Bonsoir à tous,
■ Louis Lacroix : « Les écraseurs de crabes sur les derniers voiliers caboteurs », préface du Capitaine A. Marchandeau, éd. Aux portes du large, Nantes, 1947.
« Au début de 1919, arriva à Port-Tewfick un schooner coulant bas d'eau, l'Esquimalt, qu'il fallut alléger en rade de Suez et mettre sur le dock flottant au plus tôt. La sécheresse avait ouvert les coutures au dessus de la flottaison ; il avait plus d'un mètre d'eau en cale et ses pompes étaient en avaries. A la visite, je constatais que l'étanchéité des bordés était faite avec une sorte de mousse séchée et peignée au lieu de bonne étoupe de chanvre et recouverte de ciment en guise de brai. Vingt jours durant, les calfats travaillèrent sans arrêt sur ce navire, qui dut, quelques jours après, relâcher à Malte.
Affrété ensuite par la Société des Forges et Aciéries d'Homécourt, il fut vendu pour un prix minime à la Société Navale Marseillaise, 1, place Carnot, en 1922. Cette société, qui avait déjà acquis l'Alsace, était présidée par un capitaine au long-cours, M. Marius Valussière, qui expédia à la Martinique l'Esquimalt, rebaptisé Mektoub.
Je n'ai jamais entendu dire qu'il en soit revenu. » (op. cit., p. 292).
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Bien amicalement à vous,
Daniel.