, le commandant reçoit l’ordre de patrouiller en direction de Marseille, il décide d’y évacuer les naufragés ne pouvant le faire sur un autre bâtiment sans danger. À 13h20 il communique à la Bouffonne son sauvetage, celle-ci reste dans le secteur pour continuer les recherches du sous-marin et des naufragés.
Le 28 à 6h croise un sloop anglais, 7h05 reçoit l’ordre de déposer ses naufragés puis de patrouiller la route Ouest jusqu’au  cap Creus. À 8 h amarrage de l’arrière  au quai de la Fraternité à Marseille
A 16 h appareillage de Marseille,le temps est mauvais mais fait route néanmoins vers cap St Sebastien. Durant la nuit la mer se calme et devient clapoteuse au petit jour.  
Le 29 à 9h croise la Bouffonne puis à 11h un chalutier, depuis le 28 le cdt ne se sent plus d’aucune utilité dans le Nord des Baléares, un S.O.S lui donne raison à 12h, c’est le Nellore qui appelle à l’aide par 37°47’ 00 02 Est. Sans attendre les ordres la Friponne fait route vers le Sud des Baléares ou un sous-marin à été aperçu au point 38°35 20 09 Est le 28 septembre à 15h (l’ordre lui parvient ½ heure plus tard).
Le 30 la Friponne passe par Dragonnera vers 8h20, puis patrouille en direction du Sud, a 16h le Rigel (qui sera coulé bientôt) leur signale que l’Etat-major a fait savoir qu’il devrait y avoir des sous-marins français dans l’Ouest du Cap Palos.
La Friponne prévoit de patrouiller jusqu’au 2 Octobre au plus tard, devant ravitailler à Toulon pour y prendre des dynamos de rechange et notamment des radeaux. Mais le sous-marin ennemi étant dans le bassin Ouest méditerranéen, il leur est interdit de remonter vers Toulon, seul le ravitaillement à Bizerte leur est autorisé. Elle reçoit l’ordre de patrouiller de Dragonnera au point M jusqu’au 1er Octobre. À aperçoit la Diligente. À 23h40 la Friponne reçoit l’ordre immédiat de rentrer se ravitailler à Oran pendant que les autres navires continuent les recherches.
Le 1er Octobre à 4h11 passage du point M et prend la direction d’Oran, à 8h20 croise la Rapière, amarrage au quai Dugay-Trouin à Oran pour ravitailler en Pétrole, vivres et eau.

n°36325
Rutilius
Posté le 14-02-2013 à 09:25:27  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Marins de la canonnière Friponne ayant été déclarés « Morts pour la France ».
 
 
   — BESSON Jean Moïse, né le 26 mars 1899 à Die (Drôme) et y domicilié, décédé le 22 septembre 1918 « à l'Hôpital maritime de Sidi-Abdallah des suites de grippe infectieuse avec complication pulmonaire », Matelot de 3e classe charpentier, Matricule n° 64.567–5 (Acte transcrit à Die, le 28 nov. 1918).
 
    — CONAN Victor Ange Marie, né le 2 octobre 1894 à Auray (Morbihan) et y domicilié, décédé le 12 septembre 1918 « à l'Hôpital maritime de Sidi-Abdallah [des] suites de pneumonie grippale », Quartier-maître mécanicien, Matricule n° 25.8377–3 (Acte établi à Sidi-Abdallah, le 12 sept. 1918).  
 
   — LABAT Henri Joseph, né le 10 mars 1887 à Bordeaux (Gironde) et y domicilié, décédé le 12 septembre 1918 à Ferryville – aujourd’hui Menzel-Bourguiba – (Tunisie) des suites de la grippe, Quartier-maître chauffeur, Matricule n° 9.224 – Bordeaux.
 
   — SCOTTO-DI-VETTINO Antoine Nicolas, né le 12 juin 1889 à Mers-el-Kébir (Département d'Oran, Algérie) et y domicilié, décédé le 15 septembre 1918 « à l'Hôpital de Sidi-Abdallah [des suites de] pneumonie grippale », Matelot de 1re classe mécanicien, Matricule n° 48.555–5 (Acte établi à Sidi-Abdallah, le 15 sept. 1918).  
 
   __________________________________________________________________________________________
 
   Dernière adjonction : BESSON Jean Moïse.
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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