FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  L'ALSACE - Société générale des transports maritimes à vapeur

 

Il y a 73 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

L'ALSACE - Société générale des transports maritimes à vapeur

n°12726
alain13
Posté le 29-01-2009 à 13:24:42  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
J'ai trouvé cette carte postale de l'Alsace passant devant la Major à Marseille, que je pense contemporaine de la WWI, mais je ne suis pas arrivé à situer ce navire.
Klaus parle de l'Alsace dans un de ses posts et il doit exister une Alsace comme croiseur auxiliaire, mais après ???
 
Cordialement,
Alain
 
http://img520.imageshack.us/img520/1554/alsacems3.jpg
http://img520.imageshack.us/img520/alsacems3.jpg/1/w800.png


Message édité par alain13 le 30-01-2009 à 20:14:41
n°12740
kgvm
Posté le 29-01-2009 à 18:44:32  profilanswer
 

There was an "Alsace" owned by the Société Générale de Transports Maritimes à Vapeur. 1906 GRT. She was built in 1889 as Italian "Adelaide Lavarello", later Italian "Rio de Janeiro". Acquired in 1899 by SGTM and scrapped in 1921.  
But comparing the side elevation in Paul Bois, Armements Marseillais, with the picture I don't think it's the ship on the postcard.
And here is another postcard showing the "Alsace" depicted by Paul Bois:  
http://images.delcampe.com/img_lar [...] 01.jpg?v=1

n°12757
alain13
Posté le 30-01-2009 à 11:46:30  profilanswer
 


Bonjour à tous,
Bonjour Klaus,
 
Effectivement vu sous ces angles, il n'y a pas beaucoup de ressemblance entre les 2 photos.
Il semble que  l'Alsace ( de l'une ou l'autre des photos) ait subi une attaque de la part de l'U 35, le 28 septembre (1916 ?), mais ayant riposté , a réussi à le mettre en fuite.
 
Bien cordialement,
Alain

n°12767
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 30-01-2009 à 17:35:55  profilanswer
 

Bonsoir Alain, bonsoir à tous
Dès que l'on parle de l'U 35, je réagis aussitôt  :) J'ai recherché dans son KTB la date du 28.9.1916 pour voir ce qui y est porté. Il s'agit bien de 1916 car à cette même date en 1917, U 35 était en entretien à l'arsenal de Pola.
Voici ce qu'a noté son Commandant, le KL von Arnauld de la Perière :
 
28.9.1916
Au S d’une ligne Majorque-Ibiza
…………..
15h  
Vent mollissant, grosse houle
Un vapeur non armé vient favorablement sur nous. Le faisons stopper avec un tir de semonce, l’équipage quitte le bord. Dans le même temps il émet des signaux radio. Trois escorteurs arrivent, font route sur le vapeur, l’un d’eux ouvre le feu.
15h40
38°33N 01°59E
Mis le cap en avant toute sur le vapeur (environ 2500 t.) lourdement chargé.
Lancé une torpille avec un tube avant et plongé en changeant de cap. Coup réussi ou non ? Non observé à cause de la manoeuvre de prise de plongée. Suis resté 2 heures à proximité, l'observation par le périscope est très délicate car avec la grosse houle, il est très difficile de maintenir le bateau à l’immersion périscopique. Deux heures plus tard, le vapeur se trouve toujours là, 5 navires d’escorte s’affairent autour de lui.
Indépendamment de la difficulté à maintenir le sous-marin en plongée, j’estime que dans la situation, il n’y a pas lieu de dépenser une autre torpille.  
Repris la route vers Carthagène.

…………
 
C’est au cours de cette patrouille que deux jours plus tard, au large de Carthagène, von Arnauld dans une manœuvre particulièrement audacieuse va récupérer au nez et à la barbe des Alliés, son camarade Canaris et deux autres officiers.
 
Je ne sais pas si c'est l'Alsace ou un autre navire qui a subi cette attaque mais je ne vois aucune autre possibilité ce jour là. Nous ne savons pas davantage à ce stade s'il a été touché (ce qui n'est pas impossible). En tout état de cause, selon l'observation du sous-marin, 2 heures après il était toujours à flot. Compte tenu du fait qu'il était toujours sur place et que 5 patrouilleurs se tenaient à ses côtés, il est très vraisemblable qu'il ait malgré tout été atteint sinon il ne serait pas resté là. Quoi qu'il en soit, personne n'a mis l'U 35 en fuite car il était toujours bel et bien sur place et si l'état de la mer l'avait permis, l'histoire aurait pu connaître une tout autre issue.
Par ailleurs, il existe bien au SHD Vincennes un dossier référencé SS G 16/1972 ouvert au nom de l'Alsace le 28.9.16. Le fin mot de l'histoire se trouve dedans.
 
Cdlt
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°12768
kgvm
Posté le 30-01-2009 à 17:52:36  profilanswer
 

Alain, please compare funnel height, closed bow and poop. Not visible in the picture, but in the side elevation of Paul Bois is the positioning of the bridge, which was at the front end of the midshipshouse in "Alsace".
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3031/Alsace.jpg


Message édité par kgvm le 30-01-2009 à 17:53:44
n°12771
alain13
Posté le 30-01-2009 à 20:06:22  profilanswer
 

Bonsoir Yves, bonsoir Klaus, bonsoir à tous,
 
Les différences entre les 2 photos sont bien visibles et effectivement il ne s'agit pas du même navire.
Peut-être une explication :
Ma carte postale, de par sa présentation est à coup sûr postérieure à 1900. Mais il se peut qu'elle représente un premier Alsace contruit en 1886 mais coulé en 1892... et non pas le deuxième Alsace (celui de Klaus ) en service au moment où la carte a été éditée.
Les 2 navires sont décrits sur le site, http://www.marine-marchande.com/moment44.htm  qui indique également la rencontre avec l'U 35.
 
Cordialement,
Alain


Message édité par alain13 le 30-01-2009 à 22:44:16
n°12772
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 30-01-2009 à 22:11:02  profilanswer
 


Citation :

Attaqué le 28 septembre par l'U 35, il le met en fuite.


(site marine-marchande.com)
 

Citation :

Deux heures plus tard, le vapeur se trouve toujours là, 5 navires d’escorte s’affairent autour de lui.
Indépendamment de la difficulté à maintenir le sous-marin en plongée, j’estime que dans la situation, il n’y a pas lieu de dépenser une autre torpille.

 
(Journal de bord U 35)
 
Près d'un siècle après, c'est une chance quand même de pouvoir rétablir la vérité historique. Ce jour là, Alsace n'a mis en fuite personne puisque deux heures plus tard, sous la surface, U 35 rodait toujours tandis que de part et d'autre se défiaient de braves marins.
Cdlt
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°12816
Terraillon​ Marc
Posté le 31-01-2009 à 23:02:35  profilanswer
 

Bonsoir Alain, bonsoir tout le monde,
 
L'Alsace premier du nom, est un navire à 4 mats et une cheminée à l'arrière ...  
 
A bientot !


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°12817
Terraillon​ Marc
Posté le 31-01-2009 à 23:18:13  profilanswer
 

Bonsoir
 
Une autre image de l'Alsace (n° 2)
 
http://navires-14-18.com/photos/A/ALSACE_SGTM_1w.jpg
 
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 28-11-2009 à 18:45:51

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°13158
alain13
Posté le 09-02-2009 à 12:36:17  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
Tiens, là aussi, des éclaircissements sont peut-être dans le livre d'Alain Croce sur la SGTM ... mais je ne l'ai pas non plus.
 
Appel au fin limier, pardon aux fins limiers !!!
 
Bien cordialement,
Alain

n°13162
Ar Brav
Posté le 09-02-2009 à 13:20:40  profilanswer
 

Bonjour Alain,
Bonjour à tous,
 
C'est noté pour l'Alsace (mais j'avais déjà mis une marque sur le sujet pour y revenir  :) )
 
A bientôt,
Amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°13445
Ar Brav
Posté le 16-02-2009 à 14:24:06  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
ALSACE Paquebot mixte (1899-1921)
 
Chantier :
 
Wigham Richardson, Low Walker, Newcastle on Tyne, Grande-Bretagne.  
Commencé : 1888
Mis à flot : 31.12.1888
Terminé : 01.1889
En service : 06.05.1899 (MM)
Retiré : 08.10.1921 (MM)  
Caractéristiques : 1 758 tjb ; 1 037 tjn ; 1 468 tpl ; 91,4 (ht) 90,27 (pp) x 10,29 x 5,17-7,69 m ; TE 6,00 m ; 2 600 cv ; 1 machine alternative à triple expansion ; 2 chaudières doubles à 6 foyers timbrées à 10,20 kg/cm² construites par W. Richardson ; étrave droite ; 3 ponts ; 2 mâts ; 1 cheminée ; 6 compartiments ; 3 cales ; coque acier ; gréement goélette ; 15 nœuds ; 45 passagers en 1ères classes, 44 en 2èmes classes, 42 en 3èmes classes, 700 émigrants en dortoirs.
Armement : I de 47 mm + I de 90 mm (1916)
 
Observations :  
 
31.12.1888 : lancé par Wigham Richardson à Newcastle on Tyne pour le compte de Fratelli Lavarello F.U.G.A. de Gènes (Italie) sous le nom de Adelaide Lavarello, chantier numéro 225.
1891 : vendu à La Veloce Navigazione Italiana A Vapore SPA (Italie) et rebaptisé Rio de Janeiro.
21.03.1899 : vente à la SGTM des Rio de Janeiro et Citta di Genova pour 40.000 £ (100.000 Francs). Le premier est à Gènes, et ses réparations de chaudières et de soutes devront être terminées avant sa livraison, le second est attendu dans ce port à la fin mars.  
13.04.1899 : renommé Alsace, il est livré à Marseille (Cne Nicolaï).
17.04.1899 : soumission de francisation n° 6376.
28.04.1899 : brevet de francisation n° 30608.
06.05.1899 : mise en service sur Alger (Cne Nicolaï).
22.11.1899 : affrété par La Veloce pour deux voyages Gènes-Amérique Centrale ou Amérique du Sud à compter du 01.12 pour 1 200 Francs/jours avec option de renouvellement de deux mois
10.07.1900 : remplace l'Aquitaine sur la ligne d'Amérique du Sud.  
18.05.1901 : (Cne Hermieu) en route pour Marseille. Vers 22H00, à soixante milles au large d'Oran, il est abordé à hauteur de la machine par l'anglais Soltwick se rendant de Cardiff à Alger avec un plein chargement de charbon. Sous la violence du choc, l'abordeur rebondit et l'aborde une deuxième fois à hauteur de la soute arrière. Deux tôles du faux-pont enfoncées et une partie du spardeck enlevée sur l'Alsace. L’étrave est tordue sur tribord, plusieurs tôles défoncées, coqueron noyé. La cloison étanche présentant des signes de faiblesse et laissant suinter l'eau pour le Soltwick. Naviguant à vitesse réduite à cause des avaries du Soltwick, les deux navires arrivent à Oran le 20 au matin.
04.02.1902 : la Bretagne, la Savoie et l'Alsace embarquent des pèlerins entre les 4 et 10 février à Oran, Alger et Philippeville pour Djedda.
27.11.1902 : à son retour d'Antivari, l'équipage débarque. Grève des Inscrits Maritimes. Le lendemain, l'équipage rembarque, assure le départ pour Alger avec les dépêches et re-débarque au retour. Le 16, assure un départ pour Oran avec un équipage militaire, mais, au retour, l'équipage rembarque, la grève étant terminée depuis le 17.
22.08.1904 : grève des états-majors, 180 navires désarmés.  
10.10.1904: fin de la grève.
11.12.1906 : (Cne Manoni) 08H00 pris les remorqueurs pour rentrer par la passe Nord puis la passe des Abattoirs. Est obligé de réduire, le Circassia  manœuvrant à faible vitesse. Une violente rafale de vent le prenant par la hanche tribord arrière l'oblige à faire arrière toute pour ne pas aborder le quai. Le remorqueur de l'avant tombe en travers et largue la remorque. Pour éviter les navires mouillés côté nord du môle des Abattoirs, met en route en avant et passe la passe Est. Néanmoins il arrache une partie de la boiserie protégeant la pile du pont.
19.08.1907 : (Cne Manoni) s'échoue par forte brume devant l'Estaque à 07H00. A flot à 10H00 avec l'aide des remorqueurs.  
15.02.1908 : (Cne Paoli) à Alger, 8H30 du soir, appareillage de nuit. Sous effet vent d'est grand frais, heurte le vapeur espagnol Gabriel Ruis. Le pilote prévient l'agent de la Compagnie pour les formalités le lendemain.
09.09.1909 : A 6H00, le Marseillais 8 (Patron Maglio) est à l'arrière de l'Alsace pour le conduire du mole B à la Joliette, avec une forte brise d'Est. Lors du passage entre les vapeurs des Messageries Maritimes, le Marseillais 8 maintient l'arrière au vent pour permettre à l'Alsace de parer la chaîne du Matapan. La mise en route de la machine de l'Alsace envoie le Marseillais 8 sur la chaise : 1 pale d'hélice brisée ainsi que le secteur du gouvernail.
26.05.1910 : (Cne Paoli) 11H25, le chef mécanicien demande à stopper. Quatre boulons du tourteau d'avant viennent de casser. Remis en route à 16H25. L'inspection du lendemain après l'arrivée à la Joliette. découvre que trois boulons du tourteau arrière sont aussi cassés.
03.06.1910 : (Cne Paoli) arrive d'Alger. A l'aller comme au retour, le choc prononcé d'un faux rond de la manivelle arrière de l'arbre de butée et de l'arbre suivant, avec ébranlement et échauffement des paliers, oblige à marcher à une allure de 58 t/min, allure moyenne pour éviter tout accident.
12.12.1910 : (Cne Paoli) 09H 10, la chaudière tribord doit être stoppée suite à une fuite considérable. La chaudière bâbord commence à fuir. Le chef mécanicien doit l'alimenter avec le petit cheval, les pompes alimentaires ne suffisant plus.
23.11.1912 : (Cne Battisti) en doublant Pomègues et Ratonneau par le nord, par brume très intense, talonne, vers 20H25, sur une roche entre le rocher du Grand Salarnon et l'île Ratonneau. Pris de panique, quelques hommes amènent le youyou à la mer tandis que le cuisinier se précipite à la mer et disparaît aussitôt. Le youyou ne le retrouve pas. Devant l'entrée d'eau dans la chaufferie et la cale 2, regagne Marseille où deux chaloupes à pomper vident les compartiments envahis par l'eau. Les passagers sont transbordés sur un autre courrier en partance, les marchandises sont débarquées pour permettre le passage en cale sèche. L’Alsace y entre le 25 pour 15 jours. Le corps du malheureux cuisinier n'est retrouvé que le 05.12.
13.10.1913 : le Président Poincaré, à bord du remorqueur Marius Chambon, visite les ports et le chantier du tunnel du Rove. Tous les navires présents dans le port ont hissé le grand pavois, les équipages saluant. Les paquebots marseillais rendent les honneurs au sifflet. Parmi eux, on relève la présence des France, Ile de France, Italie, Mont Cervin, Valdivia, Alsace et Sidi Brahim.
22.11.1913 : (Cne Crouzat) parti d'Alger à 19H00. A 22H35, la machine stoppe tout à coup. Après visite, il est constaté la cassure du balancier du grand tiroir. Fait aussitôt le nécessaire pour marcher en compound.
02.08.1914 : service régulier sur l'Algérie.
03.06.1915 : lors d'une traversée Alger-Marseille, rencontre et ravitaille le brick-goélette Alerte de Paimpol, se rendant à Gènes et se trouvant à court de vivres.
12.07.1915 : (Cne Allemand) à 02H00, en accostant au mole à bestiaux en partie engagé par le Britania et des chalands. par suite de l'absence de vide au condenseur, aborde le Queen avec le couronnement par le travers tribord du panneau arrière de ce navire : 3 tôles embouties, 1 membrure cassée et 2 faussées pour le Queen, le couronnement embouti avec rupture du cordon pour l'Alsace.
12.10.1915 : début d'incendie rapidement maitrisé par les sapeurs-pompiers.
05.01.1916 : (Cne Ribe) 04H00, reconnaît Monte Torro. 13H25, est poursuivi par un sous-marin qui abandonne la poursuite à 14H15 et disparaît, paraissant faire route au SSO. A Marseille le lendemain.  
16.03.1916 : (Cne Allemand) lors d'une traversée entre Marseille et Alger, est arraisonné par un croiseur français supposé être le Lavoisier. A Alger le lendemain.
22.04.1916 : AMBC installé, I de 47 mm puis I de 90 mm  
25.06.1916 : (Cne Cabrol), parti la veille d'Alger, à 18H20, attaqué par un sous-marin, l'U-35 (Kapitänteutnant Von Arnauld de la Perrière) qui vient de tenter d'intercepter la Ville de Madrid. La présence de deux autres sous-marins dans le NW interdit la fuite de ce côté. N'ayant qu'un 47 mm, le capitaine Cabrol préfère attendre avant de riposter et, tout en forçant l'allure, manœuvre pour éviter les obus. A 02H15, le sous-marin s'est approché à 1 200 mètres, l'Alsace ouvre le feu et son coup tombe le long du bord de l'ennemi qui est capelé par la gerbe. Après 25 coups supplémentaires, le sous-marin préfère abandonner la lutte.
29.06.1916 : (Cne Cabrol) lors d'une traversée Marseille-Alger, dans l'après-midi, rencontre de nombreuses épaves flottantes, entre autres une couronne de sauvetage peinte en secteurs rouges et blancs, portant un nom de quatre lettres que l'on n'a pu lire et port d'attache Catania.
25.07.1916 : débarque à Marseille les survivants du Cettois coulé le 20.07 en Méditerranée.
21.08.1916 : (Cne Cabrol) lors d'une même traversée, à 18 milles de Callela, ouvre le feu sur un sous-marin qui préfère plonger. Il s'agirait selon certaines sources de l'U-38 du Kapitânleutnant Valentiner, fait hautement improbable car le KTB de ce sous-marin indique qu'à ce jour précis (le 21.08.1916) il se trouvait entre le Cap Corse et le continent. Par ailleurs, aucun sous-marin allemand ni austro-hongrois n'est signalé dans ce secteur à cette date.
29.08.1916 : décret nommant le Capitaine au Long Cours Cabrol Chevalier de la Légion d'Honneur pour son attitude au feu lors de l'attaque du 25.06.1916.
31.08.1916 : citation à l'ordre de l'Armée Navale :
Cabrol M., a montré les plus belles brillantes qualités de commandement au cours de l'attaque d'un sous-marin qui le canonna pendant deux heures le 25.06.1916.
28.09.1916 : lors d'une même traversée, attaqué par 38°41' N et 002°07' E. L'arrivée d'un patrouilleur alerté par radio contraint le sous-marin U-35 (Kapitanleutnant Von Arnaud de la Perrière) à plonger. A échappé à une torpille.
09.04.1917 : (Cne Argento E.) à 09H25, doublé San Sebastian. De 11H40 à 12H32, route en lacets pendant l'attaque d'un sous-marin ennemi. A 13H45, à 60 milles environ dans le N50E de San Sebastian. aperçu un navire en feu avant de sombrer, aucune embarcation se trouvait dans les parages du sinistre. 20H20, à  Marseille. Il s'agit de l'Esterel de la compagnie Fraisssinet, coulé par l'U-52 (Kapitanleutnant Walther).
09.05.1917 : (Cne Argento E.) 11H30, par 42°12' N et 003°49' E, aperçoit un remous suspect. 11H40, le sous-marin vient en surface et ouvre le feu à 7 500 mètres. 38 coups tirés de très près sont évités par la manœuvre. La riposte est faite par le canon de 90 mm à l'arrière, avec 30 coups. Le dernier à toucher le sous-marin qui abandonne. Il s'agit de l'UC-73 (Kapitänleutnant Schapler).
Le navire obtient un témoignage officiel de satisfaction pour l'attitude énergique dont chacun a fait preuve à bord lors de l'attaque de l'Alsace par un sous-marin ennemi le 09.05.1917.
04.12.1917 : (Cne Brousse) à 09H00, en route entre Alger et Marseille, une canonnière le détourne sur Toulon. En appareille pour rentrer à Marseille le lendemain à 17H00 avec le deuxième convoi, 8 navires guidés par un patrouilleur et entourés de torpilleurs.
11.01.1918 : (Cne Brousse) 08H00, le navire ne peut culer, s'étant échoué à son poste d'amarrage habituel à la Joliette. S'amarre au quai des Forges.
26.05.1918 : arrivée vers 20H00 sur rade d'Alger en convoi avec le Gard sous escorte des Pique, Curieuse et Dédaigneuse. Le Gard est coulé à 20H20.
29.07.1918 : (Patron Mulino) le remorqueur Marseillais 32 s'approchant, sur erre, de l'Alsace l'heurte par le travers de la cale arrière, côté bâbord, lui occasionnant des avaries : une tôle enfoncée par le paillet de fer mis en place pour amortir le choc et le bout de l'étrave, une membrure est restée déformée. La non-réponse de la machine, pour casser l'erre restante, est due à une contre-pression de vapeur qui s'est produite dans les cylindres.
03.10.1918 : à 19H00, part d'Oran sous escorte des Torpilleur 312 et Cyclone. Vent de nord-est frais, dans la nuit le vent fraîchit, de plus en plus, la mer est démontée, les torpilleurs n'ont pu suivre et sont rentrés à Oran.
1919 : l’Alsace est désarmé dès le début de l'année.
08.10.1921 : vendu à Gio Batta Bertorollo 60.000 francs, pour la démolition exclusivement.
11.10.1921 : (Cne Bertorollo) appareille de Marseille en remorque du Britania  (Cne Pudda).
17.10.1921: clôture de la soumission de francisation
1er trimestre 1923 : démoli.
 
Sources :
 
www.miramarshipindex.org
www.uboat.net
Armements Marseillais, Compagnies de navigation et navires à vapeur, Paul Bois, CCI Marseille-Provence, 2003
La Marine Marchande française, Jean Randier, EMOM, 1980
La Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur, Alain Croce, Editions MDV, 2003

 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 18-02-2009 à 12:15:37

---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°13447
alain13
Posté le 16-02-2009 à 16:33:41  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Franck,
 
Merci pour ce "résumé" !
Comme carriére c'est pas triste non plus et çà vaut bien celle du Provence.
Concernant les indications de marine-marchande .com sur "la mise en fuite d'un sous-marin" , il doit y avoir une confusion de date puisqu'il peut s'agir de l'U38 le 21/8/16 ou de l'U35 le 25/6/16 et non pas de l'U35 le 28/9/16.  
Le KTB de l'U35 est tout à fait explicite là-dessus mais la torpille n'a pas fait mouche, et Yves pourra peut-être préciser ce qu'il s'est passé les 21/8/16 et 25/6/16...
 
Bonne soirée à tous,
Alain


Message édité par alain13 le 16-02-2009 à 21:26:57
n°13456
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 16-02-2009 à 23:26:34  profilanswer
 

Citation :

25.06.1916 : (Cne Cabrol), parti la veille d'Alger, à 18H20, attaqué par un sous-marin, l'U-35 (Kapitänteutnant Von Arnauld de la Perrière) qui vient de tenter d'intercepter la Ville de Madrid. La présence de deux autres sous-marins dans le NW interdit la fuite de ce côté. N'ayant qu'un 47 mm, le capitaine Cabrol préfère attendre avant de riposter et, tout en forçant l'allure, manœuvre pour éviter les obus. A 20H15?, le sous-marin s'est approché à 1 200 mètres, l'Alsace ouvre le feu et son coup tombe le long du bord de l'ennemi qui est capelé par la gerbe. Après 25 coups supplémentaires, le sous-marin préfère abandonner la lutte.


 
D'abord le 25.6.16
http://img4.hostingpics.net/pics/29889525jun_U35.jpg
 
Transcription du KTB de l'U 35 pour la journée du 25.6. Ce petit navire que von Arnauld identifie comme étant un petit vapeur postal français avec la radio serait-il l'Alsace et le second Ville de Madrid à moins que ce ne soit le contraire? En tout cas en ce qui concerne le premier des deux vapeurs attaqués, U 35 rompt le combat parce que le vapeur est plus rapide et dans le deuxième, le vapeur lorsque la distance est tombée à 6000m. (60 Hm) ouvre le feu avec un canon de poupe d'un certain calibre ce qui incite von Arnauld à abandonner la poursuite d'autant que l'obscurité se fait.
A noter que von Arnauld ne fait pas mention d'autres U-Boot sur zone.  
 
Cdlt
Yves
 
Pour le 21.8 on verra demain...


Message édité par Yves D le 16-02-2009 à 23:27:56

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°13466
Ar Brav
Posté le 17-02-2009 à 10:20:52  profilanswer
 

Bonjour Yves,
Bonjour à tous,
 
Ce petit navire que von Arnauld identifie comme étant un petit vapeur postal français avec la radio serait-il l'Alsace et le second Ville de Madrid à moins que ce ne soit le contraire ?  
 
Difficile d'être catégorique en effet, d'autant que les deux navires présentent plus ou moins des caractéristiques approchantes. Ainsi le Ville de Madrid, paquebot de la CGT affiche 1 608 tjb pour 95,16 m de long et 10,30 de large. Par ailleurs, son historique indique qu' à trois reprises, les 24 février, 1er mars et 25 juin 1916, il repousse l'attaque d'un sous-marin, sans davantage de précision.
 
Amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°13494
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 17-02-2009 à 20:14:18  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,  
 
   Lu dans L'Ouest-Eclair – éd. de Nantes – , n° 5.995, 11 nov. 1915, p. 1 :
 
   « L'équipage du Sidi-Ferruch.
 
   MARSEILLE, 10 novembre. - Le paquebot Alsace est arrivé  dans le port de Marseille venant directement d'Alger, ayant à bord 23 hommes de l'équipage du vapeur Sidi-Ferruch qui a été détruit par un sous-marin ennemi. »

 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
   


Message édité par Rutilius le 25-06-2011 à 23:25:22
n°13509
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 18-02-2009 à 10:02:53  profilanswer
 

Bonjour à tous
LE 21.8.16, U 35 était rentré de la veille à Cattaro.
L'U 34 était à la mer du 17/8 au 14/9. Le 21 il se trouvait dans l'est de la Sicile.
L'U 38 a été en patrouille du 11/8 au 7/9 (J'ai le KTB). Le 21/8 il se situait entre le Cap Corse et le continent.
Ce n'est donc aucun de ces sous-marins qui est impliqué à la date du 21 Août.
En recherchant les patrouilles des UB et des UC à cette période, je n'en vois aucun susceptible de s'être trouvé le long de la côte espagnole. Selon toute probabilité, si sous-marin il y avait, il n'était pas allemand ni même austro-hongrois. Reste l'éventualité de l'un des anglais basés à Gibraltar voire de l'un des 3 français qui de mémoire étaient encore à Gib à cette époque...  
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 18-02-2009 à 10:11:25

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°13510
Ar Brav
Posté le 18-02-2009 à 12:12:26  profilanswer
 

Bonjour Yves,
 
Merci pour tes précisions, j'ai corrigé en conséquence concernant la date du 21.08.1916 et l'U-38
 
Amts,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°13523
alain13
Posté le 18-02-2009 à 16:33:03  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
Les sous-marins alliés avaient donc intérêt à faire très attention quand ils rentraient en contact avec un navire, qui en méditerranée avait de grandes chances d'être un navire ami et armé.
Il me semble qu'il y a eu plusieurs cas où le sous-marin canonné et mis en fuite supposé être allemand ne l'était pas, sans qu'il y eut des éclaircissements ultérieurs (s'il n'était pas coulé évidemment).
Et la T.S.F dans tout çà ?
 
Cordialement,
Alain

n°13526
Ar Brav
Posté le 18-02-2009 à 16:44:49  profilanswer
 

Bonjour Alain,
 
Tout à fait, d'ailleurs (de mémoire), plusieurs sous-marins français passant Gibraltar ont eu chaud aux fesses et joyeusement canonnés par les Anglais, qui, comme chacun sait, tiennent à leur rocher comme la bernique au sien, mais je m'égare  :) .
 
Amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22330
Terraillon​ Marc
Posté le 28-11-2009 à 20:57:53  profilanswer
 

Bonsoir
 
La fiche du navire est en ligne
 
http://www.navires-14-18.com/fichi [...] GTM_V3.pdf
 
A bientot


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°30064
olivier 12
Posté le 22-02-2011 à 12:27:21  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
ALSACE
 
 Voici un complément sur l'attaque d'ALSACE et de VILLE DE MADRID par l'U 35 le 25 Juin 1916, complément qui éclaircit quelque peu la situation lorsqu'on le recoupe avec le KTB du sous-marin.
 
VILLE DE MADRID  Capitaine GONFARD
 
Le rapport de l'officier enquêteur le concernant, et qui se trouve dans le dossier ALSACE, est très court mais très explicite :
 
25 Juin 1916
 
18h10
Navire attaqué par 40°54 N et 04°09 E
 
19h00
Chasse levée par 40°58 N et 05°00 E
 
Aperçu le sous-marin à 9000 m et essuyé aussitôt trois obus. Venu cap pour cap sur les Baléares et navigué en zigzags, encadrés par des obus dont quelques éclats tombent à bord.
 
Aperçu deux autres sous-marins (ou 3?) près d'un cargo.
 
Ouvert le feu à 4000 m avec la pièce de 47. Le sous-marin abandonne VILLE DE MADRID et se lance à la poursuite d'ALSACE (nota : qui naviguait de conserve avec VILLE DE MADRID,  faisant route d'Alger sur Marseille)
 
La suite du rapport indique toutes les récompenses qui furent décernées au VILLE DE MADRID, dont la citation à l'Ordre de l'Armée, que l'on peut lire sur la fiche de ce navire.
 
ALSACE

Rapport du capitaine Cabrol

 
25 Juin 1916
 
Fait route de conserve avec VILLE DE MADRID, d'Alger sur Marseille avec un chargement de bétail pour l'intendance militaire. Cap NNE. Vitesse 12 nds.
45 hommes d'équipage dont 1 maître d'hôtel espagnol et 4 chauffeurs arabes sujets anglais.
4 passagers arabes, sujets français.
 
1 Canon de 47 mm modèle 1885 sur affut sans recul.
Armement
QM canonnier Siberchicot  Bayonne
Fusilier Rebeyrol  Bordeaux
Matelot sans spé. Richaud  Marseille
 
18h30
Un sous-marin est aperçu à 11000 m sur un quart tribord, attaquant le VILLE DE MADRID. Position 41°07 N 05°12 E.
 
Monté à vitesse maximum et venu au SW, puis au NW. Aperçu deux autres sous-marins qui semblent de détacher d'un cargo à mâture blanche, dont les mâts de charge sont levés.
 
18h50
Le sous-marin ouvre le feu sur ALSACE, de 7200 m. 42 coups de canons sont tirés en deux séries distinctes : dix coups en dix minutes puis, plus tard, un tir lent au début, rapide à la fin, pendant 45 minutes.
ALSACE ne fut pas touché, mais c'est un miracle. Des obus sont tombés à 0,50 m du bord, provoquant de violentes vibrations dans toute la coque et dans la machine.
 
20h50
Le sous-marin s'étant approché avec prudence, ALSACE ouvre le feu de 3200 m et tire 25 coups en 5 minutes. Le premier coup provoque une gerbe d'eau qui couvre le sous-marin.
Celui-ci stoppe alors, vient en travers et cesse le feu.
 
21h00
Il disparaît dans la nuit qui tombe. On ne peut dire s'il a été touché.
 
L'abnégation et l'esprit de sacrifice de l'équipage reste au dessus de tout éloge. Je signale tout particulièrement le sang froid dont a fait preuve l'armement de la pièce de 47, dirigé de manière irréprochable par le lieutenant MESTRE et le QM canonnier Etienne SIBERCHICOT.
Tous à bord, du plus petit au plus grand, ont fait leur devoir avec une conscience admirable.

Voici le dessin du sous-marin exécuté par le lieutenant Mestre
.
 
http://img707.imageshack.us/img707/6767/u35alsace.jpg

Conclusions de l'officier enquêteur

Le capitaine d'ALSACE a fait tout ce qui était en son pouvoir pour échapper au sous-marin, sans se laisser émouvoir par son tir, alors que les obus tombaient tout près du bord. Il  a attendu que son adversaire soit assez proche pour se servir de sa pièce de 47. Sa conduite fut très intelligente et son attitude est digne d'éloges.
 
Il serait désirable que les navires ravitailleurs, qui permettent aux sous-marins de tenir longtemps la mer, soient capturés. La présence simultanée de plusieurs sous-marins, signalée pour la première fois autour d'un cargo par tous les témoins, y compris sur VILLE DE MADRID, fortifie l'idée que ce cargo était un ravitailleur.
 
D'autre part, il faudrait donner l'ordre aux consuls de nous signaler rapidement et de manière très précise les points où sont vus des sous-marins et où ont lieu des attaques. Dans les cas du HERAULT et du FOURNEL, leurs indications incomplètes n'ont pas permis de renseigner le HUSSARD en temps utile.
 
Récompenses
 
Citations à l'Ordre de la Division
 
MESTRE Charles  Lieutenant
BALANSARD Achille Chef mécanicien

Citations à l'Ordre de la Brigade

 
MOISE Jules Sd mécanicien  
RIVOALLAND Joseph Officier mécanicien
DOMENICI Toussaint Maître d'équipage
SIBERCHICOT Etienne Quartier maître canonnier
REBEYROL Ferdinand Fusilier auxiliaire
RICHAUD Gustave Matelot sans spé.

Commentaires

 
Le 25 Juin 1916, c'est donc VILLE DE MADRID qui a été attaqué en premier, puis ALSACE en second.
A noter que contrairement à VILLE DE MADRID, ALSACE ne possédait pas de TSF. C'est d'ailleurs la raison que donne le capitaine Cabrol pour sa navigation de conserve avec le paquebot de la Transat.
 
On note enfin que la position qu'il donne est celle qui colle le mieux avec celle du KTB de l'U 35.
 
Cdlt

Message cité 1 fois
Message édité par olivier 12 le 12-08-2015 à 15:46:50

---------------
olivier
n°35125
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 22-09-2012 à 11:35:04  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Traversées.
 
 
  — 9 ~12 août 1914 : Dans un convoi composé de sept bâtiments, escortés par les cuirassés  Suffren, Gaulois et Saint-Louis, transporte d’Alger à Sète l’état-major, la compagnie hors-rang, l’état-major du 4e bataillon – qui était en garnison à Tunis –, les 13e et 16e sections, la moitié de la 15e section et la section de mitrailleuses du 4e Régiment de marche de zouaves.  
   
   Le reste du régiment, c’est-à-dire la 14e compagnie et l'autre moitié de la 15e section, prit passage sur le paquebot Félix-Touache, qui faisait partie du même convoi.
 
 
   Journal des marches et opérations du 4e Régiment de marche de zouaves, n° 1 – 1er août ~ 26 octobre 1914 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 839/1, p. num. 5.
 
   « 9 août [1914]. — L’État-major de la Brigade, l’État-major du régiment et le 4e Bataillon.
   L’embarquement a lieu dans les conditions suivantes : les gros bagages, les chevaux, les mulets et la Section de mitrailleuses s’embarquent à 9 h du matin. Le 4e Bataillon se rassemble à 17 h 40 sur la place du Gouvernement et rend les honneurs au drapeau. Il rompt ensuite pour se porter au quai d’embarquement. Le paquebot Alsace emporte l’État-major du Régiment, la Compagnie hors-rang, l’État-major du 4e Bataillon, les 13e, 16e, ½ de la 15e
[sections] et Section de mitrailleuses.
   Le paquebot Félix-Touache emporte la 14e Compagnie et ½ de la 15e
[section]. L’embarquement est terminé à 18 h 20.
 
   10 août. — Les paquebots, au nombre de sept, quittent Alger le 10 août, constituant un convoi escorté par une escadre.
   A 14 heures, les paquebots sortent du port pour se grouper en rade en vue du départ qui a lieu à 17 heures. Les paquebots, au nombre de sept, suivent en file escortés par les trois cuirassés : Suffren, Gaulois et Saint-Louis.
 
   11 août. — Trajet en mer. On marche tous feux éteints (État-major et 4e Bataillon).
 
   12 août. — L’État-major, la Compagnie hors-rang et le 4e Bataillon arrivent à Cette à 6 h du matin.
   Débarquement immédiat. Cantonnement dans les écoles.
   Embarqué en chemin de fer à 18 h 41 à la gare du Midi.
»


Message édité par Rutilius le 12-06-2017 à 07:23:32

---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°35129
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 24-09-2012 à 22:12:49  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
   

olivier 12 a écrit :

« [...] attaque de l'Alsace et de la Ville-de-Madrid par l'U-35, le 25 Juin 1916 [...]  
 
   Alsace. Rapport du capitaine Cabrol [...].      
 
   L'abnégation et l'esprit de sacrifice de l'équipage reste au dessus de tout éloge. Je signale tout particulièrement le sang froid dont a fait preuve l'armement de la pièce de 47, dirigé de manière irréprochable par le lieutenant MESTRE et le QM canonnier Étienne SIBERCHICOT.
»


   — SIBERCHICOT Étienne, né le 23 juin 1885 à Port-de-Lanne (Landes) et domicilié à Bayonne (Pyrénées-Atlntiques), décédé le 11 avril 1919 à Bayonne des suites d’une tuberculose contractée en service, Quartier-maître canonnier, « démobilisé le 15 février 1919 par le centre A.M.B.C. de Marseille », Matricule n° 4.957 – Bayonne (Acte établi à Bayonne, le 11 avr. 1919). Fils de Jean SIBERCHICOT, batelier, et de Catherine LAHITÈTE.
 
  Centre culturel du pays d’Orthe : « Marins et bateliers du Pays d’Orthe au XIXe siècle. » —> http://www.centrecultureldupaysdor [...] bateliers/  
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°39412
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 15-03-2014 à 22:14:34  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Je suis contacté par Mme Rosanoff qui désirait faire figurer l'information qui suit sur le site Navires 14-18. Faute de pouvoir le faire, je la fais apparaître en son nom sur le fil de discussion du forum.
 
J]e viens de lire votre article sur la vie du paquebot mixte "l'Alsace"; j'aimerais apporter une précision  
que j'ai relevée dans le "journal de marches et d'opérations du 4em régiment des zouaves. Mon grand-père, Georges, Eugène GAILHAN en faisait partie, il est dcd le 12/12/1914 à Ypres.
Partis de Tunis et Bizerte ils rejoignent par le train Alger et embarquent le 10/08/1914 sur "l'Alsace" et le "Félix Touache".
Au départ il y a 7 paquebots escortés par les cuirassés "Suffren", "Gaulois" et " St Louis"; trajet le 11 et arrivée le 12 à Cette à 6 h du matin.

Cordialement
Yves


Message édité par Yves D le 16-03-2014 à 14:47:50

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°39476
olivier 12
Posté le 27-03-2014 à 10:16:52  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin le 16 Février 1917
 
ALSACE  Vapeur de la SGTM  1982 tx JB
Capitaine ARGENTO Thomas  CLC  Bastia n° 206
 
Quitte Alger le Vendredi 16 Février 1917 à 04h00 pour Marseille.
 
Le 16 Février  15h15, ALSACE se trouve par 38°43 N et 04°04 E (nota : à environ 60 milles dans ESE de l’ilot de Cabrera, au sud de Majorque) faisant route au N25E à 11,5 nœuds.
Beau temps. Petite brise d’WSW. Mer belle. Horizon clair.
 
A 600 m sur le travers tribord est aperçu un objet flottant émergeant d’un mètre, ayant la forme d’un périscope de couleur gris fer, avec un bourrelet nettement visible à l’extrémité supérieure. Venu à gauche toute jusqu’au N15W. Machine en avant toute au maximum. Appelé aux postes de combat.
Deux patrouilleurs se trouvent à 7 milles dans le nord et le nord-est. Signalé la rencontre à celui du nord qui s’avère être le FURET. Envoyé signal donnant la position. Réponse immédiate du capo Sperone.
 
Avis de l’officier enquêteur
 
Il est possible, mais peu probable, que l’ALSACE se soit trouvé réellement en présence d’un périscope de sous-marin. Mais le capitaine a parfaitement bien fait de manœuvrer. Mieux vaut cent fois une fausse alerte qu’une veille inattentive. Manœuvre correcte de l’ALSACE à tous égards.

Commentaire

 
Il semble bien qu’il n’y ait eu aucun sous-marin allemand sur cette zone ce jour-là. Le plus proche était l’U 35, mais il se trouvait alors devant Alicante.
 
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 26-11-2017 à 14:14:06

---------------
olivier
n°42865
olivier 12
Posté le 12-08-2015 à 15:50:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin le 9 Mai 1917.  
 
Rapport du capitaine
 
L’EV1 auxiliaire ARGENTO commandant le vapeur ALSACE de la Société Générale de Transports Maritime au Vice Amiral commandant la Marine à Marseille :
 
LE 9 Mai 1917 à 11h30, le paquebot ALSACE, se rendant d’Oran à Marseille avec 276 passagers et 51 hommes d’équipage a été attaqué au canon par un sous-marin par 42°12N et 03°49E.
Prévenu à 11h30 d’un remous suspect se déplaçant à 4,5 milles sur notre bâbord arrière, j’ai reconnu à 11h35 que ce remous était provoqué par un sous-marin. Appelé aux postes de combat et donné l’ordre au chef mécanicien de marcher à pleine puissance. La mer étant calme, notre vitesse est passée de 13 nœuds à 14,5 nœuds.
 
L’ennemi a ouvert le feu sur nous à 11H40 à une distance d’environ 7500 m. Riposté immédiatement avec notre pièce arrière de 90 mm. Le combat a duré de 11h40 à 12h32. Pendant ce laps de temps, l’ennemi qui se maintenait toujours à 7500 m  a tiré exactement 38 coups de canon, tous à obus percutants. De notre côté, nous avons tiré 30 coups. Les obus ennemis tombaient à droite ou à gauche de l’ALSACE, mais rarement en direction. L’ennemi devait sans cesse modifier son tir en raison des routes en lacets que je faisais suivre à l’ALSACE, d’après les points de chute des obus ennemis.
Je suis persuadé que ces routes en lacets nous ont permis d’éviter les coups de l’ennemi et que c’est grâce à la précision de notre tir qu’il a été contraint d’abandonner le combat après notre trentième coup de canon visiblement tombé très près du sous-marin. Celui-ci a du être ébranlé, sinon atteint. Le sous-marin s’est mis en travers et a cessé le feu. Vers 12h45, je l’ai perdu de vue et j’ai continué ma route sur Marseille.
Les signaux réglementaires avaient été lancés par TSF en temps opportun. Un croiseur espagnol nous a répondu : « Je sors du port de Barcelone. Avez-vous besoin de mes services ? » J’ai répondu : « Non. Remerciements ». Ce croiseur a retransmis notre SOS aux postes de terre.
J’ai  été très satisfait de la conduite de mon équipage qui par son sang froid et son calme a fait que l’ordre a régné à bord pendant tout le combat d’une façon parfaite. Je me permets de signaler tout spécialement l’officier de tir, le lieutenant Mestre Charles, le QM chef de pièce Siberchicot et les servants qui ont conduit leur tir et servi leur pièce avec un calme et une habileté remarquable, l’homme de barre, le timonier Bard Pierre qui veillait avec attention à faire évoluer le navire suivant les indications que je lui donnais. Chacun d’ailleurs s’est conduit à mon entière satisfaction à quelque service qu’il appartint, pont, machine ou restaurant.
 
De légers éclats d’obus sont en petit nombre parvenus jusqu’à bord sans causer le moindre mal.
Vers 13h45, par 42°25 N et 04°14 E j’ai croisé un navire en flammes qui achevait de sombrer. Je n’ai aperçu dans les parages de ce sinistre aucune embarcation et n’ai pu recueillir aucune indication quant à la nature du navire sinistré.
Je suis entré dans le port de Marseille ce même jour à 20h20 sans autre incident.
 
Ci-joint Amiral, veuillez trouver copie du rapport que le commandant d’armes à bord a envoyé à ses chefs.
 
Voici la signature du capitaine ARGENTO
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/673/hxh0qn.jpg
 
Description du sous-marin
 
Mal vu étant donné la distance. Mais blockhaus rectangulaire au tiers à partir de l’avant. Arrière plat. Une seule pièce assez longue.
Paraissait gris foncé
Le point où il nous a attaqués est exactement sur la route San Sébastien – Marseille. Il paraissait venir du cap Creux. Il s’est dirigé sur nous à toute vitesse dès qu’il nous a aperçus.
 
Voici sa silhouette
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/bRtYp0.jpg
 
Armement de l’ALSACE
 
1 canon de 90 mm modèle 1877  sur galets à pivot central
1 canon de 47 mm modèle 1885 système  guerre
 
SIBERCHICOT Etienne QM canonnier     Bayonne 4957
LEDORLOT Laurent  Fusilier auxiliaire    Auray 4647
JANNE Louis   Canonnier breveté 107359.2
BLANCHET Joseph  Fusilier auxiliaire    Belle Ile 2334
ORSONI François  Matelot sans spé.   Ajaccio 1442
 
Télégramme de Marine Paris à Cdt Marine Marseille du 12 Mai 1917
 
Remplacez le matériel 90 mm du vapeur ALSACE par un matériel de 90 sur affût modèle 1916
 
Hommes d’équipage déjà titulaires de la Croix de Guerre
 
MESTRE Charles Lieutenant
BALANSARD Achille  Chef mécanicien
MOÏSE  Jules  Second mécanicien
DOMENICI Toussaint Maître d’équipage
BLANC Louis  Restaurateur
 
Rapport de la commission d’enquête
 
Cette commission reprend tout d’abord presque mot pour mot le rapport du capitaine. Elle ajoute :
 
La commission a eu à s’occuper d’abord de la route suivie par le bâtiment puisque d’après la position signalée ALSACE se trouvait notoirement en dehors de l’itinéraire fixé par la note du 24 Avril 1917.
Il résulte de la déposition du capitaine qu’il n’a pas été informé de cette nouvelle route et que les ordres reçus au départ étaient de faire route directe de San Sébastien sur Marseille et non de remonter jusqu’à 8 milles à l’Est du cap Béar. La commission a estimé qu’il y avait lieu d’avoir confirmation de ces ordres et une dépêche a été envoyée le 10 mai au commandant de Marine Oran pour lui demander quelles instructions avaient été données au commandant d’ALSACE. La réponse reçue le 12 a confirmé la déposition du capitaine.
 
En ce qui concerne l’artillerie, l’officier de tir et l’armement de la pièce ont déclaré que le tir était bien réglé en direction et qu’ils auraient pu atteindre le but avec un canon de plus grande portée.
L’Etat Major, l’équipage et les passagers ont fait preuve de calme et de sang froid pendant toute la poursuite. L’équipage du bâtiment n’était du reste pas à sa première alerte ayant déjà été attaqué lors d’un de ses voyages précédents.
 
Conclusions
 
La commission constate que le capitaine s’est conformé pour la navigation aux instructions qui lui avaient été données au départ. Il a réussi à sauver son bâtiment par sa manœuvre et l’emploi judicieux de son artillerie.
Le personnel pont, machine et les passagers ont fait preuve de beaucoup de calme et de sang froid. Grâce à l’ordre qui n’a cessé de régner, les ordres ont pu être bien exécutés et le bâtiment a pu être sauvé.
 
Elle estime que les ordres donnés aux capitaines quant aux routes à suivre leur soient remis sous pli secret et contre reçu. Ils en seraient personnellement responsables.  

Récompenses

 
Citation à l’Ordre de la Brigade
 
ARGENTO Thomas  Capitaine au Long Cours  Commandant  Bastia 206
 
A fait preuve de beaucoup de calme et de sang froid pendant l’attaque de son bâtiment par un sous-marin ennemi. A réussi à sauver son bâtiment grâce à sa manœuvre et à une utilisation judicieuse de son artillerie.
 
Témoignage Officiel de Satisfaction
 
Etat-major, équipage et passagers de l’ALSACE
 
Ont fait preuve de beaucoup de calme et de sang froid au moment de l’attaque du bâtiment par un sous-marin ennemi. Ont aidé le capitaine à sauver le bâtiment en exécutant ponctuellement les ordres qui leur étaient donnés.
 
Le sous-marin attaquant
 
N’est pas formellement identifié.
 
Mais on peut penser qu’il s’agissait de l’U 34 du Kptlt Johannes KLASING qui opérait sur cette zone. Il torpilla ce jour (juste avant ou juste après avoir croisé le paquebot) le vapeur anglais HARPAGUS, 5866 t, qui allait de New Orleans à Marseille et dont l’épave en train de sombrer fut aperçue à 13h45 par les homme d’ALSACE.  
Voici l'HARPAGUS
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/1GRaq3.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 26-11-2017 à 14:02:54

---------------
olivier
n°47743
olivier 12
Posté le 07-12-2017 à 09:28:54  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin (?) le 29 Août 1916
 
Rapport du capitaine BLANC, de l’ALSACE au CA commandant Marine Marseille
 
Parti d’Alger pour Marseille le 28 Août 1916 à 19h30, me conformant aux routes, heures, vitesses prescrites par l’Amirauté d’Alger, le 29 Août à 14h00, me trouvant à 12 milles dans le SW de Dragonera, la vigie signale un bâtiment à bâbord. A cause de la distance, n’ayant pu reconnaître l’espèce du navire signalé, continué ma route.
A 14h10, l’officier de quart, Monsieur MESTRE, et moi reconnûmes dans le NNW à environ 4 milles un sous-marin en surface de grandes dimensions (environ 90 m) faisant route au NNE. Viré de bord, machine prévenue et canonniers au poste de combat. Signalé au BISKRA qui était derrière nous à 3 milles : « Bâtiment suspect en vue dans le NNW ». Ce sous-marin était maquillé avec son blockhaus entouré de toiles.
A 14h15, le BISKRA met l’aperçu et change de route. Puis il manœuvre et signale : « Me suivre ».
A 14h21, perdu d vue le sous-marin.
 
Longé les côtes Sud et Est d l’île de Majorque. Doublé Peru le 29 à 21h10 et fait route directe sur Marseille, BISKRA devant nous. Arrivé à Marseille le 30 Août à 19h30.
 
Rapport d’enquête
 
Ce rapport reprend les éléments du rapport du capitaine et apporte les précisions suivantes :
 
- Capitaine BLANC Raymond  CLC  Inscrit à Marseille n° 664
- ALSACE transportait du bétail pour le compte de l’Intendance militaire.
- ALSACE ne possède pas la TSF
- ALSACE est équipé d’un canon de 90 mm modèle 1877 armé par :
 
. SIBERCHICOT  QM canonnier  Bayonne 4957
. REBEYROL  Fusilier auxiliaire  Bordeaux 9337
. LARCHER  Matelot canonnier  Auray  
. RICHAD  Matelot sans spé.  Marseille 6992
 
ALSACE n’a pas tiré. Le sous-marin non plus.
 
Description du sous-marin
 
Ce sous-marin était maquillé avec son blockhaus entouré de toiles. Il avait deux canons jumelés sur l’avant, à une dizaine de mètres du blockhaus, protégés par des masques. Il avait deux mâts légers d’une vingtaine de mètres de hauteur. Le mât de misaine portait un nid de pie certainement factice constitué par un simple morceau de toile. Le grand mât, moins haut que la misaine, portait une petite corne. Peinture uniformément grise et très fraîche. Une grande toile blanche de 6 m de longueur et de 1 m de hauteur était tendue entre l’arrière du blockhaus et le grand mât.
 
Il n’y avait personne sur le pont. A l’arrière du sous-marin, il y avait deux bosses dont on n’a pu déterminer la nature.
 
Voici sa silhouette
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/pTx1qK.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/eOqtQM.jpg
 
Note manuscrite du CA commandant la flottille des patrouilles de Méditerranée au bas du rapport d’enquête
 
Cette silhouette ne laisse aucun doute sur la confusion faite par ALSACE qui, comme elle l’avait déjà faite auparavant, a pris pour un sous-marin l’une des canonnières BOUFFONNE ou FRIPONNE, toutes deux présentes dans les parages indiqués.
 
Télégramme d’ATMAH à Marine Marseille. 6 Septembre 1916
 
Prière de faire savoir au capitaine de l’ALSACE que le bâtiment qu’il a pris pour un sous-marin le 29 Août 1916 à 14h10 était l’une des deux canonnières à moteur, c’est-à-dire sans cheminée, BOUFFONNE ou FRIPONNE qui étaient exactement à l’heure signalée au point signalé.
 
Voici les photos de ces deux canonnières.
 
BOUFFONNE
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/923/xk03I2.jpg
 
FRIPONNE
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/zA8nCg.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 07-12-2017 à 09:32:28

---------------
olivier

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  L'ALSACE - Société générale des transports maritimes à vapeur