Bonjour à tous,
Une altercation aux conséquences tragiques.
● Croiseur Lavoisier – Journal de navigation, n° 9 / 1914 – 21 oct. / 4 nov. 1914 : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », SS Y 319, p. num. 336 (Extrait).
« Le vendredi 30 octobre 1914
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12 h 00 ― Mort violente du matelot sans spécialité Martin Baptiste, 25.723–3. »
● Croiseur Lavoisier – Cahier de correspondance du Commandant – 8 juil. / 31 déc. 1914 –, notes n°s 156 et 157 : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », SS Y 320, p. num. 695 et 696.
« 156 – Coups et blessures ayant entraîné la mort du matelot Martin.
A Monsieur le Vice-Amiral
Commandant en chef de la 2e Escadre légère
Amiral,
Je vous rends compte qu’aujourd’hui, 30 octobre, vers midi 30, les deux matelots sans spécialité Martin et Herrey étant aux sacs dans le faux pont en vinrent aux voies de fait après altercation.
Herrey travaillait à réparer ses effets et tenait en main ses ciseaux. Sans préméditation aucune de sa part, ceux-ci attinrent le cou de Martin et produisirent une plaie de la région carotidienne avec hémorragie abondante. Moins d’un quart d’heure après, et malgré les soins immédiats du Médecin-Major, Martin expirait.
Conformément à vos ordres, le Lavoisier rentre à Brest pour y transporter le corps de la victime. Il retournera sur la ligne aussitôt les formalités accomplies.
J’ai nommé un officier de police judiciaire qui instruit l’affaire et je vous adresserai le plus tôt possible les résultats de son enquête.
Herrey est un excellent sujet de très bonne conduite et de caractère facile. Martin, au contraire, passait pour être brutal et son livret porte une punition grave infligée par le Contre-Amiral, Commandant des Écoles de l’Océan pour avoir frappé un camarade.
Bord, en mer, le 30 octobre.
Signé : de Salins. [Capitaine de frégate]
157 – Coups et blessures ayant entraîné la mort du matelot Martin.
A Monsieur le Vice-Amiral
Commandant en chef de la 2e Escadre légère
Amiral,
Je vous adresse le dossier de l’affaire « Coups et blessures ayant entraîné la mort du matelot Martin ».
Le coup porté par Herrey à Martin a entraîné la mort subite de ce dernier. Néanmoins, ji n’y a aucune préméditation de la part d’Herrey qui n’a agit que par imprudence. Cet homme est un excellent serviteur, docile et doux. Martin, au contraire, avait un caractère violent et a, dans la circonstance, attaqué le premier son camarade.
J’estime que Herrey a droit à toute la bienveillance de la Justice.
Bord, à Brest, le 31 octobre.
Signé : de Salins. [Capitaine de frégate]
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Bien amicalement à vous,
Daniel.
Message édité par Rutilius le 22-12-2011 à 22:56:20