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  MARIE FREDERIQUE ou MARIE FREDERIC - Patrouilleur

 

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Auteur Sujet :

MARIE FREDERIQUE ou MARIE FREDERIC - Patrouilleur

n°3371
Ar Brav
Posté le 06-03-2008 à 10:11:59  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
MARIE FREDERIQUE ou MARIE FREDERIC selon les sources Patrouilleur auxiliaire (1915 – 1918)
 
Chantier :
 
N.C.
En service : 04.08.1915 (MN)
Retiré : 16.05.1918 (MN)
Caractéristiques : N.C.
 
Observations :
 
Chalutier
04.08.1915 : réquisitionné à Marseille ; affecté en Algérie
1918 : 2ème escadrille de patrouilleurs de la Méditerranée
04.03.1918 : combat et avarie un sous-marin ennemi
16.05.1918 : saute sur une mine larguée par le sous-marin allemand UC 54 (KL Heinrich Prinz zu Reuss) * près de Bône à 5 milles au NE du cap de Garde et coule par 120 mètres de fond. Cdt PM Sarrazin, perte connue : Alain Félix Berthou.  
 
* implication du sous-marin UC 54 non confirmée par la base U-Boot.
 
Cordialement,
Franck

Message cité 1 fois
Message édité par Ar Brav le 16-02-2009 à 17:17:15

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4797
Ar Brav
Posté le 24-04-2008 à 11:32:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Marin originaire de la Seine Maritime disparu avec le patrouilleur Marie Frédérique :
 
TOUQUERANT Albert, matelot de 2ème classe timonier breveté, chalutier (patrouilleur) MARIE FREDERIQUE de la 2ème escadrille de patrouilleurs de la Méditerranée, domicilié et né au Havre le 27-10-1899.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 24-04-2008 à 11:33:11

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4807
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 24-04-2008 à 16:43:06  profilanswer
 

Bonjour à tous
Je n'ai pas le KTB de UC 54 pour lever complètement le doute mais il y a de fortes probabilités pour que ce soit l'une des mines qu'il a mouillées le 6 mai dans les accès du port de Bône qui soit à l'origine de la perte de la Marie Frédérique. Je vais donc considérer pour ma base de données que cette perte est à créditer à UC 54 et me mettre en chasse du KTB.
Heinrich XXXVII Prinz Reuß zu Köstritz (1888-1964) dont les origines familiales remontent au 11e siècle était apparenté à la famille royale des Hohenzollern ; il a commandé UC 54 du 10.5.1917 au 22.5.1918, date à laquelle il a cédé son commandement à l'Oblt z.S. Otto Loycke un ancien WO du célèbre U 35 de von Arnauld.  
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 24-04-2008 à 16:45:39

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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°7623
GENEAMAR
Posté le 01-08-2008 à 09:14:20  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
  Autres Marins du chalutier affecté à la 2ème Escadrille de patrouille de la Méditerranée occidentale et disparus le 16 mai 1918. --- Jugement déclaratif de décès rendu le 9 décembre 1918 à TOULON.
 
- BERTHOU Alain Félix, né le 27 novembre 1893 à RIEC-sur-BELON (Finistère), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- CERVONI Dominique, né le 28 septembre 1887 à NONZA (Haute-Corse), Quartier-Maître Chauffeur.
- COSTA Ange Bonaventure, né le 15 octobre 1898 à OLETTA (Haute-Corse), Quartier-Maître Timonier.
- FIESCHI Jean Noël, né le 30 août 1891 à PILA-CANALE (Corse-du-Sud), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- GIACOMINO Giro, né le 7 janvier 1875 à La CALLE (ALGÉRIE), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- LAGARGUE Jean Ali Anselme, né le ... à ..., Quartier-Maître Mécanicien.--- Matricule 6609 à BORDEAUX.
- LAGATHU Jean Claude, né le 6 janvier 1896 à PLOUGASTEL-DAOULAS (Finistère), Matelot de 2ème classe Timonier.
- Le BRETON Émile Jean Louis, né le 10 avril 1893 à MORLAIX (Finistère), Quartier-Maître Électricein et T.S.F..
- LÉGÉ Louis Amédée Auguste, né le 27 août 1897 à Les SABLES-d'OLONNE (Vendée), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- MARCMIGNON Albert Marie François, né le 24 octobre 1897 à PLOUËR-sur-RANCE (Côtes-d'Armor), Matelot de 2ème classe Gabier.
- OGER Joseph Auguste, né le 22 octobre 1887 à PLOUËR-sur-RANCE (Côtes-d'Armor), Quartier-Maître Manoeuvrier.
- PASTOR Jean Joseph, né le 11 mars 1887 à PHILIPPEVILLE, ALGÉRIE, Matelot de 2ème classe Chauffeur.
- PROUST Alphonse, né le 12 janvier 1898 à ROUILLÉ (Vienne), Matelot de 2ème classe Fusilier.
- RABALLAND Jean Florentin Pierre Amédée, né le 11 juin 1885 à BEAUVOIR-sur-MER (Vendée), Quartier-Maître Canonnier.
- ROY Raymond Fernand, né le 12 mai 1892 à THONON-les-BAINS (Haute-Savoie), Matelot de 1ère classe Canonnier.
- SAUNAL Adrien Louis Marie, né le ... à ..., matelot de 2ème classe Mécanicien.--- Matricule 59389, 5ème arrdt maritime.
- TOUQUÉRANT Albert, né le 27 octobre 1899 à Le HÂVRE (Seine-Maritime), Matelot de 2ème classe Timonier.
- VAUTIER Maurice Louis, né le 10 novembre 1887 à RÉVILLE (Manche), Matelot de 1ère classe Chauffeur.


Message édité par GENEAMAR le 21-01-2009 à 06:38:44

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Cordialement. Malou
n°13436
Ar Brav
Posté le 15-02-2009 à 18:35:58  profilanswer
 

Rutilius a écrit :


   Bonjour à tous,
 
   MARIE-FRÉDÉRIC – Patrouilleur auxiliaire (1915-1918).
 
   Découvert dans Ouest-Eclair – éd. de Caen – n° 5743, 15 avr. 1918, p. 4 :
 
   « NOUVELLES MARITIMES. – CITATIONS À L’ORDRE DE L’ARMÉE.  –
 
   PARIS, 14 avril. – Sont cités à l’ordre de l’armée : le patrouilleur Marie-Frédéric, commandé par  le 1er m. patron pilote Sarrazin (Bastia) ; Jean Rahelland, maître canonnier (Noirmoutier) ; Duchâtel, capitaine au cabotage (Dunkerque). »
[…]
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.



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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°13446
kgvm
Posté le 16-02-2009 à 16:17:23  profilanswer
 

I assume "Marie-Frédéric" is the correct name.
Not only Jacob Rehder (Die Verluste der Kriegsflotten 1914 - 1918) has the same writing (according to him 246 GRT, built in 1908), but there was another "Marie-Frédéric" in 1919, when the French naval trawler "Gibbon" (ex Icelandic "Baldur" ) was sold to civilian owners.
Sorry, no idea about the former name of the "Marie-Frédéric" lost in 1918, there was neither a "Marie-Frédéric" nor a "Marie-Frédérique" in Lloyd's Register 1913.

n°13565
dbu55
Posté le 19-02-2009 à 19:49:00  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Concernant  
 

Citation :

LAGARGUE Jean Ali Anselme, né le ... à ..., Quartier-Maître Mécanicien.--- Matricule 6609 à BORDEAUX.


 
une fiche MDH existe au nom de :
 
LAFFARGUE Jean Ali Anselme né le 09/11/1888 à Hostens (Gironde), Quartier Maître Mécanicien, décédé le 16/5/1918 (29 Ans) - A Bord du MARIE FRÉDÉRIC - Disparu en mer
 
Concernant
 

Citation :

SAUNAL Adrien Louis Marie, né le ... à ..., matelot de 2ème classe Mécanicien.--- Matricule 59389, 5ème arrdt maritime.


 
Une fiche MDH existe mais sur la liste MDH le nom est orthographié SAUNAT (sur la fiche de ce figurent les 2 noms SAUNAT et SAUNAL) :
 
SAUNAL Adrien Pierre Louis né le 03/08/1894 à Montpellier (Hérault), Matelot de 1ère Classe Mécanicien, décédé le 16/5/1918 (23 Ans) - A Bord du MARIE FRÉDÉRIC - Disparu en mer  
 
Un autre marin du MARIE FRÉDÉRIC mort pour la france :
 
PERRUS Jean Eugène né le 29/08/1885 à Brest (Finistère), Second Maître Mécanicien, décédé le 16/05/1918 (32 Ans) - A bord du MARIE FRÉDÉRIC - Disparu en mer
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 19-02-2009 à 20:15:19

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°19978
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 26-08-2009 à 19:13:53  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   16.05.1918 : Saute sur une mine larguée par le sous-marin allemand UC-54 (KL Heinrich Prinz zu Reuss) près de Bône, à 5 milles au N.E. du cap de Garde, et coule par 120 mètres de fond. Cdt PM Sarrazin.    
   
   ― SARRAZIN François Victor, né le 5 août 1873 à Rennes (Ille-et-Vilaine) et domicilié à Bastia (Corse), mort le 16 mai1918, « disparu en mer étant embarqué à bord du chalutier Marie-Frédéric », Premier maître patron-pilote, Matricule n° 1574 – Bastia (Jug. Trib. Toulon, 9 déc. 1918, transcrit à Toulon le même jour).
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.

n°22360
dbu55
Posté le 29-11-2009 à 14:53:56  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Tiré du Nouvelliste du Morbihan N° 20 du lundi-mardi 25 janvier 1916 :
 
Citation à l'ordre de l'armée
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4098/MARIE%20FREDERIC%20Article.jpg
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°22365
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-11-2009 à 15:24:48  profilanswer
 

Il s'agit du vapeur anglais Sir Richard Awdry coulé le 8 novembre 1915 au large de la Crète par le sous-marin U 35, KL Kophamel. Bien entendu, l'U 35 n'a pas été coulé puisque quelques jours plus tard, le KL von Arnauld en prenait le commandement avec le succès que l'on sait.
Ce sous-marin a survécu à la guerre et a été livré à la GB fin novembre 18.
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 29-11-2009 à 15:25:25

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°23252
kgvm
Posté le 29-12-2009 à 09:48:42  profilanswer
 

According to Francois Guennoc, La peche boulonnaise du temps des chalutiers à vapeur, "Marie Frederic" B 316 was built at Northshields in 1908. 246 GRT. In 1913 bought from Grimsby, but in November 1913 registered at Marseille.

n°23468
Terraillon​ Marc
Posté le 09-01-2010 à 19:20:00  profilanswer
 

Bonsoir
 
Extrait du journal de bord de la Vedette V14 (SHDMV__MV_SS_Y_616__0820__T) :
 
"....
16 mai 1918 : (Bône) appareillé en soutien de dragage et pour nous porter ensuite au secours des survivants du Marie Frédérique.
..."
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 09-01-2010 à 19:22:39

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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°23646
Gastolli
Posté le 19-01-2010 à 21:04:53  profilanswer
 

Ar Brav a écrit :

...
04.03.1918 : combat et avarie un sous-marin ennemi
...


 
Bonsoir,
 
this was the german UC 27 (Oberleutnant zur See Otto Gerke), which after sinking S/S "Clan Macpherson" out of convoi G.B. 15 was credited with 1 shot from MARIE FRÉDÉRIQUE. UC 27 dived and was not damaged!
 
The MARIE FRÉDÉRIQUE afterwards saved the 57 survivors of this british steamer.
 
Cdlt.
Oliver

n°23796
Michael Lo​wrey
Posté le 26-01-2010 à 22:16:49  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
Found this on a different dicsussion board. MARIE FRÉDÉRIC was built in 1908 as EPHRAIM by Smith’s Dock Co. Ltd., North Shields for the West Coast Steam Fishing Co Ltd, Fleetwood (J. E. Rushworth, Grimsby, manager). Fishing registration: FD 218. In 1911, she was sold to Alfred Bannister (Trawlers) Ltd, Grimsby.  
 
In 1913, she was to Soc. de Pécheries de la Mediterranée, Marseilles (J. Arman, manager) and renamed MARIE FRÉDÉRIC.
 
Best wishes,
Michael

n°23798
kgvm
Posté le 26-01-2010 à 23:13:01  profilanswer
 

The owner during the short registration at Boulogne was S. A. Cie. Marocaine de Chalutage (Francois Guennoc, La peche boulonnaise du temps des chalutiers à vapeur).

n°26722
maurice V
Posté le 17-07-2010 à 14:42:12  profilanswer
 

Gross Tonnage: 260
Net Tonnage: 101
Length: 125 ft
Breadth: 22 ft
Draught: 12.2 ft
Engine: T.3-cyl by Shields Engineering Co Ltd, North Shields
 
30.6.1908: Launched by Smith’s Dock Co Ltd, North Shields (Yd.No.381) for The West Coast Steam Fishing Co Ltd, Fleetwood as EPHRAIM.
21.8.1908: Walter Acaster designated manager.
22.8.1908: Registered at Fleetwood(FD218).
22.8.1908: Mortgaged to Smith’s Dock Co Ltd, North Shields (A).
8.1908: Completed.
10.2.1911: Mortgaged to Stamford, Spalding & Boston Banking Co Ltd, Stamford (later Barclay & Co Ltd, London)(B).
2.1.1912: Mortgaged to Alfred Bannister, Grimsby (C).
7.2.1912: Alfred Bannister, Grimsby designated manager.
1913: Re-measured 246g 94n
1913: Sold to Soc. de Pécheries de la Mediterranée, Marseilles (J. Arman, manager).
6.8.1913: Fleetwood registry closed.
1913: Renamed MARIE FRÉDÉRIC (MARIE FRÉDÉRIQUE ?) Registered at Marseilles.
1915: Requisitioned for French Naval service as a minesweeper.
16.5.1918: Mined N of Cap de Garde (37.02N 07. 52E) with loss of eighteen crew (mine had been laid 6.5.1918 by UC54).
 


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maurice
n°31978
SERPE
Posté le 14-08-2011 à 21:46:25  profilanswer
 

Bonjour,
Pourriez vous m'envoyer le morceau de page ou l'on voit CERVONI Et GIACOMINO qui sont des parents à moi.
Je vous remercie
peresbernard3@hotmail.com

n°35759
marpie
Posté le 22-12-2012 à 15:51:44  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Extrait du JO du 14 avril 1918 :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/MarieFreeericJO140418.jpg
 
 
Bien amicalement
Marpie

n°47070
olivier 12
Posté le 01-08-2017 à 08:23:25  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
MARIE FREDERIQUE
 
Tout le dossier de ce chalutier patrouilleur porte le nom de MARIE FREDERIQUE. Nous le garderons donc pour ce récit.  
 
Télégramme chiffré de Bône à Marine Paris, Bizerte, Toulon, Alger. 16 Mai 18h20  
 
Sont arrivés à Bône 19 survivants de MARIE FREDERIQUE. 20 morts. Total équipage 39. Corps 1er maître commandant SARRAZIN et maître mécanicien PERRUSSE recueillis sont broyés par l’explosion. Personne n’a rien vu, sauf l’homme de vigie qui a distingué nettement une masse blanche sous l’eau paraissant mine. Aucun sillage de torpille aperçu par les naufragés. Chef reconnaissance Cap de Garde affirme de façon absolue après disparition MARIE FREDERIQUE avoir vu deux gerbes, kiosque et coque à moitié immergée de sous-marin faisant route.  
Présence de mine paraît certaine dans N37E Cap de Garde à 5 milles environ. Faisons draguer et suspendons entrées et sorties Bône. Présence sous-marin probable d’après témoignage Cap de Garde, lequel n’est pas confirmé par naufragés. Intéressés prévenus.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/923/v8ySAY.jpg
 
Rapport du 1er maître LAURENT, chef de service de la reconnaissance du Cap de Garde au CF Commandant le Front de Mer de Philippeville
 
Ce matin 16 Mai 1918, MARIE FREDERIQUE commençait son tir vers 08h00 dans la baie de Bône et avait comme observateur NOTRE DAME DES DUNES.
Vers 09h40, le tir était terminé et NOTRE DAME DES DUNES faisait route pour rentrer à Bône, tandis que MARIE FREDERIQUE, après être resté stoppé pendant quelque temps, faisait route à petite vitesse vers le NE, puis au Nord ce qui le faisait passer à 5 milles dans le N37E du Cap de Garde. La brume, sans être intense, était assez forte et élevée ce qui ne nous permettait pas d’avoir une grande visibilité sur l’eau. Mais vers 10h50 rien ne paraissait anormal et MARIE FREDERIQUE continuait sa route.
 
Voici la situation des navires :
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/KJJVFI.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/923/u6R4s7.jpg
 
C’est alors qu’une explosion se produisit et MARIE FREDERIQUE disparût instantanément. Seule une forte colonne de fumée noire paraissait à sa place. Ne sachant pas exactement ce qui s’était passé, nous signalâmes immédiatement ce fait au Commandant du BR et prîmes toutes dispositions pour le cas où il faudrait riposter à coup de canon. L’endroit où avait disparu MARIE FREDERIQUE était bien visible et marqué par une grande nappe d’eau calme. C’est alors que nous crûmes distinguer des épaves et parmi elles il nous sembla apercevoir une forme identique à un kiosque de sous-marin. Nous hissâmes le signal d’alarme et prévînmes le BR du fait. Au même moment, nous vîmes deux gerbes d’eau se produire dans la direction des épaves, à gauche, en direction du NNW.. Nos veilleurs, et notamment le chef guetteur et les QM RICHARD et REGUAIRE, affirmèrent avoir vu le sous-marin. En tous cas, nous perçûmes nettement le bruit d’une détonation, sans pouvoir dire si c’était un coup de canon ou une grenade. Sans hésiter, et comme le sous-marin se trouvait à 100 ou 150 m du lieu du sinistre, nous crûmes de notre devoir de riposter par 4 coups de canon. Les mêmes hommes qui l’avaient aperçu déclarent qu’au 2e coup de canon il a disparu, mais la brume se faisant plus épaisse, nous ne pûmes suivre son sillage.  
 
De crainte de toucher les survivants qu’il nous était impossible de distinguer, notre tir fut réglé court, distance entre 6300 et 8000 m.
 
A 11h00, les vedettes sortaient pour se porter sur les lieux et quelques minutes après les 4 hydravions et les chalutiers NOTRE DAME DES DUNES et SOMME II. Après exploration complète des lieux, les vedettes purent recueillir un certain nombre de naufragés et rentrèrent à Bône.
 
Voici la position du naufrage
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/7vIvZh.jpg
 
Note du Commandant de la 2e escadrille de patrouille, CF de COURTOIS
 
- Ordre donné à MARIE FREDERIQUE : ce chalutier devra dans la matinée du 16 opérer jonction avec convoi venant de Gibraltar et rentrer avec lui à Bizerte. Le convoi Gibraltar – Bizerte est composé de 19 bâtiments. Il doit arriver à Bizerte le 17 Mai à 16h00. A partir de l’origine du chenal de sécurité de Bône, vous ferez route à la vitesse maximum pour joindre le convoi en question et l’escorter jusqu’à Bizerte. Si vous ne le trouvez pas avant la nuit, vous ferez route indépendamment pour Bizerte en suivant l’itinéraire du convoi, mais sans vous faire reconnaître de nuit.  
- Défense de faire des signaux TSF.
 
Je me souviens avoir écrit ces instructions dans la boite à cartes de MARIE FREDERIQUE sur une page de son bloc-notes, mais n’en ai pas conservé copie. J’ai tracé les routes à suivre sur la carte, devant le 1er maître SARRAZIN et le maître FRETTE.
J’ignore pourquoi le commandant n’a pas suivi le chenal de sécurité. L’ordre permanent de suivre les chenaux de sécurité est toujours appliqué dans l’escadrille, sauf raison majeure ou ordres spéciaux. Peut-être le 1er maître SARRAZIN se croyant en retard, a-t-il voulu couper court, mais c’est une supposition toute gratuite. Sans vouloir charger la mémoire de ce serviteur d’élite, cet officier marinier avait un caractère très indépendant et s’affranchissait volontiers des ordres de détail reçus. Je venais de lui en faire l’observation sur la passerelle.
 
Rapport de la commission d’enquête
 
Composition de la commission
 
- Capitaine de Corvette d’AUBAREDE
- Lieutenant de Vaisseau PELLETERAT de BORDE
- Mécanicien Principal de 1ère classe CHALARD
 
La commission va recueillir les témoignages du 1er maître de timonerie FRETTE, rescapé du chalutier, du 1er maître LAURENT, chef du Service de Reconnaissance du Cap de Garde, du maître de timonerie  QUEMENER, commandant la 2e section des vedettes automobiles et les autres survivants de MARIE FREDERIQUE.
 
Elle reprend le déroulement des faits.
 
A 07h30 MARIE FREDERIQUE appareille avec à son bord le CF Commandant l’escadrille de Bône pour effectuer une école à feu dans la baie. NOTRE DAME DES DUNES lui sert d’appréciateur.
A 09h40, tir terminé, les deux chalutiers se rapprochent et le Capitaine de Frégate de COURTOIS est transféré sur NOTRE DAME DES DUNES et fait route sur Bône.
A 10h10, MARIE FREDERIQUE met en route au Nord vrai à 7,5 nœuds (97 tours aux machines) pour se porter en renfort d’escorte pour le convoi Gibraltar – Bizerte.
A 10h15, le Sd maitre de timonerie LAUDIC porte un point sur la carte à 2,2 milles dans l’Est du Cap de Garde.
A 10h50, le matelot SALMERI, de vigie dans la mâture, aperçoit à 20 m sur tribord avant de l’étrave un objet de couleur blanche immergé à peu de profondeur. Il crie à la passerelle « A gauche toute » et aux hommes du gaillard « Il y a quelque chose qui passe dessous… » Les cris sont entendus par plusieurs témoins, mais avant que la passerelle ait pu faire quoi que ce soit, MARIE FREDERIQUE saute et la partie arrière du bâtiment, jusqu’à hauteur de la passerelle est complètement pulvérisée.
Le chalutier sombre aussitôt à 5 milles dans le N37E du sémaphore du Cap de Garde par des fonds de 120 m. Un dragage effectué le 21 a permis de relever ou détruire 7 mines.
 
Sur les 39 hommes que comptait son équipage, 20 ont péri et parmi eux le 1er maître pilote SARRAZIN. 19 ont été sauvés par les vedettes automobiles de la base de Bône. En attendant les secours, ils s’étaient réfugiés sur un radeau et sur des épaves flottantes. Le sauvetage se termina à 11h45.
 
La veille était assurée d’une façon normale mais, par suite de la faible hauteur du poste de vigie, la mine a été aperçue trop tard pour qu’il fut possible de l’éviter.
 
La commission signale la belle conduite  
- Du maître de timonerie FRETTE qui a sauvé le matelot RESSOT en lui cédant la planche qui lui servait de soutien.  
- Du second maître de timonerie LAUDIC qui a secouru les matelots CAMERA et CHAPEAU en leur portant des ceintures de sauvetage et qui est resté à l’eau le long du radeau pour leur laisser la place aux extrémités.
- Du matelot canonnier LUCAS qui a sauvé le matelot BERTHOLON qui ne savait pas nager. Il l’a accroché à une barrique et l’a maintenu en équilibre, quoique exténué lui-même par une première tentative de sauvetage, malheureusement infructueuse, du matelot VAUTIER.
 
Elle signale aussi la rapidité et le dévouement dont a fait preuve l’équipage de la 2e section des vedettes automobiles et particulièrement du commandant, le maître de timonerie QUEMENER.
 
Rapport complémentaire de la commission d’enquête
 
- Les instructions de routes et de navigation ont été données à ce patrouilleur par le Capitaine de Frégate Commandant la 2e escadrille des chalutiers.
 
- Les chefs de quart survivants FRETTE et LAUDIC n’ont pu donner aucune explication précise sur ce point. LAUDIC, qui était chef de quart par le travers du Cap de Garde, a reçu du commandant Sarrazin l’ordre de faire route au Nord sans autre explication. LAUDIC venait juste de quitter le quart quand l’explosion s’est produite. Le 1er maître SARRAZIN se trouvait sur le pont arrière avec le Second maître mécanicien PERRUS. Aucun ordre n’a pu être donné à la passerelle pendant ce court intervalle.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 01-08-2017 à 08:25:16

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olivier

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