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  MARSOUIN Dundee de Groix

 

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Auteur Sujet :

MARSOUIN Dundee de Groix

n°45882
olivier 12
Posté le 26-01-2017 à 08:06:54  profilanswer
 

Bonjour à tous,

MARSOUIN

 
Dundee de Groix de 55 tonnes non armé
Immatriculé G 992
Construit à Belle Ile en 1909 au chantier Jean-Marie Guillaume du Palais
Jauge nette 39,98 tx
Propriétaire CALLOCH Henri de l’île de Groix
Armé au cabotage international
 
Liste d’équipage
 
BARON Gildas Capitaine         Groix 1370 Né le 06/04/1877 à Groix
Matelot de 3e classe autorisé à commander au cabotage
TONNERRE Laurent Matelot  Groix 861 Né le 21/07/1857 à Groix  
(HS 1/2 soldier)
GUERAU Joseph Matelot         Groix 950 Né le 20/02/1868 à Groix
Père de 6 enfants – dont le suivant- domicilié à Kermaria
GUERAU Joseph Novice  Groix 1726 Né le 13/08/1900 à Groix
BERNARD François Mousse Groix 1852 Né le 18/03/1903 à Groix
Domicilié à Kerlard

Naufrage du 6 Février 1918. Rapport du capitaine

 
Quitté Brest le 3 Février 1918 à destination de Swansea sur lest. Le 4 à 20h00 je me trouvais près de Falmouth. Le lendemain 5, à midi, j’ai quitté Falmouth avec d’autres navires à destination de Swansea.
 
A 09h00 du matin le 6 Février, je faisais route au NE à 5,5 nœuds quand  j’ai rencontré un sous-marin dans le S67W de Hartland Point. Position 50°58 N 04°46 W. Fort vent de SW, mer houleuse, visibilité médiocre. Il était à 300 m et a commencé à nous canonner. J’ai immédiatement lancé l’embarcation à l’eau et embarqué tout le monde. Le sous-marin a tiré six coups de canon et le navire a coulé à 09h20. J’ai alors fait route avec l’embarcation sur Hartland. Six heures plus tard, j’ai rencontré un chalutier anglais nommé SINYAVD qui nous a pris à son bord et nous à débarqué à Houfocon (Nota : il doit s’agir de Ilfracombe) le même jour à 20h00.
 
Description du sous-marin
 
Longueur 80 à 90 m
Etrave droite
Pas vu de numéro, mais sur l’avant étaient peints deux traits en forme de « V »
Deux canons, celui de l’avant paraissant de 105 mm et celui de l’arrière de 65 mm.
Pas de mât
Deux fils d’antenne passant au dessus du kiosque et allant vers l’arrière
Peinture gris clair assez récente

Rapport de la commission d’enquête

 
Ce rapport reprend tous les éléments du rapport du capitaine et souligne que la traversée jusqu’à Hartland fut pénible. Les naufragés furent conduits à Southampton, puis à Saint Malo d’où ils furent expédiés sur Brest pour interrogatoire. Mais ils n’ont donné que fort peu de renseignements.
 
Elle souligne que lors de l’interrogatoire des naufragés du JACINTO, vapeur espagnol arraisonné le 27 Janvier 1918 aux Sisargas, l’équipage avait nettement vu un W sur l’étrave. Le capitaine de MARSOUIN a déclaré que sur le sous-marin qu’il a vu, il n’y avait pas que les deux seuls traits qu’il a vus.
(Nota :  Il ne semble pas que l’U 53 ait été au large des Sisargas à cette date)
 
Le sous-marin a appelé le youyou,  mais n’a pas insisté quand le capitaine  lui a fait signe que l’état de la mer ne lui permettait pas d’accoster
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’U 53 du Kptlt z/s Hans ROSE
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 26-01-2017 à 09:41:33

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olivier
n°45884
kgvm
Posté le 26-01-2017 à 09:20:51  profilanswer
 

Selon Dominique Duviard, Groix, l'ile des thoniers,
l'immatriculation était seulement G 992, pas GG 992.

n°45885
olivier 12
Posté le 26-01-2017 à 09:42:46  profilanswer
 

Erreur de frappe... Je corrige  :jap:  
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 26-01-2017 à 09:43:12

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olivier
n°45886
Memgam
Posté le 26-01-2017 à 15:29:49  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Marsouin, dundee, appartenait à Henri Calloc'h, Gildas Baron et Pierre Quéré de Groix.
55,14 tjb, 44,12 tjn.
 
Source : René Richard et Jacques Roignant, Les navires des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre 1914-1918, Association Bretagne 14-18, 2010.
 
Cordialement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser656.jpg

n°45887
olivier 12
Posté le 26-01-2017 à 15:50:12  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le sous-marin U 53 qui a coulé MARSOUIN. (Aquarelle de Claus Bergen)
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/923/XR6QDz.jpg
 
Claus Bergen, Stuttgart 1885 - Lenggries (Bavière) 1964, fut un spécialiste des peintures navales, notamment pendant la 1ère guerre mondiale.
 
Cdlt


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olivier
n°46582
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-05-2017 à 21:18:08  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
   En 1916, étaient quirataires du dundee Marsouin (Michel Perrin : « Les mille et vingt armateurs de l'Île de Groix », Les Cahiers de l'Île de Groix, n° 5/2006, Déc. 2006, Association « La Mouette », p. 105) :
 
   ― Pour ⅓, Gildas BARON, domicilié à Quelhuit (Île de Groix) ;
 
   ― Pour ⅓, Maurice Henri CALLOCH, voilier, domicilié au Bourg de Groix (Île de Groix) ;
 
   ― Pour ⅙, Pierre QUÉRÉ, époux de Marie Josèphe BARON, domiciliés à Port-Lay (Île de Groix) ;
 
   ― Pour ⅙, Théophile QUÉRÉ, époux de Marie-Rose YVON, domiciliés à Port-Lay.


Message édité par Rutilius le 14-05-2017 à 18:16:26

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46585
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-05-2017 à 23:45:58  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Le patron du dundee Marsouin lors de la perte de ce bâtiment.
 
 
   — BARON Gildas, né le 6 avril 1877 à Groix (Morbihan) au lieu-dit « Quelhuit » (Registre des acte de naissance de la commune de Groix, Année 1877, f° 17, acte n° 63) et décédé le 16 août 1955 à Lorient (– d° –). Inscrit au quartier de Groix, n° 1.370 ; classe 1897, n° 1.644 au recrutement de Lorient.
 
   Mis à la disposition du Ministre de la Guerre le 26 janvier 1915 ; rappelé à l’activité le même jour par l’effet du décret du 1er août 1914 prescrivant la mobilisation des armées de terre et de mer ; affecté au 3e Régiment d’infanterie coloniale. Par décision ministérielle du 25 mai 1916, lui fut consenti un sursis jusqu’au 31 août 1916 ; n’en a pas bénéficié.  
 
   En 1907, avec deux autres canotiers du canot de sauvetage de l’Île de Groix, objet d’un témoignage officiel de satisfaction pour avoir contribué, le 4 novembre 1906, au sauvetage de l’équipage de la barque de pêche La France-aux-Français, en perdition à 3 milles de Groix (Annales du sauvetage maritime, 3e fasc. de 1917, Juill.-Août-Sept. p. 465).  
 
 
                                                                                                                           **********
 
 
    Fils de Pierre BARON, né 20 novembre 1840 à Groix et y décédé, le 14 décembre 1916, marin ; et de Magdeleine BERNARD, née le 20 janvier 1849 à Groix et y décédée, le 20 juillet 1889 (Registre des acte de décès de la commune de Groix, Année 1889, f° 18, acte n° 65), cultivatrice ; époux ayant contracté mariage à Groix, le 25 avril 1870 (Registre des acte de mariage de la commune de Groix, Année 1870, f° 3, acte n° 4).
 
    Époux de Marie CARIOU, avec laquelle il avait contracté mariage à Lorient (Morbihan), le 28 décembre 1915 (Ibid.).


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46590
Memgam
Posté le 14-05-2017 à 15:35:19  profilanswer
 

Bonjour,
 
"Garde-Pêche Le Golo... Il n'utilisait ses deux petites pièces d'artillerie de 37 millimètres que pour la chasse aux marsouins qui, nombreux en ces parages, détruisent avec une terrible voracité les poissons et les filets. Dans cette chasse le commandant du Golo avait remporté de tels succès que depuis le mois de janvier, époque à laquelle il avait pris ses fonctions actuelles, toute la côte avait appris à le connaître et la presse locale parlait longuement de ses exploits. Ains, La Ségurane, un journal de Villefranche, écrivait à la date du 20 juin 1914 dans un article intitulé "Sus aux Marsouins ! " ce qui suit :
 
Le Golo est arrivé dans nos eaux ; il est retourné de la Corse, grâce aux démarches que la Ségurane avait provoquées, aux influences que notre journal a mises en mouvement. Parti d'Ajaccio le 8 juin, sous les ordres de son commandant Le Guilloux, il est arrivé dans notre port le même jour, malgré la tempête qui faisait rage. Mais sour les ordres du brillant officier (sic) qui le commande, le Golo brave le mauvais temps et passe par les passes les plus dangereuses sans jamais dévier de la route qu'il doit parcourir.
Sitôt dans nos eaux, le Golo s'est efforcé de remplir la mission pour laquelle il est venu parmi nous. Déjà dans sa croisière autour de la Corse, il avait tué un total de soixante marsouins. Lundi, après avoir croisé depuis Menton jusqu'à la Napoule, le commandant Le Guilloux a rencontré enfin les ennemis qu'il cherchait avec un zèle et un flair remarquables ; il a aperçu un banc d'une cinquantaine de marsouins. Grâce aux manoeuvres habiles du commandant qui se tenait à la barre (sic ! sur la passerelle serait plus exact) le quartier-maître Guignard et le marin Stento ont pu surprendre dans leurs évolutions rapides deux des plus beaux marsouins, et les ont tués aux environs du cap Ferrat. Ayant appris cette chasse fructueuse nous sommes allés porter nos remerciements et nos félicitations à l'équipage du Golo. Son commandant Le Guilloux, très aimablement, nous a reçus avec une grande courtoisie ; il nous a donné de forts intéressants détails sur la chasse aux marsouins...Le brillant commandant  du Golo...est un homme d'une quarantaine d'années (il avait alors près de quarante-cinq ans), à l'aspect très sympathique mais plein d'énergie. Il va avec le Golo partir pour Toulon et nous reviendra dans quelques jours pour reprendre avec ardeur la chasse aux marsouins, défendant ainsi vaillament notre brave population maritime."  Tonen de Villefranche".
 
Source : André Cormerais, Sur les flots, Une vie de marin au service de la France, Imprimerie G. Vatar, 1928.
 
Cordialement.

n°46598
Memgam
Posté le 15-05-2017 à 11:46:38  profilanswer
 

Bonjour,  
 
"Quand le vent était régulier, on avait toujours à l'arrière deux lignes de pêche pour essayer de pêcher thons et daurades, ce qui arrivait quelquefois. C'était alors la fête à bord, car la daurade et le thon sont d'excellents poissons.  
Le bateau chargé, bas sur la mer, il nous arrivait aussi de harponner des marsouins. Le harponneur très adroit en général s'installait sur la sous-barbe du beaupré, faisant signe qu'un marsouin était accroché, les matelots sur le gaillard le hissaient au moyen d'une poulie ; on lui attachait la queue au moyen d'un noeud coulant et on le hissait à bord. Le lendemain, le cuisinier débitait des beefsteaks et faisait d'excellents pâtés avec des oignons et moitié lard, moitié marsouin."
 
Témoignage d'Albert Joseph Marie Allée, né le 29 mars 1895 à Saint-Briac, mousse à bord du trois-mâts Amiral Halgan, alors commandé par son oncle Eugène Allée, né le 5 mai 1877 à Saint-Briac, en 1909.
 
Source : Comité patrimoine de Saint-Briac, Le cap Horn, une épopée briacine, Cristel Edition, pages 106-109.
 
Cordialement.


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