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  MEDIE - Compagnie PAQUET

 

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Auteur Sujet :

MEDIE - Compagnie PAQUET

n°1716
Ar Brav
Posté le 02-12-2007 à 20:50:13  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
MEDIE Navire auxiliaire (1915 – 1917)          
           
Chantier :
     
Forges & Chantiers de la Méditerranée, La Seyne sur Mer
Mis à flot : 1911  
Terminé : 02.1912
En service : 01.05.1915
Retiré : 23.09.1917  
Caractéristiques : 4 770 tjb ; 385,9 x 45 x 9,28 ; 3 800 cv ; machine à triple expansion.  
 
Observations :  
         
Paquebot mixte de la Compagnie de Navigation Paquet (CNP)
01.05.1915 – 23.09.1917 : réquisitionné
23.09.1917 : torpillé par le sous-marin UC 27 (OL Gerhard Schulz) en Méditerranée dans le SSW de Minorque, lors d'un voyage Malte - Marseille avec une cargaison de munitions. Coulé par environ 38°30N et 04°40E à 120 milles dans le NW du cap Bougaroni.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 03-12-2007 à 07:02:47

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°1721
Yves D
Posté le 02-12-2007 à 21:38:48  profilanswer
 

Re bonsoir Franck
Apparemment, ce serait 1912 (2.12) selon Miramar. Par contre je ne le retrouve pas dans le Starke. Je reviens tout à l'heure sur le sujet.
 
http://www.miramarshipindex.org.nz/ship/show/191800


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°1722
Yves D
Posté le 02-12-2007 à 21:50:25  profilanswer
 

:sweat: Mal cherché ! Il est dans le Starke en 1911. En fait, lancé en 1911 et achevé en 2.1912 :
410.  MÉDIE         FR  1T (13½)
 4,770 Cie. de Navigation Marocaine & Arménienne (N. Paquet & Cie.), Marseille   385.9 x 45.9
     P Forges & Chant. de la Méditerranée, La Seyne (2/12) #1051
13 - Cie. de Navigation Paquet, Marseille
Torp. and sunk by UC 27, 23 Sep 1917, 120 miles NW of Cape Bougaroni, voy. Malta - Marseille, munitions
 
La position du torpillage reste à indiquer plus précisément. Selon les sources allemandes, on donne SW Minorque dans un convoi montant. Je vais regarder de plus près sur un routier Méditerranée.
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°1723
Yves D
Posté le 02-12-2007 à 22:18:54  profilanswer
 

http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/mapMedie.jpg
 
120nm NW Bougaroni ça donne approx 38.30N 04.40E et c'est bien dans le SSW de Minorque.


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°6493
Rutilius
V. infra.
Posté le 28-06-2008 à 19:38:28  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
  Le Miroir n° 205 du 28 octobre 1917 a publié, pages 12 et 13, trois clichés repésentant le transport de troupes Médie après son torpillage.
 
   Le premier aurait été pris dans les deux minutes qui ont suivi, au moment où est survenue l'explosion des munitions ; le deuxième montre, à travers la fumée, le navire à demi coulé ; le troisième représente le bâtiment quand, entraînés par son inclinaison progressive, les hommes tombent à la mer.
 
   Un quatrième cliché, pris trois quarts d'heure après le naufrage, montre la dernière embarcation, dans laquelle ont pris place le commandant et le second, ainsi que des débris épars flottant sur la mer.
 
   Selon la même source, le nombre de disparus se serait élevé à 250.
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.

n°6495
olivier 12
Posté le 28-06-2008 à 21:03:49  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Une vue du MEDIE
 
http://img294.imageshack.us/img294/9389/mdiesc7.jpg
 
et le récit du commandant
 
" Le MEDIE naviguait en convoi avec l'EMPIRE et le BISKRA, escorté par le HALLEBARDE. Il avait dû diminuer sa vitesse pour tenir la formation.
Vers 09h30 le 23 Septembre 1917, un choc violent suivi d'une détonation formidable ébranla tout mon être. Dans la seconde qui suivit, je perçus une série de 8 à 10 détonations en chapelet. Regardant vers l'arrière, je vis, succédant à une immense flamme rouge intense et serpentante, une épaisse fumée verdâtre. MEDIE s'était affaissé sur l'arrière, l'avant haut relevé. L'arrière du navire, au milieu d'une projection de multiples objets semblait sauter.
Je mis le transmetteur sur stop, mais j'ignore si cet ordre a pu être exécuter. La catastrophe était irrémédiable. La TSF était hors service.
J'assistai, debout sur le pavois de passerelle tribord, en me tenant au montant de tente à l'agonie du MEDIE. Ce fut très court et tragique.
Je fis amener les embarcations, couper les saisines des radeaux. Chacun travaillait sans affolement; le second et le bosco amenaient le youyou; un matelot du D'ENTRECASTAUX larguait posément la saisine de la baleinière.
Sur le gaillard, trente soldats indigènes, massés à tribord, étaient terrorisés par l'apiquage. Je leur criai de sauter à la mer. Mais les malheureux, inertes, accrochés les uns aux autres en une seule grappe furent précipités dans le vide et vinrent s'écraser sur le fronton du château.  
Le navire se trouva à la verticale, continuant son mouvement d'enfoncement et je me retrouvai à l'eau. J'entendis le bruit sourd de l'explosion des chaudières et, majestueusement, parfaitement droite, la masse du MEDIE s'enfonça dans la mer.
 
La tragédie a duré au plus sept minutes.
 
Certaines circonstances ont atténué la catastrophe.
- A 08h00 tous les locaux avaient été évacués pour nettoyage et tout le monde ou presque était sur le pont.
- Tout le monde avait capelé les ceintures de sauvetage et les soldats avaient enlevé leurs capotes
- les balles de foin embarquées dans l'entrepont 3 ont fait matelas et ont protégé contre la violence de l'explosion
- Ces balles, projetées à la mer, faisaient des radeaux individuels sur lesquels nous avons trouvé de nombreux rescapés.
- Toutes les embarcations ont pu être amenées sauf le youyou et la baleinière
- Les radeaux en liège et kapok ont constitué des engins de secours efficaces.
Les embarcations les ont remorqués et  ont dirigé les uns et les autres vers les escorteurs.
 
MEDIE transportait 563 passagers dont deux jeunes filles échappées à l'incendie de Salonique, et 67 hommes d'équipage."
On a dénombré 250 victimes.
 
Cdlt
 
Olivier
source : Histoire de la Compagnie Paquet. Bernadac-Gallocher
 


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olivier
n°7628
Geneamar
Posté le 01-08-2008 à 10:49:30  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
  Marin disparu lors de la perte du bâtiment le 23 septembre 1917.--- Jugement déclaratif de décès rendu le 21 février 1919 à MARSEILLE.
 
- BROCHON Martial Adrien, né le 16 mars 1887 à MORNAC-sur-SEUDRE (Charente-Maritime), Quartier-Maître Charpentier.


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Cordialement. Malou

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