Jean-Francois, calaghan68 Forum Pages d’Histoire: armées étrangères : minen et 10 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

NAVIRES-HÔPITAUX

n°1234
Ar Brav
Posté le 05-11-2007 à 06:17:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonjour à tous,
 
Un bilan succinct de l'activité de ces navires particuliers :
 
C’est durant cette guerre que les navires-hôpitaux seront utilisés pour la première fois par la France lors d’un réel conflit international et la seule où ils seront en si grand nombre. Cette utilisation n’est pas sans poser quelques problèmes et dissensions entre les parties.
 
Les violations de la convention :
 
Plusieurs types de violations ont été évoqués par les forces allemandes. Les navires – hôpitaux furent fréquemment accusés par l’ennemi de transmettre des informations militaires concernant la position de ses forces et donc de ne pas observer une stricte neutralité. De même, le problème du transport de certains matériels par les navires-hôpitaux est évoqué au sein de l’Amirauté française en avril 1917.
 
Les otages :
 
Le 1er février 1915, le navire-hôpital britannique Asturias est attaqué par un sous-marin allemand. Puis ce sera le cas du Braemar Castle, à nouveau l’Asturias, coulé le 21 mars 1917, le Gloucester Castle coulé le 30 mars 1917, le Donegal, le Lanfranc le 17 avril, le Dover Castle le 26 mai, etc. Les autorités allemandes invoqueront le fait que ces navires étaient trop lourdement chargés et transportaient du matériel militaire, contrevenant ainsi à la convention.
Afin d’éviter que les navires-hôpitaux français ne subissent le même sort, les autorités françaises décident le 3 avril 1917 d’y embarquer des prisonniers allemands à partir du 15 avril suivant. Une liste est établie par le Ministère de la Guerre, qui décide de prendre comme otages les prisonniers « les plus notables, soit par leur grade, soit par leur situation sociale ». Au total, ce seront 70 officiers allemands, dont un général et quinze officiers supérieurs qui seront embarqués sur les navires français entre avril et mai 1917. A titre de représailles, le gouvernement allemand transfère 3 fois plus d’officiers français (plus de 200) dans des endroits « particulièrement exposés aux attaques des aviateurs ennemis ».
Après une médiation du roi d’Espagne, un accord intervient, dès septembre, les otages sont remplacés par des officiers espagnols chargés en outre de veiller au respect de la convention. La France s’engage à ne pas faire un usage abusif de ses navires hôpitaux, les Allemands n’imposent plus de zones de navigation.
 
Le bilan médical :
 
En bref, on peut dire que le nombre de blessés et de malades transportés par les 21 navires hôpitaux-français en provenance du front d’Orient est estimé à environ 250 000. La grande majorité des personnels évacués l’était pour des motifs infectieux. Le paludisme à Salonique ; chez les Serbes de Corfou, le typhus, les typhoïdes et autres diarrhées infectieuses (conditions de vie déplorables) sont les pathologies les plus fréquentes. Pour le médecin général inspecteur Niaussat, « la situation sanitaire de l’Armée d’Orient fut toujours à la limite de son utilisation sanitaire ». De là à penser que les blessés mourraient sur place…
 
Le rapport officiel du Contrôleur Général de la Marine française :
 
Dès le mois d’août 1917, des conclusions quant à l’utilisation des navires-hôpitaux, les critères de sélection des paquebots convertis, la durée de leur utilisation, leur prix de revient sont tirées par le Contrôleur Général Thierry d’Argenlieu et le Contrôleur de la Marine Julien-Labruyère.
Le prix de revient d’une évacuation, calculé en juin 1917, varie de 104 francs sur le Duguay-Trouin à 423 francs sur le Canada, et est de 286 francs sur le France IV, le plus grand navire.
Les conclusions du rapport indiquent que le monde maritime n’est pas le meilleur moyen de rapatrier les blessés en raison du coût et de la difficulté à trouver des navires avec des locaux adaptés, et que, finalement, le transport par train est préférable. Le rapport ne précise pas par où les trains sont censés devoir passer, car des Carpates à la Gare de Lyon…
Le rapport met également en évidence le grand nombre de navires utilisés au total mais de façon non simultanée. Ce seront 21 navires qui seront utilisés comme navire- hôpital durant le conflit, et, début 1917, jusqu’à 15 simultanément. Même avec ce nombre élevé de navires, les évacuations ne se font pas assez rapidement tant les combats sont violents et le nombre de blessés important. Le plan de réquisition établi par la suite amènera à ce que seuls 2 navires hôpitaux seront utilisés dans le second conflit mondial. Il faut dire que l’on n’a pas eu vraiment le temps de les mettre en œuvre…
 
Les navires-hôpitaux non–déclarés à l’ennemi :
 
L’Aquitaine, servant d’hôpital flottant dans le port de Marseille
Le Doukkala, hôpital flottant dans le port de Marseille sous la gestion de la Société de Secours aux Blessés Militaires.
 
Les navires français qui ont servi de navires-hôpitaux sous pavillon étranger :
 
L’Equateur (russe, rendu en 1919, démoli en 1922)
Le Newhaven (britannique, rendu en 1919)
L’Oxus (russe, sabordé le 26 juin 1918 à Novorossisk, démoli en 1919)
Le Portugal (russe, incendié à Odessa la nuit du 28-29 octobre 1915, torpillé par son milieu le 30 mars 1916 au large de Batum, se casse en deux et coule à pic ; l’état-major et certains personnels étaient français)
Le Salta (britannique, détruit par l’explosion d’une mine –alliée- le 10 avril 1917 au large du Havre)
Le Valdivia (britannique, démoli en 1933).
 
Sources : Les navires hôpitaux français au XXe siècle, du Docteur Gilles Barnichon, éditions MDV 1998.
 
Bien cordialement et bonne semaine à tous,
Franck


Message édité par Ar Brav le 05-11-2007 à 06:32:16
n°1236
Ar Brav
Posté le 05-11-2007 à 09:42:23  profilanswer
 

Terraillon Marc a écrit :

Bonjour Franck, bonjour à tous,
Voila une autre vue de l'Aquitaine à Marseille :
http://perso.orange.fr/MT06/Aquitaine_NH_xxx_22.JPG
Mais il semble avoir une autre allure que le navire représenté dans ton message  :??:  
A bientot


 
Bonjour à tous,
Bonjour Marc,
 
Content de te lire. Je ne suis pas certain de bien piger ton commentaire  ;) . Tu penses que la gravure ne représente pas l’Aquitaine ?
 
http://img404.imageshack.us/img404/8489/aquitainesidemwm4.jpg
 
J’ai tenté de rassembler les points communs, entre autres :
 
1. Le pavillon à croix rouge en tête de mât
2. Une seule cheminée inclinée et ses marques partiellement visibles
3. La mâture identique (2 mâts)
4. Les 2 pioches mouillées à l’avant (on distingue la chaîne bâbord sur la photo)
5. Navire amarré cul à quai
6. L’échelle de coupée sur bâbord
7. La même forme de pavois
 
La flottaison ne semble pas identique, je suppose que l’artiste a forcé sur la perspective pour faire dégager l’impression de « puissance » du navire. Ou alors les "balèzes" sont sur l'arrière et la soute à pinard avant est vide  :pt1cable:  
 
Bonne journée et bonne semaine,  :hello:  
Amicalement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 05-11-2007 à 13:57:01

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1239
Jean RIOTT​E
Posté le 05-11-2007 à 11:23:47  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Merci à Franck, Marc et tou(te)s celles et ceux qui alimentent très régulièrement ce sujet.
Vraiment la mise en place de cette rubrique Marine est une réussite. Bravo à celles et ceux qui l'avaient demandée.
J'apprécie énormément.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°1240
Ar Brav
Posté le 05-11-2007 à 12:21:23  profilanswer
 

Bonjour Jean,
Bonjour à tous,
 
Merci pour ce petit mot, en ce qui me concerne, je ne bouderai pas mon plaisir (nous ne sommes pas tous égaux devant l'égo  ;) ). Concernant ce sujet précis, je le prépare sous format PDF téléchargeable et, je l'espère, un peu mieux présenté, çà se met en place doucement, je n'ai pas encore sorti toute la toile faute de vent.
 
Amicalement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 06-11-2007 à 09:58:46

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1243
Terraillon​ Marc
Posté le 06-11-2007 à 06:10:29  profilanswer
 

Bonjour,
 
Une vue du VALDIVIA :
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/Valdivia_zxz_9a.JPG
 
 
A bientot  :hello:  
 
PS pour Franck : concernant l'AQUITAINE, la forme de la coque me troublait mais je pense que la photo a du être retouchée.


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°3094
Ar Brav
Posté le 24-02-2008 à 06:24:02  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je remonte ce sujet histoire de mettre de l'ordre dans le bivouac.
 
Cordialement et bon dimanche à tous,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3158
Paulin
Posté le 28-02-2008 à 22:53:41  profilanswer
 

Bonsoir à tous.
 
Je suis nouveau sur le site .... et un peu perdu.
Je fais des recherches sur le personnel médical du Charles Roux aux Dardanelles, et spécialement sur le médecin Chef Heitz-Boyer.
Pourriez-vous m'aider à localiser l'ouvrage de Pierre La Mazière l'H.C.F que vous mentionnez. Je n'arrive pas à le localiser.
 
Merci de votre aide
Bien cordialement
Paulin

n°3160
Ar Brav
Posté le 28-02-2008 à 23:13:16  profilanswer
 

Bonsoir Paulin,
 
Soyez le bienvenu à bord. Les coordonnées de l'ouvrage :
 
Pierre La Mazière :
L’H.C.F. L’Hôpital Chirurgical Flottant.  
Dardanelles-Moudros-Athènes-Salonique.  
Albin Michel, Paris,1919.  
 
Je crois qu'un membre du forum (Rolando) en a parlé (enfin, plutôt mentionné, nous n'avons pas encore le son) avec Stephan (Agosto  :hello: ) dans la rubrique "service de santé" il y a quelque temps. Vous disposez d'un moteur de recherche sur le forum (la case en haut à droite + loupe), tapez les mots clés, sinon déposez une requête dans la rubrique pré-citée, il s'y trouve pléthore de gens disposés à vous aiguiller dans votre démarche (pour ma part, je n'ai pas l'ouvrage).
 
Bonne soirée,
Bien cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 28-02-2008 à 23:14:06

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3174
Paulin
Posté le 29-02-2008 à 09:19:27  profilanswer
 

Merci Franck,
 
Je vais contacter Rolando
 
à +
Paulin

n°3176
Ar Brav
Posté le 29-02-2008 à 09:27:02  profilanswer
 

Bonjour Paulin,
 
Vous avez également la possibilité de le joindre en messagerie privée en cliquant, dans un de ses messages, sur l'icône "enveloppe" dans la barre d'outils en haut de la fenêtre de dialogue.
Bonne chance dans vos recherches,
 
La famille bretonne s'agrandit  [:nico56:2]  
 
Kenavo,
Bien cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3767
Terraillon​ Marc
Posté le 23-03-2008 à 22:19:45  profilanswer
 

Bonjour
 
Les fiches des navires hopitaux sont en ligne
 
http://www.pages14-18.com/pagesDoc [...] ateaux.htm
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°4459
Henri-p
Posté le 13-04-2008 à 12:47:38  profilanswer
 

Bonjour à toutes et tous
 
Un petit article trouvé sur le bulletin des armées n°33 du 3 octobre 1914, sur la transformation du navire Gascogne en navire hôpital.
J'espère que cela va intéresser les spécialistes de la marine
Bonne lecture et bon dimanche
Henri Pérocheau
 
         http://images3.hiboox.com/images/1508/sap6stbp.jpg


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Henri Pérocheau / 77e R.I.
n°4460
Ar Brav
Posté le 13-04-2008 à 12:51:45  profilanswer
 

Bonjour Henri,
 
Content de vous lire, un grand merci pour cet article,
 
Bon dimanche,  :hello:  
Amicalement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4743
Terraillon​ Marc
Posté le 22-04-2008 à 21:08:31  profilanswer
 

Bonjour,
Le suspense s'installe... qu'est il advenu du 2°)   :??:  
En attendant de lire la suite de votre message, merci pour votre contribution !!!
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 22-04-2008 à 21:11:10

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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°4744
Rutilius
V. infra.
Posté le 22-04-2008 à 21:21:14  profilanswer
 

Bonjour à tous et à chacun,
 
  C'est tout à fait fortuitement que j'ai découvert l'existence de votre cercle de discussion sur les navires-hôpitaux en saisissant récemment ce mot dans la fenêtre prévue à cet effet d'un moteur de recherche bien connu. Depuis, j'ai consulté de multiples fois l'intégralité de vos échanges et je demeure ébahi par leur richesse et leur originalité.
 
  Bien qu'informatiquement analphabète, et plus habitué à la plume qu'au clavier, j'ai néanmoins décidé de me joindre à votre cénacle distingué, en m'inscrivant ce jour au Forum Pages 14-18. Fort modestement, je souhaite en effet vous faire partager la teneur de quelques documents forts rares qui dormaient depuis longtemps dans mes papiers, à savoir trois thèses de médecine soutenues en 1919 devant la Faculté de médecine de Bordeaux par des élèves de l' Ecole du service de santé de la Marine, ayant servi dans des unités de soins durant le conflit, en qualité de médecins auxiliaires. Il s'agit :
 
  1°) De la thèse de Marcel, Jean, Eugène CLAVIER, médecin de 2e classe de la Marine, né à Brest, le 8 mars 1890, intitulée : " Les  évacuations de malades et blessés serbes par le navire-hôpiial Bien-Hoa. Campagne d' Orient (Juin 1915-Octobre 1917) ", soutenue le 4 juillet 1919 (Bordeaux, Imprimerie nouvelle F. Pech & Cie, 1919, 75 p.) ;
 
  2°) De la thèse de Charles, Louis LE GOAER, médecin de 2e classe de la Marine, né à Brest, le 6 juillet 1891, intitulée :" L'évacuation des blessés et des malades pendant la dernière guerre (1914-1918) ", soutenue le 19 décembre 1919 (Bordeaux, Imprimerie moderne A. Destout ainé & Cie, 1919, 24 p ) ;
 
  3°) De la thèse de Fernand, Prosper BONNET, médecin de 2e classe de la Marine, né à Montfort-sur-Argens (Var), le 25 juin 1892, intitulée : " L'hôpital Triboudeau, ancien hôpital Achilléon " -- hôpital sis sur l'ile de Corfou, administré par le Service de santé des armées jusqu'au 16 décembre 1917, puis par le Service de santé de la Marine jusqu'à sa fermeture, le 1er juin 1919--, soutenue le 22 décembre 1919 (Bordeaux, Imprimerie A. Saugnac & E. Drouillard, 1919, 37 p.).
 
  D'ores et déjà, je puis vous apporter les informations complémentaires suivantes sur le sujet dont vous débattez :
 
 
   -- DUGUAY-TROUIN :
 
  Chef du navire-höpital en 1915 : Médecin en chef AVEROUS.
 
  (Source : Le Goaer, op. cit. p. 5, dédicace).
 
  Equipement  sanitaire et capacité : " Le Duguay-Trouin, qui disposait de 203  cadres, 260 hamacs et 200 lits de camp, soit 663 places confortables, pris le plus souvent 800 à 900 évacués et alla même jusqu'à 1085. [...]. C'est ainsi que, du mois d'octobre 1914 au mois de février 1915, pendant la bataille des Flandres, ce même bateau évacua (1) 7089 malades ou blessés sur Cherbourg, 2564 sur Brest, 772 sur Le Havre, soit 10525 hommes, dont 6649 bléssés et 3876 malades. (...)
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Chiffres fournis obligeamment par M. le médecin chef Averous, du Duguay-Trouin."

 
  (Source : ibid., p.9 et 10).
 
 
  -- CANADA :
 
  Chef du navire-hôpital entre mai 1915 et janvier 1916 --expédition des Dardanelles-- : Médecin chef DEFRESSINE.
 
  (Source : Le Goaer, op. cit. p. 5, dédicace).
 
  Rôle à cette époque : "...le Canada, sous l'habille direction de M. le médecin chef Defressine, fit 13 voyages, de mai 1915 à avril 1916 (1), évacuant 7592 blessés ou malades et fonctionnant comme hôpital pendant 328 journées; des milliers de pansements y furent fait et 288 inter ventions y furent pratiquées, avec contrôle radiologique, quand les chirurgiens les jugeaient utiles et nécessaires. (...)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Ces chiffres nous ont étés communiqués par le médecin chef de ce bateau, M. le  médecin principal Defressine."

 
  (Source : ibid., p. 13 ).

 
 
  -- VINH-LONG :
 
  Chef du navire-hôpital entre une date inconnue et 1917 : Médecin chef DEFRESSINE.
 
  A partir de 1917 : Médecin principal MESLET.
 
  (Source : Le Goaer, op. cit., p. 5, dédicace).
 
 
  -- BIEN-HOA :
 
  " Construit spécialement au moment de la campagne du Tonkin , le Bien-Hoa transporta alors les troupes dans cette colonie  et en ramena les malades; déjà, une grande partie de sa batterie haute était aménagée en conséquence. Puis, modifié, il navigua sans rôle bien spécial, en Méditerranée, et au moment de la mobilisation, nous le trouvons, au fond de l'arsenal de Toulon, servant de poudrière. Il fut employé au début de la guerre comme transport de troupes et de matériel pour l'expédition des Dardanelles; en juin 1915,désaffecté de ce service, il fut transformé en navire-hôpital.
 
  Il a 105 m 30 de long, 15m 37 de large, jauge 6000 tonneaux et a une vitesse de 11 noeuds en moyenne; il est pourvu d'une belle mâture (3 mâts), qui lui permet d' utiliser les voiles quand les conditions atmosphériques sont favorables.
 
  L'hôpital proprement dit était, sur les plans et suivant les instances de M. le médecin principal Gombaud, médecin-chef, nettement séparé et distinct du reste du navire. Cette séparation de l'hôpital avait le grand avantage de procurer le calme et la tranquillité nécessaires à tous les malades, d'isoler complètement ceux-ci de l'équipage : toute chance de contagion était ainsi évitée. En un mot, les blessés et les malades étaient non sur un navire, mais dans un hôpital flottant et naviguant.
 
  Essentiellement formé de deux batteries (haute et basse), l'hôpital, grâce à des dispositions de cloisons, était composé de sept salles et de cabines ainsi réparties : Salle 1 babord : 48 lits; salle 1 tribord : 63; salle 2 : 23; salle3 : 6; salle 4 : 30; salle 5 : 39; salle 6 : 128; salle 7 : 113; plus 18 cabines; total : 469 malades. Une  fois l'embarquement terminé, nous ajoutions des lits, portant à 500, mais jamais plus, le nombre de nos malades. [...]
 
  Le personnel se composait d'un médecin-chef,de cinq médecins, d'un pharmacien,de quarante-huit infirmiers (gradés, matelots-infirmiers, aides-infirmiers)."

 
  (Source : Clavier, op. cit., p. 14 et 15).
 
 
  -- LA GASCOGNE :  
 
  Sous le titre " Ambulances et hôpitaux flottants ", sont reproduites dans Le Miroir n° 48 du 25 octobre 1914 (p. 10) deux photographies respectivement légendées : " Quelques-uns des blessés soignés à Bordeaux sur la Gascogne, et, " Le déjeuner des convalescents sur le pont du Gascogne ".
 
 
--LE SAINT-FRANCOIS-D'ASSISE :
 
  Une photographie de ce navire d'assistance à la pêche sur les bancs de Terre-Neuve, qui était vraisemblablement armé auparavant par la Société des " Oeuvres de mer ", familièrement appelée par les équipages " L'Oeuf de mer ", figure (p. 31) dans l'ouvrage du R. P. YVON : " Avec les pêcheurs de Terre-Neuve et du Groenland ", préface du Dr Charcot, Rennes, Editions du Nouvelliste de Bretagne, 1936.
 
     
  Bien à vous, et bonne soirée,
 
  Rutilius.

Message cité 1 fois
Message édité par Rutilius le 18-07-2008 à 17:52:02

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Bien à vous,
 
Rutilius.
n°4746
Terraillon​ Marc
Posté le 22-04-2008 à 21:37:05  profilanswer
 

Re bonsoir
 
Et merci pour cette contribution, cela va permettre de mettre à jour les fiches des navires
 
A bientot !!


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°4751
Ar Brav
Posté le 23-04-2008 à 06:47:59  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Rutilius,
 
Soyez le bienvenu à bord, et un grand merci pour votre contribution. Vu ce vous nous proposez là, nul doute que vous allez faire des heureux !  :)  
A vous lire avec impatience,
Bien cordialement,
Franck  


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°5823
sublele
Posté le 03-06-2008 à 18:01:15  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Un peu comme Rutilius, je découvre ce site très intéressant en allant à la pêche aux infos sur les transports du type du Bien Hoa, du Vinh Long et  du Duguay-Trouin.
Sorti des classiques cartes postales, je manque malheureusement cruellement de documentation iconographique.
L'un d'entre-vous en possède-t-il ?
Très intéressé par la marine de la 3ème République, je peux également échanger pas mal d'informations.
Un Grand merci à tous
Sublele
 

n°5836
Ar Brav
Posté le 04-06-2008 à 05:18:22  profilanswer
 

sublele a écrit :

Bonsoir à tous,
Un peu comme Rutilius, je découvre ce site très intéressant en allant à la pêche aux infos sur les transports du type du Bien Hoa, du Vinh Long et  du Duguay-Trouin.
Sorti des classiques cartes postales, je manque malheureusement cruellement de documentation iconographique.
L'un d'entre-vous en possède-t-il ?
Très intéressé par la marine de la 3ème République, je peux également échanger pas mal d'informations.
Un Grand merci à tous
Sublele


 
Bonjour Sublele,
 
Soyez le (la ?) bienvenu (e ?) à bord. Concernant les navires type Bien-Hoa, vous trouverez des fiches bien plus complètes et plus riches en iconographie sur le site Pages 14-18, rubrique "Les navires de la Grande Guerre". Les bateaux y sont classés par ordre alphabétique, j'espère que vous y trouverez réponse à vos recherches, et merci pour votre proposition d'informations.
 
Cordialement et bonne journée,
Franck
 
PS. Un p'tit prénom, peut-être, histoire de rester dans l'ambiance du forum ?  ;) Ce n'est pas une obligation, mais tellement plus convivial  :)  


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°5851
sublele
Posté le 04-06-2008 à 10:25:21  profilanswer
 

Une première petite info : dans la fiche détaillée du Duguay-Trouin, la dernière photo ( à Brest) est en fait celle de l'Armorique, ex Bretagne, ex Mytho, que l'on reconnait aux poulaines en saillie sur le flanc au niveau de la cheminée. A son côté, il doit s'agir du Gueydon ou du Montcalm.
Bonne journée à tous
Sublele (surnom masculin)

n°5855
Ar Brav
Posté le 04-06-2008 à 12:50:45  profilanswer
 

Bonjour Sublele,
 
Merci beaucoup pour vos précisions concernant la fiche du Duguay-Trouin,
 
Bien cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°5915
Terraillon​ Marc
Posté le 07-06-2008 à 04:00:49  profilanswer
 

Bonjour
 
Je vais corriger ce bug des ce week end
 
Merci pour la remarque et à tres bientot !
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°6959
Rutilius
V. infra.
Posté le 17-07-2008 à 20:28:14  profilanswer
 

Citation :

Les violations de la convention :  
 
Plusieurs types de violations ont été évoqués par les forces allemandes. Les navires – hôpitaux furent fréquemment accusés par l’ennemi de transmettre des informations militaires concernant la position de ses forces et donc de ne pas observer une stricte neutralité. De même, le problème du transport de certains matériels par les navires-hôpitaux est évoqué au sein de l’Amirauté française en avril 1917.  
 
Les otages :  
 
Le 1er février 1915, le navire-hôpital britannique Asturias est attaqué par un sous-marin allemand. Puis ce sera le cas du Braemar Castle, à nouveau l’Asturias, coulé le 21 mars 1917, le Gloucester Castle coulé le 30 mars 1917, le Donegal, le Lanfranc le 17 avril, le Dover Castle le 26 mai, etc. Les autorités allemandes invoqueront le fait que ces navires étaient trop lourdement chargés et transportaient du matériel militaire, contrevenant ainsi à la convention.  
Afin d’éviter que les navires-hôpitaux français ne subissent le même sort, les autorités françaises décident le 3 avril 1917 d’y embarquer des prisonniers allemands à partir du 15 avril suivant. Une liste est établie par le Ministère de la Guerre, qui décide de prendre comme otages les prisonniers « les plus notables, soit par leur grade, soit par leur situation sociale ». Au total, ce seront 70 officiers allemands, dont un général et quinze officiers supérieurs qui seront embarqués sur les navires français entre avril et mai 1917. A titre de représailles, le gouvernement allemand transfère 3 fois plus d’officiers français (plus de 200) dans des endroits « particulièrement exposés aux attaques des aviateurs ennemis ».  
Après une médiation du roi d’Espagne, un accord intervient, dès septembre, les otages sont remplacés par des officiers espagnols chargés en outre de veiller au respect de la convention. La France s’engage à ne pas faire un usage abusif de ses navires hôpitaux, les Allemands n’imposent plus de zones de navigation.  


   
  Bonsoir à tous,
 
  Est entré ce matin dans ma bibliothèque l'ouvrage de Jean GALLOIS intitulé : " L'inviolabilité des navires-hôpitaux et l'expérience de la guerre 1914-1918 ", publié en 1931 à la Librairie du Recueil Sirey.
 
  La première partie de cette étude juridique est entièrement consacrée à la présentation de la " Règlementation internationale de l'inviolabilité des navires-hôpitaux ", c'est-à-dire de l'évolution du statut de ces bâtiments en droit international positif jusqu'au déclenchement de la Première guerre mondiale.
 
  Intitulée : " Application de l'inviolabilité des navires-hôpitaux pendant la guerre 1914-1918 ", la seconde partie traite abondament des suites données par la France à la déclaration allemande du 29 janvier 1917 et au memorandum allemand du 31 mars 1917 relatifs aux mesures de rétorsion que cette puissance bélligérante entendait adopter à l'encontre de l'ensemble des navires-hôpitaux des alliés, utilisés, selon elle, à des fins contraires aux stipulations de la Convention de La Haye du 18 octobre 1907 relative à l'adaptation à la guerre maritime des principes de la Convention de Genève du 22 août 1864. Cette partie comporte notamment de nombreuses précisions sur l'embarquement, à titre de représailles, d'officiers allemands à bord des navires-hôpitaux français, à la suite du torpillage en Manche de l' Asturias (21 mars 1917) et du Glocester Castle (30 mars 1917).
 
   L'ouvrage comporte sur la page de garde la dédicace suivante : " Au gabier de mon coeur Joseph Trevily en souvenir de la noble casquette qui nous unit, bien sympatiquement.  Jean Gallois ". A ce propos, et fort accessoirement, sauriez-vous où et dans quélles circonstances ils auraient pu porter en commun " la noble casquette " ?
 
   Bien à vous,  
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 12-09-2008 à 12:08:16
n°6972
Ar Brav
Posté le 18-07-2008 à 09:39:58  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Cadeau de Malou, une vue du navire-hôpital Canada :
 
http://images4.hiboox.com/images/2908/0c23ba1c918501868f2b783c5418542a.jpg
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7155
Rutilius
V. infra.
Posté le 22-07-2008 à 19:51:23  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
   En étant toujours sur la piste de la Gascogne, je suis tombé fortuitement, dans Le Figaro n° 276 du Samedi 3 octobre 1914 (p. 2), sur l'entrefilet suivant, qui figurait sous une rubrique " Nos blessés " - rubrique qui, censure oblige, a totalement disparu des colonnes du journal quelques jours plus tard :  
 
  " Le Havre. - Le yacht anglais Erin, appartenant à Sir Thomas Lipton, est entré au port hier et a pris place dans la deuxième darse du bassin Bellot.
   Ce superbe yacht, transformé en navire-hôpital, est venu se mettre à la disposition du Comité anglais de la Croix-Rouge à Paris.
   
    Il a à son bord la Duchesse de Westminster et de nombreuses infirmières."

 
   Sauf erreur de ma part, ce yacht est, dans la présente rubrique, le premier exemple de " bâtiment hospitalier, équipé en totalité ou en partie aux frais des participants ou de sociétés de secours officiellement reconnues ", seconde catégorie de navires-hôpitaux bénéficiant de la protection instituée par la Convention du 29 juillet 1899 pour l'adaptation à la guerre maritime des principes de la Convention de Genève du 22 août 1864.
 
   J'espère qu'il sera possible de faire revivre en images ce " superbe yacht " et, pourquoi pas, son aristocratique passagère !
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 22-07-2008 à 19:52:26
n°7156
Ar Brav
Posté le 22-07-2008 à 20:01:23  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,
 
J'espère qu'il sera possible de faire revivre en images ce " superbe yacht " et, pourquoi pas, son aristocratique passagère !
 
Ce sera avec plaisir, toutefois je me permets d'attirer votre attention que, si nous nous attaquons à la Marine britannique, les futurs arrières-petits enfants de nos petits-enfants n'en seront encore qu'à l'introduction... ;)  
Ce qui, du reste, permettra à leurs descendants de commencer sur de bonnes bases  :lol:  
 
Bonne soirée à vous,  
Bien cordialement,  
Franck


Message édité par Ar Brav le 22-07-2008 à 20:02:01

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7157
Rutilius
V. infra.
Posté le 22-07-2008 à 22:04:11  profilanswer
 

Bonsoir Franck,
 
    "...si nous nous attaquons à la Marine britannique, les futurs arrières-petits enfants de nos petits-enfants n'en seront encore qu'à l'introduction..."
 
   J'en conviens bien volontiers, mais nos arrières-arrières-arrières petits-enfants auront un notable avantage sur nous : leur langue maternelle sera la langue anglaise, le français étant alors réduit à l'état de dialecte des provinces reculées de l'hexagone ! Quant au breton, il ne sera plus compris que de quelques érudits menant une vie repliée d'hermite du côté du signal de Toussaines ou au coeur des landes de Lanvaux...
 
   A moins qu'ils ne soient contraints - autre hypothèse - d'apprendre sous la férule la langue chinoise et les idéogrammes de son écriture !
 
   Bien à vous et bonne soirée,
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 12-09-2008 à 12:08:39
n°7241
Terraillon​ Marc
Posté le 24-07-2008 à 22:33:54  profilanswer
 

Bonsoir,  
 
Je me demande quel forme d'idéogramme sera retenu pour traduire GAST.... ;-))
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7242
Terraillon​ Marc
Posté le 24-07-2008 à 22:41:53  profilanswer
 

Bonsoir
 
Pour Malou (et tous les autres), voici un lien vers un site de photos de l'ERIN :
 
http://www.jamd.com/search?assetty [...] YACHT+ERIN
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/ERIN.jpg
 
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 24-07-2008 à 22:45:25

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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°8024
Terraillon​ Marc
Posté le 13-08-2008 à 08:00:28  profilanswer
 

Bonjour
 
Voici une image d'un navire hopital mais je n'ai ni le pays, ni le nom, ni meme la période d'activité  :??:  
 
Mais comme la peinture est jolie, autant que vous en profitiez  ;)  
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/NH_xxx_21.jpg
 
 
A bientot  :hello:  
 


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°8136
kgvm
Posté le 16-08-2008 à 21:21:03  profilanswer
 

It's the German flag in use until 1918 for ships owned by the Government (not for warships!). But I don't know if the card is supposed to show a ship which was in existence.

n°8327
olivier 12
Posté le 25-08-2008 à 11:12:47  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un petit complément sur le navire hôpital VINH LONG
 
C'est le 16 Décembre 1922 qu'un incendie dont on ignore la cause a détruit le navire hôpital français VINH LONG qui se rendait à Constantinople et se trouvait alors à quelques milles au sud de San Stefano.
Ne pouvant se rendre maitre du feu, le capitaine de frégate Framond, commandant du VINH LONG fit mettre les embarcations à la mer et évacuer le navire.Le destroyer américain BAINBRIDGE et le destroyer anglais SAPOY, accourus de Constantinople recueillirent la majeure partie de l'équipage et des passagers. Le bateau, ravagé par l'incendie continuait à flotter.
 
http://img297.imageshack.us/img297/645/vinhlong1fg0.jpg
 
Plusieurs remorqueurs tentèrent de le ramener à Constantinople, mais il fallut y renoncer et il coula le 17 Décembre devant San Stefano, par 80 m de fond.
 
Il y avait à bord 230 hommes d'équipage, 94 passagers militaires, 102 passagers de la marine et quelques civils. On déplore la mort de 15 passagers dont 7 militaires, 2 marins et 6 civils. Les naufragés furent transportés à Constantinople. Les voici à bord du BAINBRIDGE.
 
http://img297.imageshack.us/img297/239/vinhlong2vs1.jpg
 
Ce sinistre a diminué d'une unité la fameuse flotte de transport qui joua un si grand rôle lors de la conquête de l'empire colonial et qui comprenait, outre le VINH LONG, TONKIN, SHAMROCK, MYTHO, BIEN HOA, NIVE et GIRONDE. Ces navires, modèles du genre, désignés sous le nom de transports de Chine, transportèrent sans répit troupes, matériel, munitions et rapatrièrent le plus rapidement malades et blessés.
(Source : "L'Illustration Décembre 1922)
 
Concernant les navires hôpitaux, voici également un autre cliché du vapeur NEWHAVEN
 
http://img297.imageshack.us/img297/3760/newhavenvp0.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°8416
Rutilius
V. infra.
Posté le 29-08-2008 à 17:04:50  profilanswer
 

Citation :

SPHINX Navire hôpital (1915 – 1943).  
 
Observations :  
  Paquebot des Messageries Maritimes  
  25.09.1915 : réquisitionné, armé comme navire-hôpital affecté en Méditerranée.


   Bonjour à tous,
 
   Début Octobre 1915, le lieutenant de vaisseau auxiliaire GOUBAULT fut nommé au commandement du navire-hôpital Sphinx (Ouest-Eclair - édition de Caen -, n° 5924, 6 octobre 1915, p. 4).
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.
 
   

n°8695
Rutilius
V. infra.
Posté le 11-09-2008 à 10:45:55  profilanswer
 

Citation :

BIEN HOA : Transport-hôpital, type Annamite (1882–1923).  


   Bonjour à tous,
 
   Fin Juin ou début Juillet 1915, furent agréés en qualité d'aumôniers temporaires de la flotte, " destinés " au Bien-Hoa, l'abbé DUCURON, aumonier de la Marine retraité, et le pasteur TERRAS (Ouest-Eclair, n° 5805, 8 juill. 1915, p. 4).
 
   Bonne journée,
   Daniel.

Message cité 1 fois
Message édité par Rutilius le 12-09-2008 à 22:51:27
n°8716
jml2000_fr
Posté le 11-09-2008 à 20:12:59  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Je prends le train en route mais comme vous traitez des navires-hôpitaux, je me permets de faire circuler une demande que j'ai faite sur le forum "Service de Santé". Ma question est la suivante :
"Plusieurs militaires, sur lesquels je travaille, ont été blessés lors de l'offensive alliée des Dardanelles (Seddul-Bahr en particulier). Certains de ces hommes ont été mis à bord de bâtiments (les fameux navires-hôpitaux dont vous parlez) à destination de la France ou de l'AFN pour y être soignés. Malheureusement certains sont décédés avant d'atteindre le port. Que faisait-on alors des corps des hommes décédés en haute mer ? Étaient-ils inhumés en mer (comme le veut la tradition dans la marine) ? Les corps étaient-ils conservés (si oui par quels moyens) ? Je n'ai trouvé aucune information sur le sujet. Quelqu'un pourrait-il me renseigner ?"
Dans l'attente de vos réponses
 
Cordialement
 
Jean Michel


---------------
Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N'est pas cet étranger devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé.
n°8718
Ar Brav
Posté le 12-09-2008 à 07:43:51  profilanswer
 

Bonjour Jean-Michel,
Bonjour à tous,
 
Curieusement, ce sujet n’a pas encore été évoqué, sauf erreur, merci de l’avoir fait. Je n’ai hélas pas pour ma part de sources précises à vous proposer. Le nombre de malades et de blessés (français et étrangers) transportés par les navires-hôpitaux français en provenance du front d’Orient est évalué à environ 250 000, mais j’ignore la proportion de décès.  
Toutefois, il convient d’avoir à l’esprit, s’agissant d’une navigation exclusivement méditerranéenne, que les voyages n’excédaient pas 72h entre escales normales (Salonique-Bizerte par exemple) ou 5 jours au maximum Constantinople-Toulon (à partir de 1919).  
J’imagine qu’en cas de décès, si les installations ne permettaient une conservation des corps à bord en chambre froide jusqu’à destination, les soldats décédés devaient sans doute être débarqués dans le port le plus proche afin de limiter les risques sanitaires. Si aucune de ces deux solutions n’était envisageable, je pense qu’effectivement les corps devaient être remis à la mer au cours d’une cérémonie d’usage*, mais encore une fois, je n’ai pas d’exemple précis à vous proposer pour étayer ce propos.
 
En revanche, je peux vous indiquer cette étude :
 
La Marine française face à la pathologie et à l’épidémiologie pendant la première guerre mondiale in L’homme, la santé et la mer. Actes du colloque international tenu à l’Institut Catholique de Paris les 5 et 6 décembre 1995, par P. Niaussat, Honoré Champion Editeur, Paris, 1997.
 
Bien cordialement,
Franck
 
* Post : dans ce cas, bien sûr, on ne parle plus d'inhumation (inhumer = inhumare, de humus (terre), mettre en terre). On immerge le corps du soldat ou du marin.


Message édité par Ar Brav le 12-09-2008 à 09:18:50

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8731
jml2000_fr
Posté le 12-09-2008 à 12:18:10  profilanswer
 

Bonjour Franck,
Merci beaucoup de ces informations..... Merci aussi pour le rappel du latin  :) ...... (c'est tellement loin tout ça !) On dit "immergé" et non pas "inhumé"..... autant pour moi !!! Je pense également que vous avez raison. La rapidité entre deux escales devait certainement permettre de conserver les corps quelques heures voire quelques jours. Je vais plutôt m'orienter vers cette idée et rechercher sur les lieux d'escales. Vous citez Salonique et Bizerte, un autre membre me parlait de Tarente. Connaissez-vous la liste de ces escales méditerranéenne ?
Merci encore !
Cordialement
 
Jean Michel


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Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N'est pas cet étranger devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé.
n°8732
Ar Brav
Posté le 12-09-2008 à 12:27:56  profilanswer
 

Bonjour Jean Michel,
 
Connaissez-vous la liste de ces escales méditerranéenne ?
 
Là je vous demande un petit peu de temps, je dois réviser avant, la liste est longue, et je ne suis pas certain de pouvoir être exhaustif  :)  
 
A bientôt,
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 12-09-2008 à 12:28:11

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8733
jml2000_fr
Posté le 12-09-2008 à 12:52:34  profilanswer
 

Je ne suis absolument pas pressé. De plus, comme cela semble être le cas pour Tarente, les tombes ont été déplacées et regroupées après la guerre (dans le cas de Tarente, 300 corps ont été regroupé à l'ossuaire de Pederobba, en Vénétie). Donc ne vous pressez pas mais faites le à l'occasion ou quand vous en trouvez un !!!!
Merci de ce service,
Cordialement
 
Jean Michel


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Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N'est pas cet étranger devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé.
n°8761
Rutilius
V. infra.
Posté le 12-09-2008 à 21:11:55  profilanswer
 

Bonsoir Jean-Michel,
   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,
 
   Étaient-ils inhumés en mer (comme le veut la tradition dans la marine) ? Les corps étaient-ils conservés (si oui par quels moyens) ?
 
   Un premier élément de réponse extrait de la thèse de Marcel, Jean, Eugène CLAVIER, médecin de 2e classe de la Marine, né à Brest, le 8 mars 1890, thèse intitulée : " Les  évacuations de malades et blessés serbes par le navire-hôpital Bien-Hoa. Campagne d' Orient (Juin 1915-Octobre 1917) ", soutenue le 4 juillet 1919 (Bordeaux, Imprimerie nouvelle F. Pech & Cie, 1919, 75 p.) :
 
   " Les décès. - Quand un décès survenait en rade de Corfou, immédiatement avis en était donné au commandement de rade, et le service de santé de terre se chargeait de l'inhumation. Quand pareil cas survenait en mer, deux situations se présentaient : ou bien le lieu d'atterrisage était à peu de distance ; alors le corps, dans son cercueil, était mis dans l'amphithéatre et dès l'arrivée était descendu à terre ; ou bien nous étions trop éloignés des côtes : le cadavre, soigneusement cousu dans un suaire, lesté de gueuses (lourdes pièces de fer), était placé sur la table de l'amphithéatre, et glissant par son propre poids et grace à une inclinaison progressive donnée à la partie supérieure mobile de la table, était immergé le matin de bonne heure, ou sur le soir à la tombée de la nuit, devant les aumôniers, le médecin-chef et le commandant.
 
   Fait important à noter : Quand un décès avait eu lieu, la literie était immédiatement transportée dans l'étuve, et le lit démonté était nettoyé, frotté, lavé au crésyl ; l'emplacement du lit était lavé au crésyl, et enfin passé au lait de chaux.
 
   L'autopsie avait toujours été pratiquée : elle nous confirmait l'affection dont le mlalade était porteur. "
(op. cit., p. 38).
 
   Ce qui valait pour la dépouille des soldats serbes valait sans doute également pour celle des soldats français rapatriés de Moudros ou de Salonique...  
 
   Question reconventionnelle à nos éminents spécialistes de la chose maritime : qu'appelait-on à bord l' "amphithéatre " ? S'agissait-il, comme je l'ai compris, du dispositif au moyen duquel était matériellement effectuée l' immersion du corps des défunts ?
 
   Bien à vous,
   Daniel.

Message cité 1 fois
Message édité par Rutilius le 12-09-2008 à 22:11:17
n°8763
Yves D
Posté le 12-09-2008 à 21:53:31  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
Sur ce genre de question je sèche complètement. J'aurais tendance à penser comme vous mais lorsque le port d'arrivée était proche, le cercueil était placé "dans" l'amphithéatre... Il doit bien exister une bonne réponse que quelqu'un va nous donner  :)  
Cordialement
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
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