Rutilius a écrit :
Bonsoir Olivier,
Bonsoir Yves,
Bonsoir à tous,
Selon toute vraisemblance, le Hoche a bien été victime du déchaînement des éléments et non d'une mine qu'il aurait rencontrée sur sa route :
– Le Figaro, n° 303, 30 octobre 1915, p. 2 :
« Dépêches et nouvelles.
Inquiétudes. - La goélette Hoche, de Nantes, a été vue à la dérive, au large des côtes d'Écosse, puis a disparu. On craint qu'elle n'ait péri, corps et biens. »
– Le Figaro, n° 304, 31 octobre 1915, p. 1 :
« SUR MER. - Une goélette française en perdition. -
LONDRES, 29 octobre. - La goélette française Hoche, de Nantes, a été aperçue hier soir allant à la dérive au milieu de la tempête, à environ huit milles de la côte Est d'Écosse, entre Arbroath et Carnoustie. Les feux du bâtiment ont disparu à la nuit tombante, et, ce matin, de nombreux débris ont été aperçus sur le rivage ; quatre canots appartenant au Hoche, ainsi que des ceintures de sauvetage, ont été trouvés également sur la grève. On craint que le bâtiment n'ait été perdu corps et biens. »
– Ouest-Éclair – éd. de Nantes – , n° 5984, 31 octobre 1915, p. 4 :
« UN NAVIRE FRANÇAIS PERDU.
LONDRES, 30 octobre. - La goélette française Hoche, de Nantes (il s'agit, sans doute, du long-courrier nantais), a été aperçu [sic] jeudi soir allant à la dérive au milieu de la tempête, à environ huit milles de la côte Est d'Écosse, entre Arbroath et Carnoustie. Les feux du bâtiment ont disparu à la nuit tombante, et, ce matin, de nombreux débris ont été aperçu [sic] sur le rivage. Quatre canots appartenant au Hoche, ainsi que des ceintures de sauvetage, ont été trouvées [sic] également sur la grève. On craint que le bâtiment n'ait été perdu corps et biens.
Le Hoche avait quitté Ipswich il y a quelques jours. L'équipage comprenait 23 hommes. »
Et une interrogation en raison de cette autre brève : le Hoche aurait-il été remorqué, avant ou après avoir été désemparé par la tempête, situation qui semble néanmoins fort peu probable ?
– Ouest-Éclair – éd. de Nantes – , n° 5988, 4 novembre 1915, p. 4 : « NOUVELLES MARITIMES. – LA PERTE DU HOCHE. -
Le remorqueur Homer, qui conduisait le navire Hoche, est arrivé à Broughty-Ferry. Son capitaine signale que la remorque s'est rompue. Pendant le coup de vent, de nombreux débris ont été aperçus sur le rivage. Quatre canots appartenant au Hoche, ainsi que des ceintures de sauvetage, ont été trouvés également sur la grève. »
Bien amicalement à vous,
Daniel.
P. S. : Le jugement déclarant constante la disparition des 23 membres de l'équipage du Hoche et en énonçant les circonstances a très certainement été prononcé par le Tribunal de Nantes, lieu du siège social de la société armateur de ce voilier.
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