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  JACQUELINE Quatre-mâts barque Cie Bordes

 

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Auteur Sujet :

JACQUELINE Quatre-mâts barque Cie Bordes

n°7878
olivier 12
Posté le 07-08-2008 à 23:54:29  profilanswer
 

Bonjour à tous,

JACQUELINE

 
Construit en 1897 aux chantier FCM de La Seyne sur mer pour la compagnie A.D. Bordes. Il prit le nom de JACQUELINE, prénom de la fille ainée de l’armateur.
 
Caractéristiques du JACQUELINE
 
Quatre-mâts barque en acier type 4ba  (identique au PERSEVERANCE)
4000 tpl  2899 tx JB
Longueur 97,87 m  Largeur  13,70 m   Creux  8,28 m  TE 6,78 m
Dunette et gaillard courts
 
Voici le JACQUELINE sous voiles, à l’appareillage
 
http://img193.imageshack.us/img193/8136/jacquelinec.jpg(Coll. Michel Nguyen  "Cap-Horniers Français" de Brigitte et Yvonnick Le Coat)
 
Incidents de navigation
 
En 1902, arrivant du Chili, JACQUELINE s’échoua sur le bancs des têtes avant de rentrer à Dunkerque, mais s’en tira sans dommages.
 
En revanche, il faillit se perdre en 1907 suite à un incident absolument unique dans les annales maritimes.
Par brume épaisse réduisant la visibilité à quelques mètres, deux remorqueurs anglais conduisaient le navire à son port de chargement dans le canal de Bristol. Les patrons des remorqueurs cherchaient à percevoir le signal sonore du phare du Loup ; l’ayant entendu, ils passèrent chacun de leur côté de cette roche accore et étroite … Le quatre-mâts alla planter son beaupré à la base même du phare qui la signale. Heureusement, la vitesse étant très faible les dégâts furent peu importants. Le beaupré fut tordu à 45° et il fallut rentrer à Falmouth pour réparations.
 
JACQUELINE était un bon marcheur et sa plus belle traversée fut Barry – Iquique en 72 jours, en 1906.
 
Voici un cliché de l’état-major de JACQUELINE en 1902 (7e voyage) Source : "Souvenirs des marins de la Compagnie Bordes" de Brigitte et Yvonnick Le Coat Coll. Le Coat/Marc Rapilliard)
 
http://img193.imageshack.us/img193/9761/officiersjacqueline7evo.jpg
 
Ce cliché est fort intéressant. On y voit  réunis :
Le capitaine Emile ANDRE (avec le chien) né le 09/10/1853 à St Lunaire inscrit à St Malo
Second François BEQUET qui sera coulé le 24/09/17 capitaine du PERSEVERANCE (deux jours avant le torpillage du JACQUELINE) Il assistera d’ailleurs quasiment en spectateur à la fin de ce voilier.
Et sur l’arrière de gauche à droite, en uniforme de la compagnie Bordes, les lieutenants Louis BAILLEUX,Pierre CADIC et Irénée LE COAT.
Louis Bailleux trouvera la mort, capitaine du BLANCHE, torpillé par l’U 151 le 19/09/17 (six jours avant le torpillage du JACQUELINE) – voir fiche de ce navire-
 
La perte du JACQUELINE
 
Capitaine  Yves NICOLAS  né le 30 Octobre 1872 à Tréguier  inscrit à Tréguier
Second    Alphonse RIOU  né le 23 Août 1884 à Dieppe inscrit à Dieppe
1er lieutenant Emmanuel CAMUS né le 10 Juillet 1875 à Saint Lunaire inscrit à Saint Malo
2e lieutenant Louis NICOLAS
 
L’équipage comportait 35 hommes, officiers compris.
Voici une photo du capitaine Yves Nicolas
 
http://img193.imageshack.us/img193/8794/capitainenicolasjacquel.jpg (Coll. Michel Nguyen)
 
Yves Nicolas, vieux et fidèle ami du capitaine Lacroix, était un personnage enjoué, au caractère gai et ouvert. Lacroix raconte une soirée passée à Iquique, en Août 1909, alors que trente deux grands voiliers s’y trouvaient en charge. Avec des capitaines allemands, italiens, norvégiens, et les capitaines français LEFF et NICOLAS, ils avaient alors fêté les quarante ans de navigation d’un vieux collègue anglais. De telles soirées laissaient bien des souvenirs…Ces hommes ne savaient pas que, quelques années plus tard, ils deviendraient adversaires sur les champs de bataille, ennemis sur ces mers qui les unissaient.
 
Nul n’a jamais su comment finit le quatre-mâts JACQUELINE, car il n’y eut aucun rescapé. Arrivant du Chili chargé de nitrate, le voilier suivait la même route que PERSEVERANCE, coulé le 24 Septembre.
 
Le 25 Septembre 1917, par 46°26N et 13°10W, il fut rencontré par le paquebot anglais VICTORIA, de la Pacific Steam Navigation Company, celui-là même qui venait de recueillir les naufragés du PERSEVERANCE. A bord se trouvait donc le capitaine François Béquet de ce voilier Bordes, qui avait été second du JACQUELINE en 1902 (photo ci-dessus), et c’est par lui que nous connaissons les dernières heures du JACQUELINE.
 
Récit du capitaine BEQUET
 
« Le 25 Septembre,  je me trouvais sur le steamer VICTORIA à bord duquel nous venions d’être recueillis après la perte de notre navire. Nous faisions route à l’ouest à 13 nœuds.  
A 09h50 nous avons passé par le travers du quatre-mâts JACQUELINE. Nous étions alors à 46°26N et 13°10W. En passant par notre travers JACQUELINE a envoyé son code international JPQB auquel le vapeur a répondu par « Aperçu ». Le vapeur a signalé à JACQUELINE de faire attention aux sous-marins, et celui-ci a répondu qu’il était poursuivi. On voyait un homme en vigie au mât d’artimon, capelage de flèche. Le vapeur a aussitôt forcé sa vitesse et envoyé un appel par TSF, comme il l’avait fait tôt le matin quand nous avions embarqué à bord.  
Nous avons continué à le suivre à la vue et, soudain, la vigie du vapeur a aperçu un sous-marin par tribord du JACQUELINE et assez près. Au même moment, nous avons aperçu à l’œil nu la gerbe d’eau que faisait un obus tombant sur bâbord arrière du voilier. Il fit une grande embardée, puis revint peu après à son cap initial.
Les officiers du VICTORIA qui observaient aux jumelles disent avoir vu mettre l’embarcation bâbord à l’eau. Mais la brume est tombée et, les navires s’écartant très vite, nous n’avons pas revu JACQUELINE.
A 10h20, continuant notre route en zigzag, nous avons croisé une flottille de patrouilleurs de douze unités, dix patrouilleurs et deux torpilleurs. Par signaux, nous leur avons fait savoir qu’un voilier était attaqué par un sous-marin et avons indiqué l’azimut et la distance à laquelle se trouvait ce voilier. Il ont mis l’aperçu, mais n’ont pas répondu à l’appel TSF et ont continué leur route à l’est.  
Après cela, nous avons continué notre route sans plus rien voir d’anormal ».
 
Le VICTORIA, qui n’était pas armé, avait rempli sa mission en informant la patrouille, mais celle-ci n’a rien pu faire pour sauver le quatre-mâts du sous-marin qui le poursuivait. On ne retrouva jamais la moindre trace de JACQUELINE et de son équipage.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était le sous-marin U 101 du KL Karl KOOPMANN
 
Quelques années plus tard, on sut ce qui était arrivé par le rapport de guerre du lieutenant de vaisseau Koopmann, commandant l’U 101.
En fait, le 25 Septembre une première torpille manqua le JACQUELINE. Le sous-marin dut s’éloigner car des escorteurs approchaient. La brume lui fit perdre le voilier.
Mais à l’aube du 26, il retrouva le JACQUELINE qui poursuivait sa route et plaça une torpille au but.
 
La position donnée du naufrage est 46°21N et 09°44W. JACQUELINE avait donc poursuivi une route ESE.
 
Voici une aquarelle de Marin Marie montrant ce magnifique voilier.
 
http://img175.imageshack.us/img175/194/jacquelineparmarinmarievf1.jpg
 
Cdlt
 
Olivier

Message cité 1 fois
Message édité par olivier 12 le 28-01-2010 à 08:37:21

---------------
olivier
n°7883
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 08-08-2008 à 09:29:27  profilanswer
 

Bonjour Olivier, bonjour à tous
 
Jacqueline était armé et lors de la première attaque il fit une tentative de défense en canonnant le périscope du sous-marin comme l'ecrit ci-dessous Spindler dans son ouvrage Der Handelskrieg...
 
http://img2.hostingpics.net/pics/482267jacqueline.jpg
 
Ces grands et beaux voiliers ont vraiment pour quelques uns connu des fins à la mesure de leur carrière, glorieuse et terrible.
Cdlt
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°7885
olivier 12
Posté le 08-08-2008 à 10:21:54  profilanswer
 

Bonjour Yves, bonjour à tous,
 
Effectivement, tout comme PERSEVERANCE, JACQUELINE avait reçu deux canons de 90. Et dans son ouvrage « Les derniers cap-horniers français », Lacroix écrit :
 
« Tous ceux qui ont connu le capitaine Nicolas savent qu’il dut se défendre jusqu’ à l’extrême limite ».
 
Cela confirme que monter de l’artillerie sur les grands voiliers n’était sans doute pas une mesure très judicieuse. Contrairement aux vapeurs, sur lesquels cet armement pouvait se justifier, les voiliers offraient très peu de capacité de manœuvre, surtout chargés aux marques. Ils étaient des proies faciles.
En revanche, l’adversaire ne prenait plus de gants pour les envoyer par le fond. En conclusion, le résultat était le même quant au navire, sauf que l’équipage disparaissait avec.
 
Avant l’installation des canons, les sous-mariniers allemands ont pratiquement toujours permis aux équipages de s’échapper.
Pour l’instant, avant 1917, je n’ai trouvé que deux navires ayant enregistré des pertes en vies humaines : l’ERNEST REYER (aucun survivant) et le SAINT ROGATIEN (trois disparus dont le commandant).
 
Pour la seule année 1917 on compte déjà BLANCHE, COQUIMBO, GENERAL DE BOISDEFFRE, JACQUELINE, MARTHE et RANCAGUA. Mais la décision du haut état-major allemand de mener une guerre sous-marine totale, prise en Février 17, y fut aussi pour beaucoup.
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 02-03-2011 à 16:10:32

---------------
olivier
n°9101
hugsfam
Posté le 23-09-2008 à 15:13:44  profilanswer
 

Bonjour à tous et en particulier à olivier 12,
il se trouve que Yves Nicolas, capitaine de la Jacqueline, est un de mes ancêtres.
Je suis très intéressé par la photo de ce capitaine, photo dont vous proposez le lien dans votre message du 07-08-2008 à 23:54:29  , mais malheureusement le lien n'est pas fonctionnel !
Pouvez-vous m'envoyer cette photo, ou faire qu'elle s'affiche correctement sur le forum ?
Merci d'avance,
Stéphane

n°9102
hugsfam
Posté le 23-09-2008 à 15:15:56  profilanswer
 

olivier 12 a écrit :


 
Bonjour à tous et en particulier à olivier 12,  
il se trouve que Yves Nicolas, capitaine de la Jacqueline, est un de mes ancêtres.  
Je suis très intéressé par la photo de ce capitaine, photo dont vous proposez le lien dans votre message du 07-08-2008 à 23:54:29  , mais malheureusement le lien n'est pas fonctionnel !  
Pouvez-vous m'envoyer cette photo, ou faire qu'elle s'affiche correctement sur le forum ?  
Merci d'avance,  
Stéphane  
 
 


n°9105
Ar Brav
Posté le 23-09-2008 à 16:46:53  profilanswer
 

Bonjour Stéphane,
 
Soyez le bienvenu à bord. Olivier a des petits problèmes techniques sur le site hébergeur d'images, voici la photo de votre ancêtre, le Capitaine Yves Nicolas :
 
http://images1.hiboox.com/images/3908/8b6b5c83ba5844c69705319485e19cf1.jpg
 
Cordialement,
Franck
 
 
 


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9116
dbu55
Posté le 24-09-2008 à 01:05:53  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Voici 3 autres marins de l'équipage du JAQUELINE :  
 
COEN Alain François né le 08/04/1886 à Riec-sur-Belon (Finistère), Matelot Fusilier disparu le 26/09/1917 (31 Ans)
 
COZAN Louis Michel né le 11/03/1893 à Ouessant (Finistère), Quartier Maître Fusilier disparu le 26/09/1917 (24 Ans)
 
TOULLEC François Marie né le 02/09/1886 à Irvillac (Finistère), Matelot de 2ème Classe Sans Spécialité disparu le 26/09/1917 (31 Ans)
 
Cordialement
DBu


Message édité par dbu55 le 24-09-2008 à 01:08:11

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°15108
tual
Posté le 13-04-2009 à 18:13:40  profilanswer
 

Bonjour,
 
Un homme décédé à bord de la jacqueline en mai 1916 (un an avant le naufrage) mais je n'ai pas beaucoup de détails
 
Isidore Marie LE FLOC’H (1877-1916), naît le 30 septembre 1877 à La Chapelle-Neuve (22 Côtes d’Armor), fils de Guillaume LE FLOC’H (1854-1900), cultivateur et d’Anne-Marie LE FOLL (-1881), ménagère, domiciliés à La Chapelle-Neuve.  
Il se marie le 22 novembre 1903 à Notre-Dame-du-Guildo (22 Côtes d’Armor) avec Françoise Marie MOISAN.  
Il décède dans la nuit du 28 au 29 mai 1916 à bord du vapeur « La Jacqueline » à La Rochelle-Pallice (17 Charente-Maritime), port de La Rochelle. Il est cuisinier à bord du bâteau et domicilié avec son épouse à Notre-Dame-du-Guildo. Le décès est déclaré le 30 mai à huit heures du matin par René MELON (53 ans), débitant et François Xavier CONTIN (50 ans), garde-champêtre intérimaire, tous deux domiciliés à La Rochelle et sachant signer.  
 
Isidore LE FLOC'H est inscrit sur le Monument aux Morts de Notre-Dame-du-Guildo (« LE FLOCH I. ») mais n'est pas déclaré mort pour la France d'après le site mémoire des hommes.


---------------
"Honte à la gloire militaire, honte aux armées, honte au métier de soldat, qui change les hommes tout à tour en stupides victimes ou en ignobles bourreaux" (Henri BARBUSSE, Le Feu, pages 282-283 de l'édition Le Livre de Poche 1998).
n°15271
Ar Brav
Posté le 18-04-2009 à 06:54:48  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le quatre-mâts JACQUELINE de la compagnie A. D. Bordes est répertorié JACQUELINE (1) sur le site Navires de la Grande Guerre :
 
http://navires-14-18.com
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°18919
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2009 à 23:43:27  profilanswer
 

Bonjour
 
Une vue du JACQUELINE
 
http://www.navires-14-18.com/photos/J/JACQUELINE_BORDES_1w.jpg
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 27-01-2010 à 20:56:18

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Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°19110
Rutilius
Posté le 04-08-2009 à 14:58:13  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   ■ Autres marins de l'État disparus avec le quatre-mâts Jacqueline :  
 
    ― LE FLOCH Jean Louis, né le 3 mai 1880 à Erdeven (Morbihan) et y domicilié, mort « le 18 octobre 1917 en mer, disparu avec le Jacqueline », Matelot de ... classe sans spécialité, Front de mer de Marseille, Matricule n° 2378-Auray (Jug. Trib. Saint-Nazaire, 8 nov. 1918, transcrit à Erdeven, le 5 févr. 1919).
 
   ― TONNER Jean Louis, né le 3 septembre 1883 à Riantec (Morbihan) et domicilié à Locmiquélic (Morbihan), mort « le 18 octobre 1917 en mer », lors de la « perte du voilier Jacqueline », Matelot de … classe, « Marine à Dunkerque », Matricule n° 3959-Lorient (Jug. Trib. Saint-Nazaire, 8 nov. 1918, transcrit à Locmiquélic, le 5 févr. 1919).
 
   Question : pourquoi ces marins, mais également Alain François COEN et François Marie TOULLEC, furent déclarés morts le 18 octobre 1917, alors que, dans le cas de Louis Michel COZAN, la date de décès fut fixée au 25 septembre 1917 ? Il a pourtant été statué sur leur disparition par une décision commune, prononcée par le Tribunal de Saint-Nazaire le 8 novembre 1918.  
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.  

n°19115
dbu55
Posté le 04-08-2009 à 16:21:50  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Voici d'autres marins de l'équipage de la JAQUELINE :  
 
LANCELOT Jean Marie né le 12/10/1876 à Riantec (Morbihan), Matelot , décédé le 18/10/1917 (40 Ans) - A bord de la JACQUELINE - Disparu en mer lors de la perte du Bâtiment    
 
MARZIN Yves né le 14/11/1891 à Carantec (Finistère), Quartier Maître Fusilier, décédé le 18/10/1917 (25 Ans) - A bord de la JACQUELINE - Disparu en mer lors de la perte du Bâtiment    
 
REDOR Pierre né le 1887 à Saint-Servan-sur-Mer (Aujourd'hui Saint-Malo) (Ille-et-Vilaine), Matelot, décédé le 18/10/1917 (30 Ans) - A bord de la JACQUELINE - Disparu en mer lors de la perte du Bâtiment - Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Servant-sur-Mer (Ille-et-Vilaine) - N'est pas répertorié sur le site MDH  
 
TUFFIGO Frédéric Marie né le 25/06/1881 à Plouharnel (Morbihan), Matelot Fusilier, décédé le 18/1/1917 (35 Ans) - A bord de la JACQUELINE - Disparu en mer lors de la perte du Bâtiment  
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 04-08-2009 à 16:25:35

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°23805
nanchou22
Posté le 27-01-2010 à 14:01:02  profilanswer
 

un marin du Jacqueline Armand LE BARS de Paimpol agé de 20 ans était matelot léger.

n°24957
Rutilius
Posté le 11-04-2010 à 17:49:40  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
   
 
                                                http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/JAQUELINE - Quatre-mats. Vue 1..jpg
 
 
    in Louis LACROIX : « L’âge d’or de la voile. Clippers et cap horniers. », Collection publiée sous la direction d'Henri LE MASSON, éd. Horizon de France, Paris, 1949, p. 113.
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 

n°27308
GERAUD
Posté le 27-08-2010 à 23:11:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Dans le registre des décès de la commune de Plouha (22) l'acte n° 103 de l'année 1918 fait mention de  
NICOLAS Yves Marie Louis né le 30/10/1872 à Tréguier
PRIGENT Eugène Marie né le 28/07/1897
LE QUINIAT Eugène François Joseph Marie né le 07/10/1897
LE QUINIAT Edouard Narcisse Marie né le 04/06/1900
tous qatre "disparus le 25/09/1917 vers 10h du matin dans la perte du quatre mâts JACQUELINE torpillé alors qu'il se trouvait par 46 20 de latitude N et 13 10 de longitude O dans l'Océan Atlantique..."
Bien cordialement,
Géraud

n°30143
heaven
Posté le 02-03-2011 à 16:03:18  profilanswer
 


Bonjour Olivier 12,
j'espère que vous pourrez lire ce message.
Je suis un beau-frère d'un petit-fils membre d'équipage du Jacqueline (TUFFIGO Frédéric, cité plus bas par dbu55) mort à bord de ce navire.
Je souhaiterais obtenir une reproduction de la magnifique aquarelle de Marin Marie représentant le Jacqueline car ce sont les 60 ans de ce petit-fils Tuffigo (Daniel de son prénom) qui auront lieu en mai 2011.
Cela est-il possible ? et bien sur je paierais tous les frais nécessaires.
Merci infiniment par avance
Bien cordialement
Heaven
 
 
Voici le JACQUELINE sous voiles, à l’appareillage
 
http://img193.imageshack.us/img193 [...] elinec.jpg(Coll. Michel Nguyen  "Cap-Horniers Français" de Brigitte et Yvonnick Le Coat)
 
Incidents de navigation
 
En 1902, arrivant du Chili, JACQUELINE s’échoua sur le bancs des têtes avant de rentrer à Dunkerque, mais s’en tira sans dommages.
 
En revanche, il faillit se perdre en 1907 suite à un incident absolument unique dans les annales maritimes.
Par brume épaisse réduisant la visibilité à quelques mètres, deux remorqueurs anglais conduisaient le navire à son port de chargement dans le canal de Bristol. Les patrons des remorqueurs cherchaient à percevoir le signal sonore du phare du Loup ; l’ayant entendu, ils passèrent chacun de leur côté de cette roche accore et étroite … Le quatre-mâts alla planter son beaupré à la base même du phare qui la signale. Heureusement, la vitesse étant très faible les dégâts furent peu importants. Le beaupré fut tordu à 45° et il fallut rentrer à Falmouth pour réparations.
 
JACQUELINE était un bon marcheur et sa plus belle traversée fut Barry – Iquique en 72 jours, en 1906.
 
Voici un cliché de l’état-major de JACQUELINE en 1902 (7e voyage) Source : "Souvenirs des marins de la Compagnie Bordes" de Brigitte et Yvonnick Le Coat Coll. Le Coat/Marc Rapilliard)
 
http://img193.imageshack.us/img193 [...] ne7evo.jpg
 
Ce cliché est fort intéressant. On y voit  réunis :
Le capitaine Emile ANDRE (avec le chien) né le 09/10/1853 à St Lunaire inscrit à St Malo
Second François BEQUET qui sera coulé le 24/09/17 capitaine du PERSEVERANCE (deux jours avant le torpillage du JACQUELINE) Il assistera d’ailleurs quasiment en spectateur à la fin de ce voilier.
Et sur l’arrière de gauche à droite, en uniforme de la compagnie Bordes, les lieutenants Louis BAILLEUX,Pierre CADIC et Irénée LE COAT.
Louis Bailleux trouvera la mort, capitaine du BLANCHE, torpillé par l’U 151 le 19/09/17 (six jours avant le torpillage du JACQUELINE) – voir fiche de ce navire-
 
La perte du JACQUELINE
 
Capitaine  Yves NICOLAS  né le 30 Octobre 1872 à Tréguier  inscrit à Tréguier
Second    Alphonse RIOU  né le 23 Août 1884 à Dieppe inscrit à Dieppe
1er lieutenant Emmanuel CAMUS né le 10 Juillet 1875 à Saint Lunaire inscrit à Saint Malo
2e lieutenant Louis NICOLAS
 
L’équipage comportait 35 hommes, officiers compris.
Voici une photo du capitaine Yves Nicolas
 
http://img193.imageshack.us/img193 [...] acquel.jpg (Coll. Michel Nguyen)
 
Yves Nicolas, vieux et fidèle ami du capitaine Lacroix, était un personnage enjoué, au caractère gai et ouvert. Lacroix raconte une soirée passée à Iquique, en Août 1909, alors que trente deux grands voiliers s’y trouvaient en charge. Avec des capitaines allemands, italiens, norvégiens, et les capitaines français LEFF et NICOLAS, ils avaient alors fêté les quarante ans de navigation d’un vieux collègue anglais. De telles soirées laissaient bien des souvenirs…Ces hommes ne savaient pas que, quelques années plus tard, ils deviendraient adversaires sur les champs de bataille, ennemis sur ces mers qui les unissaient.
 
Nul n’a jamais su comment finit le quatre-mâts JACQUELINE, car il n’y eut aucun rescapé. Arrivant du Chili chargé de nitrate, le voilier suivait la même route que PERSEVERANCE, coulé le 24 Septembre.
 
Le 25 Septembre 1917, par 46°26N et 13°10W, il fut rencontré par le paquebot anglais VICTORIA, de la Pacific Steam Navigation Company, celui-là même qui venait de recueillir les naufragés du PERSEVERANCE. A bord se trouvait donc le capitaine François Béquet de ce voilier Bordes, qui avait été second du JACQUELINE en 1902 (photo ci-dessus), et c’est par lui que nous connaissons les dernières heures du JACQUELINE.
 
Récit du capitaine BEQUET
 
« Le 25 Septembre,  je me trouvais sur le steamer VICTORIA à bord duquel nous venions d’être recueillis après la perte de notre navire. Nous faisions route à l’ouest à 13 nœuds.  
A 09h50 nous avons passé par le travers du quatre-mâts JACQUELINE. Nous étions alors à 46°26N et 13°10W. En passant par notre travers JACQUELINE a envoyé son code international JPQB auquel le vapeur a répondu par « Aperçu ». Le vapeur a signalé à JACQUELINE de faire attention aux sous-marins, et celui-ci a répondu qu’il était poursuivi. On voyait un homme en vigie au mât d’artimon, capelage de flèche. Le vapeur a aussitôt forcé sa vitesse et envoyé un appel par TSF, comme il l’avait fait tôt le matin quand nous avions embarqué à bord.  
Nous avons continué à le suivre à la vue et, soudain, la vigie du vapeur a aperçu un sous-marin par tribord du JACQUELINE et assez près. Au même moment, nous avons aperçu à l’œil nu la gerbe d’eau que faisait un obus tombant sur bâbord arrière du voilier. Il fit une grande embardée, puis revint peu après à son cap initial.
Les officiers du VICTORIA qui observaient aux jumelles disent avoir vu mettre l’embarcation bâbord à l’eau. Mais la brume est tombée et, les navires s’écartant très vite, nous n’avons pas revu JACQUELINE.
A 10h20, continuant notre route en zigzag, nous avons croisé une flottille de patrouilleurs de douze unités, dix patrouilleurs et deux torpilleurs. Par signaux, nous leur avons fait savoir qu’un voilier était attaqué par un sous-marin et avons indiqué l’azimut et la distance à laquelle se trouvait ce voilier. Il ont mis l’aperçu, mais n’ont pas répondu à l’appel TSF et ont continué leur route à l’est.  
Après cela, nous avons continué notre route sans plus rien voir d’anormal ».
 
Le VICTORIA, qui n’était pas armé, avait rempli sa mission en informant la patrouille, mais celle-ci n’a rien pu faire pour sauver le quatre-mâts du sous-marin qui le poursuivait. On ne retrouva jamais la moindre trace de JACQUELINE et de son équipage.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était le sous-marin U 101 du KL Karl KOOPMANN
 
Quelques années plus tard, on sut ce qui était arrivé par le rapport de guerre du lieutenant de vaisseau Koopmann, commandant l’U 101.
En fait, le 25 Septembre une première torpille manqua le JACQUELINE. Le sous-marin dut s’éloigner car des escorteurs approchaient. La brume lui fit perdre le voilier.
Mais à l’aube du 26, il retrouva le JACQUELINE qui poursuivait sa route et plaça une torpille au but.
 
La position donnée du naufrage est 46°21N et 09°44W. JACQUELINE avait donc poursuivi une route ESE.
 
Voici une aquarelle de Marin Marie montrant ce magnifique voilier.
 
http://img175.imageshack.us/img175 [...] rievf1.jpg
 
Cdlt
 
Olivier[/quotemsg]

n°30144
olivier 12
Posté le 02-03-2011 à 16:15:39  profilanswer
 

Bonjour Heaven,
 
L'aquarelle est simplement numérisée à partir d'un ouvrage et je n'ai pas mieux que cette image. (Ce n'est pas un tableau que je possède...)
Vous pouvez la copier en faisant un clic à droite, puis "enregistrer sous".
 
D'autre part, il est inutile de recopier tout le post, car cela encombre le forum.
Pour effacer il suffit de vous identifier, cliquer sur la petite icone "éditer le message", effacer ce qui est en trop (le texte de mon post), puis valider à nouveau.
 
Cordialement


Message édité par olivier 12 le 02-03-2011 à 16:16:32

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olivier
n°30295
Mesmar
Posté le 12-03-2011 à 15:42:41  profilanswer
 

Une autre image du JACQUELINE
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3932/JACQUELINE-armement Borde.jpg


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Philippe RAMONA
 
http://www.messageries-maritimes.org
n°30296
Memgam
Posté le 12-03-2011 à 19:18:28  profilanswer
 

La photo de Jacqueline, présentée par Mesmar, est la même que celle affichée par Olivier 12 pour le début  du sujet. Elle était parue en 1940, dans l'ouvrage du CLC Louis Lacroix, Les derniers cap-horniers français, S.Pacteau, en page 158 avec la légende suivante : "4 mâts Jacqueline sous voiles rentrant sa remorque et traînant son pilote (communiqué par M. Antonin Bordes)".
Dans la présentation d'Olivier 12 et de Mesmar, elle a été recadrée du côté droit, faisant opportunément disparaître le côtre pilote, en remorque et à babord de Jacqueline. Comme c'est un très bon cliché, on le voit souvent ici et là. Au format 23 x 31 cm, le côtre pilote presque invisible dans Randier, Jean, Grands voiliers français, éditions des quatre seigneurs, 1974, page 10, qui l'avait déjà publié en 1966 (Hommes et navires au Cap Horn, Hachette) et de nouveau en 1992 (Phares Carrés, Gallimard) ; ou bien encore, plus récemment, par Brigitte et Yvonnick Le Coat, Cap-horniers français, 1. Mémoire de marins des voiliers de l'armement Bordes, Le chasse-marée . Editions Ouest-France, 2002, p 327.


Message édité par Memgam le 13-03-2011 à 07:15:07
n°30300
Memgam
Posté le 12-03-2011 à 21:47:26  profilanswer
 

Une photo moins connue de Jacqueline, après  avoir "embrassé" de son beaupré une falaise de Cornouailles, en remorque, par une nuit d'août 1907 et de brume d'été.
Basil Lubbock, The nitrate clippers, Brown, Son & Ferguson, 1932.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc0019a981.jpg

n°31532
binicasons
Posté le 17-06-2011 à 10:25:53  profilanswer
 

Voici une photo du futur Capitaine au Long-Cours Joachim Guillou, embarqué comme matelot sur le 4 mats Jacqueline pour son premier voyage au départ de Marseille le 21 mai 1897 et débarqué le 3 mai 1898 à Dunkerque. Joachim Guillou sera réparti aux Capitaine au Long Cours le 28 mai 1899 sous le numéro 24.http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/8411/Joachim Guillou.jpg1..jpg (Portrait de Joachim Guillou réalisé à Hobbart, Tasmanie entre 1900 et 1905.Coll.Famille Guillou,Binic).


Message édité par binicasons le 17-06-2011 à 10:38:07

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Hervé Guillou
n°32579
kerviniou
Posté le 01-11-2011 à 13:45:53  profilanswer
 

Bonjour,
 
Dans le registre des décès de la commune de Penvenan (22) l'acte n° 66  fait également mention du décès de :
BONNIEC () Jean Marie
 
Ce marin du "Jacqueline" est inscrit sur le monument aux morts de cette commune
 
Gildas Savidan


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