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  MEZLY - Trois mâts barque

 

1 utilisateur anonyme et 18 utilisateurs inconnus

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MEZLY - Trois mâts barque

n°15663
alain13
Posté le 25-04-2009 à 17:42:10  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le MEZLY, trois mâts barque en acier de 1568 tx,
- construit par les chantiers Dubigeon à Nantes pour la Compagnie Nationale d'Armement de Paris ( G.DOR et fils et Cie, gérants à Marseille ).
 
Pourrait s'appeler "Mezly la guigne" :
 
- lors de son premier voyage son capitaine M. Dagorne meurt à bord,
- lors de son second voyage son capitaine M.Danval meurt du béribéri ainsi que le second et le maître d'équipage,
- vendu à la Société Nouvelle d'Armement en 1906 et commandé par le capitaine F.Hervé, il coule en 1907 à Port-Talbot suite à une explosion de    grisou (!!!) dans son chargement de charbon,
- il peut être renfloué.
- en 1910, commandé par le capitaine Eugène Droguet, il démâte et n'arrive à San Francisco que neuf mois après son départ de Sunderland,
- le 13 décembre 1916, il quitte Antofagasta pour Nantes avec un chargement de nitrate,
- le 3 mai 1917, après 141 jours de traversée et alors qu'il se trouvait à 400 milles à l'ouest de l'entrée de la Manche, il est canonné par l'UC 73 commandé par le LV K.Schapler,
-abandonné par son équipage il est incendié à coups de canon et coule rapidement,
-des 2 embarcations contenant l'équipage, l'une est recueillie par un vapeur après 48 heures, mais la seconde mettra 7 jours pour rallier la terre d'Irlande dans des conditions très éprouvantes.
 
Une photo du Mezly en facheuse posture à Port-Talbot (source Marseille et Marine en Bois ) d'Henri Picard.
 
http://img13.imageshack.us/img13/2019/mezlyporttalbot.jpg
 
 
Cordialement,
Alain
 

n°15667
Terraillon​ Marc
Posté le 25-04-2009 à 18:19:02  profilanswer
 

Bonjour Alain
 
Voici la fiche du voilier selon MIRAMAR
 
Single Ship Report for "5618430"
IDNo: 5618430 Year: 1900  
Name: MEZLY Launch Date:  
Type: barque Date of completion: 8.00  
Flag: FRA Keel:  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Tons: 1573 Link:  
DWT: 0 Yard No: 455  
Length overall:  Ship Design:  
LPP: 75.6 Country of build:  
Beam: 11.2 Builder: Dubigeon  
Material of build:  Location of yard: Nantes-Chantenay  
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn): sail  
 
--------------------------------------------------------------------------------
Owner as Completed: Cie Nationale d'Armement, Le Havre  
Naval or paramilitary marking :  
A: *  
End: 1917  
 
--------------------------------------------------------------------------------
 
Subsequent History:
 
Disposal Data:
sm/gf 50.15N/15.36W 3.5.17
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 25-04-2009 à 18:19:20

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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°15752
olivier 12
Posté le 26-04-2009 à 20:36:16  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un autre cliché du MEZLY après l'explosion de Port Talbot.
 
http://img79.imageshack.us/img79/2995/mezly.jpg
 
Le récit complet du naufrage est à venir dans quelques semaines (après un séjour studieux à Vincennes...)
 
Cdlt


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olivier
n°16767
olivier 12
Posté le 21-05-2009 à 11:15:04  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un petit complément sur le MEZLY
 
MEZLY
 
Trois-mâts barque de 2100 tpl construit aux chantiers Dubigeon de Nantes pour la Société des Transports Maritimes de Marseille dont ce fut l’unique voilier.  
Navire du type SAINT ROGATIEN  (voir fiche de ce navire)
Vendu en 1907 à la Société Générale d’Armement de Nantes
 
1580 tx JB  
Longueur  75,40 m  Largeur  11,50 m  Creux  7,29 m    
Surface de voilure  2365 m2
 
Beaucoup d’incidents de navigation rapportés ci-dessus par Alain.
 
A noter qu’au 2e voyage, le navire qui avait quitté Saïgon le 25 Avril 1902 fut très contrarié par des vents contraires ou des calmes plats.
Le béri-béri s’étant déclaré à bord, le capitaine Donval décéda le 18 Novembre. Il fut remplacé par le second, Hendoux, âgé de 24 ans, qui n’avait qu’un diplôme d’élève de la Marine Marchande.Celui-ci, atteint de la même maladie décéda le 25 Décembre. Il fut à son tour remplacé par un jeune lieutenant de 20 ans, sans brevet, Monsieur Ollivier, qui parvint à ramener le navire sans escale jusqu’à Dunkerque où il entra  mi-Janvier 1903 après 260 jours de mer. Tout de même, ces marins du début du siècle étaient de sacrés bonshommes !!!
 
La perte du MEZLY
 
Le navire, affrété par la maison Bordes et Fils, de Paris, avait quitté Antofagasta le 13 Décembre 1916 à destination de Nantes, avec un chargement de nitrate.  
Capitaine  Eugène Droguet  CLC  inscrit à Saint Malo
Second  Jacques Chassard  LLC  inscrit à Nantes
A signé le procès-verbal d’enquête  Launay, Matelot
 
Le 3 Mai 1917 à 14h30, par 50°15 N et 15°25 W un coup de canon est entendu. Un sous-marin vient d’émerger à 80 m par le travers bâbord.
Le voilier marche à la vitesse de 1,5 nds. Très beau temps. Visibilité 4 milles. Légère houle d’Est.
 
Le commandant du sous-marin ordonne dans un français correct, très pur et sans accent de carguer les voiles et de mettre les embarcations à la mer. Il hèle l’embarcation du capitaine et lui demande de retourner à bord avec des marins allemands. Celui-ci obtient l’autorisation de remonter sur le MEZLY pour mettre à l’eau la 3e embarcation, plus grande, dans laquelle il prend place avec ses hommes, débarquant le dernier. Les Allemands gardent l’autre canot et le remplissent de butin pris sur le voilier.
 
Les deux canots s’éloignent vers l’EqSE, tandis que les marins voient le MEZLY prendre feu. Ils entendent tirer 7 coups de canon de 65 mm. Tous les coups portent, vu la faible distance entre le voilier et le sous-marin. Ils ne voient pas couler le MEZLY, mais il est en flammes jusqu’à la pomme des mâts.
Le sous-marin a pu être identifié grâce à une marque sur une bouée de sauvetage peinte en rouge, fixée sur le kiosque. Ce serait l’U 73. (nota : en fait UC 73) Il porte un canon d’environ 65 mm sur l’avant du kiosque. Peinture noire et gris argent récente. Voici la silhouette du sous-marin.
 
http://img20.imageshack.us/img20/2527/dsc01155.jpg
 
Aperçu 7 hommes dont deux officiers avec casquettes et cirés gris sombre. Les autres portaient bleus de drap et bonnets.
Le capitaine a parlé avec le commandant allemand. Celui-ci lui a dit d’écrire au général Faure, commandant la 16e région militaire à Montpellier et de lui dire qu’il a croisé l’officier allemand qui avait été prisonnier à Villefranche et était parvenu à s’en évader. Cet officier était resté 4 mois et demi prisonnier et a coulé autant de navires que de semaines passées comme prisonnier, soit 18. Le matin même un grand vapeur a été coulé.
 
L’embarcation du second a été recueillie le 5 Mai vers 16h00 par le vapeur ABISSI, courrier anglais de la côte occidentale d’Afrique. Il a déposé les naufragés le 7 Mai à Liverpool.
 
L’embarcation du capitaine est restée en mer jusqu’au 10 Mai à 16h00, quand elle est entrée à Bellingold, petit port de la côte SW d’Irlande, situé près de Dingle. Les hommes, très éprouvés par le froid, la faim et la fatigue, ont été rapatriés sur Cork, puis Southampton et Saint Malo où ils sont arrivés le 17 Mai.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était effectivement l’UC 73, commandé par le KL Kurt Schapler.
Il serait intéressant de savoir si le commandant Schapler a bien été prisonnier à Villefranche, et à la suite de quel événement …et aussi quel a été ce grand vapeur coulé le matin?  ;)
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 26-01-2011 à 14:00:12

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olivier
n°16773
Ar Brav
Posté le 21-05-2009 à 12:00:57  profilanswer
 

Bonjour Olivier,
Bonjour à tous,
 
Il serait intéressant de savoir si le commandant Schapler a bien été prisonnier à Villefranche, et à la suite de quel événement …et aussi quel a été ce grand vapeur coulé le matin?
 
Le 3 mai 1917, l'UC-73 de Kurt Schapler a coulé après capture par 50°10N et 017°15W le vapeur italien de 2 691 tonnes Misurata (1888, Blohm & Voss, Hamburg) de la Sicilia Soc. di Navigazione, Palermo.
 
L'OL Le KL Kurt Schapler disparait en Méditerranée à bord de l'UB-71 le 21 avril 1918 après avoir coulé 7 navires et endommagé un 8ème, apparemment entre le 18 Mars 1916 et cette date.
 
Yves devrait pouvoir nous en dire davantage  :)  
 
Sources :
http://uboat.net

 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 22-05-2009 à 08:14:44

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°16785
Terraillon​ Marc
Posté le 21-05-2009 à 17:06:08  profilanswer
 

Bonjour
 
Je suis trés interessé par cet épisode villefranchois ...
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°16809
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 21-05-2009 à 22:05:50  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Source : Ehrenrangliste der Kaiserlich Deutschen Marine
Kurt SCHAPLER
né le 10.10.1888
Rejoint la Marine Impériale Avril 1905
A la déclaration de guerre il est off. de quart à bord de SMS München
6.1915 Ecole de Navigation Sous-Marine puis cours de Commandant et commandement UB 9 puis UB 11
12.1915 Instructeur à l'Ecole de NSM
2.1916 Commandant UB 30, Flottille de la Baltique
24.4.1916 Promu Kapitänleutnant
10.1916 Commandant UC 73
11.1917 Commandant UB 71
21.4.1918 Mort au combat avec UB 71
 
Je ne vois pas bien quand il aurait pu être prisonnier (18 semaines !) à Villefranche, même si UC 73 appartenait à la Flottille de Pola en en assurant le commandement jusqu'à fin oct 1917 et en prenant aussitôt après le commandement de UB 71 alors en achèvement à Kiel.
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 21-05-2009 à 22:32:27

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°16820
olivier 12
Posté le 22-05-2009 à 07:55:25  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Effectivement, il semble peu probable que Kurt Schapler ait été prisonnier en France entre Juin 15 et 1918. Il faudrait voir entre Août 14 et Juin 15 s'il a été en permanence sur le MÜNCHEN ...(A mon avis, s'il y a quelque chose de vrai dans cette histoire cela doit se situer au tout début de la guerre)
Mais il y a aussi la possibilité que le capitaine Droguet ait pris un autre officier du sous-marin pour le commandant.
C'est tout de même curieux car le récit figure en toutes lettres dans son rapport et est repris par l'officier enquêteur. Je ne vois pas trop l'intérêt d'inventer pareille histoire qui, à l'époque, pouvait tout de suite être vérifiée afin d'identifier le commandant en question!
D'ailleurs, petite correction à ce que j'avais tout d'abord lu, l'officier allemand ne dit pas qu'il "a coulé" 18 navires, mais qu'il "va couler" (qu'il s'est fixé cet objectif) 18 navires.
Peut-être y-a-t-il possibilité de savoir si le général Faure commandait bien la 16e région ?
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 22-05-2009 à 08:01:10

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olivier
n°18397
olivier 12
Posté le 03-07-2009 à 08:42:53  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre photo du MEZLY arrivant au port avec son mât de misaine cassé à hauteur du chouque. Il pourrait s'agir de l'accident de 1910 ? rapporté par Alain, mais ce n'est pas certain car la photo a été prise à Sydney....
 
http://img139.imageshack.us/img139/1140/mezly2.jpg
 
Un tableau représentant le trois-mâts sous voiles
 
http://img139.imageshack.us/img139/2466/mezly1.jpg
 
et son équipage photographié à New York le 29 Octobre 1911
 
http://img139.imageshack.us/img139/5968/equipagemezly29oct1911n.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 03-07-2009 à 08:45:09

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olivier
n°24398
vdonval29
Posté le 09-03-2010 à 16:22:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
"....A noter qu’au 2e voyage, le navire qui avait quitté Saïgon le 25 Avril 1902 fut très contrarié par des vents contraires ou des calmes plats.  
Le béri-béri s’étant déclaré à bord, le capitaine Danval décéda le 18 Novembre. Il fut remplacé par le second, Heudoux, âgé de 24 ans, qui n’avait qu’un diplôme d’élève de la Marine Marchande.Celui-ci, atteint de la même maladie décéda le 25 Décembre. Il fut à son tour remplacé par un jeune lieutenant de 20 ans, sans brevet, Monsieur Ollivier, qui parvint à ramener le navire sans escale jusqu’à Dunkerque où il entra  mi-Janvier 1903 après 260 jours de mer. Tout de même, ces marins du début du siècle étaient de sacrés bonshommes !!! "
 
Je me présente, je m'appelle Vincent Donval, son arrière petit fils. Je voudrais apporter un petit rectificatif sur le nom du deuxième capitaine "Danval". En fait, il s'appelle DONVAL François Marie, il est né le 06 mars 1871 à Trébeurden et mort le 19 novembre 1902 en mer de Chine Saïgon (acte de naissance et décès en ma possession). Le deuxième capitaine se nommait Léon Joseph Hendoux. Il a été jetté en mer à la lat. 13° 39 sud ; long 10° 16 ouest.
Voilà je suis très heureux d'avoir découvert ce forum qui parle de mon arrière grand père. Si vous avez d'autres photos sur le navire, je suis preneur !!!!
je vous joints mon adresse mail : vincent.donval@hotmail.fr. je vous en remercie
Cordialement
Vincent

n°24399
Memgam
Posté le 09-03-2010 à 18:22:11  profilanswer
 

La procédure généralement utilisée lors d'un décès en mer, à l'époque des grands voiliers de charge, est d'immerger le corps, au bout de quarante-huit heures, puisque l'on ne pouvait le garder à bord par hygiène. Cela se fait avec un cérémonial minimal. Le corps est mis dans un linceul formé de toile à voile, cousue, avec le dernier point au niveau du coeur, en le piquant pour s'assurer une dernière fois de la mort. Il est lesté, pour éviter de flotter et de constituer une proie trop facile pour les oiseaux de mer qui s'attaquent d'abord aux yeux. Le navire est mis en panne. Fixé sur une planche, après une courte prière et devant l'équipage, on le fait glisser à la mer, depuis la dunette à l'arrière. Il n'est donc pas pas tout à fait "jetté à la mer". Le capitaine, officier d'état-civil, note le lieu de l'immersion sur le journal de bord, le décès est enregistré sur le rôle d'équipage et un procès-verbal est établi sur les circonstantes du décès, contre-signés par trois témoins.
C'est en juillet 1910, que Mezly, capitaine Droguet, est arrivé à Sidney, partiellement démâté, comme le montre la photo, et il y est resté 10 semaines en réparations. Source : Patrick Ahern "Full Sail Beyond The Three Capes, the french bounty ships in Australia, 1898-1925", Patrick Ahern, 2008. On trouve d'ailleurs dans cette ouvrage la photo de l'équipage et celle de Mezly en avarie de mâture.

n°24462
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 14-03-2010 à 23:53:11  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                           Membres de l’équipage ayant pris place dans la première embarcation, commandée par le capitaine Eugène Droguet
 
 
   — Pierre Marie Auguste MORO, lieutenant.
 
   — Edmond Lucien Marie ROUX, mécanicien.
 
   — Jean Marie JAMBOU, matelot.
 
   — Pierre Marie TURPIN, matelot.
 
   — Édouard François MOREL, novice.
 
   — Joseph Marie TRÉHONDAT, novice.
 
 
   Par un arrêté du Ministre de la Marine en date du 3 avril 1919 (J.O. 5 avril 1919, p. 3.561), le capitaine Eugène DROGUET fut, pour les avoir tous sauvé, inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants :  
 
   « M. l’enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire Droguet (Eugène-Victorien), Saint-Malo 720 : officier de haute valeur morale et professionnelle. A rendu des services remarqués lors de son passage à la Mission navale en Grèce, faisant preuve des plus belles qualités de sang-froid et d’intelligente initiative. Avait déjà montré une endurance et une force de caractère exceptionnelles lors du torpillage par un sous-marin ennemi du trois-mâts Mezly qu’il commandait. S’est embarqué avec une partie de l’équipage dans un vieux canot et a réussi, après sept jours de la plus dure navigation, à ramener à terre tous ses hommes qu’il n’a pas cessé de réconforter.
 
   Cette nomination comporte l’attribution de la Croix de guerre avec palme.
»


Message édité par Rutilius le 18-05-2017 à 09:54:28

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°29707
alain13
Posté le 26-01-2011 à 13:21:17  profilanswer
 


Bonjour,
 
Le Kl Kurt Schapler trouve la mort le 21 avril 1918 lors du grenadage de l'UB 71 par le chasseur de sous-marins anglais M-L-413 dans le détroit de Gibraltar.
 
Cordialement,
alain

n°35389
KIKI33
advienne que pourra
Posté le 05-11-2012 à 21:54:38  profilanswer
 

bonjour je suis le petit  fils du lieutenant moro pierre  mon  grand pere a eu de la chance cette fois puis il a aussi eviter le naufrage de la jacqueline sur lequel il a servit aussi mais helas  a disparu a bord  du michelet "la guigne quoi" amities atous  kiki33


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pat
n°35390
Memgam
Posté le 05-11-2012 à 22:31:11  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Pierre-Marie Moro, né le 20/12/1871, à Trégomeur (22), lieutenant inscrit à Saint-Brieuc n° 1100. déclaré mort pour la France, jugement du Tribunal civil de Nantes du 6 octobre 1919, transcrit sur les registres de l'état-civil de la mairie de Nantes le 24 octobre 1919.
 
René Richard et jacques Roigant, Les navires des ports de la Bretagne provinciale coulés par faits de guerre 1914-1918, Volume 2, page 301, Association Bretagne 14-18, 2012.  
 
Cordialement.

n°35410
KIKI33
advienne que pourra
Posté le 09-11-2012 à 18:42:55  profilanswer
 

bonjour,
merçi pour ces infos a propos de mon grand pére qui vont me permettre d'avancer dans mes recherches  
bien cordialement kiki 33


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pat
n°36768
Memgam
Posté le 26-03-2013 à 18:50:01  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Lors de l'explosion survenue à bord de Mezly, dans sa cargaison de charbon à Port Talbot, c'était le capitaine François Hervé qui était en charge du navire. Son épouse était venue lui rendre visite avant le chargement, mais elle était repartie pour éviter les inconvénients de la poussière de charbon. Au moment de l'explosion, le capitaine partait pour aller à terre et se trouvait sur un vapeur à couple. 7 hommes furent blessés, dont un anglais. Le charpentier Pierre Huet décédera se ses blessures. Le rapport de mer du capitaine a été publié dans l'Ouest-éclair n° 2904 du 23 décembre 1906, édition de Rennes. De larges extraits ont été repris dans le livre de Brigitte et Yvonnick Le Coat, Cap Horn, ainsi qu'une lettre à sa femme, écrite le soir même de l'explosion.
 
Quant à Mezly, il a aussi fréquenté le Puget Sound ou Wilhelm Hester l'a immortalisé.
 
Source : Brigitte et Yvonnick Le Coat, Cap Horn, une vie, un mythe, Pascal Galodé, 2008.
Frédéric Grellier, Trésors Cap-Horniers, O Large éditions, 2010.
 
Cordialement.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/Numeriser%20258.jpg

n°41156
olivier 12
Posté le 19-12-2014 à 08:58:06  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici une série de 4 cartes postales (recto-verso) montrant le MEZLY après l'explosion de Décembre 1906 à Port Talbot
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/538/FSFvwE.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/904/NNiXfj.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/538/Bxw0no.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/913/9cvp8H.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/661/lYznDc.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/537/ZwI2SY.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/673/k1rKAu.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/540/UqU8NI.jpg
 
Ces photos ont été envoyées en France en Mars 1907 par le capitaine Jean Le Gal qui venait de remplacer le capitaine François Hervé. Embarqué le 5 Mars 1907 à Port Talbot, il ramena le navire jusqu'à Nantes où il débarqua le 4 Avril 1907.
 
Jean Le Gal commandera le CHARLES GOUNOD du 30 Juin 1907 au 1er Septembre 1908. Il commandera aussi  l'EUGENE PERGELINE. Il décèdera de maladie (peut-être la grippe espagnole ou la fièvre jaune) le 30 Octobre 1919 à l'hôpital de La Praia (Ile du Cap Vert) en même temps qu'une grande partie de son équipage, sauf le mousse semble-t-il...Il commandait alors le 4-mâts YVONNE, de l'armement Van Hemelryck, de Marseille. Ce voilier de 1120 tx JB, construit en 1900 par le chantier américain de Fairhaven, se perdra devant Plymouth au cours d'un ouragan en Septembre 1920.
 
Tous mes remerciements à Jean-Yves, petit-fils du capitaine Le Gal (et camarade de promotion à l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Nantes il y a quelques années...) pour ces renseignements et ces photos tirées d'archives familiales.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 19-12-2014 à 09:06:21

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olivier
n°41175
olivier 12
Posté le 23-12-2014 à 08:39:46  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un document intéressant montrant la perte du quatre-mâts YVONNE dont il est question dans le post ci-dessus, en Septembre 1920
 
http://www.britishpathe.com/video/ [...] ery/YVONNE
 
Cdlt


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olivier
n°46609
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 17-05-2017 à 23:40:23  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                                                           Le 9e et ultime voyage du Mezly  
 
 
   Alors propriété de la société anonyme dite « Société nouvelle d’armement » (Siège social : 1, place Graslin, Nantes), le Mezly, trois-mâts barque de 1.568,28 tx jb et de 1.390,96 tx jn, lancé le 12 juillet 1900 à Chantenay-sur-Loire par la société A. Dubigeon et fils (Siège social : 1, boulevard Carnot, Nantes) et immatriculé à Nantes, f° 228, n° 678, avait été armé au long-cours, pour son 9e et ultime voyage, le 11 avril 1916 au port d’Ipswich (Suffolk, Royaume-Uni) – et, administrativement à Nantes, le 22 mai 1916, n° 187 –, avec pour destination Antofagasta (Chili), afin d'y prendre un chargement de nitrate. Après sa perte, survenue le 3 mai 1917 par 50° 15’ N. et 15° 36’ W., selon le rôle de désarment, il fut définitivement désarmé à Nantes le 16 du même mois, n° 162.  
 
   Traversées successivement effectuées lors de ce voyage :
 
      – Ipswich ~ Londres  : 8 ~ 12 mai 1916.
      – Londres ~ Antofagasta : 15 juin ~ 16 octobre 1916.
      – Antofagasta ~ [Nantes] : 12 décembre 1916 ~ [3 mai 1917 : naufrage].
 
 
 
                                                                                Équipage présent à bord du Mezly le 3 mai 1917, jour de sa perte  
 
                                                                                                                          [21 hommes]
 
 
   — DROGUET Eugène Victorien Marie, né le 13 juin 1883 à Dinard-Saint-Énogat (Ille-et-Vilaine) et décédé le 16 février 1941 à ... (...). Capitaine ; capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Saint-Malo, f° 362, n° 720 ; enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire. [Embarqué à Ipswich, le 11 avril 1916]. [300 fr.]
 
  Fils de François Pierre Marie DROGUET et d’Eugénie Marie JOLIVET.
 
 
   — CHASSARD Jacques Étienne Eugène, né le 20 mai 1882 à Montbéliard (Doubs) et décédé le 1er juin 1919 à Toulon (Var) à bord du cinq-mâts schooner Vailly dont il exerçait alors le commandement. Capitaine en second ; capitaine au long-cours, inscrit le 17 décembre 1907 au quartier de Nantes, n° 16.792 – certificat d’aptitude professionnelle théorique de capitaine au long-cours, avec brevet supérieur, obtenu le 14 mars 1906 à Dieppe. [Embarqué à Ipswich, le 13 avril 1916]. [250 fr.]
 
   Fils d’Eugène CHASSARD, né vers 1840, négociant, et de Louise Angèle VAVASSEUR, née vers 1846, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Montbéliard, Année 1882, acte n° 100).
 
 
   — MORO Pierre Marie Auguste, né le 20 décembre 1871 à Trégomeur (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Lieutenant, inscrit au quartier de Saint-Brieuc, f° 550, n° 1.100 ; classe 1891, n° 919 au recrutement de Saint-Brieuc. [Embarqué à Ipswich, le 18 avril 1916]. [150 fr.]
 
   Disparu le 21 avril 1917 avec le trois-mâts barque Michelet, de la Compagnie maritime française, de Nantes, coulé au canon au large de la côte Ouest de l’Afrique par le sous-marin allemand U-154 (Korvettenkapitän Hermann GERCKE), alors qu’il allait de Port-Lincoln (Australie) à Dakar (Sénégal) avec un chargement de blé (Date de disparition fixée au 19 avril 1917 par le jugement déclaratif de décès prononcé le 6 octobre 1919 par le Tribunal civil de Nantes). Était embarqué sur ce bâtiment en qualité de lieutenant.
 
   Fils de Pierre MORO, né vers 1829, laboureur, et de Constance LE MÉHAUTÉ, née vers 1842, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Trégomeur, Année 1871, f° 16, acte n° 29).
 
 
    — ROUX Edmond Lucien Marie, né le 23 août 1892 à La Dominelais (Ille-et-Vilaine), au lieu-dit « La Cordais », et décédé le 28 octobre 1972 à Nozay (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –). Mécanicien, inscrit au quartier de Vannes, f° 988, n° 173 ; classe 1912, n° 1.095 au recrutement de Rennes. [Embarqué à Ipswich, le 11 avril 1916]. [120 fr.]
 
   Fils de Julien ROUX, né vers 1846, cultivateur, et de Lucie LADRIÈRE, née vers 1860, cultivatrice, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de La Dominelais, Année 1892, f° 7, acte n° 26 – 7).
 
   Époux de Marie Désirée DAVID, avec laquelle il avait contracté mariage à Nozay, le 3 mai 1922 (– d° –).
 
 
   — KERDILÈS  Jean Christophe, né le 4 janvier 1880 à Irvillac (Finistère) ; disparu le 19 septembre 1917 avec le quatre-mâts barque Blanche, de l’armement Antoine-Dominique Bordes & Fils, torpillé par le sous-marin allemand U-151 (Kapitänleutnant Waldemar KOPHAMEL), par 47° 00’ N. et 10° 30’ W., alors qu’il allait sur lest de La Palice à Iquique (Chili). Matelot ayant été promu second maître le 22 juin 1916, inscrit à Brest le 20 juin 1899, f° et n° 12.484 du. Classe 1900, n° 127 au recrutement de Brest. [Embarqué à Ipswich, le 5 mai 1916]. [100, puis 115 fr.]
 
   Fils de François KERDILÈS et de Françoise BÉGUEC.  
 
   Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 9 décembre 1921 (J.O. 12 déc. 1921, p. 13.575), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire dans les termes suivants : « Disparu en mer, le 19 septembre 1917, au cours d’une attaque de [son] bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. »
 
 
   — URIEN Alexis Jean Louis Marie, né le 9 décembre 1876 à Guilliers (Morbihan). Cuisinier, inscrit au quartier de Nantes, n° 995 H.D.S.G. ; classe 1896, n° 1.267 au recrutement de Vannes. [Embarqué à Londres, le 10 juin 1916]. [115 fr.]
 
   Fils d’Alexis Mathurin Marie URIEN, né le 22 février 1847 à Guilliers, maréchal-ferrant, et de Marie Jeanne RENAUD, née le 6 septembre 1850 à Mohon (Morbihan), cultivatrice ; époux ayant contracté mariage à Mohon, le 23 octobre 1873 (Registre des actes de mariage de la commune de Mohon, Année 1873, f° 8, acte n° 14 – Registre des actes de naissance de la commune de Guilliers, Année 1876, f° 20, acte n° 74).
 
 
   — COGRENNE Louis François Joseph, né le 16 janvier 1881 à La Vicomté-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit le 9 mars 1909 au quartier de Dinan, n° 4.670 ; classe 1901, n° 1.881 au recrutement de Saint-Malo. [Embarqué à Londres, le 18 mai 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de Jean Charles COGRAINE, né le 23 mars 1845 à Cancale (Ille-et-Vilaine) (Registre des actes de naissance de la commune de Cancale, Année 1845, f° 9, acte n° 36 ), marin, et de Marie Jeanne RENAUD, née le 3 août 1842 à Pleuhiden (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), « ménagère », son épouse (Registre des actes de mariage de la commune de La Vicomté-sur-Rance, Année 1880, f° 4, acte n° 3 – Registre des actes de naissance de la commune de La Vicomté-sur-Rance, Année 1881, f° 2, acte n° 2).
 
   Époux d’Eugénie HESRY, née le 31 juillet 1893 à Saint-Hélen (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Hélen, le 6 février 1911 (– d° –).
 
 
   — FAOU Jean, né le 21 juin 1896 à Plobannalec-Lesconil (Finistère). Matelot, inscrit le 21 juin 1914 au quartier de Quimper, n° 3.035 ; classe 1916, n° 1.724 au recrutement de Quimper [Embarqué à Ipswich, le 30 avril 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de Jean Marie FAOU et de Catherine MONTFORT, son épouse.
 
 
   — FOUASSON François Joseph Pierre Albert Valentin, né le 24 janvier 1889 à Noirmoutier (Vendée), rue de Beaulieu, et y décédé, le 17 juillet 1945. Matelot, inscrit au quartier de Noirmoutier, f° 653, n° 2.211 ; classe 1919, n° 2.245 au recrutement de La Roche-sur-Yon. [Embarqué à Ipswich, le 5 mai 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de François Joseph Raphaël FOUASSON, né le 24 octobre 1872 à Noirmoutier, marin, et d’Eugénie Valentine IZACARD, née le 24 juillet 1874 à Noirmoutier, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Noirmoutier, le 14 juin 1897 (Registre des actes de mariage de la commune de Noirmoutier, Année 1897, f° 4, acte n° 6 – Registre des actes de naissance de la commune de Noirmoutier, Année 1899, f° 35, acte n° 7).
 
   Époux de Jeanne Marguerite Laurentine Joséphine BRICHARD, née le 3 janvier 1898 à Noirmoutier et y décédée, le 27 janvier 1876 (Registre des actes de naissance de la commune de Noirmoutier, Année 1898, f° 2, acte n° 2)., avec laquelle il avait contracté mariage à Noirmoutier, le 15 mai 1920 (Ibid.).  
 
 
   — JAMBOU Jean Marie, né le 24 juin 1873 à Groix (Morbihan). Matelot, inscrit le 27 août 1904 au quartier de Groix, f° et n° 1.202 ; classe 1893, n° 752 au recrutement de Lorient. [Embarqué à Ipswich, le 11 avril 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de Clément Olivier JAMBOU, né vers 1833, ferblantier, et de Marie Joseph ÉVENO, née vers 1844, cultivatrice, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Groix, Année 1873, f° 24, acte n° 90).
 
 
   — LAUNAY Henri Aristide, né le 26 septembre 1864 à Saint-Martin-des-Champs (Finistère). Matelot, inscrit au quartier de Saint-Malo, f° 1.149, n° 2.297 [Embarqué à Ipswich, le 19 avril 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de ... et de ...
 
 
   — MONNIER Maximin Joseph, né le 25 juin 1882 à Noirmoutier (Vendée). Matelot, inscrit au quartier de Noirmoutier, f° et n° 974 ; classe 1902, n° 1.991 au recrutement de La Roche-sur-Yon. [Embarqué à Ipswich, le 5 mai 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de Joseph MONNIER, né le 27 avril 1845 à Noirmoutier, journalier, et de Marie GOURAUD, née le 3 novembre 1854 à Noirmoutier, journalière ; époux ayant contracté mariage à Noirmoutier, le 30 mai 1881 (Registre des actes de mariage de la commune de Noirmoutier, Année 1881, f° 7, acte n° 12 – Registre des actes de naissance de la commune de Noirmoutier, Année 1882, f°22, acte n° 81).
 
   Époux d’Aimée Joséphine FOUASSON, née le 22 août 1888 à Noirmoutier et décédée le 2 juin 1961 à La Guérinière (Vendée) (Registre des actes de naissance de la commune de Noirmoutier, Année 1888, f° 26, acte n° 98), avec laquelle il avait contracté mariage à Noirmoutier, le 12 mai 1930 (Ibid.).  
 
 
   — OMNÈS Yves Marie, né le 12 juillet 1871 à Douarnenez (Finistère). Matelot, inscrit au quartier de Douarnenez, n° 863 [Initialement, n° 2.569] ; classe 1891, n° 1.589 au recrutement de Quimper. [Embarqué à Ipswich, le 11 avril 1916]. [100 fr.]
 
   Fils d’Yves OMNÈS et de Marie Anne HASCOËT.
 
 
   — PARIS Louis Joseph, né le 25 novembre 1872 à Plouër-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit au quartier de Dinan, n° 948. [Embarqué à Ipswich, le 11 avril 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de Louis Marie Jean PARIS, né vers 1839, maître au cabotage, et d’Anne Marie Jeanne BOULAIN, née vers 1839, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Plouër-sur-Rance, Année 1872, f° 36, acte n° 69).
 
   Époux de Marie Céleste COTTAIN, née le 17 octobre 1872 à Plouër-sur-Rance, « ménagère », avec laquelle il avait contracté mariage à Plouër-sur-Rance, le 24 janvier 1905 (Registre des actes de mariage de la commune de Plouër-sur-Rance, Année 1905, f° 11, acte n° 10).
 
 
   — TURPIN Pierre Marie, né le 4 octobre 1879 à Étables-sur-Mer (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot, inscrit au quartier de Binic, f° 27, n° 51 ; classe 1899, n° 1.373 au recrutement de Saint-Brieuc [Embarqué à Ipswich, le 30 avril 1916]. [100 fr.]
 
   Fils de François Marie TURPIN, né le 20 juin 1847 à Plourhan (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), laboureur, et de Louise Marie GLÉYO, née le 20 août 1843 à Lantic (– d° –), « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Étables-sur-Mer, le 30 janvier 1873 (Registre des actes de mariage de la commune d’ Étables-sur-Mer, Année 1873, f° 4, acte n° 3 – Registre des actes de naissance de la commune d’ Étables-sur-Mer, Année 1879, f° 27, acte n° 51).
 
 
   — CADIOT Francis Michel Joseph, né le 24 septembre 1898 à Laval (Mayenne) et décédé le 21 octobre 1878 à Nantes (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –). Matelot léger, inscrit au quartier de Nantes, n° 1.846 ; classe 1918, n° 3.963 au recrutement de Nantes [Embarqué à Ipswich, le 29 avril 1916]. [80 fr.]
 
   Fils de Pierre Marie Denis CADIOT, né le 6 janvier 1866 à Châteaubriant (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –), « ajusteur au chemin de fer », et de Philomène Augustine MALHÈRE, née le 5 juillet 1872 à Segré (Maine-et-Loire), sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Laval, Année 1898, f° 108, acte n° 417 – 110).
 
   Époux en premières noces d’Eugénie Rose ... CHÉDEMAIL, avec laquelle il avait contracté mariage à Nantes, le 20 décembre 1918 (Ibid.). Époux secondes noces de Léontine Joséphine Marie Julienne GOFF, avec laquelle il avait contracté mariage à Nantes, le 25 novembre 1961 (Ibid.).
 
 
   — CHARLÈS Joseph Marie, né le 13 mars 1898 à Pleumeur-Bodou (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Matelot léger, inscrit au quartier de Lannion, n° 2.341 ; classe 1918, n° ... au recrutement ... [Embarqué à Ipswich, le 30 avril 1916]. [75 fr.]
 
   Fils d’Yves CHARLÈS, né vers 1868, tailleur de pierres, et de Marie Yvonne MANGARD, née vers 1867, ménagère, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Pleumeur-Bodou, Année 1898, f° 14, acte n° 26).
 
 
   — LOINTIER Robert Jean Marie Paul Henri, né le 24 septembre 1898 à Avignon (Vaucluse) et décédé le 8 septembre 1975 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Matelot léger, inscrit au quartier de Nantes, n° 1.854 ; classe 1918, n° ... au recrutement de ... [Embarqué à Ipswich, le 25 avril 1916]. [80 fr.]
 
   Fils de Germain André LOINTIER, né vers 1867, ingénieur chimiste, et de Marie Thérèse Joséphine LOINTIER, née vers 1872, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville d’Avignon, Année 1898, acte n° 636).
 
   Époux en premières noces d’Anna Marie MARTIN, avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Quentin (Aisne), le 14 décembre 1922 ; union dissoute par un jugement du Tribunal civil de la Seine en date du 24 janvier 1949. Époux en secondes noces d’Élise Marie Louise BACHELIER, avec laquelle il avait contracté mariage à Asnières (Seine – aujourd’hui Hauts-de-Seine –), le 1er octobre 1949 (Ibid.).
 
 
   — TRÉHONDAT Joseph Marie, né le 4 juillet 1898 à Vannes (Morbihan), au 19, rue de l’Hôpital ; tué à l’ennemi le 18 juin 1918 au ravin de Ménévillers, commune de Belloy (Oise) ; alors soldat de 2e classe au 287e Régiment d’infanterie, matricule au corps n° 20.650. Novice, inscrit au quartier de Vannes, n° 4.126 ; classe 1918, n° 844 au recrutement de Vannes. [Embarqué à Ipswich, le 11 avril 1916]. [55 fr.]
 
   Fils de Julien Marie TRÉHONDAT, né le 25 janvier 1857 à Theix (Morbihan), journalier [domestique en 1889], et de Marie Françoise LE PENRU, née le 26 juin 1864 à Plaudren (– d° –), domestique ; époux ayant contracté mariage à Theix, le 4 juin 1889 (Registre des actes de mariage de la commune de Theix, Année 1889, f° 4, acte n° 5 – Registre des actes de naissance de la ville de Vannes, Année 1898, f° 48, acte n° 283).
 
 
   — MOREL Édouard François, né le 4 octobre 1898  Erquy (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –). Novice, inscrit au quartier de Saint-Brieuc, n° 30.440 ; classe 1918, n° 1.573 au recrutement de Saint-Brieuc. [Embarqué à Londres, le 10 juin 1916]. [45 fr.]
 
   Fils de François Constant MOREL, né le 18 mars 1851 à Erquy, marin, et de Jeanne Françoise HOUZÉ, née le 30 août 1861 à Erquy, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Erquy, le 29 janvier 1888 (Registre des actes de mariage de la commune d’Erquy, Année 1888, f° 3, acte n° 2 – Registre des actes de naissance de la commune d’Erquy, Année 1898, f° 30, acte n° 67).
 
 
    — TERTRE Raymond Marie, né le 20 novembre 1900 à Dinard-Saint-Enogat (Ille-et-Vilaine) et décédé le 25 mai 1980 à Saint-Malo (– d°  –). Mousse, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 19.234 [Inscrit définitif sous le n° 14.264] ; classe 1920, n° 1.077 au recrutement de Saint-Malo. [Embarqué à Ipswich, le 11 avril 1916]. [35 fr.]
 
   Fils de Julien Marie TERTRE, né vers 1864, menuisier, et de Jeanne Marie Célestine JOUAN, née vers 1873, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Dinard-Saint-Enogat, Année 1900, f° 20, acte n° 115).
 
   Époux de Marguerite Marie Julie BAJOT, avec laquelle il avait contracté mariage à Plouër-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), le 4 novembre 1922 (– d° –).
 
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   Nota. : En rouge et entre crochets, les gages mensuels convenus.  
 
   ________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
  Source de départ : Archives départementales de Loire-Atlantique, Quartier de Nantes, Rôles de désarmement, Mai 1917, Cote 7 R 4 / 787, p. num. 25 et s.


Message édité par Rutilius le 18-06-2017 à 13:30:34

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46610
Memgam
Posté le 18-05-2017 à 07:03:25  profilanswer
 

Bonjour,
 
Lettre adressée par le capitaine du Mezly, François Hervé, à son épouse, qui avait quitté le bord juste avant le chargement du charbon.
 
Port Talbot, le 17 décembre 1906,
 
Ma Jeannette bien-aimée,
 
Une formidable explosion s'est produite ce matin à bord du Mezly. Si tu avais été à bord, Dieu seul pourrait dire ce que tu serais devenue. Je partais pour aller à terre et je me trouvais sur un bateau à vapeur qui est le long de nous, quand la catastrophe s'est produite.
J'ai sept hommes à l'hôpital, à Swansea, dont six de chez nous. On en sauvera quelques-uns, mais je crains que déjà Loisel, Robert et le maître ne soient morts. C'est épouvantable. Je viens d'écrire à mes armateurs, sur la Jacqueline qui m'a donné l'hospitalité. Pour ce soir je ne t'en écris pas plus long. Je suis tellement fatigué que je ne sais plus si j'ai encore des jambes.
A bientôt. Le navire est je crois, perdu. Il est coulé dans le port.
 
Je vous embrasse tous tendrement."
 
Source : Brigitte et Yvonnick Le Coat, Cap Horn, une vie, un mythe, Pascal Galodé éditeurs, 2008, page 62.
 
Cordialement.

n°46612
olivier 12
Posté le 18-05-2017 à 13:00:23  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre photo du MEZLY après son accident de Port Talbot
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/T7aaJv.jpg
 
Cdlt


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olivier
n°46615
Memgam
Posté le 18-05-2017 à 15:52:24  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Sur la photo présentée ci-dessus, on note la présence sur la dunette de deux policiers en uniforme, à la fois pour préserver la scène pour l'enquête et également de tout pillage.
L'enquête menée par le Coroner et validée par 12 jurés acquittera le capitaine et l'équipage de toute faute ou négligence ayant pu provoquer l'explosion.
 
Source : Ouest-Eclair n° 2904 du 23 décembre 1906, où l'on trouve aussi l'intégralité du rapport de mer du capitaine Hervé, comme cité dans un message plus haut.
 
Cordialement.

n°46617
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 19-05-2017 à 00:00:04  profilanswer
 

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   Bonjour à tous,
 
 
 
                                               L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes –, n° 2.900, Mercredi 19 décembre 1906, p. 4, en rubrique « Dépêches maritimes ».

 
                                                                                                              VOILIERS L0NG-COURRIERS
 
                                                                                                                     L’EXPLOSION DU MEZLY
 
                                                                                                         Le navire a coulé. — L’état des blessés.

 
   Port-Talbot, 18 décembre. — Pour éteindre l’incendie allumé hier matin à son bord par l’explosion de gaz que je vous ai annoncée, le voilier nantais Mezly a coulé dans les docks de Port-Talbot. On va décharger le navire, afin de pouvoir le renflouer plus aisément.  
   Il y a eu exactement sept hommes de l’équipage blessés, qui ont été conduits hier à l’hôpital de Swansea. Tous sont sérieusement atteints. Voici leurs noms : Pierre Huet (charpentier), Joseph Loizel (matelot léger), Pierre Gorry, François Robert, Charles Lemaire, François Charmelet, François Picard, tous bretons.
   L’état de Huet et Loizel est si grave qu’avant leur transport à l’hôpital, on leur a administré les derniers sacrements ; on ne croit pas qu’ils survivront à leurs blessures.
 
 
 
                                               L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes –, n° 2.904, Dimanche 23 décembre 1906, p. 4, en rubrique « Dépêches maritimes ».

 
                                                                                                                       L’explosion de Mezly
 
                                                                                   Le rapport du capitaine Hervé. — Le trois-mâts coulé après l’explosion.  
                                                                                                    — Devant le Coroner. — Acquittement général.

 
 
   Swansea, 22 décembre. — Voici le rapport du capitaine Hervé, commandant le Mezly, à la suite du grave accident qui s’est produit à son bord :
 
 
   Je soussigné François Hervé, capitaine du trois-mâts français Mezly, du port de Nantes, armateur : Société nouvelle d’armement, jaugeant 1.390 tonneaux 96 et armé de 21 hommes d’équipage, se trouvant en partance de Port Talbot pour Caleta Coleso (Chili), avec un complet chargement de charbon à vapeur de la Mine North Navigation, déclare :
 
   Que le 17 décembre 1906, à 10 h. 15 du matin, au moment où je me trouvais sur le vapeur Baroda, amarré le long du Mezly, m’en allant à terre pour expédier le navire en douane, il s’est produit à bord une formidable explosion qui, partant du panneau de l’avant ouvert, a suivi comme une traînée de poudre jusqu’à l’arrière où le panneau était également ouvert, faisant sauter le pont et les superstructures d’un bout à autre du navire. A tribord en dessous des préceintes, il s’est produit une déchirure de plus de 20 mètres.
   Sept homme de l’équipage et un jeune homme des « Port Talbot Graving Docks » travaillant aux réparations ont été brûlés dans l’explosion, deux plus grièvement qui venaient de descendre dans la cale, les nommés François Robert et Joseph Loisel. Les autres blessés moins grièvement sont les nommés : Huet, Kermelet, Coya, Picard et Lemarié, ce dernier est hors de tout danger.
  Grâce à la célérité déployée par le capitaine du port, les blessés ont pu être dirigés presque aussitôt par train spécial sur l’hôpital de Swansea, après avoir reçu les premiers soins des docteurs accourus en hâte sur les lieux.  
   Les capitaines français présents sur rade sont venus aussitôt avec des hommes de leurs équipages pour donner des secours. Le canot de la Jacqueline est arrivé premier avec une pompe à incendie qui du reste n’a pas servi, le feu n’ayant pris que dans quelques débris dont se sont rendus maitres les pompiers du port.
   Le navire faisant de l’eau par l’avant, apparemment à bâbord, j'ai fait mettre à la pompe, mais la voie d'eau était trop considérable pour que l’on put espérer maintenir le navire à flot. Ce que voyant, j’ai insisté auprès du capitaine de port pour qu’il fit conduire le navire dans un endroit moins profond au moyen du remorqueur des docks ; mais le capitaine du port a refusé, prétextant qu'il prenait le navire sous sa responsabilité étant maître des docks.  
Il ne restait plus qu’à sauver le plus tôt possible le matériel du navire. Les équipages français ont commencé à 12 h. 30, aidés plus tard vers 2 heures par des ouvriers anglais. Tout ce qu’on a pu sauver en fait de papiers de bord, toiles, voiles et filins a été remisé à terre en lieu sûr sous la surveillance de la police.  
  A 6 heures du soir, le navire coulait par 27 pieds d’eau, le gaillard et la dunette seuls émergeant.  
  A quoi faut-il attribuer l’explosion ? L’enquête l’établira et il ne m’appartient pas de trancher cette question. Tout ce que je puis dire et affirmer, c'est que le navire a terminé son chargement le 13 à 9 heures du matin, que tous les panneaux sont restés ouverts jusqu’au 15 au soir, c’est-a-dire plus de 48 heures après la fin du chargement. Le 15 au soir seulement, j’ai fait condamner le grand panneau, paré à prendre la mer. Mais le panneau de l’avant et celui de l’arrière sont restés ouverts tout le temps ainsi que les puits à air de l'avant et de l’arrière, établissant ainsi un courant d’air qui eut dû être suffisant.  
   Pour rendre justice à l’exacte vérité, je dois reconnaître que l’on a trouvé après l’explosion le puits à air de l’avant fermé, mais je ne puis expliquer le cas que par un choc en retour produit pendant l’explosion, qui aurait rabattu le couvercle sur l’ouverture après avoir fait larguer le crochet de retenue.  
   Tel est mon rapport que je déclare véritable en tout son contenu.
   Je ne veux pas terminer sans exprimer ma reconnaissance à mes officiers et à tous mes hommes restés indemnes qui m’ont aidé dans cette triste circonstance avec un dévouement admirable et sont resté jusqu’à la nuit sans prendre pour ainsi dire aucune nourriture.  
   Je dois ajouter que les ravages de l’explosion dans le poste de l’équipage furent tels que les marins n'ont pu sauver que très peu de leurs effets d’habillements et encore ces débris sont-ils pour ainsi dire inserviables.  
   En prévision de la suite que comportera ce terrible accident, je me réserve le droit d’amplifier le présent rapport si nécessaire.
 
   Fait a Port Talbot, le 18 décembre 1906.  
   Le capitaine,  
   F. Hervé.

 
   Ajoutons que la Cour anglaise, composée du Coroner et de douze jurés, a acquitté à l’unanimité le capitaine et les officiers de toute négligence ayant pu occasionner l’accident. En France, pour l’opinion publique qui les connaît, nos estimés compatriotes étaient acquittés d’avance.
 
 
 
                                               L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes –, n° 2.909, Vendredi 28 décembre 1906, p. 4, en rubrique « Dépêches maritimes ».

                                                                                                                         
                                                                                                              VOILIERS L0NG-COURRIERS
 
                                                                                                                     L’EXPLOSION DU MEZLY
 
                                                                                  De nouveaux détails sur l'explosion. — Cinq victimes ont succombé.

 
 
   Le Havre, 27 décembre. — Les hommes composant le Mezly, qui fit récemment explosion à Port-Talbot, viennent de rentrer en France. En arrivant au Havre, l’un d’eux, le matelot Allanic, a donné sur l’événement des détails inédits dans les termes suivants :  
 
   « Tous les hommes étaient occupés à terminer les préparatifs en vue de l’appareillage.  
   « Cinq hommes : le maître d’équipage Kermarec, le charpentier Huet, les matelots Picard et Robert, le matelot léger Loisel, se trouvaient dans la cale, occupés à arrimer 100 madriers qui devaient nous servir à former des bardis pour la cargaison de nitrate que nous devions prendre au retour. D’autres se trouvaient dans les soutes à voiles ou dans la mâture.  
   « Le capitaine venait de quitter le bord pour aller à terre régler ses comptes et préparer ses papiers. Il n’avait pas encore atteint le quai qu’une violente détonation ébranla l’air. Une explosion s’était produite au panneau avant, et les débris du pont allaient briser, en s’éparpillant, les agrès et les cale-haubans.  
   « Un matelot, le nommé Cohit, âgé de 23 ans, originaire de Bordeaux, qui se trouvait sur la vergue de misaine, fut enlevé et retomba dans le panneau de la cale mais, à ce moment, la flamme ayant gagné la partie arrière, provoqua une nouvelle déflagration des gaz.  
   « Cohit se trouva à nouveau soulevé, avant d’avoir atteint le chargement et fut projeté sur le pont. Sa chute fut en quelque sorte amortie et il dut à cette circonstance de n’être que légèrement blessé.  
   « Malheureusement, d’autres marins étaient plus gravement atteints, notamment les cinq malheureux qui se trouvaient dans la cale.  
   « Le pauvre charpentier, affolé, les vêtements en feu, ne sachant où il allait, se sauva dans la mâture, où il demeura désespérément cramponné. Je dus aller le chercher pour le ramener sur le pont.  
   « Avec mes autres camarades, nous sommes allés ensuite dans la cale pour tâcher de sauver les autres victimes. D’abord Robert, puis Loisel et Kermarec, enfin, Picard furent tirés de la cale. Ce dernier était défiguré, méconnaissable, horrible. Tous étaient brûlés, les vêtements en lambeaux.  
   « Un autre marin, Marier, avait reçu sur les reins la vole que nous avions disposée sur le roof. Il était assez fortement contusionné.  
   « Au bruit produit par l’explosion, le capitaine s’empressa de regagner le bord, pendant que de tous côtés arrivaient les remorqueurs et les embarcations. Un quart d’heure plus tard deux voitures d’ambulance emportaient vers l’hôpital nos cinq camarades.
   « Marier et Cohit, dont l’état n’est pas grave, y sont encore. Quant aux cinq autres, après avoir vécu plusieurs jours, ils sont morts successivement dans d’horribles souffrances. »
 
 
   Seuls le capitaine et le second sont restés à Port-Talbot pour s’occuper du navire.


Message édité par Rutilius le 19-05-2017 à 09:20:40

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46619
Memgam
Posté le 19-05-2017 à 08:47:52  profilanswer
 

Bonjour,  
 
"Bordeaux, 15 novembre. Le trois-mâts Mezly quittant notre port pour Port Talbot, est entré en collision avec le vapeur anglais Eila Sager. Le vapeur a une tôle enfoncée et sa passerelle est endommagée. Le Mezly a brisé son bout-dehors."
 
Source : Ouest-Eclair du 16 novembre 1906.
 
Cordialement.

n°46661
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 23-05-2017 à 22:41:50  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                                                  Le dernier capitaine du trois-mâts barque Mezly
 
 
 
   — DROGUET Eugène Victorien Marie, né le 13 juin 1883 à Dinard-Saint-Énogat (Ille-et-Vilaine) et décédé le 16 septembre 1941 à Saint-Malo (– d° –) (L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes –, n° 16.345, Jeudi 18 sept. 1941, p. 4). Capitaine au long-cours, inscrit à Saint-Malo, n° 720 [Initialement, inscrit au même quartier, n° 121] ; rayé de la matricule des gens de mer le 3 décembre 1927. Classe 1903, n° 506 au recrutement de Saint-Malo ; enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire (27 août 1917).
 
                                                                                                              http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/DROGUET%20Engène%20Victorien%20-%20Signature..PNG1..png
 
 
    Fils de François Pierre Marie DROGUET, né le 24 octobre 1850 à Plévenon (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), préposé des Douanes, et d’Eugénie Marie JOLIVET, née le 24 février 1855 à Dinard-Saint-Énogat et y décédée, le 22 juin 1883 ; époux ayant contracté mariage à Dinard-Saint-Énogat, le 27 juin 1882 (Registre des actes de mariage de la commune de Dinard-Saint-Enogat, Année 1882, f° 7, acte n° 11 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Dinard-Saint-Enogat, Année 1883, f° 12, acte n° 56 ).
 
 
    Petit-fils de :
 
   – François Marie DROGUET, né le 28 juin 1820 à Plévenon, maçon, et d’Aspasie Françoise HAINS, née le 20 septembre 1821 à Plévenon, sans profession ; époux ayant contracté mariage à Plévenon, le 19 novembre 1849 (Registre des actes de mariage de la commune de Plévenon, Année 1849, acte n° 13).
 
   – Pierre Mathurin JOLIVET, né le 22 mai 1817 à Dinard-Saint-Énogat, mort en mer le 11 janvier 1857 au large de Tarnos (Landes) lors du naufrage de son bâtiment (Registre des actes de décès de la commune de Dinard-Saint-Enogat, Année 1857, f° 2, acte n° 12 – Transcription), maître au cabotage ; et d’Azéline Marie LOTELIER, sans profession, son épouse.
 
 
    Époux d’Anaïse Jeanne Marie LEVÊQUE, née le 1er octobre 1886 à Plévenon et décédée le 10 décembre 1952 à Saint-Malo (Registre des actes de naissance de la commune de Plévenon, Année 1886, f° 13, acte n° 23), avec laquelle il avait contracté mariage à Plévenon, le 18 août 1908.
 
   Fille de Jacques Marie LEVÊQUE, né le 23 février 1841 à Plévenon, maître au cabotage, et de Marie Louise Hyacinthe BESNIER, née le 24 avril 1847 à Plévenon, « ménagère », époux ayant contracté mariage à Plévenon, le 29 juillet 1872 (Registre des actes de mariage de la commune de Plévenon, Année 1872, f° 9, acte n° 8).
 
 
                                                                                                                            Distinctions
 
 
    Par arrêté ministériel du 3 avril 1919 ](J.O. 5 avr. 1919, p. 3.561), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants :  
 
   « M. l’enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire Droguet (Eugène-Victorien), Saint-Malo 720 : officier de haute valeur morale et professionnelle. A rendu des services remarqués lors de son passage à la Mission navale en Grèce, faisant preuve des plus belles qualités de sang-froid et d’intelligente initiative. Avait déjà montré une endurance et une force de caractère exceptionnelles lors du torpillage par un sous-marin ennemi du trois-mâts Mezly qu’il commandait. S’est embarqué avec une partie de l’équipage dans un vieux canot et a réussi, après sept jours de la plus dure navigation, à ramener à terre tous ses hommes qu’il n’a pas cessé de réconforter.
 
   Cette nomination comporte l’attribution de la Croix de guerre avec palme.
»
 
 
    Par décret du 11 août 1930 (J.O. 15 août 1930, p. 9.482), promu au grade d’officier dans l’Ordre du Mérite maritime. Alors vice-président de la Fédération des pensionnés de la Marine marchande.
 
 
    Par décret du 7 août 1931 (J.O. 10 août 1931, p. 8.761), promu au grade d’officier dans l’Ordre de la Légion d’honneur au titre du Ministère de la Marine marchande. Alors secrétaire général de l’Association Nord-Bretagne des pensionnés de la marine du commerce.
 
 
  Extraits de la note en date du 31 juillet 1931 produite par le Ministère de la Marine marchande à l’appui du projet de décret de nomination (Base Léonore, Dossier LH/805/7) :
 
       
  « Situations diverses (fonctions électives, professions, officiers de réserve ou auxiliaire, etc.).  
 
   – Enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire.
 
   – Conseiller municipal de Saint-Malo depuis les dernières élections.
 
   – Membre de la Chambre de commerce de Saint-Malo.  
 
   – Vice-président de la Fédération nationale des pensionnés de la Marine de commerce.
 
   – Secrétaire général :
 
       1°) de l’Association Nord-Bretagne des pensionnés de la Caisse des invalides et de la Caisse de prévoyance ;
       2°) de l’Union des capitaines et patrons de pêche naviguant à la pêche à Terre-Neuve ;
       3°) de l’Association malouine et dinannaise des patrons borneurs brevetés. [...]    
 
   Services rendus dans les établissements de bienfaisance, les commissions... — Membre du Comité des régates municipales de Saint-Malo.
 
   Publications littéraires, scientifiques, artistiques. — Mission navale de Grèce (12 nov. 1917~15 févr. 1919).
 
   Distinctions honorifiques. — Croix de guerre avec palmes. Chevalier de la Légion d’honneur du 3 avril 1919. Officier du Mérite maritime.
 
   Détails des services extraordinaires rendus par le candidat. — A particulièrement contribué à faire aboutir les revendications des pensionnés de la Marine de commerce, en groupant les intéressés dans la région Nord-Bretagne, en les représentant dans de nombreux congrès et en plaidant leur cause auprès des membres du Parlement et des pouvoirs publics.
 
   Observations. — Sa promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur serait la juste récompense de son dévouement aux capitaines et aux marins, et serait approuvée unanimement par ses concitoyens.
 
   L’administrateur du quartier a toujours trouvé dans le capitaine Droguet un collaborateur empressé, intelligent et dévoué. Sa modestie n’a d’égal que sa popularité.
»
 
 
    Par décret des 24 et 25 février 1933 (J.O. 4 mars 1933, p. 2.208), promu au grade d’officier dans l’Ordre du Mérite maritime. Alors vice-président de la Fédération des pensionnés de la Marine marchande. [Nouvelle promotion, résultant vraisemblablement d’une erreur administrative].
 
 
    Par décrets des 15 et 20 février 1936 (J.O. 23 févr. 1936, p. 2.194), promu au grade de commandeur dans l’Ordre du Mérite maritime. Alors vice-président de la Fédération des pensionnés de la Marine marchande.


Message édité par Rutilius le 23-05-2017 à 22:42:57

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46838
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 18-06-2017 à 13:53:26  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
                                                                   Le capitaine en second du trois-mâts barque Mezly lors de la perte de ce bâtiment
 
 
   — CHASSARD Jacques Étienne Eugène, né le 20 mai 1882 à Montbéliard (Doubs) et décédé le 1er juin 1919 à Toulon (Var) à bord du cinq-mâts schooner Vailly. Capitaine au long-cours, inscrit le 17 décembre 1907 au quartier de Nantes, n° 16.792 – certificat d’aptitude professionnelle théorique de capitaine au long-cours, avec brevet supérieur, obtenu le 14 mars 1906 à Dieppe.  
 
   Fils d’Eugène CHASSARD, né vers 1840, négociant, et de Louise Angèle VAVASSEUR, née vers 1846, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Montbéliard, Année 1882, acte n° 100).
 
 
                                                                                                               Principaux embarquements
 
 
   — Trois-mâts carré La Pérouse (Société générale d’armement, Nantes). Armé au long-cours à Nantes, n° 539 ; désarmé à Nantes, n° 449. Embarqué à Rotterdam, le 22 juin 1913 ; débarqué à Cardiff, le 22 juin 1914. Second capitaine.
   
   — Trois-mâts barque Sainte-Françoise-d’Amboise (Société générale d’armement, Nantes). Armé au long-cours au Havre, n° 388 ; désarmé à Nantes, n° 95. Embarqué au Havre, le 29 septembre 1914 ; débarqué à Ipswich, le 21 février 1916. Second capitaine.
 
   — Trois-mâts barque Mezly (Société générale d’armement, Nantes). Armé au long-cours à Nantes, n° 187 ; désarmé à Nantes, n° 95. Embarqué à Ipswich, le 16 mars 1916. Second capitaine.
   
   — Trois-mâts barque Joinville (Société générale d’armement, Nantes). Armé au long-cours à Nantes, n° 387 ; désarmé à Nantes, n° 4. Embarqué à Falmouth, le 19 juin 1917 ; débarqué à Dakar, le 1er juin 1918. Second capitaine.
 
   — Cinq-mâts schooner Général-Baratier (État français). Armé au long-cours à Bordeaux, n° 630 ; désarmé à ..., n° ... Embarqué à Bordeaux, le 7 septembre 1918 ; débarqué à ..., le... Capitaine.
 
   « [S’était] engagé le 19 août 1918 à se rendre à San-Francisco pour embarquer comme second sur le schooner 16. »  
 
   — Cinq-mâts schooner Vailly (État français). Embarqué le 12 mars 1919, vraisemblablement aux États-Unis ; décédé à bord à Toulon, le 1er juin 1919. Capitaine.
 
   Venant des États-Unis, ce bâtiment est arrivé à Toulon fin Mai 1919 (La Croix, n° 11.115, Jeudi 29 mai, Dimanche 30 mai 1919, p. 2, en rubrique « Sur mer »).
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
 
   Archives départementales de Loire-Atlantique, Quartier de Nantes, Matricules de 1883, Matricules des inscrits définitifs, Matelots de service et officiers mariniers, n° 16792, Cote 7 R 4/1246*, p. num. 21.


Message édité par Rutilius le 19-06-2017 à 09:52:45

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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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