FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  AMIRAL HAMELIN - Compagnie des Chargeurs Réunis

 

1 utilisateur anonyme et 29 utilisateurs inconnus

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

AMIRAL HAMELIN - Compagnie des Chargeurs Réunis

n°1636
Ar Brav
Posté le 30-11-2007 à 06:40:34  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
AMIRAL HAMELIN Navire auxiliaire (1914 – 1915)          
           
Chantier :
     
N.C.    
Mis à flot : 1901  
En service : 15.09.1914
Retiré : 07.10.1915  
Caractéristiques : 5 051 t  
 
Observations :
         
Cargo des Chargeurs Réunis    
15.09.1914 : réquisitionné au Havre  
07.10.1915 : torpillé et coulé par le sous-marin U 33 (KL Conrad Gansser) en mer Ionienne par environ 35°30 N et 19°10 E.
 
Cordialement,
Franck
 


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1669
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-12-2007 à 19:37:37  profilanswer
 

http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/mapHamelin
 
Amiral Hamelin faisait route de Marseille sur Salonique avec un chargement militaire.
 
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3770
Terraillon​ Marc
Posté le 23-03-2008 à 22:22:19  profilanswer
 

Bonsoir
 
La fiche est en ligne
 
http://www.navires-14-18.com/fichi [...] URS_V5.pdf
 
A bientot [:administrateur:2]


Message édité par Terraillon Marc le 29-08-2009 à 08:29:12

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°6055
philippero​ux1
Posté le 13-06-2008 à 22:57:51  profilanswer
 

Bonsoir,  
Je possede de nombreux éléments sur l'Amiral Hamelin, mon grand'Père Joseph Foussenq écrivain combattant, médecin à Pertuis, y est mort le jeudi 7 octobre 1915, témoignages d'officiers, de l'aumonier, coupures de presse ...... lettres privées ...... brochure à votre disposition.
Cordialement   Philippe Roux  
philipperoux1@numericable.fr

n°6086
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 15-06-2008 à 18:27:01  profilanswer
 

Bonjour Philippe
Bien noté, je reprends contact sous peu probablement par email.
Cdlt
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°6096
Terraillon​ Marc
Posté le 15-06-2008 à 20:46:22  profilanswer
 

Bonjour Philippe  
 
Merci pour votre aide
 
A bientot


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°6379
Ar Brav
Posté le 25-06-2008 à 09:14:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un lien vers un récit de Paul Chack relatant la perte de l'Amiral Hamelin ICI
 
Cordialement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°6945
GENEAMAR
Posté le 17-07-2008 à 11:46:14  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Bonjour à tous...
 
Le Commandant du bâtiment le 7 octobre 1915...
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3261/O%20GUIBERT%20Jean.jpg
 
 :hello:  
 
 


---------------
Cordialement. Malou
n°13575
ALVF
Posté le 20-02-2009 à 08:18:35  profilanswer
 

Bonjour,
 
Lors du torpillage du navire "Amiral Hamelin", il y eut parmi les victimes, 31 artilleurs du 17° R.A.C. appartenant à la 41° Section de Munitions d'un Groupe de ce régiment engagé jusque là aux Dardanelles au sein du Corps Expéditionnaire d'Orient puis transféré à Salonique.
Cordialement, Guy.

n°13597
Terraillon​ Marc
Posté le 20-02-2009 à 21:28:09  profilanswer
 

Bonsoir
 
La fiche du navire sera mise à jour durant le week end  
 
(Daniel, est-il possible d'avoir une version du rapport de plus grande définition ?)
 
A bientot


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°20469
olivier 12
Posté le 11-09-2009 à 13:40:50  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Quelques renseignements complémentaires sur AMIRAL HAMELIN.
 
Ce cargo mixte portait le nom d'un officier de marine ((1768-1839) qui força en 1806 le blocus du Havre et de Cherbourg avec  la VENUS et détruisit 4 frégates anglaises lors du combat de Grandport à l'île Maurice.  
En 1832, il devint Directeur du dépôt des cartes et plans de la Marine.
 
Lancé le 28 Octobre 1901 aux chantiers du Havre-Graville.
Départ en essais le 3 Février 1902.
 
Caractéristiques
 
Cargo en acier à une hélice et deux mâts
Longueur 123,20 m  Largeur 15,20 m  
5030 tx JB   6650  tpl
Machine à triple expansion. 4 chaudières cylindriques 12 b.
Puissance 2200 cv  Vitesse aux essais 12,3 nds.
 
Sister-ships

Portent tous des noms d'amiraux :
DUPERRE, EXELMANS, GUEYDON, JAUREGUIBERRY  construits aux chantiers de la Loire à Nantes.
FOURICHON construit à Graville.
 
Incidents de navigation
 
3 Février 1906  Incendie dans la lampisterie alors qu'il était en escale au Havre.
 
Coulé à la torpille le 7 Octobre 1915 à 170 milles dans le sud-ouest du cap Matapan, lors d'une traversée Marseille - Salonique, par l'U 33. Les survivants sont recueillis par le navire hôpital anglais DUNLUCE CASTLE.
 
On notera qu'AMIRAL HAMELIN fut le premier des sept navires perdus par les Chargeurs Réunis lors de la Grande Guerre.
 
Les suivants furent dans l'ordre :
 
25/01/17 AMIRAL MAGON
01/09/17 AMIRAL OLRY
14/09/17 AMIRAL DE KERSAINT
19/11/17 AMIRAL ZEDE
21/08/18 CHAMPLAIN
13/09/18 AMIRAL CHARNER
 
Source : "Histoire Maritime des Chargeurs Réunis" de Beaugé et Cogan.
 
 
 
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 11-09-2009 à 13:52:06

---------------
olivier
n°22363
dbu55
Posté le 29-11-2009 à 15:21:37  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Tiré du Nouvelliste du Morbihan N° 20 du lundi-mardi 25 janvier 1916 :  
   
Citation à l'ordre de l'armée  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4098/AMIRAL%20HAMELIN%20Article.jpg
 
Cordialement
Dominique


---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°22398
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 30-11-2009 à 21:20:04  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
                                   Les circonstances du naufrage de l’Amiral-Hamelin, survenu le 7 octobre 1915.
 
 
   I. – Rapport de mer succinct de Jean Guibert, capitaine au long-cours, commandant l’Amiral-Hamelin, sur les circonstances de la perte de ce bâtiment.
 
 
 
   ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL
   1re Section                                                                                                                                            21 octobre1915
 
                                                                                                   COPIE
 
 
                                                                         RAPPORT du Capitaine de l’
AMIRAL-HAMELIN.
 
 
   Je suis parti de Marseille le 2 octobre à 6 heures du soir ayant à bord 306 passagers militaires et 48 hommes d’équipage.
   Je me rendais à Salonique en suivant la route conseillée par la Marine, cette route passant près du cap Bon, sud de Pantellaria et de Malte. J’avais passé cette dernière île dans la nuit du 5 au 6 vers 11 heures du soir et je faisais route sur le passage de Cérigo.
   Le 7 octobre vers, 5 h 45 du matin, me trouvant à environ 120 milles de Cérigo, un sous-marin fut aperçu près du navire et commença à canonner aussitôt à environ ½ mille. Ce sous-marin portait le pavillon autrichien.
   Je fis aussitôt changer de route pour fuir en lui présentant l’arrière.
   Je subis sans stopper cette canonnade jusqu’à 6 h 20 environ, puis constatant la grande supériorité de marche du sous-marin, je me décidai à stopper afin de pouvoir mettre mes canots à la mer avant de recevoir une torpille. Je fis hisser le signal
« Je suis stoppé. »
   Le débarquement s’opéra sous le bombardement. Une embarcation fut coupée en deux et tous ceux qui la montaient furent tués.
   Toutes les embarcations de tribord furent criblées de balles et eurent de nombreux tués et blessés.
   Le sous-marin tirait aussi sur tous les groupes aperçus à bord. Les canots réussirent cependant à s’écarter du navire mais furent encore bombardés au large.
   Peu après, le navire fut torpillé dans la cale 2 et le feu de déclara dans la cale 1. Le sous-marin tournait autour des embarcations et demanda à l’une d’elles en français quel était le navire, le nom du capitaine, la nature du capitaine, la nature du chargement et le lieu de destination. Les soldats répondirent :
« Chargé de munitions allant à Salonique. »
   Le sous-marin revint près du navire et lui envoya une 2e torpille dans la cale n° 3. L’Amiral-Hamelin sombra immédiatement à 7 h 30. Toutes les embarcations se groupèrent tout en recueillant quelques survivants sur les débris du navire.
   Vers 4 h 30 du soir, des fumées furent aperçues à l’horizon. Peu après, deux contre-torpilleurs français, accompagnés du navire anglais hôpital Dunluce-Castle, qui prit à son bord tous les naufragés, arrivèrent.
   Les contre-torpilleurs firent des rondes et sauvèrent encore quelques survivants. Le Dunluce remit en route pour Malte à 7 heures du soir et rentra en rade le lendemain vers 4 heures du soir.
 
   MALTE, le 8 octobre 1915.
 
   Le capitaine.

 
 
   II. – Rapport de mer détaillé de Jean Guibert, capitaine au long-cours, commandant l’Amiral-Hamelin, sur les circonstances de la perte de ce bâtiment, survenue le 7 octobre 1915 (Rapport non daté).
 
 
                                                               « RAPPORT du Capitaine de l’AMIRAL-HAMELIN.
 
   Je suis parti de Marseille le 2 octobre à 6 heures du soir ayant à bord 306 passagers militaires, 48 hommes d’équipage.
   Je me rendais à Salonique en suivant la route conseillée par la Marine, cette ligne passant près du cap Bon, Sud de Pantellaria et de Malte.
    J’avais passé cette dernière île dans la nuit du 5 au 6 vers 11 heures du soir.
   Je faisais route sur le canal de Cérigo.
   Le 7, à 5 h 45 du matin, le 2e capitaine de quart aperçut un sous-marin en demi-plongée qui commença à canonner le navire.
   Je fis aussitôt changer de route pour fuir en lui présentant l’arrière. Le sous-marin se trouvait à environ 800 mètres.
   Je subis sans stopper cette canonnade jusqu’à 6 heures 20 environ ; puis, constatant la grande supériorité de marche du sous-marin, je me décidai à stopper afin de pouvoir mettre mes embarcations à la mer avant d’être torpillé et je fis hisser le signal
« Je suis stoppé. »
   Le sous-marin, certain que l’Amiral-Hamelin était sans défense, avait émergé complètement, arborant le pavillon autrichien, et s’était rapproché tout en continuant le bombardement qui faisait à bord de nombreuses victimes.
   Je donnai l’ordre d’amener les embarcations et d’abandonner le navire le plus tôt possible ; le feu s’était déclaré dans la cale 1 dans laquelle se trouvaient des obus et du fourrage.
   Le débarquement s’opéra avec ordre sous le feu, suivant le plan établi. La veille, il y avait eu exercice d’abandon, chaque homme muni de sa ceinture de sauvetage. Il y eu cependant à déplorer la perte de la baleinière dont la bosse fut larguée par un inconnu, et celle du canot 1, coupé en deux par un obus qui tua tous les hommes déjà descendus.
   Le sous-marin, tout près du navire, à tribord, dirigeait son tir sur les canots de ce bord.
   Il y eu dans ces embarcations de nombreux tués et blessés. Le 1er lieutenant, M. Cordier, fut tué sur le coup à son poste en commandant la mise à l’eau de son embarcation. Les canots réussirent cependant à s’éloigner du navire et se maintinrent à une certaine distance par crainte de l’explosion des munitions de la cale incendiée.
   Le sous-marin tirait à la flottaison. Le navire restait toujours droit. Le sous-marin perdant patience lança une torpille dans la cale n° 2. Il était sept heures.
   Pendant ce temps, j’avais groupé l’armement du canot 1 sur la dunette pour mettre à l’eau les deux radeaux de l’arrière.
   Le sous-marin dirigea son feu sur le rassemblement ainsi formé et fit de nombreuses victimes. Après avoir rassemblé 4 ou 5 fois les soldats dispersés, je réussis à mettre ces radeaux à la mer. Je fus très aidé dans cette opération par le concours du sous-lieutenant de Cazenove.
   Les hommes épargnés par ce bombardement se sauvèrent sur ces radeaux.
   Il ne restait plus à bord que le capitaine Vigneron (Commandant d’armes) qui ne voulut quitter le navire qu’immédiatement avant moi.
   Le navire était toujours droit ; je voulus faire rapprocher les embarcations et je hissai pour cela le pavillon de rappel.
   Les embarcations groupées sous les ordres du second capitaine s’occupaient du sauvetage du canot 5 qui, criblé de shrapnels, menaçait de sombrer. Ce canot fut allégé de la moitié de son personnel par les canots 6 et 8 ; on put alors aveugler ses nombreuses voies d’eau.
   Le sous-marin tournait autour des embarcations et accosta le canot 6 commandé par le chef mécanicien, M. Cuny, et demanda :
 
       1° – Le nom du navire.                          R. – Amiral-Hamelin.  
       2° – D’où venez-vous ?                          R. – Marseille.  
       3° – Où allez-vous ?                              R. – Les soldats répondirent :
« A Salonique ».        
       4° – Vous avez tiré sur nous.                 R. – Nous n’avons pas de canon.
              (Il insiste sur le tir.)
       5° – Qu’avez-vous à bord ?                    R. – M. Cuny : Des hommes et des chevaux.  
                                                                          Les soldats : Des munitions.  
       6° – Qui commande le navire ?               R. – M. Guibert, capitaine de la Marine marchande.
       7° – Où est-il ?                                      R. – A bord.
 
   Après cette conversation, il revint par le travers du navire et envoya une 2e torpille dans la cale n° 3 à tribord.
   Le navire s’enfonça aussitôt, l’arrière le premier, se dressant verticalement.
   Je fus entraîné par le navire et revins ensuite à la surface et je pus m’accrocher à un radeau flottant près de moi.
   Le 2e capitaine ramena alors toutes les embarcations sur le lieu du naufrage, donnant l’ordre au youyou, plus maniable, de contourner toutes les épaves à la recherche des survivants. Le youyou fit de nombreuses rondes et sauva 38 hommes.
   Je fus recueilli par le canot du 2e capitaine.
   Le reste de la journée se passa en préparatifs de toutes sortes : confection d’ancres flottantes, répartition des effectifs, appels, etc.
   Je regrettai alors vivement de n’avoir pas eu la T.S.F. pour signaler notre périlleuse situation car mes embarcations surchargées n’auraient pu résister à une mer un peu plus forte. Je conservai cependant l’espoir (qui se réalisa) d’être signalé par un navire aperçu à l’horizon alors que j’avais le feu à bord.
   A 15 heures 45, des fumées furent aperçues à l’horizon venant de l’Est ; à 16 heures 15, les contre-torpilleurs Mameluck et Aspirant-Herbert nous annoncèrent l’arrivée du navire-hôpital anglais Dunluce-Castle qui devait nous recueillir.
   A 17 heures 30, le Dunluce-Castle embarquait tous les naufragés. Les torpilleurs, sur notre indication, continuèrent les recherches du youyou et ramenèrent encore les derniers naufragés.
   Le Dunluce-Castle remit en route à 19 heures et arriva à Malte le lendemain à 15 heures. Nous eûmes à nous louer de l’accueil cordial des marins anglais qui prodiguèrent à nos blessés les soins les plus empressés ; ils nous procurèrent des vêtements secs.
   Tout mon équipage fut mis en subsistance le soir même sur le Tourville et fut embarqué le lendemain, 9 octobre, sur le Djemnah.
   En cette triste circonstance, j’eus le plaisir de constater la parfaite tenue de mes officiers et, en général, de tout l’équipage.
   Je dois cependant signaler tout spécialement la belle conduite de M. Cariou, 2e capitaine, qui, par son autorité, sut maintenir le calme et grouper les embarcations, tout en sauvant de nombreux naufragés.
   Du chef mécanicien, M. Cuny, qui, par son sang-froid, maintint son personnel à son poste et facilita la tentative de fuite ordonnée par le capitaine.
   De M. Huet, 3e mécanicien, qui, de son propre mouvement, descendait dans la machine pour aider son chef.
   De M. Nedellec, 3e lieutenant, dont le canot bombardé pendant sa mise à l’eau eut 5 tués et de nombreux blessés, se maintint le long du bord jusqu’à ce qu’il eût embarqué son plein de passagers.
   Du maître d’équipage Kerlau, patron du youyou, qui s’est activement dépensé toute la journée à la recherche des survivants, sut imposer son autorité à son armement, ramena 38 personnes et montra un entrain et une intelligence supérieurs en cette circonstance.
   Les matelots Thouement, Guezou et le chauffeur noir Théo se sont particulièrement distingués.
   J’eus malheureusement à déplorer la mort de mon 1er lieutenant, Monsieur Cordier, tué à son poste en commandant la mise à l’eau de son embarcation et qui, blessé à mort, recommandait à un chauffeur de se sauver rapidement.
   Du maître d’hôtel, du cuisinier Chastan et du chauffeur Urvoy, du graisseur Clou et du Docteur du bord, tués par les obus dans mon embarcation.
   Je signale avant de terminer la belle conduite du capitaine commandant d’armes, Monsieur Vigneron, qui ne consentit à quitter le bord que sur mon ordre et immédiatement avant moi et qui, étant à la mer, refusa de se laisser sauver par le youyou avant trois soldats ses voisins, quoiqu’il fut lui-même très épuisé et ne sachant pas si le canot pourrait revenir à son secours.
   Le sous-lieutenant de Cazenove qui resta un des derniers à bord et, malgré le bombardement qui faisait beaucoup de victimes autour de lui, réussit à 5 reprises à ramener un groupe de soldats aussitôt bombardé et, enfin, à mettre à l’eau les deux radeaux de l’arrière.
   En général, tous les officiers du pont et de la machine furent dignes d’éloges et surent maintenir le moral des naufragés qui se soumirent à leur autorité, ce qui permit d’éviter tout désordre et de sauver, malgré le bombardement, tous ceux qui avaient échappé aux blessures mortelles.
 
                    ______________________________________________________________________________
                                                                                                                   25e Artillerie.
                                                             Du navire         17e Artillerie.       2e Groupe aviation.            Totaux.                  
                    ______________________________________________________________________________
         
                    A bord avant le  
                    torpillage.                               48                   143                            163                            354
                    _______________________________________________________________________________
 
                    Tués et disparus.                       6                     37                              18                              61
                    _______________________________________________________________________________
 
                    Sauvés.                                  42                    106                            145                            293
                    _______________________________________________________________________________
 
                    Blessés recueillis
                    par le Dunluce-Castle              2                      25                              22                              49
                    ________________________________________________________________________________
 
 
   Le Capitaine,

 
   Signé : Jean Guibert. »
 
 
   III. – Déposition du maître d’équipage Kerlau devant l’officier enquêteur (Document manuscrit non daté).
 
   « Je suis monté sur le pont un peu avant six heures et aussitôt j’ai entendu un coup de canon et j’ai vu le sous-marin à assez grande distance.
   Le Commandant a fait manœuvrer pour lui présenter l’arrière et en même temps, on prenait les dispositions pour amener les embarcations.
   Le sous-marin tirait toujours, et les obus tombaient à bord.
   Le Commandant fit stopper et amener les embarcations vers 6 h 30. Une embarcation fut atteinte et des hommes tués.
   J’ai quitté le bord avec le youyou et je me suis tenu à petite distance du navire en ramassant les hommes qui étaient sur des épaves. Je les mettais dans les grandes embarcations et je retournais. J’en ai ramassé ainsi trente-huit ; c’était des soldats, quelques uns blessés.
 
   Kerlau, Maître d’équipage.
 
   L’Officier enquêteur,
 
   Signé : Illisible. »
 
 
   IV. – Procès-verbal d’enquête (12 octobre 1915).
 
 
                                                                                « PROCÈS-VERBAL D’ENQUÊTE
                                                                 au sujet de la destruction du vapeur Amiral-Hamelin
                                                                          de la
Compagnie des Chargeurs Réunis.
 
 
   L’équipage du vapeur Amiral-Hamelin est arrivé à Bizerte le 11 octobre par le Djemnah.
   Les circonstances de la perte de ce vapeur sont relatées en détail dans le rapport de mer du Capitaine Guibert, ainsi que dans les dépositions recueillies sous serment du 2e Capitaine, du Chef mécanicien et du Maître d’équipage.  
   Il n’a pas paru utile de recueillir d’autres dépositions, les faits étant indiscutables.
   En résumé, l’Amiral-Hamelin, en route de Marseille sur Salonique avec des troupes, a été attaqué par un sous-marin autrichien dans les parages de Cérigo. L’attaque a été prononcée d’abord par le canon ; le sous-marin avait une vitesse d’environ 16 nœuds, très supérieure à celle du vapeur qui filait seulement 9 nœuds ; il était donc impossible à ce dernier d’échapper à son adversaire. La deuxième torpille l’a fait sombrer immédiatement.
   Tout le monde a fait son devoir et le Capitaine a quitté son bord le dernier, coulant avec son navire ; il a été recueilli ensuite par une embarcation.
   Aucun papier de bord n’a été sauvé ; les documents confidentiels et autres ont été coulés avec le navire.
   Il n’a pas été possible d’établir une copie du rôle d’équipage ; l’administrateur de l’Inscription maritime à Marseille pourra seul donner des renseignements précis à cet égard. Toutefois, le Capitaine de l’Amiral-Hamelin a fourni une liste de son équipage, avec la mention des hommes qui ont été tués à bord ; cette liste est jointe au dossier.  
 
   Sidi-Abdallah, le 12 octobre 1915.
 
   Le Capitaine de frégate, Major de la Marine, chargé de l’enquête,

   Signé : Illisible. »
 
 
   V. – Rapport du Capitaine Vigneron, commandant d'armes à bord (15 octobre 1915).
 
                                                                                                                                « Bizerte, le 15 octobre 1915.
 
 
                                               RAPPORT du Capitaine VIGNERON du 38e Régiment d’artillerie, commandant la  
                                                   41e  bis S.M.A. du 17e Régiment d’artillerie à bord de l’AMIRAL-HAMELIN
                                                                 (destination Salonique), sur le torpillage de ce navire.

 
   Le 7 octobre 1915, vers 5 h 45, deux coups de canon, presque simultanés, furent tirés sur le navire, sans l’atteindre.
   Sortis immédiatement de nos cabines, mes lieutenants et moi aperçûmes à 800 mètres environ à l’arrière et à gauche du navire un sous-marin qui, au bout de quelques minutes, reprit son tir et, cette fois, atteignit le navire à l’arrière et dans sa superstructure.
   Le signal d’embarquer fut donné presque aussitôt par trois coups de sirène et les hommes se rendirent de suite à leurs places respectives qui leur avaient été désignées la veille. Ils étaient tous munis de leur ceinture de sauvetage.
   L’embarquement se serait opéré sans difficulté si, aux premiers canots amenés à l’eau (canots 3 et 5 de droite), le sous-marin n’avait repris son tir sur les embarcations mêmes. De ce fait, deux canots de droite ont été percés par des obus et plusieurs hommes tués à ce moment.
   Les embarcations canonnées n’ayant pu être chargées autant qu’elles l’auraient dû être, un assez grand nombre d’hommes se trouvèrent sans place et comme ils erraient sur le pont à la recherche d’une embarcation disponible, le sous-marin reprit son tir sur le navire et tua encore, à ce moment, plusieurs hommes et trois sous-officiers.
   Le Commandant de bord (Capitaine Guibert) et le Commandant du groupe (Capitaine Vigneron) se portèrent immédiatement, avec quelques uns des hommes valides, sur l’arrière du navire où se trouvaient deux radeaux fixés par des amarres. A l’aide de ces hommes, ils parvinrent à lancer les radeaux à la mer, mais l’ennemi ayant vu la manœuvre dirigea son tir sur l’arrière et tua ou blessa, à ce moment, presque tous ceux qui étaient là.
   Les hommes étant tous casés en barques ou en radeaux, le Commandant du groupe et le Commandant du bord quittèrent le navire en se jetant à l’eau tous les deux ; une première torpille avait été lancée de côté, presque à bout portant sur le bateau et il commençait à s’enfoncer.  
   Le Capitaine commandant le groupe s’éloigna du navire en emmenant le plus loin possible un certain nombre d’hommes qui s’étaient jetés à la mer avec des planches ou des auges et auraient disparu dans les remous. Ils étaient environ à 200 mètres lorsque le navire fut atteint d’une deuxième torpille et presque littéralement coupé en deux. Une énorme colonne d’eau et de feu jaillit ; le navire se dressa, l’avant en l’air, tout enflammé (car le sous-marin avait tiré, à obus incendiaires probablement, sur cette partie du navire), et il disparut presque immédia-tement.
   Au dernier moment, le Commandant du bord était remonté sur le navire et on le vit faire des signaux. Il était à bord au moment de l’explosion finale et il disparut dans le remous mais il eut la chance de ne pas y rester.
   Les disparus, presque tous tués, sont au nombre de 64 (équipage compris, 6).
   Les blessés, dont une douzaine très grièvement, sont au nombre de 45 (l’effectif total en hommes était de 351).
   Il n’a pas été possible de sauver quoi que ce fut en matériel, le sous-marin n’ayant presque pas interrompu son tir depuis le début. Le sous-marin avait le pavillon autrichien.

 
   Signé : Vigneron. »
 
   ______________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
   P.S. : Dispose-t-on d'un indice, aussi maigre soit-il, qui permettrait d'identifier les deux contre-torpilleurs français venus au secours des naufragés de l'Amiral-Hamelin ?


Message édité par Rutilius le 06-01-2010 à 15:54:05
n°22411
Ar Brav
Posté le 01-12-2009 à 04:31:20  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,
 
P.S. : Dispose-t-on d'un indice, aussi maigre soit-il, qui permettrait d'identifier les deux contre-torpilleurs français venus au secours des naufragés de l'Amiral-Hamelin ?
 
Je reposte un extrait du récit de Paul Chack concernant l'Hamelin ici :
 
8 heures. Le sous-marin a disparu, lui aussi, en plongée, cap au Nord. A présent, les canots sont tout seuls. Grâce à Dieu, la mer est calme. Matapan, la terre la plus proche, est à 350 kilomètres. Avant de faire route, il faut ramasser les gens qui flottent, accrochés à des planches, à des auges, à des cages à poules. Les embarcations cherchent…*
 
A 4 heures du soir, deux grosses fumées surgissent à l'horizon. A 20 nœuds, alertes et trépidants, arrivent le Mameluck et l' Aspirant Herber, deux contre-torpilleurs de France. A 8 heures du matin, le Dannebrog, yacht royal danois, a aperçu à toute vue la colonne de feu de l' Amiral Hamelin qui brûlait. Aussitôt, par T. S. F., il a appelé au secours et donné le point. Depuis ce moment, les deux torpilleurs se hâtent.
L'Aspirant Herber hèle les naufragés.
- Un navire-hôpital nous suit. C'est la fumée que vous voyez là-bas. Il vous prendra à son bord.
- Merci, répond le commandant Guibert. Voulez-vous nous aider à chercher ? Il nous manque encore du monde.  
Lentement, les  contre-torpilleurs zigzaguent parmi les épaves, repêchent huit hommes, les huit derniers... Puis on se compte. La mer a conservé 55 artilleurs et 6 hommes de l'Hamelin. Les autres : 36 provenant du cargo et 257 passagers militaires, montent à bord du Dunluce Castle, hôpital anglais, en route de Moudros à Malte, alerté par l'Aspirant-Herber. Ainsi, les 48 blessés auront des lits... et des soins. Tous peuvent s'estimer heureux d'avoir trouvé là, en octobre, brise apaisée et mer clémente.
Sur l'eau toujours calme, il ne reste plus que quelques débris flottants et les deux embarcations que le Nord-Caper va rencontrer.
 
* Kerleau, avec son youyou, sauve trente-huit naufragés. Il rencontre ainsi le capitaine Vigneron, épuisé, qui refuse de monter à bord avant que soient repêchés trois soldats qui nagent près de lui. Le sous-lieutenant Vilmin reste cinq heures à la mer ; il n'a quitté le navire qu'après le départ de tous les canots. Les canonniers Boitte, du 17e, Dupressoir, Gourounec et Collin, du 25e, sont restés dix heures accrochés à des épaves. Dupressoir a sauvé un sous-officier, Collin a sauvé son brigadier. Les maréchaux des logis du 25e, Duez, Pidou, Chopin et Jeunet, ont réussi chacun à sauver l'armement complet de sa pièce.

 
La retranscription est en ligne ici (sujet sur le Nord-Caper) :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _949_4.htm
 
Bien amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22414
Ar Brav
Posté le 01-12-2009 à 04:50:09  profilanswer
 

Re,
 
Contre-torpilleur Mameluck :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _422_1.htm
 
Contre-torpilleur Aspirant-Herber :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _745_1.htm
 
Amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22467
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 02-12-2009 à 15:54:42  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                                       Les circonstances du sauvetage des naufragés de l’Amiral-Hamelin, le 7 octobre 1915.
 
 
   I. ― Journal de bord du contre-torpilleur Aspirant-Herber n° 10 /1915 (1er oct. – 31 oct. 1915) – alors commandé par le lieutenant de vaisseau Louis Dubois (Extraits ; S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 21, p. num. 584).
 
 
                                                                                « Le Jeudi 7 octobre 1915
 
                              .......................................................................................................................................................
 
   16 h 00 – Amené les embarcations pour sauver survivants du naufrage du vapeur français coulé par un sous-marin.
 
   17 h 45 – Recueilli 6 hommes auxquels des soins ont été donnés. Le MK
[Mameluck] en relève 2. Les 8 hommes sont transférés sur le Dunluce-Castle.
 
   18 h 33 – Rehissé les embarcations.
»
 
   Mentions marginales :  
 
   « P.M. : Confié au vapeur-hôpital Dunluce-Castle 7 couvertures en laine grise qui doivent être remises par ce bâtiment à son arrivée à Malte au C.D.V.
 
   Procès-verbal de perte.
 
   Pendant le sauvetage des survivants du vapeur A.-Hamelin, un aviron et un tolet à fourche pour berthon ont été perdus.
 
   Bord, le 7 octobre 1915,
   L’officier de quart,
 
   Signé : Le ... »
   
 
   II. ― Journal de navigation du contre-torpilleur Aspirant-Herber n° – /1915 (24 sept. – 30 oct. 1915) (Extraits ; S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 23, p. num. 430 et 431).
 
 
                                                                                           « Le Jeudi 7 octobre 1915.
 
                                 .......................................................................................................................................................
 
   8 h 28  –  Un bâtiment anglais lance un appel de détresse par L. = 35° 45’ N. / G. = 19° 14’ E. Greenwich qui est entendu par le MK
[Mameluck].
 
   8 h 45  –  Après confirmation signal de détresse, route sur point indiqué.
 
   10 h 00  –  Aperçu un débris de planche par bâbord.
 
   12 h 55  –  
En marge : « Point observé : L. = 35° 55’ / G. = 18° 54’ »]
 
   13 h 15  –  Reconnu dans le Nord un vapeur-hôpital anglais faisant route à l’Ouest.
 
   13 h 30  –   Poussé une pointe au Nord pour bien reconnaître vapeur en vue.
 
   13 h 37  –  Repris notre route.    
 
   15 h 30  –  Navire anglais s’étant rapproché, reconnu le Dunluce-Castle.
 
   17 h 00  –  MK signale une fumée dans le N. 80 W. puis hisse notre n° et vient au S. 45 W. Aperçu embarcation à l’horizon dans le S.-W.
 
   17 h 10  –  Rencontré une baleinière vide de personnel et à demi pleine d’eau.
 
   17 h 20  –  Stoppé près d’un groupe d’embarcations, que nous apprenons provenir du vapeur français Amiral-Hamelin du Havre. Le capitaine qui monte à bord nous apprend que son bâtiment a été canonné puis torpillé par un sous-marin ennemi à 6 h 30 du matin. Il nous signale qu’il y a encore quelques réfugiés sue les épaves flottant au loin dans le N.-W.
 
   17 h 30  –  Dirigé le groupe des embarcations sur le vapeur-hôpital Dunluce-Castle qui stoppe peu après pour recueillir les naufragés.
 
   17 h 35  –  Route pour recueillir les autres réfugiés.
 
   17 h 45  –  Amené les embarcations qui ramènent au total 6 hommes vivants auxquels des soins sont immédiatement donnés.    
 
   18 h 15  –  Après un tour d’horizon, acquis la certitude qu’il n’y a plus de vivants sur les épaves. Hissé toutes les embarcations à la nuit.
 
   18 h 33  –  Le Mameluck prévient qu’il a sauvé deux hommes.
 
   18 h 40  –  Cap sur le Dunluce-Castle qui nous demande si nous avons des survivants et nous prévient que nous pouvons les lui envoyer. AH
[Aspirant-Herber] et MK remettent leurs survivants à une embarcation du Dunluce-Castle qui est venue les chercher. En tout, 293 sauvés et 50 disparus.
 
   19 h 30  –  Route avec MK pour rallier les lieux de croisière
. »
 
 
 
   III. ― Rapport de mer du lieutenant de vaisseau Louis Dubois, commandant le torpilleur d’escadre Aspirant-Herber, sur les circonstances du sauvetage des naufragés de l’Amiral-Hamelin, le 7 octobre 1915 (Contre-torpilleur Aspirant-Herber, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment, note n° 20 : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 22, p. num. 481 et 482 – version manuscrite –, et p. 641 à 645 – version dactylographiée –).
 
 
   « Ire ARMÉE NAVALE
   2e Escadrille
 
 
   n° 20 – 10 octobre 1915. Au sujet du sauvetage de l
’Amiral-Hamelin.
 
 
                                               Le Lieutenant de Vaisseau Commandant le Torpilleur d’Escadre Aspirant-Herber
                                                           à Monsieur le Capitaine de frégate Commandant la 2e Escadrille  
                                                                                                    Carabinier
 
   Commandant,  
 
   J’ai l’honneur de vous rendre compte de la part prise par les torpilleurs Aspirant-Herber et Mameluck au sauvetage de l’équipage et des passagers de l’Amiral-Hamelin, transport de troupes coulé le 7 octobre par un sous-marin.
   Le 7 octobre à 8 h 30 du matin, la section Aspirant-Herber Mameluck se trouve dans la partie Ouest de sa zone de croisière, à 60 milles à l’Ouest du Canal de Cérigo, lorsque le Mameluck nous communique à bras un signal de détresse transmis en anglais par T.S.F. indiquant qu’un vapeur à cheminée jaune a été attaqué par un sous-marin à 6 h 30 du matin en un point dont la latitude est 35° 45’, le chiffre de la longitude restant douteux.
   Plusieurs messages T.S.F. lancés en anglais montrent que l’appel a été entendu ; un bâtiment annonce qu’il va au secours du bâtiment en détresse. Nous demandons confirmation de la longitude de la position signalée. A 9 heures, nous recevons presque simultanément le renseignement demandé (19° 14’ longitude Greenwich) et sa confirmation donnée par le Carabinier, qui dirige les travaux de sauvetage du Yunnan, à 12 milles dans le Sud de Matapan.
   Dès la première nouvelle reçue, nous avons fait route au Sud vers le parallèle signalé ; lorsque nous sommes plus complètement renseignés, nous constatons que le bâtiment se trouve à 120 milles dans l’Ouest de notre position actuelle et à 110 milles dans l’Ouest du méridien de Sapienza, limite Ouest de notre croisière. Je crois néanmoins devoir me porter avec les deux contre-torpilleurs au secours de ce bâtiment. Devant parcourir de jour une zone voisine de la route des transports et qui nous rapproche de la position probable d’un sous-marin ennemi, j’estime en effet que je puis m’écarter notablement de la zone de croisière sans manquer à la mission qui nous a été assignée.
   Nous faisons route au Sud 88 Ouest à 15 nœuds, vitesse compatible avec l’état du temps ; nous devons ainsi arriver sur le lieu du naufrage vers 17 heures, une heure et demie environ avant la nuit.
   Dans le cours de la journée, de nombreux signaux T.S.F. en anglais sont échangés au sujet de la position et de la route possible du bâtiment en détresse signalé en feu. Ils émanent du yacht royal danois Danneborg, du transport-hôpital Dunluce-Castle et, plus tard, du paquebot grec Patris. Il en ressort qu’à 17 heures, personne n’est encore renseigné sur le sort du bâtiment. Deux nouvelles demandes de renseignements lancées par l’Herber à 10 h 00 et 14 h 00 sont restées sans réponse.
   A 13 h 15, nous apercevons dans le Nord au-delà de l’horizon la mâture et la cheminée jaune d’un vapeur ; nous faisons un crochet de quelques milles et reconnaissons un vapeur courant vers l’Ouest que nous saurons plus tard être le Dunluce-Castle allant à Malte ; nos routes sont  concourantes ; nous le dépassons vers 15 heures. Le temps s’améliore à mesure que nous gagnons dans l’Ouest.
   A 17 heures, alors que nous estimons n’être plus qu’à deux ou trois milles du point signalé, le Mameluck, qui est sur notre gauche, hisse notre numéro et infléchit sa route vers le Sud-Ouest. Nous apercevons en même temps plusieurs embarcations dans cette direction. Nous augmentons de vitesse et atteignons à 17 h 15 le groupe d’embarcations. Nous apprenons qu’elles appartiennent au vapeur français Amiral-Hamelin parti de Marseille le 2 octobre pour Salonique et dont le passage à Cérigo avait été annoncé pour le 7 à 18 heures. Le Capitaine monte à bord de l’Aspirant-Heber ; il nous apprend que son bâtiment a été attaqué à 6 h 30 du matin par un sous-marin qui l’a canonné, allumant un incendie dans la cale I, puis l’a coulé en lui lançant deux torpilles. Grâce aux bonnes dispositions prises pour le sauvetage, les cinq-sixièmes du personnel ont été sauvés. Les débris du bâtiment s’étendent sur une ligne de plus de deux milles. Le Capitaine a réussi à sauver un grand nombre d’hommes recueillis sur ces épaves par un youyou faisant le va-et-vient avec le groupe d’embarcations ; il estime qu’il doit y rester encore des survivants.
   Le transport-hôpital se trouvant environ à huit milles derrière nous, nous laissons le personnel dans les embarcations sous la conduite du Capitaine, et les deux torpilleurs s’emploient à la recherche des survivants dans le champ d’épaves. Nous ne disposons que d’une heure de jour pour cette opération ; les torpilleurs marchent à petite vitesse en envoyant leurs embarcations dans toutes les directions ; nous trouvons en tout 8 hommes vivants, l’Herber en relève 6, le Mameluck deux.
   Pendant ce temps, le Dunluce-Castle arrive sur les lieux, stoppe auprès des embarcations de l’Hamelin et embarque les naufragés. Le vapeur grec Patris allant au Pirée arrive vers 18 heures et fait des offres de service qui sont déclinées. A 18 heures 40, nous nous rapprochons du Dunluce-Castle et lui signalons le nombre des hommes recueillis ; il nous propose de les prendre à son bord, et j’accepte, pensant qu’ils recevront plus complètement sur ce bâtiment-hôpital les soins que nécessite leur état après un séjour dans l’eau de près de douze heures, plusieurs d’entre eux étant blessés. Nous les envoyons à bord du bâtiment anglais après leur avoir donné des boissons chaudes et les avoir enveloppés de couvertures.
   Je communique à la voix avec le Capitaine de l’Hamelin qui me fait connaître que le nombre total des survivants est de 293, celui des manquants 50. J’exprime mes remerciements au Capitaine du Dunluce-Castle et nous faisons route à l’Est.
   Les deux torpilleurs regagnent au jour, le 8, leur zone de croisière ; le Lansquenet les rallie. Un orage très violent rendant impossibles les communications par T.S.F., je détache à midi le Lansquenet dans le but d’assurer la transmission du télégramme rendant compte du naufrage. Ce renseignement ne parvient que dans l’après-midi au Capitaine de vaisseau Chef de Division.  
   En somme, le naufrage de ce bâtiment, qui s’est produit à 120 milles de la terre la plus proche, a causé un nombre relativement restreint de victimes, malgré l’acharnement apporté à sa destruction par le sous-marin ennemi. Ce résultat est dû à des causes qui semblent être les suivantes : les circonstances favorables du temps ; les dispositions très judicieuses, et l’ordre avec lequel les moyens de sauvetage du bord ont été mis en action par le Capitaine Guibert de l’Amiral-Hamelin, qui, après avoir quitté son bord le dernier, a continué à procéder dans la journée au sauvetage des hommes restés sur les débris du bâtiment ; le concours empressé apporté par le navire-hôpital Dunluce-Castle, qui a atteint très peu de temps après les torpilleurs le lieu du naufrage, lieu qui avait été signalé d’ailleurs avec une parfaite exactitude.
   Il convient de signaler en outre l’activité avec laquelle les équipages des deux torpilleurs ont concouru au sauvetage des trop rares survivants répartis sur une grande étendue de mer.
 
   Bord, le 10 octobre 1916.
 
   Le Lieutenant de Vaisseau commandant,

 
   Signé : DUBOIS. »
   ____________________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-12-2009 à 17:21:19
n°22470
Ar Brav
Posté le 02-12-2009 à 16:22:39  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,  
 
Un grand merci pour cette longue retranscription qui, je l'imagine bien, a du être fastidieuse, mais combien riche de pertinence et de détails  :jap:  :jap:  
 
Bien amicalement à vous,
Franck
 


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°22477
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 02-12-2009 à 19:49:46  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Les circonstances du sauvetage des naufragés de l’Amiral-Hamelin, le 7 octobre 1915. (Suite)
 
 
   IV. ― Journal de bord du contre-torpilleur Mameluck n° - / 1915 (20 août – 3 déc. 1915) – alors commandé par le lieutenant de vaisseau Robert(Extrait ; S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 336, p. num. 245).
 
 
                                                                          « Le Jeudi 7 octobre 1915.
 
                                                                                      S.O. à la mer.
 
                                                                            Le Vendredi 8 octobre 1915.
 
                                                                                       S.O. à la mer.

 
 
   Mention marginale :  
 
   « P.-V. : Une couverture en laine gris beige pour hamac. A servi à envelopper un noyé de l’Amiral-Hamelin.
 
   Signé : Barbier. »
 
 
   V. ― Journal de navigation du contre-torpilleur Mameluck n° - / 1915 (17 juill. – 7 oct. 1915) (Extrait ; S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 336, p. num. 871).
 
 
                                                                                   « Le 7 octobre 1915.
 
                                  .......................................................................................................................................................  
         
                                                                                      Quart de 16 h à 20 h.
 
 
   17 h 04 – Une fumée dans le N. 80 O.
 
   17 h 10 – Aperçu les embarcations et les épaves du bâtiment coulé.
 
   17 h 35 – Reconnu les embarcations du vapeur français Amiral-Hamelin avec les naufragés. Routes et vitesses diverses pour chercher les hommes sur les débris.
 
   18 h 20  – Amené le berthon pour relever un homme vivant.
 
   18 h 25  – Amené le berthon pour relever un cadavre.
 
   19 h 12  – Stoppé près du navire-hôpital Dunluce-Castle pour déposer les naufragés à son bord.
 
   19 h 30  – Pris poste derrière l’Asp.-Herber, route sur Cérigo.
»
 
 
  Mention marginale :  
 
   «  ― A 7 h 55 – Immergé le cadavre du nommé DUVAL Charles, du 17e d’artillerie, relevé par le berthon à 18 h 30. Un acte de décès a été établi en triple expédition et annexé au rôle d’équipage, comme de droit. (*)
 
   Le Commandant,
 
   Signé : Robert. »
   ___________________________________________________________________________
 
   (*) ― DUVAL Charles Gaston, né le 17 septembre 1889 à Granville, mort le 7 octobre 1915 « au torpillage de l’Amiral-Hamelin – Corps retrouvé en Méditerranée orientale par le torpilleur d’escadre Mameluck », 2e Canonnier conducteur, 17e Régiment d’artillerie, Matricule n° 04.322, classe 1909, n° 605 au recrutement de Saint-Brieuc [Acte transcrit à Paris (XIXe Arr.), le 11 juin 1916].
 
   ___________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-12-2009 à 17:25:08
n°22726
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 11-12-2009 à 09:05:40  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Le rapatriement de l’équipage de l'Amiral-Hamelin par l'Ispahan.
 
 
   ● L’Ouest-Éclair –  éd. de Rennes –, n° 5.965, Dimanche 17 octobre 1917, p. 4 :  
 
   « MARSEILLE, 16 octobre. ― Le paquebot Ispahan, venant de Madagascar, est arrivé aujourd’hui à Marseille, ayant à son bord le capitaine Guibert et l’équipage du vapeur Amiral-Hamelin, coulé récemment par un sous-marin. »
 
 
   ● L’Ouest-Éclair –  éd. de Caen –, n° 5.966, Lundi 18 octobre 1917, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes » :  
   
 
                                                                       « LA PERTE DE L’AMIRAL-HAMELIN
 
                                                                            Cinquante morts. ― Trente blessés.

 
   Nous avons annoncé hier qu’un paquebot avait ramené à Marseille le capitaine Guibert et l’équipage du vapeur Amiral-Hamelin, récemment coulé par un sous-marin ennemi.
   Ce nouvel acte de piraterie a malheureusement coûté la vie à un assez grand nombre de personnes. On a en effet à déplorer cinquante morts et une trentaine de blessés.
»
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 14-10-2010 à 14:05:47
n°23679
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 21-01-2010 à 21:48:33  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Citation à l’ordre de l’armée accordée à l’Amiral-Hamelin (Journal officiel du 19 nov. 1919) :  
 
   « Le transport auxiliaire Amiral-Hamelin, commandé par le capitaine au long-cours Guibert, affecté au transport du corps expéditionnaire d’Orient, a essuyé le feu des batteries turques des Dardanelles. Attaqué le 7 octobre 1915 par un sous-marin ennemi qui le canonna vigoureusement et efficacement, fut torpillé par ce sous-marin. Avait rencontré deux sous-marins en plongée au cours de traversées antérieures. En toutes circonstances, l’état-major et l’équipage ont fait preuve du plus tranquille courage et du plus beau sang-froid, en particulier le 7 octobre 1915 où les nombreux passagers furent sauvés grâce à la superbe attitude du personnel du bord. »  
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 14-10-2010 à 14:06:41
n°23879
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 30-01-2010 à 00:11:36  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Le Temps, n° 19.843, Jeudi 4 novembre 1915, p. 3, en rubrique « Marine » :  
                                                                   
                                                                               « Citations à l’ordre de l’armée.
 
   Sont cités à l’ordre de l’armée
:  [...]
   
   Guibert, capitaine au long-cours, commandant l’Amiral-Hamelin, transport de troupes : " A montré un sang-froid et un  courage exceptionnels lorsque le bâtiment étant visiblement canonné par un sous-marin ennemi et l’incendie s’étant déclaré près de la cale où se trouvaient les munitions, il a maintenu l’ordre et le calme pour l’évacuation du bâtiment. Après l’avoir quitté le dernier, s’apercevant que les embarcations s’écartaient en différentes directions et risquaient de se perdre, il est remonté à bord pour hisser le signal de ralliement. Il a alors été pris comme point de mire par le sous-marin qui a, en outre, lancé deux torpilles qui ont fait couler le bâtiment. A pu se sauver après avoir été entraîné sous l’eau." [...] »
 
   (Citation vraisemblablement publiée au Journal officiel du 2 novembre 1915).
   ______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
 

n°28265
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 10-11-2010 à 12:01:42  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Citations faites à des passagers militaires de l'Amiral-Hamelin.
 
   (Source : net marine , « Les héros maritimes français de la première guerre mondiale »)  
 
 
   ― AUSTRUY Louis, Lieutenant, 41e bis Section de munitions d’artillerie du 17e Régiment d’artillerie de campagne :
 
   « L’embarcation de l’Amiral-Hamelin qui devait prendre ses hommes ayant eu ses amarres coupées par un obus et étant partie à la dérive, a réparti son personnel dans les autres canots avec le plus grand calme sous un feu violent et est descendu le dernier. A reçu plusieurs blessures. » (Oct. 1915).
 
   ― CARDOT Charles, Maréchal des logis, 41e bis Section de munitions d’artillerie du 25e Régiment d'artillerie de campagne :
 
   « Alors qu’il était brigadier au 25e régiment, se trouvant embarqué comme passager sur l’Amiral-Hamelin, lors du torpillage de ce bâtiment, le 7 octobre 1915, a fait preuve, en cette circonstance d’un courage et d’un dévouement dignes des plus grands éloges. Bien que grièvement blessé, a contribué pour une bonne part au salut de ses compagnons embarqués avec lui dans la dernière chaloupe. » (Oct. 1915).
 
   ― CAUDERLIER Émile, 2e canonnier-conducteur, 41e bis Section de munitions d’artillerie du 17e Régiment d’artillerie de campagne :
 
   « A contribué, sous un feu violent, au lancement des radeaux de secours de l’Amiral-Hamelin. » (Oct. 1915)
 
   ― ROBA Albert, 2e canonnier-conducteur, 41e bis Section de munitions d’artillerie du 17e Régiment d’artillerie de campagne :
 
   « A contribué, sous un feu violent, au lancement des radeaux de secours de l’Amiral-Hamelin. » (Oct. 1915).
 
   ― ROUX Jean André, Maréchal des logis, 41e bis Section de munitions d’artillerie du 25e Régiment d'artillerie de campagne :
 
   « A été tué dans un canot de l’Amiral-Hamelin, prêt à couler, qu’il vidait sous le feu de l’ennemi avec le plus grand sang-froid. » (Oct. 1915).
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 09-02-2012 à 09:05:29
n°32212
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-09-2011 à 23:22:40  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ― FOUSSENQ Joseph Fortuné, né le 7 juin 1884 à Pertuis (Vaucluse), Soldat de 2e classe, 15e Section d’infirmiers militaires, Matricule n° 011, classe 1914, n° 1.527 au recrutement d’Avignon (Jug. Trib. Apt, 6 juin 1916, transcrit à Pertuis, le 27 juin 1916).
 
   Le Gaulois, n° 13.967, Lundi 10 janvier 1916, p. 3, en rubrique « Tués et blessés à l’ennemi. — Tués. ».    
                                                         
 
                                                                http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/FOUSENQ.jpg
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°33618
dbu55
Posté le 14-01-2012 à 18:46:50  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Un autre militaire décédé antérieurement à la perte du bâtiment :
 
BOSCHENRIETER Joseph né le 26/10/1892 à Benfeld (Bas-Rhin), Caporal au 1er Régiment de Marche de Zouaves - Décédéde de cause inconnue le 25/06/1915 (22 Ans) à bord de l'AMIRAL HAMELIN
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 14-01-2012 à 18:48:19

---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°33900
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 11-02-2012 à 15:34:15  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   Annales du sauvetage maritime, 1er et 2e Trim. 1916, Discours de M. le Vice-amiral de Jonquières sur les principaux sauvetages récompensés de l’année, p. 29 et 30.
 
 
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AMIRAL-HAMELIN%20-%203..jpg
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AMIRAL-HAMELIN%20-%204..jpg
 
                                                                      http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Capitaine-GUIBERT..gif
 
 
                           http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Capitaine%20Maurice%20VIGNERON..jpg              http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AMIRAL-HAMELIN%20-%20Portraits1..jpg
       
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 17-06-2012 à 11:33:24
n°34143
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-03-2012 à 10:39:11  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Historique (complément).
 
 
   ― 18 ~ 28 septembre 1914 : Transporte de Dakar à Marseille le Bataillon Sapolin du Régiment de marche de tirailleurs sénégalais.
 
   Ce régiment venait d’être formé le 1er septembre 1914 à Dakar (Ordre général n° 24 du général de division Lasserre, commandant supérieur des troupes du Groupe de l’A.O.F., signé à Dakar, le 31 août 1914), essentiellement à partir de réservistes provenant de toutes les régions de l’Afrique occidentale française (Soudan, Côte-d’Ivoire, Mauritanie, Sénégal, ...). Le 30 septembre 1914, il prendra officiellement le nom de Régiment sénégalais du corps d’armée colonial.
 
   Les autres unités furent acheminées à Marseille par le Tibet (trois compagnies et section de mitrailleuses du Bataillon Schneegans), le Lybia (autres compagnies du Bataillon Schneegans et section de mitrailleuses du Bataillon Sapolin) et l’Amiral-Villaret-de-Joyeuse (État-major du régiment et Bataillon Chasles).  
 
   (Journal des marches et opérations du Régiment de marche de tirailleurs sénégalais – 3 sept. ~ 5 nov. 1914 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 869/1, p. 2, 4 et 5).
       
 
    Au cours de la même traversée, transporte le Groupe monté de 75 mm constitué des 1re et 2e Batteries du 6e Régiment d’artillerie coloniale, soit trois officiers, 68 sous-officiers, brigadiers et canonniers « européens », 71 sous-officiers, brigadiers et canonniers « indigènes », et 4 canons.
 
   (Journal des marches et opérations de la Batterie de 90 mm du 6e Régiment d’artillerie coloniale – 15 sept.. 1914 ~ 11 mars 1915 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 1233/1, p. num. 4.)
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 14-03-2012 à 10:41:26
n°34466
dbu55
Posté le 06-05-2012 à 08:57:06  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Quelques hommes décédés sur l'AMIRAL HAMELIN à ajouter à la liste :
 
Avant la perte du navire
 
VILLEMIN Aimé Florent François né le 14/09/1895 à Batna (Algérie (Département de Constantine en 1914)), Soldat de 2ème Classe au 1er Régiment de Marche d'Afrique - Décédé de suites de blessures de guerre le 24/6/1915 (19 Ans) à bord de l'AMIRAL HAMELIN en baie de Moudros - Grèce
 
Lors de la perte du navire
 
CARON Louis Joseph né le 26/02/1881 à Lille (Nord), 2ème Canonnier Conducteur au 17ème Régiment d’Artillerie - Disparu en mer le 07/10/1915 (34 Ans) à bord de l'AMIRAL HAMELIN
 
NEUET Louis né le 18/09/1893 à Armentières (Nord), 2ème Canonnier Servant au 17ème Régiment d’Artillerie - Disparu en mer le 07/10/1915 (22 Ans) des suites de blessures de guerre reçues lors du naufrage de l'AMIRAL HAMELIN
 
Des suites de la perte du navire
 
GUILLUY Vulphy né le 22/11/1880 à La Neuville-Sire-Bernard (Somme), 4ème Canonnier Conducteur au 17ème Régiment d’Artillerie - Décédé le 09/10/1915 (34 Ans) à bord du Navire Hôpital anglais DUNLUCE CASTLE à Malte des suites des blessures reçues lors du naufrage de l'AMIRAL HAMMELIN - Inhumé à Malte au Cimetière dit des Capucins à Bighi.
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 06-05-2012 à 10:43:20

---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°34964
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 01-09-2012 à 21:48:07  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Traversées.
 
 
   ― 9 ~ 17 juillet 1915 : Transporte de Marseille à Moudros le Groupe de brancardiers du Corps expéditionnaire d’Orient (C.E.O.), unité comprenant :
 
   • Personnel officier :
 
       – M. CIBERT, médecin aide-major de 2e classe, remplaçant, en son absence, M. VALLET, médecin major de 1re classe ;  
      – M. Célestin Alexis BRAND, aumônier catholique ;  
      – M. COLSON, aumônier catholique ;
 
   • Personnel brancardier :
 
      – 4 médecins auxiliaires ;
      – 3 sergents ;
      – 75 soldats ;
         Soit 86 hommes ;
 
   • Personnel du Train :
 
      – Un officier, le lieutenant de CHÉNERILLES ;  
      – 3 sous-officiers ;
      – 5 brigadiers ;
      – 60 conducteurs ;  
         Soit 69 hommes ;
 
   • Matériel du Service de santé :
 
      – 12 petites voitures pour blessés ;
      – Matériel en vrac pour le groupe de brancardiers ;
 
   • Voitures :
 
      – 16 voitures pour blessés à deux roues ;
      – 2 voitures marocaines couvertes ;
      – 2 voitures marocaines non couvertes ;
      – Une voiture médicale ;
      – Une voiture de forge ;
       
   • Animaux :
 
      – 10 chevaux de selle ;
      – 64 mulets – et 16 bâts – ;
         Soit 74 équidés.
 
   (Journal des marches et opérations du Groupe de brancardiers du Corps expéditionnaire d’Orient (C.E.O.) – 9 juill. 1915 ~ 11 févr. 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 73/13, p. num. 3 et 4.)
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 07-12-2012 à 08:08:45
n°35471
dbu55
Posté le 17-11-2012 à 16:06:01  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre disparu lors de la perte de l'AMIRAL HAMELIN :
 
BOVEROUX Georges Marcel né le 06/10/1886 à Rouen (Seine-Maritime (Seine-Inférieure en 1914)), 2ème Canonnier Servant au 17ème Régiment d'Artillerie - Disparu en mer le 07/10/1915 (28 Ans) à bord de l'AMIRAL HAMELIN
 
Cordialement
Dominique


---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°36663
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 19-03-2013 à 17:49:11  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Inscription à titre posthume de membres de l'équipage au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier .
 
 
    Par arrêtés du Ministre de la Marine en date des 22 octobre 1919 (J.O., 16 nov. 1919, p. 12.915) et 9 décembre 1921 (J.O., 12 déc. 1921, p. 13.575), fut successivement inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier :
 
 
                                          http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AMIRAL-HAMELIN%20-%20L.O.%20-%20J.O.%2016-XI-45..jpg    
 
                                          http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AMIRAL-HAMELIN%20-%20L.O.%20-%20J.O.%2012-XII-37..jpg                                        
                                           
 
   ■ Inscriptions à titre posthume de membres de l'équipage au tableau spécial de la Médaille militaire.
 
 
  Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 9 décembre 1921 (J.O., 12 déc. 1921, p. 13.575), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire :
 
   
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AMIRAL-HAMELIN%20-%20M.M.%20-%20J.O.%2012-XII-37..jpg


Message édité par Rutilius le 08-03-2015 à 14:48:37

---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°41994
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 01-05-2015 à 12:21:48  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Le maître d’hôtel à bord du cargo Amiral-Hamelin.
 
   — MARCHON Denis Arsène, né le 9 octobre 1877 à Vuisternens-en-Ogoz (Canton de Fribourg, Suisse) et domicilié en dernier lieu au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 7, rue Diderot, disparu le 7 octobre 1915 avec le cargo Amiral-Hamelin, torpillé et coulé par le sous-marin U-33 (Kapitänleutnant Conrad Gansser). Maître d’hôtel. [Judiciairement déclaré « Mort pour la France »].
 
   Fils de Claude Joseph MARCHON et de Marie Anne Apolline BRÜNHART. Époux de Marie Célestine ANQUETIL.  
   
 
   • Jugement rendu le 12 janvier 1917 par le Tribunal civil de Marseille, rectifié par jugement du 1er mai 1917. Transcrit au Havre, le 28 juin 1917 (Registre des actes de transcription la ville du Havre, Année 1917, Vol. I., f° 40, acte n° 2.249, p. 298).  
 
   « Attendu qu’il résulte d’un rapport de l’Administrateur en chef de l’Inscription maritime, chargé du quartier du Havre, en date du neuf décembre mil neuf cent seize, que le vapeur Amiral-Hamelin a été torpillé et coulé en Méditerranée le sept octobre mil neuf cent quinze par un sous-marin autrichien, à la suite d’un bombardement, qui occasionna à bord de nombreuses victimes ; que le capitaine du vapeur, après ce bombardement, fit mettre les canots à la mer pour embarquer les survivants, et qu’ensuite, le sous-marin lança deux torpilles dont l’explosion fit couler le navire, engloutissant avec lui les victimes du bombardement ; que soixante-six personnes ont ainsi péri, et que les familles de vingt-deux d’entre elles ont obtenu un jugement déclaratif de décès ; que les procès-verbaux de disparition dressés par le capitaine Guilbert Jean, commandant le vapeur Amiral-Hamelin, à la date du sept octobre mil neuf cent quinze, constatent la disparition de la personne ci-après : Marchon Denis Arsène, maître d’hôtel à bord de l’Amiral-Hamelin ;
   Attendu qu’il résulte des attestations produites pour ceux dont les lieux de naissance et le dernier domicile ne se trouvent pas en pays envahi, qu’il n’est pas retourné à son dernier domicile depuis sa disparition et qu’il n’a été dressé aucun acte de décès le concernant ; que l’absence de ces pièces pour les autres victimes dont le décès est certain ne saurait faire obstacle à la constatation judicaire de son décès, ainsi que l’indique la dépêche de Monsieur le Sous-secrétaire d’État de la Marine en date du trente novembre mil neuf cent seize, adressée à Messieurs les Directeurs de l’Inscription maritime, étant donné qu’il est impossible de supposer qu’un homme impossible de supposer qu’un homme considéré comme disparu dans les circonstances indiquées ait pu retourner à son ancien domicile en pays occupé ; qu’il y a donc lieu d’entériner les fins de la requête en déclarant constant le décès du susnommé.
»


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°44980
Cyril Cary
Posté le 05-07-2016 à 00:43:37  profilanswer
 

Bonsoir
 
Un nom à rajouter à la liste des disparus en mer suite au naufrage du cargo:
CARY Émile Jules né le 22 janvier 1883, Maitre pointeur au 17 RA, classe 1903, recrutement de Lille, matricule 5811.
 
Cordialement,
Cyril

n°44990
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 08-07-2016 à 20:04:47  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                 Passagers militaires disparus avec le cargo mixte Amiral-Hamelin, le 7 octobre 1915,
                                                                                                       ou décédés des suites de leurs blessures.

 
                                                                                                                (Liste partielle : 58 noms) (*)
 
 
 
   ■ 17e Régiment d’artillerie de campagne – 41e bis Section de munitions d’artillerie.
 
 
    ― BOURLET Jean Baptiste, né le 4 mai 1886 à Saulzoir (Nord), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 020.795 au corps, classe 1906, n° 1.860 au recrutement de Cambrai (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
   ― BOVEROUX Georges Marcel, né le 6 octobre 1886 à Rouen (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), 2e canonnier servant, Matricule n° 020.266 au corps, classe 1906, n° 1.043 au recrutement de Rouen-Nord (– d° –).
 
    ― CARON Louis Joseph, né le 26 février 1881 à Lille (Nord), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 013.212 au corps, classe 1901, n° 5.212 au recrutement de Lille (– d° –).
 
    ― CARY Émile Jules, né le 22 janvier 1883 à Houpline (Nord), Maître pointeur, Matricule n° 015.284 au corps, classe 1903, n° 5.811 au recrutement de Lille (– d° –).
 
    ― CLAVIER François, né le 20 octobre 1888 à Wavrechain-sous-Faulx (Nord), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 02.582 au corps, classe 1908, n° 1.889 au recrutement de Valenciennes (Jug. retranscrit à Wavrechain-sous-Faulx, le 15 avr. 1920).
 
    ― COLIN Émile Jules, né le 2 décembre 1883 à Paris (XIe Arr.), 2e canonnier servant, Matricule n° 09.817 au corps, classe 1903, n° 97 au recrutement de Versailles (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― DUHAMEL Émile Camille, né le 13 avril 1884 à Beaudéduit (Oise), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 017.148 au corps, classe 1904, n° 879 au recrutement de Beauvais (– d° –).
 
    ― DUMOLARD Henri Paul, né le 19 mars 1894 à Grenoble (Isère), Aspirant, Matricule n° 7.657 au corps, classe 1914, n° 715 au recrutement de Grenoble (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Grenoble, le 7 mars 1917).
 
    ― DUVAL Charles Gaston, né le 17 septembre 1889 à Granville (Manche), mort le 7 octobre 1915 « au torpillage de l’Amiral-Hamelin Corps retrouvé en Méditerranée orientale par le torpilleur d’escadre Mameluck», 2e canonnier conducteur, Matricule n° 04.322 au corps, classe 1909, n° 605 au recrutement de Saint-Brieuc [Acte transcrit à Paris (XIXe Arr.), le 11 juin 1916].
 
    ― FLEURY Charles Jules Léon, né le 30 octobre 1882 à Noircourt (Aisne), et y domicilié, Maréchal des logis, Matricule n° 013.572 au corps, classe 1902, n° 651 au recrutement de Laon (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
   ― FRANCATEL Émile Constantin Jean Baptiste, né le 15 décembre 1885 à Crouy-en-Thelle (Oise), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 019.135 au corps, classe 1905, n° 102 au recrutement de Compiègne (Jug. retranscrit à Crouy-en-Thelle, le 2 mars 1917).
   
    ― GODET Arthur Léopold, né le 9 novembre 1880 à Gournay-sur-Aronde (Oise) et y domicilié, 2e canonnier servant, Matricule n° 011.103 au corps, classe 1900, n° 793 au recrutement de Compiègne (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― GUILLUY Vulphy, né le 22 novembre 1880 à La Neuville-Sire-Bernard (Somme), décédé le 9 octobre 1915 « à Malte à bord du navire-hôpital Dunluce-Castle [des] suites de blessures de guerre », 2e canonnier conducteur, Matricule n° 011.719 au corps, classe 1900, n° 321 au recrutement de Péronne (Acte transcrit à La Neuville-Sire-Bernard, le 5 mai 1922).
 
    ― KNODÉRER André Georges, né le 3 octobre 1893 au Vésinet (Seine-et-Oise – aujourd’hui Yvelines –), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 7.710 au corps, classe 1913, n° 3.563 au recrutement de la Seine, 2e Bureau [Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Puteaux (Seine-et-Oise – aujourd’hui Hauts-de-Seine –), le 12 mars 1917, n° 161].
 
    ― LAURENT Adrien Maurice, né le 2 février 1889 au Coudray-Belle-Gueule – aujourd’hui Le Coudray-sur-Theule – (Oise), décédé le 7 octobre 1915 « [des] suites de blessures de guerre », 2e canonnier conducteur, Matricule n° 24.029 au corps, classe 1909, n° 282 au recrutement de Beauvais (Acte transcrit au Coudray-Belle-Gueule, le 3 août 1917).
 
    ― LEBRUN Georges, né le 1er septembre 1887 à Anzin (Nord), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 016.682 au corps, classe 1907, n° 1.242 au recrutement de Valenciennes (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― LEFÈVRE Pierre Émile, né le 5 avril 1894 à Rosières (Somme), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.527 au corps, classe 1914, n° 223 au recrutement de Péronne (Acte transcrit à Rosières, le 5 déc. 1917).
 
    ― LELIÈVRE Gaston, né le 5 août 1894 à Amiens (Somme), décédé le 7 octobre 1915 « [des] suites de blessures reçues en mer »,2e canonnier conducteur, Matricule n° 6.872 au corps, classe 1914, n° 697 au recrutement d’Amiens (Acte transcrit à Amiens, le 25 sept. 1916).
 
    ― LOY Charles Joseph, né le 8 février 1890 à Mianney (Somme) et y domicilié, 2e canonnier servant, Matricule n° 05.319 au corps, classe 1910, n° 1.051 au recrutement d’Abbeville (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― MARQUET Charles Claude, né le 23 août 1892 à Montmagny (Seine-et-Oise – aujourd’hui Val-d’Oise), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 4.919 au corps, classe 1912, n° 3.534 au recrutement de Versailles (– d° –).
 
    ― MOLIN Abel Victor, né le 16 juin 1883 à Ambleny (Aisne) et domicilié à Mons-en-Laonnois (Aisne), Maître pointeur, Matricule n° 015.286 au corps, classe 1903, n° L. 109 au recrutement de Laon (– d° –).
 
   ― MOREAU René, né le 26 mars 1892 à Paris (XVIIIe Arr.), 2e canonnier servant, Matricule n° 5.076 au corps, classe 1912, n° 2.731 au recrutement de Versailles (– d° –).
 
    ― NEUET Louis, né le 18 septembre 1893 à Armentières (Nord), décédé le 7 octobre 1915 « [des] suites de blessures reçues en mer », 2e canonnier servant, Matricule n° 7.714 au corps, classe 1913, n° 2.780 au recrutement de Lille (Acte transcrit à Armentières, le 4 mars 1916).
 
    ― OLIVIER Albert Adolphe, né le 28 avril 1889 à Buironfosse (Aisne), décédé le 7 octobre 1915 « [des suites de] blessures reçues en mer »,2e canonnier conducteur, Matricule n° 01.350 au corps, classe 1909, n° 323 au recrutement de Saint-Quentin (Acte transcrit à Buironfosse, le 19 mars 1919).
 
   ― PILLOT Gustave Fernand, né le 14 février 1882 à Braye (Aisne), 2e canonnier servant, Matricule n° 014.042 au corps, classe 1902, n° 63 au recrutement de Saint-Quentin (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― PITRE Eugène Isidore, né le 20 août 1881 à Dargies (Oise) et y domicilié, 2e canonnier conducteur, Matricule n° 013.097 au corps, classe 1901, n° 1.169 au recrutement de Beauvais (– d° –).
 
    ― PLACHOT Guillaume Joseph, né le 4 juin 1889 à Lille (Nord) et y domicilié, 2e canonnier conducteur, Matricule n° 04.227 au corps, classe 1909, n° 6.418 au recrutement de Lille (– d° –).
 
    ― QUENEL Émile Adolphe, né le 21 juillet 1887 à Albert (Somme) et y domicilié, 2e canonnier servant, Matricule n° 07.260 au corps, classe 1907, n° 1.112 au recrutement de Péronne (– d° –).  
 
    ― RICARD René Camille Octave, né le 18 juillet 1881 à Méru (Oise), décédé le 7 octobre 1915 « [des] suites de blessures de guerre »,2e canonnier conducteur, Matricule n° 012.695 au corps, classe 1901, n° 1.204 au recrutement de Beauvais (Acte transcrit à Méru, le 8 mars 1917).
 
    ― ROLLAND Jean Baptiste Émile, né le 7 septembre 1892 à Mons (Var), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.707 au corps, classe 1912, n° 139 au recrutement de Nice (Acte transcrit à Mons, le 1er avr. 1916).
 
    ― ROUX Jean André, né le 12 avril 1890 à Aigues-Mortes (Gard), décédé le 7 octobre 1915 « des suites de ses blessures », Maréchal des logis, Matricule n° 8.380 au corps, classe 1910, n° 135 au recrutement de Clermont-Ferrand (Acte transcrit à Clermont-Ferrand, le 12 mars 1916).
 
    Citation (Oct. 1915) :
 
   « A été tué dans un canot de l’Amiral-Hamelin, prêt à couler, qu’il vidait sous le feu de l’ennemi avec le plus grand sang-froid. »

 
   ― STIEVET Pierre Joseph, né le 11 février 1886 à La Vallée-Mulâtre (Aisne) et y domicilié, 2e canonnier conducteur, Matricule n° 01.040 au corps, classe 1906, n° 717 au recrutement de Saint-Quentin (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
   ― VIOLLETTE Henri Firmin Émile, né le 27 avril 1889 à Mailly-Raineval (Somme) et domicilié à Mézières-en-Santerre (Somme), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 04.233 au corps, classe 1909, n° 36 au recrutement de Péronne (– d° –).  
 
   ― WATY Albert, né le 21 novembre 1880 aux Deux-Villes (Ardennes), 1er canonnier conducteur, Matricule n° 011.438 au corps, classe 1900, n° 1.280 au recrutement de Mézières (Jug. Trib. Marseille, 16 oct. 1917, transcrit à Marseille, le 31 déc. 1917).
 
 
   ■ 25e Régiment d’artillerie de campagne – 41e Section de munitions d’artillerie.
 
 
    ― ANDREUX Jean Marius Désiré, né le 21 septembre 1896 à Reims (Marne), Ouvrier en fer, Matricule n° 014.540 au corps, classe 1906, n° 1.775 au recrutement de Reims (Jug. Trib. Reims, 17 janv. 1919, transcrit à Reims, le 19 juin. 1919).
 
    ― BOYER Louis, né le 25 juillet 1881 à Rogues (Gard), 2e canonnier servant, Matricule n° 09.235 au corps, classe 1901, n° 1.500 au recrutement de Nîmes (– d° –).
 
    ― BREYSSE Jean Baptiste Auguste, né le 24 septembre 1885 à Saint-Cirgues-en-Montagne (Ardèche), 1er canonnier conducteur, Matricule n° 013.458 au corps, classe 1905, n° 748 au recrutement de Pont-Saint-Esprit (– d° –).
 
    ― CANONNE Georges Émile, né le 13 février 1884 à Elincourt (Nord), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 01.267 au corps, classe 1904, n° 331 au recrutement d’Avesnes-sur-Helpe (Jug. Trib. Marseille, 16 oct. 1917, transcrit à Marseille, le 31 déc. 1917).
 
    ― CHAMPAGNE Omer, né le 9 septembre 1884 à Neuvilly (Nord), Trompette, Matricule n° 011.265 au corps, classe 1904, n° 216 au recrutement d’Avesnes-sur-Helpe (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 31 déc. 1917).
 
    ― GIRAUD Sylvain, né le 9 juillet 1889 à Arles (Bouches-du-Rhône), décédé le 8 octobre 1915 « à bord du Dunluce-Castle [des suites de] blessures de guerre (Torpillage de l’Amiral-Hamelin ) », 2e canonnier servant, Matricule n° 3.738 au corps, classe 1909, n° 338 au recrutement de Marseille (Acte transcrit à Arles, le 15 janv. 1916).
 
    ― GOSSELIN Désiré Eugène Alphonse, né le 15 juillet 1888 à Moyon (Manche) et y domicilié, 2e canonnier conducteur, Matricule n° 02.509 au corps, classe 1908, n° 183 au recrutement de Saint-Lô (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― GOUZIEN Jean Marie, né le 27 février 1894 à Plouhinec (Finistère), décédé le 8 octobre 1915 « à bord du Dunluce-Castle lors du torpillage de l’Amiral-Hamelin [par suite] d’amputation de la jambe droite », 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.141 au corps, classe 1914, n° 2.564 au recrutement de Quimper (Acte transcrit à Plouhinec, le 20 mars 1916).
 
    ― GUILLAUME Henri Georges Émile, né le 21 janvier 1884 à Château-Thierry (Aisne), Brigadier, Matricule n° 012.073 / 011.207 au corps, classe 1904, n° 5 au recrutement de Soissons (Acte transcrit à Chateau-Thierry, le 13 déc. 1915).
 
    ― LEGENDRE Jules, né le 26 janvier 1889 à Xivry-Circourt (Meurthe-et-Moselle), décédé le 7 octobre 1915 « à bord du Dunluce-Castle [des suites de] blessures de guerre provoquées par le torpillage de l’Amiral-Hamelin) », 2e Canonnier conducteur, Matricule n° 0.963 au corps, classe 1907, n° 595 au recrutement de Mézières (Acte transcrit à Xivry-Circourt, le 15 févr. 1919).
 
    ― MÉNEZ François Marie, né le 21 janvier 1894 à Pleyben (Finistère), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.133 au corps, classe 1914, n° 732 au recrutement de Quimper (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le ...).
 
    ― MÉTAYER Joseph Marie, né le 23 novembre 1894 à Augan (Morbihan), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.113 au corps, classe 1914, n° 1.784 au recrutement de Vannes (Jug. Trib. Marseille, 16 oct. 1917, transcrit à Marseille, le 31 déc. 1917).
 
    ― PERRODO Félix, né le 16 novembre 1883 à Arzon (Morbihan), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.103 au corps, classe 1913, n° 72 au recrutement de Vannes (Acte transcrit à Arzon, le 10 févr. 1916).
 
    ― PESLHERBE Victorien Marie, né le 12 mai 1884 à Drouges (Ille-et-Vilaine) et y domicilié, 2e canonnier conducteur, Matricule n° 012.118 au corps, classe 1904, n° 580 au recrutement de Vitré (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― RICHOMME Désiré Louis, né le 20 juin 1884 à Bagneux (Marne), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 01.206 au corps, classe 1904, n° 1.308 au recrutement de Châlons-sur-Marne (– d° –).
 
    ― ROUILLON Paul, né le 5 mars 1894 à Monthenault (Aisne) et y domicilié, 2e canonnier conducteur, Matricule n° 8.906 au corps, classe 1914, n° 231 au recrutement de Laon (– d° –).
 
    ― TONNELIER Albert Pierre Barthélémy, né le 27 février 1881 à Maubeuge (Nord), Adjudant, Matricule n° 06.508 au corps, classe 1900, n° L.M. 260 au recrutement de Cambrai (Acte transcrit à Douai, le 31 déc. 1920).
 
    Citation (J.O. du 25 nov. 1915) :
 
   « A montré beaucoup de courage et d’empressement auprès des blessés ; a cédé sa place à un homme pour descendre dans un des canots et fut tué à ce moment.
»
 
    ― VEISEN Charles, né le 10 novembre 1897 à Paris (XVIIe Arr.) et domicilié à Paris (VIIIe Arr.), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.123 au corps, classe 1917 (Engagé volontaire 1915), n° L.M. 268 au recrutement de la Seine, 6e Bureau (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1917).
 
    ― VERNIERS Léon Victor, né le 22 avril 1894 à Quettehou (Manche) et domicilié à Montmirail (Marne), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 8.809 au corps, classe 1914, n° 640 au recrutement de Châlons-sur-Marne (– d° –).
 
    ― VILAIN Albert Édouard Joseph, né le 6 octobre 1881 à Thun-Saint-Martin (Nord), 2e canonnier conducteur, Matricule n° B. 09.214 au corps, classe 1901, n° 1.182 au recrutement de Valencienne (Acte transcrit à Denain, sous le n° 1.386/30).
 
 
   ■ 225e Régiment d’artillerie de campagne .
 
 
    ― BECQUET Romain, né le 26 février 1882 à Woignarue (Somme), 2e canonnier servant, Matricule n° 010.404 au corps, classe 1902, n° 1.323 au recrutement d’Abbeville (Jug. Trib. Marseille, 12 janv. 1917, transcrit à Marseille, le 28 févr. 1918).
 
    ― CADOT Charles Alphonse, né le 15 novembre 1897 à Amy (Oise), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.125 au corps, classe 1915, n° 1.597 au recrutement de Compiègne (Acte transcrit à Amy, le 30 déc. 1917).
 
    ― DUMEIX Auguste Frédéric, né le 31 juillet 1897 à Paris (VIIIe Arr.), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 9.124 au corps, classe 1917, n° L.M. 289 au recrutement de la Seine, 6e Bureau [Acte transcrit à Paris (VIIIe Arr.), le 15 avr. 1916].
 
 
   ■ 15e Section d’infirmiers militaires.
 
 
    ― FOUSSENQ Joseph Fortuné, né le 7 juin 1884 à Pertuis (Vaucluse), Soldat de 2e classe, Matricule n° 011 au corps, classe 1914, n° 1.527 au recrutement d’Avignon (Jug. Trib. Apt, 6 juin 1916, transcrit à Pertuis, le 27 juin 1916).
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Dernière adjonction : CARY Émile Jules, 17e Régiment d’artillerie de campagne. Merci Cyril !


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46433
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-04-2017 à 22:35:48  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                               Passagers militaires décédés à bord du cargo mixte Amiral-Hamelin  
                                                                                                       antérieurement à la perte de ce bâtiment

 
                                                                                                           (Liste non exhaustive : 8 noms) (*)
 
                                                                                       Avertissement : Orthographe de certains toponymes incertaine
 
 
   ■ 1er Régiment de marche d’Afrique.
 
   ― HÉTELAY Charles Victor Robert, né le 24 août 1894 à Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly (Somme), décédé le 23 juin 1915 « entre les Dardanelles et l’île de Moudros » (Blessures de guerre), Soldat de 2e classe, matricule n° 15.278 au corps, n° 1.358 au recrutement d’Abbeville (Acte transcrit à Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly, le 8 janv. 1918).
 
   ■ 2e Régiment de marche d’Afrique.
 
   ― DAMIEN Cosme Ortunis, né le 26 août 1893 à Hammann Bigha, commune de Braz (Département d’Alger, Algérie), décédé le 24 juin 1915 « dans la baie de Moudros » (Blessures de guerre), Soldat de 2e classe, matricule n° 26.467 au corps, classe 1915, n° 136 au recrute-ment d’Alger [Acte transcrit à Hammann Bigha, le 11 mai 1917].
 
   ■ 1er Régiment de marche de zouaves.
 
   ― BOSCHENRIETER Joseph, né le 26 octobre 1891 à Benfeld (Bas-Rhin), décédé le 25 juin 1915 (Cause inconnue), Caporal, matricule n° 15.072 au corps, classe 1911, n° L.M. 258 au recrutement de Lille [Acte transcrit à Paris (Ier Arr.), le 16 janv. 1918].
 
   ■ 4e Régiment de marche de zouaves.
 
   ― SORIA Henri, né le 24 novembre 1883 à Alger (Département d’Alger, Algérie), décédé le 24 juin 1915 (Blessures de guerre), Caporal, matricule n° 015.151 au corps, classe 1903, n° L.M. 297 au recrutement de Constantine [Acte transcrit à Aïn-Bessem (Département d’Alger), le 11 juill. 1916].
 
   ― VILLEMIN Aimé Florent François, né le 14 septembre 1895 à Batna (Département de Constantine, Algérie), décédé le 24 juin 1915 « dans la baie de Moudros (Île de Lemnos) » (Blessures de guerre), Soldat de 2e classe, matricule n° 19.751 au corps, classe 1915, n° 565 au recrutement de Constantine (Acte transcrit à Batna, le 6 juin 1918).    
 
   ■ 175e Régiment d’infanterie.
 
   ― PLAULT Georges Clément Charles, né le 7 septembre 1889 à Saint-Gervais (Vienne), décédé le 1er aout 1915 « à Moudros (Grèce) » (Blessures de guerre), Soldat de 2e classe, matricule n° 012.054 au corps, classe 1901, n° 255 au recrutement de Châtellerault [Acte transcrit à Sérigny (Vienne), le 26 janv. 1919].
 
   ■ 176e Régiment d’infanterie.
 
   ― DEZARNAUD Joseph, né le 28 mars 1869 à Limoges (Haute-Vienne), décédé le 27 juin 1915 « en mer » (Maladie contractée en service), Chef de bataillon à titre temporaire, matricule n° 25 au corps, classe 1889, recrutement de Perpignan [Acte transcrit à Agde (Hérault), le 11 déc. 1915].
 
   ■ 1er Régiment du génie.
 
   ― PAULY Louis, né le 25 août 1895 à Oran (Département d’Oran, Algérie), décédé le 29 juin 1915 « à Moudros (Grèce) » (Blessures de guerre), Sapeur, Matricule  au corps inconnu, classe 1915, n° 2.780 au recrutement d’Oran (Acte transcrit à Oran, le 30 août 1916).
 
   ________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Dernière adjonction : HÉTELAY Charles Victor Robert, 1er Régiment de marche d’Afrique.


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  AMIRAL HAMELIN - Compagnie des Chargeurs Réunis