stefbreizh56 a écrit :
Bonjour à tous,
Un petit historique du Kerbihan (source plongée-ange.com) :
Le chalutier à vapeur Ker-Bihan est construit en 1902 à Aberdeen sur les chantiers maritime écossais J.Duthie, Son &Co (annexe des chantiers Russel's) pour le compte de la S.A. des chalutiers de l'ouest basé à Lorient et dirigé par Mr Calle. Il fait partie du premier accord passé avec les chantiers Russel et la S.A. des Chalutiers de l'ouest afin de moderniser la flotte de chalutiers de la pêcherie. En effet , deux autres chalutiers vont suivre, dont l'architecture va être basé sur le même plan, le Ker-Nevel construit en 1906 et le Ker-Yado construit en 1908. L'ironie du sort voudra que le Ker-Yado soit torpillé par l'arrière le 2 mai 1917 au large de l'île d'Yeu (cf fiche épave atlantique).
Le 18 mai 1915, c'est trois chalutiers à vapeur de dernière génération vont être réquisitionné par la marine nationale et affecté à la protection anti sous-marine sur les côtes Atlantique au sein de 4 ème escadrille de dragueur de Gascogne au vue de leurs faibles tirant d'eau. Une partie de ses unités dont fait partie le Ker-Bihan sera envoyée en Méditerranée.
Ce 23 Janvier 1918, le Ker-Bihan appareil à 6 h du vieux port de Marseille avec 20 hommes d'équipage sous les ordres du 1er maître timonier Croc. Il est affecté comme dragueur de mine à la protection de la rade de Marseille. Deux autre navires composent son unité, l'Outarde et la Pioche navire responsable de l'unité sous les ordres du commandant Allot.
6h 35 le TSF du Ker-Bihan reçoit le message suivant: « Le vapeur la Drôme vient de sauter sur une mine avec 58 hommes d'équipage. » immédiatement 4 navires sont envoyés sur zone pour récupérer les survivants, l'Orb, le Jean Grêve, le Francois Nicolas et le Saint Leon. Il reçoit quant à lui l'ordre d'empêcher tous les navires de sortir du port de Marseille.
7h 40, la Pioche rejoint le Ker-Bihan après s'être porté au secourt du vapeur Gallieni (il envoie un SOS à 6h 15), ils ont pour mission de draguer la partie nord du chenal de sécurité.
8h 15, le 1er maître Croc signale à la Pioche qui se trouve sur son bâbord, qu'il vient de couper 2 mines. Alors qu'il se rend sur la zone pour les couler, il heurte une mine sur sa hanche bâbord arrière, l'explosion d'une rare violence l'envoie par le fond en quelques secondes. La Pioche se rend aussitôt sur les lieux du drame, 6 marins surnagent au milieu des restes du navire.
Les observations aériennes faites en ballon démontreront que les mines étaient posées entre 3 et 6 mètres de fond, 18 seront découvertes et coulées dans les deux jours qui suivirent la disparition de la Drôme et du Ker-Bihan soit la totalité des mines posées par le UC 67 ( cf fiche Drôme).
Equipage :
- CROC jean 1 maître timonier inscrit à paimpol 14984 disparu
- LE TREUT jacques 2 maître timonier inscrit à brest 13480 rescapé
- THIREAU étienne 2 mait mécanicien inscrit à brest 17187 disparu
- ROBIAL yves quartier maître fusiliers, disparu
- MADEC jean timonier en permission
- ARZEL jean mécanicien disparu
- DUBOIS louis TSF disparu
- GAUTIER isidore manoeuvre en permission
- LE CORRE guillaume gabier rescapé
- LE MOURROU joseph timonier rescapé
- BOUCHER jean fusiliers rescapé
- BRUNET émilien mécanicien disparu
- PIRIOU françois mécanicien disparu
- GIBLES antoine chauffeur rescapé
- LE GUEN alexis chauffeur disparu
- DREAN pierre sans spécialité disparu
- PLUNIAN jean
rescapé
- SCANVIC joseph
disparu
- MORVAN vincent
disparu
- ADAMI toussaint
disparu
- COLIN françois
disparu
- THOMAS jean
rescapé
Cdt,Stef.
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