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  JOSEPH ROSALIE Goélette de Saint Malo

 

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Auteur Sujet :

JOSEPH ROSALIE Goélette de Saint Malo

n°38370
olivier 12
Posté le 24-10-2013 à 10:21:29  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
JOSEPH ROSALIE
 
Goélette de Saint Malo
82 tx JB  138 tpl
Armateur F. M. RICHARD
 
La perte de JOSEPH ROSALIE
 
La goélette quitte la rade de Paimpol le 16 Janvier 1917 avec un chargement de minerai pour Swansea. La traversée est contrariée par des vents de Nord de force 8 à 9.
 
Le 19 Janvier au matin, à 35 ou 40 milles dans l’WNW des Roches Douvres, un coup de canon est tiré à blanc et l’équipage aperçoit un sous-marin ennemi. Mis en panne. Reçu l’ordre d’embarquer dans le canot du bord. Le sous-marin s’approche alors à 75 m et tire trois coups de canon. Le voilier coule en 5 minutes.
Le sous-marin s’éloigne ensuite en surface vers l’Est à environ 15 nœuds.
 
L’équipage fait route au Sud, mais déhalé par les courants atterrit à Brignogan.
 
Conclusions de l’officier enquêteur
 
Rien d’intéressant dans les témoignages de l’équipage. Le capitaine avait reçu des instructions pour faire la traversée de nuit, mais les vents n’étaient pas favorables et il n’a pas cru devoir attendre qu’ils tournent au Sud.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’UC 21 de l’OL Rheinhold SALTZWEDEL.
 
Cdlt


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olivier
n°38481
Memgam
Posté le 09-11-2013 à 14:36:08  profilanswer
 

Bonjour,
 
Joseph-Rosalie, construit en 1898, 95,91 tjn, 138 tjb, capitaine Roland Le Du, appartenait à l'armement François Richard de Bordeaux. Armé au cabotage à Saint-Malo, 6 hommes d'équipage.  
 
Rapport de mer :
 
Parti de la rade de Paimpol après avoir relaché pour cause de mauvais temps et parti à destination de Swansea, avec un chargement de minerai de fer le 16 janvier par temps calme et variable. Dans la nuit le vent prend au nord est. Louvoyé jusqu'au 18 janvier par même temps et vent variable du nord au nord est, me trouvant au nord des Roches-Douvres pour traverser la Mancche dans la nuit si possible, dans la nuit le vent ayant l'apparence de tourner au nord est et bonne brise.
Dans la nuit, calme et faible brise par moment du nord. Le premier dans la matinée le vent reprend au nord est, bonne brise, quant au petit jour j'entends un coup de canon à l'est. je reconnais un sous-marin allemand probablement qui nous faisait signe de mettre en panne et d'évacuer le bord, manoeuvre que je fais suite et déposer les embarcations pour les mettre à l'eau. Le sous-marin vient se placer à soixante dix mètres de nous environ par notre travers bâbord. Je fais embarquer trois hommes dans le canot munis de tous les agrès, brassières de sauvetage, baril à eau et caisse à biscuits.
J'embarque dans le doris avec deux hommes et je rallie le sous-marin sur l'ordre du commandant qui prend les papiers de bord sauf le journal de bord et le cahier de visite du navire et nous dit d'aller à terre après leur avoir demandé de retourner à bord.
Je rallie le canot pour faire route au sud pendant que le sous-marin coule le navire en dix minutes. Par trois coups de canons tirés dans la coque par le travers des haubans de misaine, le navire pique du nez et disparaît complètement, me trouvant à 35 ou 40 milles ouest nord ouest des Roches-Douvres.
Notre traversée a été très pénible, le vent ayant halé à l'est dans la nuit en fraîchissant et mer démontée avec des grains de grêle et frimas, et nous avons échappé à une mort certaine sans notre canot qui a remorqué le doris à terre avec une vitesse de trois milles à l'heure puis deux en moyenne dans la nuit quand on a pris un ris dans sa voie. Vu le feu de l'île de Batz au sud, vers quatre heures du matin, mais le vent halant au sud est, nous sommes allés atterrir à Brignogan (Finistère) à onze heures du matin, le 20 devant le phare de Pontusval dont la gardienne nous a donné des soins empressés et un café chaud qui nous a fait un grand bien, nous tenant plus debout après avoir passé 26 heures dans les embarcations et trempés des pieds à la tête.
L'équipage a été sublime de courage et d'obéissance et je n'ai qu'à me louer d'eux. Tel est mon rapport que j'affirme sincère et véritable dans tout son contenu.
Fait à Morlaix le 21 au matin, le capitaine de Joseph Rosalie, signé Le Du Roland.
 
Source : René Richard et Jacques Roignant, Les navires des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre 1914-1918, association Bretagne 14-18, 2010.
 
"UC21 du 17 au 29 janvier 1917,
…Il coula encore, conformément au réglement sur les prises :  
Le 19 janvier, la goelette française Joseph Rosalie, 138 tx, le vapeur norvégien Marietta di Giorgio, 989 tx, transportant du sel à Moldoen (Nord Fjord) et le vapeur anglais Tremeadow, 3 652 tx…
 
Source : Arno Spindler, La guerre sous-marine III, d'octobre 1915 à janvier 1917, Payot 1935, page 419.
 
Cordialement.


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