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  CURIE - Sous Marin

 

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Auteur Sujet :

CURIE - Sous Marin

n°3270
Terraillon​ Marc
Posté le 02-03-2008 à 18:28:47  profilanswer
 

Bonjour  
 
Voici une vue du lancement du sous marin CURIE  
 
http://perso.orange.fr/MT06/Curie_xxx_4a.jpg
 
 
A bientot  :hello:


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°3271
Ar Brav
Posté le 02-03-2008 à 18:31:46  profilanswer
 

Bonjour Marc,
 
Ah ! Enfin des images, merci  :) Et bon retour  ;)  
 
Amicalement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 02-03-2008 à 18:32:28

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3291
Ar Brav
Posté le 03-03-2008 à 13:41:27  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
CURIE Sous-marin de haute mer type Brumaire (1913 – 1928)
 
Chantier :  
 
Toulon.  
Commencé : 1907
Mis à flot : 18.07.1912
Terminé : 1913
En service : 18.07.1913
Retiré : 29.03.1928                            
Caractéristiques :  398 t ; 551 t.pl ; 840 cv ; 52,15 x 5,42 m ; 2 moteurs électriques 330 cv ; 2 Diesel de 420 cv puis 2 Diesel autrichiens MAN de 450 cv.
Symbole de coque : CR, C, U 14.
Armement : V TLT de 450 + II TLT de 450 Drzewiecki + I de 75 + II mitrailleuses Saint Etienne.
 
Observations :
 
Q 087
29.10.1906 : ordonné
1906-1909 : Q 87
17.07.1909 : prend le nom de Curie
18.07.1912 : armé pour la première fois
1914 : Bizerte, patrouilles devant Cattaro, blocus en Adriatique
24.12.1914 : pris dans les filets puis coulé lors d’une tentative d’attaque du port austro-hongrois de Pola. Le cdt, LV O’Byrne, le cdt en second EV Chailley tués, les rescapés sont prisonniers des Autrichiens
09.1915 : renfloué par les autrichiens, refondu en sous-marin autrichien, devient le U 14
11.1918 : l'U 14 ex-Curie est à Cattaro
05.11.1918 : le CT Kabyle qui pénètre dans les Bouches le premier, puis les dragueurs français déblayent alors un chemin d'accès. Le 10, le croiseur Waldeck Rousseau, l'anglais Gloucester et l'italien Mirabello entrent dans le port pour y prendre possession au nom des Alliés. Le sous-marin Curie retrouve les couleurs françaises et est remorqué alors sur Corfou
17.11.1918 : à Corfou, il y est armé, sous le commandement du commandant du Volta, par un noyau d'équipage pris dans l'escadrillle de Brindisi. L'Artémis appareille le 30 novembre pour prêter son concours au Curie, principalement en vue du chargement de ses accumulateurs. Les autres sous-marins à l'exception du Volta, indisponible, quittent Brindisi pour Corfou le 5 décembre.  
24.12.1918 : le Curie rentre à Toulon
17.07.1919 : en service dans la Marine française, reprend officiellement le nom de Curie
08.03.1928 : condamné
29.03.1928 : rayé
04.08.1930 : mis en vente
26.11.1930 : vendu à M. Caselli pour 91 113 francs.
 
Sources :  
 
Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, Tome II, 1870-2006, LV Jean-Michel Roche, Imp. Rezotel-Maury Millau, 2005  
http://www.netmarine.net/dico/index.htm
Les Flottes de Combat en 1917, Commandant de Balincourt, Augustin Challamel, 1917    
L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France, Tome III-2, à l’épreuve de la Grande Guerre, Gérard Garier, Marines Editions, 2002  
La guerre navale dans l'Adriatique, CV Thomazi, Payot, 1927
Les marques particulières des navires de guerre français 1900-1950, Jean Guiglini, SHM, 2002  
Répertoire des navires de guerre français, Jacques Vichot, Pierre Boucheix, refondu par Hubert Michéa, AAMM, 2003  
French Warships of World War I, Jean Labayle-Couhat, Ian Allan Ltd, 1974  
Jane’s Fighting Ships 1914, Fred T. Jane, David & Charles Reprints, 1968  
Jane’s Fighting Ships 1919, Fred T. Jane, David & Charles Reprints, 1969
 
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 27-04-2009 à 10:38:35

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3439
GENEAMAR
Posté le 09-03-2008 à 08:37:43  profilanswer
 

[:alain dubois:8]                  M.P.F.
 
O'BYRNE John Joseph Gabriel
 
Né le 20 février 1878 à Rabastens (Tarn) au château de Saint-Géry - Décédé le 21 mars 1917 - inhumé à Rabastens (Tarn).
Entre dans la Marine en 1896, Aspirant le 5 octobre 1899; port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1901 sur le croiseur "FRIANT, Escadre d'Extrême-Orient (Charles ADAM, Cdt). Au 1er janvier 1903, sur le cuirassé "CHARLEMAGNE", Escadre de Méditerranée (Paul CHOCHEPRAT, Cdt). Lieutenant de vaisseau le 11 mars 1910. Le 1er janvier 1911, Commandant le sous-marin "ANGUILLE", Station de TOULON. Le 12 novembre 1912, Commandant le sous-marin "CURIE", 2ème escadrille de la 1ère Armée navale basée à BIZERTE. Le 20 décembre 1914, le submersible sera pris dans les filets et coulé lors d'une tentative d'attaque du port austro-hongrois de POLA (CROATIE). Cet Officier décèdera des suites de ses graves blessures... Le Second, l'Enseigne de vaisseau CHAILLEY, sera également tué. les rescapés seront prisonniers des autrichiens. Chevalier de la Légion d'Honneur.
 
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3261/O%20OBYRNE%201.jpg
 
"Les sous-marins "CURIE" et "SAPHIR" tombés glorieusement au champ d'honneur sont portés à l'ordre du jour de l'armée navale.
 Dans son affliction d'avoir vu succomber d'aussi vaillants serviteurs du pays, le Commandant en chef rappelle à tous combien l'armée doit être fière d'avoir dans ses rangs des Officiers et des équipages capables d'actions aussi héroïques que celles qui ont été accomplies par ces deux valeureux bâtiments dont les noms resteront à jamais gravés dans nos fastes maritimes les plus glorieux.
  Honneur et gloire aux Officiers et aux équipages du "CURIE" et du "SAPHIR". Ils ont bien mérité de la Patrie."

 
 
  Second (du 1er août 1912) : Paul Etienne Pierre CHAILLEY, [b]Enseigne de vaisseau de 1ère classe, né le 6 février 1886 à Paris VIIème (Seine).
  Entre dans la Marine en 1904, port CHERBOURG.
  Aspirant le 5 octobre 1907.
  Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 5 octobre 1909.  
  Déclaré disparu le corps de Paul CHAILLEY, criblé de balles sera retrouvé et inhumé le 2 février 1915 à POLA (Croatie). Cité à l'ordre de l'Armée navale : " A fait preuve du plus grand héroïsme en pénétrant au fond d'un port ennemi malgré la multiplicité des moyens de défense, a lutté avec la plus grande énergie pour échapper à l'ennemi, et a coulé le bâtiment pour éviter qu'il ne tombe entre ses mains."
 
  http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3261/O%20CHAILLEY%20Paul.jpg
 
  Quartier-Maître Timonier LEBON Marie Ange Julien, né le 9 février 1892 à TADEN (Côtes d'Armor).
  Déclaré M.P.F le 21 décembre 1914 à POLA (Croatie) des suites d'une grave blessure à la tête, étant prisonnier de guerre.


Message édité par GENEAMAR le 12-04-2009 à 16:26:26

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Cordialement. Malou
n°3440
GENEAMAR
Posté le 09-03-2008 à 08:49:00  profilanswer
 

:hello: http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3261/N%20CURIE.jpg


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Cordialement. Malou
n°3824
Ar Brav
Posté le 25-03-2008 à 09:03:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le Curie le jour de son lancement :
 
http://img407.imageshack.us/img407/5649/curiedz7.jpg
 
Source :
L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France, Tome III, de Gérard Garier

 
Cordialement,
Franck


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n°3907
Ar Brav
Posté le 28-03-2008 à 04:32:01  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un autre marin du Curie, le second-maître mécanicien Paul Demay :
 
http://img149.imageshack.us/img149/3263/demaycurieuu2.jpg
 
Merci à Christian (Géraud)  :hello:  
 
Cordialement,
Franck


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n°8638
GENEAMAR
Posté le 07-09-2008 à 16:41:02  profilanswer
 

[:alain dubois:8] ...
 
Hormis les victimes citées ci-dessus sans oublier "RADIUM", le chien du bord mort asphyxié; l'équipage était constitué de :  
 
Premier Maître : CHEFNOURY Jean, Patron pilote.
Second Maître : DEMAY Paul, Mécanicien.
Second Maître : LE REST Émile, Électricien.
Second Maître : PAHU Anatole, Torpilleur.
QM : ANDRÉ Eugène, Mécanicien.
QM : BRACHET Émile, Mécanicien.
QM : CALVES François, Torpilleur.
QM : CHAMOND Aimé, Torpilleur.
QM : COULOMB Clément, Torpilleur.
QM : DOMERGUE Léon, Mécanicien.
QM : JONAS Georges, Mécanicien.
QM : LAGET Gabriel, Mécanicien.
QM : LE MELL Raphaël, Électricien.
QM : LE PORT Mathieu, Électricien.
QM : LOHIER Jean, Timonier.
QM : MENUT Joseph, Électricien.
QM : PUYRIGAUD Paul, Mécanicien.
QM : RAULT Joachim, Mécanicien.
QM : SALAÜN Frédéric, Électricien.
QM : THOMAS Pierre, Électricien.
Mt : BUISSON René, Mécanicien.
Mt : CASSAN Noël, Électricien.
Mt : DALMAS Paul, Cuisinier.
Mt : LE CORRE Louis, Électricien.
Mt : PENETTO Charles, Torpilleur.
 
 [:patrice pruniaux1:6]


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Cordialement. Malou
n°10086
olivier 12
Posté le 31-10-2008 à 17:32:33  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le sous-marin CURIE appareillant pour Pola où, ayant accroché un filet, il sera capturé par les Autrichiens.
 
http://img128.imageshack.us/img128/1539/curieaq9.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°10239
olivier 12
Posté le 08-11-2008 à 13:06:56  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Coulé près de la jetée de Pola et renfloué par les Autrichiens, le CURIE a été récupéré après l'armistice.
Le voici photographié le 17 Décembre 1918, arrivant à Corfou et arborant à nouveau le pavillon français.
 
http://img266.imageshack.us/img266/5727/curie1zm1.jpg
 
et le kiosque du sous-marin
 
http://img509.imageshack.us/img509/849/curie2wa6.jpg
 
Cdlt  
 
Olivier


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olivier
n°10511
alain13
Posté le 19-11-2008 à 11:29:43  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
Si l'on compare le Curie du début de la guerre (photo ci-dessous), et le Curie des photos d'Olivier, on constate ce ce n'est plus le même bateau que nous ont rendu les autrichiens à la fin de la guerre ...
Sans doute un Curie super amélioré, avec kiosque et puis bien mieux caréné .
 
Cordialement,
Alain
 
http://img529.imageshack.us/img529/4354/curieus2.jpg
http://img529.imageshack.us/img529/curieus2.jpg/1/w800.png

n°10618
olivier 12
Posté le 25-11-2008 à 18:33:02  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
L'itinéraire du Curie à Pola
 
http://img143.imageshack.us/img143/5171/curiepolawc6.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°13365
olivier 12
Posté le 13-02-2009 à 09:54:23  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un document daté du 17 Janvier 1917 indique que les prisonniers suivants sont au camp de Deutsch-Gabel, en Autriche :
 
CURIE
 
Second maître torpilleur Anatole PAHU
Second maître mécanicien Paul DEMAY
 
FOUCAULT
 
Maître éléctricien Pierre FLOCH
Second maître torpilleur Auguste DROGUET
Second maître électricien Jean FOUR
Second maître timonier Adolphe JEZEQUEL
Second maître mécanicien Ernest LE POITEVIN
 
Les hommes de ces deux sous-marins s'y trouvent avec ceux du FRESNEL et du MONGE.
 
Une lettre accompagne ce document
 
" Je suis heureux de vous dire au sujet de tous ces braves garçons que Monsieur Lagarde, Directeur de la Mission des Marins prisonniers de guerre, nous a remis hier un lot de photographies destinées à leurs familles. Elles les montrent en excellent état. Ils sont par groupes, avec de beaux et bons visages sur lesquels on peut lire leur valeur morale et, j'ajoute, leur santé physique.
Je vais dire à Monsieur Lagarde d'essayer de se procurer des exemplaires de ces groupes. Je vous les enverrai pour que vos hommes des sous-marins de Brindisi reçoivent sous cette forme le sourire de leurs camarades de Deutsch-Gabel.
 
Veuillez agréer, Commandant,.....etc
 
Cdlt


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olivier
n°15714
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 26-04-2009 à 11:17:16  profilanswer
 

   
   Bonjour Franck,
   Bonjour à tous,
 
  Observations : [...]
     24.12.1918 : restitué.

 
   La restitution du Curie par les autrichiens est nécessairement intervenue à une date antérieure à celle du 24 décembre 1918, qui correspond à l'arrivée du sous-marin dans le port de Toulon. Je doute, en effet, que ce bâtiment ait été armé par un équipage autrichien pour effectuer le voyage de Pola à Toulon !
 
 
   Ouest-Éclair – éd. de Rennes  –, n° 7084, Mercredi 25 décembre 1918, p. 1 :
 
                                                    « Le sous-marin Curie à Toulon
 
   TOULON, 24 décembre. ― Le sous-marin Curie qui avait été coulé dans le port de Pola à la suite de l’audacieux exploit qui a marqué dans la guerre navale, avait été renfloué par la marine autrichienne qui l’avait remis en service. L’Autriche, à la suite de l’armistice, a dû rendre le Curie à la France, et le vaillant petit navire, après une escale à Corfou, a effectué une rentrée émouvante en son port de Toulon, escorté par l’Aréthuse et le Coulon.
   Son commandant, le lieutenant de vaisseau O. Byron
[lire : O’Byrne], qui avait été évacué comme grand blessé, est mort, il y a quelque temps, mais plusieurs survivants du Curie ont pu saluer le retour en France de leur bateau. »
 
 
   Le Temps, n° 20.990, Mercredi 25 décembre 1918, p. 4, en rubrique « Sur mer » :
 
                                                           « Le sous-marin Curie à Toulon
                                                         (De notre correspondant particulier)
                                                                                                                     Toulon, 24 décembre.
   Le sous-marin Curie, qui avait été coulé dans le port de Pola après un exploit des plus audacieux et que les autrichiens, qui l’avaient renfloué et remis en service, ont dû nous restituer à l’armistice, vient d’être ramené à Toulon. »

 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 26-04-2009 à 21:39:46
n°15763
Ar Brav
Posté le 27-04-2009 à 06:39:28  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,
 
Je ne connais pas dans le détail la restitution du Curie.
Gérard Garier dans L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France, Tome III-2, à l’épreuve de la Grande Guerre, Marines Editions, 2002, page 135 indique :
 
" Le Curie, qui était devenu le sous-marin autrichien U 14, se trouvait à Cattaro. Il est remorqué à Corfou, et y est armé sous le commandement du commandant du Volta, par un noyau d'équipage pris dans l'escadrillle de Brindisi. L'Artémis appareille le 30 novembre [1918] pour prêter son concours au Curie, principalement en vue du chargement de ses accumulateurs. Les autres sous-marins à l'exception du Volta, indisponible, quittent Brindisi pour Corfou le 5 décembre. Le guidon du Chef de division est rentré le 18 décembre."
 
Sur la même page, une photo du Curie prise à Corfou le 17 décembre 1918 (celle postée par Olivier plus haut).
 
Le Curie est rentré à Toulon le 24 décembre. Question : est-ce qu'un bâtiment de la Marine peut-être officiellement (ou, si on veut - administrativement -) restitué hors du territoire national ou doit-il toucher un port français (en l'occurrence ici celui de la date retenue par JM Roche) ?
 
Bon, le bateau est rentré à la maison, c'est l'essentiel  :)  
 
Bien amicalement et bonne semaine,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°15766
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 27-04-2009 à 08:06:10  profilanswer
 


   Bonjour Franck,
   Bonjour à tous,
 
   Question : est-ce qu'un bâtiment de la Marine peut-être officiellement (ou, si on veut - administrativement -) restitué hors du territoire national ou doit-il toucher un port français (en l'occurrence ici celui de la date retenue par JM Roche) ?
 
   Il m'est avis qu'en droit de la guerre, la restitution du Curie à la France, et donc le transfert de sa garde juridique, sont intervenus à l'instant précis où un « noyau d'équipage » français en a repris possession, cet acte étant matérialisé par le changement de pavillon. Et il importe peu à cet égard qu'un tel « envoi en possession » ait eu lieu en dehors du territoire français, ou, à tout le moins, d'un territoire alors placé sous souveraineté française.
   
   Or, lorsqu'il est entré dans le port de Corfou, le 17 décembre 1918, le Curie arborait à l'évidence les couleurs françaises, ainsi qu'en témoignent les deux photographies prises ledit jour. Il suit de là que, juridiquement, sa restitution à la France est implicitement mais nécessairement intervenue à une date antérieure, en un lieu qui reste néanmoins à déterminer.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 27-04-2009 à 08:09:00
n°15770
Ar Brav
Posté le 27-04-2009 à 10:26:26  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
 
Oui, vous avez probablement raison, je m'étais imaginé je ne sais pourquoi une histoire compliquée (du genre Conseil des prises ou similaire). Concernant Cattaro, c'est le CT Kabyle qui pénètre dans les Bouches le premier le 5 novembre 1918, puis les dragueurs français déblayent alors un chemin d'accès. Le 10, le croiseur Waldeck Rousseau, l'anglais Gloucester et l'italien Mirabello entrent dans le port pour y prendre possession au nom des Alliés.
Je suppose que c'est à partir de ce moment que le sous-marin a été récupéré pour être remorqué à Corfou.
 
Bien amicalement et bonne semaine à vous,
Franck


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n°17749
Ar Brav
Posté le 17-06-2009 à 07:24:45  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Au sujet des marins retenus prisonniers :
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _1.htm#bas
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 1942_1.htm
 
Cordialement,
Franck


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n°18563
Ar Brav
Posté le 08-07-2009 à 04:31:05  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un complément sur le LV Pierre Chailley, Second du Curie (EV1), tiré du Livre d'Or de l'Ecole St Charles de St Brieuc, grâce à un envoi de Christian Labellie (Géraud).    
 
PIERRE CHAILLEY
Lieutenant de vaisseau, Commandant en second du Curie
Chevalier de la Légion d'honneur,
†  25 Décembre 1914. Pola (Mer Adriatique).
 
http://images3.hiboox.com/images/2809/dad909fad077df7b80146a827c4ca90f.jpg
 
Né à Paris le 6 février 1886, fit ses études au Collège Stanislas (1895-1898), entra à Saint-Charles au Cours de Marine en 1902, et à l'Ecole Navale en 1904.
Fils d'un colonel d'artillerie, Pierre Chailley s'est immortalisé dans l'épisode à jamais mémorable du sous-marin Curie en rade de Pola.
 
C'est une histoire fantastique : Ayant appris que les plus gros navires de la flotte austro-hongroise étaient réunis à Pola, son commandant résolut de les attaquer au mouillage : projet téméraire qu'il faillit cependant réaliser.
Les abords de Pola ne sont pas élevés; la rade est divisée en deux parties par des îles ainsi que le port intérieur ; d'où grande facilité d'en barrer les passes et difficulté d'y pénétrer pour un sous-marin. Malgré tous ces obstacles, le commandant du Curie n'hésita pas, et le 25 décembre 1914, il plongea avec son bateau et s'engagea dans les passes. Quand il fut dans la rade, la chance parut le favoriser : un destroyer autrichien, faisant route vers le port lui servit de pilote. Bientôt à la faveur d'un coup de périscope, il apercevait les hautes cheminées et les mâts des cuirassés ennemis. L'expédition semblait sur le point de réussir.  
Hélas ! au moment d'atteindre le but, le Curie se sent pris dans les mailles d'acier d'un filet. Pendant des heures, il lutte pour se dégager, manœuvre rendue encore plus difficile par la nécessité de ne pas faire de remous qui pourraient le signaler. Soudain les lampes s'éteignent, les accumulateurs sont épuisés. C'est la fin. Alors le commandant se décide à revenir à la surface pour sauver son équipage d'une mort inutile. L'infortuné bateau portant sur son pont une partie du filet arraché du fond, émerge au milieu de l'escadre ennemie. Il y avait ce jour-là grande fête : l'amiral autrichien recevait. Sur les navires et les quais de l'arsenal, des femmes en grande toilette, des officiers en grande tenue dansaient gaiment. On juge de l'émoi que l'apparition du sous-marin français jeta parmi cette foule. Les canons hâtivement pointés, envoient leurs projectiles dans toutes les directions, mais leur tir se fait plus précis, le Curie est mitraillé à bout portant : le commandant est grièvement blessé, le second Pierre Chailley, est tué.
Les hommes se jettent à la nier au commandement de leur chef ; ils l'entraînent avec eux et l'entourent aussitôt qu'ils ont mis pied à terre. L'équipage a un air farouche, impressionnant. Les hommes harassés de fatigue mais fiers du devoir noblement accompli, ont une attitude si belle que les bravos éclatent et que les assistants remplis d'admiration acclament cette poignée de héros.
Renfloué par les Autrichiens, le Curie revint à Toulon après l'armistice.
 
Citation du Sous-Marin
 
Est tombé au Champ d'honneur à l'intérieur d'un port ennemi, alors qu'il touchait à son but et avait surmonté toutes les difficultés pour accomplir une mission périlleuse. Coulé par son équipage pour l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi.
 
Citation (Légion d'honneur, 4 juin 1919.)
 
Enseigne de vaisseau de 1ère classe du Curie, a fait preuve du plus grand héroïsme en pénétrant au fond d'un port ennemi malgré la multiplicité des moyens de défense, a lutté avec la plus grande énergie pour échapper à l'ennemi.
 
Un des sous-marins de la Ière section de la marine de guerre porte le nom de Pierre-Chailley.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 08-07-2009 à 04:34:08

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n°20209
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 31-08-2009 à 13:13:31  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   ■ Le retour des rescapés du sous-marin Curie.  
 
    ● L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes – n° 7053, Vendredi 23 novembre 1918, p. 2 :    
 
                                       « Le retour des rescapés du Foucault, du Fresnel, du Curie et du Monge
 
   TOULON, 22 novembre. ― Les rescapés des sous-marins Foucault, Fresnel, Curie et Monge, qui avaient été internés en Autriche, sont arrivés à Toulon.
   Ces marins quittèrent l’Autriche le jour même de l’armistice. Ils avaient été internés au camp de Deutsch-Gobel, en Bohême. »

   ____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 31-08-2009 à 13:52:32
n°20926
COMARGOUX
Posté le 30-09-2009 à 18:49:14  profilanswer
 

Bonjour,
permettez moi d'ajouter mon grain de sel pour vous donner une information complémentaire concernant le SM Curie.
Le 1er février 1924 eut lieu à Toulon une cérémonie en l'honneur du SM Curie et de son équipage, en présence de la veuve du LV O'Byrne et de ses enfants.
Participaient à cette cérémonie, une délégation de marins italiens venue à bord du torpilleur Medici, et le sous-marin O'Byrne.
Madame O'Byrne y reçut, pour son mari, la Médaille de la Valeur Militaire italienne.
Cordialement.
Olivier
 
PS Je vous aurais bien mis quelques photos de cette cérémonie, mais je n'ai pas été fichu de trouver le mode d'emploi pour les insérer...

n°20927
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 30-09-2009 à 23:09:46  profilanswer
 

Bonsoir Olivier
Voir réponse en MP
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°20936
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 01-10-2009 à 12:34:41  profilanswer
 


   Bonjour Olivier & Olivier,  
   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Le retour à Toulon des souvenirs du Curie, le 1er février 1924.
 
 
     ● Le Figaro, n° 32, Vendredi 1er février 1924, p. 2 :
 
                                                                                « Les reliques du Curie
 
   TOULON, 31 janvier. ― Le contre torpilleur italien le Medici, sous les ordres du commandant Pardo, est arrivé, ce matin, sur rade. Sur le quai Cronstadt, la foule a fait le meilleur accueil au navire envoyé en France pour remettre à la marine française tous les souvenirs du sous-marin français qui a coulé pendant la guerre dans le port de Pola.
   M. Paul Burdese, ministre plénipotentiaire d’Italie, exerçant les fonctions de consul général pour Toulon et le département du Var, était sur le quai avec les délégations de sociétés italiennes et franco-italiennes. Aussitôt après l’accostage, il est monté à bord pour saluer les officiers, les matelots et le commandant du Medici.
   M. Paul Burdese a souhaité la bienvenue au commandant Pardo et à l’état-major et leur a fait connaître le programme des réceptions dont ils seront l’objet durant leur séjour à Toulon. La remise officielle des souvenirs du Curie aux représentants de la marine française et aux familles de l’ancien équipage aura lieu demain à dix heures et demie.
   Le commandant Pardo, très sensible à l’accueil qui lui a été préparé ainsi qu’à ses hommes, a remercié chaleureusement et a commencé ensuite les visites protocolaires à diverses autorités. »

 
   
    ● Le Temps, n° 22.822, Samedi 2 février 1924, p. 2, en rubrique « Marine » :
 
 
   « LES SOUVENIRS DU CURIE. ― Les fêtes franco-italiennes, célébrées à Toulon aujourd’hui à l’occasion de la remise des souvenirs du sous-marin Curie à son commandant et à son équipage, et d’une médaille d’or offerte par le roi d’Italie à la veuve du commandant O’Byrne, fait prisonnier par les Autrichiens au moment où il essayait de franchir les barrages de l’entrée de Pola, le 20 décembre 1914, et mort en captivité, ont commencé hier par une réception au Centre naval de Toulon, offerte par l’amiral Fatou, commandant en chef des frontières maritimes de la France. Y assistaient :
   Les officiers du torpilleur de la marine royale italienne Medici ; M. Burdese, consul d’Italie à Toulon ; le capitaine de frégate Gabetti, attaché naval d’Italie à Paris ; le vice-amiral Lanxade, préfet maritime de Toulon, et un grand nombre d’officiers de l’escadre de la Méditerranée.
   L’amiral Fatou a, dans une allocution, célébrée l’amitié franco-italienne, évoqué la camaraderie qui unit les deux marines et les attentions touchantes prodiguées par les marins italiens à leurs camarades français au moment de la catastrophe du Dixmude. »

 
 
    ● Le Figaro, n° 33, Samedi 2 février 1924, p. 2, en rubrique « Dernière heure » :
 
 
                                                                « Le retour à Toulon des reliques du Curie
 
  TOULON, 1er février. ―  C’est par un temps radieux que s’est déroulée, ce matin, sur le port, la cérémonie de la remise des reliques du sous-marins Curie, transportées de l’arsenal de Pola à Toulon par le torpilleur italien Medici.
   Tous les navires présents à la Vielle-Darse, où était amarré le bâtiment italien, encadré par les sous-marins O’Byrne et Curie, étaient pavoisés, ainsi que les unités de l’escadre venues à Toulon pour donner de l’éclat à la fête franco-italienne.
   A 10 h. 30, quand les vices-amiraux Fatou, Lanxade et Dumesnil, suivis de M. Claude, maire ; Gozzi, sous-préfet ; le consul d’Italie, l’attaché naval italien et les officiers généraux arrivèrent sur le quai, ils y trouvèrent une foule très dense et très émue. La
Marseillaise fut jouée, les troupes rendirent les honneurs. On remarquait les familles des morts du Curie, les survivants de l’équipage et les délégations des sociétés italiennes.
   Après avoir effectué la remise des souvenirs à bord du Curie, le commandannt Gabetti prononça un discours et remis la médaille d’or
Ad Valorem, décernée par le roi d’Italie à Mme O’Byrne, veuve du valeureux commandant. Puis M. Burdese, consul d’Italie ; l’amiral Fatou prononcèrent les allocutions patriotiques. Les autorités saluèrent les familles des disparus du Curie, la délégation et le détachement italiens et s’arrêtèrent à l’arrière du Medici, à bord duquel remontèrent les officiers italiens.
   Cette cérémonie, simple mais émouvante, se termina au milieu de l’enthousiasme de la foule.
 
 
                                                                                 ― ― ― 00000 ― ― ―
     
                                                                            Sympathies franco-italiennes
 
    Le président du Conseil a chargé l’ambassadeur de France à Rome d’exprimer au roi d’Italie les remerciements de M. Raiberti et de la marine française pour la touchante pensée que Sa Majesté a eue de faire remettre à la veuve du lieutenant de vaisseau O’Byrne, commandant du sous-marin Curie, la médaille d’or italienne
ad valorem. [...] »
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 01-10-2009 à 12:34:58
n°20946
COMARGOUX
Posté le 01-10-2009 à 21:08:33  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
voici donc, grâce aux indications aimablement fournies, quelques photos de cette cérémonie :
 
Sur le carré du port de Toulon, on reconnaît de gauche à droite le SM O'BYRNE, le torpilleur italien MEDICI et le SM CURIE
http://img194.imageshack.us/img194/4898/copiedesmcurie4toulonle.jpg
 
Le Préfet maritime prononçant son discours devant les autorités militaires franco-italiennes
Sur la table recouverte du drapeau tricolore, ce que je pense être un morceau du filet auquel le SM Curie doit sa perte
http://img25.imageshack.us/img25/9246/copiedesmcurie6toulon1e.jpg
 
Des marins apportent les "reliques" à bord du SM Curie.
J'ignore quel est ce yacht à tribord du Curie. Français ou italien ???
http://img514.imageshack.us/img514/7155/copiedesmcurie12toulon1.jpg
 
Le sous-marin O'Byrne appareille après la cérémonie. Le SM Curie a déjà quitté les lieux. Le trorpilleur Medici s'apprête à en faire autant.
http://img402.imageshack.us/img402/1015/copiedesmcurie15toulon1.jpg
 
Cordialement
Olivier

n°20947
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-10-2009 à 22:42:15  profilanswer
 

Merci Olivier
Superbes photos d'une grande valeur affective.
Cordialement
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°24362
gildelan
Posté le 05-03-2010 à 21:54:07  profilanswer
 

Bonsoir,  
Un document pré-mortel du Commandant sur la perte du sous-marin et du PM CHEFNOURY, rescapé.
Cordialement
Gilbert.
 
Copie des notes du Commandant O’BYRNE sur les évènements qui ont précédé la perte du sous-marin CURIE suivies des notes du premier-maître patron-pilote CHEFNOURY sur ces évènements (extraits).
 
Le 15 décembre (1914) au matin, j’ai pris les ordres de l’Amiral commandant en chef qui peuvent se résumer à ceci :
« Attaquer toute force navale ennemie dans les parages de Pola. Ne tenter de rentrer dans ce port qu’une fois s’être assuré qu’aucun navire de guerre ne se trouvait dans la baie de Fasana ».
 
Le 15 et le 16 décembre, le CURIE a fait son plein de combustible, pris des vivres pour 10 jours, débarqué plus d’une tonne de matériel non indispensable, fait une plongée d’essai. Malgré le poids enlevé dans sa quille pour compenser l’augmentation du poids dû aux gardes de gouvernails et le matériel débarqué, le CURIE était beaucoup trop lourd.
 
J’attribue ce fait, en partie au poids des gardes supérieures au …, en partie à des sources sous-marines dans le voisinage de Platéali, centre des sous-marins à cette époque. La densité n’était cependant pas à la surface inférieure à celle trouvée dans l’Adriatique.
 
Vers 4 heures de l’après-midi, le 16, pris la remorque du JULES MICHELET. Navigation bonne, très beau temps. Il serait bon, dans le cas de remorquage de durée d’avoir 400 mètres de remorque allongée jusqu’à 600 en cas de mauvais temps.
 
Le 18, vers 2 heures du matin, à environ 20 milles au-delà de l’ile Pelagosa, largué la remorque et fait route pour se rapprocher des iles Dalmates, de façon à rectifier le point dans l’après-midi avant de se rapprocher de la pointe sud de l’Istrie. Temps légèrement brumeux, mais beau, mer belle. Toutes les dispositions étaient prises pour une plongée rapide. Tous les hommes en bas, à leur poste, seul le veilleur et moi sur le pont. Tous les ballasts pleins sauf les centraux.
 
En se rapprochant de la côte sud de l’Istrie, rencontré dans l’obscurité plusieurs bâtiments sans feux, à allure rapide, probablement des contre-torpilleurs.
 
Vers 9 heures du soir, à 3 ou 4 milles de la pointe sud, incliné la route vers l’Ouest pour aller stationner à 15 milles environ dans le sud de Pola. Nuit très obscure sans lune. Dans le trajet, rencontré un contre-torpilleur très proche, plongé très rapidement. Toutes les dispositions étant prises à l’avance et en particulier les ballasts pleins, la disparition du CURIE a été extrêmement rapide. J’ai eu cependant l’impression, au moment où le kiosque non encore tout à fait immergé faisait un fort remous, que le contre-torpilleur à 50 mètres tout au plus du CURIE, diminuait de vitesse. Je note l’impression de la diminution de vitesse du contre-torpilleur sans en tirer de conclusion ; je le rapprocherai d’un autre fait survenu quelques heures plus tard. Ce contre-torpilleur n’a cependant montré aucun signe d’hostilité, aucun éclairage par projecteur, aucun coup de canon. A-t-il eu l’impression d’un sous-marin s’immergeant ?
 
Stationné pendant quelques heures à 15 milles au sud de Pola en chargeant les accumulateurs. Remis en route à 3 heures du matin (le 19) vers le Nord. Peu de temps après, plongé pour un bâtiment sans feux à vapeur, paraissant être un contre-torpilleur. Remonté en surface une demi-heure après et continué la route.
 
Entre 5 heures et demie et 6 heures (le 19), le jour ne paraissant pas encore à cause des nuages, aperçu un contre-torpilleur à trois cheminées à petite distance ; plongé une demi-heure en continuant la route. Vers 7 heures du matin, temps clair du côté de l’Italie, brumeux du côté de la terre, fait route vers l’Est.
 
Vers 8 heures, j’ai pu me situer à environ 4 à 5 milles de Pola. Vers le même moment, un cuirassé, que je crois pouvoir affirmer être du type « Radetwky » rentrait à Pola. Ce cuirassé rentrait-il à Pola averti par le contre-torpilleur rencontré la nuit ? En notant la coïncidence des deux faits, j’ai cru au début que, aperçu la veille au soir, j’avais été signalé à Pola et que les cuirassés aussitôt leurs feux allumés étaient rentrés à Pola. A la réflexion, je ne le crois pas. Nous étions un samedi veille de la semaine de Noël ; il est plausible de croire que les Autrichiens aient ramené de Fasana ce jour-là leurs bâtiments pour fêter Noël, fête particulièrement aimée des Autrichiens.
 
J’ai circulé ce jour-là et le lendemain dans le voisinage immédiat de la jetée de Pola sans constater aucune surveillance particulièrement active.
 
Vers 9h30, passé à environ 200 mètres de la pointe… Rencontré à courte distance deux contre-torpilleurs sortant de Pola. Fait à toute petite distance de la terre le tour de la rade extérieure de Pola, de façon à me présenter … du port. Il m’a été impossible, en passant à la hauteur de la passe intérieure de Fasana (petite passe Sud), de voir si quelque cuirassé s’y trouvait.
 
Après avoir dépassé d’une centaine de mètres le prolongement de la jetée, fait tête sur le barrage dont je supposais l’existence par un plan à main levée fourni par l’Etat-Major, mais auquel celui-ci n’attribuait pas une grande exactitude.
 
Cependant je dois dire, dans le cas où l’on se servirait de même service d’espionnage, que les autorités autrichiennes ayant découvert, après le relevage du CURIE ce document (non officiel), le seul qui n’ait pas été détruit come je l’expliquerai plus tard, ont paru extrêmement ennuyés de l’exactitude de ce document. Les constatations au sujet de nos mines personnelles me confirment dans la même idée.
 
J’ai viré de bord, longé le barrage à moins de 10 mètres de la jetée. Je crois pouvoir affirmer d’une façon absolue qu’aucune passe n’existait de ce côté. Du côté de la terre, au contraire, une série de canots à vapeur, 3 au moins, semblaient travailler au barrage. J’ai tout lieu de croire que ces canots étaient en train de refermer la passe ouverte pour le passage des cuirassés aperçus 2 heures avant.
 
Ayant reçu l’ordre de ne pas entrer à Pola avant de m’être assuré que la rade de Fasana était vide, j’ai fait route pour cette rade en restant à l’intérieur de la ligne de torpilles portées sur mon plan.
 
J’ai constaté dans ce trajet que des mouilleurs de mines (vapeurs et grosses chaloupes) travaillaient dans la zone indiquée par le plan.
 
Dans la baie de Fasana, un gros remorqueur. Sorti de la baie à la nuit tombante et aussitôt éloigné de terre. Monté en surface pour se porter, tout en chargeant rapidement, avec un moteur à 20 milles environ à l’ouest de Pola. De nombreux contre-torpilleurs circulaient en éclairant avec leurs projecteurs. Pendant un certain temps, j’ai été accompagné par trois contre-torpilleurs, un de chaque bord et un derrière éclairant sans cesse et en apparence avec persistance le CURIE.
 
Ces contre-torpilleurs n’ayant montré aucune hostilité, je crois pouvoir conclure que le CURIE n’a pas été aperçu.
 
A 20 milles de Pola (nuit du 19 au 20) stationné sur une gueuse dont l’orin tenu par un homme pouvait être rapidement abandonné. Terminé la charge.
 
Vers 3 heures du matin (le 20) fait route sur Pola, plongé une fois pour un contre-torpilleur à trois cheminées. Atterri en plongée au Sud de … Fait route en longeant la côte sur Pola, à l’intérieur des lignes de torpilles. Comme la veille, des mouilleurs de mines étaient en train de travailler. Aperçu un contre-torpilleur faisant route vers le Nord.
 
Etant à peu près certain que la passe des contre-torpilleurs n’était pas du côté de la jetée, mais bien du côté de la terre, craignant en outre qu’une attente de surveillance ne me donne le secret de cette passe trop tard dans la soirée pour entrer, étant dans ce cas obligé de quitter les eaux de Pola pour rallier d’après les ordres reçus, j’avais deux solutions à adopter : ou me lancer un peu aveuglément à toucher le long de la terre à la recherche de cette passe au risque de rencontrer à cette distance un caillou non marqué sur la carte et de sombrer immédiatement (un contre-torpilleur veut une passe de 4 m de profondeur, un sous-marin comme le CURIE plus de 10m50) ou bien traverser le barrage.
 
La passe devait faire un angle assez brusque au nord de la jetée. L’apparence du barrage me faisait supposer que, non seulement la manœuvre devait être possible, mais encore facile. C’est cette solution que j’ai adoptée. Pendant que le CURIE se débattait pour se dégager, j’ai pu me rendre compte de l’exactitude de mes prévisions. Voici en effet la structure du barrage. Au fond de l’eau, une grosse chaine ou filière. A la surface, filière moyenne portée par des flotteurs (bouées rondes enfilées et espars amarrés longitudinalement) réunissant les deux des petites filières de 10 mm environ de diamètre, espacées de 2 ou 3 mètres. La hauteur de l’eau est d’environ 40 mètres, les filières intermédiaires n’étaient pas raidies.  
 
Le premier barrage a été passé vers 11h30 sans le moindre incident. A peine a-t-on perçu un très léger grattage sur la coque. Nous étions à petite vitesse. L’homme de barre qui mettait son point d’honneur à tenir l’immersion d’une façon impeccable, pour corriger rapidement une erreur de 20 cm au maximum qui ne lui était pas coutumière, a mis de la barre. La vitesse étant petite, l’angle de barre a été assez fort, 10 ou 15° probablement. La malchance a voulu que le centre passe au même instant le long des filières. L’une d’elles, comme le montre le plan du début du rapport, trouvant un passage libre entre la garde et le gouvernail, s’est introduite le long de la coque, à toucher la mèche.
 
Je me suis rendu compte de ce détail en regardant par les hublots du kiosque. C’était le gouvernail bâbord milieu. Le gouvernail tribord milieu n’était pas engagé. Quoique du fait de l’écartement des filières (2 à 3 mètres) on puisse supposer que la filière tribord ait fait un certain effort sur la garde et le gouvernail (largeur du sous-marin : 6,50 m) on peut conclure que l’angle de barre mis était l’angle critique et qu’une légère différence de construction des gardes a permis qu’un côté soit engagé et non l’autre…
 
 
Notes personnelles du premier-maître CHEFNOURY, patron du sous-marin CURIE, sur la suite des évènements qui ont amené la perte de ce sous-marin et la prise de son équipage
 
En manœuvrant  pour faire dégager le gouvernail que jugeait pris le Commandant, un fort craquement entendu par les hommes de l’AR fit présumer que la filière-garde, placée à Malte pour préserver la cage du gouvernail, était cassée ou désemparée de ses attaches. Un peu plus tard, l’hélice bâbord était prise.
 
Avec un complet sang-froid, toutes sortes de manœuvres furent ordonnées et exécutées dans le plus parfait silence, comme à l’exercice : changements d’immersion, pointes différentes, souvent excessives, en transportant du matériel d’un bout à l’autre du sous-marin, variations de vitesse, etc. L’une de nos pointes dépasse 30°. C’est à peine si quelques accoreurs de la batterie craquèrent, l’épontillage ne bougea pas. Les moteurs électriques donnèrent un rendement que l’on n’aurait pas osé leur demander même en essais.
 
Je dois dire hautement que, dans cette période d’acharnement à nous dégager, à aucun moment il ne se fit entendre à bord aucune plainte, aucune parole d’angoisse.
 
Par une de nos pointes où notre étrave sortit de l’eau, les Autrichiens s’aperçurent de notre présence dans leur port. Ils tirèrent quelques coups de feu entendus de l’intérieur, mais qui n’atteignirent pas la coque sous-marine. Un peu plus tard, ils déversèrent sur le CURIE des chaînes et des ferrailles.
 
Au bout de 5 heures de manœuvre infructueuses, le Commandant fit prendre une dernière fois les densités et la pression restante aux accumulateurs d’air. Nos ressources étaient épuisées. Se laissant reposer sur le fond (40 mètres), le Commandant ordonna de détruire tous les documents secrets et confidentiels. L’A .T.R. ainsi que sa jumelle furent mis en miettes, les papiers brûlés, puis il décida de tenter de sauver l’équipage en ordonnant les dispositions pour que le bâtiment ne tombe pas entre les mains des Autrichiens.
 
En raison de la première hostilité marquée par l’ennemi lors de notre apparition, il était à présumer que cette hostilité se marquerait encore plus fort lorsque nous ferions surface.
 
Garder les prises d’eau ouvertes était la première intention du Commandant, persuadé que les obus nous feraient des purges mais, pour plus de sûreté, il ordonna qu’on ouvrirait également la vanne du drain au poste central ou davantage, selon les évènements qui nous auraient attendus et pour laisser le moins de temps possible l’équipage dans le sous-marin.
 
Une bouée de sauvetage fut délivrée à chaque homme. On doit à cette précaution de n’avoir pas eu de noyés, quelques hommes ne sachant pas nager.
 
« Chassez partout, les prises d’eau resteront ouvertes… ».
 
Chassé partout bâbord, puis l’AR seulement, pour corriger la pointe que nous prenions.
 
Sitôt en surface, la mitraille fait rage. Le kiosque est atteint plusieurs fois, le panneau Diésel déformé.
 
« Ouvrez les panneaux et évacuez ».
 
Les panneaux AV et AR s’ouvrent aisément et l’équipage évacue par ces deux panneaux.
 
Un obus éclate dans le poste central. Je crois d’abord le Commandant blessé. C’est seulement sur le pont qu’il devait être atteint d’un éclat d’obus à l’épaule gauche.  
 
Le bord vide du personnel, j’ouvre sous les yeux du Commandant la vanne de drain du poste central, l’eau rente à flots, puis je monte par le kiosque pendant que le Commandant monte par le panneau AV. Le sous-marin s’enfonçait déjà.
 
Debout et fier sur le pont AV, le Commandant dit un dernier adieu à ses hommes : « Courage mes enfants, c’est pour la France… » et le glorieux CURIE s’enfonçait sous ses pieds normalement, comme pour une plongée d’exercice.
 
Le feu des Autrichiens cesse. Leurs embarcations recueillirent l’équipage qui fut distribué sur divers bâtiments.
 
L’officier en second (Enseigne de Vaisseau CHAILLEY) a dû être tué à la mer et entraîné ensuite par le barrage auquel il s’était appuyé.
 
Le quartier-maître LEBON était atteint à la nuque par un projectile. Il mourait à l’hôpital quelques heures plus tard.
 
Le second-maître électricien LE REST avait la jambe gauche traversée par une balle.
 
Le second-maître mécanicien DEMAY, une blessure légère sur le haut de la tête.
 
Le quartier-maître T.S.F. CASSAN, blessure au pied. L’éclat d’obus lui restait à l’extrémité du soulier.
 
Le quartier-maître SALAUN, blessure légère à une jambe.
 
Toutes ces blessures ont été reçues dans l’eau
Signé : CHEFNOURY  
 
(source : livre d'or de la Marine - guerre 14/18)


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Excès de peur enhardit.
n°29376
geralda
Posté le 06-01-2011 à 19:20:38  profilanswer
 

Bonsoir,
Mon oncle Paul DALMAS, cuisinier, né en 1891, a été sous-marinier durant la Guerre 14-18. Décoré de la Médaille Militaire. Il a vécu des faits semblables à ceux du sous-marin CURIE. Sans plus de précision, comment être certain que cet oncle et bien celui figurant sur la liste de l'équipage que vous avez bien voulu nous communiquer.
Avec tous mes remerciements.
Gérald.  
 
 
 
 

GENEAMAR a écrit :

[:alain dubois:8] ...
 
Hormis les victimes citées ci-dessus sans oublier "RADIUM", le chien du bord mort asphyxié; l'équipage était constitué de :  
 
Premier Maître : CHEFNOURY Jean, Patron pilote.
Second Maître : DEMAY Paul, Mécanicien.
Second Maître : LE REST Émile, Électricien.
Second Maître : PAHU Anatole, Torpilleur.
QM : ANDRÉ Eugène, Mécanicien.
QM : BRACHET Émile, Mécanicien.
QM : CALVES François, Torpilleur.
QM : CHAMOND Aimé, Torpilleur.
QM : COULOMB Clément, Torpilleur.
QM : DOMERGUE Léon, Mécanicien.
QM : JONAS Georges, Mécanicien.
QM : LAGET Gabriel, Mécanicien.
QM : LE MELL Raphaël, Électricien.
QM : LE PORT Mathieu, Électricien.
QM : LOHIER Jean, Timonier.
QM : MENUT Joseph, Électricien.
QM : PUYRIGAUD Paul, Mécanicien.
QM : RAULT Joachim, Mécanicien.
QM : SALAÜN Frédéric, Électricien.
QM : THOMAS Pierre, Électricien.
Mt : BUISSON René, Mécanicien.
Mt : CASSAN Noël, Électricien.
Mt : DALMAS Paul, Cuisinier.
Mt : LE CORRE Louis, Électricien.
Mt : PENETTO Charles, Torpilleur.
 
 [:patrice pruniaux1:6]


n°29377
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-01-2011 à 20:07:16  profilanswer
 


   Bonsoir,
 
   net marine : « Les héros maritimes français de la première guerre mondiale ».  
 
   ― DALMAS Paul, Matelot cuisinier, Sous-marin Curie, Matricule n° 51.769.
 
   Citation :
 
   « A fait preuve du plus grand héroïsme en pénétrant au fond d'un port ennemi malgré la multiplicité des moyens de défense, a lutté avec la plus grande énergie pour échapper à l’ennemi, et a coulé le bâtiment pour éviter qu’il ne tombe entre ses mains. » (Déc. 1914)


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°30332
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-03-2011 à 16:26:53  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
                                                                 
                                                                Le Curie à Corfou avant son retour à Toulon (1918)  
 
                                                          Photographie prise par médecin major Le Maître, du Tourville,
                                                                    et publiée dans L’Illustration du 28 octobre 1918

 
 
                                               http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/CURIE---Sous-marin.-V-1..gif  
 
                                                       Ministère de la Culture – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine
                                                                                            Tirage  n° OR160528
 
  _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 14-03-2011 à 16:29:36
n°31243
LE CORRE P​atrick
petit fils du matelot LE CORRE
Posté le 20-05-2011 à 10:41:50  profilanswer
 

Bonjours à tous. je m'appelles Le Corre Patrick et , je suis le petit fils de Le Corre Louis Eugéne, matelot electricien à bord du sous marin Curie, sabordé pae son équipage pour que le bateau ne tombe pas aux mains de l'énnemie. J'ai en ma possésion, le recit de l'odyssée du sous marin ecrit par mon G Pére ainsi que la photo de plusieurs marins, dont mon G Pére, en captivité à Deutsch-Gabel. merci de m'informer, comment je puis vous communiquer ces documents
Cordialement.
Le Corre Patrick


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LE CORRE Patrick
n°31248
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 20-05-2011 à 23:34:58  profilanswer
 

Bonsoir Patrick
Merci pour cette intéressante proposition.
Le meilleur moyen serait de poster ce récit dans ce fil de discussion ainsi que les photos afin que tout le monde puisse en profiter. Si besoin d'aide, contectez-moi en message privé.
Cordialement
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°31566
LE CORRE P​atrick
petit fils du matelot LE CORRE
Posté le 20-06-2011 à 11:57:06  profilanswer
 

Bonjours à tous,
voici une photo de prisonnier du sous marin Curie et d'autre batiments au camp  de Deusch Gabel. au centre appyé à l'arbre, mon G Pére le Mt Le Corre Louis


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LE CORRE Patrick
n°31567
LE CORRE P​atrick
petit fils du matelot LE CORRE
Posté le 20-06-2011 à 12:01:08  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9149/Numériser0032.jpg1..jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9149/Numériser0032.jpg1..jpg


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LE CORRE Patrick
n°31568
LE CORRE P​atrick
petit fils du matelot LE CORRE
Posté le 20-06-2011 à 12:02:00  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9149/Numériser0021.jpg2..jpg


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LE CORRE Patrick
n°31569
LE CORRE P​atrick
petit fils du matelot LE CORRE
Posté le 20-06-2011 à 12:16:41  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9149/Numeriser0049.jpg


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LE CORRE Patrick
n°31755
claudebis
Posté le 15-07-2011 à 19:20:39  profilanswer
 

GENEAMAR a écrit :

[:alain dubois:8] ...
 
Hormis les victimes citées ci-dessus sans oublier "RADIUM", le chien du bord mort asphyxié; l'équipage était constitué de :  
 
Premier Maître : CHEFNOURY Jean, Patron pilote.
Second Maître : DEMAY Paul, Mécanicien.
Second Maître : LE REST Émile, Électricien.
Second Maître : PAHU Anatole, Torpilleur.
QM : ANDRÉ Eugène, Mécanicien.
QM : BRACHET Émile, Mécanicien.
QM : CALVES François, Torpilleur.
QM : CHAMOND Aimé, Torpilleur.
QM : COULOMB Clément, Torpilleur.
QM : DOMERGUE Léon, Mécanicien.
QM : JONAS Georges, Mécanicien.
QM : LAGET Gabriel, Mécanicien.
QM : LE MELL Raphaël, Électricien.
QM : LE PORT Mathieu, Électricien.
QM : LOHIER Jean, Timonier.
QM : MENUT Joseph, Électricien.
QM : PUYRIGAUD Paul, Mécanicien.
QM : RAULT Joachim, Mécanicien.
QM : SALAÜN Frédéric, Électricien.
QM : THOMAS Pierre, Électricien.
Mt : BUISSON René, Mécanicien.
Mt : CASSAN Noël, Électricien.
Mt : DALMAS Paul, Cuisinier.
Mt : LE CORRE Louis, Électricien.
Mt : PENETTO Charles, Torpilleur.
 
 [:patrice pruniaux1:6]


 
Bonjour,
Je suis intéressé par la liste des marins que vous avez publiés, et je voudrais connaître les états de service du Quartier Maître Joseph MENUT qui était mon grand-père.
Quelle est la procédure à suivre ?
D'avance je vous remercie,
Jean-Pierre MENUT


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Jean-Pierre MENUT,
Petit fils d'un marin du GALLIA
n°34843
Sergey
Posté le 06-08-2012 à 14:59:43  profilanswer
 

Bonjour,  
Je suis interesse par la philately and post cards.
I'm collect Curie theme for a long time (encore physics, chemistry, mathematics, medicine, ..)
 
Cet forum a la sous marin Curie est tres bien, merci beaucoup!
 
Maintenant, je veux participer au Moscou exposition "Sous-marins "Curie"".
S'il vous plaît aidez-moi avec le matériel - cartes, photos, circule' et non circule', des documents.
Je vais essayer de vous rembourser bien.
Je vous remercie!
 
Cordiallement, Sergey
professor of medical and biological physics
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/11368/744_001.jpg8..jpg


Message édité par Sergey le 19-10-2012 à 05:45:36
n°36902
marpie
Posté le 03-04-2013 à 16:55:27  profilanswer
 

Bonjour à tous ,
 
Extrait du JO du 6 août 1915    (p5425) :
 
Citation à l'ordre de l'Armée
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/JO06081915CURIE.jpg
 
Amicalement
Marpie

n°38576
marpie
Posté le 20-11-2013 à 15:22:09  profilanswer
 

Bonjour à tous ,
 
Extrait du quotidien "Le Journal de Rouen" du 10 février 1915 :
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6916/CURIE.jpg
Bien amicalement
Marpie

n°39873
Tomas Petr​an
Posté le 15-05-2014 à 18:11:25  profilanswer
 

Lors du tournage du film documentaire de la television tcheque nous avons trouve la correspondance du maitre mecanicien du sous marin Curie, M. Paul Delmaye. Il s´agit d´un paquet de cartes postales, adresses a Paul Delmaye de la part de sa famille et ses amis. Les cartes ont ete pris a bord du sous marins probablement pendant son re-equipement par les Autrichiens par un des marins austro-hongrois d´origine tcheque, qui etait le mecanicien sur des sous-marins pendant la guerre de 14-18. Actuellement ces cartes sont garde dans la famille a Pribram, Rep. tcheque, a 50 km de Prague. Est il possible de nous aider et d´essayer de trouver ou de contacter la famille de M. Paul Delmaye dans le cadre de notre tournage? Le modele du sous-marin Curie, construit par un des marins francais dans le camp de Deutsch Gabel (Jablonne v Podjestedi) fait parti de l´exposition du Musee militaire a Prague.
Cordialement
Tomas Petran, realisateur du film sur la guerre de l´Adriatique 14-18, projet effectue dans le cadre du cycle Raport sur la Grande Guerre, produit par la Czech TV

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