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  PHŒBÉ ― Cargo ― Cie française des chemins de fer de Paris-Orléans.

 

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Auteur Sujet :

PHŒBÉ ― Cargo ― Cie française des chemins de fer de Paris-Orléans.

n°22870
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-12-2009 à 23:56:56  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
 
   Phœbé Cargo armé de 3.956 t, lancé en 1912 à Dunkerque par les Ateliers et chantiers de France pour le compte de l’armement A. C. Le Quellec et Fils, de Bordeaux (Miramar Ship Index, Id n° 5603383).  
   
   Alors qu’il se rendait de Port-Talbot (Royaume-Uni) à Saint-Nazaire, torpillé le 15 août 1917 par l’UC-21 (Oberleutnant zur See Werner von Zerboni di Sposetti) (uboat.net), à 6 milles dans le S. 18 W. de Penmarc’h (Journal de navigation du patrouilleur auxiliaire Taureau).
 
   Lors de sa perte, bâtiment propriété de la Société maritime auxiliaire de transport, mais affrété par la Compagnie française des chemins de fer de Paris-Orléans.
 
 
   Le Journal des Transports, n° 22, Samedi 3 novembre 1917, p. 262, en rubrique « Informations » :
 
 
                      « TÉMOIGNAGES OFFICIELS DE SATISFACTION A DES NAVIRES DE COMMERCE
 
   Extrait du
Journal officiel du 14 octobre :
 
   " Un témoignage officiel de satisfaction est accordé au vapeur Phœbé (Compagnie des Chemins de fer d’Orléans) pour la bonne attitude et le dévouement dont son équipage a fait preuve lors du torpillage de son bâtiment, le 15 août 1917." »
 
   __________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 03-05-2013 à 23:00:12
n°22877
Terraillon​ Marc
Posté le 15-12-2009 à 07:57:38  profilanswer
 

Bonjour
 
Selon la liste de JP Clochon :
 
"15/08 PHOEBE VAPEUR 3956 Armé, TSF, 6 milles ½  S78W de Penmarc’h, torpillé par un sous-marin A  le Quellec et fils, Bordeaux. "
 
A bientot


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°22878
Terraillon​ Marc
Posté le 15-12-2009 à 08:00:44  profilanswer
 

Bonjour,
 
La fiche du navire selon Miramar
 
Single Ship Report for "5603383"
IDNo: 5603383 Year: 1912  
Name: PHOEBE Launch Date:  
Type: Cargo ship Date of completion: 2.12  
Flag: FRA Keel:  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Tons: 3956 Link: 1726  
DWT:  Yard No: 82  
Length overall:  Ship Design:  
LPP: 106.7 Country of build: FRA  
Beam: 14.9 Builder: France  
Material of build:  Location of yard: Dunkirk  
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn): 1T-  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Naval or paramilitary marking :  
A: *  
End: 1917  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Subsequent History:
 
Disposal Data:
sm/t 6nm SW Penmarc'h 15.8.17

 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 15-12-2009 à 08:01:05

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°22881
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 15-12-2009 à 09:32:54  profilanswer
 

Bonjour à tous
...et dans le Starke-Schelle Register de 1912
PHOEBE         FR  1T
 3,956 A. C. Le Quellec & fils, Algiers       350.0 x 48.9
     C Atel. & Chant. de France, Dunkerque  (2) #82
17 - Cie. Française des Chemins de Fer de Paris-Orléans (Soc. Marit. Aux. de Transports), Algiers
Torp. and sunk by UC 21, 15 Aug 1917, 6 miles SW of Penmarch, voy. Port Talbot - St. Nazaire
 
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°22888
Ar Brav
Posté le 15-12-2009 à 12:01:51  profilanswer
 

Bonjour à tous  
 
...et tant que nous y sommes, dans Charles Hocking, Dictionary of disasters at sea  ;)  :
 
PHOEBE
 
Compagnie Française des Chemins de Fer de Paris-Orléans
1912
Ateliers & Chantiers de France
3 956 tons
350 x 48,9 x 22,5
332 n.h.p.
Triple-expansion engines.
 
The French steamship Phoebe was sunk by a German submarine off Ushant on August 15th, 1917.
The ship had previously been sunk after striking a mine on January 20th, 1917, near Brest, raised and repaired.
 
Amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22890
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 15-12-2009 à 14:51:47  profilanswer
 

Citation :

The ship had previously been sunk after striking a mine on January 20th, 1917, near Brest, raised and repaired


 
Bonjour Franck
Je pense pouvoir sous peu confirmer que c'est UC 18 qui a mouillé la mine responsable de ce dommage.
Cdlt
Yves
 
 
Bonsoir à tous
Je reprends ce fil plus tard dans la soirée. Après vérification, il s'agit bien de l'UC 18 qui est le seul à avoir procédé à 5 minages devant Brest avant la fin de janvier 1917. Si on pouvait avoir plus de précisions sur le lieu de l'explosion de cette mine, on pourrait même préciser le n° du barrage.
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 15-12-2009 à 23:59:28

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°22897
Maru56
Posté le 15-12-2009 à 18:55:52  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Voir en lien un document d'époque relatant la perte du PHOEBE.
Bien amicalement.
 
http://www.wreck.fr/images/phoebe/arch01.pdf

n°27123
olivier 12
Posté le 18-08-2010 à 12:37:20  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un petit complément sur le PHOEBE
 
La perte de PHOEBE
 
Ce cargo charbonnier de 3956 t JB appartient à la Société Maritime Auxiliaire de Transport. Il est affrété par la Compagnie des Chemins de fer d’Orléans.
Il effectue une traversée Port Talbot – Saint Nazaire avec un complet chargement de charbon et vingt wagons arrimés sur le pont.
 
Il est armé de deux canons de 90 mm matricule 77 avec étoupille à friction, approvisionnés à 25 coups. La hausse est réglée à 1500 m.
 
http://a.imageshack.us/img203/1883/phoebelistequipage.jpg
 
Le 15 Août 1917, il navigue en convoi avec sept autres navires entre Berteaume et Quiberon. Il se trouve en 6e position du convoi, avec derrière lui le yacht norvégien TEREGRINE.
 
A 23h20, il se trouve à 6,5 milles dans le S 18 W de Penmarch.
Ciel très sombre, mer très houleuse.
 
L’officier de quart, ainsi que les militaires Thomas (sur la passerelle) et Colas (pièce avant), aperçoivent le sillage d’une torpille à petite distance. L’explosion se produit presque immédiatement, ouvrant une large brèche dans la coque du bâtiment qui apique aussitôt de l’avant.
 
Les canonniers courent à leurs pièces, mais le temps est très sombre et on ne voit rien, sauf lorsque le pinceau du phare d’Eckmülh passe sur le navire. Le capitaine fait stopper les machine et envoyer le signal de détresse par TSF tout en actionnant la sirène en continu.
Le poste d’équipage a été bouleversé par l’explosion et 4 ou 5 hommes ont été précipités dans le puits aux chaînes et légèrement blessés. Un autre est enseveli sous les couchettes démolies.
 
Malgré cela, il n’y a pas de désordre et, au commandement du capitaine, les embarcations sont amenées dans le calme. Le bâtiment continuant à s’enfoncer de l’avant, le capitaine ordonne l’évacuation. Il fait le tour du bord, fait faire l’appel dans les embarcations et, sur la réponse « complet » quitte à son tour le navire.
 
Le chalutier convoyeur TAUREAU, qui au moment du torpillage se trouvait à 500 m par le travers tribord du PHOEBE, en fait le tour pour rechercher le sous-marin. Mais celui-ci n’est vu à aucun moment. Le TAUREAU recueille alors les naufragés et un nouvel appel est fait à son bord. On constate qu’il manque un marin. Le capitaine, le second et quelques hommes de bonne volonté retournent alors sur le PHOEBE. Ils accostent difficilement le bâtiment dont l’avant est déjà sous l’eau, en se plaçant sous le vent. Ils retrouvent alors le marin qui s’était réfugié sur l’arrière. C’était l’homme qui avait été enseveli sous les couchettes, qui n’avait pu se dégager à temps et dont on n’avait pas entendu les appels.
Le pont du PHOEBE est envahi par l’eau et les wagons, désarrimés, se heurtent avec fracas, défoncent le panneau de cale, ce qui accélère la perte du navire. A la demande du capitaine qui espère que le PHOEBE ne va pas couler, le TAUREAU reste sur les lieux. Mais les embarcations de sauvetage amarrées sur l’arrière ayant cassé leurs bosses sous les coups de tangage et le PHOEBE ayant été perdu de vue, le TAUREAU fait alors route sur Quiberon où les naufragés sont débarqués, à Port Haliguen, vers 16h00.
 
Conclusion de la Commission d’enquête
 
Le capitaine du PHOEBE s’est bien conformé aux instructions de l’Etat-Major Général et des Autorités Maritimes. Il n’a pas de responsabilité dans la perte de son bâtiment.
Capitaine, officiers et équipage ont montré, comme ils l’avaient fait précédemment, par leur calme et leur discipline qu’ils étaient à la hauteur de leur devoir.
Les militaires ont fait leur devoir et n’ont quitté le navire que sur ordre du capitaine. Ils sont restés jusqu’au bout à leur poste, mais auraient du penser à armer leurs pièces.
 
Récompenses
 
L’évacuation s’est faite en bon ordre grâce au chalutier d’escorte et malgré une forte houle. Le capitaine, s’apercevant qu’il manquait un chauffeur, a fait l’appel des hommes de bonne volonté de son équipage et est retourné sur le PHOEBE. Il fut assez heureux pour retrouver le manquant.
 
Citation à l’ordre du Régiment
 
BOCHER Eugène Capitaine au Long Cours  Paimpol n° 153
 
« Pour l’énergie et le dévouement dont il a fait preuve lors du torpillage de son bâtiment. Déjà cité à l’ordre de la Division le 15 Mai 1917. »
 
TOS du Ministre
 
Vapeur PHOEBE pour la bonne attitude et le dévouement dont son équipage a fait preuve lors du torpillage de son bâtiment le 15 Août 1917
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’UC 21 de l’OL Werner von ZERBONI DI SPOSETTI.
La position donnée par le KTB semble être 6 milles dans le S78W de Penmarch. Mais dans les documents français elle figure à deux reprises, bien lisible, comme étant dans le S18W.
 
Sa précédente victime avait été le 11 Juillet 1917 le grand voilier COQUIMBO qui avait sauté sur l’une de ses mines.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 18-08-2010 à 12:38:19

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olivier
n°27377
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 01-09-2010 à 17:23:38  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
                                      Le sauvetage de l’équipage du Phœbé par le patrouilleur auxiliaire Taureau (15 août 1917)
 
 
   ● Patrouilleur auxiliaire Taureau – alors commandé par le premier maître de timonerie Evanno –, Journal de navigation – 25 juill. / 18 mai 1918 – : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 482, p. num. 445 et 446.
 
 
                                                                                               « 14 août 1917
 
                                 ....................................................................................................................................................
 
   18 h 00  –  Appareillé [de Berteaume] avec le convoi de Wolf Rock.
 
   19 h 00  –  Fait le chenal de La Helle.
 
   19 h 55  –  Par le travers des Platerre.  
 
 
                                                                                                 15 août 1917
 
 
   1 h 00  –  Quitté le convoi pour venir croiser dans le N. d’Ouessant.  
 
   5 h 40  –  Aperçu le convoi.
 
   6 h 45  –  Pris poste à droite du convoi.  
 
   11 h 20  –  Mouillé à Bertheaume.
 
   17 h 00  –  Appareillé avec le convoi du Sud.
 
   18 h 00  –  Par le travers des Parquettes.  
 
   22 h 10  –  Par le travers de Penmarc’h.  
 
   23 h 15  – Vapeur français Phœbé de Nantes a été torpillé à 6 milles dans le S. 18 O. de Penmarc’h. L’équipage a été sauvé par le Taureau.  
 
 
                                                                                                16 août 1917
 
 
    Resté sur les lieux du torpillage jusqu’au jour, le bâtiment ayant coulé à 2 h 30.
 
   7 h 00  –  Route sur Quiberon.
 
   14 h 30  –  Mouillé à Quiberon. Débarqué l’équipage du Phœbé.
 
   18 h 00  –  Appareillé avec le convoi pour Bertheaume.
 
   21 h 45  –  Par le travers de Penmarc’h.
»  
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 01-09-2010 à 18:26:21
n°36213
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 02-02-2013 à 22:54:53  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
    En Avril 1915, le cargo charbonnier Phœbé avait pour commandant Eugène BOCHER, capitaine au long-cours inscrit à Paimpol, n° 155 (*), et pour chef mécanicien Modeste Bermont MALARD, inscrit à Bordeaux, n° 3.710 (Déc. du 21 avr. 1915 établissant la liste des armateurs, des capitaines ou patrons de navires de commerce ou de pêche qui ont fait l'objet de félicitations pour bonne tenue des postes d'équipage, ainsi que des chefs mécaniciens pour le bon entretien des machines, chaudières, etc. : J.O., 25 avr. 1915, p. 2.574).
 
   ___________________________________________________________________________________________
 
   (*) BOCHER Eugène Marie, né le 22 septembre 1876 à l’Île de Bréhat (Côtes-d’Armor) et décédé le ... à ... (...). Chevalier de la Légion d’honneur au titre du Ministère de la Marine (D. 19 juin 1921) (Base Léonore, Dossier 19800035/1410/63026).
 
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°38454
olivier 12
Posté le 05-11-2013 à 11:38:17  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
PHOEBE – Avarie par mine le 20 Janvier 1917
 
Rapport du capitaine BOCHER

 
Quitté Saint Nazaire avec 33 hommes d’équipage le 19 Janvier à 15h30, sur ballasts. Sorti des bouées à 16h30. Reçu alors d’un arraisonneur l’ordre de revenir à Saint Nazaire. Viré de bord et mouillé sur rade à 17h20. A 18h00, reçu l’ordre de repartir.
Débarqué le pilote à 19h00. Passé la Lambarde à 19h30 et la Banche à 20h10. Temps brumeux.
Contourné Belle Ile à 9,5 milles, puis passé à 10 milles de Penmarch. Vu les feux du raz de Sein à 06h00 le 20 Janvier.
 
A 07h20, ressenti une formidable explosion à l’avant. Le navire est alors à 1 mille dans le SSE de La Vieille. Les panneaux de la cale 1 volent en éclat et le navire apique de l’avant. Stoppé la machine. Les canonniers sont à leurs pièces, mais rien en vue ce qui fait soupçonner la présence d’une mine. Amené les embarcations en vue d’une évacuation. Tout l’équipage est sauf. L’avarie est localisée à la cale 1 et la cloison étanche résiste à la pression de l’eau. Remis alors l’équipage à son poste et remis la machine « En avant lente » car il y a trois trous béants sur l’avant.  
Franchi difficilement le raz de Sein, l’hélice étant presque hors de l’eau et le navire gouvernant très mal. Nous avons un courant de flot.
 
Signalé au sémaphore « Avons touché mine. Prévenez Brest ».
Epontillé la cloison entre cales 1 et 2 avec des madriers car elle commençait à céder. Rencontré L’INCONSTANT à 09h00, qui offre de nous escorter. Accepté et mouillé à 13h30 en rade de Brest. Prévenu autorités militaires et maritimes.
 
Le sang froid dont ont fait preuve les officiers a permis de maintenir toute la confiance des hommes. Mes ordres ont été exécutés avec promptitude dans ces parages dangereux, très près de terre, où le navire peu manœuvrant risquait d’être drossé sur les rochers par le courant. Mais nous avons pu le ramener sain et sauf et en lieu sûr.
 
Au départ de Saint Nazaire nous avions
TE AV  2,70 m   TE AR  4 m
A l’arrivée à Brest ils étaient devenus
TE AV  4,63 m   TE AR  2,80 m
Le navire a été ébranlé dans toutes ses parties.

Rapport de l’officier enquêteur

 
PHOEBE  Société Maritime Auxiliaire de Transports
Traversée Saint Nazaire – Barry Docks via Brest pour recevoir des ordres
Capitaine Eugène BOCHER  Paimpol n° 155  Lieutenant de Vaisseau de Réserve
 
Interrogé
 
- Lieutenant de quart LE BRAZ Alfred  Lannion n° 145
- Maître d’équipage GUILLOU Yves-Marie  Paimpol n° 18826  (à la passerelle)
- Canonnier breveté RACON Louis (de veille au canon de 90 arrière)
 
C’est en entrant dans le ras de Sein à 07h15, à 1 mille dans le S005E  de la Vieille, que l’explosion, très violente, s’est produite.
Le déroulement des faits est exactement conforme au récit du commandant.
 
Le canonnier Racon a été projeté de la dunette sur le pont arrière, deux mètres plus bas. Il est aussitôt remonté à sa pièce qu’il a mise en état de tirer.
L’épontillage de la cloison a été fait très vite et très bien.
 
La déchirure est énorme à l’avant. Le bâtiment est entré au bassin et l’on recherche au milieu d’un fouillis de tôles tordues et éventrées les morceaux de métal qui permettraient d’identifier l’engin.
Une pièce, examinée par un officier du Front de Mer, a été reconnue comme faisant partie du mécanisme de déclenchement des mines allemandes.
 
Propositions de récompenses
 
Citation à l’Ordre de la Division
 
BOCHER Eugène  CLC  LV de Réserve    Capitaine   Paimpol n° 155
 
Pour le sang froid, l’énergie et l’habileté professionnelle dont il a fait preuve en ramenant du raz de Sein à Brest son navire gravement endommagé par une mine.
 
Citation à l’Ordre de la Brigade
 
RACON Louis  Canonnier breveté   2e dépôt
 
A fait preuve d’énergie et de qualités militaires lors de l’explosion d’une mine contre son bâtiment.
 
Témoignage officiel de Satisfaction du Ministre
 
Vapeur PHOEBE
 
Pour la discipline et l’énergie dont a fait preuve son équipage après l’explosion d’une mine le 20 Janvier 1917.
 
Signé : De Bon
 
Le sous-marin mouilleur de la mine
 
Comme l’a signalé Yves, c’était donc l’UC 18 de l’OL Wilhelm KIEL. Il devait disparaître un mois plus tard, le 19 Février, en Manche.
 
La position très exacte donnée par le capitaine Bocher doit permettre de préciser le numéro du barrage.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 05-11-2013 à 18:07:45

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olivier
n°38458
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 06-11-2013 à 09:22:08  profilanswer
 

Citation :

La position très exacte donnée par le capitaine Bocher doit permettre de préciser le numéro du barrage.


 
Bonjour Olivier, bonjour à tous
Il s'agit du Minensperre 234b mis en place par UC 18 le 14 Janvier 1917
Amts
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°38477
Memgam
Posté le 09-11-2013 à 09:11:27  profilanswer
 

Bonjour,
 
"UC18, du 11 au 25 janvier 1917.
 
En traversant la Manche, furent arrêtés et coulés :
Le 12, le voilier français Saint-Michel, 394 tx.
Le 13, le vapeur anglais Toftwood, 3 082 tx.
Le 14, au matin, barrage 234a, dans le chenal du Four, devant Brest.
Le vapeur anglais Martin, 1 904 tx fut arrêté et coulé.
Le 14 au soir, barrage 234b, sur la route d'atterrissage à Brest, dans l'est de l'île de Sein…
 
"…Les mines de l'UC18 n'eurent aucun effet connu…"
 
Source : Arno Spindler, La guerre sous-marine III D'octobre 1915 à janvier 1917, Payot, Paris, 1935, pages 415-416.
 
Cordialement

n°38478
olivier 12
Posté le 09-11-2013 à 11:06:37  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Citation :
 
"…Les mines de l'UC18 n'eurent aucun effet connu…"
 
Manifestement Arno Spindler n'avait pas consulté le dossier du PHOEBE aux archives françaises...
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 09-11-2013 à 11:07:04

---------------
olivier
n°38489
Memgam
Posté le 09-11-2013 à 21:14:25  profilanswer
 

Bonjour,  
 
…"Le 15 août 1917, le cargo Phoebé (3956 tjb) de la Cie A. Le Quellec et Fils, se rendant de Port Talbot à Saint-Nazaire avec un chargement de charbon et de wagon, coule sur mine à 6 milles et demi S 78°O de Penmarch. L'engin avait été mouillé par le sous-marin allemand UC18. L'équipage recueilli par un patrouilleur est sauf. Le navire était armé et disposait de la TSF. Le capitaine Bocher sera cité à l'ordre"…
 
Il ya donc amalgame entre la rencontre avec une mine de l'UC18 le 20 janvier 1917 et le torpillage par l'UC21 le 15 août 1917, dans l'ouvrage (cité ci-dessous) de Marc Saibène, qui ne prend pas non plus en compte le changement d'armateur.
 
Source : Marc Saibène, La marine marchande française 1914-1918, Marines Editions, 2011, page 140.
 
Cordialement


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